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11 Mar 08:10

Apprendre à décrire une photo, tout un programme !

by Korben

Les chercheurs de l'université de Stanford, en partenariat avec Google, ont mis en ligne un projet à base de Python, baptisé Neuraltalk qui permet à un réseau neuronal d'apprendre à décrire des images avec des phrases. En gros le réseau neuronal se nourrit d'abord de photos accompagnées de descriptions textuelles et est capable de déterminer les objets ou êtres vivants présents sur les photos, leurs caractéristiques et les interactions qu'il y a entre eux.

tennis Apprendre à décrire une photo, tout un programme !

Une fois fort de ces données, le réseau neuronal est alors capable de pondre lui-même ses propres descriptions de photos. De quoi instantanément qualifier une banque d'image, sans intervention humaine.

mort 650x191 Apprendre à décrire une photo, tout un programme !

Le code mis en ligne sur Github semble utilisable directement, du coup ça a l'air intéressant à suivre et à tester si dans vos projets vous avez un besoin de qualification similaire. On est encore loin d'un concept d'intelligence artificielle, mais cette capacité d'analyse sera surement une brique essentielle de nos futurs ordinateurs et de nos futurs robots. En tout cas, ça va faire gagner pas mal de temps

Le document de recherche est ici.

Source

Cet article merveilleux et sans aucun égal intitulé : Apprendre à décrire une photo, tout un programme ! ; a été publié sur Korben, le seul site qui t'aime plus fort que tes parents.

07 Mar 12:22

Designing for Large Screen Smartphones

by info@lukew.com

As smartphones continue to get larger but our hands don’t, what kinds of design solutions can ensure mobile interactions remain comfortable, quick, and easy on our thumbs? Here's a few options to consider...

Designing for Thumbs


In his analysis of 1,333 observations of smartphones in use, Steven Hoober found about 75% of people rely on their thumb and 49% rely on a one-handed grip to get things done on their phones. On large screens (over four inches) those kinds of behaviors can stretch people’s thumbs well past their comfort zone as they try to reach controls positioned at the top of their device.

hard to reach areas on large smartphones

As an example, I personally encounter this issue daily when listening to Amazon’s Music app. The primary control for navigating through music (which I use frequently) is located in the upper left corner of the screen -arguably the worst place for one-handed use. To reach it on a larger smartphone, I need to reset my grip to the middle of the phone or switch to two-handed use. But it doesn’t have to be this way.

hard to reach areas on Amazon Music app

OS-Level Solutions

To account for existing applications designed like Amazon Music, mobile operating systems have created system-level features that make top-aligned controls reachable. Apple’s version of this solution is aptly called Reachability.

With Reachability, a quick double tap on the phone’s home button slides an application halfway down the screen. This makes previously unreachable controls accessible. While that’s great, a simple one-tap action has now been turned into three.

Reachability on iOS8

Reachability also has an automatic time-out. Double-tap to bring down controls, look to see what you need next, and the app has already moved back to the top, requiring you to double-tap the home button again. It’s an inelegant and (hopefully) unnecessary dance.

Edge Swipe Gestures

While maneuvering your thumb to the upper-left corner of a large mobile screen can be difficult, swiping from the edge of the screen along the bottom of your device is not. This “edge-swipe” gesture can serve as a simple, alternate way to access controls positioned far from the thumb-zone.

swipe to access menu on smartphone

Like all gesture controls, however, this form of menu access is out of sight and thereby often out of mind. In other words, you have to know the gesture exists and remember to use it when the need arises. As a result, it usually can’t replace the visible menu control at the top but it can complement it.

Also, an edge swipe solution only makes access to the menu easier with one-handed use, not access to content within the menu.

Bottom Positioning

To ensure important frequently-used actions are comfortably reached with one-handed or one-thumb interactions, we need to consider repositioning controls at the bottom of the screen. This solution doesn’t just address reachability, it can also improve a variety of other important metrics. Facebook found in recent testing that a bottom tab bar solution in their iOS app also improved engagement, satisfaction, and even perception of speed.

position menu on bottom of large smartphones

position menu on bottom of large smartphones

In the Amazon Music app, not only can we position the menu at the bottom of the screen but we can also reorder the options within it to ensure the most frequently used choices appear closer to the bottom of the screen. This allows quick access to the menu and its contents.

Floating Action Buttons

While many design solutions work well across multiple operating systems, there are times when we to take important differences into account in our designs.

For instance on Google’s Android OS the bottom of the screen is reserved for the system navigation bar. This means any controls placed at the bottom of the screen are in close proximity to system-wide actions and thereby prone to mis-taps. In fact, Android’s guidelines explicitly state “don't use bottom tab bars.”

In Google’s newer Material Design specifics, however, there’s an alternate solution in the form of floating action buttons. Floating action buttons are a special type of promoted action and stick out above the rest of the UI. Usually, these actions are not navigation controls but in the case of the Amazon Music app, the case could be made that navigation is an action worthy of promotion given how often it gets used.

flaoting action buttons on Android for large smartphones

More to Learn

These are some of the ways to make important actions in mobile applications more accessible to one-handed use on large smartphones. As screen sizes continue to increase, we’re likely to see even more approaches soon.

18 Jan 13:37

Volvo announces connected helmet for bicyclists

by Nate Swanner
Volvo Connected HelmetWhether you’re driving a car or riding a bike, road safety is important. We’ve seen various car manufacturers offer their take on the connected road, showcasing how your next car may be able to communicate with other vehicles or traffic lights. That’s wonderful, but what about bicyclists? If you’re in an urban setting, you likely run into bicyclists (like, not … Continue reading
06 Jan 00:29

A quoi ressemblerait la Terre sans microbes ?

by Pierre Barthélémy

Dans une note publiée en 1885 dans les Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, Louis Pasteur s'interrogeait : « Souvent, dans nos causeries du laboratoire, depuis bien des années, j'ai parlé aux jeunes savants qui m'entouraient, de l'intérêt qu'il y aurait à nourrir un jeune animal (lapin, cobaye, chien, poulet), dès sa naissance, avec des matières nutritives pures. Par cette dernière expression, j'entends désigner des produits alimentaires qu'on priverait artificiellement et complètement des microbes communs. Sans vouloir rien affirmer, je ne cache pas que j'entreprendrais cette étude, si j'en avais le temps, avec la pensée préconçue que la vie, dans ces conditions, deviendrait impossible. »

Sans doute Pasteur devait-il cette « pensée préconçue » au constat que les organismes animaux vivent en symbiose avec des bactéries, comme celles de la flore intestinale. Cependant, lorsqu'on réalisa l'expérience inspirée par sa note, en supprimant scrupuleusement tout contact avec des micro-organismes, on se rendit compte que l'intuition du grand savant français était fausse. Dans ces conditions complètement aseptisées – qui sont par exemple celles où évoluent les enfants-bulles, au système immunitaire déficient –, la vie restait possible. On parvint aussi à faire vivre des animaux totalement privés de microbiote intestinal, à condition de leur apporter des suppléments nutritionnels pour pallier les carences qu'avait créées l'absence de leurs locataires petits mais très nombreux – on compte dix fois plus de cellules dans la flore intestinale que dans tout le corps humain. On s'aperçut néanmoins que ces animaux souffraient de problèmes de transit, que certains de leurs organes (cœur, poumons, foie) étaient de taille inférieure à la moyenne et que leur système immunitaire s'avérait peu développé.

Malgré ces résultats, presque 130 ans après avoir été émise, la question de Pasteur reste ouverte si on la prend dans un sens plus global, comme viennent de le faire deux biologistes nord-américains, Jack Gilbert (Argonne National Laboratory, Etats-Unis) et Josh Neufeld (université de Waterloo, Canada), dans une étude publiée le 16 décembre par PLoS Biology : « Que se passerait-il, se demande ce duo de chercheurs, si quelqu'un brandissait une baguette magique antimicrobienne et éliminait de la surface de la planète toutes les bactéries et les archées ? » Pour le dire autrement, à quoi ressemblerait un monde sans microbes ?

NIAIDQuand nous disons « microbes », nous pensons d'emblée à tous ces micro-organismes pathogènes qui nous rendent malades. La disparition des bactéries signerait la fin de bien des ennuis de santé (même s'il resterait les virus, les champignons et les parasites pour nous envoyer chez le médecin ou à l'hôpital) : plus de tuberculose ni de botulisme, plus de salmonellose ni de choléra, plus d'infections nosocomiales engendrées par le staphylocoque doré ou Escherichia coli, plus de dysenterie ni d'ulcère à l'estomac dû à Helicobacter pylori, etc. Merveilleux bénéfices d'un monde sans bactéries ? Oui, mais ce seraient bien les seuls !

Synthétisant les résultats de la recherche dans de nombreux domaines de la science – biologie mais aussi géophysique et biochimie –, Jack Gilbert et Josh Neufeld montrent de manière impitoyable que la vie sur Terre est tellement dépendante des micro-organismes que la question pertinente n'est pas de savoir si nous disparaîtrions sans eux, mais à quelle vitesse l'extinction de la vie animale se produirait... En effet, sans bactéries, nous pouvons peut-être continuer de digérer, mais c'est à condition d'avoir de quoi manger. En l'absence des procaryotes, toute la chaîne alimentaire imploserait.

