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Le Groupe de Coppet : une aventure intellectuelle d’une quinzaine d’années
Par Damien Theillier.
« Quand même on aurait longtemps à souffrir de l’injustice, je ne conçois pas de meilleur asile contre elle que la méditation de la philosophie et l’émotion de l’éloquence. »
— Mme de Staël, Dix années d’exil.
« Ce talent de conversation merveilleux, unique, ce talent que tous les pouvoirs qui ont médité l’injustice ont toujours redouté comme un adversaire et comme un juge, semblait alors n’avoir été donné à Mme de Staël que pour revêtir l’intimité d’une magie indéfinissable et pour remplacer, dans la retraite la plus uniforme, le mouvement vif et varié de la société la plus animée et la plus brillante. »
— Benjamin Constant, Mélanges de littérature et de politique.
L’appellation de « Groupe de Coppet » est une création a posteriori. Les personnes réunies autour de Mme de Staël au château de Coppet dans les premières années du XIXe siècle ne se sont jamais organisées en un groupe formellement défini. Mais l’intensité et la qualité de leurs relations, qui furent aussi bien intellectuelles qu’affectives, justifient qu’on les considère tous ensemble. Surtout si l’on ajoute qu’ils ont exprimé et défendu, en des temps si incertains, un faisceau commun d’idées, d’opinions et de principes qui, défiant le maître du continent, Napoléon, allaient largement contribuer à la définition de l’Europe moderne sous ses aspects à la fois politiques, philosophiques, moraux et esthétiques. Stendhal parla de Coppet comme des « états généraux de l’opinion européenne ».
Le groupe de Coppet : un salon parisien en exil
Ce groupe a une préhistoire dont on peut attribuer l’essentiel à Jacques Necker. Les années de rodage qui furent celles du salon parisien de Mme de Staël. C’est à cette époque que remonte la rencontre entre Mme de Staël et Benjamin Constant en septembre 1794. À peine mariée, la jeune femme avait ouvert son propre salon, rue du Bac, en 1785. Elle travailla à en faire un lieu de débat et de confrontation d’idées, en pleine tourmente révolutionnaire. Elle reconnaissait à la France une incontestable suprématie dans la culture de la conversation : « La parole n’y est pas seulement comme ailleurs un moyen de se communiquer ses idées, ses sentiments et ses affaires, mais c’est un instrument dont on aime à jouer et qui ranime les esprits, comme la musique chez quelques peuples, et les liqueurs fortes chez quelques autres. » La conversation deviendra un des charismes les plus remarquables de Coppet. Le goût de Mme de Staël pour la vie de salon et le talent extraordinaire qu’elle y manifestait la prédisposait pour prolonger cet ancien modèle de sociabilité des élites, tout en dénonçant tous les graves défauts de ce modèle : l’ignorance, la frivolité, la moquerie, l’oisiveté.
Puis vint le temps de l’engagement politique sous le Directoire et le Consulat, jusqu’en 1802-1804. C’est alors que Coppet devint pour un temps le refuge de ces intellectuels trop actifs qui étaient devenus indésirables à Paris. C’est là que le groupe prendra sa pleine dimension et qu’il connaîtra son activité la plus intense, jusqu’à l’été de 1812. Il ne s’agissait plus de contenir les excès de la Révolution, comme à Paris, mais de résister à la tyrannie de Bonaparte. Puis ce fut la fuite de Mme de Staël pour l’Angleterre, via l’Autriche, la Russie et la Suède. Un dernier éclat devait suivre avec le brillant été de 1816, qui réunit à Coppet les anciens amis revenus de la tourmente et quelques nouveaux hôtes, comme Byron, qui incarnaient déjà l’esprit des temps nouveaux, Ce pôle de pensée, d’écriture et d’action ne pouvait pourtant pas s’éteindre d’un coup, Les idées qu’il a forgées et diffusées continuèrent de rayonner; d’abord parmi les héritiers immédiats, puis très largement, au point qu’on parle encore de nos jours d’un « esprit de Coppet ».
Un lieu stratégique
Coppet nous apparaît hautement stratégique, non pas sur le plan militaire, mais sur celui de la formation des idées et des modes de penser. C’était une localisation très particulière, à petite comme à grande échelle. La baronnie était située aux confins occidentaux du Pays de Vaud, occupé et administré par les Bernois jusqu’en 1798. Dans le voisinage immédiat, à l’ouest, il y avait Versoix qui était une enclave française et le Pays de Gex avec le château de Ferney où planait encore l’ombre de Voltaire. La rive opposée du lac, à quelques coups de rames, était savoyarde, c’est-à-dire rattachée au duché catholique de Piémont-Sardaigne, tandis qu’à une quinzaine de kilomètres, par-delà l’enclave de Versoix, veillait Genève, la Rome protestante, ville de pasteurs, mais aussi de savants, de médecins, de libraires, de financiers et de magistrats, centre d’attraction régional sur les plans à la fois économique et intellectuel, accessoirement berceau de la famille Necker. De quelque côté qu’on se tournât, on y avait des voisins qui obéissaient à d’autres maîtres, suivaient d’autres usages et pratiquaient d’autres cultes.
