"Moby Dick, d’après le roman de Herman Melville, est actuellement présenté dans une adaptation théâtrale dans plusieurs villes des Yvelines. [Versailles]
Cette pièce de théâtre est présentée également dans un cadre scolaire, pour des enfants à partir de 8 ans. Nous invitons les parents à la vigilance si cette pièce est proposée dans le cadre scolaire. Nous avons assisté à la pièce et relevé les faits suivants :
La scène du « lit partagé » met en scène fidèlement le passage correspondant du roman de Melville (chap.3 et 4 « L’auberge du jet de la baleine » et « La courtepointe »). Toutefois, ce passage se termine par un baiser sur la bouche entre deux hommes, qui ne figure pas dans le roman.
Une réplique insolite, absente du roman, intervient au milieu de la pièce après la guérison du sauvage Queequeg. Celui-ci dit à Ishmaël : « Quand j’étais abattu, presque mort, tu as parlé même langue que moi. Maintenant, je suis vivant, presque joyeux, je parle comme toi. Faire l’amour pour dire merci ». Cette phrase est totalement isolée. La pièce « reprend son cours ».
Dans le dossier pédagogique :
A la page 12 : « Imaginez le costume d’un sauvage »
L’exercice demandé aux élèves fait référence au passage où Ishmaël (un homme) et le sauvage Queequeg se marient.
A la page 13 et 14 : « Le mariage d’Ishmaël »
Les élèves sont amenés à rejouer cette partie de la pièce.
A la page 33 : question « Queequeg épouse Ishmaël. Sont-ils homosexuels selon vous ? »
Réponse de l’acteur : « La question de l’homosexualité se pose et il y a quelque chose de cet ordre entre eux. Mais nous avons pris le parti de ne pas clarifier le côté sexuel de leur relation, de rester dans un jeu enfantin : on est copains, on se marie. »"
adrien7
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Moby Dick, version LGBT, à Versailles pour des enfants de 8 ans
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Marine Le Pen : l'UMP est "déjà morte"
Gorbatchev salue le rattachement de la Crimée à la Russie
L’ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev a salué lundi 17 mars le résultat du référendum en Crimée sur le rattachement de la péninsule à la Russie et fustigé les sanctions des Occidentaux à l’égard de cette dernière.
« Si la Crimée a été, à une époque, unie à l’Ukraine par application de lois soviétiques, et sans qu’on n’ait jamais demandé son avis au peuple, aujourd’hui ce dernier a souhaité corriger cette erreur. Il faut saluer cela, et non recourir à des sanctions » a déclaré Mikhaïl Gorbatchev dans une interview à l’agence Interfax le 17 mars.
« Pour décider de sanctions, il faut des raisons très sérieuses – qui doivent être soutenues par l’ONU. L’expression de la volonté du peuple de Crimée et son annexion à la Fédération de Russie en tant que région ne constituent pas des raisons suffisantes » a estimé l’ancien dirigeant.
Rappelons qu’à l’issue du référendum de ce dimanche 16 mars sur le statut de la Crimée, 96,77% des électeurs ont voté en faveur d’un rattachement de la région à la Russie. L’Union européenne et les États-Unis ont immédiatement refusé de reconnaître ce référendum comme légitime et ont décidé d’imposer des sanctions à la Russie – 21 responsables russes et ukrainiens pro-russes ont ainsi vu leurs avoirs gelés et ne peuvent plus se déplacer dans les pays européens.
La péninsule située dans la mer Noire avait été offerte à l’Ukraine par le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev en 1954.
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Pays-Bas – Elections municipales et lobby homosexuel
Plus encore qu’en France, le lobby homosexuel est très présent dans le monde politique néerlandais, dans une proportion nettement supérieure à ce qu’il représente du corps électoral.
Aux Pays-Bas, le communautarisme homosexuel est à ce point assumé que deux candidats homosexuels ont choisi l’application de rencontre par géolocalisation, GRINDR pour faire campagne auprès des électeurs homosexuels.
Deux politiciens du parti néerlandais D66 (libéralisme de gauche) ont créé un profil sur l’application des rencontres express pour draguer l’électeur en vue du scrutin municipal du 19 mars. Jan-Bert Vroege, 37 ans, et Pieter Rietman, 30 ans, tous deux candidats à Amsterdam, recrutent à l’aide d’un slogan ambigu : «Est-ce que j’ai un plan avec toi le 19 mars?».
