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26 Jun 05:44

À LA RECHERCHE DE VIVIAN MAIER

Du 24/11/14 au 24/11/14 à Toulouse

COMPLET Lundi 24 novembre à 20h30 à Toulouse, en collaboration avec la galerie Le Château d'Eau, séance unique suivie d'une rencontre avec Anne Morin, directrice de diChroma photography à Madrid, productrice et distributrice des expositions de Vivian Maier en Europe, et de Jean-Marc Lacabe, directeur du Château d’Eau, précédée d'une projection de photographies de Vivian Maier, commentées par Jean-Marc Lacabe (achetez vos places à partir du 15 novembre).

On ne dira jamais assez combien la fréquentation assidue des ventes aux enchères publiques peut favoriser une certaine prise de conscience quant à la relativité des choses. Voir ainsi adjugés, pour quelques euros, de gros cartons remplis de mille choses inutiles accumulées au long d'une existence de consommateur compulsif aide à prendre conscience de l'imbécillité d'une vie perdue à vouloir la gagner. A contrario, cela s'est vu, une plongée dans les petits papiers d'une vie finissante réserve pa...
14 May 21:26

Irlande #1

by Pénélope Bagieu

Irlande1

17 Apr 06:27

Improve Your Presentations and Public Speaking 60 Seconds at a Time

by Melanie Pinola

Improve Your Presentations and Public Speaking 60 Seconds at a Time

Most of us weren't born orators and could use a little practice to make speaking in public more natural and presentations less sucky . Andrew Ng, Coursera co-founder and Stanford professor, suggests doing deliberate practice sessions to get better at these highly useful skills.

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01 Apr 10:44

Berta Vicente Photography

by Donnia

Agée de 20 ans, la photographe espagnole Berta Vicente fait de très belles photos pleines de délicatesse qui mêlent portraits de jeunes filles, argentique, noir et blanc, couleurs, symétries, dans des instants figés. Une sélection de ses photos est à découvrir en détails dans la suite de l’article.

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06 Mar 22:43

Celebrities Covered in Tattoos

by Camille

Chennye Randall, artiste basé à Seattle imagine ce que les célébrités, les dirigeants du monde et les personnages fictifs ressembleraient s’ils étaient couverts de tatouages​. La manipulation est à la fois étonnante et amusante et elle nous permet de voir ces personnalités avec un regard totalement différent.

John F. Kennedy & Jacqueline Kennedy.

Marilyn Monroe.

Arnold Schwarzenegger.

Prince William and Princess Catherine.

John Lennon.

Bryan Cranston.

Elizabeth Taylor.

Javier Bardem.

Spock (Leonard Nimoy).

Audrey Hepburn.

Bruce Lee.

James Gandolfini.

Jonny Cash.

Matthew Mcconaughey.

Willam Dafoe.

Janet Leigh (Psycho).

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20 Feb 21:01

Apple.fr : le site passe en mode très dépouillé

by iShen
Mais que se passe t-il depuis quelques jours sur les sites d'Apple ? Après la frayeur hier du faux départ de Jonathan Ive, voilà que le site français de la marque se met en mode dépouillé, pour ne pas dire vide. D'accord, Apple est un adepte du design zen et plutôt sobre, mais là, (...)






10 Sep 19:40

Le bar du bout – et du centre – du monde

by Roland DE COURSON

Dans le Peter Café Sport de Horta, aux Açores (photo: DR)

Pendant un an, le journaliste de l’AFP Sebastian Smith parcourt en voilier avec sa famille la mer des Sargasses, une étendue d’environ cinq millions de kilomètres carrés au milieu de l’Atlantique nord. Cette mer sans rivages est souvent surnommée «la forêt vierge de l’océan» en raison des immenses masses d’algues flottantes qui la recouvrent et des formes de vie étrange qui la peuplent. Entourée de légendes, cette zone où les vents meurent et où les navires s'égarent reste un mystère pour les scientifiques.

Quatrième épisode: visite du mythique Café Sport à Horta, aux Açores, où les navigateurs venus des quatre coins de l'Atlantique et au-delà convergent pour dévorer un steak et boire une bière glacée après de longues semaines de navigation à travers l'océan.



