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17 May 21:03

Pesticides, risques et agences sanitaires

by huet

Choc des textes, hier, entre parlementaires et scientifiques. Sujet ? Les pesticides, et surtout les risques qu’ils peuvent comporter.

D’un côté, dans Le Monde, un appel signé de 257 scientifiques, proclamant : «L’analyse des effets et des impacts des pesticides doit être portée par la recherche publique, en toute indépendance et transparence, au service des citoyens et citoyennes et au nom du bien commun de la préservation de la nature et de ses écosystèmes.» Et donc réclamant des moyens alloués à la recherche publique à cet effet. Parmi les premiers signataires, on relève le nom de Bernard Salles, l’auteur principal d’une étude qui participa à mettre un point final – au plan scientifique – à « l’affaire Séralini », du nom ce biologiste prétendant, à tort, avoir démontré que des rats nourris par des maïs transgéniques modifiés pour tolérer le glyphosate en mourrait rapidement de cancers.

Et de l’autre, dans une salle de travail du Sénat, la remise à la presse par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques d’un rapport qui avait déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis deux jours… pour ce qu’il ne contenait pas. C’est l’affaire Médevielle, le sénateur Pierre Médevielle, l’un des co-rapporteurs, élu de Haute Garonne coupable non seulement d’avoir parlé du contenu du rapport avant sa transmission à la presse, mais surtout d’avoir, sciemment ou par insigne maladresse, exposé une opinion personnelle pour le moins tranchée (il n’y a aucun problème de santé publique avec le glyphosate  affirmait-il en substance) comme si elle sortait du rapport.

Équilibre et précision

Le rapport de l’OPECST, lui, mérite d’être lu avec attention. Son équilibre et sa précision tranchent avec les discours militants et politiques la plupart du temps voués à la caricature. Mais aussi avec nombre de traitements médiatiques où le pitch et la formule choc interdisent le transfert des connaissances et la réflexion.

Il faut saluer en particulier la volonté des rapporteurs de dépasser les formules simplistes. D’écrire qu’il peut exister des «pans entiers d’ignorance, ou du moins de connaissances limitées, notamment dans le champ écotoxicologique».  D’admettre sans équivoque qu’il y a «une dimension économique sous-jacente aux référentiels d’évaluation : l’objectif de faciliter la libre circulation des produits…». De noter que les acteurs économiques ont tendance à «réagir avec retard aux alertes précoces» par peur des coûts, de la concurrence et vont chercher à s’appuyer sur des éléments de controverse pour retarder des décisions contraires à leurs intérêts financiers. De poser la question du poids trop important des industriels dans le processus d’évaluation des risques. De mentionner les actions des industriels visant à manipuler les agences et experts (auteurs fantômes de Monsanto…).

Un rapport éclaire mais ne décide pas

Sans le prendre pour ce qu’il n’est pas : les rapports de l’Office, surtout lorsqu’ils sont adoptés à l’unanimité par des élus de tous bords politiques, ne doivent pas être pris pour l’annonce d’une décision parlementaire ou gouvernementale. Mais ils peuvent «éclairer» élus et gouvernants, comme le souligne Cédric Villani, vice-président de l’Office, en mobilisant connaissances et scientifiques. Mais ils ne décident pas.

Deux éléments du résumé du rapport confirment ce statut.  On y lit que la recherche publique doit être correctement financée de manière à disposer «d’un vivier d’experts dépourvus de conflits d’intérêts dans un contexte de renforcement des exigences d’indépendance» (des Agences d’expertises). Un aspect manifestement du à la présence du sénateur communiste Pierre Ouzoulias parmi les co-rapporteurs, vu son insistance sur le sujet. Et en contradiction avec les politiques conduites par les gouvernements de N. Sarkozy, F. Hollande et E. Macron, soutenues par tous les autres co-rapporteurs, ces dernières années qui ont aboutit à la diminution des effectifs du CNRS. On y lit la recommandation n°7: «mettre à la disposition du public l’intégralité des données figurant dans les dossiers soumis aux agences d’évaluation, afin de permettre une contre-expertise citoyenne.» Sauf que Gérard Longuet, le Président de l’OPECST, interrogé sur le point, ressort immédiatement la propriété industrielle comme facteur clé de l’innovation… et l’on se demande donc quel est le gouvernement et la Commission Européenne qui décideront que, dès lors que la santé publique est en jeu, aucun secret industriel et commercial ne doit pouvoir être opposé à la communication à la société des informations pertinentes.

Société du risque

Les 203 pages du rapport constituent toutefois un intéressant exposé des causes, conséquences et déroulement des « crises » (politiques, médiatiques, sociétales) liées à la question ainsi posée : «évalue-t-on correctement les effets attendus de produits ou de techniques potentiellement dangereuses ?». Le second paragraphe du rapport en précise le sujet. «Cette entrée dans la société du risque pose immanquablement la question de l’expertise disponible, de sa structuration et des moyens que l’on y consacre. Les vingts dernières années ont été marquées en France et au sein de l’Union Européenne par une institutionnalisation de l’expertise des risques autour d’agences spécialisées,(en gras dans le texte) combinant l’application de méthodes de plus en plus sophistiquées et la standardisation des techniques et des référentiels.»

Or, soulignent les auteurs, les citoyens peuvent avoir le «sentiment que les évaluations sont biaisées et tendent à sous-estimer les risques encourus pour la santé humaine ou l’environnement». L’affaire des herbicides au glyphosate est alors nommée comme exemple majeur de cette crise, marquée par l’apparente divergence entre agences. Le CIRC, Centre international de recherche sur le cancer ayant classé le glyphosate comme cancérogène probable pour l’homme tandis que les agences d’évaluation européennes et françaises (EFSA, ECHA et ANSES) le classait « improbable ». Pour comprendre la portée de cette divergence, il faut évidemment savoir que la législation de l’U-E prévoit qu’une substance « probablement cancérogène » ne peut être autorisée comme herbicide agricole.

Pédagogie et piège

Les rapporteurs se livrent à plusieurs exercices bienvenus de pédagogie sur des notions décisives (comme la distinction entre risque et danger sans laquelle aucune réglementation n’est efficace ou compréhensible), et reviennent sur des points clés – amiante, chlordécone aux Antilles, règlement européen REACH, principe de précaution, différence entre science réglementaire et recherche… Sans éviter quelques pièges. Ainsi, dans l’affaire de l’amiante, le rapport juxtapose une expertise collective de l’INSERM et «une instance d’expertise trop liée au lobby industriel», le fameux Comité permanent amiante. Or, ce dernier n’avait justement aucun statut officiel, son statut réel étant celui d’une officine de propagande entièrement financée et contrôlée par les industriels de l’amiante. Le crime de certains hauts-fonctionnaires de la santé publique qui y ont participé étant justement… d’y avoir participé sans aucun mandat de l’autorité publique, du moins si l’on en croit Martine Aubry. Cette confusion est préjudiciable à la compréhension par les citoyens de ce qu’une « expertise » est nécessairement réalisée par un groupe (ou une agence) mandaté par une autorité publique, excluant toute auto-proclamation.

Les 14 pages du rapport consacrés à l’affaire du glyphosate, contrairement aux propos pour le moins maladroits du sénateur Médevielle, ne s’insèrent pas dans une controverse scientifique mais éclairent assez bien les fonctionnements et objectifs différents des trois agences, à la racine de leurs conclusions elles aussi différentes.