En bref, par sa position géoculturelle, c’est déjà un lieu de rencontre, d’échange, de confrontation, d’expérience du divers. À la belle saison, le château ne désemplissait pas ; il pouvait y avoir jusqu’à trente personnes qui étaient logées et nourries et il y avait, par moments, jusqu’à quinze domestiques dans les seules cuisines, mais de toute évidence, l’essentiel était ailleurs : il s’agissait d’être ensemble, d’échanger, de s’instruire mutuellement et de se disputer dans des entretiens qui n’avaient rien de cérémonieux.
Un visiteur, le poète Chênedollé, rend compte de la façon dont Germaine écrivait De la littérature, en automne de 1799 : « Mme de Staël s’occupait alors de son ouvrage ; elle en faisait un chapitre tous les matins. Elle mettait sur le tapis, à dîner, ou le soir dans le salon, l’argument du chapitre qu’elle voulait traiter, vous provoquant à causer sur ce texte-là, le parlait elle-même dans une rapide improvisation, et le lendemain le chapitre était écrit. »
L’engagement autour d’un principe fédérateur
« J’ai défendu quarante ans le même principe, liberté en tout, en religion, en philosophie, en littérature, en industrie, en politique. » Cette célèbre affirmation proférée par Benjamin Constant à la fin de sa vie (Commentaire sur l’ouvrage de Filangieri) pourrait être appliquée au Groupe de Coppet tout entier, dans cette idée générale d’une cause privilégiée qui aura été défendue fidèlement, par tous les moyens et en toutes circonstances.
Mais Coppet se distingue par la diversité des pratiques mises en œuvre : littérature, philosophie, histoire, économie. De même qu’un traité peut défendre, par exemple, les principes de politique adéquats pour l’établissement et la préservation de la liberté, le roman doit être le lieu d’exposition de nouvelles aspirations littéraires. C’est ainsi que, dans Delphine et plus encore dans Corinne, Mme de Staël sonne la charge contre la sclérose de l’orthodoxie littéraire et le précepte classique de l’imitation ; elle revendique une esthétique du divers et de la spontanéité, dans des accents romantiques qui ne sont pas encore d’actualité en France.
De ce noyau central de la défense de la liberté émerge un faisceau d’idées novatrices sur la Révolution et les Lumières. D’un côté le Groupe de Coppet refuse d’admettre un lien direct entre philosophie et violences révolutionnaires ; il se démarque sans ambiguïté des réactionnaires, qui ne voyaient dans la Révolution qu’un complot des francs-maçons et des libres penseurs. Mais, de l’autre, on estime à Coppet que tous les aspects positifs de 1789 (l’abolition des privilèges, l’égalité devant la loi, l’élaboration d’une constitution) doivent être portés à l’actif non seulement des acteurs du moment, mais aussi de toute la pensée réformiste du XVIIIe siècle, dont ceux-ci s’inspiraient.
Tout mouvement réactionnaire est aux yeux de Constant et Madame de Staël une grave erreur et, loin d’accuser les Lumières du dérapage de 1793, ils prétendent que c’est l’absence de Lumières qui provoque les catastrophes : « On croit toujours que ce sont les lumières qui font le mal, et l’on veut le réparer en faisant rétrograder la raison. Le mal des lumières ne peut se corriger qu’en acquérant plus de lumières encore » (De la littérature). Aussi préconisent-ils de persévérer dans la voie que la philosophie avait tracée, d’encourager la discussion, de favoriser l’esprit d’examen, de laisser l’écrivain parfaitement libre de s’exprimer. Ils affichent une confiance totale dans ce commerce des idées, où la vérité – pensent-ils – finit toujours par triompher des erreurs. Ce qu’ils espèrent – en vain – des institutions nouvelles, c’est qu’elles libèrent l’écrivain de toute entrave ; la censure avait obligé les philosophes à déguiser leurs opinions (pensons aux stratagèmes de l’Encyclopédie) et c’est cette absence de liberté qui est responsable des erreurs ou des exagérations de leur pensée.
Les Lumières ont promis une liberté que la Révolution n’a pas pu ou pas su réaliser : toute la question revient à établir cette liberté sur d’autres bases, afin qu’elle ne puisse plus être ni galvaudée ni supprimée.