Par Sebastian SMITH



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Pendant un an, le journaliste de l’AFP Sebastian Smith parcourt en voilier avec sa famille la mer des Sargasses, une étendue d’environ cinq millions de kilomètres carrés au milieu de l’Atlantique nord. Cette mer sans rivages est souvent surnommée «la forêt vierge de l’océan» en raison des immenses masses d’algues flottantes qui la recouvrent et des formes de vie étrange qui la peuplent. Entourée de légendes, cette zone où les vents meurent et où les navires s'égarent reste un mystère pour les scientifiques.


Dans le Peter Café Sport de Horta, aux Açores (photo: DR)

Dans le Peter Café Sport de Horta, aux Açores (DR)


HORTA (Açores, Portugal) – On tombe parfois, dans des lieux isolés, sur des débits de boisson qui s’autoproclament « le bar du bout du monde ». D’autres établissements se targuent, eux, d’être au centre de la planète. Mais le Peter Café Sport des Açores, le repaire non-officiel des navigateurs qui traversent l’Atlantique, est l’un des seuls troquets où l’on ait vraiment l’impression d’être dans les deux endroits à la fois.

La modeste façade bleu et blanc du café, situé sur le port de Horta, sur l’île de Faial, n’a rien de spécial. Mais poussez la porte et la particularité du Café Sport vous sautera aux yeux: chaque centimètre carré disponible sur les murs et même sur le plafond est chargé de pavillons, de guidons et de morceaux de voile de centaines d’embarcations provenant des quatre coins de l’Atlantique et même au-delà.

Steak et bière glacée après des jours de mer


Il y a là un drapeau du Kazakhstan, qui n’est pourtant pas un pays réputé pour sa tradition maritime, un aigle en bois ayant autrefois décoré un navire baleinier des Açores, et surtout une incroyable collection d’insignes de yacht clubs tous signés, comme la tradition l’exige, par l’ensemble de l’équipage. Parmi les vieux lambeaux de voile accrochés dans la petite salle figure celui du navire «Stavros S. Niarchos». Le morceau est décrit comme étant «une partie de la grand-voile déchirée par la tempête le 21 mai 2003 pendant la traversée de l’Atlantique».

Pendant l’été, il s’écoule rarement une heure sans qu’un yachtman tanné, hirsute et bourru à peine descendu de son voilier ne s’attable ici pour dévorer un steak, la spécialité de l’établissement, arrosé d’une bonne bière. Bien sûr, les marins tendent à se rassembler dans des bars. Mais le Café Sports est un peu différent: presque tous les marins qui débarquent ici le font après avoir parcouru des distances impressionnantes, souvent des milliers de miles nautiques.


Le 'Moon River' de Sebastian Smith dans le port de Horta, aux Açores (photo: DR)

Le "Moon River", voilier de Sebastian Smith, dans le port de Horta (DR)


En écoutant les récits qui fusent des tables, dans toutes les langues de la création, on a vraiment l’impression d’arriver dans une terre lointaine. Les Açores, petites pointes volcaniques plantées au beau milieu de l’océan, jadis considérées comme le sommet émergé de l’Atlantide, ont-elles-mêmes déjà un air de bout du monde. En termes de routes maritimes pour voiliers, l’archipel est plutôt un carrefour, et le Café Sport est au milieu de tout ça.

Le propriétaire, José Henrique «Peter» Azevedo, a hérité de l’établissement de son père et de son grand-père. Il a grandi en voyant les plus célèbres navigateurs du monde pousser régulièrement la porte de chez lui. Le Français Eric Tabarly, le Britannique Robin Knox-Johnston, premier homme à avoir bouclé un tour du monde en solitaire et sans escale, et son compatriote au long cours Sir Francis Chichester se sont tous assis aux tables vernies du Café Sport.

La poste restante des navigateurs


Beaucoup de clients sont des familles naviguant sur l’Atlantique qui utilisent le café comme poste restante. C’est «le seul endroit où l’on peut ouvrir son courrier et boire une bière glacée en même temps», fait remarquer Azevedo. Lettres et paquets arrivent quotidiennement et s’entassent sous les pittoresques pavillons  et les gravures sur os de baleine connues sous le nom de «scrimshaws». Il y a aussi les skippers qui convoient les yachts de leurs riches propriétaires ou des bateaux de course des Caraïbes à la Méditerranée. Qu’ils aillent d’est en ouest ou l’inverse, ils font pratiquement toujours escale aux Açores –et au Café Sport.