Commençons par le bas. Sans les bactéries, qui jouent un rôle essentiel dans la fixation de l'azote par les plantes, la photosynthèse cesserait dans l'année qui suivrait. L'humanité pourrait néanmoins parer le coup en nourrissant ses cultures avec des engrais azotés que l'on sait produire à bas coût. Mais pourrait-on également apporter ces compléments à toutes les grandes zones végétales sauvages du monde, à toutes les forêts tropicales, à la taïga, à la savane, etc. ? On en doute. Passons à l'étage supérieur, celui des herbivores et en particulier des ruminants qui nous fournissent leur viande et leur lait. Si nous ne voulons pas dire « adieu, veaux, vaches, moutons, chèvres », il faudra là encore, expliquent Gilbert et Neufeld, avoir recours au talent des chimistes humains pour que ces animaux se passent des services des bactéries et archées qui aident notre bétail à digérer la cellulose des plantes.

Ce n'est là que le début des problèmes. Il faudrait par exemple penser à donner à tous les animaux du monde (et notamment au phytoplancton) de la vitamine B12 qui nous est fournie grâce à l'activité bactérienne. Cette dernière joue aussi un rôle important dans le recyclage de la biomasse. Ainsi, sans les bactéries, le phosphore qui existe en quantité limitée à la surface de la planète et qui est contenu dans les êtres vivants, ne pourrait plus, une fois ceux-ci passés de vie à trépas, être restitué à la nature et viendrait progressivement à manquer, en particulier dans les océans qui cesseraient de produire de la vie en quelques décennies, sauf à se dire que nos chimistes joueraient de nouveau les pompiers et ensemençant toutes les mers du globe en phosphore...

Même en imaginant que nous puissions, par notre chimie, empêcher la chaîne alimentaire de s'effondrer complètement, il est un domaine où l'absence de bactéries finirait par se faire cruellement sentir : celui de l'oxygène que nous respirons. Sa production serait déjà bien entamée par la disparition prévisible d'une bonne partie des écosystèmes végétaux, terrestres ou marins, mais le phénomène serait aggravé parce qu'une partie de cet oxygène provient directement des cyanobactéries ! Nous pourrions vivre sur les réserves probablement pendant plusieurs centaines de millénaires, calculent nos deux biologistes, mais celles-ci finiraient par s'épuiser.

Il est de toute manière fort probable qu'avant d'arriver à l'asphyxie finale, l'humanité n'aura pas survécu à des périodes prolongées de famine et de guerres pour la nourriture dignes de certaines fictions apocalyptiques. Les auteurs soulignent que, même si la disparition subite des bactéries n'entraînait pas dans la foulée celle des plantes et animaux, « la survie à long terme des eucaryotes serait douteuse ». Bel euphémisme. Cette expérience de pensée a le mérite, en décortiquant la multitude de processus dans lesquels les micro-organismes sont impliqués, de mettre en lumière à quel point ces minuscules êtres, que l'on regroupe un peu par dédain sous le terme de « microbes », sont en réalité les véritables maîtres de la vie sur Terre.

Pierre Barthélémy (suivez-moi ici sur Twitter ou bien là sur Facebook)

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27 Dec 20:14

La Nasa envisage de coloniser Vénus avec des dirigeables

Des panneaux solaire installés à la surface de ballons dirigeables voguant dans les hautes couches de l'atmosphère de Vénus recevraient en moyenne une énergie près de deux fois et demie supérieure à celle reçue sur Terre. Des colons y disposeraient donc de plus de puissance électrique que sur Mars. © Nasa Langley Research CenterDes panneaux solaire installés à la surface de ballons dirigeables voguant dans les hautes couches de l'atmosphère de Vénus recevraient en moyenne une énergie près de deux fois et demie supérieure à celle reçue sur Terre. Des colons y disposeraient donc de plus de puissance électrique que sur Mars. © Nasa Langley Research Center

La Nasa envisage de coloniser Vénus avec des dirigeables - 1 Photo

Dale Arney et Chris Jones travaillent pour la Nasa au célèbre Langley Research Center, le plus ancien des centres de recherche de l'agence spatiale américaine. On y conduit des recherches essentiellement dans le domaine de l’aéronautique et c’est dans ce centre que l'aérodynamique du module lunaire avait été testée. Ces deux hommes sont à l’origine des concepts de la mission Havoc (High Altitude Venus Operational Concept). Il s’agirait, rien de moins, que d’envoyer une mission habitée sur Vénus dont les membres se contenteraient d’explorer la planète en restant dans des dirigeables flottant à 50 km d’altitude dans son atmosphère. À terme, des colonies pourraient y être établies, elles aussi portées par des ballons emplis d’hélium.

L’idée fait rêver et elle a un petit parfum de Star Wars, saga où la Cité des Nuages flotte sur la planète Bespin. On a toutefois un peu de mal à en voir l’intérêt puisque toutes les études scientifiques que pourraient faire des êtres humains à bord de dirigeables semblent pouvoir être réalisées depuis l’espace par des sondes robotisées (comme Venus Express), y compris des expériences dans les hautes couches de l’atmosphère de Vénus.


En raison de la façon dont Vénus et de la Terre se positionnent mutuellement au fil du temps, une mission habitée en direction de notre voisine ne durerait que 440 jours avec la technologie de propulsion existante, soit 110 jours pour l’aller, suivi d'un séjour de 30 jours, puis 300 jours pour revenir. Une mission similaire pour Mars impliquerait plus de 500 jours dans l'espace au minimum et durerait probablement de 650 à 900 jours. Une mission habitée vers Vénus utilisant des dirigeables pourraient bien ressembler à celle montrée sur cette vidéo. La stratégie utilisée aurait été testée auparavant avec des missions robotisées. © Nasa Langley Research Center, YouTube

Plus généralement, on ne voit pas pourquoi il serait intéressant et même désirable d’envoyer une mission habité à destination de Vénus. C’est un monde infernal à la surface marquée par un volcanisme actif et où la température est de l’ordre de 500 °C et les pressions de l’ordre de 92 atmosphères. Mêmes les sondes des missions russes Venera 13 et Venera 14 n’ont pas pu résister longtemps à de telles conditions et elles ont rendu l’âme peu de temps après avoir envoyé quelques clichés de la surface de la planète. Il n’y a aucun espoir de trouver des traces de vie sur Vénus et encore moins d’éventuels fossiles datant d’une période ancienne où elle était peut-être habitable avant que l’effet de serre ne s’emballe. Mars au moins semble prometteuse pour l’exobiologie et sa surface est colonisable.

Certes, comme le font justement remarquer Arney et Chris Jones, le flux de rayons cosmiques est comparable à celui que l’on trouve au Canada à une hauteur de 50 km dans l’atmosphère de Vénus alors que sur Mars avec des doses de radiations de l’ordre de 0,67 millisievert par jour, il est 40 fois plus important que sur Terre. La pression atmosphérique à cette altitude est similaire à celle de notre planète et les températures sont de l’ordre de 75 °C. De plus, Vénus est plus proche de la Terre que celle-ci de Mars. Il serait donc plus facile d’envoyer une mission habitée en direction de Vénus et les conditions de vie dans des dirigeables seraient aussi bien plus clémentes que sur la Planète rouge. Enfin, la puissance du rayonnement solaire est 2,4 fois plus élevée que sur Terre alors que sur Mars, elle est plus faible, avec seulement 40 % de sa valeur. La production d'électricité solaire pour les colons seraient facilitée.

On peut donc défendre l’idée qu’avant d’envoyer une mission habitée sur Mars et de tenter d’y établir une colonie, il serait plus avantageux d’effectuer plusieurs tests en essayant d’abord de coloniser Vénus.


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27 Dec 20:14

Un prototype de batterie pourrait doubler l'autonomie des voitures électriques

Au premier plan, le prototype de batterie lithium-ion à électrolyte solide développé par la start-up Seeo. Cette technologie permet de stocker deux fois plus d’énergie qu’une batterie lithium-ion classique, ce qui offrirait une autonomie théorique de plus de 300 kilomètres à une voiture électrique. © Seeo

Au premier plan, le prototype de batterie lithium-ion à électrolyte solide développé par la start-up Seeo. Cette technologie permet de stocker deux fois plus d’énergie qu’une batterie lithium-ion classique, ce qui offrirait une autonomie théorique de plus de 300 kilomètres à une voiture électrique. © Seeo

Un prototype de batterie pourrait doubler l'autonomie des voitures électriques - 2 Photos

Récemment, Seeo, une jeune pousse installée à Hayward (Californie, États-Unis), a attiré l’attention après avoir procédé à une levée de fonds de 17 millions de dollars (environ 14 millions d'euros) auprès notamment de Samsung Ventures. Seeo est une spin-off du laboratoire Lawrence Berkeley financée au départ par le département de l’Énergie. Cette entreprise créée en 2007 travaille sur une technologie pour batteries lithium-ion basée sur un électrolyte solide non inflammable fait d’un polymère à nanostructure.

Baptisé DryLyte, ce composant est décliné en plusieurs types de batteries destinées aux réseaux électriques, aux télécoms (datacenters), aux appareils électroniques et à l’automobile. Selon ses concepteurs, le prototype de batterie lithium-ion qu’ils ont mis au point peut emmagasiner deux fois plus d’énergie que les batteries actuelles que l’on trouve dans les voitures électriques. Résultat, l’autonomie kilométrique des véhicules pourrait dépasser les 200 miles (321 kilomètres). Cette technologie offre une autre alternative. Elle peut aussi servir à diviser par deux la taille par rapport à celle des batteries actuelles tout en conservant la même autonomie, ce qui contribuerait à baisser le prix des voitures électriques d’entrée de gamme.