Les 13 recommandations du rapport sont toutes… bonnes. En particulier celles qui proposent de renforcer les moyens et l’indépendance des Agences d’expertise. La première vise à mettre en place «un fonds de recherche inter-agences» afin de leur permettre de financer des recherches propres. Mais, les crédits de la recherche publique n’étant pas en extension, cela semble viser une redevance à prélever sur les produits vendus par les entreprises puis affectée aux agences. Quant aux deux dernières, qui visent à «mieux structurer le débat public sur les risques, en amont des prises de décision» et à mieux «expliquer et clarifier les résultats des évaluations des risques»… elles s’adressent en réalité aux deux acteurs principaux des débats publics : les responsables publics (élus, militants, chefs de partis) et la presse. On comprend, dès lors, que les rapporteurs soient restés d’un laconisme spartiate et d’une prudence de Sioux sur le sujet.

Sylvestre Huet

Lire sur le blog l’article Le rêve de Diderot à l’époque du Big Data sur les relations entre savoirs, citoyens, expertise et prise de décision politique en démocratie.

16 May 21:26

Climat : avril 2019 quasi record de chaud

by huet

Après le trio 2015, 2016, 2017 qui a poussé la fièvre planétaire à des sommets, l’année 2019 va t-elle de nouveau sonner le tocsin climatique ? C’est ce que laisse penser le mois d’avril, dont les températures viennent d’être révélées par l’équipe NASA/Université de Columbia de New York. Avec un écart de +1°C sur la moyenne climatologique 1951/1980, c’est en effet le deuxième mois d’avril le plus chaud de l’ère thermométrique, remontant à 1880.

Écart des températures du mois d’avril 2019 à la moyenne climatologique mesurée sur 1951/1980. Source GISS NASA

Après la très forte montée des températures en 2015, 2016 et 2017, boostées par un très fort phénomène El Niño dans le Pacifique tropical, l’année 2018 avait marqué une pause, la température annuelle redescendant pile poil sur la ligne du réchauffement tendanciel observé depuis un demi-siècle. Comme le montre le graphique ci-dessous (attention, la référence climatologique est en base 1880 1920 ce qui accentue l’écart avec la référence 1951 1980) :

 On aurait pu s’attendre à ce que 2019 poursuive cette descente et passe sous la ligne tendancielle, comme souvent après un très fort El Niño. Une situation observée en 2000 et 2001 par exemple ou en 1993 et 1994.

Mais les premiers mois de 2019 indiquent une toute autre direction, en liaison avec un comportement du Pacifique tropical qui fait s’interroger les océanographes sur l’évolution du phénomène El Niño. Les quatre premiers mois de l’année placent en effet 2019 sur une trajectoire très chaude susceptible de lui faire repasser nettement la ligne tendancielle (le petit écart entre 1°C et 0,99°C avec la première figure de la note n’est pas significatif) :

Si avril 2019 se place ainsi au deuxième rang du podium, c’est en effet en partie en raison de températures élevées dans le Pacifique tropical notent les climatologues du Goddard institute for space studies (graphique ci-dessus, les températures de la surface de l’eau dans une zone du Pacifique tropical, les phases Niño en orange, les Niña en bleu). Ce retour bien plus rapide que d’habitude de la phase Niño de l’oscillation du Pacifique tropical interroge les océanographes.

S’agit-il d’une réaction du phénomène au réchauffement tendanciel, ou une composante d’une oscillation qui s’étend sur plusieurs décennies visible sur le graphique ci-contre (les oscillations Niño/Niña depuis 1900, publié dans Science en juin 2000 par A. Fedorov et G. Philander) ?

La lente montée de la température moyenne du Pacifique tropical depuis 1960, conséquence logique du réchauffement séculaire provoqué par nos émissions massives de gaz à effet de serre, est-elle en train de modifier le régime de l’oscillation qui règne depuis des siècles, voire des millénaires, sur l’océan ? Y a t-il une relation avec la tendance récente des Niño à favoriser leur mode « modoki » où l’intensité de l’oscillation est maximale au centre de l’océan plutôt qu’au large des côtes du Pérou ? Il faudra longtemps avant d’obtenir la réponse à cette question.  Mais, dès 2015, l’océanographe Eric Guilyardi avertissait, sur la base d’une étude publiée dans Nature climate change (1) : «les simulations numériques nous disent que dans un climat réchauffé de 4°C à 5°C, ce qui arrivera si l’on poursuit les émissions de gaz à effet de serre au rythme actuel, la fréquence des Niños extrêmes, les plus dangereux, pourrait doubler, passant de 3 à 6 par siècle.»

Sylvestre Huet

(1) Wenju Cai, et al. NCC, 19 janvier 2014.

Lire sur le blog : comment le journaliste américain Nathaniel Rich ré-écrit l’histoire du climat avec une double thèse ahurissante : « on savait tout en 1979 » et « George Bush a manqué d’un cheveu de sauver le climat en 1989 ».

 

16 May 18:26

Nos déchets plastiques ne pourront plus inonder l’Asie du Sud-Est, selon la convention de Bâle (si elle est respectée)

by Aude Vidal
La conférence de Genève du 1à mai interdit désormais aux pays occidentaux d'exporter leurs déchets plastiques hors de l'OCDE, et en particulier en Asie du Sud-Est, devenu une décharge mondiale depuis le refus de la Chine en 2018. Une décision historique, mais sera-t-elle respectée ?
12 May 06:18

Les grandes manœuvres

by cborne
Il y a quelques bricoles dans l’actualité informatique qui méritent d’être commentées. Hardware.mondial La diminution de 50 % des ventes des disques durs en 2019, à elle seule permet d’expliquer l’informatique de 2019. On pourrait dire que s’il se vend moins de disque dur c’est au profit des SSD, certainement, néanmoins il faut préciser que…
11 May 17:37

Le Fédiverse pour les Nuls

by dada


Le Fédiverse ?

Fédiverse est un mot-valise issu de l'association de deux idées : fédération et univers. On imagine donc que Le Fédiverse est une fédération regroupant un certain nombre de services. Vous trouvez cette histoire de fédération un peu vague ? Pourtant, vous en connaissez, des grandes fédérations : les États-Unis, la Suisse ou encore l'Inde. Ces pays sont composés de plus petites structures, que ce soit des États pour les USA et l'Inde ou des Cantons pour la Suisse. À l'intérieur de l'État fédéral, ces petites structures se mettent d'accord pour vivre ensemble malgré leurs différences et particularismes.

Comment ?

Si nous filons cette histoire de Fédération, il faut trouver qui est l'État fédéral et quelles en sont les petites structures qui le composent, non ? Allons-y !

L'État fédéral

Pas d'État fédéral chez nous, juste une histoire de langue commune : l'ActivityPub. Ce nom étrange désigne le moyen de communication commun utilisé par les petites structures du Fédiverse. Les amerloques parlent anglais, les membres du Fédiverse parlent ActivityPub. Les membres de la fédération se parlent en utilisant ce truc que les techniciens n'appellent pas langue mais API.

Les petites structures

Le Fédiverse est composé d'une multitude de serveurs. Ces serveurs sont des ordinateurs dédiés à une simple tâche : faire tourner un logiciel parlant l'ActivityPub. Ces logiciels peuvent être Mastodon, Pixelfed, Peertube ou encore Prismo. Ce faisant, ils deviennent ce qu'on appelle des instances. L'appellation instance recouvre ces histoires de serveur et de logiciel.

Une instance ?

Ces instances sont les petits bouts de l'État fédéral. Elles sont indépendantes tout en étant d'accord pour fonctionner sur les principes communs qu'établit ActivityPub.

Une instance est principalement composée de 3 choses :
  • un nom
  • un logiciel du Fédiverse
  • une équipe de modération
Dans le cas de mon instance Mastodon, elle s'appelle diaspodon.fr, elle fait tourner Mastodon et nous sommes deux à la gérer :
Cela suffit à en faire un bout du Fédiverse. En vous créant un compte à travers diaspodon.fr, vous entrez dans le monde merveilleux du Fédiverse.

Le fonctionnement

Pour comprendre le fonctionnement du Fédiverse, il faut pouvoir le comparer à quelque chose. On va s'amuser à comparer la vie d'un message sur les vieux réseaux (Facebook, Twitter, Instagram, etc) et dans le Fédiverse.