L’outil de géolocalisation de Grindr offre l’avantage de pouvoir cibler les électeurs d’une circonscription. Parmi les engagements électoraux de ces deux candidats homosexuels, on retrouve… la « sensibilisation à l’orientation sexuelle dans les écoles ». Cela ne vous rappelle rien ?
Crimée : quand l’Occident légitime la violence
La circulation alternée en Ile-de-France prend fin lundi à minuit
Et si on introduisait la circulation alternée en Suisse?
Vaud - Valais: Criminalité transfrontalière en hausse
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Erasmus: les recteurs belges regrettent les "représailles" contre la Suisse
"Si la Suisse mérite des sanctions, l'éducation et la recherche devraient faire l'objet de mesures d'exception."
Lettre ouverte du Conseil des Recteurs Francophones de Belgique aux plus hautes autorités.
Amende doublée pour ceux qui ne votent pas à Schaffhouse
En Palestine, les chrétiens donnent goût au vin
Assez rigolé, on passe à la gérontophilie !
Gagner la guerre sans combattre selon Sun Tzu : l’exemple de la Russie en Crimée (Partie 1)
Socialisme, rationnement, haine de la liberté

Cela devait venir. Après avoir bétonné les centres des grandes villes, asphyxié la circulation créé des embouteillages à l’infini, les socialistes français sont revenus ce lundi à la circulation alternée. Et ce n’est sans doute qu’un début. D’autres mesures du même type viendront sans doute. Les écologistes couleur pastèque et lecteurs de Lénine veillent.
Il y a eu, sans aucun doute, ces derniers jours, une accumulation de particules fines au dessus de plusieurs régions françaises. Cette accumulation est le fruit de conditions météorologiques passagères et les particules concernées ne viennent pas toutes, loin de là, du territoire français. Seule une part très mineure de celles-ci vient de la circulation automobile. Seules les voitures diesel anciennes sont concernées. Ce sont néanmoins tous les véhicules dotés d’une plaque d’immatriculation au numéro pair qui sont condamnés à l’immobilité, et tandis que la délinquance avance, des centaines de policiers seront chargés de faire la chasse aux plaques d’immatriculation incorrectes.
D’improbables études médicales, aussi plausibles que les études sur le monstre du Loch Ness, sont brandies. Et, bien sûr, on parle d’augmentations de taxes sur le carburant lui-même.
Doit-on le rappeler ? Non seulement, comme je l’ai écrit, les particules concernées ne viennent pas toutes, loin de là, du territoire français et ne viennent que pour une part très mineure de la circulation automobile, mais les voitures diesel récentes ne sont pas concernées, et moins encore les voitures à essence.
Quant aux voitures diesel anciennes : c’est parce que le gazole n’est pas taxé au niveau où est taxée l’essence que le nombre de véhicules diesel est si important en France. Et si le gazole n’est pas taxé au niveau où est taxée l’essence, c’est parce que les transports de marchandises se font par camions équipés de moteurs diesel et qu’il a été décidé d’éviter de surtaxer les transports de marchandises (donc les marchandises). Il aurait été possible d’établir des carnets de rationnement faisant que les transporteurs routiers auraient payer un prix de carburant, et les automobilistes un autre prix, mais le projet a été mis au placard.
Diminuer la proportion de voitures diesel anciennes serait simple : baisser la TVA sur les voitures à la vente serait une mesure intelligente, voire traiter les voitures comme un bien de première nécessité et aller vers une TVA proche de zéro pour cent.
Diminuer les rejets d’effluents par les voitures serait simple aussi : fluidifier la circulation serait une mesure intelligente, dès lors que les voitures roulant à faible allure et condamnées à la semi-immobilité dans les embouteillages rejettent davantage d’effluents. On fait le contraire, exactement le contraire depuis des années, et on transforme des avenues autrefois aérées en vastes parkings à ciel ouvert.
Le socialisme, c’est toujours un jour ou l’autre le rationnement, et les carnets de rationnement qui n’ont pas vu le jour se trouvent aujourd’hui remplacés par le rationnement par le numéro de plaque d’immatriculation. Ce rationnement vient s’ajouter au rationnement de la circulation, car la création des embouteillages est une mesure de rationnement de la circulation et une mesure de coercition arbitraire destinée à contraindre au recours aux transports collectivistes (j’ai bien dit collectivistes).