L’outil de production dont se sert Seeo pour fabriquer son électrolyte solide à base de lithium pur. Selon la start-up, sa batterie peut être fabriquée avec les mêmes outils de production que ceux utilisés pour les batteries lithium-ion conventionnelles. © Seeo
L’outil de production dont se sert Seeo pour fabriquer son électrolyte solide à base de lithium pur. Selon la start-up, sa batterie peut être fabriquée avec les mêmes outils de production que ceux utilisés pour les batteries lithium-ion conventionnelles. © Seeo

La version automobile du pack DryLyte offre une densité d’énergie de 350 Wh/kg. Le cœur de cette batterie repose sur un électrolyte solide fait de lithium pur. Il se compose de deux couches, la première conduit les ions et la seconde, dure, crée une barrière physique entre les électrodes afin d’éviter la formation de dendrites qui peuvent provoquer des courts-circuits. Seeo a trouvé le moyen d’employer un électrolyte solide sans sacrifier la capacité de stockage, mais ne livre pas de détails à ce sujet.

La start-up affirme que ses batteries DryLyte peuvent être fabriquées avec les outils industriels qui servent à produire les batteries lithium-ion. Les premiers exemplaires fonctionnels seront mis à disposition de clients potentiels à partir de l’année prochaine. Mais le tableau n’est pourtant pas encore parfait. Actuellement, les prototypes peuvent supporter jusqu’à 100 cycles charges-décharges alors qu’il faudrait que cette durabilité soit au moins dix fois supérieure. Par ailleurs, les performances et le prix des batteries lithium-ion conventionnelles progressent aussi, ce qui en fait toujours une solution technique susceptible de faire baisser le prix des voitures hybrides et électriques.


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27 Dec 16:08

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La malédiction de la tartine beurrée expliquée par la physique

by Pierre Barthélémy

Mais pourquoi « Crash Toast » ? Après la publication, il y a un mois, de ma première vidéo – intitulée « Le grand bobard du voyage vers les étoiles » –, plusieurs d'entre vous se sont posé des questions au sujet de la nouvelle chaîne Youtube que cette vidéo inaugurait.

Crash Toast est née de la rencontre entre la société de production Pernel Média et l'auteur de ces lignes. Nous avons fait ensemble le constat que, sur la gigantesque plate-forme de films en ligne qu'est devenue Youtube, on ne trouvait pas vraiment l'équivalent francophone d'une chaîne de vulgarisation anglo-saxonne telle que Vsauce, laquelle compte aujourd'hui plus de 8 millions d'abonnés. Ce constat n'est pas neuf et j'ai souvent dénoncé la place de parent pauvre ou de cinquième roue du carrosse que les médias français attribuent en général aux rubriques scientifiques.

Pour moi, se lancer dans la vidéo en ligne, cela n'a rien à voir avec le fait de céder à une mode. C'est avant tout le moyen d'atteindre de nouveaux publics, peut-être plus jeunes que ceux qui viennent s'informer sur le site Internet du Monde. Et aussi (si ce n'est surtout) le moyen de « repêcher » des personnes intimidées par la science, ces personnes qui, trop souvent, me disent que la science ce n'est pas pour elles, qu'elles en ont peur ou que la manière dont on leur en a parlé au collège ou au lycée les en a dégoûtées. Voilà les raisons profondes qui nous ont fait inventer Crash Toast : montrer qu'on peut parler de la science de manière décontractée, voire humoristique, et que les résultats de la recherche appartiennent à tout le monde. Certains internautes n'iront pas plus loin que ces vidéos mais d'autres voudront approfondir et si Crash Toast (comme ce blog ou mes chroniques sur la science improbable) sert de porte d'entrée vers cet univers fascinant que sont les sciences, nous aurons gagné notre pari.

Reste la dernière question. Pourquoi ce nom de « Crash Toast » ? Il s'agit d'une référence et d'un hommage à l'un des travaux les plus célèbres de la science improbable, celui du physicien et mathématicien britannique Robert Matthews sur la fameuse loi-de-la-tartine-beurrée-qui-tombe-le-plus-souvent-du-mauvais-côté. Sans craindre le ridicule, Robert Matthews a eu l'intelligence, la subtilité, de partir d'une question un peu loufoque afin d'évoquer certains des concepts les plus importants de la science comme la gravitation, la structure de la matière, l'évolution de l'homme, etc. C'est fou ce qu'on peut dire de choses avec une tartine... Bonne vidéo !

Pierre Barthélémy (suivez-moi ici sur Twitter ou bien là sur Facebook)

20 Dec 13:21

Du Linux++ pour La Machine

The Machine - ou La Machine - est un projet de recherche de HP dont un prototype fonctionnel est escompté pour 2016. Ce nouveau type d'ordinateur a pour vocation d'être plus puissant et plus économe en énergie.

Cet objectif pourra notamment être réalisé en s'appuyant sur de la fibre optique pour les échanges d'informations, et ainsi des photons pour des interconnexions optiques à l'intérieur du système via une technologie photonique sur silicium.

The-Machine-prototype" Des électrons pour le traitement des données, des photons pour la communication et des ions pour le stockage " qui se retrouvent dans un composant électronique passif appelé memristor. Mais The Machine va utiliser directement des Memristors qui remplaceront à la fois la mémoire vive dynamique (DRAM) et le stockage sur SSD ou disque dur.

" Un seul type de mémoire pour le stockage temporaire et à long terme des données ", explique MIT Technology Review, d'où la perspective d'importantes économies d'énergie et de temps en limitant les déplacements de données. La mémoire memristor peut aussi " conserver les données lorsque l'ordinateur est éteint, devrait être plus rapide que la RAM et promet de stocker plus de données que les disques durs de taille comparable d'aujourd'hui. "

HP planche également sur un nouveau système d'exploitation pour The Machine. Sous sa forme finale et complète, il s'appellera Carbon et sera open source. Mais une étape intermédiaire est Linux++ et ce pour dès juin 2015.

Avec Linux++, les développeurs vont pouvoir mieux comprendre le projet de HP Labs et se familiariser avec le système d'exploitation de The Machine. Des outils et du logiciel qui émule le matériel conçu pour The Machine vont être publiés afin que des développeurs puissent tester leur code sur ce nouveau système d'exploitation.

D'après HP, La Machine pourrait réduire la taille d'un datacenter à celle d'un réfrigérateur. La première utilisation de The Machine devrait être en tant que service pour une interaction via le Web et le cloud. HP ambitionne plusieurs mises à l'échelle dont des datacenters et des serveurs, avant de répercuter le système sur toutes les sortes d'appareils.

14 Dec 15:51

Image longue est longue.

Image longue est longue.
15 Aug 11:09

X to Close | Lauren Archer (via @HTeuMeuLeu) (Boris Schapira)

by Boris Schapira
11 Aug 20:37

Faut-il abandonner les menus façon hamburger ?

by Frédéric Cavazza

Voilà presque 7 ans que l’iphone a été mis sur le marché. Sept années au cours desquelles les éditeurs se sont arraché les cheveux pour adapter leur site web aux contraintes des smartphones. Au fil des années les concepteurs se sont rapidement rendu compte qu’il n’y aurait jamais assez de pixels pour afficher un menu de navigation digne de ce nom et qu’il fallait donc s’en passer. Assez rapidement, un consensus a été trouvé autour d’un symbole abstrait en forme de hamburger. L’origine de ce symbole remonterait au PARC et désignerait une liste ou un empilement d’items (Who Designed the Hamburger Icon?).

Variation autour du thème du hamburger utilisé comme icon
Variation autour du thème du hamburger utilisé comme icône (Source : Nick Meloy)

Le problème est que ce pictogramme pose des problèmes d’interprétation. Autant le symbole de la loupe est universellement associé à une recherche (The Magnifying-Glass Icon in Search Design: Pros and Cons), autant ce symbole de hamburger n’évoque pas grand chose aux mobinautes : Don’t Make These Mobile Menu Mistakes. Du coup, nous avons eu droit ces derniers mois à une série d’articles déconseillant l’utilisation de ce symbole : Don’t Make These Mobile Menu MistakesThe Hamburger is Bad for YouWhy and How to avoid Hamburger MenusHamburgers & Basements: Why not to use left nav flyoutsThe Advantages of table views over left nav flyoutsAn update on the hamburger menuBasement Menus and Breaking the Rules of App Design

Les auteurs de ces articles sont unanimement tous d’accord pour dire que « la forme suit la fonction« , qu’il ne faut surtout pas « enfreindre le modèle mental des utilisateurs » et que comme le rappel Dieter Rams, « Good Design Makes A Product Understandable« . OK… soit… Je ne sais pas pour vous, mais la lecture de ces articles me laisse sur ma faim dans la mesure où ils ne donnent pas de solution alternative viable. Je sais bien que « Good Design Is Unobtrusive« , mais ça ne me dit pas comment résoudre le problème de place : le manque drastique de pixels nous force à trouver des compromis, pas des solutions idéales qui fonctionnent dans 100% des cas. Adopter le pictogramme du hamburger est d’autant plus tentant qu’il a été utilisé à de nombreuses reprises, notamment par des applications mobiles et desktop, cela créé donc un précédent :

Les différentes implémentations du pictogramme hamburger
Les différentes implémentations du pictogramme hamburger
(Source : Designing for Thumbs)

Heureusement certains apportent des données concrètes à ce débat, notamment l’équipe d’Exis Web avec une série d’articles : Do Users Understand Mobile Menu Icons?Mobile Menu AB Tested: Hamburger Not the Best Choice?Hamburger vs Menu: The Final AB Test. Plusieurs versions du bouton « Menu » ont ainsi été testées auprès de presque 240.000 personnes.