«Je les vois vieillir, ils me voient vieillir», sourit Azevedo, 53 ans. «Pour mes clients, le Café Sport est un endroit très spécial car ici, ils sont libres. Dans les Caraïbes, ils sont avec les propriétaires de leur bateau ou avec leurs clients. En Europe, ils sont éparpillés. Il n’y a qu’ici qu’ils peuvent se retrouver. Ils se regardent les uns les autres et ils se disent : ‘’je suis avec mon clan, nous sommes des travailleurs de la mer’’. De retour sur leur bateau, avec leurs patrons à proximité, ils ne peuvent plus s’enivrer comme ils en ont envie. Ils sont les bienvenus ici!»


Dans le Peter Café Sport de Horta, aux Açores (photo: DR)

Lire également les trois premiers récits du voyage de Sebastian Smith: Le Triangle des Bermudes, une légende en voie d'extinctionNager au dessus de l'abysse et Dans la décharge de l'Atlantique.

Pendant ce voyage, Adèle Smith, épouse de Sebastian Smith et également journaliste, tient son propre blog sur le site du Figaro.

10 Jun 06:48

Lightroom 5.0 est disponible !

by Gilles

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Mise à jour lundi 10 juin 2013 à 8h05 : pour assurer la parité avec Photoshop CS6, Camera Raw 8.1 est également disponible en version finalisée, par la commande de mise à jour de Photoshop (menu Aide). Attention, aucun nouvel outil d’ACR 8.1 ne sera disponible dans CS6, il s’agit simplement d’assurer la compatibilité Raw entre Photoshop CS6 et Lightroom 5.

 

Mise à jour lundi 10 juin 2013 à 7h45 : le site Adobe France est enfin à jour et propose Lightroom 5.0 au téléchargement et à l’achat.

 

 

Bonjour à tous,

Un petit billet pour vous annoncer la disponibilité immédiate de Lightroom 5.0 dans sa version commerciale. Pas de changements fondamentaux ou de nouvel outil par rapport à la bêta publique  (hormis la plage de réglage du curseur de contour progressif, le service de publication Behance et la liste des nouveaux matériels pris en charge, ci-après*), je vous invite à relire la chronique sur ce blog, si vous n’êtes pas au courant des nouveautés du logiciel.

Bien entendu, de nombreux bugs ont été corrigés, et les performances optimisées puisque, depuis la version non finalisée que vous connaissez, le moteur de défilement des vignettes a été remplacé, et cette fonction est beaucoup plus fluide qu’auparavant.

Je vous rappelle que Windows Vista 32/64 bits n’est plus pris en charge, ainsi que les versions de Mac OS X antérieures à 10.7. Vos catalogues Lightroom 1, 2, 3 et 4 ainsi que de la bêta publique seront mis à jour dès l’installation, avec création systématique et automatique d’une copie de sauvegarde.

Les tarifs ne changent pas, que ce soit la version complète, ou la mise à jour depuis n’importe quelle ancienne version. Lightroom 5.0 fait également partie du package logiciel des abonnés au Creative Cloud.

En ce qui concerne la documentation, le hors-série que j’ai réalisé pour Le Monde de la Photo est disponible en kiosque, et se base non pas sur la version  4 ou la bêta publique comme j’ai pu le voir dans le cas d’une autre publication, mais bien sur les versions finalisées. Mon livre suivra début juillet, et les vidéos enregistrées pour V2B seront également disponibles dans le courant du mois de juin.

Que dire de cette nouvelle version ? Je suis, à titre personnel, ravi de l’amélioration de la réactivité, bien réelle, ainsi que des aperçus dynamiques et du flux off-ligne dont je me sers fréquemment. J’ai également un avis très positif sur Upright, l’outil de correction automatique d’horizon et de perspective, ainsi que l’affichage monochrome des défauts. Par contre, le filtre radial me laisse assez indifférent et le pinceau non-circulaire de suppression des défauts ne déclenche pas chez moi un enthousiasme sans bornes.

Nous voilà repartis pour 12 à 15 mois avec cette version, et je vous souhaite beaucoup de plaisir dans son utilisation ! Et venez en parler sur le forum.

Gilles.

