Face à un peuple qui gronde face au coût d'usage de la voiture particulière, l'UTP (union des transports publics et ferroviaires) rappelle que, contrairement à ce que pense une partie des Français, celui des transports publics a augmenté moins vite que l'inflation. Et la prise en charge des employeurs est toujours réelle.
Didier “Ice” Iceman
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Les Français mécontents du coût des transports publics, certains veulent la gratuité
Didier “Ice” IcemanMais surtout en avoir a l'heure
Face à un peuple qui gronde face au coût d'usage de la voiture particulière, l'UTP (union des transports publics et ferroviaires) rappelle que, contrairement à ce que pense une partie des Français, celui des transports publics a augmenté moins vite que l'inflation. Et la prise en charge des employeurs est toujours réelle.
Le Sri Lanka face à ses vieux démons : la crise en quatre questions
Didier “Ice” IcemanInquiétant
Greenpeace établit la carte des fermes-usines en France
Didier “Ice” IcemanUne honte
La crainte d'une saturation des piscines de combustibles nucléaires
Didier “Ice” IcemanTout va très bien.....
Une infime partie des mécaniciens qualifiés pour la voiture électrique
Didier “Ice” IcemanNormal, il faut des habilitations
Au Royaume-Uni, seulement 3 % des mécaniciens seraient aptes à travailler sur la voiture électrique. En France, aussi, le problème se pose : comment va-t-on s'occuper de ces milliers de véhicules dans quelques années sans une main d'oeuvre qualifiée ?
WLTP : Audi arrête les hybrides rechargeables
Didier “Ice” IcemanAh ah ah
Le cycle WLTP a des conséquences sur les modèles en fin de vie qui ne seraient pas capables de passer le nouveau test d'homologation. C'est le cas de l'Audi A3 e-tron, qui est supprimée du catalogue par la marque allemande. Elle arrête ainsi temporairement tous les hybrides rechargeables.
Dans les manifs d'infirmières, cris de douleur et cris de colère
Didier “Ice” Icemansoutien total
La demoscene vol.5
Didier “Ice” Icemanencore
Je vous ai déjà saoulé concernant les démos. Mais je vais continuer !
À l'origine la demoscene a débuté dans les années 80 en utilisant des C64, des Amiga et des Atari. Le but d'une démo était donc de pousser au maximum les capacités techniques de ces machines pour produire des œuvres les plus impressionnantes graphiquement et musicalement. Mais à partir de la moitié des années 90, la demoscene a entamé sa migration vers les PC (sans pour autant complètement délaisser les anciennes plateformes, même aujourd'hui).
Mais, le souci c'est que la plateforme PC est une plateforme mouvante question matériel. Du coup sa puissance augmente graduellement avec le temps. Du coup ça devient difficile de s'émerveiller devant une nouvelle démo : « Est-ce qu'il s'agit d'une performance incroyable dans le code ou bien juste que la machine est bien plus puissante que les précédentes ? ».
Je le répète encore mais la demoscene c'est aussi des compétitions (compo) dans différentes catégories. Du coup sur PC il devient très difficile de juger la performance technique d'une démo. De nouvelles catégories ont donc émergées.
Les catégories 64K et 4K (entre autre) sont en fait des contraintes : les démos doivent tenir dans moins de 64Koctets ou 4Koctets (c'est selon). C'est vraiment une contrainte énorme. 4 secondes de MP3 en 128kbps (l'un des formats les plus communs) représente 64Ko.
Il faut donc se débrouiller pour faire rentrer plusieurs minutes de musique et de graphismes en utilisant le moins de données. Cela va sans dire que la tâche est ardue.
Décroissons !
One of Those Days by Loonies
À peine sortie de l'emballage, cette démo est sortie pour la Revision 2018 et a gagné la première place de sa catégorie (pc 8K).
Une balade à ski bien rythmée avec un ptit tunnel psychédélique et enfin un bonhomme de neige.
C'est de saison
Monarchahedron by Fulcris
Celle-ci aussi n'est pas bien vieille. De la géométrie avec des effets d'ombres diffuses, de réflexions et vraiment bien foutue techniquement.
Elle fait son ptit effet du haut de ses 6Ko.
Combien de face sur un Monarchahedron ?
Hartverdrahtet by Akronyme Analogiker
Première de la compo 4K lors de la Revision 2012. Elle mérite largement sa place avec sa musique électro, ses couleurs et ses ptits effets de lumière.
