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19 Nov 16:00

Comment déterminer le type d’un hash ?

by Korben

J'ai une question pour vous !

Savez-vous reconnaitre un hash MD5, MD4, NTLM, MySQL, généré par WordPress et j'en passe d'un autre hash ?

Moi non, et pour cause : Il existe plus de 250 types de hash, de longueur, de jeu de caractère et de format différent (avec ou sans salt.)...etc.

Impossible à l'oeil nu de s'y retrouver rapidement. C'est pourquoi SmeegeSec a mis au point un script Python capable de parser et d'identifier le type de hash utilisé sur un mot de passe. Baptisé HashTag, ce script est capable d'identifier un hash seul mais aussi un plus grand nombre de hash contenus dans un ou plusieurs fichiers.

Toutefois, il arrive que certains hash ne puissent être identifiés correctement. Par exemple, un MD5 et un NTLM sont tous les 2 codés en hexadécimal sur 32 caractères. Dans ce cas, HashTag propose alors une liste de types de hash possibles.

hashtag Comment déterminer le type dun hash ?

HashTag reste quand même très pratique pour dégrossir une liste de mots de passe hashés et savoir un peu mieux à quoi on a à faire (histoire de faire chauffer le Hashcat).

Cet article merveilleux et sans aucun égal intitulé : Comment déterminer le type d’un hash ? ; a été publié sur Korben, le seul site qui t'aime plus fort que tes parents.

19 Nov 15:59

Pourquoi Microsoft Word doit mourir ?

by ZeroHeure

Cet article est le fruit d’une traduction collaborative menée via la liste linuxedu sur un framapad.

Le titre original est : « Why Microsoft Word must Die? ». Son auteur, Charles Stross, est un écrivain britannique de science‐fiction. Très connu dans le milieu de la science‐fiction et du fantasy, il a obtenu plusieurs prix dont le prix Hugo.

En tant qu’enseignants, nous ne pouvons que recommander cette lecture. On entend parfois comme argument que le système éducatif doit former à Word car c’est ce qui est présent dans le monde professionnel. Ceci est une véritable insulte à nos missions. Cela signifie que la qualité de notre enseignement est pauvre au point que nos élèves soient incapables de pouvoir s’adapter à divers contextes logiciels ! Notre rôle est de les former à une classe de logiciels, pas à un « outil » particulier, aussi bon ou aussi mauvais soit‐il. Vu les programmes actuels, peu d’élèves sortent en sachant utiliser correctement un traitement de texte. Le paradigme de la machine à écrire améliorée perdure.

Avant de pouvoir traduire son texte, nous lui avons demandé son autorisation, ainsi que la licence qu’il souhaitait poser. Le texte est sous licence CC-BY-SA-NC. Un grand merci à lui pour sa réactivité et surtout cet article très intéressant.

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19 Nov 15:59

Les chercheurs en aérodynamique ont la tête dans les nuages

Au Centre aérospatial allemand, des avions traditionnels ont été transformés en laboratoires volants. Ils sont équipés de toute une série de…
19 Nov 15:59

Bon plan: répéteur Wi-Fi Netgear avec prise femelle à 19,92€ livré (terminé)

by ds@comptoir-hardware.com (David S. du Comptoir du H)
Excellente double promotion chez Amazon pour ceux qui augmenteraient bien la puissance et/ou portée de leur signal Wi-Fi, sans pour autant condamner en plus de prise électrique puisque le Netgear WN3100RP est l'un des rares modèles à proposer une prise femelle. Affiché initialement à 59,90€ par Amazon, ce modèle passe à 34,90€ aujourd'hui grâce à une "vente éclair"... [Tout lire]
19 Nov 15:58

LEGO Batman : The Movie - DC Superheroes Unite [FRENCH BDRiP]

by visite79

 .: LEGO Batman : The Movie - DC Superheroes Unite :.
FRENCH | BDRiP | 1 & 2 CDs

Ajout Version 1 & 2 CDs PROPER


LEGO Batman : The Movie - DC Superheroes Unite [FRENCH BDRiP]


The Cleveland Show [Saison 03 VOSTFR


LEGO Batman : The Movie - DC Superheroes Unite [FRENCH BDRiP]

Origine du film : USA

Réalisateur : Jon Burton

Acteurs : Troy Baker, Clancy Brown, Steve Blum, Laura Bailey

Genre : Aventure

Durée : 1h 11 min
Année de production :  2013


LEGO Batman : The Movie - DC Superheroes Unite [FRENCH BDRiP]

Après les consoles, le direct-to-DVD. Quand Bruce Wayne reçoit le prix de l’Homme de l’Année, Lex Luthor devient jaloux. Très jaloux, au point de briguer le poste de Président des Etats-Unis. Pour instaurer un climat de peur favorable à son élection, il décide de recruter le Joker… Mais la Justice League ne va rester pas les bras croisés ! Voilà pour l’histoire de LEGO Batman : The Movie – DC Superheroes Unite, déclinaison du célèbre jeu Lego Batman 2 : DC Super Heroes.


LEGO Batman : The Movie - DC Superheroes Unite [FRENCH BDRiP]

Hébergeur : Multi
Qualité :  BDRiP
Format : XviD
Langue : Français

Sous-titre :  Aucun

Découper avec : WinRar
Taille des fichiers : 2x700 Mo

Taille totale :  700 Mo ou 1.36 Go


Release name : LEGO.Batman.The.Movie.DC.Superheroes.Unite.2013.PROPER.FRENCH.BRRip.XviD-TMB 

19 Nov 15:57

Besoin de faire une visioconférence mais pas envie de vous inscrire sur Skype ?

by Korben

Si vous cherchez un moyen rapide de faire une visioconférence avec des amis ou des collègues sans avoir besoin d'installer Skype ou n'importe quel autre logiciel, il existe une solution qui va vous changer la vie.

Ça s'appelle Appear.in et c'est un site qui utilise la techno WebRTC afin de permettre à plusieurs personnes (maximum 8) de discuter en audio et vidéo (en mode p2p). Pour l'utiliser, pas besoin de se créer de compte, il suffit de se connecter au site puis d'envoyer l'URL données par Appear.in à vos contacts.

appearin Besoin de faire une visioconférence mais pas envie de vous inscrire sur Skype ?

Et comme je n'ai pas d'amis, je fais des visio-conf avec moi-même

Si vous aimez trainer à poil, vous pouvez bien évidemment couper la webcam et utiliser seulement l'audio et il est possible aussi de discuter par écrit et de partager son écran.

Enfin, pour ceux qui s'inquièteraient de la sécurité, la room est par défaut ouverte mais vous pouvez la verrouiller à tout moment afin d'empêcher de nouvelles personnes de s'y taper l'incruste.

L'utilisation du WebRTC rend tout cela très léger (pas de flash), mais nécessite un navigateur qui implémente cette techno comme Chrome, Opera ou Firefox (exit IE, Safari).

Si vous voulez tester, venez faire un tour dans ma room https://appear.in/korben. Je n'y serai probablement plus, mais vous pourrez discuter entre vous (8 max, je le rappelle)

Mille mercis à l'ami Boofoo qui a partagé cette info avec moi !

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18 Nov 13:39

Sacré Jean-Claude Van Damme !

by Korben

Volvo a mis au point un nouveau système sur ses camions qui permet au conducteur de conserver une grande précision et une stabilité de direction dans ses manoeuvres. La techno est sympa, mais ce qui est encore plus sympa, c'est que Volvo a choisi notre père spirituel à tous pour promouvoir cette techno.

J'adore ! Bravo Jean Claude !

Un peu flippé avant de commencer, mais le résultat est bluffant... Je ne sais pas quel âge il a, mais il garde bien la forme !

Plus sérieusement, si cette techno vous intrigue, voici une interview de Jan-Inge Svensson, l'ingénieur en chef qui a bossé sur ce projet, qui vous expliquera plus en détail comment ça fonctionne.

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15 Nov 23:03

Pourquoi Microsoft Word doit-il mourir ?

by aKa

Cet article est le fruit d’une traduction collaborative menée via la liste linuxedu sur un framapad.

Le titre original est : « Why Microsoft Word must Die? ». Son auteur Charles Stross est un écrivain britannique de science fiction. Très connu dans le milieu de la science fiction et du fantasy, il a obtenu plusieurs prix dont le prix Hugo.

Avant de pouvoir traduire son texte, nous lui avons demandé son autorisation ainsi que la licence qu’il souhaitait poser. Le texte suivant est donc en CC-By-Nc-Sa. Un grand merci à lui pour sa réactivité et surtout cet article très intéressant.

En tant qu’enseignants, nous ne pouvons que recommander cette lecture. On entend parfois comme argument que le système éducatif doit former à Word car c’est ce qui est présent dans le monde professionnel. Ceci est une véritable insulte à nos missions. Cela signifie que la qualité de notre enseignement est pauvre au point que nos élèves soient incapables de s’adapter à divers contextes logiciels ! Notre rôle est de les former à une classe de logiciel pas à un « outil » particulier aussi bon ou aussi mauvais soit-il. Vu les programmes actuels, peu d’élèves sortent en sachant utiliser correctement un traitement de texte. Le paradigme de la machine à écrire améliorée perdure.


