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04 Jun 08:47

Tester son courrier électronique avec des auto-répondeurs

Une fois qu'on a bien transpiré et configuré proprement son serveur de messagerie, comment vérifier s'il marche ? En écrivant un message ? Cela ne teste que la moitié du trajet, il serait bien d'avoir aussi une réponse... Si on a des copains patients, on peut leur écrire et solliciter une réponse mais c'est assez abusif. Il vaut mieux compter sur un programme qui répondra à chaque fois, sans se lasser, et qui pourra en prime vous indiquer à quoi ressemblait le message entrant. Quelles sont les adresses qui correspondent à un tel programme ?

Voici une liste partielle. Si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas à me prévenir.

  • echo@nic.fr (Accessible en IPv6 et accepte TLS.)
  • ping@stamper.itconsult.co.uk (analyse SPF et DKIM, et indique le résultat ; en revanche, il ne renvoie qu'une partie du message original ; par ailleurs, cette organisation héberge l'excellent service Stamper.)
  • check-auth@verifier.port25.com
  • ping@zici.fr (mais seulement IPv4, et sans TLS), il y a une documentation et le code.
  • test@doesnotwork.eu (IPv6 seulement, à n'utiliser que si vous pouvez envoyer et recevoir du courrier en IPv6, il teste réception et envoi, et vous envoie donc deux confirmations.)
  • ping@tools.mxtoolbox.com (la réponse est en deux parties, texte et HTML et la partie texte est du n'importe quoi, il faut regarder la partie HTML, ou passer par le site Web ; sinon, tests SPF, DKIM et DMARC).
  • Le réflecteur RFC 8255 permet de tester les messages multilingues du RFC 8255. Lisez son mode d'emploi pour en savoir plus.
  • https://www.mail-tester.com/ qui n'est pas vraiment un répondeur : on regarde une page Web qui vous indique une adresse (à usage unique) à laquelle on écrit et qui vous affiche ensuite le résultat de l'analyse (y compris SPF et DKIM).
  • À peu près la même chose avec https://www.mailgenius.com/ ou avec https://scanmy.email/.
  • Un service analogue est MECSA, qui vous envoie un message auquel vous répondez et qui vous présentera alors divers diagnostics, notamment de sécurité. (À interpréter avec prudence, comme d'habitude.)
  • Le service de Glock (compte nécessaire) vous permet de tester la livraison de votre message auprès d'un certaine nombres d'hébergeurs de courrier.
Certains pratiquent le greylisting (RFC 6647) donc soyez patient : la réponse n'arrivera pas tout de suite, c'est du courrier électronique, pas de la messagerie instantanée.

Tous renvoient également le message tel qu'ils l'ont reçu, ce qui permet de vérifier que tous les détails du courrier sortant sont corrects, par exemple les en-têtes Received:. Par exemple, voici le champ Received: qu'avait le message en rentrant dans le serveur de messagerie de generic-nic.net :

Received: from mail.bortzmeyer.org (bortzmeyer-1-pt.tunnel.tserv10.par1.ipv6.he.net[IPv6:2001:470:1f12:420::2])
        by mail.generic-nic.net (Postfix) with ESMTP id 42B2A9345C2
        for <echo@generic-nic.net>; Sun, 30 Nov 2008 19:26:58 +0100 (CET)
On y voit (la syntaxe complète de Received: est décrite dans le RFC 5322, section 3.6.7) le nom qu'a annoncé l'expéditeur dans la commande EHLO, ici mail.bortzmeyer.org, l'adresse IP dudit expéditeur, ici 2001:470:1f12:420::2 et le nom obtenu à partir de cette adresse IP par résolution inverse dans le DNS, ici bortzmeyer-1-pt.tunnel.tserv10.par1.ipv6.he.net.

Une mention spéciale mérite d'être faite pour check-auth@verifier.port25.com. Outre le simple test d'écho du courrier, il fait en outre une série de tests liés à la lutte anti-spam (présence dans les principales listes noires, score SpamAssassin, etc) ce qui peut être pratique si vos messages ne sont pas délivrés et que vous soupçonnez les logiciels anti-spam d'en être responsables. Voici le genre de rapport qu'envoie ce service :

==========================================================
Summary of Results
==========================================================
SPF check:          permerror
DomainKeys check:   neutral
DKIM check:         neutral
SpamAssassin check: ham
...
[Pour SPF, ici en erreur, les enregistrements SPF et l'identité testée 
sont affichés mais aucune explication détaillée n'est fournie.]
...
SpamAssassin v3.2.5 (2008-06-10)

Result:         ham  (2.0 points, 5.0 required)

 pts rule name              description
---- ---------------------- --------------------------------------------------
-0.2 BAYES_40               BODY: Bayesian spam probability is 20 to 40%
                            [score: 0.3813]
 2.2 TVD_SPACE_RATIO        BODY: TVD_SPACE_RATIO

Autre mention, les auto-répondeurs de test des adresses internationalisées en http://idn.icann.org/E-mail_test.

Enfin, si vous voulez monter un tel service chez vous, compatible avec le RFC 3834, voici le script procmail qui est derrière echo@generic-nic.net. Il est configuré ainsi dans /etc/aliases :

echo: "|/usr/bin/procmail /etc/procmailrcs/echo"
et /etc/procmailrcs/echo contient :
VERBOSE=off
LOGFILE=/var/tmp/echo.log
MYDOMAIN=YOUR-DOMAIN-NAME-HERE.example
LOOP_TAG=echo@$MYDOMAIN

# Read RFC 3834! Option -t of formail must not be used and Auto-Submitted 
# must be present.
:0Hhb
* !^FROM_DAEMON
* $!^X-Loop: $LOOP_TAG
| (tempfile=`mktemp`; cat - > $tempfile; cat $tempfile | \
     formail -r -k -A'Precedence: junk' \
        -A'Auto-Submitted: auto-replied' \
        -A'MIME-Version: 1.0' \
        -A'Content-type: text/plain; charset=US-ASCII' \
        -A"X-Loop: $LOOP_TAG" \
        -A"From: postmaster@$MYDOMAIN (Echo automatic service)" ; \
	cat /local/lib/echo-reply; \
        echo ""; echo "Your original message:"; echo ""; \
        cat $tempfile; rm $tempfile) \
      | $SENDMAIL -t

26 Feb 07:48

Asking Questions [Comic]

by Geeks are Sexy

questions

Comic by Grant Snider of Incidental Comics.

[Source: INCIDENTAL COMICS]

The post Asking Questions [Comic] appeared first on Geeks are Sexy Technology News.

21 Feb 14:22

Tired of delegating

by CommitStrip

21 Feb 14:20

Better than a guy who codes, a gal who codes!

by CommitStrip

21 Feb 07:25

L’injonction à la déconnexion est-elle autre chose qu’une critique morale ?

by Hubert Guillaud

Dans le New Inquiry, le sociologue Nathan Jurgenson (@nathanjurgenson) livre une critique sans concession du dernier ouvrage de la psychologue Sherry Turkle, Reclaiming Conversation. Ce n’est pas la première fois que Jurgenson remet à sa place la psychologue, dont il avait vertement critiqué le précédent ouvrage, Seuls ensemble (voir “Nous ne serons plus jamais déconnectés”).

