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14 Apr 16:13

Dépôt de plainte en Suisse contre le coran: il viole la charte de l’ONU sur la liberté de croyance

by Jean-Patrick Grumberg

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Coup de gueule dans le Canton de Thurgovie, suivi d’un dépôt de plainte au Tribunal fédéral de Lausanne, contre l’enseignement de l’islam dans les écoles.

Le 6 février la RTS indiquait que le tribunal doit se prononcer sur une initiative cantonale thurgovienne « contre des manuels d’enseignement misogynes, racistes et assassins, » à savoir le coran et les hadiths, dans les cours facultatifs d’islam des écoles publiques :

L’affaire a éclaté quand une école de Kreuzlingen a proposé des cours facultatif d’islam en 2010, et que les parents d’élèves ont constaté, horrifiés, que des incitations profondément contraires aux valeurs et à la Constitution helvétiques étaient contenues dans le coran :

« le Coran défend des valeurs diamétralement opposées à celles de la Constitution helvétique en privant les femmes de leurs droits, en autorisant la polygamie ou en permettant aux maris de punir leurs femmes».

« L’interdiction de la conversion et les menaces qui pèsent sur les convertis … violent … la Charte des Nations Unies sur la liberté de croyances », précisent les initiateurs, ajoutant que le coran viole aussi les droits de l’homme, car il fait une distinction entre les croyants musulmans « dignes de vivre » et les « infidèles qu’il s’agit d’éliminer ».

Il y a, sans aucun doute, en Suisse, des gens censés équipés d’une solide dose de bon sens. Sont-ils équipés et assez nombreux pour affronter l’islamophilie du Grand conseil fédéral, qui pour protéger l’islam va jusqu’à violer la volonté du peuple, je l’ignore.

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Car l’initiative populaire avait obtenu assez de voix pour un vote, mais elle avait été invalidée en décembre par le Grand conseil sous prétexte qu’il activait les peurs de l’islam – (comme si l’on pouvait ne pas avoir peur de l’islam qui a conduit à la mort de 97 000 personnes en 2013 dans le monde.)

Les initiants du vote populaire n’ont pas accepté que le Grand conseil tente d’empêcher les Thurgoviens de voter, et ont déposé plainte au tribunal fédéral. Ils demandent que la volonté du peuple, qui s’est exprimée lors de la récolte des signatures, soit respectée.

Mais au delà du respect de cette demande, que le commentateur de RTS considère comme improbable – bien qu’un tribunal russe a fait interdire une version du coran – la plus répandue en Russie – pour incitation à la haine et à la violence, la vraie question est de savoir si le tribunal fédéral acceptera que l’on enseigne aux élèves helvétiques que les femmes sont inférieures à l’homme, que les homosexuels doivent être châtiés, punis voire pendus, que les apostats doivent être tués, que la femme adultère doit être lapidée, et que l’homme a le droit de frapper sa femme, plutôt que de rendre un jugement qui serait jugé islamophobe…

Autrement dit, les juges fédéraux décideront-ils que leur réputation est plus importante que le droit des femmes, des homosexuels et des apostats suisses ?

Dois-je le dire ? Mon petit doigt m’a déjà communiqué l’issue du procès.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

14 Apr 16:11

Craignant une enquête anti-terroriste, les Frères musulmans ferment leur quartier général en Grande Bretagne

by Jean-Patrick Grumberg

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Suite à l’annonce d’une enquête pour activités terroristes, les Frères musulmans viennent de décider de fermer précipitamment leur quartier général européen situé à Londres et de le déplacer en Autriche.

La manœuvre est destinée à éviter de répondre aux questions des commissions d’enquête du Mi5 et du Mi6 que le premier ministre Cameron vient de déclencher, car le gouvernement britannique souhaite savoir si les Frères musulmans n’organisent pas et ne coordonnent pas des attentats terroristes au Moyen Orient depuis leurs bureaux de Londres.

L’organisation musulmane, mi caritative mi terroriste comme la plupart des organisation terroristes islamiques, et bien que toujours légale en France au travers de sa branche française UOIF, est classée organisation terroriste en Egypte, son pays d’origine, ainsi que dans plusieurs pays arabes dont l’Arabie Saoudite.