Microsoft Word


Pourquoi Microsoft Word doit mourir ?

Je hais Microsoft Word. Je veux la mort de Microsoft Word. Je hais Microsoft Word avec une passion ardente et enflammée. Je hais Microsoft Word à la manière dont Winston Smith haïssait Big Brother. Et, de manière alarmante, nos raisons ne sont pas si différentes…

Microsoft Word est un tyran pour l’imagination, un dictateur mesquin, sans imagination et inconséquent qui est mal adapté à une quelconque utilisation créative par un écrivain. Pire : Il est en situation de quasi-monopole, dominant l’univers des traitements de texte. Son statut quasi monopolistique envahissant a fait un lavage de cerveaux aux développeurs de logiciels, à un point tel que peu d’entre eux peuvent imaginer un traitement de texte comme autre chose qu’une pâle copie du Monstre de Redmond. Mais qu’est-ce qui ne va pas exactement ?

J’utilise des traitements de texte et des éditeurs de texte depuis environ 30 ans. Il y eut une époque, avant la domination de Microsoft Word, où plusieurs paradigmes radicalement différents pour la préparation et le formatage de texte étaient en compétition dans un marché ouvert des idées. L’une des premières combinaisons, particulièrement efficace, était l’idée d’avoir un fichier texte, contenant des commandes imbriquées ou des macros, qui pouvait être édité avec un éditeur de texte pour les programmeurs (comme ed ou teco, ou plus tard vi ou emacs) puis alimenter divers outils : vérificateurs d’orthographe, correcteurs de grammaire, et des outils de mise en page tels que scribe, troff ou latex qui produisaient une image binaire de la page pouvant être envoyée à une imprimante.

Ces outils étaient rapides, puissants, élégants et extrêmement exigeants vis-à-vis de l’utilisateur. Quand les premiers ordinateurs personnels 8 bits apparurent (pour l’essentiel, l’Apple II et l’écosystème concurrent CP/M), les programmeurs tentèrent de développer un outil hybride, appelé traitement de texte : l’édition se faisait à l’écran et masquait à l’auteur les commandes compliquées et rébarbatives destinées à l’imprimante, en les remplaçant par une mise en surbrillance et en ne les affichant que lorsque que l’auteur demandait au logiciel de « montrer le code ».

Des logiciels comme WordStar ont ouvert la voie, jusqu’à ce que WordPerfect prenne le marché au début des années 1980 en introduisant la possibilité d’éditer simultanément deux fichiers ou plus, en scindant l’affichage à l’écran.

Puis, vers la fin des années soixante-dix et le début des années quatre-vingts, des groupes de recherche au MIT (l’Institut Universitaire de Technologie du Massachusetts à Boston) et au centre de recherche de Xerox à Palo Alto en Californie ont commencé à développer des outils qui ont étoffé l’interface graphique de l’utilisateur des stations de travail comme le Xerox Star et, plus tard, l’ordinateur Lisa et Macintosh – et finalement l’imitateur nouveau venu Microsoft Windows. Une guerre éclata puis fit rage entre deux factions.

Une faction voulait prendre le modèle classique des codes imbriqués dans un ficher, et l’améliorer pour un affichage graphique : l’utilisateur sélectionnait une section de texte, le marquait « italique » ou « gras », et le traitement de texte injectait le code associé dans le fichier puis, au moment d’imprimer, modifiait le rendu graphique envoyé à l’imprimante à cette phase-là du processus.

Mais un autre groupe voulait utiliser un modèle beaucoup plus puissant : les feuilles de style hiérarchiques. Dans un système à feuilles de style, les unités de texte — mots ou paragraphes — sont étiquetées avec un nom de style regroupant un ensemble d’attributs qui sont appliqués à ce morceau de texte lors de l’impression.

Microsoft était au début des années 80 une entreprise de développement logiciel, surtout connue pour son interpréteur BASIC et le système d’exploitation MS-DOS. Steve Jobs approcha Bill Gates en 1984 pour écrire des applications pour le nouveau système Macintosh, et il accepta.

L’un de ses premiers travaux fut d’organiser le premier véritable traitement de texte WYSIWYG pour un ordinateur personnel – Microsoft Word pour Macintosh. La controverse faisait rage en interne : devait-on utiliser les codes de contrôle ou bien les feuilles de style hiérarchiques ?

Finalement, le verdict tomba : Word devrait mettre en œuvre les deux paradigmes de formatage. Bien qu’ils soient fondamentalement incompatibles et qu’on puisse tomber dans une confusion horrible en appliquant un simple formatage de caractères à un document à base de feuille de style, ou vice versa. Word souffrait en réalité d’un vice de conception, dès le début – et cela n’a fait qu’empirer depuis.

Entre la fin des années 80 et le début des années 90, Microsoft est devenu un mastodonte en situation de quasi-monopole dans le monde du logiciel. L’une de ses tactiques est devenue bien connue (et redoutée) dans l’industrie : adopter et étendre (NdT: il y a l’idée du « baiser de la mort » : étreindre pour mieux étouffer).

Confronté à un nouveau type de logiciel à succès, Microsoft rachètait l’une des entreprises à la pointe du secteur et déversait alors des moyens pour intégrer le produit à son propre écosystème Microsoft, si nécessaire en abaissant ses prix pour éjecter ses concurrents du marché. La croissance de Microsoft Word s’est faite par l’acquisition de nouveaux modules : publipostage, correcteurs orthographiques et grammaticaux, outils de chapitrage et d’index.

Toutes ces entreprises étaient des sociétés artisanales dynamiques, formant une communauté prospère d’éditeurs de produits concurrents qui tous luttaient pour produire de meilleurs logiciels qui leur permettaient de cibler leurs parts de marché. Mais Microsoft s’est infiltré dans chaque secteur et a intégré un par un les concurrents à Word, tuant de fait la concurrence et étouffant l’innovation. Microsoft a tué les outils d’index et de chapitrage sur Windows, a stoppé net le développement du correcteur grammatical, a étouffé celui des correcteurs orthographiques. Il existe un cimetière entier d’écosystèmes jadis prometteurs, et il s’appelle Microsoft Word.

Alors que le logiciel se développait, Microsoft déploya sa tactique « Adopte étend et étouffe » en vue de rendre les mises à jours incontournables, rendant ainsi les utilisateurs de Word captifs, par le biais de mutations constantes du format de fichier utilisé. Les premières versions de Word étaient interopérables avec ses rivaux comme Word Perfect, elles pouvaient importer et exporter dans les formats de fichier des autres logiciels. Mais au fur et à mesure que la domination de Word devenait établie, Microsoft a à plusieurs reprises modifié son format de fichier – avec Word 95, Word 97, en 2000, encore en 2003 et plus récemment encore.

Chaque nouvelle version de Word utilisait par défaut un nouveau format de fichier qui n’était plus reconnu par les versions précédentes. Pour échanger des documents avec quelqu’un d’autre, vous pouviez tenter d’utiliser le format RTF — mais la plupart des utilisateurs professionnels occasionnels ne prenaient pas la peine de regarder les différents formats du menu « Enregistrer sous… », et donc si vous deviez travailler avec d’autres, vous vous trouviez dans l’obligation de payer régulièrement la dime Microsoft même si aucune nouvelle fonctionnalité ne vous était utile.

Le format de fichier .doc a lui aussi été délibérément rendu opaque : au lieu d’un document interprétable contenant des métadonnées de formatage ou de macros, c’est en fait l’image mémoire des structures de données logicielles qu’utilise Word, avec les adresses pointant sur les sous-routines qui fournissent les données de formatage ou celles des macros. Et la « sauvegarde rapide » aggrava encore la situation en ajoutant un journal des différents changements à l’image mémoire du programme.

Pour analyser un fichier .doc vous devez virtuellement réécrire un mini Microsoft Word. Ce n’est pas un format de fichier contenant des données : c’est un cauchemar ! Au 21e siècle, ils ont essayé d’améliorer le tableau en le remplaçant par un schéma XML… mais ils n’ont réussi qu’à ajouter à la confusion en utilisant des balises XML qui se réfèrent à des points d’entrée de fonctions dans le code de Word, au lieu de décrire la structure sémantique réelle du document. Difficile d’imaginer qu’une multinationale telle que Microsoft, aussi importante et (habituellement) gérée avec compétence puisse commettre accidentellement une telle erreur…

Cette obsolescence programmée n’a pas d’importance pour la plupart des entreprises, dans lesquelles la durée moyenne de vie d’un document est inférieure à six mois. Mais d’autres domaines réclament la conservation des documents. En droit, en médecine ou encore en littérature, la durée de vie d’un fichier se compte en décennies si ce n’est en siècles. Les pratiques commerciales de Microsoft vont à l’encontre des intérêts de ces utilisateurs.