La société contre la technologie

Pourquoi cherche-t-on à nous faire croire que les gens qui communiquent avec des téléphones auraient oublié ce qu’est l’amitié ? De nombreux médias et spécialistes véhiculent des propos sur la toxicité de nos outils, plus attiré par la dénonciation des dépendances qu’ils développeraient que par l’apologie des opportunités qu’ils permettent ou que par la dénonciation de l’inégalité communicationnelle qu’ils renforcent. Pour les déconnexistes, les écrans détruisent l’attention, l’empathie, les relations profondes… Les allégations de Turkle sont flatteuses, estime Jurgenson. Elles nous font croire que les “déconnectés” sont les derniers humains debout dans un monde totalement déshumanisé… Mais cela suppose de croire que les écrans sont inhumains et antisociaux. Or, la littérature sur notre relation au numérique est plus complexe que cela. Pour la sociologue Jenny Davis, qui a pointé les lacunes méthodologiques du livre de Turkle, les études montrent pourtant qu’ils n’ont pas vraiment d’effets sur l’empathie, contrairement à ce qu’affirme la psychologue.

hugtherobots
Image : “Si c’est ce que vous voyez, vous ne regardez pas assez bien”, dessin de Rosangela Ludovico, décembre 2013, via André Gunthert.

Toutes les technologies (la télévision ou l’automobile notamment) ont été accusées de développer l’isolement social. Leur imbrication dans la vie sociale est bien plus compliquée… “La technologie n’est pas une chose distincte qui pourrait être soustraite de la vie sociale”. Cette simplification oublie que la communication est toujours médiatisée par le pouvoir, les institutions, la langue, les infrastructures de communication… Prescrire, recommander une forme de communication comme étant supérieure à une autre (parler en face à face, écrire…) exige surtout de mieux décrire et analyser le contexte : qui parle à qui, comment, à quelles fins et pourquoi ? Tout au long de son livre, la psychologue fait l’hypothèse, que la conversation et la connexion doivent se faire sans écrans, refusant de voir que la communication via les écrans est bien plus humaine que machinique, même si elle est opérée par les machines. Elle oppose la société et la technologie, comme si l’un était le contraire de l’autre. Elle plaque sur son analyse un dualisme numérique un peu simpliste assurant que nos téléphones remplacent l’autre, mais qui refuse de voir que nos téléphones contiennent les autres. Elle craint que, en ligne, nous soyons tentés de nous représenter comme nous aimerions l’être, comme si cela n’était pas aussi le cas dans le monde hors ligne. “Le dualisme numérique permet à Turkle d’écrire comme si elle défendait l’humanité, la conversation et l’empathie, quand finalement elle privilégie seulement la géographie” des rapports sociaux. Chaque fois que nous utilisons les mots “IRL”, en “face à face” ou “en personne” ou “en vrai”, nous définissons la proximité par la localisation, par la géographie plutôt que par d’autres aspects de la proximité comme l’attention, l’empathie, les centres d’intérêt, l’affect… qui tous peuvent être expérimentés à distance.

Pourquoi la proximité géographique serait-elle la seule proximité authentique ?

Certes, la proximité géographique est très souvent une variable importante. Mais pourquoi devrait-elle être la seule ? Instister sur la co-présence dévalorise toutes les autres formes de proximité. Etre proche géographiquement de quelqu’un (partager une même pièce) ne signifie pas pour autant qu’on prenne activement soin de lui, qu’on l’écoute, qu’on l’apprécie ou qu’on partage des choses avec lui.

Affirmer que la proximité géographique est la seule façon qu’ont les humains pour être proches est une manière d’affirmer une suprématie morale des rapports traditionnels, physiques. Cela induit que le statu quo est la seule solution aux problèmes qu’engendre parfois le numérique. Turkle fait ainsi l’éloge de la désintoxication numérique comme mesure palliative ou prophylactique. Pourtant, la psychologue ne nous invite pas à nous débarrasser de nos téléphones et de nos médias sociaux. Elle nous demande d’utiliser nos outils avec “une plus grande intention”. “Tout au long du livre, elle demande pour cette “intention” que nous soyons plus “volontaires” et “conscients”, que l’on trouve “équilibre” et “modération” dans notre rapport à nos outils. Si cela peut sembler équilibré, cela demande que nous fassions “de notre relation avec notre connexion numérique hyper-présente dans nos vies, une préoccupation constante, sinon une obsession”. “Cela suppose de faire de nos connexions et de nos déconnexions une pratique rituelle qui doit être monitorée et confessée. Or l’attention constante et la conscience de soi qu’elle décrit comme une façon “saine” et “normale” d’utiliser nos téléphones est aussi une forme de contrôle social intériorisé”. Cette prescription suppose que notre conscience de soi serait une entité interne stable. Or, ce n’est pas vraiment le cas, rappelle Jurgenson. Notre rapport à soi est une construction, comme l’ont souligné ceux qui ont étudié l’identité. La “performance de soi”, c’est-à-dire la manière dont on se construit devant les autres, n’est pas née avec le numérique. Notre construction de notre identité, de notre rapport aux autres n’est pas statique et nécessite au contraire une confrontation permanente, fluide et mouvante, entre ce que l’on projette de soi et comment cette projection est perçue par les autres. Nous ne sommes pas en droit d’attendre de l’attention des autres juste parce qu’ils sont géographiquement proches de nous.

La question de l’autonomie, plus que celle de l’attention

Pour le sociologue, plus que de prôner une autorégulation par “l’attention” ou “l’équilibre”, nous devrions évaluer notre relation avec la connexion en terme d’autonomie. N’est-ce pas plutôt l’aliénation du travail par exemple qui rend impossible toute déconnexion ? Le privilège de la déconnexion qu’évoque Turkle, n’est-il pas le privilège de ceux qui disposent encore de formes d’autonomie et à l’extrême inverse, de ceux qui sont exclus économiquement et socialement de l’autonomie. Quand la connexion n’est pas un moyen de contrôle, elle peut transcender le rapport à la productivité. Le faux sentiment qui nous fait croire que notre santé et notre humanité sont en jeu dans notre rapport aux écrans suggère que nous sommes déjà conscients de la façon dont nous sommes connectés.

Dans une autre tribune publiée en novembre, le sociologue expliquait encore que le mouvement déconnexionniste ne vise pas tant à se retrouver soi-même qu’à étouffer le désir d’autonomie que la technologie peut inspirer.

Il y passait déjà en revue les innombrables discours sur la panique morale provoquée par “l’addiction” aux technologies, pour se demander d’où venaient ces juges autoproclamés qui viennent faire la morale à notre connexion immodérée ? Chez eux, la connexion est décrite comme quelque chose visant à nous avilir, quelque chose de contre nature. Elle est dépeinte comme un désir dangereux, un plaisir malsain, une toxine addictive… qui met en danger notre intégrité humaine elle-même. Elle décrit une tension entre le soi comme produit d’une construction individuelle et le soi comme produit d’une construction sociale. Or, nous avons du mal à admettre que nous sommes le résultat d’interactions sociales. Le discours de la déconnexion pourtant propose surtout de revenir à des interactions sociales réelles (IRL) plus que de s’en défaire.

La déconnexion est une critique morale

“L’inauthenticité” semble le nouveau problème technologique que la déconnexion propose de résoudre, réduisant par la même la complexité de l’authenticité à son degré de connexion numérique. Mais ne sommes-nous pas là face à un réductionnisme, à un solutionnisme un peu facile qui rappelle la responsabilisation néolibérale décrite par la chercheuse Laura Portwood-Stacer visant à transformer les problèmes sociaux en problèmes personnels auxquels le marché saura toujours apporter des solutions ?