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Début avril, le premier ministre britannique avait reçu des demandes venant d’Egypte et d’Arabie Saoudite pour que l’organisation soit interdite en Grande Bretagne, et il avait répondu ne pas avoir l’intention de les interdire tant que les services du renseignement intérieur et extérieur ne rendraient pas les résultats de leur enquête.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2603383/Muslim-Brotherhood-moves-headquarters-London-Austria-Cameron-announces-terror-investigation.html

14 Apr 16:00

Les jeunes peuvent décider des thèmes en votant en ligne

La jeunesse suisse peut voter en ligne jusqu'au 27 avril pour fixer les thèmes de la prochaine session des jeunes au Parlement. Le scrutin est organisé en collaboration avec politnetz.ch. Ce vote en ligne offre la possibilité...
14 Apr 15:58

L'hypocrisie des Occidentaux sur l'Ukraine dépasse les bornes

MOSCOU - La Russie considère que l'hypocrisie dépasse les bornes dans la réaction des Occidentaux aux événements en Ukraine, a déclaré lundi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.Nous demandons depuis longtemps aux...
14 Apr 15:56

Alexis Grabinszky (Parti Libertarien) : « Chacun a droit à son jardin secret ! »

by Contrepoints

Alexis Grabinszky est le vice-président du Parti Libertarien belge. Il était l’invité du Talk Élections de RTL-TVI récemment. Ce vendredi 11 octobre, à l’occasion du lancement de la campagne électorale du Parti Libertarien, Contrepoints est revenu avec lui sur cette expérience télévisuelle. Interview.

Alexis Grabinszky

Alexis Grabinszky, vice-président du Parti Libertarien belge.

 

Contrepoints : Bonjour Alexis.

Alexis Grabinszky : Bonjour.

Vous avez été invité au Talk Élections de RTL-TVI ce mardi 8 avril. Quelles sont vos impressions après cette grande première télévisuelle pour le Parti Libertarien ?

Je trouve que c’était un très bon exercice. Je ne m’attendais pas à rencontrer des questions si pertinentes. Généralement, les journalistes consacrent plus de temps à la forme qu’au fond. Ce n’était pas le cas cette fois. Nous avons ainsi pu évoquer des points fondamentaux des idées libertariennes.

En effet, dans l’extrait posté sur le site de RTL-TVI, vous parlez de fiscalité et de légalisation des drogues. N’était-il pas prévu que vous traitiez également de vie privée ?

C’est exact, mais le temps nous a manqué. Une partie de l’interview a dû être coupée au montage.

Qu’y disiez-vous ?

Que la vie privée est un enjeu fondamental pour notre siècle. Les atteintes qui sont actuellement portées à son encontre m’inquiètent. C’est un peu comme si un père lisait le journal intime de sa fille contre la volonté de celle-ci… La rupture de confiance est inévitable ! L’État exerce là un rapport de force inique sur les citoyens et une immixtion inadmissible au cœur de l’intimité des gens. Les pratiques de la NSA qu’Edward Snowden a révélées sont la preuve d’un dangereux dérapage de la machinerie étatique. Et que dire de la législation belge ? Savez-vous que Belgacom est contrainte par la loi de stocker durant un an nos communications Internet ? Le secret bancaire, quant à lui, n’est plus qu’une illusion.

De ces trois points (fiscalité, vie privée, cannabis), lequel vous semble le plus important à défendre ?

La vie privée est un tout qui englobe ces diverses thématiques. Que vous gagniez 1 euro par mois ou 100 millions d’euros, cela ne regarde que vous ! Le même raisonnement est valable pour le cannabis. Si vous consommez du tabac, du sucre ou autre chose considérée comme nocive pour votre santé, vous devez en assumez les conséquences… mais vous en avez le droit, ça ne regarde que vous !

Certains individus ne sont-ils pas d’accord de communiquer des informations privées à des inconnus, et donc à l’État ? Les exemples de Facebook ou Twitter sont interpellant, non ?

Si des personnes souhaitent partager leur vie privée avec n’importe qui, libre à elles ! Ce que j’explique, c’est que l’État ne peut pas avoir accès à leurs courriers, à leurs mails, à leurs SMS, à leurs contacts téléphoniques, à leur compte bancaire ou à tout autre aspect de leur vie privée. Je revendique pour chacun le droit d’avoir son jardin secret !

Vous avez déclaré à l’antenne que « l’impôt, c’est du vol ». Vous persistez ?

Tout à fait. J’ai même envie de dire que l’impôt est pire que le vol, car un voleur revient rarement sur les lieux de son larcin. Disposer des fruits de son labeur constitue, pour nous, les libertariens, un droit naturel et fondamental. C’est au citoyen que revient le droit de jouir librement de ses richesses selon ses besoins et ses dispositions. Pas à l’État !