D’ailleurs Microsoft Word n’est même pas facile à utiliser. Son interface alambiquée, baroque, rend difficile ce qui est simple et quasi impossible ce qui est difficile. Ceci garantit la sécurité de l’emploi pour le gourou, mais pas la transparence pour l’utilisateur éclairé et intuitif qui souhaiterait simplement se concentrer sur son travail et pas sur l’outil avec lequel la tâche doit être accomplie. Word impose à l’auteur sa propre conception de la façon dont un document doit être structuré, une structure bien plus adaptée aux lettres commerciales et aux bilans (tâches pour lesquelles il est utilisé par la majorité de ses utilisateurs).

Ses outils de vérification et de suivi des modifications sont baroques, truffés d’erreurs et ne conviennent pas à un vrai travail collaboratif de conception d’un document ; ses possibilités de chapitrage et de notes sont piteusement primitives face aux besoins d’un écrivain ou d’un thésard. Quant aux recommandations à l’emporte-pièce de son correcteur grammatical, elles pourraient n’être qu’amusantes si les tournures commerciales qu’il impose, dignes d’un potache besogneux, n’étaient désormais si largement répandues.

Mais ce n’est pas pour cela que je veux la mort de Microsoft Office.

La raison pour laquelle je veux sa mort est que, tant que celle-ci ne sera pas arrivée, on ne pourra éviter Word. Je n’écris pas mes romans avec Microsoft Word. J’utilise toute une palette d’autres outils, depuis Scrivener (un logiciel conçu pour la structuration et l’édition de documents composites qui est à Word ce qu’un environnement de développement intégré est à un éditeur de texte rudimentaire) jusqu’à des éditeurs de texte classiques comme Vim. Mais d’une façon ou d’une autre, les principales maisons d’édition se sont laissé intimider et persuader que Word était l’incontournable clef-de-voûte des systèmes de production de documents.

Pire, cette prédominance nous rend aveugles aux possibilités d’amélioration de nos outils de création de documents. On nous a imposé presque 25 ans d’immobilisme, j’espère que nous trouverons bientôt quelque chose de mieux pour le remplacer.

15 Nov 13:01

Un livre numérique avec DRM n'est pas un livre nous dit l'Assemblée

by aKa

En réalité, avec Apple ou Amazon, ce ne sont pas des livres qui sont vendus, mais des licences de lecture…

« C’est inattendu et complètement fou », s’enthousiaste à juste titre le site ActuaLitté, qui poursuit : « Durant l’examen du Projet de loi de Finance 2014, le député Éric Alauzet est venu défendre l’amendement de la députée Isabelle Attard. L’idée était simple : imposer une TVA maximale pour les vendeurs comme Apple ou Amazon, qui ne proposent que des licences d’utilisation et non la vente de fichiers en propre. »

Or, contre tout attente, c’est-à-dire ici aussi bien l’avis défavorable du rapporteur que du gouvernement, l’amendement a été adopté hier à l’Assemblée !

Vous trouverez ci-dessous toute la (savoureuse) séquence en vidéo accompagnée de sa transcription[1]. Avec notamment un Noël Mamère qui conclut ainsi son propos : « C’est aussi donc un droit à l’information, un droit à la culture et un droit à la lecture qui doit être un droit inaliénable et considéré comme un bien commun. »

La TVA réduite concerne aujourd’hui les livres papiers. Si on veut qu’il en aille de même avec les livres numériques alors il faut qu’ils soient sans DRM sinon ce ne sont plus des livres. Tel est le message important qui est passé hier à l’Assemblée. Apple et Amazon en encapsulant leurs fichiers numériques et en imposant leurs périphériques ne nous vendent pas des livres mais un service à usage restreint et durée limitée dans le temps.

Merci au groupe écologiste en tout cas pour cette véritable avancée qui pourrait bien appeler d’autres conquêtes, comme en témoigne l’échange ci-dessous que nous avons eu avec Isabelle Attard sur Twitter

@framasoft Chaque chose en son temps ;) FT

— Team Isabelle Attard (@TeamIsaAttard) November 14, 2013

Remarque 1 : Rien n’est joué cependant, comme nous le rappelle l’April, la loi de finances doit désormais être examinée par le Sénat puis par la navette parlementaire avant son adoption définitive.

Remarque 2 : Isabelle Attard vient également de déposer une proposition de loi visant à consacrer, élargir et garantir le domaine public (voir aussi cette vidéo qui évoque la question spécifique des musées).

Transcription

Mme la présidente. La parole est à M. Éric Alauzet, pour soutenir l’amendement no 22.

M. Éric Alauzet. Alors que la vente de livres sous forme dématérialisée est en pleine croissance, deux types de produits sont disponibles. En proposant des livres en système fermé, les acteurs historiques ont trouvé le moyen de verrouiller leur clientèle : en réalité, ce ne sont pas des livres qui sont vendus, mais des licences de lecture, assorties de contraintes qui n’existent pas pour le livre de papier. Ainsi, quand vous achetez un livre numérique chez Amazon ou chez Apple, vous ne pouvez le lire que sur un appareil autorisé par cette entreprise.

Parallèlement, il existe des livres numériques en système dit ouvert, soutenus par la majorité des acteurs concernés – auteurs, éditeurs, bibliothécaires, responsables politiques –, qui revendiquent un plus grand respect des droits du lecteur, notamment en essayant de promouvoir l’interopérabilité des livres au format électronique. Le statut de ces livres est très proche de celui des livres de papier : vous pouvez les lire, les prêter, même les revendre – bref, en disposer à votre guise. De ce fait, nous considérons que, contrairement aux livres en système fermé, les livres en système ouvert ont toute légitimité pour bénéficier de la même TVA que les livres de papier, et c’est ce que nous proposons par cet amendement. Pour conclure, je souligne que, sur cette question, nous sommes observés par la Commission européenne, car il ne s’agit pas vraiment d’un livre, mais d’un service.

Mme la présidente. Quel est l’avis de la commission ?

M. Christian Eckert, rapporteur général. La commission estime qu’il s’agit là d’un sujet intéressant, mais complexe. Comme vous le savez, la France se bat pour que la TVA à taux réduit puisse s’appliquer aux livres électroniques. Or, vous proposez de faire de ce principe une exception. Je comprends votre intention, mais cela risque de fragiliser la position de la France dans les négociations en cours, où nous espérons obtenir une généralisation du taux réduit de TVA à tous les livres, quel que soit leur support. Je vous invite par conséquent à retirer votre amendement, monsieur Alauzet ; à défaut, je demanderai à notre Assemblée de le repousser.

Mme la présidente. Quel est l’avis du Gouvernement ?

M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué. Nous nous battons, au sein de l’Union européenne, pour que l’ensemble des supports de lecture bénéficie du taux réduit de TVA. C’est l’un des éléments de notre combat en faveur de l’exception culturelle, de l’accès pour tous à la culture et du livre. Comme vient de le dire M. le rapporteur général, prendre des dispositions dérogatoires ne peut que porter atteinte à la portée de notre combat, qui n’est déjà pas si facile à mener. En adoptant un tel amendement, nous risquons d’affaiblir notre position vis-à-vis de nos interlocuteurs, et de mettre en péril notre capacité à atteindre l’objectif que nous nous sommes fixé. Je vous invite donc également à retirer cet amendement, monsieur le député.

Mme la présidente. La parole est à M. Noël Mamère.

M. Marc Le Fur. Allez-vous nous parler de la Bretagne, monsieur Mamère ?

M. Noël Mamère. Nous pourrions effectivement en parler, puisque nous parlons de livres et qu’il est de très bons auteurs bretons. Malheureusement, si ces livres sont publiés sous la licence d’Apple ou d’Amazon, nous ne pourrons pas les faire lire à nos enfants. De même, sous licence fermée, nous ne pourrons prêter aux personnes de notre entourage les excellents livres de Svetlana Alexievitch, qu’il s’agisse de La Fin de l’Homme rouge ou de La Supplication, ouvrage très instructif sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.

M. le ministre nous dit, à juste titre, qu’il ne faut pas mettre en péril les négociations en cours, dans le cadre desquelles nous cherchons à nous opposer à l’accord sur le marché transatlantique qui se dessine entre l’Union européenne et les États-Unis. Nous avons, paraît-il, sauvé l’exception culturelle. Fort bien, mais si notre amendement n’était pas adopté, nous risquerions de lui porter un coup fatal en laissant libre cours à Apple et Amazon, sinon pour exercer leur dictature – le mot est un peu fort –, du moins pour mettre à bas l’exception culturelle dans le cadre du marché transatlantique.

Bref, nous devons nous protéger, au niveau français comme au niveau européen. Tel est l’objet de notre amendement, qui vise à sauver le droit à la lecture, notamment le droit à revenir sur un livre que l’on a déjà lu. Nous sommes sans doute nombreux ici à avoir apprécié des auteurs, dans les ouvrages desquels nous souhaitons à nouveau nous plonger. Or, avec le système d’Apple et d’Amazon, ce sera impossible. En même temps que le droit à la lecture, c’est donc aussi le droit à l’information et le droit à la culture que nous défendons, car il s’agit de droits inaliénables, considérés comme des biens communs.