Un message

Chez les anciens, voici en gros, ce qui se passe quand vous publiez un message :
  1. Vous publiez un message
  2. Il est analysé
  3. Sa pertinence est évaluée
  4. Il sera affiché en fonction de sa pertinence
Dans cet ancien monde, un message n'est jamais affiché sous le nez de la totalité des utilisateurs. Il passera systématiquement par les fourches caudines d'un algorithme avant de débarquer quelque part. Certains le verront dans leur timeline, d'autres non.

Un message envoyé dans le Fédiverse n'est pas soumis à l'étape pertinence. Un message publié est un message publié pour l'intégralité des utilisateurs connus de votre instance. À condition d'avoir décidé de le partager publiquement. Si c'est privé, c'est privé.

La découverte

Les utilisateurs connus, vous dites ? Oui. Le Fédiverse étant un réseau décentralisé et en constante croissance, il vous est techniquement difficile de toucher tout le monde. Vous allez arroser large, rassurez-vous. Point de pertinence, certes, mais pas d'interaction systématique entre tous les utilisateurs. Je m'explique :
  • Une instance connaît naturellement tous ses utilisateurs
  • Un utilisateur connaît tous les utilisateurs de son instance
Pour interagir avec les membres d'une autre instance, il faut fatalement les connaître.

Une façon simple de comprendre cette notion est d'imaginer le Fédiverse comme un monde à explorer dans lequel chaque utilisateur peut découvrir un bout du globe et ainsi le partager à ses amis. Plus les gens échangent entre eux, plus la carte est précise. Du bouche à oreille, en gros.
Pour les joueurs de RTS en multi, on peut expliquer ça comme une sorte de brouillard de guerre qui disparaît au fur et à mesure que les copains avancent leurs unités.

Local, global.

Par exemple, dans Mastodon, cette histoire est illustrée par 2 notions :
  • le fil public local qui regroupe les messages des utilisateurs de votre instance.
  • la fil public global qui regroupe les messages des comptes découverts par les utilisateurs de votre instance.
Ça peut paraître compliqué à cerner mais ces notions n'ont d'intérêt que si vous décidez de créer votre propre instance. En en rejoignant une existante, vous n'aurez pas grand chose à faire. Au pire, vous vous laissez porter par son activité, au mieux, vous enfilez le chapeau d'Indiana Jones et tentez de découvrir les rares comptes qui vous échappent.

Mes comptes dans le Fédiverse

Une erreur à ne pas commettre serait de croire que tous les services du Fédiverse sont accessibles depuis un seul et unique compte.
Si vous voulez vous servir de Mastodon, il vous faudra un compte Mastodon, si vous voulez publier des photos dans Pixelfed, il vous faudra un compte Pixelfed, etc.
Par contre, les interactions ne demandent pas d'avoir un compte dans chacun des services. Voyez par vous-même en allant lire les commentaires de cette vidéo postée dans une instance Peertube : les commentaires proviennent de plusieurs endroits différents (Mastodon, Peertube, etc).

C'est là qu'on découvre le plaisir d'être dans ce monde merveilleux : imaginez une seconde pouvoir commenter une vidéo Youtube depuis votre compte Facebook ou Twitter ? Chez eux, c'est mort, chez nous, c'est naturel.

Les poids lourds ?

Maintenant que vous voyez un peu à quoi correspond le Fédiverse, parlons rapidement des poids lourds. Je vais vous faire ma liste des services qui m'intéressent. Il y en a plein d'autre mais comme je ne m'en sers pas, je ne vais pas en parler.

Mastodon

Masto, c'est le patron du Fédiverse. Vous en avez sans doute entendu parler puisqu'il revient régulièrement dans la bouche des journalistes qui commentent l'actualité calamiteuse autour de Facebook ou de Twitter. C'est une alternative à Twitter fiable, efficace et qui fait du bien à votre vie privée.

Pixelfed

Lui, c'est encore un petit jeune. Même s'il a fêté sa première bougie récemment, c'est une belle alternative à FacebookInstagram. Tout n'est pas encore parfait, mais comme j'en suis fan, je vous en parle.

Peertube

Le patron francophone du Fédiverse. C'est une superbe alternative à Youtube, de temps en temps utilisé par des youtubeurs quand une vidéo est éjectée de Youtube, mais pas seulement. Mention spéciale pour les instances de Datagueule, de Thinkerview ou encore Skeptikon.

Les limites

Le Fédiverse est un monde merveilleux dans lequel beaucoup de choses sont permises, mais pas toutes. Mastodon est actuellement le cœur de ce monde. De fait, beaucoup de services s'articulent autour de lui. Ils restent indépendants, il ne faut pas en douter, mais seul Mastodon permet actuellement d'interagir avec tout ce beau monde.

Ci-dessous, un même message Pixelfed vu chez Mastodon et chez Pixelfed.
    

Dans ce cas, l'image provenant de Pixelfed arrive bien dans Mastodon. L'inverse n'est pas vrai : une image postée dans Mastodon n'arrivera pas dans Pixelfed. De même que vous ne pourrez pas commenter un message provenant de Mastodon avec votre compte Prismo.

Comment y entrer ?

Bref. Ces petites exceptions sont assez nombreuses. Votre participation au Fédiverse sera conditionnée par l'activité que vous allez y avoir. Partagez des photos ? Mastodon ou Pixelfed ! Publiez des vidéos ? Peertube ! Prenez bien le temps de réfléchir à ce que vous voulez y faire.

Prenez aussi le temps de réfléchir à la situation de l'instance que vous allez choisir : la bonne idée est de choisir des instances gérées par des associations connues ou par des personnes qui sont actives dans le milieu.
Rien ne serait plus frustrant que d'arriver quelque par pour voir le serveur et son compte disparaître sans raison quelque semaine plus tard.

Je m'arrête là. Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur la nature fédérée du Fédiverse mais ce billet deviendrait trop long. Je ne peux que vous encourager à venir partager des infos, des photos ou encore des idées dans le Fédiverse. On n'a plus le temps de tout lire, mais on en veut encore.

Des bisous


11 May 09:12

Inspiration photo : Houlgate met en avant les femmes photographes

by Renaud Labracherie
Les chiffres le prouvent : les femmes photographes existent, mais ne sont pas vues. Du moins pas à la hauteur de leur représentation dans le milieu de la photographie, qu'elle soit de mode, de sport, de reportage ou sociale. C'est pour “corriger” cette injustice que l'ancienne cheffe du service photo du magazine l'Obs, Béatrice Tupin, met sur pied le festival...
11 May 06:08

Microsoft: The open source company

by Peter Bright
Microsoft: The open source company

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The news from Microsoft's Build developer conference that surprised me most was that Microsoft will ship a genuine Linux kernel—GPLed, with all patches published—with Windows. That announcement was made with the announcement of Windows Terminal, a new front-end for command-line programs on Windows that will, among other things, support tabs.

Microsoft's increased involvement with open source software isn't new, as projects such as Visual Studio Code and the .NET runtime have operated as open source, community-driven projects. But this week's announcements felt a bit different.

The Linux kernel will be powering Microsoft's second generation Windows Subsystem for Linux (WSL). The first generation WSL contains a partial re-implementation of the Linux kernel API that uses the Windows NT kernel to perform its functionality. In choosing this approach, Microsoft avoided using any actual Linux code, and hence the company avoided the GPL license with its "viral" stipulations that would have arguably forced Microsoft to open source WSL and perhaps even parts of Windows itself.