L’on aperçoit dans la vidéo le présentateur s’inquiéter du financement – voire même de la disparition – de certains services dans lesquels l’État joue actuellement un grand rôle, comme les hôpitaux par exemple. Vous pensez vraiment que le privé pourra remplacer l’État dans ces activités fondamentales ?

L’État ne s’occupe pas de produire le pain. Or, est-ce que nous manquons de pain ? Non ! Il faut arrêter de faire croire que, lorsque l’État reviendra au rôle limité qu’il n’aurait pas dû quitter, les secteurs qu’il trustait illégitimement disparaîtront avec lui. Ce raisonnement est bancal. On l’a bien vu lors de la chute de l’URSS. Les Russes, conditionnés par le pouvoir, pensaient que sans l’État ils crèveraient de faim. C’est tout le contraire qui s’est produit. Ils n’ont plus dû subir des files de plusieurs heures pour accéder à la nourriture.

Mais la sécurité sociale ne constitue-t-elle pas un domaine à part ? N’est-ce pas dangereux de la faire reposer sur la solidarité humaine et la philanthropie ? Si je comprends bien, selon vous, tout le monde est généreux ?

Non, tout le monde n’est pas généreux. Mais suffisamment de personnes le sont que pour faire tenir le système. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que les politiciens en appellent à la générosité naturelle des gens pour se faire élire.

Les libertariens ont une vision positive de l’être humain, qui est solidaire de ses semblables même lorsqu’il n’y est pas obligé. Pour s’en convaincre, il suffit de voir le nombre de gens qui insistent sur l’importance de cette question lorsqu’on leur explique le programme du Parti Libertarien. C’est parce que la solidarité est importante qu’il ne faut surtout pas que l’État s’en occupe. L’État détruit la solidarité et la remplace par le clientélisme et l’arbitraire.

Dans la vidéo, vous affirmez être favorable à la légalisation de toutes les drogues. Vraiment toutes ?

En effet, mais nous commencerons d’abord par légaliser le cannabis. C’est un produit moins néfaste que l’alcool, que le tabac voire même que des drogues légales comme la méthadone ou certains antidépresseurs… Nous avons plus ou moins 300.000 consommateurs de cannabis en Belgique. Cela me conforte dans l’idée qu’il s’agit plus d’une problématique juridique que d’un problème de mœurs. Il ne faut pas perdre de vue qu’une telle légalisation permettrait de diminuer les dépenses policières et judiciaires et de réaffecter ces moyens vers de véritables délits et crimes. Bref, vous l’aurez compris, pour le cannabis, comme pour les autres drogues, nous faisons nôtre la célèbre maxime de Lysander Spooner : les vices ne sont pas des crimes.

Y a-t-il une thématique qui vous tient particulièrement à cœur et dont vous auriez souhaité parler à l’antenne ?

Le travail. Le gros problème de la Belgique actuelle est son taux particulièrement élevé de chômage, qui plonge énormément de gens dans une détresse sociale indescriptible. Cette situation arrange certains partis installés, qui réclament à coup de slogans plus de justice sociale. Je pense notamment au PS, à Ecolo voire au PTB. Nous pouvons d’ailleurs constater un accroissement continu de la pauvreté, bien qu’elle soit relative.

Comment remédier à la situation ?

Pour arriver à une situation de plein emploi, la meilleure solution est de laisser les énergies s’exprimer. Pour ce faire il y a plusieurs pré-requis :

  • Pas de discrimination entre intervenants économiques, car le marché est le meilleur régulateur.
  • La disparition des subsides et l’absence d’impôts constituent les meilleurs moyens d’encourager les gens et les entreprises à investir.
  • Laisser les entreprises faire faillite. Il est inadmissible qu’une banque soit au-dessus des autres acteurs économiques.
  • Supprimer les banques centrales car elles perturbent entre autres la fixation des taux d’intérêt auxquels les acteurs empruntent, ce qui influence négativement les comportements des entreprises et des particuliers.

Je n’ai pas de boule de cristal pour déterminer quel sera le secteur d’avenir. Aucun politicien n’est capable de déterminer nos modes de consommation ou nos aspirations. Ne les laissons pas détourner nos ressources pour leurs petits jeux politiques. Reprenons le contrôle de notre faculté de créer des biens et des services.

Merci beaucoup pour vos réponses éclairantes, Alexis. Une dernière question, en forme de clin d’œil : « à tire-la-rigole » ?

Le stress a fait fourcher ma langue, mais l’essentiel, c’est que mon message soit passé. Après tout, ce jeu de mot involontaire se prête bien à la situation de la Région bruxelloise, où les subsides pleuvent. C’est donc celui qui tire la rigole vers lui, celui qui en détourne le cours, qui récoltera un maximum de subventions dans ses poches. Vous oubliez peut-être qu’un nouveau métier vient de naître en Belgique : subsidiologue. Et ce n’est malheureusement pas une blague.