Mme la présidente. La parole est à M. Éric Alauzet.

M. Éric Alauzet. Je n’ai pas l’expérience de M. le ministre en ce qui concerne les négociations européennes, mais je pense que le risque qu’il évoque n’existe pas. Au contraire, si risque il y a, c’est celui lié au fait de défendre le taux réduit de TVA sur ce qui est en réalité un service, et ce qui est à craindre ensuite, c’est que le livre électronique ouvert ne suive le livre électronique vendu sous système fermé. La transparence n’est pas vraiment le maître-mot en la matière, et les personnes achetant des livres électroniques vont finir par s’apercevoir, au bout de quelques semaines ou quelques mois, que le livre en leur possession ne fonctionne plus et qu’elles n’ont en réalité acquis qu’une licence, qu’elles vont devoir racheter au même distributeur ! Il y a, je le répète, un grand risque à ne pas dissocier le livre électronique vendu sous système fermé de celui vendu sous système ouvert.

Mme la présidente. Si j’ai bien compris, vous maintenez votre amendement, monsieur Alauzet ?

M. Éric Alauzet. Je le maintiens, madame la présidente.

(L’amendement no 22 est adopté.)

Notes

[1] Source de la vidéo et du texte sur le site de l’Assemblée.

15 Nov 12:56

Geektionnerd : TPP

by aKa
15 Nov 12:49

Grâce à Wikileaks on a la confirmation que l'accord TPP est pire qu'ACTA

by aKa

Merci à Wikileaks d’avoir révélé hier une version de travail tenue secrète de l’accord Trans-Pacific Strategic Economic Partnership, plus connu sous l’acronyme TPP.

La France ne faisant pas partie des pays directement concernés, on n’en parle pas beaucoup dans nos médias. Mais on sait depuis longtemps que ce sont les USA qui donnent le la dans tout ce qui touche au copyright international.

Plus que donner le la, ils dictent la loi. Et celle qui se prépare ici est tout simplement scélérate…


TPP


La fuite du chapitre sur la propriété intellectuelle du Partenariat Trans-Pacifique confirme que cet accord est pire qu’ACTA

TPP IP Chapter Leaked, Confirming It’s Worse Than ACTA

Glyn Moody - 13 novembre 2013 - TechDirt.com
(Traduction : Barbidule, Penguin, Genma, MFolschette, baba, mlah, aKa, Alexis Ids, Scailyna, @paul_playe, Mooshka, Omegax)

par le service du pas-étonnant-que-le-secret-soit-si-bien-gardé

Cela fait longtemps que nous attendions une fuite majeure du Partenariat Trans-Pacifique (TPP) rédigé en secret ; grâce à Wikileaks, nous en avons enfin une (voir aussi directement le pdf). Le texte est long et lourd à lire, en partie à cause de toutes les parties entre parenthèses sur les points où les négociateurs ne se sont pas encore mis d’accord. Même si le brouillon est assez récent — il est daté du 30 août 2013 — un grand nombre de ces points y restent ouverts. Heureusement, KEI a déjà rassemblé une analyse détaillée mais facilement compréhensible, que je vous encourage vivement à lire en entier. En voici un résumé :

Le document confirme les craintes sur le fait que les différentes parties sont prêtes à étendre les limites du droit de la propriété intellectuelle, et à restreindre les droits et libertés du consommateur.

En comparaison des accords multilatéraux existants, l’accord du TPP sur la propriété intellectuelle propose l’octroi de nouveaux brevets, la création d’une propriété intellectuelle sur les données, l’extension des termes de protection pour les brevets et copyrights, l’accroissement des privilèges des ayants droit, et l’augmentation des peines pour infraction à la propriété intellectuelle. Le texte du TPP réduit le champ des exceptions pour tous les types de propriété intellectuelle. Négocié dans le secret, le texte proposé est néfaste pour l’accès au savoir, néfaste pour l’accès aux soins, et profondément néfaste pour l’innovation.

Bien que de nombreux domaines soient concernés par les propositions de la copie de travail — l’accès aux soins vitaux seraient restreints, tandis que la portée des brevets serait étendue aux méthodes chirurgicales par exemple — les effets sur le copyright sont particulièrement significatifs et troublants :

Collectivement, les dispositions du droit d’auteur (dans le TPP) sont configurées de manière à étendre les termes du droit d’auteur de la convention de Berne au-delà de la vie plus 50 ans, créant de nouveaux droits exclusifs, et fournissant bon nombre de nouvelles directives spécifiques pour gérer le copyright dans l’environnement numérique.

Voici quelques-unes des extensions de durée proposées :

Concernant les durées de copyright, le TPP définit les bases comme suit. Les États-Unis, l’Australie, le Pérou, Singapour et le Chili proposent une durée de 70 ans après la mort de l’auteur pour les personnes physiques. Pour des œuvres appartenant à une entreprise, les États-Unis proposent 95 ans de droits exclusifs, alors que l’Australie, le Pérou, Singapour et le Chili proposent 70 ans. Le Mexique veut une durée de 100 ans après la mort de l’auteur pour les personnes physiques et 75 ans après la mort de l’auteur pour des œuvres appartenant à une entreprise. Pour des travaux non publiés, les États-Unis veulent une durée de 120 ans.

Un problème plus technique concerne l’utilisation du « test en trois étapes » qui agira comme une contrainte supplémentaire sur de possibles exceptions au copyright :

Dans sa forme actuelle, l’espace des exceptions tel que défini par le TPP est moins vaste et plus restrictif que celui du traité 2012 de l’OMPI à Pékin ou celui du traité 2013 de l’OMPI à Marrakech, et bien pire que l’accord ADPIC. Bien que cela implique des problèmes légaux complexes, les ramifications politiques sont simples. Les gouvernements auraient une marge de manœuvre plus restreinte pour évaluer les exceptions dans l’éducation, dans les citations, dans les affaires publiques, dans les actualités et dans les autres exceptions « spéciales » de la Convention de Berne ? Pourquoi un gouvernement voudrait-il abandonner son autorité générale pour réfléchir à l’aménagement de nouvelles exceptions, ou pour contrôler les abus des détenteurs de droits ?

Ceci est un bon exemple de comment le TPP n’essaie pas seulement de changer le copyright en faveur de ceux qui veulent l’étendre au maximum, mais essaie aussi d’instaurer un copyright qui serait facile à renforcer à l’avenir. En voici un autre, dans lequel le TPP veut empêcher le retour à un système de copyright qui nécessite une inscription — ce genre de système ayant été proposé comme un moyen de pallier aux problèmes qui surviennent à cause de la nature automatique de l’attribution du copyright :

Le TPP va au-delà de l’accord ADPIC pour ce qui est de l’interdiction de l’instauration de formalités pour le copyright. Bien que le problème des formalités puisse sembler être un problème facile à résoudre, il y a un bon nombre de flexibilités qui seront éliminées par le TPP. À l’heure actuelle, il est possible d’avoir des exigences de formalités pour des œuvres appartenant à la sphère nationale et d’imposer des formalités à de nombreux types de droits liés, incluant ceux protégés par la Convention de Rome. Ces dernières années, les créateurs et les théoriciens de la politique du copyright ont commencé à remettre en question les bénéfices de l’enregistrement des œuvres et autres formalités, en particulier à la lumière des problèmes liés aux durées de copyright étendues sur de nombreuses oeuvres orphelines.

Comme vous pouvez vous en douter, le TPP demande à ce qu’il y ait des protections solides de type DRM ; mais ici encore, il cherche à rendre les choses pires qu’elles ne le sont déjà :

La section sur le droit d’auteur inclut également un long discours sur les mesures de protection technique, et en particulier, la création d’un motif de poursuites spécifique contre le fait de casser les mesures techniques de protection. Les USA veulent que ce motif de poursuites spécifique s’étende même aux cas où le droit d’auteur n’est pas applicable, comme par exemple les œuvres du domaine public, ou bien les données qui ne sont pas protégées par le droit d’auteur.

Cela rendrait illégal le fait de contourner les DRM, même si ceux-ci sont appliqués à du contenu qui se trouve dans le domaine public — les enfermant alors une fois de plus, de façon efficace et permanente. Enfin, il est intéressant de remarquer que dans la sous-section fixant les dommages et intérêts pour violation de copyright, on peut y lire ce qui suit :

Pour déterminer le montant des dommages et intérêts en vertu du paragraphe 2, les autorités judiciaires seront habilitées à examiner, entre autres, toute mesure légitime de valeur que le détenteur du droit soumet, ce qui peut comprendre les bénéfices perdus, la valeur des biens ou des services concernés, mesurée en se basant sur le prix du marché, ou sur le prix de vente au détail suggéré.

C’est exactement la tournure qui a été utilisée pour ACTA, et qui a été retrouvée dans le récent accord de libre-échange entre l’UE et Singapour. Cela résume assez bien comment le TPP s’appuie directement sur ACTA, tandis que les autres mesures évoquées ci-dessus montrent comment il va bien au-delà et ce à plusieurs égards.