*Nouveaux matériels pris en charge dans la suite…

Appareils photo :

  • Hasselblad H5D-60
  • Olympus PEN E-P5
  • Olympus PEN E-PL6
  • Panasonic LUMIX DMC-G6
  • Panasonic LUMIX DMC-LF1
  • Phase One IQ260
  • Ricoh GR

Profils de correction d’objectifs :

 

Modèle

Monture

Canon PowerShot G1 X

Canon

Canon PowerShot G15

Canon

Hasselblad HCD 4.8/24

Hasselblad

Nikon Coolpix A

Nikon

Nikon Coolpix P330

Nikon

Nikon AF-S Nikkor 80-400 mm f/4.5-5.6G ED VR

Nikon

HD Pentax-D FA645 Macro 90mm F2.8ED AW SR

Pentax

HD Pentax-DA 560mm F5.6ED AW

Pentax

Sigma 30mm F1.4 DC HSM A013

Canon, Sigma

Sigma 17-70mm F2.8-4 DC Macro OS HSM C013          Nikon
Sigma 19mm F2.8 DN A013   Olympus, Sony
Sigma 30mm F2.8 DN A013   Olympus, Sony
Zeiss Apo Sonna T* 2/135 ZE          Canon
Zeiss Apo Sonnar T* 2/135 ZF.2          Nikon
Zeiss Touit 1.8/32          Sony
Zeiss Touit 2.8/12          Sony
18 Apr 14:51

Ne réfléchissez pas trop, réfléchissez mieux !

by Laurent Breillat

Le mal du siècle des photographes débutants.

Comme vous devez le deviner vu le nombre d’abonnés au blog (et de visiteurs journaliers), je reçois beaucoup de mails. Quand je dis beaucoup, on peut monter à plusieurs dizaines par jour, sans compter les communiqués de presse que je ne lis pas, puisque je ne traite pas l’actualité. Et les commentaires évidemment (11 500 au total au moment où j’écris ces lignes !).

J’essaye de répondre au maximum, mais aujourd’hui j’écris cet article comme un remède à une maladie répandue chez le photographe débutant, amateur voire même le photographe tout court : la paralysie par la réflexion. Les anglo-saxons ont un terme savoureux pour ça : overthink. Si je devais le traduire littéralement, je dirais “surpensage”, mais c’est moche, alors j’emploierai le mot anglais.

 

Je le vois véritablement tous les jours, dans les mails, les commentaires, sur Facebook, sur Twitter, des forums… l’overthink est omniprésent, et paralyse nombre de personnes sous un nombre de questions écrasantes :

  • Est-ce que le Machin 50mm f/1.4 est vraiment meilleur que le TRUC 50mm f/1.4 et vaut-il ses 10€ de plus ?
  • Quels sont les réglages pour faire de la photo de flamants roses à 16h12 au mois de juillet ?
  • Est-ce qu’il vaut mieux que je choisisse 1/200ème ou 1/250ème ?
  • Est-ce qu’il faut que je recadre si l’oeil de mon sujet n’est pas exactement sur l’intersection des tiers ?
  • Est-ce que 20 de Clarté dans Lightroom c’est assez, ou est-ce que je peux aller jusque 25 sans tomber dans le mauvais goût ?
  • Est-ce qu’il vaut mieux un parapluie ou une softbox pour diffuser la lumière de mon flash ?
  • Quelle est la réponse à la Grande Question sur la vie, l’univers, et le reste ? (sauf que là c’est facile, c’est 42 :D )

TheCuriousBrain_OverthinkingJ’en rajoute à peine. Le problème, c’est d’abord qu’il n’y a PAS de réponse simple à la plupart de ces questions, et surtout que ce ne sont pas les bonnes questions. Je ne suis pas en train de vous blâmer, c’est tout à fait normal et je suis passé par là aussi.

Je ne suis donc pas en train de vous dire qu’il faut arrêter de réfléchir, passer en mode tout auto et tout shooter au 18-55mm. Je veux dire, je ne me suis pas transformé en Ken Rockwell, et je tiens un peu un blog pour vous aider en photo depuis 3 ans :P Simplement, trop de réflexion (ou en tout cas une réflexion mal orientée) va plutôt vous paralyser que vous aider.

Je vais donc prendre chaque grand domaine de l’overthink un à un pour battre en brèche quelques idées reçues et vous aider à y voir plus clair.

Le matériel

graph-dxomark

Un graphique DxoMark. Ca vous fait peur ? Promis, je ne vous en inflige pas dans mon livre ;)

C’est évidemment LE domaine où vous vous posez le plus de questions, souvent les mauvaises, et on trouve aussi le plus d’informations douteuses, voire franchement fausses.