Alexis Grabinszky (Parti Libertarien) : « L’impot, c’est du vol »

14 Apr 15:54

Exclusif. Européennes : le big bang du 25 mai

by Arnaud Folch
Photo © AFP

La nomination de Manuel Valls permettra-t-elle au PS de sauver les meubles, voire de rebondir ? L’UMP va-t-elle tirer profit de son triomphe aux municipales ? Le FN accrochera-t-il la première place en même temps que celle de premier parti de France ? Les listes centristes réussiront-elles à s’imposer, malgré le retrait de Jean-Louis Borloo ? Les écologistes transformeront-ils, après leur départ du gouvernement, leur essai réussi des municipales ? Le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon profitera-t-il du mécontentement des électeurs de gauche ? À 45 jours du scrutin du 25 mai, « rarement élection européenne n’aura été porteuse d’autant d’enjeux en matière de politique intérieure », relève Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop.

14 Apr 08:18

“Le Temps”: un patrimoine en danger

by Philippe

PHILIPPE BARRAUD

Il est particulièrement difficile d’imaginer le futur du journal Le Temps. On n’entend en effet que les patrons de Ringier et du quotidien, mais guère d’analyses indépendantes. Normal: quel journaliste peut encore se permettre d’émettre un avis, voire une critique, à l’égard d’employeurs omniprésents? Il reste que les perspectives sont inquiétantes.
Les patrons de presse ont une faiblesse: ils communiquent mal – ce qui est un comble. En termes de langue de bois en effet, ils sont au niveau d’un Politburo soviétique. Que ce soient les patrons de Ringier ou le président du Temps, ils en font des kilos sur leur amour de ce quotidien prestigieux, sur leur attachement viscéral à la Suisse romande – tellement que personne ne les prend au sérieux.
Les sauveurs du Temps apparaissent plutôt comme des pillards, qui vont mettre à profit la relative bonne santé du quotidien pour sauver L’Hebdo, qui péclote. Ils font penser à ces raiders de la finance qui rachètent des entreprises, en pompent la substance, puis les liquident. Comment les choses pourraient-elles se passer différemment, lorsque les vrais patrons, les éditeurs zurichois, exigent un rendement dépassant les 10% ?
Les patrons de Ringier, qui se sont arrangés avec Tamedia pour lancer un appel d’offres-bidon destiné à faire baisser le prix (merci aux Amis du Temps pour leur complicité involontaire…), ont aussitôt parlé de synergies avec les autres titres de Ringier Romandie. Il faut toujours se méfier du mot synergie dans ce genre d’occasion, car il présage rarement quelque chose de bon. On peut certes penser à des synergies publicitaires, puisque les mêmes annonceurs, essentiellement les grandes marques horlogères, portent ces publications à bout de bras. Mais pour le reste, vouloir rapprocher Le Temps et L’Hebdo sur le plan rédactionnel signerait la fin de l’un et de l’autre. La filiation avancée entre Le Nouveau Quotidien et Le Temps est abusive: le premier était une sorte de clone de L’Hebdo, et il n’en susbiste nulle trace dans Le Temps actuel.
L’Hebdo perd des lecteurs parce qu’il a oublié d’évoluer avec son marché. Son eurolâtrie forcenée apparaît terriblement ringarde, marquée au coin des années 70, ce qui est tout de même assez lointain. Il agace la clientèle, qui ne s’abonne pas à un magazine pour subir chaque semaine un catéchisme pro-européen et anti-UDC, avec de surcroît un grand-écart branlant entre idéologie bobo-de gauche et adhésion totale à l’économie de marché. Il faut parfois choisir son camp…
On peut craindre, dans la nouvelle configuration, une contamination du Temps par ces orientations maladroites, sous prétexte de synergies et de rationalisation. A cet égard, mettre tous les journalistes de Ringier Romandie dans une sorte de bocal unique, à Lausanne ou ailleurs, où ils généreraient, à la demande, des articles, de la vidéo ou du numérique pour l’un ou l’autre titre, conduirait à une perte de susbstance désastreuse. Les bons journalistes ne sont pas des pions à qui on dit: “Aujourd’hui tu fais ça, Coco. Et si ça ne te plaît pas, j’en ai douze derrière la porte.” C’est tout à leur honneur, mais dans le climat actuel, on pourrait bien voir, à l’avenir, de bons journalistes chômeurs.