Mais surtout ses fractaux en 3D sont vraiment superbes.
C'est sûr que pour créer des modèles 3D très poussé le mieux c'est de pondre un fractal.
Gravity Haze by Traction and Fit
Et on finit par la plus petite de la fournée : 1Ko. C'est ridiculement petit.
Présentée en compet lors de l'Assembly 2015, celle-ci est vraiment mignonne avec une petite musique (mais ce sont des sons externes qui ne sont donc pas décomptés).
Un tour de force magistral.
Ça ferait un joli screensaver :-þ
Cette vidéo nous rappelle qu'un 4x4 sans pneus hiver ne sert à rien
Didier “Ice” IcemanUn rappel utile à tous les cons qui en ont
La présence d'une transmission intégrale permet-elle de se passer de pneus hiver en conditions difficiles (boues, neige, glace) ? Cette vidéo nous montre que c'est très loin d'être le cas. A choisir, il vaudrait même mieux une deux roues motrices à pneus hiver qu'un 4x4 simple...
La lutte contre la paludisme au point mort, selon l'OMS
Didier “Ice” IcemanTriste mais n'est ce pas volontaire?
Kilogramme, ampère, kelvin... Les unités de mesure se modernisent
Didier “Ice” IcemanUn peu de physique
La république en vrac
Didier “Ice” IcemanYa rien à rajouter
S’il y a bien une chose que nous apprend l’appel au blocage du 17 novembre, c’est que les fractures sociales évoquées depuis plus de 20 ans par les politiques de tous bords sont à présent bien consommées. La question n’est pas tant de savoir ce qu’il faut faire ce samedi-là que de découvrir ce que cela fait ressortir comme fantasmes et représentations sociales de part et d’autre, des failles à présent béantes qui ont atomisé notre tissu social et qui nous empêchent à présent totalement de faire société.
Depuis que l’idée de foutre le bordel pour protester contre la taxation du carburant déborde tous les cadres habituels de la contestation, il n’y a plus que colère, invectives et mépris réciproques qui s’étalent complaisamment, non seulement sur les réseaux sociaux, mais aussi dans les médias.
L’an dernier, déjà sur Facebook, Jacline versait par ailleurs dans le conspirationnisme… Elle écrivait qu’elle observait dans le ciel « les chemtrails », référence à la théorie affirmant que les traînées blanches laissées par les avions proviennent de produits chimiques que les gouvernements répandent en secret…
Si l’on résume, Jacline est donc une accordéoniste hypnotiseuse complotiste. Et, pourtant, depuis sa vidéo, tout le monde la prend très au sérieux.
Jacline Mouraud, la nouvelle tête d’affiche de la contestation sociale ?, Frédéric Pommier, France Inter, 9 novembre 2018.
C’est vrai que Jacline — sans Q —, elle n’a pas le profil pour le job d’icône d’un mouvement social. C’est même plutôt le genre de personne qu’on ne voit pas des masses, qu’on n’entend pas des masses, dont on ne parle pas des masses non plus, le ventre mou de la classe populaire périphérique qui s’imagine moyenne et dont tout le monde se bat les steaks assez violemment depuis pas mal d’années, le dessous de l’iceberg démocratique, trop occupé à mener sa vie dans son coin, un peu égoïstement, ce genre de personne que les médias ne convoquent que pour conspuer l’immobilisme, souligner les insuffisances ou moquer le mode de vie.
En fait, elle fait partie de ces gens dont on attend surtout qu’ils bossent, qu’ils remboursent leurs crédits et qu’ils ne la ramènent pas, qu’ils fassent tourner le système économique, assez concrètement, mais sans faire chier avec leurs petits problèmes de gens de rien.
L’effet bulle
Ce qui est frappant, ce sont les réactions à cette histoire et la profonde division de notre société qu’elles révèlent.
D’un côté, il y a ceux qui assument d’autant mieux l’augmentation du prix des carburants et le discours pseudo-écolo qui va avec qu’ils ne sont pas concernés. Parce que dès que l’on creuse un peu, on découvre que l’écrasante majorité des pourfendeurs du mouvement sont des urbains, c’est-à-dire des personnes qui ont plutôt intérêt à se passer de véhicule personnel, ce qui est d’autant plus aisé pour eux qu’ils bénéficient de l’intermodalité des transports en commun. Mais surtout, il devient assez vite évident que derrière les critiques d’un manque de conscience écologique ou d’une absence de sens des priorités dans les contestations, se cache un classisme assez peu reluisant qui consiste grossièrement à considérer comme complètement cons, primaires et risibles tous ceux qui ne partagent pas le même mode de vie, les mêmes idées, la même conception du monde : Ceux qui ne sont pas comme moi sont juste de gros beaufs !