Voilà pour les mauvaises nouvelles. La bonne nouvelle, c’est que nous avons maintenant une version très récente de ce qui pourrait être la partie la plus controversée de l’accord. Dans les semaines à venir, nous sommes susceptibles de voir de nombreuses analyses détaillées exposant au grand jour le caractère ô combien pernicieux cet accord pour le public des pays participant aux négociations.

L’espoir étant qu’une fois qu’il en sera informé, il fera connaître son sentiment à ses représentants politiques comme il l’a fait avec SOPA et ACTA — et avec le même résultat final.

15 Nov 12:48

Nouveau Gets Page Flipping Fixes, Sync To VBlank

Last week was the main set of Nouveau DRM driver changes for the Linux 3.13, which included new power management and re-clocking code for this open-source NVIDIA driver. Prior to David Airlie sending in the DRM pull request a few hours ago, a few more Nouveau changes were merged...
15 Nov 12:38

Un outil pour parcourir vos logs facilement

by Korben

Lire des logs, ce n'est jamais très excitant... Alors quand en plus ils sont énormes et que ça met 3 plombes à charger, ce n'est plus du tout rigolo.

Heureusement, il existe un petit soft pour Windows / Linux / Mac qui s'appelle Glogg et qui permet de parcourir d'importants fichiers de logs afin d'y effectuer des recherches.

glogg gtk Un outil pour parcourir vos logs facilement

Glogg supporte sans souci les expressions régulières, donne des infos de positionnement dans le fichier, autorise le placement de marqueurs sur les lignes qui vous intéressent, met en couleur les résultats de recherche et, est surtout très rapide puisqu'il gère sans sourciller de gros fichiers.

Les amateurs de vim/less ne seront pas non plus dépaysés puisque Glogg utilise les mêmes raccourcis clavier pour le déplacement dans le fichier.

C'est sous licence GPL et vous pouvez le trouver ici.

Cet article merveilleux et sans aucun égal intitulé : Un outil pour parcourir vos logs facilement ; a été publié sur Korben, le seul site qui t'aime plus fort que tes parents.

15 Nov 12:37

Free : 640 000 nouveaux abonnés sur le mobile et 62 000 sur le fixe (T3 2013)

by Yoann Ferret
Le groupe Iliad vient d'annoncer les résultats de son activité pour le 3ème trimestre 2013. Une fois de plus, Free affiche un recrutement au beau fixe, tant sur le haut débit que du côté de Free Mobile... Entre juillet et septembre, sur son activité mobile, Free a recruté 640 000 nouveaux abonnés mobiles (nets de résiliations), avec « un volume élevé de portabilités », précise l'opérateur. Autrement dit : de nombreux arrivants chez Free Mobile fuient un opérateur concurrent. Autre info : le communiqué (...)
15 Nov 08:02

Eole, un démonstrateur d’aéronef automatisé et réutilisable pour la mise en orbite de nano-satellites

by webmaster
Mardi, Novembre 12, 2013
14 Nov 12:24

Distribution Release: GParted Live 0.16.2-11

Curtis Gedak has announced the availability of an updated release of GParted Live, version 0.16.2-11, a Debian-based specialist live CD with utilities for disk management and data rescue tasks: "The GParted team is proud to announce the availability of a new stable release of GParted Live. This release....
14 Nov 12:24

VirusTotal Uploader

by Korben

Si vous roulez un peu votre bosse sur le net, vous connaissez sans aucun doute le site VirusTotal qui permet de scanner en ligne des fichiers à la recherche d'affreux malwares.

Le site utilise tout une série d'antivirus, ce qui permet notamment de ne pas tomber dans le piège du faux positif. Si je vous parle de VirusTotal aujourd'hui, c'est surtout pour vous annoncer la sortie d'un client Windows baptisé VirusTotal Uploader qui dans sa version 3.0 apporte son lot de nouveautés.

Tout d'abord, il n'est plus nécessaire de lancer le soft en étant administrateur de la machine. Ensuite, il est maintenant possible d'uploader plusieurs fichiers en même temps vers VirusTotal, mais aussi de vérifier les exécutables lancés au démarrage de votre ordinateur.

2013 11 02 16 39 48 PhrozenSoft VirusTotal Uploader — Tools VirusTotal Uploader

2013 11 02 16 39 28 Phrozen VirusTotal Uploader 3.0 VirusTotal Uploader

2013 11 02 16 40 39 Scan Result VirusTotal Uploader

Voilà pour les quelques nouveautés. VirusTotal Uploader 3.0 est un logiciel non officiel distribué en freeware par Phrozen Software et il ne contient pas d'adware. Vous pouvez le trouver ici.

Cet article merveilleux et sans aucun égal intitulé : VirusTotal Uploader ; a été publié sur Korben, le seul site qui t'aime plus fort que tes parents.

14 Nov 07:07

Apache OpenOffice vs. LibreOffice

Datamation: The two open source office productivity suites are similar, yet one appears to have a slight advantage.

14 Nov 07:06

AMD Wants Mantle On Linux, OS X, Mobile Devices

As part of the recent Radeon Rx 200 series and Hawaii GPU launch, AMD also unveiled Mantle as a new graphics rendering API to compete with OpenGL and Direct3D. AMD claims Mantle is easier, faster, and all-around better than OpenGL for game engines and other purposes. This week AMD has renewed their push that they want to see Mantle on Linux and other platforms...
14 Nov 07:06

Computer History Museum releases Apple II DOS source code

The Computer History Museum (CHM) announced today that it has, with the collaboration of the Digibarn Computer Museum and with permission from Apple Inc., posted the historic original 1978 source code for the Apple II DOS "Disk Operating System." Pretty cool. More on the Apple II can be found at the Computer History Museum's blog.
14 Nov 07:06

Pas de matière noire pour LUX

by Sean Bailly
Après trois mois de mesure, l'expérience LUX n'a détecté aucune particule de matière noire. De quoi resserrer les contraintes sur leur masse et leur probabilité d'interaction.
13 Nov 22:30

Le langage Go fête ses 4 ans

by Florent Zara

Le langage Go, parfois nommé Golang et créé principalement par Robert Griesemer, Rob Pike et Ken Thompson (des grands noms, que dis-je, des légendes du monde UNIX), chez Google, vient de fêter ses 4 ans. Le langage semble commencer à trouver des applications dans des projets de grande envergure, au delà de projets internes à Google. Pour un langage relativement jeune, c'est encourageant.

logo Go

NdM : 2 composants de LinuxFr.org sont codés en Go, img et epub.

Sommaire

Généralités

Conçu pour la programmation système (au sens « applications sans interaction avec l'utilisateur humain », pas au sens « programmation kernel »), Go vise à pallier un certain nombre de défauts de C++ (notamment au regard de la lenteur de la compilation, de la complexité du langage et des défaillances au niveau de l'outillage). Ce qui se voulait être un successeur de C semble surtout rencontrer du succès auprès des aficionados des langages à typage dynamique, notamment Python et Ruby, à la grande surprise de ses concepteurs.

Le langage a subi de multiples influences. C, bien entendu, puisque le langage a été créé notamment par Ken Thompson, en partie à l'origine de C, mais on sent également l'influence des langages de Wirth, Oberon notamment, dont les objectifs de simplicité extrême et de compilation rapide ont été au cœur du design. Les langages à typage dynamique ont également eu une influence sensible sur le langage. Go ressemble, au niveau du ressenti du développeur, à un intermédiaire entre les langages à typage statique et les langages à typage dynamique. Pour la gestion de la concurrence et du parallélisme, Erlang semble également avoir eu une influence.

Typé statiquement, le langage propose les types de base classiques (entiers, réels flottants, complexes, booléens, mais aussi les chaînes de caractères que C n'a toujours pas), mais aussi pointeurs, tableaux fixes, tableaux dynamiques (appelés slices, ou tranches en français), tableaux associatifs (appelés maps), fonctions (closures), et canaux (channels) qui permettent la communication entre processus légers. Il est également possible de créer des structures de données, appelés struct comme en C.

Il propose un certain nombre d'outils standards, facilitant la compilation, la maintenance et le déploiement des applications, l'un des plus appréciés étant go fmt, qui reformate automatiquement le code source de tout le projet courant selon les règles de style officielles. Ainsi, tous les projets écrits en Go partagent le même style.

C'est un langage très pragmatique, conçu pour utiliser des techniques éprouvées et offrir des outils de qualité aux développeurs. Les concepteurs ont choisi de tourner le dos à de nombreux résultats de la recherche dans le domaine des langages de programmation, au nom de la simplicité. Ainsi, pas de pattern-matching, pas de pointeurs non-nuls, pas de typage paramétrique (même si c'est susceptible de changer à l'avenir), ce qui est souvent reproché aux concepteurs.

Les goroutines

Les processus légers de Go (appelés goroutines) sont un des atouts de ce langage ; on sent une légère influence d'Erlang, dont un des buts est d'inciter à la création de nombreux processus légers ne partageant pas la mémoire. Ceci permet de profiter au maximum des capacités des architectures multi-cœurs, tout en palliant les défauts des approches de bas-niveau basées sur des threads/sémaphores/mutex, encore utilisés dans la plupart des langages majeurs. La communication entre goroutines se fait à l'aide des channels, qui fonctionnent comme des pipes UNIX dédiés à cet usage.