14 Apr 08:18

Armée: ridiculiser pour mieux détruire

by Philippe

PHILIPPE BARRAUD

Fusillé dans le dos, André Blattmann ! Le chef de l’Armée a pris le risque d’avouer qu’il avait des réserves de guerre pour sa famille dans sa cave. Une naïveté qui ne pardonne pas face à des médias plus destructeurs que jamais.
Beaucoup de Suisses ont des réserves alimentaires, même s’ils ne s’en vantent pas. Et pourtant, ils n’ont pas de responsabilités particulières. Le chef de l’Armée, lui, devrait s’abstenir de ce genre de confidence face aux médias. Il n’a malheureusement pas (encore) compris qu’en tant que patron d’une institution incarnant une forme d’autorité, il est l’homme à abattre, et que les médias feront tout pour le piéger. Et il n’a pas non plus compris que, pour une certaine gauche, le meilleur moyen d’abattre un adversaire politique, c’est de le ridiculiser.
La presse, alémanique notamment, a été particulièrement féroce. Fondamentalement parce que, encore une fois, toute forme d’autorité doit être contestée et abattue. C’est particulièrement vrai pour l’armée, mais c’est vrai aussi pour le pouvoir politique, pour la police et pour l’école. La gauche et les médias – pardon du pléonasme – n’ont pas digéré le plébiscite de l’armée de milice, et par conséquent, ils continueront de plus belle à faire flèche de tout bois pour démolir l’institution et, dans cette stratégie à long terme, provoquer le crash du Gripen, cible privilégiée des antimilitaristes en ce moment. A cet égard d’ailleurs, rien n’est joué, quoi qu’ils en pensent.
Mais pourquoi, au-delà de l’autorité qu’il incarne, André Blattmann a-t-il été à ce point attaqué ? C’est parce qu’en évoquant implicitement un risque de guerre, il bat en brèche les dogmes religieux de la gauche, pour qui la guerre appartient définitivement au passé. Même, et surtout si l’Histoire, décidément contrariante, indique le contraire ! La gauche redoute que l’hypothèse de conflits armés rapprochés puisse germer dans l’esprit du citoyen. Un peu moins obnubilé par ses loisirs, sa consommation et le foot à la télé, l’homo festivus helvétique pourrait s’aviser du fait que l’Armée n’est peut-être pas au bon niveau, et que des dépenses supplémentaires seraient justifiées. Voire une restructuration de l’institution, orientée de nouveau vers sa mission première, qui est de faire la guerre, plutôt que de pomper de la flotte lors d’inondations.
Il reste que ce déchaînement d’agressivité – qui n’est pas terminé, les humoristes sans imagination vont en faire leurs choux gras dans les jours qui viennent – est préoccupant. Il témoigne d’un relâchement du lien social, à un moment de l’Histoire où un pays d’Europe orientale s’apprête a subir les souffrances d’une occupation militaire. Mais parallèlement, la Suisse n’a pas besoin d’un chef de l’Armée naïf et hyper-communicant. Notre armée n’est plus une grande muette, elle est devenue une grande bavarde. Hélas…

14 Apr 06:56

Après les farines animales, les vaches nourries aux résidus de bonbons !

by Marie Delarue
Dans un pays qui compte déjà 30 % d’obèses dans sa population, on gonfle maintenant les animaux d’élevage avec du sucre !
14 Apr 05:47

Les délégués du PDC disent non à l'Initiative sur la pédophilie - 12.04.2014

by RTS - Radio Télévision Suisse
Les délégués du PDC disent non à l'Initiative sur la pédophilie

Ce samedi à Zoug, les délégués du PDC se sont prononcés contre l'Initiative de la Marche blanche sur les pédophiles, initiative qui sera soumise au peuple le 18 mai prochain. Avec 119 voix contre 106 et 8 abstentions, le résultat est serré, à l'image du débat qui a précédé la décision. Mais on peut parler ce samedi soir de défaite de la direction du parti, et en particulier du président Christophe Darbellay. Par Chrystel Domenjoz, avec les interviews de Christophe Darbellay, président du PDC et d'Anne Seydoux-Christe, conseillère aux États (PDC/JU).