De l’autre côté, on a la population des périphéries, ceux qui sont rejetés toujours plus loin des commodités et des boulots qualifiés par la spéculation immobilière et un ordre social de plus en plus inégalitaire et brutal, que l’on estime comme dispensables, surnuméraires, que l’on assigne aux jobs de larbins, de nouvelles domesticités au service du bienêtre et du confort des premiers de cordée.
Deux mondes qui ne se parlent plus, ne se voient plus, ne se comprennent plus et se détestent de plus en plus fermement. Deux mondes qui sont pourtant embarqués sur le même bateau qui coule, même si tout le monde n’a pas le cul qui trempe à la même vitesse.
Diviser pour mieux régner
Les choses sont toujours plus complexes qu’elles ne le paraissent au premier abord, et un peu comme pour le TCE, on ne peut limiter la réflexion qu’au simple : j’y vais ou j’y vais pas ?
Quand on y pense, voilà des années que les forces contestataires canal historique peinent à mobiliser même le pré carré des militants convaincus, épuisés par une longue succession d’échecs politiques et de reculs sociétaux sans précédent et maintenant que le petit peuple des indifférents décide d’y aller, tout le monde fait la fine bouche, parce que franchement, il y a d’autres combats, plus importants à mener, qu’il y a les nervis d’extrême-droite qui tentent de ramener la couverture à eux, parce que c’est un peu le bordel, tout ça, parce que ces gens n’ont aucune culture politique, parce moi, le samedi, je peux pas, je préfère en semaine…
Sérieusement ?
On peut vraiment se permettre de faire la fine bouche, là, de traiter les gens par le mépris et de chouiner ensuite qu’ils ne sont pas assez combatifs ?
Les syndicats sont hésitants face à cette grogne populaire, les partis de gauche louvoyants. De leur côté, les associations écologistes, regroupées au sein du Réseau climat, ont apporté un – très prudent – soutien à la mesure, y voyant un «outil indispensable pour libérer notre pays de son addiction au pétrole», tout en admettant la «vulnérabilité des Français aux prix du carburant» et en invitant le gouvernement Macron à prendre des mesures pour financer des alternatives à la voiture ou à aider celles et ceux qui ne peuvent pas s’en passer.
Car c’est bien là que le bât blesse. Ce qui est présenté comme une taxe écologique n’est en fait qu’un transfert de la fiscalité des riches sur les pauvres. Elle pèsera cinq fois plus sur les revenus des 10 % des ménages les plus modestes que sur les 10 % les plus nantis1. En d’autres mots, il s’agit de reprendre dans la poche des automobilistes ce qui a été donné aux plus riches via la suppression de l’ISF.
Gilets et rires jaunes, par Philippe Bach, Le Courrier, 13 novembre 2018
Le dessous des cartes
Finalement, que raconte ce mouvement, que nous réclament ces Homos automobilis, si ce n’est que la simple prise en compte de la réalité quotidienne des invisibles de la République, des surnuméraires de l’économie globale, laquelle se veut urbaine, connectée, éduquée et bénéficiaire du meilleur de la mondialisation ?
Le prix du carburant, c’est juste la goutte d’eau qui fait déborder le vase des laissés pour compte, des perdants de la fin de l’égalité territoriale qui a si longtemps été le ciment de notre modèle républicain : de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins.
Dans mon coin de cambrousse, c’est gilet jaune derrière pratiquement tous les parebrises : les Merco hors d’âge qui ronronnent malgré leurs 500 000 kilomètres au compteur, les 205 brinquebalantes, les BMW rutilantes, les innombrables monospaces des taxi-mamans, les compactes blanches quasi urbaines des commerciaux, dépanneurs, bagnoles de services, les Dacia réputées increvables, les nouveaux pickups bravaches, les pots de yaourts et autres pousse-mémé. Parce que la bagnole n’est pas un culte, pas une frime, pas un affichage, mais c’est la dernière chose qui nous relie encore au monde qui a reflué et se concentre de plus en plus au cœur des villes. Au bled, nous sommes presque tous des experts en circuits d’Euler, on sait optimiser chaque trajet pour caler le toubib, la sortie de classe des gosses, les courses sans rien oublier, le passage chez les vieux, les horaires microscopiques d’ouverture de la Poste. Nous sommes les rois de la logistique. Parce que si tu oublies un truc, ça peut te couter des dizaines de kilomètres en plus.