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10 May 21:34

The world needs to get serious about managing sand, U.N. report says

Didier “Ice” Iceman

On pense à l'eau, plus rarement au sable

With sand demand rising, extraction posing growing environmental threats
09 May 03:13

Le Cachemire, à feu et à blanc

Didier “Ice” Iceman

Pour y penser

De cette région de tensions entre l’Inde et le Pakistan, exacerbées par les élections, on ne montre souvent que des images de guerre. Le photographe Sohrab Hura répond par une poésie du réel. Des lignes de fracture comme dissimulées sous un manteau de neige.
07 May 06:43

Windows 10 will soon ship with a full, open source, GPLed Linux kernel

by Peter Bright
Didier “Ice” Iceman

une transformation de fond à venir

Windows 10 will soon ship with a full, open source, GPLed Linux kernel

Enlarge (credit: Microsoft)

Earlier today, we wrote that Microsoft was going to add some big new features to the Windows Subsystem for Linux, including native support for Docker containers. It turns out that that ain't the half of it.

The current Windows Subsystem for Linux uses a Microsoft-authored kernel component that provided the same kernel API as the Linux kernel but written from scratch by Microsoft. Essentially, it translated from Linux APIs to Windows NT kernel APIs. That worked pretty well, but the current subsystem had a few shortcomings: there was no ability to use Linux drivers, in particular file system drivers. Its file system performance, layered on top of Windows' own NTFS, was often 20 times slower than a real Linux kernel. It was also a relatively old version of the kernel; it offered approximately the set of APIs that Linux 4.4 did, and that was released in 2016. Some APIs aren't implemented at all, and others are only partially implemented to meet the needs of specific applications.

All is changing with Windows Subsystem for Linux 2. Instead of emulating the Linux kernel APIs on the NT kernel, WSL 2 is going to run a full Linux kernel in a lightweight virtual machine. This kernel will be trimmed down and tailored to this particular use case, with stripped-down hardware support (since it will defer to the host Windows OS for that) and faster booting.

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06 May 20:40

Electricité et CO2 : le tableau européen

by huet

Le graphique ressemble à un tableau abstrait. Des patatoïdes colorés, dispersés sur la page blanche. Mais avec deux axes qui vous parlent de MWheures et d’émissions de CO2. Un tableau concocté par un twitto malin, à partir des chiffres de production d’électricité de dix pays européens et de leur contenu en CO2, le gaz à effet de serre au cœur du problème climatique. Le côté esthétique du tableau ne permet pas d’imaginer le mettre au Musée – quoique, aurait dit Devos… – mais sa charge didactique est remarquable. A condition de passer par quelques explications. Voici le tableau :

Chaque tache de couleur représente les émissions de CO2 d’un pays (axe vertical en grammes équivalentCO2/kWheure) et la quantité d’électricité produite (axe horizontal, en MegaWattheures). Chaque point correspond à une heure de production et d’émission. L’étalement horizontal mesure la variation de la production au cours de l’année 2018. L’étalement vertical mesure la variation de l’intensité carbone de cette production.Les cercles noirs indiquent la moyenne annuelle de chaque pays. Plus la tache est haute, plus le système émet de CO2 par kWh produit, plus elle est proche de l’axe horizontal et plus elle est climato-compatible.  BE Belgique, DE Allemagne, ES Espagne, FR France, GB Grande Bretagne, IT Italie, NO Norvège, PL Pologne, PT Portugal, SE Suède. Note : les productions d’électricité sont bien connues; les émissions par sources le sont moins. L’auteur du graphique a utilisé la valeur médiane des analyses en cycle de vie complet des différentes technologies que publie le GIEC (p 1335 de l’annexe III du rapport du Groupe-3). Cette médiane masque des disparités.

Bigrement informatif

Ce joli tableau est bigrement informatif des performances actuelles, du point de vue climatique, de ces différents pays en présentant une vision synthétique curieusement obtenue par des données extrêmement précises et nombreuses qui pourraient aboutir à la confusion. Or, c’est à l’inverse une image assez simple qui en ressort.

La taille des pays et donc leur volume de production d’électricité apparaît sur l’axe horizontal, ce qui provoque la dispersions des taches et rend donc lisible l’image globale malgré quelques superpositions. Cela permet de se concentrer sur les performances climatiques de chaque système électrique, sa moyenne et son évolution au cours d’une année entière.

Norvège rose, Pologne grise

Prenons l’exemple de la Norvège, en rose. Son nuage de points est tout en bas à gauche, en partie masqué par celui de la Suède (en bleu ciel). Sa position à gauche indique que sa production est modeste en volume, comparée à celle de la France (rouge) ou de l’Allemagne (orange). Pourtant, la Norvège est de très loin la championne du monde de la consommation d’électricité (environ 23 000 kWh par habitant, trois fois celle des Français). Mais voilà : nos amis Norvégiens obtiennent la presque totalité de leur jus de l’écoulement de l’eau sur leurs turbines. Du liquide plus de la gravité… et l’affaire est jouée. L’électricité norvégienne est donc climato-compatible quelque soit l’heure, le jour ou le mois de l’année comme nous l’indique la très faible étendue verticale de son nuage de points.

Tournons nous maintenant vers la tache grise, en haut du graphique. Plutôt concentrée au plan horizontal, elle indique une assez faible variation de la production au cours du temps. Son intensité maximale se situe, sur l’axe vertical, entre 650 geqCO2/kWh et près de 800 geqCO2/kWh. Un connaisseur a déjà deviné qu’il y a du charbon derrière des émissions aussi élevées. Bingo, il s’agit de la Pologne dont les centrales à charbon crachent le gaz à effet de serre à fond les ballons… et des particules fines accusées de mettre fin prématurément à des dizaines de milliers de vies, chaque année. Si la Pologne a déjà installé des milliers d’éoliennes terrestres, en nombre plus grand que le Danemark, cela ne lui permet de diminuer l’intensité carbone de son système électrique que peu de jours par an, ce qu’indiquent les points gris qui descendent péniblement vers les 500geqCO2/kWh. Pour améliorer la situation, les Polonais envisagent d’avoir plus de renouvelables, moins de charbon, plus de gaz et un programme électro-nucléaire.

Portugal variable, Allemagne itou

La tache verte à gauche, très étendue sur l’axe vertical, nous parle du Portugal. Elle nous dit que les équipements hydrauliques (notamment en stockage par stations de pompage), éoliens et solaires du pays lui permettent parfois de diminuer très fortement ses émissions, affichant certains jours des performances  quasi-norvégiennes. Mais elle nous dit aussi que, lorsque le vent, le soleil ou l’eau font défaut, les centrales à charbon et à gaz du pays font monter son intensité carbone à des valeurs… polonaises. La décarbonation du système électrique portugais passe donc par des solutions permettant de se passer de ces centrales aujourd’hui encore indispensables à son équilibre entre production et consommation.

L’Allemagne, c’est la grosse tache orange, dont la position très  droite du graphique est en conformité avec le poids démographique du pays. Son étalement horizontal indique une forte variation des productions. Sa forte épaisseur montre des performances climatiques elles aussi très variables, allant de moins de 200 geqCO2/kWh à plus de 600 geqCO2/kWh. Avec une moyenne vers 420. Cette dispersion des résultats est conforme à une présentation différente de la production d’électricité pour l’année 2018 avec le graphique ci-dessous (tiré du site connaissance des énergies).

Ajout le 8 mai : suite à des remarques dans les commentaires sur ce graphique produit par le Fraunhofer Institute (les chiffres sont incomplets car il manque l’autoproduction des industriels en particulier), je le complète par cet autre graphique qui semble plus complet (ci-contre). Il provient du rapport pour l´année 2018 de l´AG Energiebilanzen (AGEB 2019a) la production brute d’électricité allemande est donc de 646,8 TWh pour 2018 (les chiffres entre parenthèses sont ceux de 2017). Le graphique vient d’ici. Fin de l’ajout.