Vu le nombre d’appareils et d’objectifs disponibles, il est évidemment difficile de choisir. Les tests pullulent, vous en lisez des dizaines, mais il ne faut pas tout prendre sur un pied d’égalité. La seule manière de juger de la qualité optique d’un objectif, c’est en laboratoire. Ca peut paraître étrange, frustrant, mais c’est la réalité. Vous pouvez donc à peu près jeter tous les tests qui ne se basent pas sur des mesures labo fiables.

Le plus fiable et connu est Dxo Mark, sur lequel vous pouvez directement comparer des optiques. Focus Numérique base notamment ses tests sur des mesures DxoMark, ce qui est loin d’être le cas de tous les sites, et même de magazines papier, qui disent parfois franchement n’importe quoi (notamment quand ils disent l’exact contraire de DxoMark sans aucune preuve scientifique). Et vous ne pouvez franchement pas vous fier aux “photos de la vraie vie”, qui ne montrent franchement rien en réalité : leur seule utilité est peut-être d’évaluer concrètement le bruit à telle ou telle sensibilité ISO (même si ça dépend d’autres facteurs comme la réduction du bruit appliquée au post-traitement ou sur le JPEG par l’appareil). A ce sujet, je vous invite à lire la chronique de Patrick Moll à ce sujet, ainsi que toutes les idées fausses d’ailleurs, qui jettent à chaque fois un salvateur pavé dans la mare ;)

Si vous n’avez pas envie de chercher des dizaines de tests, ou que vous n’y comprenez rien aux graphiques, j’ai écrit un guide sur le choix d’un objectif, qui se base sur la bonne question à se poser justement : vos besoins, et non pas “est-ce que telle optique a un piqué très très légèrement meilleur que telle autre ?”.

Je prépare cet article depuis longtemps (j’étais aux Philippines quand j’en ai eu l’idée), mais hasard du calendrier, je viens d’en sortir la mise à jour 2013, qui pour l’occasion est en promo à –30% jusque dimanche ;) (dépêchez-vous !) Au passage, je peux également vous annoncer avec plaisir (et une petite fierté, disons-le) que je suis en train d’en finaliser une adaptation papier qui sera publiée chez Eyrolles début juillet 2013, et disponible chez tous les bons libraires ;)

Une question courante que j’ai et qui relève typiquement de cette pathologie de l’overthink, c’est le choix entre 2 appareils concurrents de même gamme. Par exemple “Est-ce que le Canon 1100D est mieux que le Nikon D3100 ?

Il n’y a pas de réponse à cette question parce que :

  • Je ne sais pas ce que veut dire “mieux”
  • Quand bien même je me baserai uniquement sur les performances du capteur, on ne peut mettre au placard l’ergonomie par exemple, qui est avant tout subjective.

Ces 2 boîtiers (et tous les boîtiers qui sont équivalents en gamme) se valent largement, et l’achat de l’un ou de l’autre ne sera PAS une erreur. Mon conseil est de choisir à l’instinct : allez prendre les appareils en main, et voyez avec lequel vous vous sentez le mieux. Et vous ne ferez pas d’erreur, promis.

 

J’insiste sur la notion d’instinct, car vous verrez que par la suite on y reviendra.

Les réglages

P1030299_rawProbablement autant que le matériel, voire plus, vous réfléchissez souvent trop sur les réglages. LA question la plus courante qu’on me pose à ce sujet, c’est “je vais bientôt prendre des photos dans telle situation inconnue, je panique plus ou moins, quels réglages tu peux me conseiller ?

A la fois je comprends parce que je suis passé par là aussi, et à la fois ça m’énerve parce que ça démontre un profond manque de compréhension des bases. Je ne dis pas ça pour vous brimer (je pense que vous savez que ce n’est pas mon genre ;) ), mais peut-être pour vous secouer un peu. Si vous vous posez ce genre de question, c’est que vous n’avez pas bien compris ce qu’est la photo. Alors je vais le redire une bonne fois pour toutes :

Il n’y a PAS de réglages type. Ca n’existe PAS.

Pour la plupart des situations classiques, même en se cantonnant à une image très banale, on peut difficilement donner des réglages type. Par exemple, si je vous dis de fermer à f/11 pour du paysage, ça va convenir dans la plupart des situations. Mais je ne peux rien vous dire sur la sensibilité ISO et sur la vitesse d’obturation, car ça dépend complètement de la lumière ambiante.