Comparaison des quatre versions du menu
Comparaison des quatre versions du bouton

Il ressort de cette étude que les deux premières versions fonctionnent le mieux, avec une préférence pour le libellé « MENU » encadré. Loin de moi l’idée de remettre en cause les résultats de cette étude… mais cette version ne règle pas forcément le problème de place. Parfois, vous n’avez pas d’autres choix que d’utiliser le pictogramme du hamburger parce que vous n’avez ni la place, ni le temps de trouver une meilleure solution (Mobile Navigation Menus and Great User Experience). Parfois, le choix n’est pas ici guidé par des règles ergonomiques, mais par le pragmatisme : il faut que ça rentre. Même s’il n’est pas parfait, ce pictogramme a été adopté par de nombreux sites, chacun en faisant sa propre interprétation : Le Parisien l’isole à gauche, Eurosport le met en italique, Le Figaro l’associe à son logo et 20Minutes la place à droite avec des puces.

Exemples d’implémentation du picto en forme de hamburger

Dans les exemples cités plus haut, ce n’est pas tant le picto qui pose problème, mais ses variations. Il serait bien moins risqué d’adopter une implémentation « standard » (ex : la responsive navbar de Boostrap). Ce n’est pas un hasard si les quatre exemples précédents sont issus du monde de l’édition : les portails d’information sont ceux qui ont le plus besoin de place, donc qui doivent impérativement masquer le menu de navigation. Deux sites s’illustrent dans cette catégorie : le Time Magazine (avec un picto qui change de couleur quand il est activé) et USA Today (avec l’intégration d’un moteur de recherche et d’une croix pour fermer le menu).

Deux exemples réussis
Deux exemples réussis d’implémentation du picto en forme de hamburger

Puisque nous parlons d’afficher / masquer le menu de navigation, il est également très important de s’assurer d’une bonne réactivité de l’interface. Pour cela il existe une astuce très pratique dans la dernière version de Chrome pour Android : 300ms tap delay, gone away.

Donc… le pictogramme en forme de Hamburger s’impose petit à petit comme la convention de conception pour désigner un menu dans les interfaces mobiles. Avec le temps, les mobinautes vont finir par s’y habituer et développer un nouveau modèle mental (associer le picto du hamburger à un menu de navigation). Là où la situation se complique, c’est que certains commencent à l’utiliser pour gagner de la place sur la version desktop de leur portail : Le Time Magazine, Fortune, Money ou encore L’Express.

Le portail Money où la navigation est cachée par défaut
Le portail Money où la navigation est cachée par défaut

Certes, cela donne plus de visibilité à ce picto et accélère (en théorie) l’apprentissage de ce à quoi il correspond, mais cela génère également un gros risque de désorientation : Killing Off the Global Navigation: One Trend to Avoid. Je suis donc très mitigé quant à cette pratique, et je rejoins l’avis de l’auteur de l’article précédent : cette solution doit impérativement être testée pour valider sa viabilité.
Comme le dit le proverbe : « Il faut savoir balayer devant sa porte« , je me suis penché sur l’exercice délicat qui consiste à adapter la mise en page de mes blogs aux smartphones. Mon approche a été de partir de la version mobile en se concentrant sur l’essentiel : le titre du blog et les derniers articles. J’ai ensuite rajouté des éléments d’interface permettant de basculer à un autre blog (la flèche qui pointe vers le bas à droite du titre), d’afficher la liste des derniers articles (la bordure et l’étiquette avec un chevron à gauche) et d’afficher les outils (le picto hamburger en haut à droite).

La mise en page de mes blogs sur un smartphone
La mise en page de mes blogs sur un smartphone

La justification de ces choix est la suivante :

  • Utiliser une flèche pour afficher la liste des blogs est une convention déjà utilisée dans les menus déroulants, cela permet également d’utiliser le titre du blog qui est déjà affiché ;
  • La bordure à gauche fonctionne comme un indice visuel sur l’existence d’un panneau que l’on peut déplier en « tirant » sur la languette (comme le fait le site du Time Magazine dans sa version mobile) ;
  • J’ai adopté le picto du hamburger pour signaler l’existence d’un menu déroulant et je l’ai positionné à droite du titre en bout de ligne, comme le fait le navigateur de façon native (à droite de la barre d’adresse).

Le résultat est, je pense, satisfaisant, même si je trouve le contraste encore trop faible.

Conclusion : le pictogramme du hamburger n’est pas la solution idéale, mais c’est un compromis intéressant pour les concepteurs qui manquent de place et de temps, à partir du moment où il est implémenté sans exantricité. Ceci étant dit, rien ne vous empêche de réfléchir à des alternatives et de tester l’impact pour valider les changements.

07 Aug 07:12

Facebook Was Down for 25 Minutes on Friday, and That Was Enough for Los Angeles Residents to Call 911

Facebook Was Down for 25 Minutes on Friday, and That Was Enough for Los Angeles Residents to Call 911

Submitted by: (via LASDBrink)

Tagged: 911 , twitter , facepalm , police , failbook
07 Aug 07:09

Clearly It's PHONES That Are Keeping Us Antisocial These Days

02 Aug 12:11

The History of Firebug

by Michael Ratcliffe

When Joe Hewitt was seven years old his father wanted to become a computer programmer so he bought an IBM PCjr. Joe would often watch his father typing in programs from PC Magazine. He started learning himself and when he got older he just sort of took off on his own.

The first programming project that he remembers working on was when he was in fifth grade (ten – eleven years old). He made an animated ASCII art of a rocket ship blasting off. He also wrote a game show in "Cartridge Basic" (an enhanced version of BASIC for the IBM PCjr).

As far as education goes, he started as a computer science major before deciding that he didn't like the formal computer science stuff and switched to graphic design. He then realized that he was not an artist and moved back to computer science. Whilst he was still at college he received a ton of job offers in the field, dropped out of college and has been professional ever since.

Around 1999 he was working as a web developer and began to gain an interest in Mozilla. He followed the project mostly from the standpoint of a web developer wanting to see what this new browser was going to turn into. Eventually he learned about XUL, became fascinated with it and started looking for ways to get involved.

Luckily, before he even really started contributing, a job opened up with Netscape and he was hired to work on the Netscape user interface (CSS, JavaScript and XUL).

After a few years at Netscape Joe, Dave Hyatt, Chanial and Blake Ross started working on a streamlined version of the Mozilla browser that was called Phoenix, Firebird and eventually Firefox.

Because of the structure of Mozilla the developers were free to work on the things that were of interest to them. During his time there he created the DOM Inspector and worked for a few years on the browser side of things.

After his time with Mozilla he started work as a web developer again and soon found that the state of the art tools that he had used as a web developer in the late 90s had not changed. The standard way to debug a web application was using alert dialogs but this was very inefficient and limiting. Joe thought that maybe allowing people to log information to a simple panel could be useful. This is when the birth of modern web developer tools truly began.

Joe says that features that you see in Firebug today were inspired by the Venkman JavaScript Debugger, View Rendered Source Chart, Console2, Aardvark, and MochiKit JavaScript Interpreter. Let's take a look at these tools and see how the functionality were absorbed into Firebug.

Venkman JavaScript Debugger

A lot of developers are surprised to hear that Firebug is not the first JavaScript debugger for Firefox. Venkman JavaScript Debugger was, until mid 2011, commonly used to debug JavaScript in web pages and extensions.

Venkman Debugger

Venkman contained a very powerful feature set that made for an excellent debugger. These included:

  • Stop
  • Continue
  • Step over
  • Step into
  • Step out
  • JavaScript profiler
  • Save profile data
  • Pretty print
  • Save and restore breakpoints and watches
  • Break on errors
  • Ignore errors
  • Break on exceptions
  • Ignore exceptions
  • Function name guessing
  • Locals
  • Watches
  • Breakpoints
  • Call stack

As this is just a quick tour of the extensions that have inspired Web Developer Tools we will not go into any more detail about Venkman here. If you would like to learn more about it then take a look at the Venkman page on MDC.

Venkman was the inspiration for the JavaScript Debugger used in Firebug.

View Source Chart

This extension shows the browsers interpretation of a web page. It shows the source in a hierarchical view, grouping elements at the same level and graphically displaying HTML tag boundaries.

View Source Chart

This was the inspiration for Firebug's HTML panel … the comparison is clear when both tools are compared, especially in early Firebug versions. The formatting is fairly similar except that Firebug has a number of improvements such as expandable and collapsible HTML nodes, improved indentation and live editing. In its time, view rendered source was a very useful way to view the structure of an HTML page and is still preferred by some developers.

Firebug HTML Tree

Console2

Console2

Console2, pronounced Console Squared or Console Two, replaced the JavaScript Console with what was a revolutionary Error Console.

This extension made it much simpler to find the cause of JavaScript errors by showing the line number and, eventually, allowing you to link to this line in the source. This method is all that is required to find syntax errors but is not so useful when it comes to finding logic errors. Still, this extension saved developers many, many hours when debugging JavaScript.

This extension was the inspiration for the error reporting in Firebug's Console Panel.

Aardvark

Aardvark was another excellent extension and also the inspiration for Firebug's Inspector. By moving the mouse over elements on the screen you could view simple DOM properties like tag name, class and id.