Le socialisme, c’est en outre le rationnement par les prix qui sont tous plus élevés en raison de la multitude des taxes et impôts qui s’ajoutent à tous les prix (si vous pensiez à chaque instant à la quantité de taxes et d’impôts que vous payez dès que vous faites le moindre achat, vous tomberiez en dépression).
Le socialisme c’est la haine de la liberté, et la voiture est un instrument de liberté. Mais le socialisme restreint toutes les formes de liberté, graduellement, imperceptiblement, à commencer par la liberté de penser.
Pour détruire la liberté, le socialisme dissémine des phobies : phobie des organismes génétiquement modifiés (qui sauvent des vies), phobie de la pollution (attention : respirer pollue puisqu’on absorbe de l’oxygène et qu’on rejette du dioxyde de carbone ! Vivre pollue !), phobie du changement climatique (car un bon climat est sans doute celui qui ne change pas d’un millimètre trois cent soixante cinq jours par an), phobie de la mondialisation et de la liberté d’entreprendre (de la part de gens qui utilisent néanmoins des smartphones fabriqués aux quatre coins du monde et conçus par des entrepreneurs géniaux), phobie vis-à-vis des idées libérales et conservatrices, phobie vis-à-vis des critiques de l’islam (rebaptisées islamophobie par les socialistes).
Le socialisme multiplie les chômeurs, les pauvres, les ignorants, les dogmatiques, les sectaires. Il règne en France. Et la France en crève ! Les Français aussi. Si les socialistes pouvaient crever seuls dans leur coin sans faire crever les autres, ce serait mieux, mais ce ne serait pas socialiste.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.
Inquiétude des évêques nigérians face à l'insécurité
« Le massacre insensé d’élèves innocents dans leurs écoles dans les Etats de Borno, d’Adamawa et de Yobe est profondément angoissant » affirment les Evêques du Nigeria dans un communiqué au terme de leur première Assemblée plénière de 2014, dédiée en grande partie aux thèmes de l’éducation. Les évêques soulignent que « le problème de l’insécurité frappe l’éducation ». La secte islamiste Boko Haram a en effet à plusieurs reprises perpétré des attaques contre des écoles et des dortoirs scolaires, tuant élèves et enseignants. Le dernier assaut en date contre une école remonte au 25 février.« Malgré
St-Patrick: Guiness ne sponsorise plus la parade de New York
Parce qu'ils ont refusé l'accès à leur cortège aux gays et lesbiennes, les organisateurs de la parade de la St-Patrick de New York ont perdu l'un de leurs principaux sponsors: le brasseur irlandais Guiness.
Chez Guiness, on ne plaisante pas avec les principes. Selon le site britannique du Guardian, le brasseur irlandais de la célèbre bière noire a en effet décidé de retirer son parrainage à la parade de New York qui se tient ce lundi à l'occasion de la traditionnelle fête irlandaise de la St-Patrick.
La raison de ce changement de dernière minute? Les très conservateurs organisateurs du défilé ont exlcu les groupes gays et lesbiens. La semaine dernière, le maire de la ville, Bill de Blasio, avait déjà annoncé qu'il ne prendrait pas part au cortège pour cette même raison. Dans le même temps, deux autres gros sponsors, deux autres brasseurs, Heineken et Boston Beer, avaient déjà annulé leur contrat avec New York et Sam Adams.
Tradition catholique
Ce vent de fronde, c'est le maire de Boston, pourtant américano-irlandais, Marty Walsh, qui a été le premier à le souffler. Il avait renoncer à prendre part à la parade dans sa ville, faute d'avoir pu convaincre les organisateurs d'ouvrir leurs portes à la cause homosexuelle. "Une grande part de l'histoire irlandaise s'est construite au travers de la lutte contre l'oppression. (...) En tant que maire de la ville de Boston, je dois faire de mon mieux pour m'assurer que tous les Bostoniens se sentent libres de participer à vie civique de notre ville."
Du côté du brasseur irlandais, on a tenu à rappeler que "Guiness a une forte tradition de soutien à la diversité et de défense de l'égalité pour tous."
Ce mouvement de grogne envers les organisateurs historiques des parades des deux grandes villes libérales de la côte Est ne date pas d'hier. Mais ces derniers estiment qu'une ouverture aux mouvements gays serait contraire à leur tradition catholique romaine.