Et en plus de ça, ça tuerait toute créativité si tout le monde se limitait à des réglages type : les réglages sont là pour VOUS servir, votre œil, votre cœur et votre créativité, et non pas pour que vous soyez à leur service (ceci est aussi valable pour votre voiture et votre banquier :D ).

La bonne nouvelle, c’est que tout n’est pas perdu, et que vous ne devez pas jeter votre appareil dans votre télé d’un geste furieux. Ne faites pas ça, je suis pour la paix dans les ménages :D

Ce que beaucoup de débutants peinent à comprendre, c’est que les réglages ne tombent pas du ciel, ils proviennent d’un raisonnement en réalité très simple :

(Si vous ne comprenez pas certains des termes, cliquez sur les liens et revenez sur l’article juste après.)

  1. Est-ce que je veux contrôler ma profondeur de champ (arrière-plan flou ou non), ou la façon dont est perçu le mouvement dans l’image (sujets mobiles flous ou nets) ?
    -> Dans le premier cas, il faut utiliser la priorité à l’ouverture, dans le second la priorité à la vitesse.
  2. Faire un réglage d’ouverture ou de vitesse donc, en fonction du résultat que vous voulez obtenir. La sensibilité ISO peut rester à 100.
    -> Ici, il n’y a aucune honte à obtenir le bon réglage par essais / erreurs. Si vous voulez un sujet net, et un arrière-plan légèrement flou mais pas trop, vous pouvez vous demander s’il faut fermer à f/4 ou f/8. Et bien dans ce cas, testez ! Ca dépend beaucoup de la situation, et seule l’expérience vous permettra d’estimer ça sans trop d’erreurs (et encore)
  3. Si jamais vous manquez de lumière, augmentez la sensibilité ISO jusqu’à ce que ce ne soit plus le cas.
    -> En priorité ouverture, vous manquez de lumière quand la vitesse tombe en-dessous du minimum pour éviter le flou de bougé.
    En priorité vitesse, vous manquez de lumière quand l’ouverture maximale de votre objectif clignote.

Et voilà, c’est à peu près tout ! Il y a quelques cas particuliers, mais ces 3 étapes très simples (qui vont rapidement devenir instinctives) suffisent dans la majorité des situations, même inconnues ! Donc arrêtez de trop réfléchir et faites simplement ça.

Dans l’extrême majorité des situations, il n’y aura AUCUN résultat visible sur votre photo à choisir une vitesse d’obturation un peu plus rapide qu’une autre, tant que vous utilisez un mode semi-automatique. Donc n’ayez pas peur des “conséquences dramatiques” de ne pas trop y penser : FONCEZ !

La composition

Si vous êtes com_1010976_rawme moi, vous avez tous déjà lu sur la règle des tiers, le nombre d’or ou d’autres règles de composition. Et vous avez eu raison : il faut connaitre ces règles qui sont une bonne base pour former votre œil, et vous permettent souvent de faire de meilleures images que Tata Jeannine qui met tout au milieu.

Mais pour autant, il ne faut ni devenir sectaire des règles (“L’œil de ton sujet n’est pas exactement sur l’intersection de la ligne des tiers, j’en déduis donc que ta photo est mal composée bouh pas bien.”), ni vouloir absolument les respecter au pied de la lettre. Pour la règle des tiers, considérez que si vous décentrez votre sujet, c’est bon.

Ici plus qu’ailleurs, il ne faut pas avoir peur de vous fier à votre instinct. Je sais, je sais, vous ne lui faites pas vraiment confiance, et puis la dernière fois que vous l’avez suivi ça a donné une photo toute moche et sans intérêt à la Baule. Mais maintenant que vous vous intéressez à la photo, que vous vous en rendiez compte ou non, votre goût s’affine. Si si.

Si vous voulez l’affiner encore plus, je vous invite à regarder beaucoup d’images (surtout des photos, mais pas seulement), et à essayer de trouver ce qui vous plaît, et ce qui ne vous plaît pas. Des fois, je trouve des photos exposées franchement mauvaises, mais au moins je sais pourquoi ;)

L’important en composition, c’est surtout de bouger. Ne SURTOUT PAS cadrer, se dire “ouais c’est pas mal”, déclencher, et partir prendre un café. En général, votre premier placement est mauvais. Ou si vous avez déjà bougé avant même de prendre l’appareil pour avoir le bon point de vue (félicitations !), votre composition manque encore de précision, donc ça vaut aussi pour vous.