Une constellation d’écrivains
Derrière l’incontestable unité du projet intellectuel défendu, s’exprime en fait une constellation d’auteurs et une multiplicité de pistes parcourues.
Deux ouvrages fondamentaux pour l’histoire des idées, sont De la littérature (1800) de Mme de Staël et les Principes de politique (1806 et 1815) de Constant. Ce dernier mûrit et conçut également pendant quarante ans un ouvrage qu’il publia à la fin de sa vie et intitula De la religion.
Sismondi fut celui qui poussa le plus loin la réflexion dans le champ de l’économie, notamment à travers De la richesse commerciale (1803) et les Nouveaux principes d’économie politique (1819 et 1827), mais il se distingua également par les sommes qu’il produisit dans le domaine de l’histoire et de l’histoire littéraire : Histoire des républiques italiennes du Moyen Age (1807-1807), Histoire des Français (1821-1844), Histoire de la renaissance de la liberté en Italie (1832), De la littérature du Midi de l’Europe (1813).
Prosper de Barante exerça ses talents dans les mêmes disciplines lorsqu’il donna son imposante Histoire des ducs de Bourgogne et de la maison de Valois (1835-1836) et son Tableau de la littérature française pendant le dix-huitième siècle (1809), ouvrage trop peu connu, bien qu’il ait été réédité plusieurs fois et qu’il s’impose comme un apport de toute première valeur à l’histoire de l’histoire littéraire française.
Bonstetten, lui, à la fois plus pragmatique et plus spéculatif, publia de nombreux ouvrages témoignant de ses préoccupations sociales, comme les Pensées sur divers objets de bien public (1815), de son intérêt pour l’histoire de la terre avec La Scandinavie et les Alpes (1826), de ses intuitions pré-anthropologiques exposées dans L’Homme du Midi et l’homme du Nord (1824), comme de ses penchants pour la philosophie morale qui s’expriment entre autres dans les Recherches sur la nature et les lois de l’imagination (1807) et dans les Études de l’homme (1821).
Dans le domaine de la philosophie, Mme de Staël s’était aussi distinguée dès ses premiers écrits, notamment avec l’essai De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations (1796), mais, tout en s’y essayant elle-même, elle se préoccupa de faire connaître la philosophie, en particulier dans De l’Allemagne (1813) où les penseurs prennent autant de place que les poètes. C’est cette sensibilité à la diversité européenne qui l’a poussée, elle et son entourage, à décrire les multiples facettes du continent pour souligner la richesse de la diversité.
Des réactions politiques (1797) ou Des effets de la Terreur (1797) de Benjamin Constant, tout comme son De l’esprit de conquête et de l’usurpation (1814) et ses Mémoires sur les Cent-Jours (1819), de même que Des circonstances actuelles qui peuvent achever la Révolution (1798) de Mme de Staël, sont des textes extrêmement riches, qui complètent, en les éclairant par l’expérience du réel, les grands traités écrits dans une perspective générale. Les deux ténors du groupe ont eux aussi donné dans les mémoires ou dans l’exposé d’un point de vue personnel et bien informé sur les choses publiques. Le monument, en la matière, ce sont les Considérations sur la Révolution française, dernier ouvrage de Mme de Staël publié après sa mort, en 1818.
Pourtant, les titres les plus connus et les plus cités sont des fictions littéraires : Delphine (1802) et Corinne (1807) de Mme de Staël, Adolphe (1816) de Constant. On peut mentionner également les nouvelles de jeunesse de Mme de Staël, écrites dans les années 1786-1794, les fictions autobiographiques de Constant, Amélie et Germaine (1803), Cécile (1810-1811) et Ma vie. Delphine, Corinne et Adolphe renvoient à leurs lecteurs le malaise des personnages confrontés à la rigidité des idées générales, quelles qu’elles soient, et à la rigueur des formes sociales qui règlent les comportements autant que le langage. En d’autres termes, ces œuvres mettent en scène le drame inévitable qui frappe toute personne lorsque sont mis en situation de confrontation les intérêts de la collectivité et les aspirations de l’individu. Domaine public et sphère privée y sont clairement distingués et réunis dans un rapport de tension.