Certes, les médias sociaux changent les “performances identitaires”, rendant les processus plus explicites : nous sommes désormais conscients d’être un objet aux yeux des autres ; mais cela ne devrait pas pour autant nous aveugler sur le fait que le théâtre identitaire ne date pas de Facebook et ne se termine pas quand on éteint son téléphone… Le journaliste Paul Miller qui avait fait l’expérience d’une déconnexion durant un an avait d’ailleurs reconnu que l’abstinence numérique ne rendait pas plus réel. Reste que “plus nous soutenons que la connexion numérique menace le soi, plus le concept de soi s’impose”.

Mais d’où vient et que veut dire cette obsession de “l’authenticité” ? D’où vient ce désir de délimiter le “normal”, le “sain” ? Les propos prônant l’austérité numérique passent par la pathologisation des comportements. La connexion est en passe de devenir une maladie, un problème de santé publique. Sur son blog, le chercheur en histoire visuelle, André Gunthert, était revenu sur l’histoire de la psychiatrisation des faits sociaux, soulignant le succès de l’explication simpliste et de la condamnation morale du narcissisme de notre rapport aux écrans. A l’image de la dénonciation morale des selfies, le narcissisme de notre rapport au réseau cristallise tous les méfaits de la société contemporaine. En l’absence de toute description positive des pratiques connectées, nous sommes coincés devant l’écran qui semble faire écran à nos échanges les plus élémentaires, explique encore André Gunthert dans un autre billet. “Le smartphone est devenu l’emblème de l’absorbement, de la solitude et du refus de communiquer – sacré paradoxe pour un objet connecté.” Le portable est entré dans nos vies et reconfigure les codes sociaux, comme à leur époque la voiture ou la télévision. Pour le spécialiste de l’analyse des images, l’image des personnes absorbées par leur smartphone, déconnectées de la réalité est un symbole, une caricature, que la posture déconnexionniste dénonce en bloc. Elles façonnent une “image sociale”, une représentation abstraite des rapports sociaux, que l’anthropologue Stefana Broadbent avait aussi très bien décryptée.

Ostracisée comme l’a été la folie, la délinquance ou la sexualité – comme l’a montré Foucault – la connexion et son remède, la déconnexion, sont en passe de devenir le nouveau concept pour organiser le contrôle et la régulation des nouveaux désirs et plaisirs sociaux. Or, le smartphone est une machine, une machine de stimulation qui produit désirs et plaisirs qui viennent toujours perturber le statu quo. La vertu d’austérité que porte la déconnexion nous ramène à ce qui est dit “humain”, “réel”, “sain”, “normal”. Les déconnexionnistes établissent une nouvelle gamme de tabous comme un moyen d’établir de nouvelles distinctions sociales. “Le vrai narcissisme des médias sociaux ne porte pas sur l’amour de soi, mais plutôt sur notre préoccupation collective à la réglementation de ces rituels de connectivité”. La déconnexion est comme un officier de police qu’on télécharge dans nos têtes pour nous rendre toujours conscients de notre relation personnelle à nos désirs.

Pour Jurgenson, les appareils numériques ne doivent pas nous dispenser de poser des questions morales quant à leur utilisation. Mais les discours des déconnexionnistes demeurent de mauvaise foi en s’intéressant plus aux différences insignifiantes de quand et comment on regarde l’écran plutôt qu’aux dilemmes moraux de savoir ce qu’on fait avec les écrans… et aux dilemmes politiques de savoir ce que les entreprises qui opèrent les services que nous utilisons nous laissent faire avec les écrans.

Hubert Guillaud

économie de l'attention, déconnexion, psychologie, réseaux sociaux
20 Feb 15:42

Les ampoules à filament pourraient-elles revenir ?

Les ampoules à incandescence, encore appelées ampoules à filament, émettent certes un rayonnement chaleureux mais elles manquent cruellement d’efficacité. © Anne Landois-Favret, Flickr, CC by-nc-nd 2.0Les ampoules à incandescence, encore appelées ampoules à filament, émettent certes un rayonnement chaleureux mais elles manquent cruellement d’efficacité. © Anne Landois-Favret, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Les ampoules à filament pourraient-elles revenir ? - 2 Photos

ampoule incandescence

Depuis fin 2012, la production et l'importation de lampes à incandescence, ou lampes à filament, au sein de l’Union européenne sont tout simplement interdites. Cela fait bien des années déjà qu'elles avaient perdu de leur éclat au profit des lampes fluocompactes, ou lampes basse consommation, d’abord, puis des Led, d’une redoutable efficacité énergétique. Cependant, une innovation mise au point par une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de la Purdue University, aux États-Unis, pourrait bien être à l’origine d’un retour des ampoules de nos grands-parents.

Rappelons que le principe de l’ampoule à incandescence repose sur l’échauffement, à quelque 2.700 °C, d’un filament de tungstène. Un échauffement qui émet de la lumière ou, plus exactement, ce que l’on appelle un rayonnement de corps noir. Ainsi l’ampoule à incandescence émet sur un large éventail du spectre électromagnétique et pas seulement dans sa partie visible. En réalité, c’est au maximum 5 % de l’énergie électrique absorbée par le filament qui est convertie en lumière visible. Le reste est essentiellement dissipé sous forme de chaleur, d’où un cruel manque d’efficacité énergétique.

« Lorsque 20 photons sont émis par une lampe à incandescence, 1 seul est visible à l’œil humain et les 19 autres sont gaspillés en chaleur », assure Peter Bermel, professeur adjoint à la Purdue University. Dans le dispositif qu’il a imaginé avec ses collègues, ces photons seront désormais recyclés. Leur ampoule à incandescence nouvelle génération est en effet équipée d’un filtre constitué de plusieurs couches de matériaux tels que le dioxyde de silicium ou le dioxyde de tantale. Des couches d’une épaisseur inférieure au centième de celle d’un cheveu humain. Ce filtre permet de laisser passer le photon de lumière visible mais renvoie vers le filament les 19 photons de rayonnement infrarouge qui vont, dès lors, participer à l’échauffement du filament et permettre d’améliorer de manière spectaculaire l’efficacité de l’ampoule.

Des chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) et de la Purdue University, aux États-Unis, ont mis au point une ampoule à incandescence nouvelle génération. Dans un premier temps, celle-ci brille comme le ferait une lampe classique. Mais, grâce à un filtre que les chercheurs ont spécialement conçu, l’énergie perdue sous forme de chaleur est recyclée pour être convertie en lumière. De quoi améliorer drastiquement l’efficacité de ces dispositifs. © Ognjen Ilic, MIT Image
Des chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) et de la Purdue University, aux États-Unis, ont mis au point une ampoule à incandescence nouvelle génération. Dans un premier temps, celle-ci brille comme le ferait une lampe classique. Mais, grâce à un filtre que les chercheurs ont spécialement conçu, l’énergie perdue sous forme de chaleur est recyclée pour être convertie en lumière. De quoi améliorer drastiquement l’efficacité de ces dispositifs. © Ognjen Ilic, MIT Image

Le premier prototype élaboré par l’équipe atteignait les 6,6 % de rendement lumineux. Leurs simulations numériques leur permettent d’ores et déjà d’espérer atteindre les… 40 % ! Un chiffre à comparer avec les 3 % des lampes à incandescence classiques ou avec les 15 % des lampes fluocompactes. Même les plus performantes des Led actuellement en développement n’atteignent que difficilement les 29 %. Une révolution ?