Aardvark

Sometimes the simplest ideas are the best and the concept of the inspector (highlighter) quickly became one of the core features of Firebug as it made it possible for people to select HTML elements as targets for each of Firebug's panels.

MochiKit JavaScript Interpreter

MochiKit is a lightweight JavaScript library written and maintained by Bob Ippolito. It is Inspired by the Python networking framework and Twisted. It uses the concept of deferred execution to allow asynchronous behavior. This has made it very useful in the development of AJAX applications.

Of particular note is its ability to load and manipulate JSON-encoded data sets, and MochiKit.DOM, a set of functions to easily create dynamic page components.

MochiKit forms the foundation of the client-side functionality of the TurboGears Python web-application stack. Perhaps as a result of the author's involvement in the Python community, MochiKit exhibits many idioms familiar to Python programmers, and is commonly used in Python-based web applications.

The JavaScript Interpreter allows you to run JavaScript commands a line at a time and view the results in a div. Using this command line it is possible to quickly view the values of DOM properties, change the value of variables or call a pages functions. This was Joe Hewitt's inspiration for Firebug's JavaScript Interpreter (part of the JavaScript Console).

MochiKit JavaScript Interpreter

Firebug Through the Ages

Although all of the applications we have discussed so far in this chapter were inspiration for some of Firebug's features, this does not mean that they were simply merged together and Firebug was complete. Firebug, like most applications was very simple and has gradually evolved into the fantastic tool that it is now.

Version 0.2

The first publicly available release of Firebug was version 0.2. Although this was the first released version of Firebug it contained some very useful features even though there was only a single panel. In this version of Firebug there is only one panel, which is roughly equivalent to the console panel. AJAX logging was present even in this version.

The printfire function was the standard way to output messages. Inspected elements were logged to the panel with four tabs on the right hand side. Clicking these tabs expanded the panel's representation of the element, which consisted of:

  • The XML tab shows the element in HTML view
  • The CSS tab shows the elements CSS styles
  • The Box tab shows the selected elements classic box model property values
  • The JS tab shows the JavaScript properties of the selected element

Whenever there were JavaScript errors the status bar indicator would display the number of errors. Clicking on this status bar indicator would open Firebug.

Firebug 0.2 status bar indicator

Version 0.3

Version 0.3 introduced major changes to the way that Firebug worked, particularly the way that the inspector worked. Firebug now had two main tabs, a console tab to display messages and an inspector tab that allowed you to view the element. There was also a new search box that allowed you to search for tabs in the HTML Tree. The Inspector tab had five other tabs:.

  • Source: The HTML tree. This panel has been largely unchanged from this version onwards.
  • Style: A few computed styles.
  • Layout: Basic layout information.
  • Events: Any events raised triggered on the currently selected element.
  • DOM: JavaScript object view of the currently selected node.

Version 0.4

Version 0.4 was the first version to feature the Debugger tab (figure 2.7.7.1).

  • Stack traces were now displayed along with error messages.
  • console.log('message'), console.warn('message'), console.info('message') etc. replaced printfire and were made available to all web pages.
  • In the DOM tab arrays were now expandable and functions could be expanded to show their source.

Obviously, the inclusion of the JavaScript debugger was a major step forwards in Firebug's evolutionary trail. The whole idea of debugging JavaScript in the browser itself was something we had been waiting a long time for. Great job Joe!

Version 1.0

After version 0.4.1 Joe realized that people were depending on Firebug for their jobs and decided to have one person work on it full time. Version 1.0 represented a complete redesign of the Firebug user interface from the ground up. A bunch of new features were also released with this version, Joe lists them as:

  • CSS editing
  • Network load timing
  • Box model visualization
  • JavaScript profiling
  • Command line autocomplete
  • HTML change highlighting
  • Debugger watchlists
  • DOM editing
  • Separate window support
  • Per-site blacklists

At this point Joe was spending a lot of time on Firebug and was considering making it a paid product ($15 - $25) so that he could employ a couple of full-time engineers. Needless to say, this was a final option and never happened.

Although there has been lots of work done on Firebug since version 1.0 most of it has been bugfixes and minor features. Some major changes have crept in though, including:

  • Console tab: Break on all errors.
  • HTML tab: Break on HTML mutation.
  • DOM tab: Break on property change.
  • Net tab: Break on XHR.
  • Persist button on all tabs.
  • Switch color types.
  • Restartless install
  • Tabs on the top
  • Navigation history
  • Break on next
  • Cookie tab
  • Command line popup
  • Command line history
  • New side panels (e.g. selectors)
  • List of tabs in the toolbar
  • Tab options

Joe Hewitt talks about these things in his blog post Firebug: A Love Story.

02 Aug 12:09

Why we favorite on Twitter, according to science

by By Kate Knibbs


For people coming to Twitter from Facebook, it's easy to see the "favorite" button as analogous to Facebook's "like" button. It shows you've read or appreciated something, but it's not as intense as "sharing" or "retweeting" the content. Twitter users, however, know the favorite button is more versatile than this, and now there's research to back it up.

Researchers in Germany and the U.K. recently published a paper on why people favorite stuff on Twitter, and it confirms a range of motivations for pressing the gold star button. Here are some of the confirmed reasons for favs:

The acknowledgement...

More
02 Aug 12:07

Winners of the National Geographic Traveler Photo Contest 2014 – in pictures

Independence Day
The Independence Day While on storm-chasing expeditions in the Tornado Alley in the US I have encountered many photogenic supercell storms. This photograph was taken while we were approaching the storm near Julesburg, Colorado, on 28 May 2013. Photograph and caption: Marko Korošec / National Geographic Traveler Photo Contest
First Time
First Time [Mea Shearim. Jerusalem, Israel] Newly married, Aaron and Rivkeh after the wedding ceremony are to stay together for the very first time, alone. Their marriage was arranged by families. The 18-year-olds met only once to confirm their choice. Photograph and caption: Agnieszka Traczewska / National Geographic Traveler Photo Contest
Diver in Magic Kingdom
Third PlaceDiver in Magic Kingdom Green Lake (Grüner See) is located in Tragöss, Austria. In spring, snowmelt raises its level 10 metres. This phenomenon lasts only a few weeks, covering the hiking trails, meadows, trees. The result is a magical diving landscape. Photograph and caption: Marc Henauer / National Geographic Traveler Photo Contest
Foggy small town.
Foggy Small Town [Český Krumlov, Czech Republic ] This photo was captured from the castle on the edge of the small town and is the perfect viewpoint for the panorama of the almost intact historical town. The fog and mist suffused and gave the town a sense of mystery. Photograph and caption: Duowen Chen / National Geographic Traveler Photo Contest
Ladies in Waiting.
Ladies in Waiting While exploring Borough Market in London, I was delighted to come across four lovely young women dressed in vintage white dresses, eating ice-cream as the local shopkeeper looked on. Photograph and caption: Susie Stern / National Geographic Traveler Photo Contest
A well earned rest in the Sahara.
A Well-Earned Rest in the Sahara This photo, of Moussa Macher, a Touareg guide, was taken at the summit of Tin-Merzouga, the largest dune in the Tadrat region of the Sahara desert in southern Algeria. Photograph and caption: Evan Cole / National Geographic Traveler Photo Contest
Divine Makeover.
Divine Makeover Taken during the Mayana Soora Thiruvizha festival, which takes place every March in the small village of Kaveripattinam the day after Maha Shivarathiri (the great night of Shiva). Photograph and caption: Mahesh Balasubramanian / National Geographic Traveler Photo Contest
Khotso Peace at Devil's Knuckles.
Khotso Peace at Devil’s Knuckles [Sehlabathebe National Park, Lesotho] On arrival at Jonathan’s Lodge our horses celebrated liberation from their heavy burdens. How could I not take advantage of these magnificent creatures rejoicing in the afternoon’s glow. Photograph and caption: Byron Inggs / National Geographic Traveler Photo Contest
LightSource.
Light Source A young monk finds a perfect light source to read his book inside of his pagoda in Old Bagan, Burma. Photograph and caption: Marcelo Castro / National Geographic Traveler Photo Contest
End of the World.
End of the World This photo, taken at the ‘end of the world’ swing in Banos, Ecuador, captures a man on the swing overlooking an erupting Mt Tungurahua. Photograph and caption: Sean Hacker Teper / National Geographic Traveler Photo Contest
02 Aug 08:23

« Sur Internet, vous êtes les sujets de centaines d’expériences »

by Philippe Vion-Dury

Dans une note de blog publiée lundi, Christian Rudder, un des fondateurs du site de rencontres OKCupid, a révélé quelques informations sur les réactions « sentimentales » des membres de son site. Oh, surprise ! Tenez-vous bien :

  • les gens seraient superficiels ;
  • nous aurions du mal à séparer l’apparence physique de la personnalité : plus vous êtes « hot » plus vous êtes « cool » ;
  • le texte de présentation compte pour 10% du ressenti, autrement dit rien comparé à une bonne photo de profil et un soutien-gorge apparent.

Petite expérience sur tes « dates »

Mais il y a plus surprenant :

  • le...







28 Jul 06:42

Freebox OS 3.0 est disponible, avec trois nouvelles applications en prime

by Fredzone

Free a déployé durant la nuit une nouvelle version du firmware du Freebox Server, avec pas mal de nouveautés à la clé.

freebox os 3 Freebox OS 3.0 est disponible, avec trois nouvelles applications en prime

La Freebox Revolution a été officiellement présentée en décembre 2010 et elle a considérablement évolué au fil des années, et au fil des mises à jour. Ce qui ne l’empêchera pas de prendre sa retraite l’année prochaine, avec le lancement de la V7.