Ce graphique – comme cet autre ci-contre de la production allemande le le 26 avril 2019 à 18h – montre également que la disparition de la production nucléaire d’ici la fin de 2022 risque de provoquer une augmentation des émissions de CO2 par la perte de 13% de l’électricité décarbonée qu’elle fournit. Ce graphique alerte aussi sur un point crucial : l’économie du système. Car les deux sources intermittentes, vent et soleil, ne fournissent encore que 29% du total annuel. Or, lorsqu’elles fonctionnent à plein et que la consommation est basse (ce fut le cas le week-end de Pâques) elles peuvent entraîner une chute de son prix sur le marché spot européen… en dessous de zéro. Une chute artificielle, bien sûr, puisque les subventions massives n’entrent pas dans le calcul des coûts, mais qui n’en déstabilise pas moins l’économie du système électrique. Comme indiqué ici par l’économiste de l’énergie Dominique Finon, tant que ce problème économique ne sera pas affronté et résolu l’espoir de construire des systèmes électriques essentiellement basés sur ces deux sources sera en difficulté.

La France climato-compatible

La tache rouge, très étalée horizontalement mais compacte dans le plan vertical, à droite et en bas du tableau, c’est la France. La forte variation de sa production témoigne de l’effet du chauffage électrique des bâtiments (la deuxième source de chaleur après le gaz) durant l’hiver. En revanche, sa très faible épaisseur montre, comme pour la Suède ou la Norvège, que son système électrique demeure climato-compatible tous les jours et chaque heure de l’année.

Cette performance est certes due à son parc de production mais surtout à la productivité du nucléaire.

En effet si les 58 réacteurs nucléaires ne représentent que moins de 50% de la puissance installée, montre le graphique ci-contre au dessus, ils produisent entre 70 et 75% du jus suivant les années. Voici le dernier résultat mensuel connu, pour le mois de mars 2019, tiré des chiffres publié la semaine dernière par RTE. Ce bilan fait état d’une excellente performance climatique du système électrique français en mars. S’il provient pour l’essentiel du nucléaire, les énergies renouvelables s’en sortent bien car la baisse importante de la production hydraulique, due à la faiblesse des pluies depuis plusieurs mois, a été compensée en grande partie par une forte production éolienne durant la première moitié du mois. Mais, alors même que ce mois de mars fut très bon en production éolienne, la courbe de cette dernière explique pourquoi il n’est pas possible d’en faire le socle de la production d’électricité :

Les à-coups de la production éolienne, passant en quelques heures de plus de 10 000 MW à moins de 3000 exigent bien sûr des moyens de production puissants et pilotables pour compenser les chutes de faibles durées. Mais le manque de vent durant plusieurs jours de suite, du 19 au 25 mars par exemple, débouche sur des productions éoliennes très faibles d’environ 1500 MW durant cette période. Cela suppose que ces moyens de production compensatoires soient de surcroît capables de fournir d’importantes quantités d’électricité durant des durées aussi longues. Et la météo peut allonger le manque de vent sur deux ou trois semaines fréquemment. En Allemagne, la part des énergies renouvelables peut ainsi atteindre 75% de la production (le 8 décembre 2018) mais également ne pas dépasser les 15% (le 11 janvier 2018). C’est ce problème qui explique pourquoi l’Allemagne a conservé de très importants moyens de production au charbon et au gaz, montant son parc total à plus de 200 GW, alors que le parc français n’est que de 132 GW. Cette surcapacité explique en partie les prix élevés de l’électricité allemande (voir graphique ci-dessous) et l’importance des exportations allemandes, y compris à prix négatifs lorsque l’électricité devient excédentaire.

Sylvestre Huet

Note : Le graphique proposé  par Thomas Auriel provient d’un article de recherche sur le sujet : Real-Time Carbon Accounting Method for the European Electricity Markets, accessible en préprint ici, qui vise à mesurer les émissions de CO2 des systèmes électriques européens avec un pas de temps horaire et capable de tenir compte des imports/exports à travers les frontières pour distinguer l’intensité de la production de celle de la consommation de chaque pays. Les calculs sont faits pour l’année 2017 dans l’article et donc pour le graphique ci-dessus qui en est tiré, lui aussi très informatif, mais moins que le joli tableau car la moyenne des émissions annuelles (axe vertical) ne permet pas de visualiser la dispersion des résultats dans le temps. Ce graphique nous dit que la part des énergies non fossiles détermine le degré de décarbonation du système électrique (on s’en doutait…), il nous signale aussi que des petits pays peuvent afficher des performances assez différentes en production et en consommation lorsque les flux imports/exports sont massifs, comme le montre le cas du Danemark.

05 May 09:39

Citroën : fin de production pour le C4 SpaceTourer

Didier “Ice” Iceman

sombre connerie des gens !

La version courte du monospace compact va disparaître de la gamme Citroën, victime de l'arrivée du C5 Aircross. Le Grand C4 SpaceTourer poursuivra sa carrière.
03 May 16:36

CC Search – Pour chercher des images sous licence Creative Commons

by Korben
Didier “Ice” Iceman

Toujours intéressant a savoir

Dans le monde merveilleux des licences d’utilisation, il en existe une que j’affectionne tout particulièrement : La Creative Commons.

Cette licence modulable permet aux créateurs de proposer du contenu libre et réutilisable sous certaines conditions selon ce qu’ils choisissent :

Ainsi, l’attribution est respectée, et si vous le désirez, vous pouvez aussi empêcher une utilisation commerciale de votre œuvre, imposer un partage dans les mêmes conditions, et préciser que vous ne souhaitez pas de modification de votre création. Tout est combinable, alors à vous de voir.

Jusqu’à présent, quand je cherchais des images sous licence CC, je me rendais sur Qwant ou Google Image et je filtrais les résultats pour n’avoir que des images sous licence libre / CC.

Filtres Qwant

Mais je viens de tester la nouvelle version du moteur de recherche de la fondation Creative Commons et je le trouve vraiment pas mal foutu.

Disponible à l’adresse search.creativecommons.org, ce meta-moteur de recherche vous renverra toutes les images relatives à vos mots clés en provenance des sites suivants :

  • Animal Diversity Web
  • Bēhance
  • Brooklyn Museum
  • Culturally Authentic Pictorial Lexicon
  • Cleveland Museum of Art
  • DeviantArt
  • Digitalt Museum
  • Flickr
  • Flora-On
  • Geograph Britain and Ireland
  • Metropolitan Museum of Art
  • Museums Victoria
  • Rawpixel
  • Rijksmuseum
  • Science Museum – UK
  • SVG Silh
  • Thingiverse
  • Thorvaldsens Museum
  • World Register of Marine Species

Comme vous pourrez le voir, il y a un gros potentiel de photos « amateurs » (pas au sens porno du terme, je vous rassure), mais parmi les résultats, il y a quand même quelques petites intéressantes que vous pourrez réutiliser dans vos projets.

Pour ma part, quand j’ai besoin d’images, je me balade aussi sur Unsplash et Pexels qui proposent de magnifiques photos libres de droits, et quand je veux un truc un peu plus « stock » (au sens Getty / Shutterstock / Fotolia du terme) j’ai aussi pris un abonnement à Elements d’Envato, qui offre énormément de ressources aussi comme des fichiers vectoriels, des vidéos, des templates WordPress…etc.

C’est top !

Bref, à bookmarker d’urgence !


Créer facilement un ebook et partager vos créations


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02 May 17:35

"Airbus de la batterie" : France et Allemagne annoncent le début du projet européen

Les ministres français et allemand sont enfin parvenus à un premier accord à l'échelle européenne sur l'Airbus de la batterie. Un consortium presque obligatoire pour ne pas se faire manger tout cru par le
02 May 04:17

Plus de 350 journalistes dénoncent une « volonté délibérée de nous empêcher de travailler » de la part des forces de l’ordre

Didier “Ice” Iceman

les dictatures commencent comme ça

Depuis le début du mouvement social des « gilets jaunes », les journalistes dénoncent ainsi des « violences physiques ou verbales » à leur encontre de la part des policiers.
30 Apr 17:09

Roborace : la course d'engins autonomes bientôt lancée

Cela faisait un bon bout de temps que nous n'avions pas entendu parler de Roborace, cette nouvelle discipline un peu bizarre qui met en jeu des monoplaces autonomes sur une piste. La première course aura bientôt lieu, mais les règles ont changé : elles seront finalement "semi autonomes".
26 Apr 03:49

La téléphonie c'est pas si compliqué !