Contre l’intervention abusive de l’État
La doctrine de l’individualisme défendue par le Groupe de Coppet repose sur l’idée d’une séparation nette entre la sphère privée et la sphère publique. L’individu a des droits imprescriptibles, que l’autorité ne saurait lui disputer sans devenir aussitôt arbitraire : chacun doit pouvoir exprimer librement ses opinions, pratiquer la religion de son choix, disposer de sa personne et de ses biens, exercer la profession qui lui convient, s’associer avec qui bon lui semble, etc. Ces libertés civiles, essentielles et fondamentales, occupent une telle place dans le champ des activités sociales que la marge de manœuvre des pouvoirs publics s’en trouve du coup restreinte au strict minimum. « On pourrait concevoir un peuple dont le gouvernement n’aurait d’autre mission que de veiller à ces deux objets. L’existence de l’individu et celle de la société seraient parfaitement assurées. Le nécessaire serait fait. » Ces deux objets sont la défense du territoire contre d’éventuelles menaces et le maintien de l’ordre public.
Cette exigence théorique du moindre État, il faut la considérer dans la perspective historique que nous avons déjà vue : en déplaçant la souveraineté des mains du monarque dans celles de la nation, la Révolution a du coup opéré un accroissement considérable de la force publique, qui peut désormais appuyer sa légitimité sur l’idée de la volonté générale. Agir au nom du peuple ou selon le bon vouloir d’une personne, même auréolée de tous les symboles de la monarchie de droit divin, ne revient pas au même ! Car il n’y a pas de commune mesure entre les moyens de gouvernement de l’Ancien Régime et ceux qui se sont déployés dans l’État moderne grâce à la Révolution. Les conséquences réelles de cette transformation politique n’ont pas été appréciées à leur juste mesure par tous ceux qui voulaient abolir l’ancien système monarchique : en supprimant l’absolutisme, on a cru établir la liberté, du seul fait que le peuple devenait souverain.
Sans le savoir – car les acteurs étaient de bonne foi –, on ouvrait la boîte de Pandore : la puissance publique disposait d’une force considérable qu’elle allait rapidement employer contre la liberté dont elle se réclamait. La Terreur du Comité de salut public en était la démonstration cruelle. Le changement de légitimité n’a pas eu les vertus qu’on attendait. Benjamin Constant développe sur cette base sa conception du pouvoir abusif par nature : dès que l’on confie, à quelque instance que ce soit (monarque, assemblée, peuple), une parcelle d’autorité, elle aura toujours tendance à l’étendre, en débordant sur la marge des droits individuels. C’est pourquoi il faut établir le principe de la limitation du pouvoir, avant de se préoccuper de sa source. Peu importe le bras, c’est de l’arme qu’il faut se prémunir ; peu importe le régime, si l’on n’a pas prévu de barrières et de digues suffisamment hautes et fortes, pour empêcher tout débordement du torrent. La défense de la liberté repose sur la méfiance nécessaire que l’on doit éprouver envers tout dépositaire du pouvoir (de l’humble fonctionnaire au chef de l’État), même et surtout s’il est bardé de bonnes intentions. Vouloir le bien du peuple peut parfois cacher le pire despotisme.
La Suisse après le Groupe de Coppet
L’Université de Lausanne abritera des précurseurs de l’économie moderne de marché, tels que Léon Walras (dont les travaux inspireront les fondateurs de l’école autrichienne Carl Menger et Eugen von Böhm-Bawerk) et Vilfredo Pareto. Plus tard, pendant les heures les plus sombres, c’est Genève qui servira de refuge aux intellectuels d’Europe. William Rappard, illustre cofondateur de l’Institut universitaire des hautes études internationales, accueille le grand économiste Wilhelm Röpke, ainsi que l’éminent penseur autrichien Ludwig von Mises, qui écrit à Genève en 1940 le texte original de son œuvre maîtresse, L’Action humaine, avec ce sous-titre modeste et véridique : Un traité d’économie. C’est, explique Ludwig von Mises, que de toutes les sciences sociales c’est l’étude de l’économie qui est la plus anciennement ouverte et la plus évoluée.
Et c’est une nouvelle fois au bord du lac Léman, près de Vevey en 1947, que les défenseurs de la liberté se réuniront pour réfléchir aux issues du collectivisme. À l’initiative de Friedrich August von Hayek, qui recevra plus tard le Prix Nobel, les plus grands économistes, philosophes et théoriciens — dont Mises et Röpke, bien sûr, mais aussi Milton Friedman, Karl Popper et George Stigler — créent alors la Société du Mont-Pèlerin, qui regroupe aujourd’hui leurs héritiers intellectuels, bâtissant sur leurs travaux pour développer et étendre l’exploration, jamais achevée, de la liberté et de ses implications.
Source : Étienne Hofmann et François Rosset, Le groupe de Coppet, une constellation d’intellectuels européens, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2005 (épuisé).
Lire aussi : Madame de Staël de Damien Theillier.