Mais voilà, en attendant, Free n’a pas dit son dernier mot et le géant des télécoms est ainsi bien décidé à poursuivre sur sa lancée.

Avec le Freebox OS 3.0, ce sont ainsi trois nouvelles applications qui font leur entrée sur le Freebox Server : le gestionnaire des enregistrements, le guide des programmes et la télévision en direct.

Le gestionnaire des enregistrements

Tout est dans le titre. Cette application va effectivement vous permettre de gérer l’enregistrement de vos programmes préférés depuis l’interface du Freebox Server. L’intérêt de la chose, c’est que l’outil sera disponible depuis la maison, mais aussi depuis l’extérieur et donc depuis n’importe quelle machine connectée à internet.

Le guide des programmes

Pas de grosse surprise ici. Le guide des programmes vous permettra ainsi de tout savoir de la programmation des chaines. Avec des images, bien sûr, mais aussi des résumés et même des boutons permettant de lancer l’enregistrement d’une émission sans avoir besoin d’ouvrir une autre application.

La télévision en direct

Encore une jolie pépite que voilà. Cet outil va effectivement vous donner un accès direct à la fonction Multiposte depuis l’interface du Freebox Server. Autrement dit, il vous suffira de le lancer pour pouvoir regarder en direct les chaines depuis votre navigateur. A l’exception de TF1 et de M6, bien sûr, ce qui ne devrait pas surprendre grand monde.

Sinon, et bien sachez que Free a déployé un premier correctif dans la foulée pour corriger un bogue qui désactivait le mode bridge sur le Freebox Server.

Si vous avez envie de profiter de toutes ces nouveautés, ce n’est pas compliqué puisqu’il vous suffit de redémarrer le boitier.

(Source)

09 Jul 19:52

@francoisz: Why you should take notes by hand — not on a laptop http://www.vox.com/2014/6/4/5776804/note-taking-by-hand-versus-laptop …

Why you should take notes by hand — not on a laptop http://www.vox.com/2014/6/4/5776804/note-taking-by-hand-versus-laptop …
22 Jun 15:05

And that’s how good old XML disappeared

by CommitStrip

20 Jun 06:34

Are your veins going to replace your PIN at the ATM?

by Lee Munson
Hitachi are rolling out around 2,000 new cash machines in Poland that take a new approach to biometrics. The infrared scanner on one of these new ATMs will literally get under your skin as it scans the veins inside your finger. A similar technology has also been devised for shops in America by Fujitsu.
08 Jun 21:26

Computrace – Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android

by Korben

Et si je vous disais qu'il y a dans votre ordinateur un mouchard que vous ne pouvez pas enlever, qui a été mis en place par le constructeur, qui est sur les listes blanches de la plupart des antivirus et dont vous n'avez jamais entendu parler ?

La société Kaspersky, spécialisée dans la détection et l'élimination de malware a débusqué il y a quelques mois un logiciel installé sur plus de 2 millions d'ordinateurs de par le monde qui est commercialisé par la société Absolute et qui permet OFFICIELLEMENT :

  • De sécuriser les données d'un parc de postes à distance
  • De déployer toujours à distance des mises à jour, des licences ou de lancer des audits
  • De géolocaliser des ordinateurs volés
  • De produire des rapports concernant les machines
  • De récupérer des fichiers
  • D'effacer à distance des documents ou tout le disque dur

computrace theftrecoveryprocess Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android

Et qui est OFFICIEUSEMENT un trou béant dans la sécurité de votre ordinateur, car il peut être utilisé par un attaquant pour faire ce qu'il veut sur votre PC.

Le plus flippant là dedans, c'est qu'après les révélations de Kaspersky, personne ou presque n'en a parlé dans la presse ou sur les sites spécialisés. Bouuuh !

L'histoire de cette découverte n'est pas banale. La femme d'un des chercheurs de Kaspersky a constaté des plantages et des ralentissements sur son ordinateur. Elle l'a donc confié à son mari qui a commencé à analyser la bestiole, pensant y trouver un virus connu. Il est alors tombé sur des dll et des processus appartenant au logiciel Absolute Computrace.

Jusque là, rien de vraiment anormal puisque Absolute Computrace et son équivalent grand public LoJack sont vendus à des tas de sociétés pour que les administrateurs puissent suivre à la trace les machines, lancer des audits, faire des mises à jour...etc., le tout à distance.

Seulement, l'employeur de la dame n'avait jamais entendu parler de ce logiciel. Les chercheurs de Kaspersky ont alors commencé à regarder autour d'eux et se sont rendu compte qu'il y avait exactement le même logiciel installé sur leurs ordinateurs du boulot et leurs ordinateurs personnels.

Angoisse !

Ils ont alors mené une enquête plus approfondie et voici ce qu'ils ont découvert. Computrace se divise en 3 modules présents dans l'option ROM PCI qui est chargée ensuite par le BIOS de la machine.

absolutecomputrace 01s27 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android

  • Computrace Loader Module : Module de chargement lu par le BIOS et capable d'appeler le module d'installation.
  • Agent Installation Module : Module qui installe l'agent sur Windows.
  • Agent : L'agent en lui-même qui est ensuite présent et fonctionnel sous Windows.

absolutecomputrace 02s27 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android

Cette "option" Computrace est normalement visible dans le BIOS des machines et est mise en place par le fabricant de l'ordinateur. Absolute est fière de compter parmi ses clients des constructeurs comme Acer, Apple, ASUS, Dell, Fujitsu, Gateway, HP, Lenovo, Microsoft, Panasonic, Samsung, Sony et Toshiba. Ah oui, j'oubliais... Même si Kaspersky ne s'est penché que sur la version PC Windows, Computrace / LoJack existe aussi en version smartphone / tablette (Android) et Mac OSX.

Edit: Il semble que cette dernière phrase n'ait pas été comprise par tous. Je vais tenter de mieux l'expliquer. L'agent Computrace est un logiciel qui peut s'installer volontairement. Cet agent est dispo sous Linux, Windows, Android et MacOSX. Seulement pour le moment et jusqu'à preuve du contraire, seuls certains PC Windows sont équipés d'un Computrace par défaut logé dans le bios et capable de déployer son agent sous Windows. Pour MacOSX ça ne semble pas être le cas. En tout cas, personne n'a encore creusé dans cette direction. Et pour Android, aucune preuve n'a été apportée non plus, même si certains téléphones et tablettes sont marqués par Absolute (voir liste ci-dessous) comme équipé d'un Computrace. Bref, pour les PC Windows on est sûr car Kaspersky a bien analysé tout le bordel mais pour OSX et Android, c'est non-prouvé.

En ce qui concerne Computrace sur PC, il est normalement désactivable dans le BIOS mais pas dans tous, puisque certains des ordinateurs analysés par Kaspersky n'avaient même pas cette option visible dans le BIOS et contenaient pourtant l'agent Computrace.

absolutecomputrace 04s27 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android

L'intérêt d'une telle présence dans le BIOS de la machine, c'est la persistance du programme. Que vous réinstalliez, formatez ou changiez de disque dur, le tracker sera toujours présent. N'espérez pas pouvoir l'effacer en mettant à jour votre BIOS. Non, car il est présent dans une partie non modifiable et si vous flashez votre BIOS avec un nouveau firmware, il ne sera pas dégagé.

absolutecomputrace 03s14 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android

Voici comment il fonctionne.

Dès l'initialisation du BIOS, le module Computrace scanne les partitions FAT/FAT32/NTFS de la machine à la recherche du répertoire Windows. Il fait une copie de sauvegarde du logiciel autochk.exe et le remplace par sa propre version modifiée.

Autochk.exe ayant un accès complet aux fichiers et à la base de registre de Windows, cela permet à Computrace d'installer son agent rpcnetp.exe dans le répertoire System32 puis de l'enregistrer comme un service à lancer automatiquement à chaque démarrage.

Une fois que c'est fait, il restaure la sauvegarde de autochk.exe.

Rpcnetp.exe enregistre alors sa DLL rcpnetp.dll et l'injecte en mémoire. Un processus masqué utilisant iexplore.exe (Internet Explorer) est alors lancé et permet de communiquer avec le serveur de gestion de Computrace via des URL classiques (avec des POST et des GET). Passer par Internet Explorer permet d'utiliser les mêmes proxys et la même config que ceux de l'internaute. Des données sont envoyées et reçues entre cet agent et les serveurs d'Absolute, ce qui peut provoquer des ralentissements sur la machine.

absolutecomputrace 06s14 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android

Ce module télécharge alors un autre agent baptisé rpcnet.exe qui est un peu plus gros, mais qui se comporte sensiblement de la même manière que rpcnetp.exe. Il s’immisce dans le système et d'après Kaspersky, permet de donner un accès distant et complet à la machine sur laquelle il tourne. En gros, il s'agit d'un logiciel de tracking et de prise de contrôle à distance.

Computrace utilise les mêmes techniques de filou que les logiciels malveillants et cherche délibérément à se cacher de l'utilisateur. La raison est d'éviter qu'un voleur de portable le remarque, et puisse masquer sa localisation ou bloquer Computrace.

Computrace marque aussi avec un ID unique la machine, ce qui permet de l'identifier de manière sûre.