14 Apr 05:47

Swiss stocks - Factors to watch on April 14 - Reuters UK


Swiss stocks - Factors to watch on April 14
Reuters UK
... million in the prior-year quarter. ECONOMY. Switzerland could benefit from further policy easing in the euro zone if the Swiss franc weakened in tandem with the euro against the U.S. dollar, Swiss National Bank Chairman Thomas Jordan said on Saturday.
Julius Baer enters Irish marketIrish Times
Julius Baer enters Irish wealth marketCitywire.co.uk

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13 Apr 18:22

Toni Brunner: incitations fiscales pour recruter en Suisse

Les entreprises qui engagent du personnel résident en Suisse plutôt qu'à l'étranger pourraient être récompensées via des incitations fiscales, propose Toni Brunner. Le potentiel de la main-d'oeuvre disponible pourra ainsi être mieux...
13 Apr 18:19

L’immigration hors de contrôle en Italie ?

by Martine

A Syracuse, la situation devient explosive. Vincenzo Spadafora s’est déplacé pour vérifier la situation des mineurs étrangers qui sont amenés dans un centre après leur traversée. Et qui souvent s’enfuient :

« Sur les 140 mineurs arrivés hier et placés en rétention dans cette école, 130 ont disparu. Certains ont la gale. Aujourd’hui, 248 mineurs supplémentaires sont arrivés et seront placés dans ce même lieu. La situation est dramatique.»

Ansa (en italien) – merci antibarbare

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13 Apr 18:17

Birmingham : Enquête sur les islamistes dans 15 écoles

by perubu

Le gouvernement britannique a envoyé des inspecteurs enquêter dans quinze écoles de Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, soupçonnées d’être en train de passer sous le contrôle de musulmans radicaux, a annoncé aujourd’hui le ministère de l’Education.

Les soupçons sont nés d’une lettre anonyme reçue il y a quelques mois par la mairie de Birmingham, soutenant que des islamistes s’employaient à changer les instances dirigeantes dans quatre établissements scolaires publics pour imposer leurs vues. Des accusations anonymes ont aussi émergé sur l’existence alléguée d’une ségrégation entre les filles et les garçons en classe et le harcèlement moral dont serait victime le personnel non-musulman. La mairie de la deuxième ville britannique, dont la population est à 22% musulmane, a aussi décidé de se pencher sur ces accusations et de geler temporairement le recrutement de directeurs d’écoles.

L’affaire a conduit le ministre britannique de l’Education Michael Gove à ordonner les inspections de 15 établissements de la ville. «Les accusations faites à propos de plusieurs écoles de Birmingham sont très graves», a souligné une porte-parole du ministère de l’Education. […]

Selon le Sunday Times, le ministre est déterminé à sanctionner les écoles où «le conservatisme religieux fait obstacle à l’apprentissage et à une scolarité équilibrée» et à remplacer les dirigeants des écoles qui seraient épinglées. […]

Ce mois-ci, dix députés de Birmingham ont exprimé leur inquiétude à propos de ces soupçons, dans une lettre au ministre de l’Education. Mais l’un des administrateurs de plusieurs des écoles mises en cause dans les médias, David Hughes, a démenti ces accusations et dénoncé une « chasse aux sorcières ». Il a affirmé cette semaine sur la BBC qu’en 15 ans à Park View School, il n’avait jamais été confronté «à la moindre plainte pour extrémisme

Le Figaro (Merci à Gonedesouche )

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13 Apr 18:17

Les généreuses primes de cabinet du gouvernement Ayrault en 2013

by Horatius

449 membres des équipes ministérielles se sont réparti 12 millions d’euros de façon très inégale. Douze écuries dont celles de Filippetti ou Lebranchu étaient mieux traitées que la garde rapprochée du premier ministre.

Parmi les 565 membres des cabinets du gouvernement Ayrault déclarés au 1er août 2013, 449 très précisément se sont répartis l’an dernier plus de 12 millions d’euros de «primes de cabinet», des rémunérations aujourd’hui officialisées, mais sur lesquelles continue de régner une certaine opacité. Les ministres les plus généreux ont distribué par collaborateur plus de 3500 euros mensuels (soit 42.000 euros par an) de revenus bruts complémentaires. Plus de deux smics par mois, en somme. En plus du salaire donc. Et il ne s’agit là que d’une moyenne.

Le premier ministre, pour sa part, consentait un peu plus de 2700 euros par mois et par personne en moyenne (soit 33.000 euros par an). C’est ce que révèlent les 100 pages de tableaux du dernier «jaune budgétaire» annexé au projet de loi de finances 2014 sur les «personnels affectés dans les cabinets ministériels». Un document aride et visiblement négligé, que Le Figaro a décortiqué pour tenter de comprendre qui a touché combien en gratifications l’an dernier.