Immigration, UE, fracture sociale : ce que révèle un sondage IPSOS
02/04/2014 – 07h00 Paris (Breizh-info.com) – En Janvier de chaque année, IPSOS effectue un sondage d’opinion dont le panel de questions reste le même d’une année à l’autre, ce qui permet de mesurer les évolutions de l’opinion des Français. Le dernier sondage confirme ceux réalisés par d’autres instituts au cours des derniers mois. Désaveu de la classe politique ...
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Le vote contre l'immigration de masse révèle un gros malaise
Une fille voilée siègera dans un conseil municipal en région parisienne (France)

Quelques filles voilées ont fait leur apparition sur plusieurs listes de candidatsaux élection municipales 2014. Parmi elles, Nadia Belaghlem-Boukherouba, mère de quatre enfants qui fera son entrée au conseil municipal A Montereau-Fault-Yonne, commune française située dans le département de Seine-et-Marne. Le quotidien Le Parisien rappelle que , Nadia Belaghlem-Boukherouba était en deuxième position sur la liste Union citoyenne, portée par Sofiane Reguig (SE). « J’ai été voilée, je garderai mon voile » a-t-elle affirmé au Parisien.
Procès du "faux tract": Marine Le Pen condamnée à 10.000 euros d ... - Le Nouvel Observateur
Le Nouvel Observateur |
Procès du "faux tract": Marine Le Pen condamnée à 10.000 euros d ... Le Nouvel Observateur Photo d'archives datant du 2 juin 2012 montrant Marine le Pen et Jean-Luc Melenchon, lors d'un débat télévisé sur France 3 durant la campagne législative de 2012, au cours d'un échange portant sur de prétendus "faux tracts". (c) Afp. Béthune (France) ... Marine Le Pen : posez vos questions à la présidente du FNRTL.fr Le Pen condamnée face à MélenchonleJDD.fr Faux tract : Marine Le Pen jugée "coupable"l'Humanité BFMTV.COM -20minutes.fr 108 autres articles » |
Les LGBT de l'UMP s'en prennent à Christine Boutin
Des membres de l'UMP demandent à faire condamner Christine Boutin pour ses propos. Florian Silnicki, délégué et membre fondateur de la Nouvelle Donne (collectif regroupant les plus jeunes secrétaires nationaux du parti) et Sébastien Chenu, secrétaire national de l’UMP en charge de l’exception culturelle et fondateur de GAYLIB, écrivent dans un communiqué :
"Nous condamnons avec la plus grande sévérité les déclarations de Christine Boutin. Rien ne saurait excuser ou légitimer ces propos. Nous souhaitons que le parquet de Paris se saisisse sans délai de ces déclarations dangereuses. Ce dérapage n'en est plus un. Ces déclarations choquantes ne sont pas une opinion mais un délit pénal. Christine Boutin doit être condamnée. La description de l'homosexualité comme "une abomination" prouve une fois de plus l'homophobie profondément enracinée au coeur de la pensée de Madame Boutin. Que Madame Boutin mesure les conséquences que ces déclarations ont sur les homosexuels et notamment les plus jeunes qui peuvent avoir du mal à faire accepter leur choix amoureux et qui subissent les fruits de ces dérapages parfaitement contrôlés. La République doit rappeler à Madame Boutin que la liberté d'expression a des limites: celle de la mise en danger d'autrui puisque son refus de l'autre comme étant son égal est désormais
clairement posé sur la place publique. Nous appelons l'UMP à condamner ces propos et à exclure définitivement Madame Boutin de toute association ou participation aux instances même consultatives."
Ces deux olibrius vont devoir poursuivre tous les catholiques, puisque l'Eglise enseigne :
"S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves, la Tradition a toujours déclaré que " les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ". Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas."
« Jésus est musulman » une campagne d’affichage fait polémique aux USA
Une série de panneaux publicitaires « Jésus est musulman » font polémique depuis plusieurs jours aux États-Unis dans l’Ohio.

Ces panneaux servent à promouvoir l’organisation « Ask A Muslim« , qui s’est donnée pour objectif de “vous éduquer sur l’islam, pour vous donner une occasion que des musulmans pratiquants vous apprennent ce qu’est l’islam.”

Cette campagne de promotion de l’Islam n’est pas appréciée des églises chrétiennes américaines. “Jésus n’est pas musulman. Insinuer qu’il l’est est un mensonge et une absurdité » a indiqué le Révérend Bill Dunfee.
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La baisse d'impôts en Suisse poursuit son ralentissement
Les socialistes en campagne contre Bruxelles…
Après l’immense claque des municipales, les socialistes vont se retrouver confrontés aux européennes. Avec le gouvernement qui ne change pas et qui donc ne va rien changer, ils vont dans le mur. Que faire ? Eh bien, ils osent, et c’est à ça qu’on les reconnaît : eux qui sont des valets patentés des maîtres de l’Europe, voilà que tout à coup ils s’en prennent à l’Europe coupable de tous les maux.