Reste quand même à améliorer l’efficacité du fameux filtre et à stabiliser les performances à long terme et la durée de vie de telles ampoules. Sans parler de l’aspect économique et des coûts de production, même si ces derniers devraient pouvoir rester raisonnables étant donné que le filtre ne contient aucun élément rare et peut être élaboré par des techniques de dépôt tout à fait habituelles.

Les chercheurs imaginent déjà d’autres applications pour leur filtre. « Dans le thermophotovoltaïque, une source de chaleur rayonnante brille, un peu comme un filament incandescent. Orientée vers une cellule photovoltaïque, cette lumière est ensuite utilisée pour produire de l'électricité, explique Peter Bermel. Notre filtre peut permettre de sélectionner uniquement les photons ayant des niveaux d'énergie correspondant à la bande interdite du semi-conducteur constituant la cellule solaire. De quoi obtenir un maximum d’efficacité. »


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20 Feb 15:40

Un grand pas en avant vers un séquençage ultra-rapide de l'ADN

La séparation de l’ADN prenait jusqu’à présent plusieurs heures. Avec cette innovation, elle pourrait se faire en seulement 10 mn. © Sergey Nivens, ShutterstockLa séparation de l’ADN prenait jusqu’à présent plusieurs heures. Avec cette innovation, elle pourrait se faire en seulement 10 mn. © Sergey Nivens, Shutterstock

Un grand pas en avant vers un séquençage ultra-rapide de l'ADN - 2 Photos

shutterstock 143348383

Ce 1er février 2016, Aurélien Bancaud, chercheur au laboratoire Laas (Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes) a reçu le prix d’instrumentation de la société française de chimie. Sa découverte : une méthode révolutionnaire de séparation des fragments d’ADN qui permet de réduire à 10 mn un travail qui prend généralement plusieurs heures.

La séparation de l’ADN, qui n'est pas le séquençage, est souvent utilisée en biologie moléculaire pour identifier des fragments particuliers. Pour séparer des séquences, les chercheurs réalisent habituellement une électrophorèse avec un gel d’agarose : soumis à un champ électrique, les fragments d’ADN les plus petits migrent le plus vite, d’où leur séparation en fonction de leur taille. Cependant, cette technique est longue et, peu sensible, elle nécessite des quantités suffisantes d’ADN. La résolution pour de grosses molécules d'ADN (par exemple 40 à 50 kb) est limitée.

L’innovation d’Aurélien Bancaud, qui porte le nom de « MicroLAS » ou µLAS, permet de s’affranchir du gel d’agarose. Le champ électrique est appliqué sur un ADN déposé sur une puce, et non dans une matrice. La puce contient des petits circuits de fluides sur du silicium. L’ADN s’écoule sur la puce et un courant électrique permet la séparation. Grâce à cette méthode, la préparation, la séparation et la détection de bandes d’ADN se font en une seule étape et donc en un temps record : l’ADN pourrait être ainsi caractérisé en 10 mn seulement !

L'électrophorèse permet de séparer des ADN en fonction de leur taille
L'électrophorèse permet de séparer des ADN en fonction de leur taille. © T-flex, Shutterstock

Un gain de temps pour de nombreuses applications médicales

Dans une dépêche Reuters, le chercheur explique : « La méthode MicroLAS que j’ai mise au point n'utilise pas de matrice en gel : on fait passer directement le champ électrique dans l'ADN déposé non plus sur du gel mais sur une petite puce, semblable à une puce d'ordinateur ». Ces puces étant particulièrement sensibles, cette technique ne nécessitera pas de grandes quantités d'ADN. Aurélien Bancaud aurait d’ailleurs fait cette découverte un peu par hasard, en voulant ralentir un écoulement de produit dans un ADN avec un champ électrique : « On a alors vu que ce champ électrique séparait l’ADN, sans besoin de matrice », explique-t-il sur le site lemonde.fr.

Le projet MicroLAS a été accompagné par Toulouse Tech Transfer ; il a donné lieu à un dépôt de brevet et un accord de licence a été signé avec la société Picometrics Technologies. L’entreprise basée à Labège, près de Toulouse, va mettre au point un appareil pour séparer et concentrer des échantillons biologiques en un temps réduit.

Cette recherche pourra alors aboutir à de nombreuses avancées, par exemple pour détecter un ADN cancéreux avec moins de matériel génétique et donc un diagnostic plus rapide. La technologie MicroLAS pourrait accélérer l’analyse des ADN dans différents domaines, y compris en criminologie.

À découvrir en vidéo autour de ce sujet :


L’ADN, cette molécule présente dans toutes les cellules vivantes renferme les clés du développement et du fonctionnement d’un organisme. Nous avons actuellement les moyens de la séquencer, pour mieux la comprendre. Unisciel et l’Université de Lille 1 nous expliquent, avec le programme Kézako, comment percer les mystères de cette molécule.


À voir aussi sur Internet

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10 Feb 15:53

MySQL password expiration features to help you comply with PCI-DSS

by Pablo Padua
database security

MySQL passwordPCI Compliance (section 8.2.4) requires users to change password every 90 days. Until MySQL 5.6.6 there wasn’t a built-in way to comply with this requirement.

Since MySQL version 5.6.6 there’s a password_expired feature which allows to set a user’s password as expired.
This has been added to the mysql.user table and its default value it’s “N.” You can change it to “Y” using the

ALTER USER
 statement.

Here’s an quick example on how to set expiration date for a MySQL user account:

mysql> ALTER USER 'testuser'@'localhost' PASSWORD EXPIRE;

Once this is set to “Y” the username will still be able to login to the MySQL server, but it will not be able to run any queries before setting the new password. You will instead get an ERROR 1820 message:

mysql> SHOW DATABASES;
ERROR 1820 (HY000): You must SET PASSWORD before executing this statement

Keep in mind that this does not affect any current connections the account has open.

After setting a new password, all operations performed using the account will be allowed (according to the account privileges):

mysql> SET PASSWORD=PASSWORD('mechipoderranen');
Query OK, 0 rows affected (0.00 sec)
mysql> SHOW DATABASES;
+--------------------+
| Database           |
+--------------------+
| information_schema |
| data               |
| logs               |
| mysql              |
| performance_schema |
| test               |
+--------------------+
6 rows in set (0.00 sec)
mysql>

This allows administrators to perform password expiration by scheduling the

ALTER USER
 via cron.

Since MySQL 5.7.4, this has been improved and there’s a new feature to set a policy for password expiration, that provides more control through a global variable,

default_password_lifetime
which allows to set a global automatic password expiration policy.