La programmation orientée objet

Go propose aussi un système de programmation orienté objet, mais réduit à sa plus simple expression :

  • un programme est découpé en paquetages (packages), et chaque paquetage indique ce qui est visible par les autres paquetages ou non (la distinction classique public/privé dans les autres langages),
  • les champs d'un struct peuvent donc être tous visibles, tous cachés, ou toute combinaison intermédiaire,
  • il est possible d'indiquer qu'une fonction donnée est une « méthode » s'appliquant à tel ou tel struct,
  • enfin, un système d'interface permet de regrouper, exactement comme en java des types proposant tous un certain nombre de méthodes.

Et c'est tout ! Pas d'héritage, pas de traits, pas de mixins, pas de classe à proprement parler, mais on se rend compte qu'on a déjà l'essentiel sans ça. Notamment, le mécanisme d'interface, très léger, couplé au système minimaliste d'inférence de type, permet d'obtenir quelque chose de très proche du duck typing, ce qui rend le langage très attirant pour les utilisateurs de langages à typage dynamique.

Le traitement des erreurs

Le mécanisme de traitement des erreurs en Go fait partie des points noirs les plus souvent reprochés au langage. L'idée des concepteurs est de ne pas recourir, sauf cas extrêmes, aux mécanismes habituels d'exceptions, qui permettent de faire « remonter » les erreurs de plusieurs niveaux lorsqu'elles se produisent, mais au contraire d'obliger les développeurs à les traiter le plus tôt possible, dès qu'elles se produisent.

Le langage utilise donc, comme C, un système basé sur l'analyse des valeurs de retour des fonctions pour savoir si une erreur s'est produite. Le mécanisme est quand même un peu plus élaboré qu'en C où il est aisé d'ignorer involontairement une erreur et de laisser s'exécuter un programme dans un état instable (par exemple, ignorer que malloc a échoué et renvoyé NULL). Sans entrer dans les détails, Go oblige à traiter la présence ou non d'erreur, mais il est possible dans certains cas de contourner volontairement cette contrainte et de laisser le programme continuer de s'exécuter dans un état incohérent.

Conclusion personnelle

À mon avis loin d'être exempt de défauts, Go me semble néanmoins intéressant. C'est un langage très simple, un des plus simples que j'ai pu rencontrer, et on peut être productif en quelques heures. Le langage est très normé, grâce à sa simplicité et aux outils de formatage, et il est très facile de lire du code écrit par d'autres développeurs, ce qui est un atout indéniable dans le cadre de grosses applications. Niveau performances, c'est acceptable (on est entre C++ et python, un peu moins rapide que Java et ça devrait s'améliorer avec le temps) et niveau productivité, on est clairement dans le haut du panier.

Je pense que ça vaut le coup d'apprendre ce langage. Comme il innove très peu (voire pas du tout) au niveau théorique, il n'a rien de très sexy, mais du coup on arrive très vite à faire des choses intéressantes avec. Quant à l'utiliser en production, c'est faisable, mais le langage est encore jeune (notamment le nombre de bibliothèques disponibles est encore limité), donc à chacun de peser le pour et le contre.

Lire les commentaires

13 Nov 15:50

F2FS File-System Major Linux 3.13 Enhancements

For those in need of a high-performance specially-optimized file-system for flash storage devices, the F2FS file-system developed at Samsung has seen more "major enhancements" queued up for the Linux 3.13 kernel...
13 Nov 12:57

Podcast FS Hebdo - Spécial 300ème

by podcast@futura-sciences.com

Depuis janvier 2006, Futura-sciences vous propose un podcast hebdomadaire, qui reprend chaque semaine une sélection des actualités scientifiques. Après bientôt 8 ans d’existence, voici le 300ème podcast. Pour l’occasion, nous vous proposons un podcast un peu plus long que d’ordinaire, qui reprend une sélection d’actualités parues durant l’année 2013.

12 Nov 20:19

wxWidgets 3.0

by Florent Zara

Après des années de développement, et une phase RC entamée début octobre, la nouvelle version stable de la bibliothèque graphique libre wxWidgets est désormais disponible. Il faut dire que wxWidgets 2.8.x est présente depuis décembre 2006, et nous en sommes actuellement à la version 2.8.12 datant de mars 2011 ! Cette nouvelle version apporte une certaine fraîcheur à cette bibliothèque plus que stable.

logo wxwidget

Parmi les nouveautés, on peut retenir notamment :

  • une prise en charge de l’Unicode bien meilleure, transparente et simplifiée ;
  • un nouveau portage pour OSX / Cocoa (via wxOSX), permettant le développement d’interfaces applicatives en 64 bits sous OS X ;
  • la prise en compte de GTK+ 3 dans wxGTK ;
  • une nouvelle bibliothèque wxRibbon pour réaliser des interfaces sous forme de ruban;
  • une nouvelle interface d’édition de propriétés, wxPropertyGrid ;
  • l’ajout de contrôles graphiques persistants qui sauvegardent et restaurent leur état automatiquement ;
  • la documentation, qui passe du LaTeX à [Doxygen], incluant des captures d’écran des contrôles. Suite à ce changement, l’équipe est friande de vos retours, surtout que la syntaxe est, a priori, plus simple et la soumission de patches aussi.

Consultez le journal des modifications complet, si vous voulez plus de détails sur les nouveautés et surtout les changements. En effet, cette nouvelle version majeure apporte son lot d’incompatibilités, surtout dues au passage à l’Unicode. Une synthèse des changements incompatibles avec la version 2.8 est disponible. Mais, encore une fois, il est préférable d’aller dans le détail si vous êtes développeur.

Rappels sur wxWidget

Anciennement appelée wxWindows, wxWidget est une bibliothèque libre de widgets permettant de créer des interfaces graphiques multi‐plates‐formes, mimant le plus possible l’environnement natif de l’utilisateur. Le nombre de logiciels l’utilisant est impressionnant ; parmi les plus connus, on peut citer 0 A.D. (jeu type Age of Empires), Amaya (navigateur et éditeur Web), Audacity, BitTorrent, Code::Blocks, FileZilla, TortoiseCVS, etc. Le nombre de plates‐formes prises en charge est tout aussi impressionnant :

  • Microsoft Windows, via wxMSW, incluant Windows 95, 98, Me, NT, 2000, XP, Vista, 7 et 8 ;
  • GNU/Linux et Unix via wxGTK, wxX11 et wxMotif ;
  • OS X via wxMac (10.3 via Carbon) ;
  • OS/2 via wxOS2 ;
  • l’embarqué avec wxEmbedded (Windows CE, PalmOS, etc.).

capture d'écran de Caedium utilisant wxWidget

Il est écrit en C++, mais parmi les bindings proposés, il y a certainement un langage de programmation que vous connaissez :

  • Python
  • Perl
  • BASIC
  • Lua
  • OCaml
  • JavaScript
  • Java
  • Ruby
  • Eiffel
  • Haskell
  • C#/.NET
  • Euphoria
  • D

Feuille de route

Pour la prochaine version, le projet prévoit une grosse réécriture de wxAUI (Advanced User Interface), la bibliothèque permettant de créer des [interfaces utilisateur très riches et « dockables », type Eclipse.

capture d'écran wxAUI

La version 3.2 sera aussi l’occasion d’abandonner tout support pour les vieilleries qui traînent dans le placard et qui ne sont même plus supportées par leur éditeur, notamment pour la série des Windows 9x, ainsi que les compilateurs MSVC6, voire 7. Enfin, parmi les souhaits de l’équipe :

  • finir l’implémentation de wxMaskedEdit ;
  • la traduction dépendante du contexte dans wxLocale ;
  • l’implémentation de colonnes et lignes figées dans le composant wxGrid ;
  • améliorer les boîtes de dialogue modales.

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12 Nov 20:14

NVIDIA GeForce Experience 1.7.1.0

by noreply@blogger.com (Sylvain LOUIS)

HomeNVIDIA GeForce Experience est un logiciel gratuit de nVIDIA  pour optimiser vos jeux installés suivant votre carte graphique de votre ordinateur et de mettre automatiquement les drivers à jour !

Geforce Experience

GeForce Experience version 1.7.1 - Nouveautés

•    Suppression des restrictions CPU pour ShadowPlay™
•    Les vidéos ShadowPlay™ peuvent être enregistrées dans des répertoires contenant des caractères non-latins
•    Correction d’un problème entrainant l’affichage d’un rapport de mémoire erroné (0 Go)
•    Amélioration de la connectivité pour NVIDIA GameStream

Compatible Windows7NVIDIA GeForce Experience


12 Nov 20:12

[Film] La stratégie d'Ender

by Florent Zara

Le livre Best-seller d'Orson Scott Card fait partie des piliers de ma modeste bibliothèque, et nous avons déjà pas mal discuté sur LinuxFr.org de ce livre que je conseille à tous ceux qui ne l'ont pas encore lu :

Sans attendre particulièrement le film (je ne suis pas un grand fan de cinoche), j'en avais entendu parler quand ils avaient envie de le faire mais avaient un peu de mal à trouver comment faire. Hier soir, on se décide : tiens on va aller voir le film. Petit compte-rendu garanti sans spoiler dans la suite de la dépêche.