Revoilà donc le célèbre discours (qui a tant servi, aussi à l’UMP) : tout ce qui va mal, c’est la faute à l’UE, votez pour nous et vous allez voir comment on va se battre contre ces salauds qui vous imposent l’austérité, le chômage, etc.
C’est si grotesquement télécommandé que l’agence Reuters (indépendante du pouvoir français) en a fait une longue dépêche, L'Europe bouc émissaire de retour dans le discours socialiste, où l’on trouvera les sorties des uns et des autres. Notamment Montebourg se glorifiant tout à coup d’avoir voté contre la Constitution européenne, en compagnie, souligne-t-il avec révérence, de Manuel Valls (il oublie Fabius)…
Libération prochaine de l’assassin islamo-collabo de Pim Fortuyn

Souvenez vous de ce parlementaire islamo-critique, homosexuel hollandais, Pim Fortuyn, qui fut assassiné par un activiste de la protection animale d’extrême gauche, Volkert van der Graaf, une sorte d’antifa islamo-collabo.
L’assassin va être prochainement libéré, après avoir purgé seulement les deux-tiers de sa peine. Les néerlandais ont vivement manifesté leur désapprobation. L’assassin défendait son geste en plaidant de manière hallucinante, « qu’il voulait protéger les musulmans de cet « infâme » député « raciste ». » Quand les antifas font la sale besogne et que les musulmans ne pipent mot, nous continuons à nous poser des questions sur l’existence en nos sociétés de l’islam. Théo van Gogh fut une autre victime d’un islamiste marocain, né en Hollande. Robert Redeker vit sous haute protection policière depuis 7 ans pour avoir critiqué l’islam. Comme d’ailleurs le député et collègue de Fortuyn, Geert Wilders. Et, souvenons nous de celui qui inaugura cette triste liste des condamnés de l’islam, Salman Rushdie, sans oublier les exilées musulmanes aux Etats Unis, comme Wafa Sultan la Syrienne, et Ayan Irsi Ali l’Ethiopienne. Plus prêt de nous, Christine Tasin, Présidente de Résistance Républicaine … et maintenant notre contributeur et ami d’origine tunisienne et de nationalité française, Salem Ben Amar. Il est évident que nous n’allons pas rester sans réagir. Nous refusons les destins à la Théo van Gogh ou à la Pim Fortuyn.
L’information sur la prochaine libération de l’assassin nous vient comme toujours de la presse internationale et non de la presse française, laquelle, lorsque quoi que ce soit touche à la critique de l’islam, zappe l’information de crainte de déplaire à cet électorat communautaire et religieux auquel la gauche doit d’être au pouvoir. Cette presse ignoble, qui est capable de commenter : « Ils l’ont bien cherché. »
Du Wall Street Journal américain, à die Krone autrichien, en passant par le Amsterdam Herald, the Guardian britannique ou la Libre Belgique, tous en parlent (liens en fin d’article).
Alors que des ressortissants d’un grand nombre de pays européens, convertis ou d’origine musulmane, se rendent en Syrie pour participer au djihad, sur nos territoires le danger est tapi dans l’ombre en la présence de ces islamo-collaborateurs sans visages, nourris à des idées – faut-il le dire, fascistes. Des ressortissants d’origine, victimes d’une lobotomisation intense depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Lobotomisation qui fait croire aux peuples qu’il faut s’ouvrir au « multiculturalisme, » afin, que, plus jamais …. ça. Et de comparer l’incomparable.
Et, c’est bien-sur ce sentiment de culpabilité, défendu et propagé par les médias, que jouent les islamo-collaborateurs et ceux qu’ils servent, pour conquérir non seulement la France et l’Europe, mais le monde. Ils se servent de la démocratie pour arriver à leur fin et ensuite détruire cette démocratie si chèrement acquise dans le sang. Combien y a t-il de Mohammed Merah dormants ? Que feront les djihadistes qui s’illustrent en Syrie par leur cruauté, lorsqu’ils rentreront en France ? Ne devrait-on pas d’ores et déjà les déchoir de la nationalité française, y compris les convertis ? Comme nous le disons si souvent ici, 57 pays arabo-musulmans sont prêts à les accueillir. Nous ne sommes plus en sécurité, puisqu’un gouvernement tout entier fait l’économie de ne plus dénoncer les actes antisémites commis par des musulmans. Dès qu’en revanche on touche le coin d’un voile, c’est l’émeute. Des policiers mis en difficulté, incapables d’exercer leur fonction, caillassés, brutalisés, écrasés, tués … Les juifs, d’ailleurs, sont de plus en plus nombreux à rejoindre Israël ou d’autres cieux. Leur départ prive la France de ses forces vives pour laisser la place aux « chances pour la France » qui terrorisent tout un pays. Des masses déculturées, hébétées, fanatisées.