Donc regardez ce que vous avez dans le viseur / sur l’écran, et déplacez-vous pour trouver le point de vue qui vous semble le plus harmonieux et le plus fort, à vous, pas à votre voisin. Oui, vous allez vous tromper. On passe tous par là, mais bonne nouvelle : l’échec n’existe pas, il n’est qu’un pas de plus vers le succès.

Si vous vous viandez lamentablement et que votre composition est franchement douteuse (ça arrive à tout le monde), c’est pas grave ! Tirez-en des leçons (pourquoi est-elle mauvaise ? A quoi auriez-vous pu faire attention ?) et ne refaites pas la même erreur. Bravo, vous venez de faire un nouveau petit pas dans l’apprentissage de la photographie.

Le post-traitement

IMG_6418_rawC’est un peu moins grave dans ce domaine, mais il y a encore des interrogations de trop. La première et la plus simple pour moi, c’est “est-ce qu’il faut vraiment que je me mette au RAW, parce que tu comprends [insérez ici une excuse non recevable] ?”. La réponse est oui, sans le moindre doute, à moins que vous deviez absolument rendre vos images à votre rédaction dans les 10 minutes. Qui parmi vous est photojournaliste pro ? Personne ? Je m’en doutais :D

Pour ce qui est du choix du logiciel, ça va encore, mais il ne faut pas trop tergiverser. Si vous voulez un gratuit, prenez RawTherapee. S’il ne marche pas sur votre Mac, au prix de ces engins, ne me dites pas que vous ne pouvez pas acheter un logiciel à 60€, et prenez Aperture si vous voulez.

Si vous voulez bien payer un logiciel (je vous le conseille quand même), Lightroom est une valeur sûre, il y a peu de chances que vous soyez déçu. Vous pouvez même l’essayer gratuitement. Ce n’est pas le seul bien évidemment, mais si vous ne savez pas quoi prendre, prenez celui-ci, et passez du temps à faire des photos plutôt que de réfléchir à ça ;)

 

Par contre, à cette étape, child-with-toy-hand-grenade-in-central-park-shots-2013vous faites parfois un peu d’underthinking (de “sous-pensage” ? :P ), notamment dans le choix des images publiées. Trop souvent, vous publiez des séries avec 5 fois la quasi même photo. Ne dites pas non, je le sais, même moi je suis tenté de le faire parfois.

Mais le propre du photographe, c’est aussi de montrer LA meilleure image. Alors évidemment si vous faites une série dans un contexte de reportage (en concert par exemple), vous allez rarement en montrer une seule. Mais s’il y a un moment fort, ne montrez que la meilleure. Si vous avez 2 expressions sympa mais que la lumière et le cadrage sont les mêmes, choisissez la meilleure. Sinon, on s’ennuie en le regardant.

Je sais que c’est très difficile de choisir quand on estime avoir 2 bonnes images, mais il faut savoir le faire. Comme le disait Hervé le Gall, le génie du photographe est aussi une question de choix (je vous conseille fortement de lire cet article, qui prend pour exemple les autres photos de la série à laquelle appartient cette image mondialement célèbre de Diane Arbus).

Là encore, suivez votre instinct. Qu’est-ce qui vous parle le plus ? Qu’est-ce que vous vouliez montrer ? Si une photo parle à votre cœur, et que pour la suivante les raisons rationnelles l’emportent (ah bah oui mais celle-là son bras est pas coupé), choisissez la première. Toujours. Là encore vous allez vous tromper. Peu importe. Osez, et avancez.

 

Le but de cet article, c’est de vous délivrer d’interrogations inutiles et pesantes, pour que votre pratique photo soit plus décomplexée, et que vous vous amusiez ! Je vous rappelle que le but est de prendre du plaisir, et pas de se prendre la tête !

C’est pour ça que j’ai employé un ton volontairement un peu ferme, histoire de secouer un peu les branches. Le premier qui se vexe n’a pas d’humour ! :D

Maintenant, racontez-nous en commentaire : à quoi vous réfléchissez trop actuellement ? A quoi vous avez trop réfléchi, et dont l’arrêt vous a rendu plus libre en photo ? :)

Recherches utilisées :

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