D’ailleurs, j’ai bien remarqué, vendredi dernier, quand j’allais à la rencontre de ma fille (oui, celle qui doit aller au lycée dans un autre département !) que plus j’approchais d’une zone urbaine et plus les gilets jaunes se faisaient rares.
Je sais qu’il y a deux France qui ne se calculent même plus, qui ne peuvent même plus se sentir. Je sais que la majorité urbaine considère les territoires périphériques comme des colonies intérieures : tantôt terrains de jeu pour les loisirs, tantôt zones d’exploitation pour les ressources alimentaires des villes, tantôt zones de relégation pour les déchets des villes : les pauvres, les faibles, les vieux, les surplus vivants ou inertes de la consommation élevée au rang d’art de vivre et marqueur social. Je sais qu’ils ne veulent rien savoir de nos écoles fermées, de nos hôpitaux liquidés, de nos services publics reconcentrés, des réseaux en pointillés, de l’Internet ravitaillé par les corbeaux, de nos zones blanches de tout.
Ils ne pensent même plus au vrai prix de leurs commodités quotidiennes. Ils ne pensent pas aux lignes secondaires fermées pour que leurs TGV aillent plus vite d’un centre-ville à un autre, à la noria de camions qui draine chaque jour les produits de la campagne méprisée pour nourrir leurs estomacs blasés par la profusion et la diversité. Ils ne pensent pas aux larbins de la ville qui se lèvent avec la lune dans les cercles les plus extérieurs de l’agglomération juste pour les servir dans la plus parfaite invisibilité. Ils s’en battent les flancs de la vie ou de l’impact carbone du coursier qui apporte les repas les plus délicats jusque dans leur appartement, du fait que pour qu’ils puissent vivre sans voiture, il faut que des tas d’autres s’enchainent à la leur pour les transporter vers leur avion pour des destinations de rêve. Non, ils ne voient pas les villes qui se ferment, s’isolent, se fortifient, excluent, parce que, pour l’instant, ils sont du bon côté de la rocade ou du périph.
"Cela s'ajoute à plusieurs événements, aux 80 km, à la proposition des péages urbains…. C'est un ensemble de mesures qui a suscité une exaspération, ce n'est pas près de s’arrêter." @EugenieBastie #carburants #17novembre2018 #24Hpujadas @LCI #La26 pic.twitter.com/0BeL8jic2Z
— 24h Pujadas (@24hPujadas) November 12, 2018
Au final, à quoi ça sert de distribuer de bons ou de mauvais points entre les causes qui mériteraient d’être défendues et les colères qui seraient mal orientées ? À quoi ça sert de renvoyer dos à dos le bouseux enchainé à sa bagnole et son isolement grandissant et l’urbain qui doit pomper comme un Shadock sous amphé pour servir son SMIC mensuel de loyer au proprio ? À quel moment la relégation dans les limbes ou l’entassement dans les citées mortifères ont été des choix raisonnables et consentis par chacun d’entre nous ?
D’un côté comme l’autre, il y a de plus en plus de colère, de plus en plus de rejet d’une politique toujours plus élitiste et excluante, faite par et pour les 10 % les plus privilégiés contre tous les autres. Qu’importe si l’allumette qui se rapproche de la mèche n’est pas craquée dans les bonnes conditions, de la bonne manière ou pour les bonnes raisons.
Il n’y a plus qu’un peuple qui en a marre, qui est en colère et qu’on doit — moins que jamais — laisser seul aux mains des forces politiques qui font leur terreau de la haine des autres.
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Fondations et associations lancent un appel pour "dénoncer les excès" de la chasse
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UDC, juge et parti
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À la fin de ce mois, le peuple suisse devra voter sur la dernière initiative débile en date de l’UDC. Ça vire à la tradition: le parti populiste, ou un de ses séides, lance une initiative populaire bien démago sur un sujet sensible, reformule le bazar de façon à faire croire que La Nation Est En Danger, ou un truc du genre, et on est obligé de voter sur un nouvel étron.