En attendant que les solutions de bon sens se mettent en place dans ce pays décomposé, nous devrions être en droit d’exiger de la presse subventionnée par nos contributions fiscales de nous informer de manière objective.
On peut toujours rêver non ?
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sylvia Bourdon pour Dreuz.info.
lalibre.be/pays-bas-l-
amsterdamherald.
theguardian.com/dutch-
Le Kosovo prêt à accueillir les prisonniers de Suisse
Inna : avec son ode aux Femen, Caroline Fourest nous offre une bonne tranche de rigolade
Les lesbiennes de Berlin auront leur propre cimetière
Un cimetière réservé aux lesbiennes doit être inauguré ce dimanche 6 avril à Berlin. L’association féminine Safia a conclu un accord avec une paroisse luthérienne pour l’utilisation d’un site désaffecté de 400m2, à l’intérieur du cimetière de la Friedenstrasse, dans le quartier de Prenzlauer Berg. Il pourra accueillir jusqu’à 80 sépultures. C’est la coopérative d’habitation liée à Safia qui se charge de rénover l’espace, aujourd’hui à l’abandon, et de l’entretenir pendant une durée de 30 ans renouvelable.
Communauté dans l’au-delà
L’objectif? Crée «un lieu où la vie et la mort se connectent, où différentes formes de culture funéraire peuvent se développer et où la communauté lesbienne peut vivre dans l’au-delà», selon le communiqué de l’association. Réseau national, Safia est déjà active dans l’organisation d’activités pour les lesbiennes de plus de 40 ans, et dans la création de foyers pour seniors.
Propriétaire des lieux, la paroisse luthérienne de Georgen se réjouit de ce type d’accord, «qui permettra de revitaliser des lieux en coopération avec d’autres groupes». Elle est actuellement en discussion avec une association musulmane pour lui céder un autre de ses cimetières.
La RTS sévère avec le PS
Le Parti socialiste suisse, en quête d’idées nouvelles, relance l’idée de l’adhésion à l’Union européenne.
Rendant compte de cette initiative, La Première, impitoyable, avait invité pour en parler François Cherix et Cesla Amarelle. C’est dur: pour couler une idée, il n’y pa pas mieux.
Un clip contre le salaire minimum
Lancement de la campagne du comité opposé aux deux initiatives en faveur d'un salaire minimum. Et un clip à découvrir.
«Le salaire minimum est une fausse bonne idée. La promesse d’augmentation automatique décevra de nombreux bas revenus. L’exclusion des plus faibles ne réduit pas les inégalités», selon le comité valaisan «2xNON au salaire minimum». Ce dernier a lancé mercredi à Martigny sa campagne contre les deux initiatives demandant l’instauration d’un salaire minimum.
Selon Christophe Darbellay, président du PDC suisse, Jean-François Rime, président de l’Union des Arts et Métiers (USAM) et Vincent Riesen, directeur de la Chambre valaisanne du commerce et de l’industrie (CVCI), le salaire minimum crée de nouvelles injustices entre les régions de Suisse.
«Très exposé à la concurrence internationale, le Valais payera un prix social fort. Mais les plus grands dégâts frapperont la formation professionnelle : une place d’apprentissage sur quatre est remise en question par l’initiative cantonale», indiquent-ils encore.
A Martigny, lors d’une conférence de presse dans un cinéma, le comité du double non a dévoilé un clip d’animation spécialement conçu pour le Valais.
Européennes: l'UMP en tête des intentions de vote, suivi du FN ... - Public Sénat
Européennes: l'UMP en tête des intentions de vote, suivi du FN ... Public Sénat L'UMP arrive en tête des intentions de vote pour les élections européennes du 25 mai, selon un sondage OpinionWay pour le Figaro.Les listes UMP recueillent... L'UMP arrive en tête des intentions de vote pour les élections européennes du 25 mai, selon un ... et plus encore » |
Etats-Unis: un prêt d'un milliard de dollars pour l'Ukraine
Le Congrès américain a validé mardi un plan d'aide à l'Ukraine qui prévoit la garantie de prêts à hauteur d'un milliard de dollars.
Après des semaines d'intenses discussions, le Congrès américain a adopté mardi un plan d'aide à l'Ukraine et des sanctions contre des personnalités rendues responsables de l'annexion de la Crimée par la Russie. Le plan d'aide, qui prévoit la garantie de prêts à hauteur d'un milliard de dollars, a été avalisé par une large majorité des élus.