Example usage:

Setting a default value on our configuration file. This will set all account passwords to expire every 90 days, and will start counting from the day this variable was set effective on your MySQL server:

[mysqld]
default_password_lifetime=90

Setting a global policy for the passwords to never expire. Note this is the default value (so it is not strictly necessary to declare in the configuration file):

[mysqld]
default_password_lifetime=0

This variable can also be changed at runtime if the user has SUPER privileges granted:

mysql> SET GLOBAL default_password_lifetime = 90;
Query OK, 0 rows affected (0.00 sec)

You can also set specific values for each user account using

ALTER USER
. This will override the global password expiration policy. Please note that
ALTER USER
 only understands
INTERVAL
 expressed in
DAY
:
ALTER USER ‘testuser’@‘localhost' PASSWORD EXPIRE INTERVAL 30 DAY;

Disable password expiration:

ALTER USER 'testuser'@'localhost' PASSWORD EXPIRE NEVER;

Set to default value, which is the current value of

default_password_lifetime
:
ALTER USER 'testuser'@'localhost' PASSWORD EXPIRE DEFAULT;

Since MySQL 5.7.6, you can use the

ALTER USER
 to change the user’s password:
mysql> ALTER USER USER() IDENTIFIED BY '637h1m27h36r33K';
Query OK, 0 rows affected (0.00 sec)

For more information on this variable, please refer to the documentation page: https://dev.mysql.com/doc/refman/5.7/en/password-expiration-policy.html

Bonus post:

Another new feature in MySQL 5.7.8 related to user management is locking/unlocking user accounts when

CREATE USER
, or at a later time running the
ALTER USER
 statement.

In this example, we will first create a username with the

ACCOUNT LOCK
:
mysql> CREATE USER 'furrywall'@'localhost' IDENTIFIED BY '71m32ch4n6317' ACCOUNT LOCK;
Query OK, 0 rows affected (0.00 sec)

As you can see below, the newly created user gets an ERROR 3118 message while trying to login:

$ mysql -ufurrywall -p
Enter password:
ERROR 3118 (HY000): Access denied for user 'furrywall'@'localhost'. Account is locked.

We can unlock the account using the

ALTER USER ... ACCOUNT UNLOCK;
 statement:
mysql>ALTER USER 'furrywall'@'localhost' ACCOUNT UNLOCK;
Query OK, 0 rows affected (0.00 sec)

Now the user account is unlocked and accessible:

$ mysql -ufurrywall -p
Enter password:
Welcome to the MySQL monitor.  Commands end with ; or g.
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mysql> ALTER USER 'furrywall'@'localhost' ACCOUNT LOCK;
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09 Feb 23:12

Sky Betting & Gaming - How We Release So Frequently

Deployment

At Sky Betting & Gaming we release new versions of our code several times per day with no planned outages. Our production environment is large and varied, but I want to focus on how we release software to our LAMP-like stack. I say ‘LAMP-like’ because although several years ago we were using a traditional LAMP stack, we’ve added other technologies as needs arise: like redis, Node.js, and MongoDB. At its heart though, there are still servers running Apache and mod_php, talking to a variety of datastores and APIs.

Our release process looks a bit like this:

  • A release package is built and tests are run against it
  • The package is copied to an NFS share
  • Database migrations are run
  • The Apache docroot is atomically switched to the new package

All of this happens with the click of a single button in a Jenkins UI and takes about 10 minutes: the majority of that time spent running tests. We have a lot of tests: unit tests, integration tests and full stack tests all provide value in their own way, so we have plenty of each. If run sequentially they would take well over an hour to run, so we break them down into smaller chunks and run them all in parallel on a dozen or so Jenkins slaves.

If that doesn’t sound very impressive, that’s because it’s not. There’s plenty of room for improvement speed-wise (can you ever really have enough Jenkins slaves?), and certainly having a reasonably quick build process can go a long way toward having more frequent releases, but it’s not the whole story.

The main reasons we can release so often are mostly convention.

Forward-only Migrations

We don’t roll back database migrations. Ever. Technically we could - but we haven’t had a need to for at least four years now. That’s because every database migration we do results in a schema that’s compatible with the new version of our code and the previous one. If we have to roll back a code release (that does happen sometimes) then the previous version is perfectly happy using the new version of the schema.

How we acheive this isn’t with some magical technical solution, but purely by convention. Take dropping a column as an example; how do you release that change? Easy:

  • Release a version of the code that doesn’t use that column; ensure it is stable / won’t be rolled back.
  • Do a second release that has a migration to remove the column.

It’s really that simple. Dropping a table works the same way: stop using it in one release and drop it in the next.

Not all changes are that simple though. If we wanted to rename a column, we’d most likely need:

  • A release that adds a new column with the new name, changing the code to write to both columns but still read from the old one
  • A batch job to copy data from the old column to the new column, one row at a time to avoid too much locking
  • A release that reads from and writes to just the new column
  • A release that drops the old column

Three separate releases and a batch job to rename a column sounds like a lot of work, but it’s not something we have to do often, and it gives us much more confidence around being able to roll each release back.

New Code != New Features

Customers should never notice a code release, unless perhaps there’s a dramatic improvement in performance. It’s a really bad experience for customers to see a new feature appear, start using it, and then have it disappear a few minutes later as a release is rolled back - possibly for unrelated reasons.

Every new feature is first released in a hidden state, ready to be turned on with a ‘feature toggle’. The feature toggle can be turned on per-session, allowing the new feature to be fully tested in the live environment long before a customer ever sees it. There are some really strong plus points to this approach:

  • We don’t have to roll back a whole release (which may contain several changes) just because a single new feature isn’t working
  • We can fully test new features in an environment that has the exact hardware, software and data we need
  • We can release new features to customers gradually

That last point is pretty important. If we’re not sure a new feature can take the strain of all of our customers hitting it at once, we can release to a small fraction of our customers first and monitor its performance.

We assign each new session a random number between 1 and 100 and store it in a long-lived cookie; using that number to seperate the sessions into groups. If we had, for example:

  • 1-10: risky-new-feature
  • 11-100: control

Then about 10% of sessions would get risky-new-feature, and the rest would see no change. If everything’s looking OK we might change the banding so that 50% of sessions get risky-new-feature instead; and later - when we’re really confident everything is fine - shift it to 100%.

It can still be quite jarring to have a new feature just appear part way through an existing session though, so we use another trick to smooth things out. As well as the long-lived cookie that stores the random number, we use a session cookie to ‘stick’ people to the groups that were defined when their session started.

If a session is completely new then we:

  • Assign it a random number and store it in a long-lived cookie
  • See what groups match that number
  • Store those groups in a session cookie

For all subsequent requests in that session we will continue to respect those same groups, even if we change the banding so that the random number is no longer in that group. Once the user’s session has expired the session cookie goes away; so only the random number cookie will be present in any future requests. Those requests with just the random number cookie follow the same process as before, except we don’t assign a new random number.

The upshot of all of this is that customers don’t see jarring feature changes part way through a session, and they will most likely see the same features when they come back for their next session.

Small Releases

With fast builds, lots of tests, less risky database migrations, and feature changes decoupled from code releases: there’s not much standing in the way of us releasing our code often, but there is a feeback loop here that helps us even further: the more often we release, the smaller the releases can be. Smaller releases carry less risk, letting us release even more often. Frequent releases don’t necessarily imply small releases though - it still requires a bit of convention.

Our development happens in git feature branches, and there’s technically nothing stopping us from having very long-lived feature branches that result in very large - and therefore risky - releases. What’s needed is the discipline to release code not when it’s finished, but when it won’t break anything. It can feel unnatural at first, but it can go a long way toward reducing the ‘release anxiety’ that many people feel.

Another thing that happens when you start to release more often is that you begin to feel any little pain points in your release process a lot more. A manual process you only perform once per month is something most people will just grin and bear; but when it’s several times a day: not so much. All of those niggly little problems that you just put up with at the moment will start to become big problems - and that’s a good thing: big problems get prioritised and fixed.

It sounds obvious, but doing something more often is a great way to get better at it.