St-Patrick au Japon
St-Patrick à Montréal
A Munich
Référendum : la Crimée ne veut pas de l'UE ni de l'OTAN
Vidéo rare : dans les Yvelines, l’intifada de l’islam comme si vous étiez face aux Palestiniens
Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines, a connu une journée et nuit de dimanche à laquelle les habitants israéliens de Judée Samarie sont habitués : jets de pierres, cocktails molotov, embuscades, émeutes. Dans les deux cas, il s’agit de conquête de territoire. Dans les deux cas, il s’agit de l’islam.
Sauf qu’en France, les policiers ne sont pas bien équipés, leur riposte doit être proportionnée, ils ont les mains attachées dans le dos, et c’est eux qui se retrouvent à l’hôpital.
Les terroristes – car ils ont beau être français, ils terrorisent la population et font régner leur loi par la violence et la menace – sont remis en liberté par le pouvoir qui craint – à juste raison – que la France tout entière ne s’enflamme en cas de tentative d’exercer son pouvoir régalien et d’appliquer la loi.
Dimanche 16 mars a commencé comme une journée normale, dans le quartier de la Noé :
Dans l’après midi, des policiers prennent en chasse un véhicule en infraction qui refuse d’obtempérer. Ils l’arrêtent, mais ils sont immédiatement entourés par une bande dont les médias ont décidé de cacher l’origine pour donner à croire que l’immigration en cours est une réussite, une chance.
Puis vers 16h30, une patrouille repère un voyou qui fait l’objet d’un avis de recherche : il est suspecté d’avoir dérobé, la veille dans un supermarché le sac à main d’une commerçante de la ville qui contenait 20 000 € de bijoux. La police tente de faire son travail : l’interpeller. Les policiers sont alors insultés et frappés.
Comment ont-ils oser. User de leur pouvoir de police ? Interpeller un délinquant recherché ? Pas question : ici règne une autre loi.
La police donc, tente d’interpeller le voyou. Des hommes menaçants sortent de la mosquée et se rapprochent, les bandes se massent, certains courent et tentent de prendre la police par l’arrière, laquelle les repousse avec des gaz lacrymogènes. Un attroupement se forme, et c’est la glissade : les fonctionnaires de police sont agressés. Trois ou quatre tombent, blessés, et seront conduits à l’hôpital.
Puis les bandes arabo-musulmanes caillassent une maison de l’emploi (de crainte que celle-ci leur propose du travail ?). Une douzaine de fenêtres du bâtiment ont été cassées, les locaux ont été dégradés, des bureaux et du matériel renversés.

Une voiture bélier sera lancée contre la grille du poste de police.
Une crèche a été endommagée.
Dans la soirée, ils mettent le feu au bâtiment. Les Français qui payent leurs impôts payeront sa reconstruction.
Six autres policiers sont blessés au cours des affrontements.
Vers 22h30, la tension monte encore d’un cran. Plusieurs dizaines de CRS et de gendarmes mobiles sont envoyés sur place en renfort. Mais cela ne servira à rien : ils ont ordre de ne pas réagir, de laisser faire en évitant le pire.
Les musulmans caillassent la façade de l’Espace emploi entreprises (quel acharnement contre les sources potentielles de travail) à dix reprises, rapporte une journaliste de l’AFP.
Puis ils lancent des cocktails molotov. Un incendie est déclaré au rez-de-chaussée de l’immeuble.
A quelques mètres, dans l’enceinte de l’antenne de la police nationale, ils ont mis le feu à un véhicule, qui est entièrement calciné.
Dehors, parmi les pierres visibles un peu partout, des pneus incendiés jonchent les rues.
Au milieu de la nuit, le quartier était bouclé comme une zone de combat : une quinzaine de cars de CRS aux abords de l’espace emploi, et des CRS et gendarmes mobiles étaient positionnés aux carrefours et devant les équipements publics.
L’interview du maire rappelle le mantra des journalistes : hier, il était interdit de parler des dangers de l’immigration arabo-musulmane, ça n’existait pas, c’était un fantasme de fachos. Ensuite, il était interdit de parler de remplacement de peuple, de nettoyage ethnique des Français de souche, c’était un délit raciste et islamophobe. Aujourd’hui, le peuple est en cours de remplacement, il est trop inutile de parler de tout ça. Il n’y a rien à faire, sauf courber le dos et subir.
Le chef d’état-major le la police des Yvelines, Yannick Gomez, a assuré que toute la lumière sera faite sur cette affaire qui sera traitée avec le plus grand sérieux. Je réponds qu’il s’agit d’une vaste blague. Rien ne sera fait, personne ne sera mis en prison, ou si peu…
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.