La Chambre des représentants a validé ce projet, déjà approuvé par le Sénat, par 378 voix contre 34
Obama salue la décision du Congrès
Dans un communiqué de la Maison Blanche, le porte-parole Jay Carney a ajouté que l'administration "soutenait les sanctions ciblées prévues dans la loi qui pèsent sur les individus et les entités responsables d'actes de violence à l'égard du peuple ukrainien ou qui sapent la paix, la stabilité, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine".
En plus de sanctions renforcées contre des personnalités jugées responsables de l'annexion de la Crimée par la Russie, le paquet prévoit également 150 millions de dollars pour l'aide à la démocratie et le renforcement de la coopération en matière de sécurité. Il constitue le premier signe d'approbation concrète des élus américains envers les autorités intérimaires de Kiev.
Il n'y avait aucun doute sur l'engagement du Congrès américain à la politique de soutien au gouvernement intérimaire d'Ukraine et de sanctions contre la Russie engagée par le président Obama.
Mais les débats parlementaires ont été freinés lorsque la Maison Blanche et les élus démocrates ont tenté de mêler ce projet de loi à celui de la réforme du Fonds monétaire international (FMI). Après plusieurs semaines de blocage, les républicains avaient obtenu l'abandon de ce projet de réforme du FMI.
Isabelle Moret refuse l'alliance PLR-UDC aux prochaines élections fédérales - 01.04.2014
Les libéraux radicaux doivent-ils faire alliance avec l'UDC lors des prochaines élections fédérales? Ce week-end, le président du PLR Suisse Philipp Müller a laissé le libre choix aux sections cantonales. Dimanche, la vice-présidente du parti, Isabelle Moret, a d'ores et déjà indiqué sur La 1ère que pour elle, il n'était pas souhaitable que le PLR vaudois s'apparente avec l'UDC. Par Julien Magnollay.
[Traduction exclusive] L’Américain qui a osé plaider la cause de Poutine
Le démantèlement des centrales suisses sera surveillé de près
Le démantèlement des centrales nucléaires suisses, dont Mühleberg, la première à disparaître, dès 2019, fera l'objet d'une étroite surveillance de la part des autorités.
L'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire a mis en vigueur mardi la directive sur la désaffectation d’installations nucléaires, afin de surveiller leur démantèlement.
Ces directives avaient été mises en consultation l'été dernier. Elles sont désormais définitives et servent de marche à suivre contraignante pour les exploitants des cinq sites de production d'énergie atomique suisse, a indiqué David Suchet, porte-parole de l'IFSN confirmant une information du site web du "Temps".
Ces directives expliquent de manière détaillée ce que les exploitants doivent faire dès le moment où la date de la fermeture d'une installation aura été communiquée par écrit à l'IFSN. C'est le cas pour Mühleberg dont l'annonce officielle de l'arrêt, en 2019, a été communiquée par l'exploitant BKW en novembre 2013.
Du coeur vers l'enveloppe
Par rapport à l'avant-projet, les directives sont plus souples pour le stockage temporaire des assemblages combustibles une fois la centrale arrêtée. L'idée, nouvelle, est de commencer la déconstruction par le traitement des gros composants radioactifs et finir par les enveloppes extérieures.
Avant, à l'étranger, c'était le contraire. Les travaux de démantèlement s'effectuaient de l'extérieur vers l'intérieur, du moins contaminé vers le plus contaminé. Dans une logique de sécurité, on cherche désormais à libérer le site d'abord des éléments les plus contaminés, a souligné M.Suchet.
Mais rien n'est fait sans que toutes les exigences de sécurité soient respectées et avec l'accord de l'IFSN, a encore déclaré le porte-parole. L'IFSN va suivre toute la procédure au plus près. Pour chaque phase, les exploitants devront fournir de nombreuses informations sur l'état des lieux au début et à la fin de chaque étape, les travaux prévus ou les moyens engagés en machines ou en personnel.
Post-exploitation
Le texte, d'une vingtaine de pages, précise les exigences légales en matière de désaffectation d’installations nucléaires. Il rappelle notamment quelles sont les bases en vigueur pour la sécurité, quelles exigences il faut remplir et comment la radioprotection d'urgence est réglée après la mise hors-service.
Après l'arrêt d'une centrale débute une phase de post-exploitation, qui dure environ cinq ans, comme l'ont montré des expériences à l'étranger. La durée des travaux de démantèlement s’élève quant à elle à environ dix ans. La directive concorde avec les recommandations de l’Association des régulateurs d’Europe de l’ouest et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).