09 Feb 22:39

MultibootUSB – Pour configurer une clé USB afin de booter sur différentes distrib Linux

by Korben

Pour tous ceux qui aiment jongler entre les distributions Linux, voici un outil qui devrait vous intéresser. Il s'agit de MultibootUSB disponible sous Windows et Linux et qui permet de créer une clé USB bootable contenant autant d'ISO qu'il y a de place disponible sur la clé.

Ainsi vous pourrez booter sur des versions Live de votre choix et installer différents Linux partout là où vous passez. Pratique !

Main-Screen2

Multiboot est sous licence GPL (libre), et si votre clé USB n'est pas bootable, sachez que dans l'onglet Syslinux, vous allez pouvoir installer ce boot loader sur votre clé en un clic.

Notez aussi qu'il est possible de retirer proprement une ISO de la clé (pour faire une mise à jour ou un peu de place sur la clé).

À découvrir ici.

Sinon, un tuto pour faire tout ça à la main existe aussi ici et si vous aimez le matos de pro, Zalman commercialise aussi un disque dur qui permet de faire sensiblement la même chose.

Cet article merveilleux et sans aucun égal intitulé : MultibootUSB – Pour configurer une clé USB afin de booter sur différentes distrib Linux ; a été publié sur Korben, le seul site qui t'aime plus fort que tes parents.

09 Feb 13:33

Le cadran solaire qui écrit l’heure avec son ombre

by Le Maitre de la Boite

CADRAN-SOLAIRE-NUMERIQUE-01

Mojoptix s’est fabriqué il y a quelques mois un cadran solaire qui utilise un système labyrinthique pour laisser passer juste quelques rayons du soleil suivant l’heure et écrire sur le sol l’heure qu’il est grâce à son ombre.

Une démonstration en timelapse :

Tout le fonctionnement et le processus de création est expliqué dans cette vidéo :

Et comme il est hyper sympa si vous avez accès à une imprimante 3D vous pouvez télécharger les fichiers vous en imprimer un exemplaire gratuitement ici.

Ou sinon vous pouvez en commander un tout fait ici.

CADRAN-SOLAIRE-NUMERIQUE-05

CADRAN-SOLAIRE-NUMERIQUE-02

CADRAN-SOLAIRE-NUMERIQUE-03

CADRAN-SOLAIRE-NUMERIQUE-04

CADRAN-SOLAIRE-NUMERIQUE-06

09 Feb 10:19

Refactoring is a Development Technique, Not a Project

I'm often asked whether teams should undertake what amounts to a refactoring project. They shouldn't. Refactoring is a technique -- not a project.
09 Feb 10:02

L'électricité pourrait être largement verte aux États-Unis en 2030

D'après des chercheurs de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), cette carte représente le potentiel de production d'électricité éolienne aux États-Unis. Les régions où ce potentiel est le plus élevé sont en rouge, celles où il est le plus bas sont en bleu. © Chris Clack, CIRESD'après des chercheurs de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), cette carte représente le potentiel de production d'électricité éolienne aux États-Unis. Les régions où ce potentiel est le plus élevé sont en rouge, celles où il est le plus bas sont en bleu. © Chris Clack, CIRES

L'électricité pourrait être largement verte aux États-Unis en 2030 - 1 Photo

eolien energie usa Chris Clack CIRES

L’énergie est probablement l’enjeu principal du XXIe siècle car tout dépend d’elle : la capacité à fournir de la nourriture et de l’eau potable à la population future de 10 milliards d’individus tout comme la capacité à lui assurer une bonne santé et une bonne éducation.

Malheureusement, les ressources en énergies fossiles qui pourraient encore sécuriser ces besoins pendant des décennies ne doivent plus être exploitées sous peine de déstabiliser le climat avec des conséquences littéralement cataclysmiques. Il nous faut donc décarboner notre industrie pour sérieusement réduire la quantité de CO2 que nous injectons dans l’atmosphère et qui cause le réchauffement climatique. L'Homme envisage bien de lutter contre lui avec de la géoingénierie mais cette technologie reste encore une carte trop hasardeuse à jouer. Personne ne sait non plus si les progrès dans la capture et la séquestration du carbone finiront par être vraiment payants et, surtout, s'ils le seront rapidement.

Il est donc de plus en plus question sur la planète de se tourner vers l’énergie éolienne et l’énergie solaire, en conjonction avec l’énergie nucléaire, le pétrole et le gaz. En Europe, un budget de plus d’un milliard d’euros a d’ailleurs été alloué à la recherche sur l’éolien et le projet Desertec, qui comptait produire de l’énergie solaire au Sahara pour alimenter l’Europe en électricité, avait même été lancé… avant d’être abandonné.

Un réseau intelligent pour les énergies renouvelables

Il existe tout de même deux problèmes avec les énergies vertes sous leurs formes éoliennes et solaires :

  • Le premier est que l’électricité déjà produite ne couvre pas l’ensemble des besoins énergétiques d’un pays ;
  • Le second est celui de l’intermittence : le vent ne souffle pas en permanence, pas plus que le Soleil ne brille partout et tout le temps. Le stockage de l’électricité, bien que possible, par exemple sous forme de retenue d’eau ou à l’aide de batterie, n’a rien d’évident et représente un surcoût, en général très important, si l’on veut vraiment résoudre le problème de l’énergie uniquement avec du renouvelable, comme l’explique Jean-Marc Jancovici.


Alexander MacDonald, ancien directeur de recherche à la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), et ses collègues présentent leurs travaux au sujet de la possible utilisation d'un réseau intelligent d'énergie verte. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle avec deux barres horizontales en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître, si ce n'est pas déjà le cas. En cliquant ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, vous devriez voir l'expression « Traduire les sous-titres ». Cliquez pour faire apparaître le menu du choix de la langue, choisissez « français », puis cliquez sur « OK ». © CIRESvideos, YouTube

Certains réfléchissent donc, depuis un certain nombre d’années, au concept de réseau intelligent ou smart grid en anglais. Il s’agit de gérer de façon optimale l’approvisionnement en électricité d’un pays en distribuant l’énergie en fonction des lieux où celle-ci est produite la journée. Ainsi, une région où le vent souffle fort peut contrebalancer avec des éoliennes la perte d’électricité photovoltaïque dans une région où le Soleil est caché par les nuages ou simplement en train de se coucher.

Les réseaux intelligents sont donc a priori efficaces s’ils sont mis en place à grande échelle sur un continent et les États-Unis l’ont bien compris puisqu’ils s'intéressent à cette possibilité depuis un moment maintenant. Une étude a été récemment publiée dans Nature Climate Change à ce sujet. Elle a été menée par Alexander MacDonald, ancien directeur de recherche à la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et ses collègues de l’université de Boulder (Colorado).

Une empreinte carbone pour l'électricité réduite de 78 %

Les chercheurs ont utilisé leur expertise pour faire des prédictions météorologiques ainsi que les données de la NOAA à l’échelle des États-Unis pour voir dans quelle mesure il était possible d’ajuster aux caprices de la météorologie un réseau intelligent alimenté par des éoliennes et l’énergie solaire. Étaient aussi pris en compte : un apport des énergies fossiles, différents scénarios en ce qui concerne l’évolution des prix de ces énergies, renouvelables ou non, et les coûts possibles de l’aménagement des réseaux de production et de distribution de l’électricité.