En voilà un sujet étrange ! Ouai j'en ai jamais parlé auparavant, mais je m'aperçois que c'est finalement assez peu compris même par les informaticiens. Donc voilà quelques micro-bases de téléphonie pour ceux habitués aux dinateurs.

Vocabulaire

  • Téléphone : Le terminal utilisateur constitué d'un micro, un haut-parleur de quoi numéroter.
  • PABX : L'appareil sur lequel est raccordé tout un tas de téléphone.
  • Ligne : Ce qui "alimente" un téléphone pour établir une communication.
  • Numéro : L'identifiant d'un téléphone ou d'une ligne.

Bon là c'est assez basique, mais il faut bien voir que sur une installation téléphonique on peut décoreller le nombre de téléphone, du nombre de ligne et du nombre de numéro de téléphone. C'est-à-dire que l'on peut avoir par exemple 10 téléphones, avec seulement 4 lignes et uniquement 2 numéros de téléphones. C'est ensuite le PABX qui va s'amuser à gérer tout cela.

Bref on peut assimiler le nombre de ligne au débit d'une connexion Internet, les téléphones aux ordinateurs, le PABX à un mix de box et de serveur et enfin les Numéros aux IP publiques.

PABX

Le PABX c'est un appareil qui a le rôle de modem, routeur, switch, serveur. Il peut en effet s'accomoder de types de lignes différentes, router les appels aux bons endroits en fonctions de règles. On y branche plus ou moins de téléphones (de technologies différentes) dessus et en plus il permet d'ajouter des services supplémentaires (du répondeur enregistreur, de la répartition d'appels, du serveur vocal interactif…).

Bref c'est un peu comme les box des FAI désormais. C'est d'autant plus vrai que désormais les PABX sont de plus en plus proches du monde IP et donc sont parfois uniquement du logiciel sur une box.

D'ailleurs soit dit en passant, on voit souvent l'appelation IPBX qui ne veut pas dire grand-chose selon moi. Les PABX existent depuis des décennies et se sont toujours adaptés aux évolutions technologiques des lignes et des téléphones. Ils sont passés du bon vieux RTC à du trunk SIP en passant par du Numéris avec des téléphones RTC, des DECT et des softphones. Donc pourquoi changer le nom à part pour faire plaisir aux informaticiens ?

Les lignes

  • Commençons tout d'abord par la ligne analogique ou RTC. La ligne comme à la maison : deux fils de cuivre pour faire une boucle. La qualité sonore est basique, mais elle a l'avantage d'être alimentée par l'opérateur ce qui pour certains téléphones peut suffire pour fonctionner encore lors de coupure de courant. Elle va "bientôt" disparaître en n'étant tout d'abord plus proposé à la vente.

  • Il y a ensuite eu le Numéris ou ISDN existe en deux variantes en France : le T0 et le T2 (et rarement aussi en demi-T2). Là, c'est une sacré évolution : c'est du numérique de bout-en-bout avec donc une meilleure qualité sonore. Le T0 permet d'avoir deux communications simultanées alors que le T2 monte à 30. Il nécessite cependant un petit boitier d'interface : la TNR. Ce boitier est la propriété de l'opérateur et peut être alimenté électriquement chez le client en cas de ligne un peu capricieuse. En plus de sa bien meilleure qualité sonore, la vitesse d'établissement d'un appel est vraiment beaucoup plus rapide. Ces lignes ne sont vendues quasi-exclusivement qu'aux entreprises et sont sur le déclin du fait de leur prix élevé mais à une époque elles servaient pour avoir un accès à Internet à 128Ko/s voir près de 2Méga pour un T2.

  • La mode est en ce moment aux trunks SIP qui sont donc utilisé par-dessus le réseau Internet. Ce protocole est donc bien plus proche du monde informatique que les précédents (il y a tout de même eu le h323 qui a eu son moment de gloire avant). H323 émanait de l'ITU un organisme du monde des téléphonistes alors que SIP lui émane de l'IETF qui règne sur le monde de l'Internet. C'est le moment où la téléphonie a commencé a pas mal perdre pied face à l'informatique. Il s'agit d'une signalisation proche du HTTP. C'est ce qui se vend le plus actuellement. Il arrive même parfois que l'on interface des PABX à des lignes SIP via des convertisseurs qui présentent des T0/T2 d'un côté et du SIP de l'autre.

Les numéros

Déjà le plan d'adressage mondial est très hétérogène : chaque pays utilise un nombre de chiffre différent, le téléphone en lui-même ne peut donc pas savoir combien de numéro il doit envoyer mais c'est aussi galère même en restant en France.

  • On a des numéros à deux chiffres (les urgences)
  • à trois chiffres (les numéros de services)
  • les numéros à quatre chiffres (souvent surtaxés)
  • Enfin tout le reste est à dix chiffres.

C'est à peu près le même topo dans pleins d'autres pays. Donc si on rajoute les préfixes internationaux, le système ne saura jamais combien de chiffres il va y avoir et ça peut être assez problèmatique.

Et comme pour l'IPv4, on s'est vite rendu compte qu'un numéro unique par terminal c'était pas forcément utile donc on a développé un système similaire aux IP publiques et IP privées. Les opérateurs attribuent donc 1 NDI à chaque client et après, optionellemment vendent des SDA aux clients ayant besoin de plus de numéro. Le PABX agit donc comme un routeur qui fait du NAT avec d'un côté le réseau opérateur qui vous attribue X numéros (1 NDI et X-1 SDA) et de l'autre les terminaux sur lesquelles il va falloir attribuer les SDA.

D'ailleurs fun fact : les lignes Numéris peuvent être groupées (par exemple avoir 3 T0) pour pouvoir établir plus de communications simultanées. Et bien dans ce cas, le premier T0 sera le "porteur du NDI" et les deux autres T0 auront un numéro alphanumérique donc avec des "ABCD" qui ne sont donc pas numérotables. Ce numéro sert en interne pour l'opérateur.

Le PABX gèrera donc son plan de numérotation (plan d'adressage) local où il attribuera un numéro unique à 2/3/4/5/6/8 chiffres à chacun des téléphones qui lui sont raccordés dessus et fera la concordance avec une SDA et ce numéro interne. Il arrive couramment donc qu'un téléphone n'ait pas de SDA (numéro publique) et donc il ne pourra être joint que par un transfert depuis un autre téléphone tout comme un serveur n'ayant pas d'IP publique pourra être joint via du NAT de la part du routeur.

Les terminaux

On retrouve classiquement les téléphones mais ce n'est pas aussi simple que cela. On a les simples téléphones analogiques qui ont deux modes principaux de numérotation : la signalisation par impulsions ou bien les DTMF qui ont succedées. Ces téléphones fonctionnent sur deux fils de cuivre tout simplement avec une tension de fonctionnement variant entre 12 Volts et 60 Volts selon les modèles.

Il y a ensuite les téléphones numériques et là chaque constructeur de PABX fait à sa sauce : vous ne pourrez jamais faire marcher un PABX de marque X avec un téléphone numérique de marque Y. Ces téléphones embarquent des fonctionnalités supplémentaires (les fameuses touches de supervision notamment). Ils fonctionnent généralement sur une paire de cuivre mais parfois sur deux paires… rien de standardisé (ça peut être dans un autre ordre que l'accoutumée).