(Si je parle d’étron, c’est parce que non contente d’être dangereuses et idiotes, elles sont souvent spectaculairement mal branlées, avec des textes simplistes et inapplicables – le record en l’espèce étant celle sur les minarets. Je soupçonne que c’est fait exprès: elles servent surtout au parti à se faire mousser.)
Pour ceux qui ne connaissent pas le système politique suisse, l’initiative populaire est une sorte de droit de référendum, qui permet à un groupe de citoyens de faire voter sur un texte de loi, pour peu que la proposition en question ait reçu les signatures d’un certain pourcentage de la population – au niveau fédéral, c’est 100 000 citoyens.
La dernière en date, c’est l’initiative “Le droit suisse au lieu de juges étrangers (initiative pour l’autodétermination)“. En deux mots, elle demande que le droit suisse prime sur le droit international. Ce qui est très con à plusieurs titres.
Déjà, parce que le droit international public – celui dont on parle ici et qui concerne les traités et autres conventions – est souvent considéré comme supérieur au droit national. Il y a des exceptions, mais au mieux, il y a parité. Ensuite, parce que l’existence même de la Suisse repose sur un traité international – le Congrès de Vienne.
Sans aller jusque là, une grande partie de la position de la Suisse dans le monde repose sur des traités internationaux qu’elle a signé; si, soudainement, le pays devait commencer à remettre en cause tous les accords, passés ou futurs, ça donnerait un grand coup dans la crédibilité du pays.
Alors je suis bien d’accord que tous les traités internationaux ne sont pas bons. Personnellement, je me passe très bien des accords de libre-échange ultralibéraux genre ACTA, TPP et consorts. Mais pour des trucs comme les Droits humains ou les Conventions de Genève, je suis un peu plus enthousiaste.
C’est d’autant plus amusant – ou, du moins, ça le serait si une telle initiative n’avait pas le potentiel de jeter le pays dans une merde noire – que l’intitulé de l’initiative, qui parle des “juges étrangers”, est une allusion directe à un autre texte fondateur de la Suisse, le Pacte de 1291. On savait déjà que l’UDC n’aimait pas les étrangers, ça ne m’étonne pas qu’ils n’aiment pas les juges, non plus. C’est assez raccord avec les partisans de régimes autoritaires, qui n’aiment pas les contre-pouvoirs.
Cela dit, il ne faut pas se leurrer: une telle initiative n’a pas pour but de renforcer l’indépendance de la Suisse. Il s’agit, pour l’UDC, de continuer à affaiblir les relations entre le pays et ses voisins européens – et, si on en croit l’analyse de Jean-Daniel Delley dans Domaine public, se venger de la Convention européenne des Droits de l’homme, qui ne fait rien qu’à dénoncer les autres idées idiotes et dangereuses du parti.
Bon, si l’on en juge (étranger) par leurs dernières tentatives, il semble que l’âge d’or des initiatives teubées de l’UDC est derrière nous. On ne peut que l’espérer.
À signaler d’ailleurs que si, aux dernières nouvelles, celle-ci a toutes les chances de se bananer, un autre texte, tout aussi dangereux, pourrait bien passer la barre et autoriser les assurances à surveiller leurs clients avec une supervision légale minimale.
Curieusement, on entend moins l’UDC sur ce sujet. Il est vrai qu’il s’agit d’assurances suisses, alors ça va.
(Image: Congrès de Vienne, gravure de J. B. Isabey, via Wikimedia Commons, domaine public.)
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VIDEO. "D'ici 20 ans, il pourrait ne plus y avoir d'orangs-outans dans la nature"
Didier “Ice” Icemanje ne pensais pas voir ça de mon vivant
Les économistes à gages sur la sellette
Didier “Ice” Icemanun rappel utile pour ces "escrocs"
GM’s Charlie Wilson was right: Stronger regulations can help U.S. automakers
Didier “Ice” IcemanUne saine reaction
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GM’s Charlie Wilson was right: Stronger regulations can help U.S. automakers originally appeared on Autoblog on Fri, 26 Oct 2018 16:39:00 EDT. Please see our terms for use of feeds.
Permalink | Email this | CommentsMétam-Sodium: "un phénomène d'omerta" pour la Confédération paysanne
Didier “Ice” IcemanEt ce n'est qu'un début
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Didier “Ice” IcemanEffectivement du n'importe quoi
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