En analysant les trames réseau échangées entre les agents et le serveur de gestion, Kaspersky a remarqué qu'il était possible à n'importe qui d'injecter à distance n'importe quel code afin de l'exécuter sur la machine. Le protocole utilisé n'étant pas chiffré, n'exigeant pas d'authentification de la part du serveur gestionnaire et les serveurs appelés l'étant via de simples URL, il est possible de faire croire à l'agent Computrace qu'il discute avec son serveur de gestion alors qu'il s'agit d'un attaquant qui a détourné quelques DNS. L'attaquant peut alors lancer du code sur la machine, accéder aux fichiers, récupérer les trames réseau..etc.

Potentiellement, tous les ordinateurs infectés par Computrace sont des botnets en puissance. Kaspersky a aussi remarqué à plusieurs reprises que Computrace s'activait immédiatement sur des PC neufs.

Kaspersky a aussi contacté la société Absolute et leur a fourni des numéros de série de matériels qui contenaient l'agent Computrace. Absolute n'a aucune trace de ces appareils dans sa base de données. Cela signifie que Computrace a été activé sur ces machines par un autre canal que celui "officiel" d'Absolute. Jusqu'à aujourd'hui, ça reste un mystère.

D'après les sondes de Kaspersky, voici la répartition dans le monde des ordinateurs équipés de Computrace / LoJack.

absolutecomputrace 13s12 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android

 

Au total, ce sont plus de 2 millions de postes qui seraient infectés par Computrace. Tous les constructeurs seraient touchés, ce qui est logique puisqu'ils sont partenaires d'Absolute. Ces chiffres sont bien sûr réduits puisqu'ils sont été remonté uniquement par les postes où les logiciels de Kaspersky sont installés.

 

absolutecomputrace 14s12 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android

Seul Toshiba a reconnu avoir pré-installé Computrace sur ses machines. Les autres ne se sont pas exprimés sur le sujet.

Le problème avec Computrace, c'est qu'il n'est pas reconnu comme un logiciel malveillant par la plupart des antivirus. Il l'a été pendant un moment, notamment par Microsoft qui l'a nommé Win32/BeeInject, mais a ensuite été retiré des listes de détection.

absolutecomputrace 20s13 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android

En effet, comme il s'agit d'un logiciel légitime de tracking et prise de contrôle à distance qui est vendu par une société reconnue et qu'il est présent sur un grand nombre de machines, il figure sur la plupart des listes blanches.

On n'en connait pas les raisons, mais les constructeurs l'ont mis en place sur leurs ordinateurs progressivement depuis 2005 sans avertir leurs clients. Et Computrace étant vulnérable à tout un tas d'attaques et de détournements, il s'agit là d'une véritable backdoor affaiblissant les ordinateurs sur lesquels il se trouve.

Cela soulève tout un tas de questions, parmi lesquelles :

  • Pourquoi des PCs neuf se retrouvent avec Computrace activé d'office ? (et masqué dans certains BIOS)
  • Pourquoi Absolute n'a aucune connaissance de certains appareils dont l'agent Computrace est actif ?
  • Computrace est-il utilisé par des organismes gouvernementaux à l'insu d'Absolute, pour accéder à nos machines quand bon leur semble ? (Comprenez : La NSA a-t-elle quelque chose à voir là-dedans ?)

Pour cette dernière question, vu tout ce qu'on a appris durant cette année sur la surveillance globale (merci, Snowden), y compris durant l'affaire Heartbleed, on est en droit de penser que oui.

Alors, maintenant que faire ?

Tout d'abord, si votre ordinateur fait partie de cette liste, vous êtes susceptible d'être l'heureux propriétaire d'un agent Computrace (Edit : Ce n'est pas systématique. Il s'agit là du matos compatible avec Computrace). Félicitations !