Il y aussi les téléphones DECT qui est la norme de téléphonie sans-fil la plus répandue, c'est un simili-wifi pour la téléphonie. C'est étrangement compatible entre constructeurs. On pose une antenne et on y appaire des téléphones avec plus ou moins de niveau de services. Il y a les DECT "nature" génériques et les DECT des constructeurs qui ajoutent encore plus de fonctions mais au prix d'une compatibilité incertaine et d'un prix lui certain.

On retrouve ensuite les fax, mais aussi des TPE et des machines à affranchir mais dans un futur proche ça ne se vera plus sur des lignes RTC mais directement sur de l'IP…

Il y a aussi des ascenseurs qui ne sont que de gros téléphones (un peu capricieux) et les alarmes qui se modernisent eux aussi pour passer en SIP ou bien en GSM.

Les téléphones IP et autres softphones sont un peu différents car rattachés à l'informatique mais rien de fondamentalement différent non plus.

Vous avez les bases

Maintenant vous devriez mieux vous y retrouver avec ces bases.

Les mondes de la téléphonie et de l'informatique se rapprochent voir désormais se chevauchent et il est toujours marrant de voir ces philosophies bien distinctes se confronter. Les gros PABX sont en fait des amas de multiples ordinateurs imbriqués les uns dans les autres et fonctionnent en harmonie avec des uptimes colossaux (on croise régulièrement des machines avec quinze ans d'uptime). La téléphonie est un domaine ultra propriétaire où toute fonctionnalité se déverrouille par l'achat de matériel mais en plus de licence. L'arrivée rapide de logiciels libres dans ce domaine est une bouffée d'air frais mais la téléphonie proprio reste encore ultra majoritaire.

25 Apr 09:59

« Prétendre que Gaspard Glanz n’est pas journaliste car il ne possède pas la carte de presse est absurde »

Historien des médias, Alexis Lévrier revient, dans un entretien au « Monde », sur la polémique suscitée par l’arrestation du reporter lors d’une manifestation des « gilets jaunes ».
24 Apr 10:41

BMW n'ira pas chercher le cobalt pour ses batteries au Congo

BMW a confirmé vouloir s'approvisionner avec un cobalt extrait par des sociétés qui ne font pas travailler les enfants. C'est pourquoi le constructeur allemand a décidé de ne pas aller le chercher au Congo, là où se concentrent pourtant les principales réserves mondiales.
22 Apr 17:02

Toyota to supply fuel cell battery cells to commercial vehicle makers

Didier “Ice” Iceman

A suivre attentivement

Toyota Motor Corp. will supply fuel cell battery cells to Chinese commercial vehicle manufacturers to aid commercialization of hydrogen-powered fuel cell vehicles.   The company said it will provide the battery cells to state-owned Chinese commercial vehicle maker Beiqi Foton Motor Co. by way of SinoHytec Co., a Beijing hydrogen fuel cell engine developer. 
21 Apr 18:30

« Gilets jaunes » : Reporters sans frontières et le SNJ dénoncent des atteintes à la liberté d’informer

Deux reporters indépendants ont été placés en garde à vue samedi, notamment pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations ».
21 Apr 18:30

Les grandes générosités

by Agnès Maillard
Didier “Ice” Iceman

Toujours poignant

Mon grand-père faisait partie de ces gens qui aiment à déclarer à tout bout de champ que plus ils fréquentent les gens et plus ils aiment leur chien.

En fait, mon grand-père n’aimait pas grand monde en dehors de moi.
J’aurais pourtant dû me méfier.
Mais quand on est gosse, on est plutôt confiant et reconnaissant comme un jeune chien et ça, ça plaisait énormément à mon grand-père.

Agnès devant le Sacré-Cœur

J’étais un peu le sidequick de mon grand-père et il me trainait partout, chantait mes louanges à ses copains de bistrot, me faisant poser comme petit Gavroche devant ses potes artistes de Montmartre et surtout, il me couvrait de cadeaux. Ce n’était pas compliqué, dès que je voulais un truc, je l’avais ; et tant pis si cela faisait chouiner la grand-mère à notre retour de virée. Du coup, j’adorais mon grand-père et je n’aimais pas des masses la grand-mère rabat-joie…
Ce qui était précisément les deux points vraiment importants.

Il m’a fallu un sacré paquet d’années pour comprendre qu’en fait, tout ce qui intéressait mon grand-père, c’était de se faire mousser, de se sentir bon et généreux et d’accessoirement bien faire chier ma grand-mère. Que ce dont j’avais vraiment besoin, ça, il n’en avait rigoureusement rien à battre. C’était les trucs chiants, les trucs qu’il laissait à la vieille, pas son problème.

Ce que mon grand-père aimait en moi, c’était très précisément mon côté clébard : cet amour inconditionnel qu’il achetait à grand coup de gros cadeaux qu’il offrait toujours devant une aimable assistance prompte à le louer de sa grande générosité, le fait que dans mon regard de gosse, il était plus grand, plus beau et plus merveilleux que le père Noël et la petite souris réunis et que cette image bigger than life, je la renvoyais à l’ensemble de ses courtisans de troquet.

L’heure des choix

Il arrive toujours un moment dans la vie où l’on prend conscience de la réalité des choses qui nous avait été cachée ou invisible jusqu’alors et c’est un moment important, parce que c’est celui des grands choix qui vont déterminer le genre de personne que l’on sera quand on aura fini de grandir.

Donc, j’ai fini par comprendre que j’étais l’arme de mon grand-père contre ma grand-mère et le reste du monde, que chaque fois qu’il m’offrait un truc à grande publicité, il tapait en fait dans la caisse commune, laissant ensuite le soin à ma grand-mère de se priver pour rééquilibrer les comptes et financer l’essentiel, à savoir mon Banania1 du matin, le trousseau de la rentrée, la cantine, bouffer le gras du jambon pour que je puisse en avoir le rose.

À ce moment, j’aurais pu comprendre et n’avoir l’air de rien, laisser faire et continuer à profiter du système des deux côtés. Savoir que mon grand-père était en fait un trou du cul, mais continuer à profiter de ses largesses tout en laissant à ma grand-mère le soin de colmater les brèches. Franchement, cela aurait été bien plus facile et dans mon intérêt. Bien fermer sa gueule et reprendre deux fois de la purée.

Au lieu de cela, je lui ai mis le nez dans sa bouse et j’ai cessé d’en vouloir à ma grand-mère de m’avoir trainée chez le coiffeur à 5 ou 6 ans pour me transformer de « boucles d’or » à Mireille Matthieu2.

Cela a été assez radical : j’ai cessé d’être sa petite fille préférée et comme j’étais sa seule descendante, il est définitivement passé du papi gâteau au vieux chnoque qui fait la gueule en maudissant mon ingratitude. Tout le temps. Jusqu’au bout. Et bien sûr, il s’est mis à gâter mon chien, jusqu’à lui apprendre à grogner contre moi.
J’avais choisi mon camp.

Fractures et fractales

Ce qui est marrant, c’est que depuis le début de la semaine de la sainte hystérie3 de la cathédrale outragée ! cathédrale brisée ! cathédrale martyrisée ! avec toute cette générosité flamboyante et dégoulinante à la fois, je repense beaucoup au grand-père de ma petite enfance et à sa conception somme toute pas si personnelle que cela de la générosité érigée en système de communication et de domination à la fois.

Un pognon de dingue pour le vélo et que dalle pour le Benco…

Un sens des priorités complètement aberrant et une propension inégalée à faire la leçon aux récalcitrants, quitte à aller leur faire les poches avec les dents jusqu’au fond des chiottes.

Et en même temps, un pathétique besoin d’être aimé et admiré à la hauteur de son égoïsme démesuré et de sa profonde nocivité.

L’article Les grandes générosités est apparu en premier sur Le Monolecte.