Il cite Renault en justice car sa voiture consomme trop
France : le scénario yougoslave ?
L'UE prépare sa réponse au référendum "illégal" en Crimée
Les Occidentaux ont condamné ce dimanche le référendum "illégal" en Crimée. L'Union européenne devrait décider de sanctionner des responsables russes, sans toutefois frapper à la tête de l'Etat afin de laisser la porte ouverte au dialogue avec Moscou.
Les Européens devraient réagir sans tarder, dès lundi matin, puisque leurs ministres des Affaires étrangères se retrouveront à 09H30 à Bruxelles pour leur réunion mensuelle.
Sans attendre, Bruxelles comme Washington ont réaffirmé dimanche qu'ils jugeaient "illégal et illégitime" ce référendum, qui est "contraire à la Constitution ukrainienne et aux lois internationales", selon les présidents du Conseil européen et de la Commission, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso.
"Les Etats-Unis ne reconnaîtront pas le résultat" du scrutin, a de son côté réaffirmé le secrétaire d'Etat John Kerry à son homologue russe Sergueï Lavrov lors d'une discussion téléphonique. Il avait affirmé vendredi que "si le référendum a lieu, il y aura des sanctions, il y aura une réponse".
"Après ce référendum illégal, la Russie commence de facto l'annexion du territoire ukrainien", a renchéri la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaitè.
Londres montre les dents
Qualifiant ce scrutin de "pseudo-consultation", le président français François Hollande a précisé samedi que "s'il n'y a pas de désescalade lundi", il "y aura usage des sanctions" sur lesquelles se sont entendus les dirigeants de l'UE lors de leur réunion extraordinaire sur l'Ukraine le 6 mars.
Jusqu'à présent plutôt réticente, Londres a également estimé qu'il était temps pour l'UE d'"adopter des mesures de restriction plus sévères", selon son chef de la diplomatie, William Hague.
A Bruxelles, une nouvelle réunion au niveau des ambassadeurs était prévue dimanche soir pour finaliser des sanctions "ciblées" visant des responsables russes ou ukrainiens pro-russes, sous la forme de restrictions de visas et de gels d'avoirs.
Un "message clair" à Moscou
Aucune information officielle n'a été dévoilée sur la liste des personnes visées, qui pourrait comprendre de "25 à 30 noms", selon une source européenne. Elle "devrait être limitée mais politiquement significative pour envoyer un message clair" à Moscou, a précisé une autre source.
Selon elle, "il y aura des parlementaires, des membres des instances de sécurité, un haut responsable du ministère de la Défense..." Des responsables pro-russes de Crimée devraient aussi être concernés. Mais il semble exclu que la liste comprenne, dans un premier temps, des membres du gouvernement russe car il "serait difficile" de sanctionner des personnes avec lesquelles on essaie de négocier une solution politique.
Jusqu'où ira Poutine ?
Les capitales occidentales s'interrogent en effet sur les intentions de Vladimir Poutine après le référendum. "Va-t-il se satisfaire de l'arrimage de la Crimée à la Russie où va-t-il chercher à pousser son avantage dans l'est de l'Ukraine ?", se demande un diplomate à Bruxelles.
Pour plusieurs responsables européens, l'attitude de Moscou ces derniers jours ne prêtait pas à l'optimisme. "La Russie a jusqu'à présent bloqué toute option de sortie de crise, toute avancée vers une désescalade et veut apparemment établir une situation que nous ne pouvons accepter", a estimé dimanche le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.
Soutien fort au nouveau régime de Kiev
Dans le cas où la crise s'aggraverait, l'UE envisage de débloquer un troisième train de sanctions, jugées plus dommageables pour Moscou car portant sur les relations économiques et commerciales. Les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 auront l'occasion d'en discuter lors du sommet européen qui se tiendra jeudi et vendredi à Bruxelles.
Lors de leur sommet à Bruxelles, les dirigeants européens entendent affirmer leur soutien fort au nouveau régime de Kiev. Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a indiqué samedi qu'il pourrait les rejoindre pour signer le 21 mars le volet politique de l'accord d'association entre son pays et l'UE.
Crimée: le rattachement à la Russie largement plébiscité, l'UE prépare sa réponse
Les habitants de Crimée ont plébiscité à plus de 90% dimanche le rattachement de la province ukrainienne à la Russie. Ce référendum a immédiatement été dénoncé par les Occidentaux, qui envisagent des sanctions contre Moscou.