Les calculs ont montré que produire de l’énergie électrique à bas prix n’était pas incompatible avec réduire les émissions de gaz carbonique, même en tenant compte de l’augmentation prévue des besoins en électricité. Il semble que, dans le scénario le plus pessimiste envisageable avec de l’énergie verte coûtant plus cher que l’énergie noire, l’empreinte carbone de la production électrique devrait tout de même pouvoir être diminuée de 33 % en 2030 par rapport à celle qui fait référence, c'est-à-dire celle de 1990. Dans le cas du scénario le plus optimiste, c’est une réduction de 78 % qui est attendue.

Dans cette dernière hypothèse, et comme la production électrique représente environ 38 % de l’empreinte carbone des États-Unis, c’est une réduction de toute cette empreinte de 31 % en dessous de la valeur de 2005 qui pourrait être atteinte en 2030. Rappelons que lors de la COP 21 les États-Unis se sont engagés à réduire les émissions totales de CO2 de 28 % sous cette même valeur de 2005 d’ici 2025.

À découvrir en vidéo autour de ce sujet :


La concentration de gaz à effet de serre n’a jamais autant augmenté que ces quinze dernières années. Malgré les engagements pris par de nombreux pays, aucune solution concrète ne semble émerger. Le Cnes a rencontré Jean Jouzel, climatologue de renom, afin d’en savoir plus.


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Inversions magnétiques de la Terre : pourquoi une telle régularité ?

Sous l'eau, au niveau des dorsales océaniques, les laves basaltiques s'épanchent en donnant des laves en coussins comme celles sur cette photo. En se refroidissant, elles s'aimantent et gardent la mémoire de la polarité et de l'intensité du champ magnétique terrestre. © University of WashingtonSous l'eau, au niveau des dorsales océaniques, les laves basaltiques s'épanchent en donnant des laves en coussins comme celles sur cette photo. En se refroidissant, elles s'aimantent et gardent la mémoire de la polarité et de l'intensité du champ magnétique terrestre. © University of Washington

Inversions magnétiques de la Terre : pourquoi une telle régularité ? - 2 Photos

lave coussin University of Washington

Les inversions magnétiques ont été découvertes il y a un peu plus de 100 ans. Pendant les années 1960, elles ont révolutionné la géologie grâce à une jeune discipline des géosciences : l’étude du paléomagnétisme. Ces inversions ont été enregistrées dans les basaltes des fonds océaniques grâce aux particules magnétiques s’orientant dans le sens du champ magnétique local des laves en train de se refroidir. Elles ont accrédité la théorie de la dérive des continents – devenue rapidement celle de la tectonique des plaques, qui a également reçue une confirmation avec les expéditions menées dans la dépression de l’Afar par Haroun Tazieff et ses collègues.

En fait, les géophysiciens étudient le champ magnétique de la Terre depuis le XIXe siècle et ils ont même proposé une théorie pour expliquer son origine, celle de la dynamo auto-excitatrice. Elle a d’abord été explorée analytiquement puis numériquement avec la montée en puissance des ordinateurs. Finalement, c’est l’expérience VKS qui a permis de démontrer que l’on comprenait bien dans les grandes lignes les origines des inversions magnétiques. C’est dans le noyau liquide, composé essentiellement de fer et de nickel, que des courants de convection turbulents, influencés par la rotation de la Terre, amplifient de faibles champs magnétiques générant des courants qui, à leur tour, produisent de tels champs.


Entretiens avec Yves Gallet, chercheur IPGP-CNRS, et des membres de l'équipe de recherche sur le paléomagnétisme. © Chaîne IPGP, YouTube

Depuis lors, les paléomagnéticiens continuent de fouiller les archives de la Terre pour mieux comprendre son histoire et les géophysiciens raffinent leurs modèles de la géodynamo et de l’intérieure de la Terre pour mieux comprendre notre planète. Une équipe de chercheurs états-uniens vient ainsi de publier les résultats de leurs travaux sur ces questions dans Earth and Planetary Science Letters. Ils se sont intéressés aux superchrons.

Plusieurs types d’inversions magnétiques sont connus et leur répartition dans le temps apparaît comme plus chaotique que périodique. Ainsi, Il y a 72 millions années (Ma), le champ s'est inversé cinq fois en un million d'années mais, pendant quatre millions d'années, il y a 54 Ma, seulement dix inversions se sont produites. Quant aux superchrons, ce sont des périodes de l’histoire de la Terre lors desquelles le champ magnétique ne s’inverse pas pendant une durée supérieure à 10 millions d’années. Jusqu’à présent, l’existence de deux périodes de ce type faisait consensus et une troisième restait controversée.

Le superchron appelé Cretaceous Normal a duré près de 40 millions d'années, il y a donc de 120 à 83 millions d'années, c'est-à-dire pendant le Crétacé. Le superchron Kiaman (le nom Kiaman dérive du village australien de Kiama, où les premières preuves géologiques de l'existence de ce superchron ont été trouvées en 1925) a quant à lui duré approximativement de la fin du Carbonifère à la fin du Permien, plus précisément d’il y a 312 à 262 millions d'années.

Des superchrons sont représentés sur ce shéma chronologique s'étendant sur les deux derniers milliards d'années. Les deux couleurs grises indiquent des polarités différentes du champ magnétique. Plus les barres sont hautes, plus l'existence du superchron est probable. On voit aussi les étapes supposées de la croissance de la graine (inner core) du noyau (core) de la Terre.
Des superchrons sont représentés sur ce schéma chronologique s'étendant sur les deux derniers milliards d'années. Les deux couleurs grises indiquent des polarités différentes du champ magnétique. Plus les barres sont hautes, plus l'existence du superchron est probable. On voit aussi les étapes supposées de la croissance de la graine (inner core) du noyau (core) de la Terre. © Nasa

Cependant, selon Peter Driscoll, de l’institution Carnegie, et David Evans, de l’université de Yale, il y aurait eu dix superchrons pendant le Protérozoïque, une période s’étendant d’il y a 540 millions d’années à 2,5 milliards d’année. S’ils ont raison, la découverte pose problème car ces superchrons semblent être survenus de façon relativement régulière. Or, selon les géophysiciens, c’est aussi pendant cette période, il y a environ un milliard d’années, que la graine de la Terre, la partie solide du noyau découverte par Inge Lehman, a commencé à cristalliser. Selon les simulations numériques de la géodynamo, la quasi périodicité des superchrons n’est pas crédible puisqu'elle aurait dû être perturbée par le début de la genèse de la graine.

Il semble que l’on soit alors devant une alternative : soit la formation de la graine est en réalité plus ancienne, soit le fonctionnement de la géodynamo est plus stable que ne le laissent supposer les simulations numériques et il n’a été que peu affecté par le début de la cristallisation de la graine. Compte tenu des modèles du refroidissement de la Terre qui prédisent cette cristallisation, il semble que la seconde hypothèse soit la bonne.


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git essentials – 2 – bisect

by Bastien Bonnet

gitCeci est le deuxième article d’une série consacrée aux commandes de Git, le système de gestion de révisions décentralisé. Le sujet de cet article est la commande bisect, qui permet de déterminer rapidement quel commit d’une série a causé une anomalie.

Retrouvez le premier article git essentials – 1 – log

Lorsque l’on remarque qu’une anomalie a été introduite dans une application et que l’on cherche à déterminer quelle partie du code source est en cause, il y deux approches possibles :

  • la traditionnelle : on cherche dans tout le code, possiblement aidé par des outils (de débogage, d’étude de performance, etc.) ;
  • la stratégique : on réduit d’abord le nombre de lignes de codes à étudier à un petit nombre, puis on commence à chercher.