21 Apr 08:21

Les Ouïghours, du Turkestan oriental aux camps d’internement au Xinjiang

by La Rédaction
Didier “Ice” Iceman

Un terreau inquiétant

Comment le Xinjiang est-il devenu le "laboratoire du contrôle social chinois" ? Quel avenir pour le population ouïghoure, qui a un temps rêvé d'une République du Turkestan oriental ? Retrouvez tous nos articles sur les Ouïghours et la politique de la Chine au Xinjiang.
19 Apr 15:07

Volkswagen : des batteries qui dureront aussi longtemps que l'auto, mais sous conditions

Didier “Ice” Iceman

Une évidence

Des batteries à la durée de vie équivalente à celle de l'auto ? C'est ce qu'annonce Volkswagen, mais pas sans conditions. Pour maximiser la durée de vie, il faudra limiter l'usage des chargeurs rapides, et éviter les charges à 100 %. En somme, rien de bien nouveau.
18 Apr 11:43

CO2 : l'Union européenne met la pression aux constructeurs

Une nouvelle fois, les constructeurs présents en Europe vont devoir s’adapter, d’ici 2021, aux nouvelles règles environnementales en abaissant la moyenne des émissions de leur gamme à 95 g de CO2/km, sous peine de s’exposer à des milliards d’euros de pénalité.
18 Apr 06:31

Africa’s largest mammalian carnivore had canines ‘the size of bananas’

Didier “Ice” Iceman

apprendre la nature

Simbakubwa kutokaafrika was larger than a polar bear and toothier than a lion
17 Apr 08:35

Le filtre à particules pour frein est testé par plusieurs constructeurs

Didier “Ice” Iceman

on ne rigole pas

Depuis fin mars, le filtre à particules pour freinage est testé au sein de la SNCF à Paris sur certains transports en commun. La technologie, développée par la société française Tallano, serait également mise actuellement à l'essai par trois constructeurs automobiles.
17 Apr 06:21

En mars 2019, winter is coming to the USA

by huet
Didier “Ice” Iceman

a suivre...Jusqu'à notre fin

Les températures moyennes du mois de mars 2019 viennent d’être diffusées par le Goddard Institute of space studies (NASA/Université Columbia de New York). Elles révèlent une planète toujours en surchauffe… et un curieux basculement froid/chaud entre l’Arctique et les Etats Unis d’Amérique.

La température moyenne est ainsi très élevée, la troisième la plus élevée pour un mois de mars depuis le début des mesures thermométriques, indique le GISS :

Températures moyennes du mois de mars en écart par rapport à la moyenne de la période 1951 1980. Le graphique de droite indique qu’il s’agit du 3ème mois de mars le plus chaud depuis 1880.

Ce pic de température au mois de mars place l’année 2018 sur une trajectoire très élevée, alors que les années 2015, 2016 et 2017 sont les plus chaudes depuis le début de l’ère thermométrique (1880). Un trio de tête qui doit sa place à un coup de pouce temporaire, en raison d’un très fort El Niño – cette oscillation de l’Océan Pacifique qui réchauffe puis refroidit, avec son inverse la Niña, les eaux équatoriales au large de l’Amérique du Sud. Ce coup de pouce se sur-ajoute à la tendance séculaire au réchauffement due à nos émissions massives de gaz à effet de serre. Il peut provoquer soit une accélération de ce réchauffement, soit un ralentissement lors des Niñas qui surviennent souvent après les forts El Niño, comme en 1999 et 2000. Voici ce que cela donne sur un graphique présentant les évolutions de températures annuelles récentes :

Écart à la moyenne préindustrielle des températures annuelles planétaires. On voit nettement les bosses des El NIiño en 1997 et 1998, puis en 2015, 2016 et 2017. L’écart entre 1998 et 2016 est lui dû à la tendance au réchauffement provoquée par nos émissions massive de gaz à effet de serre. Spéciale dédicace aux climato-sceptiques qui ont répété comme un mantra « le réchauffement s’est arrêté en 1998 ».

En 2019, l’Océan Pacifique montre un léger El Niño, comme indiqué sur ce graphique où se trouvent reportés les écarts de température à la moyenne de la période d’observation (celle du graphique) de la surface des eaux, dans une zone baptisée El Niño 3 et 4, au large de l’Amérique du sud, pas loin de l’équateur :

Températures de surface de la mer, dans la zone El Niño 3 et 4, au large du Pérou, en écart à la moyenne sur la période observée (1993 mars 2019).

Sur l’ensemble de la planète, très peu de régions affichent une température inférieure à leurs moyennes de la période 1951 1980.  Revenons à la carte du mois de mars :

Carte des écarts à la moyenne calculée sur 1951 1980 des températures du mois de mars 2019 (GISS). A noter le réchauffement très fort d’une grande partie de l’Arctique et le froid qui a régné sur les USA : ce curieux dipôle provient d’un mouvement des masses d’air polaires vers Donald Trump, provoquant une remontée d’air chaud vers le pôle nord.

La carte montre des écarts spectaculaires vers le chaud en Arctique, spécialement sur l’Alaska et la Sibérie. A l’inverse les Etats-Unis et le Québec ont été plus froids que leur moyenne climatique. Ce curieux dipôle est en fait le résultat d’un phénomène dont les climatologues nous avertissent qu’il pourrait bien survenir plus fréquemment qu’auparavant. Le réchauffement climatique a ainsi parmi ses effets celui d’affaiblir le courant jet de haute altitude qui fait le tour de l’Arctique durant l’hiver. Du coup, il peut lui arriver d’être traversé par une montée d’air chaud… et une descente d’air froid puisque nul vide d’air ne va se former nulle part. Là, ce sont les USA et le Québec qui ont hérité du cadeau. Mais cela pourrait se produire sur l’Europe, et mettre à mal les systèmes de contrôle thermique des bâtiments s’il n’y sont pas préparés par une réserve de combustibles (gaz, fioul) ou de capacité de production électrique lorsque ces moyens sont utilisés pour chauffer.

Ce mouvement de bascule n’est pas pour rien dans la situation de la banquise arctique, qui montre une vive tendance à la diminution depuis la fin des années 1970. Le graphique ci-contre indique la surface moyenne de la banquise au mois de mars depuis 1979, elle a perdu presque 2 millions de km² sur la période. Quant à la situation la plus récente, au 15 avril, on voit que de larges espace habituellement recouverts par la banquise sont libres de glace :

Par ailleurs, la banquise antarctique n’est pas vraiment en forme comme le montre cette carte (ci-contre) de la situation au 15 avril 2019.

 

 

 

 

 

 

Une vision plus large dans le temps permet de prendre conscience de l’évolution des températures planétaires provoquée par l’intensification de l’effet de serre par nos émissions de GES :

A l’échelle séculaire, l’effet de nos émissions de gaz à effet de serre dues surtout à l’usage massif du charbon, du gaz et du pétrole apparaît clairement sur ce graphique. Une fois les températures lissées sur 132 mois pour effacer les oscillations dues à l’alternance des Niños et des Niñas, la tendance au réchauffement impose sa marque.

16 Apr 14:50

En Europe, Toyota fait désormais plus de la moitié de ses ventes en hybride

Didier “Ice” Iceman

Impressionnant

C'est historique pour Toyota qui est en avance sur son planning. La marque japonaise a franchi le taux de 50 % de ventes d'hybrides en Europe. Aujourd'hui, plus d'une Toyota sur deux immatriculée est hybride, et ce chiffre est toujours en progression.
15 Apr 14:35

Un lien étroit entre bonus écologique et croissance des ventes électriques

Les récentes données de Jato Dynamics sur le marché américain tendent à montrer quelque chose de récurrent : une partie de la croissance des ventes d'électriques est artificielle et seulement fondée sur les bonus écolo. C'est particulièrement marqué aux USA, et cela pourrait se produire aussi en Europe.