Selon les premiers résultats partiels publiés par la commission électorale locale, 95,5% des votants se sont prononcés pour le rattachement à la Russie, les autres privilégiant plutôt un statut autonome de la Crimée au sein de l'Ukraine.
L'option consistant à maintenir le statut existant - une république autonome intégrée à l'Ukraine - n'était pas proposée. La participation s'est élevée à environ 82%. Dès l'annonce des premiers chiffres, des milliers de personnes sont descendues dans la rue dans la capitale Simféropol et Sébastopol pour fêter ce résultat.
Le Premier ministre séparatiste Serguiï Axionov a immédiatement salué une décision "historique". Le parlement régional se réunirait lundi en session extraordinaire pour demander officiellement son rattachement à la Russie. Une délégation officielle du parlement se rendra le même jour en Russie, a-t-il ajouté, sans préciser davantage l'objet de cette visite.
Sanctions attendues
A Washington, la Maison Blanche a de son côté rejeté ce scrutin "contraire à la Constitution ukrainienne" organisé "sous des menaces de violences" de la part de la Russie. Jugeant que "les actes de la Russie sont dangereux et déstabilisants", la présidence américaine a indiqué que la Russie paierait le prix de son intervention militaire dans la région via des sanctions et une instabilité accrue.
L'Union européenne devrait elle aussi décider de sanctions lundi. Les Vingt-Huit ont répété dimanche qu'ils jugent ce référendum "illégal et illégitime". Samedi, la Russie avait mis son veto au Conseil de sécurité de l'ONU à une résolution occidentale invalidant par avance le vote.
Lors d'un entretien téléphonique avec son homologue Barack Obama, le président russe Vladimir Poutine a affirmé dimanche soir que le référendum était "pleinement conforme" au droit international et qu'une éventuelle mission de l'OSCE devait le cas échéant s'étendre à toute l'Ukraine.
Les deux hommes ont convenu que "malgré les différences d'appréciation, il était nécessaire de chercher ensemble des moyens de stabiliser la situation en Ukraine", a indiqué le Kremlin.
Intervention russe hors de Crimée
L'exemple criméen pourrait s'étendre dans d'autres régions russophones d'Ukraine. Dans l'est du pays, des manifestations pro-russes à Donetsk, Lougansk et Kharkiv ont rassemblé dimanche des milliers de partisans d'un rapprochement avec Moscou. A Kharkiv, quelque 6000 manifestants ont ainsi organisé un meeting-référendum pour plus d'autonomie et pour la "souveraineté" de la langue russe.
A Kiev, le premier ministre Arseni Iatseniouk s'en est pris aux meneurs séparatistes. "Nous les trouverons tous, que cela prenne un an, deux ans, et nous les traduirons en justice devant des tribunaux ukrainiens et internationaux", a-t-il lancé.
Les autorités de Kiev ont accusé samedi la Russie d'avoir envahi militairement son territoire en déployant 80 soldats dans un village situé au-delà de la frontière administrative entre la Crimée et l'Ukraine. Une intervention également critiquée par la chancelière allemande Angela Merkel.
Cependant le ministre ukrainien de la Défense Igor Tenioukh a annoncé une brève trêve sur le terrain: les commandants des forces russes et ukrainiennes se sont mis d'accord pour que les bases ukrainiennes ne soient plus bloquées jusqu'à vendredi (date du vote par la Douma d'un projet de loi sur le rattachement de la Crimée).
Efforts diplomatiques
La diplomatie tente encore de faire avancer les choses. Moscou a ainsi annoncé que "Sergueï Lavrov et John Kerry ont convenu de continuer à oeuvrer afin de trouver une solution en Ukraine via le lancement rapide d'une réforme constitutionnelle avec le soutien de la communauté internationale".
L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui est actuellement présidée par la Suisse, est également appelée à la rescousse. Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk lui a demandé d'envoyer d'urgence des observateurs dans "l'est et le sud de l'Ukraine", y compris en Crimée.
Dans un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, Angela Merkel a proposé que "la présence actuelle de l'OSCE en Ukraine soit élargie rapidement et qu'un nombre plus important d'observateurs soient envoyés sur les points chauds, notamment à l'est du pays". Une initiative jugée "positive" par le maître du Kremlin.