Affiche la stratégie d'Ender

NdM : merci à djibb pour son journal.

Petit tour des critiques avant, 3,7/5 des spectateurs, 2/5 des critiques… ouh là… il est possible qu'on aille voir une daube. 10 € pour une daube, je ne suis pas tout à fait preneur, je lis donc un peu plus les critiques, il en ressort deux choses :

  1. il faut avoir lu le livre avant car le rythme choisi par le cinéaste semble très proche du livre et est donc assez découpé ;
  2. les très mauvaises critiques proviennent de personnes n’ayant pas lu le livre. La plupart des gens qui l’ont lu sont globalement satisfaits.

Après visionnage du film et discussion avec les copains, on a retrouvé tout de même beaucoup de choses qui font du livre un livre génial : le côté psychologique, la pression que doit tout le temps subir Ender, l'école de guerre et ses combats (il manque quelques uns de ceux qui marquent le plus, celui où ils se glacent les pieds par exemple).
Je n'ai pas trouvé d'entorse particulière au livre, au contraire, le film est très fidèle. Je ne parle pas trop des effets spéciaux, qui sont vraiment sympas (mais il y en a peu, compte tenu de la durée du film). J'ai particulièrement apprécié le "Jeu".

Quelques points pour aider :

  • Si on n'a pas lu le livre, je déconseille d'aller voir le film. La Stratégie d'Ender est un petit livre prendre 3 jours pour le lire. Vous passerez à côté de raccourcis (l'ansible, le jeu, l'ordi du jeu…)
  • Si on a lu le livre : GO !

J'ai aimé :

  • que le film soit proche du livre
  • les effets spéciaux
  • la psychologie des personnages
  • la fin qui copie le livre et qui ne s'arrête pas juste quand Ender cbhger yrf qbelcuberf. (spoiler)
  • les lenteurs

Je n'ai pas apprécié :

  • les raccourcis des combats
  • la durée du film (1h50, on aurait bien pu tenir 2h30)

Lire les commentaires

12 Nov 20:11

Intégrer des vidéos dans des fichiers PDF

by Florent Zara

Comme vous êtes demandeurs de howto/documentation, on pense à vous. Après l'invitation de RMS, héberger son propre courriel, voici l'intégration de vidéos dans un fichier PDF.

Lorsque je présente mes travaux lors d’un meeting ou d’un séminaire, j’ai parfois (souvent, en fait) besoin de présenter des vidéos. N’étant pas grand fan de LibreOffice Impress (encore moins, tu t’en doutes, de PowerPoint), plutôt adepte de Beamer, je me suis penché sur l’art et la manière d’inclure une vidéo dans un PDF. Afin que ça ne se perde pas, je te confie le résultat de cette inclinaison.

NdM : merci à gouttegd pour son journal.

Sommaire

Le format PDF et les vidéos

Il existe trois façons d’intégrer une vidéo au sein d’un document PDF.

Les Movie annotations

La première méthode a été introduite dans la version 1.2 du format PDF, sous la forme du type d’annotation « Movie » (une annotation, dans le jargon PDF, désigne toutes sortes d’objets avec lesquels l’utilisateur peut interagir).

Il s’agit a priori de la méthode la plus simple. Elle consiste en une seule annotation contenant un lien vers la vidéo (il peut s’agir d’un lien vers un fichier externe ou, à partir de PDF 1.3, d’un lien vers un fichier inclus directement dans le fichier PDF) et quelques paramètres contrôlant son affichage (taille, aspect, rotation, affichage ou non de boutons de lecture/pause, etc.).

Voici un exemple d’une telle annotation :

1 0 obj <<
  /Type /Annot
  /Subtype /Movie
  /Rect [x1 y1 x2 y2]         % emplacement de la vidéo sur la page
  /Movie << /F (video.avi) >> % lien vers le fichier
  /A << /ShowControls true >> % paramètres d’affichage (ici, on demande l’affichage des boutons de contrôle)
>> endobj

Les Screen annotations

La seconde méthode repose sur les fonctionnalités multimédia introduites dans PDF 1.5, et plus particulièrement l’annotation de type « Screen ».

Cette méthode est plus complexe et nécessite au moins quatre objets distincts. D’abord, l’annotation « Screen » proprement dite :

1 0 obj <<
  /Type /Annot
  /Subtype /Screen
  /Rect [x1 y1 x2 y2] % emplacement de l’annotation
  /P nn 0 R           % référence à la page à laquelle l’annotation est rattachée
  /T (Titre du film)  % indicatif uniquement
  /A 2 0 R            % référence vers un « dictionnaire d’actions »
>> endobj

Le « dictionnaire d’actions » indique le comportement à adopter lorsque l’utilisateur interagit avec l’annotation. Voici le plus simple exemple, où l’on demande un comportement élémentaire (cliquer sur l’annotation déclenche la lecture, cliquer à nouveau met en pause) :

2 0 obj <<
  /Type /Action
  /S /Rendition
  /R 3 0 R  % référence vers un objet de type « Media Rendition »
  /AN 1 0 R % référence retour vers l’annotation « Screen »
  /OP 0     % comportement standard (cliquer pour lire/arrêter)
>> endobj

Le dictionnaire d’actions peut être plus complexe et permet notamment l’utilisation de Javascript pour coder les actions de son choix.

L’objet « MediaRendition », référencé dans le dictionnaire d’actions, indique au minimum le média à jouer, et optionnellement comment le jouer :

3 0 obj <<
  /Type /Rendition
  /S /MR
  /C 4 0 R    % référence vers un objet « Media Clip Data »
  /P  << /Type /MediaPlayParams ... >>    % options de lecture
  /SP << /Type /MediaScreenParams ... >>  % options d’affichage
>> endobj

Enfin, l’objet « Media Clip Data » représente le média à jouer proprement dit (ici, sous la forme d’un lien vers un fichier externe, mais ça pourrait être une référence vers un fichier inclus dans le PDF) :

4 0 obj <<
  /Type /MediaClip
  /S /MCD
  /D (video.avi)  % lien vers le fichier vidéo
  /CT (video/avi) % type MIME
>> endobj

Les Rich Media annotations

La troisième méthode a été introduite par Adobe Acrobat 9. C’est une méthode encore plus complexe que la précédente (raison pour laquelle je ne fournirai pas d’exemple), mais en résumé, le principe consiste à confier la lecture de la vidéo à un lecteur Flash qui sera lui-même inclus dans le fichier PDF. C’est grosso modo la transposition dans les visionneurs PDF de ce qui se fait déjà dans les navigateurs web, et comme pour les navigateurs, cela nécessite que les visionneurs PDF soient capables d’exécuter du Flash.

(Vous pensiez être débarrassé du plugin Flash de votre navigateur avec HTML5 ? Tel Saruman qui chassé d’Isengard réapparait dans la Comté, le voici qui revient dans votre visionneur PDF…)

Les deux premières méthodes (Movie et Screen annotations) font partie de la version standardisée du format PDF (PDF 1.7, aka ISO3200-1:2008), bien que la première y soit officiellement déclarée comme dépréciée en faveur de la seconde. La troisième méthode (Rich Media annotation) est documentée dans une extension de Adobe à la norme ISO3200 (PDF 1.7 Extension Level 3), mais non standardisée.

Générer un PDF avec vidéo(s) intégrée(s)

Maintenant qu’on sait ce qu’offre le format PDF, comment fait-on, concrètement, pour produire un PDF contenant des vidéos ?

Je parlerai essentiellement de LaTeX, parce que c’est ce que j’utilise et que ça fonctionne. Je dirai également deux mots de ce qui est supposé fonctionner avec DocBook. Si vous utilisez d’autres outils pour produire des PDF et qu’ils permettent l’inclusion de vidéos, manifestez-vous dans les commentaires.

LaTeX

Il existe au moins trois paquets LaTeX permettant d’inclure une vidéo, chacun supportant l’une des trois méthodes décrites ci-dessus.

Le paquet multimedia, écrit par Till Tantau (aussi auteur de beamer, les deux paquets sont d’ailleurs distribués ensemble et la documentation de multimedia est incluse dans celle de beamer, même si chaque paquet peut être utilisé de façon indépendante), génère des Movie annotations conformes au format PDF 1.2.

\usepackage{multimedia}
…
\movie[showcontrols,poster,width=4cm,height=2cm]{}{video.avi}

À noter que multimedia n’inclut pas physiquement le fichier vidéo dans le fichier PDF (ce qui n’est possible qu’à partir de PDF 1.3). Le fichier vidéo doit donc accompagner le fichier PDF pour que le visionneur PDF ait une chance de le trouver.