Vous m’avez vu venir, je vais ici vous parler d’un outil facilitant grandement la deuxième approche : la commande git bisect.

Qu’est-ce ?

La commande git bisect permet de déterminer quel commit précis a causé une anomalie au moyen d’une recherche dichotomique. Ne soyez pas effrayés par le terme, Git va s’occuper de tout !

En pratique, il faut donner à Git un minimum d’informations de départ (facultatives, mais permettant de réduire le nombre de commits à étudier et donc de converger plus rapidement vers le commit coupable) :

  • le dernier commit où « ça fonctionnait », c’est-à-dire que l’anomalie n’était pas encore apparue ;
  • un commit où il a été remarqué que ça ne fonctionne plus, c’est-à-dire que l’anomalie que vous cherchez est apparue (souvent le commit actuel, HEAD).

À partir de ces deux bornes, Git disposera alors d’un intervalle de commits parmi lesquels se trouve le coupable. Il va :

  1. commencer par selectionner le commit du milieu de l’intervalle et le checkout ;
  2. Ensuite, avec ce commit dans votre copie de travail, à vous de déterminer si l’anomalie est présente ou pas. Suivant votre réponse, Git saura si le coupable se trouve dans la première ou la seconde partie de l’intervalle, c’est-à-dire avant ou après le commit actuellement étudié.
  3. Puis Git va continuer de la même manière : checkout de la version du milieu de l’intervalle restant, à vous de dire si c’est bon ou pas, puis ainsi de suite.

À chaque réponse de votre part, Git divise par deux (environ) le nombre de commits potentiellement coupables, vous permettant ainsi de converger rapidement vers le résultat.

Nous allons à présent mettre en pratique cette technique au travers d’un exemple.

Cas pratique

Prenons un projet d’exemple, versionné sous Git, dont l’historique est le suivant :

Git-bisect

 

 

 

 

 

 

 

Note : si vous voulez savoir comment obtenir la liste des commits avec cette mise en forme, l’article précédent de cette série vous l’expliquera en détail.

Démarrer la « bisection »

La situation de départ est la suivante : au commit actuel, nous remarquons qu’une anomalie est apparue, mais nous ne savons pas quel commit l’a introduite. Par contre, nous savons que l’anomalie n’était pas présente au commit f5d930f « Create file for some test ». Nous allons donc pouvoir commencer la « bisection » (mélange de bi(naire) et dissection) avec la commande :

git bisect start

Puis, nous indiquons que la révision courante, HEAD, comporte l’anomalie :

git bisect bad

Enfin, nous savons qu’à l’époque du commit f5d930f, l’anomalie n’était pas présente :

git bisect good f5d930f

La sortie de la commande est la suivante :

Git-bisect-2

 

 

Nous observons que Git affiche le nombre approximatif d’étapes interactives qu’il reste pour cibler le commit précis ayant introduit l’anomalie.

Si nous faisons un git status, nous observons :

Git-bisect-3

 

 

 

 

Nous voyons que le commit checkout par Git (« HEAD detached at 7aa200f ») est bien au milieu de l’intervalle de commits que nous lui avons fourni au départ :

Git-bisect-4

 

 

 

 

 

Déterminer si le commit contient l’anomalie

Maintenant que git nous a mis la copie de travail dans l’état du commit 7aa200f - « Add magic feature », nous déterminons manuellement si le commit contient l’anomalie (bad) ou non (good), par exemple via l’exécution de tests automatisés ou bien via un test manuel de l’application. Une fois déterminé si l’anomalie est présente, il faut en informer Git. Pour notre exemple, nous dirons que l’anomalie est présente dans ce commit :

git bisect bad

La sortie de la commande nous informe qu’il reste environ 2 étapes interactives dans le processus :

Git-bisect-5

 

 

Git a maintenant checkout la révision suivante à étudier, située au milieu de l’intervalle restant :

Git-bisect-6

 

 

 

 

 

Recommencer…

Nous renouvelons l’opération précédente : déterminer si le commit est good ou bad :

git bisect good

Ce qui nous informe qu’il reste 1 étape :

Git-bisect-7

 

 

Avec le nouveau commit, nous déterminons qu’il est bad :

git bisect bad

Sortie :

Git-bisect-8

 

 

Et une dernière fois :

git bisect good

Ce qui produit la sortie suivante :

Git-bisect-9

 

 

 

Git a donc déterminé que le commit a36645a - « Make more quality » est celui qui a introduit l’anomalie, en seulement 3 étapes alors qu’il y avait 16 commits à étudier !

Terminer

Si nous faisons un git status à ce moment-là, vous remarquerez que nous nous trouvons toujours en état de bisection :

Git-bisect-10

 

Pour retourner à un état normal, nous terminons la procédure par :

git bisect reset

 

Conclusion

Nous avons vu comment rechercher et cibler rapidement un commit fautif. Il est possible d’accélérer ou de faciliter la recherche de plusieurs manières :

  • En fournissant à git bisect la commande (script) à exécuter à chaque étape pour déterminer automatiquement si le commit est good (code de sortie 0) ou bad (autre code de sortie) :
    git bisect run my_script arguments

    À exécuter après le git bisect start.

  • En donnant toutes les entrées d’un coup :
    git bisect start HEAD f5d930f
  • En donnant un chemin, c’est-à-dire une partie de l’arborescence du projet, sur lequel restreindre la recherche (seuls les commits affectant ce chemin seront évalués). Par exemple si on sait que le problème se trouve forcément dans les sources java du projet (pas les fichiers de configuration ou de tests), nous pouvons donner cette information à git :
    git bisect start -- src/main/java/

À bientôt pour le prochain article de cette série !

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epaperbus

Public transport officials in London are experimenting with bus stop timetable signs using electronic paper. The idea is to blend the benefits of paper and electronic screens.

Most bus stops in the city have printed paper displays for timetables and route information. That brings two main disadvantages. Firstly, the sheer hassle of printing new sheets and replacing all the displays is one of the reasons timetable changes are usually done only a few times a year. Secondly, the paper displays are no help if routes have to be delayed or temporarily suspended.

One answer to this is to communicate directly with customers, whether that be through apps, websites, social media posts or a simple system of customers sending a text message with a code relating to the specific bus stop and getting an automated reply. However, all of these are dependent on the customer having a suitable device and connection.

Some stops already use electronic displays that can be remotely updated, though the power demands involved normally mean these are restricted to crude “dot-matrix” style displays which simply list destinations and expected times for the next few buses. The type of high-resolution display needed to replicate a full printed timetable and route guide would be expensive to install and power.

The idea is that the e-paper display would make it possible to show all the data from a printed document but with the ability to quickly update it over a 3G connection. As with electronic readers, the static display itself doesn’t use power; instead power is only needed to change the content, which would only be once every few minutes even on a page showing the next bus to arrive.

The theory is that the power demand would be so low that a small solar panel and battery would provide enough electricity without the need for a wired power connection as a back-up, even with the unpredictable British skies. Like e-readers, the screens also have the advantage of being readily legible even if bright sunlight should emerge.

Those behind the scheme have also cited the ease with which miscreants can deface or damage printed paper displays as a benefit of the e-paper screens. It doesn’t seem like it would be too hard for a determined vandal to wreck the new screens, so its noticeable that the first four test locations are all in parts of the city which would seem less vulnerable to such actions.

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24 Dec 07:28

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by CommitStrip

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