«Indemnité pour sujétions particulières» (ISP). C’est sous ce vocable pudique que l’administration qualifie les enveloppes qui se distribuaient autrefois de la main à la main et que Lionel Jospin, dès 2002, a souhaité intégrer dans les fiches de paie des collaborateurs de ministres. Ces bonus sont accordés en principe pour compenser les servitudes de la fonction. Avec 42.000 euros de complément de revenu annuel par personne, c’est donc à la Décentralisation, chez Anne-Marie ­Escoffier, pourtant simple ministre déléguée, que les membres de cabinet étaient les mieux lotis en 2013. Une situation enviable qu’ils partageaient avec l’écurie Filippetti, qui arrive en deuxième place, à équivalence de primes. Un «fromage» la Culture? Le ministère qui défend bec et ongles les intermittents du spectacle ne s’est pas oublié.

Le Figaro

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13 Apr 08:26

Leurs enfants sont séduits par l’islam

Des parents de jeunes convertis s’inquiètent.
13 Apr 08:25

Le petit théâtre d’Ueli Maurer en six actes

Le conseiller fédéral fait campagne pour le Gripen avec sa panoplie.
13 Apr 08:25

Ueli Maurer pourrait s'imaginer aux Affaires étrangères

Le ministre de la Défense a confié dans la presse alémanique qu'il n'aurait rien contre l'idée de changer de département. Il pourrait même s'imaginer aux Affaires étrangères.
13 Apr 08:23

Conseil des Etats: la maire de Zurich veut un siège pour les villes

Pour Corine Mauch, les cités de plus 100'000 habitants devraient avoir un siège au Conseil des Etats.
13 Apr 08:08

À propos de la fiction de la « délinquance »

by Thierry Ferjeux Michaud-Nérard
À propos de la fiction de la "délinquance"La fausse science de la criminologie universitaire, qui croit avoir « la connaissance de la délinquance », n’est qu’un moyen de « nier la vie réelle et concrète des délinquants », dans la mesure où la connaissance sert à illusionner et à tromper les gens sur la soi-disant « prévention sociale de la délinquance ». En réalité, la délinquance n’existe pas. C’est une abstraction totalement arbitraire. Mais, les délinquants, eux, ils existent réellement, par leurs méfaits et leurs comportements nettement antisociaux. Par contre, il y a des universitaires qui tiennent pour vrai « un système purement idéologique à propos de la délinquance », s’il entre dans des classifications arbitraires, dans des tables de catégories et des cadres créés selon la logique de la raison systématique.… Lire la suite !
13 Apr 08:07

Huit propositions pour aider Benoit Hamon à sauver l'école

by Jean-Paul Mongin
FIGAROVOX/OPINION - Pour Jean-Paul Mongin, le délégué général de SOS Education, le déclin de l'école n'est pas inéluctable. Il propose huit pistes pour redresser l'institution scolaire.






13 Apr 06:52

Nucléaire: le réacteur numéro 1 de Beznau sera remis en service lundi

Vingt éléments combustibles du réacteur nucléaire numéro 1 de Beznau (Argovie) ont été remplacés. Il sera remis en fonction lundi.

Le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Beznau à Döttingen (AG) sera remis en service lundi. L'installation avait été déconnectée il y a deux semaines pour sa révision annuelle. Vingt éléments combustibles ont été remplacés, a annoncé samedi le groupe énergétique Axpo.

Le réacteur pourra redémarrer après le feu vert de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN). Vingt nouveaux éléments combustibles ont été installés dans le noyau de matière combustible, qui en contient au total 121. Le bloc 1 de Beznau a été mis en service en 1969.

12 Apr 17:17

Pour Laurent Wauquiez, le Luxembourg est un "pays artificiel"

Viviane Reding a fustigé vendredi les accusations portées en France contre son pays, qualifié de "paradis fiscal" par le vice-président de l'UMP.
12 Apr 16:54

Les délégués du PDC rejettent l'initiative de la Marche blanche

Les délégués du parti se sont prononcés samedi à Zoug en faveur de l'achat de l'avion de combat. Par contre, ils disent non à l'initiative sur les pédophiles.
12 Apr 16:45

Réflexions sur la judéophobie contemporaine: Antisionisme, propalestinisme et endoctrinement islamiste

by Pierre-André Taguieff

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Aujourd’hui en France comme dans la plupart des démocraties pluralistes, les Juifs ne sont plus, à quelques rares exceptions près, victimes de discrimination à l’emploi, à l’éducation, au logement. Ils ont librement accès aux métiers des médias et de la culture, aux carrières administratives ou libérales, et ne font plus l’objet de discriminations dans l’accès aux postes de responsabilité politique.