computrace lojack absolute14 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android
Notebooks & Tablets Models
Aspire 3830T, 4741, 7741, M5-481T
Iconia W701
TravelMate All Models
computrace lojack absolute13 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android
Notebooks & Tablets Models
B43 Series B43F, B43J
B53 Series B53F, B53J
Eee Pad Eee Slate B121
F52 Series F52Q
F6 Series F6Ve
F80 Series F80Q
G51 Series G51Jg
G53 Series G53Jq, G53Jw
G73 Series G73Jh, G73Jw
M51 Series M51A
N10 Series N10Jb, N10Jh
N20 Series N20A
N43 Series N43Jf
N53 Series N53Jf, N53Jn, N53Jq
N71 Series N71Ja, N71Jq, N71Jv
N73 Series N73Jf, N73Jn, N73Jq
N81 Series N81Vg, N81Vp
N82 Series N82Jg, N82Jq, N82Jv
P42 Series P42F, P42Jc
P50 Series P50Ij
P52 Series P52F, P52Jc
U Series Other U31, U41
UL Series Other UL21, UL31
UL30 Series UL30A, UL30Jt, UL30Vt
UL80 Series UL80Jt
UX Series UX21, UX31
computrace lojack absolute12 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android
Desktops & Workstations Models
Optiplex Desktop 3010, 3011, 3020, 330, 360, 380, 380S, 390, 580, 580S, 7010, 745, 745c, 755, 760, 760S, 760U, 780, 780S, 780U, 790, 9010, 9010 AIO, 9020, 9020 AIO, 960, 960S, 980, 980S, 990, FX100, FX130, FX170, XE D, XE S, XE2
Precision R5400 Workstation, R5500 Workstation, R7610, T1600, T1650, T20, T3400, T3500, T3600, T3610, T5400, T5500, T5600, T5610, T7400, T7500, T7600, T7610
Notebooks & Tablets Models
Alienware M11xR2, M11xR3, M14x, M15x, M17x, M18x
Inspiron 1110, 1120, 1121, 11z, 1200, 13, 1300, 130B, 1318, 13z, 14 N4050, 1420, 1440, 1464, 1470, 14R, 14z Ultrabook, 15, 1501, 1520, 1521, 1525, 1526, 1545, 1546, 1564, 1570, 15R, 15z Ultrabook, 17, 1720, 1721, 1745, 1764, 17R, 2200, 3421, 3437, 3521, 3537, 3721, 3737, 5323, 5420, 5421, 5425, 5435, 5437, 5520, 5521, 5525, 5535, 5537, 5720, 5721, 5735, 5737, 6000, 630, 6400, 640M, 7000 Series, 700M, 710M, 7420, 7437, 7520, 7537, 7720, 7737, 9300, 9400, B120, B130, Duo Tablet, E1405, E1505, E1705, M101z, M102z 1122, M5010, M5030, N4010, N4020, N4030, N4110, N5010, N5030, N7010
Latitude 10 Tablet, 110L, 120L, 13, 131L, 2100, 2110, 2120, 3330, 3340, 3440, 3540, 4310, 5410, 5510, 6410, 6410 ATG, 6510, D410, D420, D430, D510, D520, D530, D531, D610, D620, D630, D630 XFR, D631, D810, D820, D830, E4200, E4300, E4310, E5000, E5400, E5410, E5420, E5430, E5440, E5500, E5510, E5520, E5530, E5540, E6000, E6220, E6230, E6320, E6330, E6400, E6400 ATG, E6400 XFR, E6410, E6410 ATG, E6420, E6420 ATG, E6430, E6430 ATG, E6430S, E6430u, E6440, E6500, E6510, E6520, E6530, E6540, E7240, E7440, ST Tablet, X1, XT, XT2, XT2 XFR, XT3 Tablet, Z, Z600
Netbook UMPC Inspiron Duo Convertible, Inspiron Mini 10, Inspiron Mini 1010, Inspiron Mini 1011, Inspiron Mini 1012, Inspiron Mini 1018, Inspiron Mini 12, Inspiron Mini 9, Inspiron Mini 910, Latitude 2100, Latitude 2120
Precision 390, 490, 690, M20, M2300, M2400, M4300, M4400, M4500, M4600, M4700, M4800, M6300, M6400, M65, M6500, M6600, M6700, M6800, M70, M90
Studio 15, 16, 17
Venue Tablets Venue 11 Pro Tablet, Venue 8 Pro Tablet
Vostro 1000, 1200, 1310, 1320, 1400, 1440, 1500, 1510, 1520, 1540, 1700, 1710, 1720, 2420, 2520, 3300, 3350, 3360, 3400, 3450, 3460, 3500, 3550, 3555, 3560, 3700, 3750, 5560, V130, V131
XPS 11 Ultrabook, 12 Ultrabook, 13 Ultrabook, 14 Ultrabook, 14z, 15, 15z, 720, M1210, M1330, M140, M1530, M170, M1710, M1730, M2010, XPS 12, XPS 15, XPS 17, XPS 17 3D, XPS 18
computrace lojack absolute11 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android
Notebooks & Tablets Models
CELSUIS series H710, H720, H730, H910, H920
LIFEBOOK A-series A1120, A1130, A3120, A3130, A3210, A530, A531, A532, A6010, A6025, A6110, A6120, A6210, A6220, A6230, AH530, AH531, AH532, AH550, AH552
LIFEBOOK B-series B6220, B6230, BH531
LIFEBOOK C-series C1410
LIFEBOOK E-series E733, E734, E743, E744, E751, E752, E753, E754, E780, E781, E782, E8310, E8410, E8420
LIFEBOOK L-series LH531, LH532, LH772
LIFEBOOK M-series M702, MH380
LIFEBOOK N-series N532, N6460, N6470, NH532, NH570, NH751
LIFEBOOK P-series P1610, P1620, P1630, P701, P702, P7230, P731, P770, P771, P772, P8010, P8020, PH521, PH701, PH702
LIFEBOOK S-series S2210, S561, S6510, S6520, S710, S7110, S7210, S7211, S7220, S751, S752, S760, S761, S762, S781, S782, S792, S904, SH531, SH572, SH761, SH762, SH771, SH772, SH792
LIFEBOOK T-series T1010, T2010, T4210, T4215, T4220, T4310, T4410, T5010, T580, T730, T731, T732, T734, T900, T901, T902, T904, TH700, TH701
LIFEBOOK U-series U554, U574, U772, U810, U820, U904, UH552, UH572, UH900
LIFEBOOK V-series V1010, V1020, V1030, V1040
STYLISTIC series M532, MH350, Q550, Q552, Q572, Q584, Q702, Q704, ST5111, ST5112, ST6012
computrace lojack absolute10 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android
Notebooks & Tablets Models
Durabook D13RY, D14RY, D15RP, D15TS
computrace lojack absolute9 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android
Notebooks & Tablets Models
100s C-140, E100m, E100mg, E155c, E155cg
200s E-265M, E-295c, M250es, M250gs, M255e, M255g, M280e, M280g, M285e, M285g
400s E 475M, M460es, M460gs, M465e, M465g
600s M680es, M680gs, M685e, M685g
CX CX2700
Desktops E4610, E6610
MP MP6900, MP8700
MX MX1000, MX3300, MX3400, MX6300, MX6400, MX6900, MX8700
computrace lojack absolute8 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android
Notebooks & Tablets Models
Duo-Touch II Tablet T8Y
GoBook VR-2, XR-1
Vehicle Rugged Notebook GD6000, GD8000
computrace lojack absolute7 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android
Notebooks & Tablets Models
Rugged Notebook A790, B300, M230N, S400
Rugged Tablet E100, V100
computrace lojack absolute6 Computrace   Le mouchard universel présent sur les PC, Mac et appareils Android
Desktops & Workstations Models
Compaq Elite Desktops 8000, 8000f USDT, 8100, 8200
HP Compaq All-in-Ones (AiO's) Elite 8200 AiO, Elite 8300 AiO, Pro 4300 AiO, Pro 4300 AiO, Pro 4300 AiO, Pro 6000 AiO, Pro 6300 AiO
HP Compaq dc & Pro Desktops 4000, 4300SFF, 5800, 5850, 7700, 7800, 7900, Elite 8000, Elite 8100, Elite 8200, Elite 8300 - all form factors, Pro 6000, Pro 6005, Pro 6005 USDT, Pro 6200, Pro 6300 - all form factors, Pro 6305 - all form factors
HP EliteDesk Series Business PC 600 G1, 800 G1
HP EliteOne All-in-One Business PC 800 G1
HP ProDesk Business Series Desktops 400 G1, 600 G1
HP ProOne All-in-One Business PC 400 G1, 600 G1
HP Workstations xw4600, xw6600, xw8600, Z1, Z1 G2, Z200, Z200 SFF, Z210, Z210 SFF, Z230 SFF, Z230 Tower, Z400, Z420, Z600, Z620, Z800, Z820
Notebooks & Tablets Models
Compaq nc Series Notebook 2400, 4200, 4400, 6320, 6340, 6400, 8240, 8430
Compaq nw Series Mobile Workstation 8440, 9440
Compaq nx Series Notebook 6310, 6315, 6325, 7300, 7400, 9420
Compaq Presario Series C7, CQ32, CQ35, CQ36, CQ40, CQ41, CQ42, CQ43, CQ45, CQ57, CQ60, CQ60Z, CQ61, CQ62, CQ70, CQ71, CQ72, F7, V6
Envy Series All Models
HDX Series 16t, 18t
HP Compaq 2000 Series Notebooks 2510p, 2710p
HP Compaq 6000 Series Notebooks 6510b, 6515b, 6520s, 6530b, 6530s, 6535b, 6535s, 6710b, 6710s, 6715b, 6715s, 6720s, 6730b, 6730s, 6735b, 6735s, 6820s, 6830s, 6835s, 6910p, 6930b, 6930p
HP Compaq 8000 Series 8510p, 8510w, 8710p, 8710w, 8740w
HP Compaq Tablet PC TC1100, TC4200, TC4400
HP Elite Series (EliteBook and ElitePad) 1040 G1, 2170p, 2530p, 2540p, 2560p, 2570p, 2730p, 2740p, 2760p, 6930p, 820 G1, 840 G1, 8440p, 8440w, 8460p, 8460w, 8470p, 8470w, 850 G1, 8530p, 8530w, 8540p, 8540w, 8560p, 8560w, 8570p, 8570w, 8730w, 8740w, 8760w, 8770w, 9470m, ElitePad 900, Revolve 210 G2, Revolve 810 G1
HP Folio Series (Ultrabook) 13
HP Laptop g4, G42, g6, G60, G61, G62, g7, G70, G71, G72, HP 2000, HP 430, HP 630, HP/Compaq 435
HP Notebook PC 240, 240 G2, 242, 245, 245 G2, 250, 250 G2, 255, 255 G2, 3115m, 3125, 450, 455, 650, 655
HP Slate Tablet PC HP Slate 2, HP Slate 500
HP Spectre Series 13 X2, XT Pro
HP ZBook Mobile Workstation 14, 15, 17
Mini 1103, 1104, 2102, 2133, 2140, 5101, 5102, 5103
Pavilion dm Series dm1, dm3, dm4
Pavilion dv Series dv2, dv3, dv4, dv5, dv6, dv7, dv8, dv9, tx1, tx2
ProBook 4230s, 430, 4310s, 4320s, 4330s, 4331s, 4340s, 4341s, 440, 440 G1, 4415s, 4425s, 4430s, 4431s, 4435s, 4436s, 4440s, 4441s, 4445s, 4446s, 445 G1, 450 G1, 4510s, 4520s, 4525s, 4530s, 4535s, 4540s, 4545s, 455, 455 G1, 470, 470 G1, 4710s, 4720s, 4730s, 4740s, 5310m, 5320m, 5330m, 6360b, 640 G1, 6440b, 6445b, 645 G1, 6450b, 6455b, 6460b, 6465b, 6470b, 6475b, 650 G1, 6540b, 6545b, 655 G1, 6550b, 6555b, 6560b, 6565b, 6570b
Other Models
Compaq Media Player MP8000 Elite, MP8200 Elite
HP Compaq Multi-Seat MS6000 Pro, MS6200 Pro, MS6200 SFF
Mobile Thin Client
29 May 09:10

TrueCrypt ferme pour insécurité, et conseille de faire confiance à... Microsoft

L'affaire semble tellement improbable que beaucoup ont du mal à y croire. L'équipe anonyme de développement de TrueCrypt, un logiciel open-source permettant de créer facilement un espace de stockage chiffré, a publié sur le site officiel un message d'avertissement et une nouvelle version de TrueCrypt, qui assurent que TrueCrypt n'est pas sûr. Ils conseillent d'utiliser BitLocker, la solution propriétaire de Microsoft.

C'est une petite bombe dans le monde de la cryptographie. Alors qu'il est considéré comme un outil de référence pour chiffrer des données, et alors que les premiers résultats d'un audit communiqués le mois dernier ont rassuré sur l'absence de backdoors, le logiciel TrueCrypt ne serait finalement pas sûr.

Depuis mercredi, le site du logiciel hébergé par Sourceforge affiche un message d'avertissement en lettres rouge : "ATTENTION : Utiliser TrueCrypt n'est pas sécurisé puisqu'il pourrait contenir des problèmes de sécurité non corrigés". Le message qui n'est accompagné d'aucune explication détaillée sur l'éventuelle faille ajoute que le site officiel n'existe plus que pour expliquer aux utilisateurs comment migrer les données chiffrées avec TrueCrypt vers d'autres solutions de cryptographie.

Microsoft en curieux recours

"Le développement de TrueCrypt s'est arrêté en mai 2014 après que Microsoft a arrêté le support de Windows XP", explique la page web. "Windows 8/7/Vista et supérieurs proposent le support intégré des disques et images virtuelles de disques chiffrés. De tels supports intégrés sont aussi disponibles sur d'autres plateformes. Vous devriez faire migrer toute donnée chiffrée avec TrueCrypt vers des disques ou images virtuelles de disques chiffrés supportés sur votre plateforme".

La page web de TrueCrypt conseille ainsi d'utiliser le système BitLocker de Microsoft, ce qui est surprenant tant les révélations d'Edward Snowden (qui conseillait TrueCrypt) sur les pratiques de la NSA ont ravivé les inquiétudes sur les liens incestueux entre l'agence de renseignement et les entreprises américaines, en particulier dans les algorithmes de cryptographie. De plus contrairement à TrueCrypt, le code source de BitLocker n'est pas disponible, ce qui permet d'autant moins de lui faire confiance.

L'annonce de la fin de TrueCrypt est un tel choc que la communauté semble douter de l'authenticité du message. Mais une nouvelle version 7.2 de TrueCrypt, qui ne permet plus que de déchiffrer les données pour effectuer leur migration, a bien été publiée sur Sourceforge avec la signature utilisée par les développeurs.

Les développeurs de TrueCrypt étant anonymes, il sera très difficile d'en savoir davantage. Le cryptographe Matthew Green, qui participe au programme Open Crypto Audit mis en place pour analyser le code de TrueCrypt, a dit qu'il avait tenté de les contacter pour avoir des explications, mais sans grand espoir. Il soupçonne qu'ils aient pu subir des pressions et décider de fermer TrueCrypt :

14 May 07:40

How it feels being at work and issues coming out of nowhere

by sharhalakis

image by qestdar