Le paquet movie15, écrit par Alexander Grahn, génère des Screen annotations conformes au format PDF 1.5.

\usepackage{movie15}
…
\includemovie[controls,poster]{4cm}{2cm}{video.avi}

Contrairement au paquet précédent, la vidéo est ici réellement incluse dans le fichier PDF. De plus, movie15 génère aussi une File Attachment annotation qui permet, dans les visionneurs PDF qui supportent ce type d’annotation, d’offrir à l’utilisateur la possibilité d’extraire facilement le fichier inclus (autrement qu’en ayant recours à des outils comme pdfannotextract ou poppler-glib-demo).

Enfin, le paquet media9, écrit par le même Alexander Grahn, génère des Rich Media annotations compatibles avec Adobe Reader 9 et suivants.

\usepackage{media9}
…
\includemedia[%
  addresource=video.avi,
  flashvars={source=video.avi}]{}{VPlayer.swf}

(Avec tout le respect que j’ai pour Alexander Grahn, ne l’écoutez pas quand il dit que movie15 est obsolète et devrait être remplacé par media9. Vous l’aurez compris, les deux paquets ne sont pas du tout équivalents et le second ne peut pas être considéré comme une simple évolution du premier, puisqu’ils sont basés sur des méthodes d’inclusion complètement différentes — l’une standardisée, l’autre non.)

DocBook

Voici un exemple sorti tout droit du DocBook: The Definitive Guide :

<mediaobject>
  <videoobject>
    <videodata fileref="video.avi" />
  </videoobject>
  <imageobject>
    <imagedata fileref="fallback.png" />
  </imageobject>
  <textobject>
    <para>Si vous lisez ceci, quelque chose n’a pas fonctionné…</para>
  </textobject>
</mediaobject>

Avec la chaîne de production que j’utilise pour les documents DocBook (source DocBook → traitement par DocBook XSL Stylesheets → source intermédiaire XSL-FO → traitement par Apache FOP → document PDF), ben… ça ne fonctionne pas. :( Le document résultant contient l’image de secours, mais aucune trace de la vidéo. Il semble s’agir d’une limitation du format intermédiaire XSL-FO, qui apparemment ne permet pas l’inclusion de vidéos — en tout cas rien n’indique que la directive fo:external-graphic puisse être utilisée pour autre chose que des images fixes.

Lire un PDF avec vidéo(s) intégrée(s)

Maintenant qu’on sait produire un PDF contenant des vidéos, où peut-on le lire et avec quoi ? La réponse n’est malheureusement pas « sur n’importe quelle machine avec n’importe quel visionneur PDF. »

Adobe Reader (oui, je sais)

Adobe Reader sur Windows supporte les Screen annotations et, à condition d’avoir le plugin Flash installé, les Rich Media annotations. Les Movie annotations ne sont apparemment plus supportées.

Adobe Reader sous Mac OS X supporte les deux annotations standardisées, bien que la vidéo que j’ai testée s’est avérée illisible car dans un format « non-reconnu par QuickTime ». Du MPEG-4 Part 2 dans un conteneur AVI, ça ne me paraît pourtant pas très exotique comme format, mais bon… Quoi qu’il en soit, le problème n’est pas imputable au visionneur PDF lui-même, qui ne fait que se reposer sur les décodeurs vidéos de la plate-forme. Et les spécifications du format PDF ne disent rien du tout sur les formats vidéos supportés, chaque implémentation supportant ce qu’elle veut.

(À noter qu’avec la méthode des Screen annotations, il devrait être possible d’inclure plusieurs versions d’une même vidéo dans des formats différents et laisser le visionneur choisir celle qu’il peut lire, mais le paquet movie15 ne permet pas cela.)

Adobe Reader sous Mac OS X devrait en principe supporter les Rich Media annotations, mais la version que j’ai testée plante irrémédiablement dès qu’on ouvre une page contenant une telle annotation.

Adobe Reader sous GNU/Linux ressemble à une plaisanterie (je ne parlerai même pas du fait que nous n’ayons droit qu’à une version 9.1 et quelques en 32 bits…). La lecture des Movie et Screen annotations nécessite de télécharger un « player multimédia » qui n’est pas inclus d’office. Pourquoi pas, mais là où ça devient amusant, c’est lorsque Reader tente effectivement de télécharger ledit player à cette adresse, et que le serveur de Adobe répond par un 403 Forbidden « Sorry, browsing is not allowed in this directory ». Traduction : « Utilisateurs de GNU/Linux, allez vous faire mettre. Cordialement, Adobe. »

Les Rich media annotations ne sont pas davantage supportées, mais ça c’était attendu, le support de Flash dans les versions GNU/Linux de Reader ayant été explicitement laissé de côté (non pas que je le regrette). Mais chez Adobe, même le non-support est source de bug : l’ouverture d’une page contenant une Rich Media annotation fait planter le lecteur avec une « erreur d’analyse des données 3D ».

Les visionneurs libres

Le vénérable xpdf (3.3), il fallait probablement s’y attendre, ne supporte aucune des trois formes d’inclusion vidéo.

La bibliothèque poppler, dans sa version 0.24.2, reconnaît correctement les Movie annotations et les Screen annotations, soit les deux formes standardisées. Les Rich Media annotations ne sont pas supportées.

Mais le support par poppler ne suffit pas, il appartient ensuite aux visionneurs basés sur poppler de savoir quoi faire des annotations que leur renvoie la bibliothèque. À ce niveau, les fortunes sont variables :

  • Okular 0.4.13, le visionneur de KDE, lit les Movies annotations mais pas les Screen annotations. En revanche, il reconnait les File attachment annotations générées par movie15, ce qui fournit au moins une solution de repli (à défaut de pouvoir lire la vidéo, l’utilisateur se voit offrir la possibilité d’enregistrer le fichier vidéo vers son disque dur, où il peut ensuite le lire avec le lecteur de son choix).

  • Evince 3.4.0, le visionneur de Gnome, reconnait les Screen annotations. Il ne permet pas de les lire directement dans le PDF, mais lance un VLC externe pour cela (je n’ai pas regardé si on pouvait remplacer VLC par un autre lecteur). Il ne reconnait pas les Movie annotations.

  • Epdfview 0.1.8 ne reconnait rien du tout.

  • L’excellentissime QPdfPresenterConsole 2.5.13, spécialisé dans l’affichage de présentations, reconnait les Screen annotations. Il repose sur libvlc pour les lire, et la vidéo jouée s’affiche à son emplacement prévu sur la page, et non dans une fenêtre externe comme avec Evince. Incidemment, le seul défaut de QPdfPresenterConsole est d’être assez peu connu.

MuPDF 1.2, un visionneur PDF non-basé sur poppler, ne reconnait aucune annotation — bien que la bibliothèque sous-jacente, développée expressément pour ce logiciel, semble capable de le faire.

Pour récapituler :

Visionneur Movie (PDF 1.2) Screen (PDF 1.5) Rich Media (PDF 1.7 ext.lev.3)
Adobe Reader (Windows) non oui oui (avec plugin Flash)
Adobe Reader (Mac OS) oui oui peut-être, quand ça plante pas
Adobe Reader (GNU) non non non
Xpdf non non non
Okular oui non non
Evince non oui (externe) non
Epdfview non non non
QPdfPresenterConsole non oui non
MuPDF non non non

Bilan provisoire

Au vu de ces constatations, j’ai pour l’instant choisi le paquet movie15. La sortie qu’il produit est standard et semble être la plus largement supportée, même si le problème du format de la vidéo (trouver un format visionnable partout) reste posé.

Si vous souhaitez tester la lecture de vidéo avec d’autres visionneurs, d’autres versions, sur d’autres plate-formes, je fournis une archive contenant trois fichiers PDF générés avec chacun des trois paquets LaTeX sus-mentionnés et utilisant donc les trois formes possibles d’inclusion. L’archive contient aussi le document DocBook, pour ceux qui voudraient tester une autre chaîne de production que celle passant par XSL-FO.

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12 Nov 19:35

YUMI 1.9.9.5

by noreply@blogger.com (Sylvain LOUIS)

YUMI (Your Universal Multiboot Installer), est le successeur de MultibootISOs. Il peut être utilisé pour créer un lecteur flash USB multiboot contenant plusieurs systèmes d'exploitation, antivirus, utilitaires de clonage disque, outils de diagnostic, et plus encore. Contrairement à MultiBootISO qui a utilisé GRUB pour le démarrage des fichiers ISO directement de l'USB, Yumi utilise “syslinux” pour démarrer les distributions extraites stockées sur le périphérique USB, et revient à l'utilisation GRUB pour le démarrage des fichiers ISO à partir de multiples USB, si nécessaire.


12 Nov 12:51

Trois nombres et un siècle pour décrypter Anticythère

by Didier Müller
Lors d’une visite des réserves du Musée National Archéologique d’Athènes, en 1902, le mathématicien Spyridon Staïs cherchait des fragments d’une magnifique statue, l’éphèbe, récupérée avec des centaines d’autres objets dans l’épave d’un navire romain près des côtes de...