Mais, en France tout particulièrement, ils sont victimes de stigmatisations, de menaces et de violences physiques, provenant de nouveaux milieux sociaux, culturels et politiques qui n’ont plus rien à voir avec ceux qui portaient la vieille extrême droite antijuive. Ils sont aussi, parallèlement, victimes d’une diffamation globale permanente, entretenue par une partie du système médiatique, ralliée au point de vue « antisioniste », et relayant des rumeurs négatives à leur propos.

Ce qui les expose à un soupçon permanent, portant sur leur solidarité, perçue comme une complicité criminelle, avec les Israéliens. Aux violences antijuives « d’en bas », attribuables pour l’essentiel à des jeunes issus de l’immigration ou à des islamistes radicaux nés en France, s’ajoute la judéophobie culturelle « d’en haut », produite et reproduite par les représentants d’un milieu politico-intellectuel et médiatique « gauchiste » mécaniquement rallié à la cause palestinienne, qui, de leurs postes de pouvoir ou d’influence, contribuent à un endoctrinement judéophobe de masse(1). Ce gauchisme culturel occupe un espace beaucoup plus vaste que celui du gauchisme politique. Il traverse les frontières entre gauche et extrême gauche, et, sur certains thèmes d’accusation (anti-israélisme, anti-américanisme, anticapitalisme), imprègne certains secteurs de l’opinion droitière. Il peut être plus ou moins sophistiqué, selon qu’il se manifeste dans les milieux associatifs ou dans l’espace universitaire, où il prend les couleurs des modes intellectuelles, empruntant notamment le vocabulaire et les représentations des « études post-coloniales ».

De l’islamisation de la « cause palestinienne » à son érection en « cause universelle »

En France, l’une des principales formes d’intellectualisation des passions antijuives contemporaines consiste à nier l’existence de ces dernières, en avançant la thèse – fausse – selon laquelle le racisme anti-immigrés et l’islamophobie auraient remplacé le vieil antisémitisme. Le présupposé de cette thèse de la substitution, qui revient à déclarer que l’antisémitisme en tant que haine idéologisée des Juifs a définitivement disparu, est que l’israélophobie et l’antisionisme n’ont rien à voir avec l’antisémitisme, et qu’ils ne représentent pas une nouvelle forme de haine des Juifs.

Ces négations sont précisément au cœur de j’ai appelé dès 1989 la « nouvelle judéophobie(2) ». Analysons brièvement la rhétorique de la judéophobie implicite, en partant des poncifs et des clichés à travers lesquels circule la rumeur négatrice selon laquelle « il n’y a pas (ou plus) d’antisémitisme en France ». Elle fait partie du contenu implicitement islamophile du poncif « L’islamophobie d’aujourd’hui est la répétition de l’antisémitisme d’hier ». Pour devenir crédible, ce cliché de propagande doit être relié étroitement au dogme idéologique indéfiniment répété dans les médias : « Les assassins islamistes n’ont rien à voir avec l’islam ». La thèse de la substitution peut dès lors être formulé par ce slogan-type : « Antisémites dans les années 1930, islamophobes dans les années 2000 ». Le même refrain sloganique s’entend sous diverses variantes : « Les musulmans sont les Juifs d’aujourd’hui », « Les antijuifs d’hier se sont convertis à l’islamophobie », ou encore « L’islamophobie a pris la relève de l’antisémitisme ». Le présupposé commun de tous ces poncifs plus ou moins sloganisés est que l’antisémitisme n’existe plus.

Dès lors, ceux qui déclarent vouloir lutter contre l’antisémitisme ou la judéophobie aujourd’hui peuvent être dénoncés comme des imposteurs, coupables d’avoir inventé de toutes pièces une menace désormais inexistante. La thèse de la substitution va de pair avec un déplacement du statut de la victime, à travers une lecture manichéenne du conflit israélo-palestinien. Alors que les Juifs, stigmatisés comme « sionistes » (donc « racistes), sont « nazifiés », les Palestiniens sont victimisés, présentés comme un peuple persécuté par les Juifs « dominateurs ». La figure rhétorique sollicitée est celle de l’inversion des rôles, exprimée par une formule du type « Les victimes d’hier sont les bourreaux d’aujourd’hui ».

D’où l’amalgame polémique : « Les Juifs, hier persécutés par les nazis, sont les nazis d’aujourd’hui, qui persécutent les Palestiniens ». Cette thèse a été soutenue par des personnalités célèbres telles que l’abbé Pierre ou Edgar Morin, avant d’être intégrée dans le discours de propagande antisioniste(3). Cette double thèse est diffusée par des sociologues, des historiens et des politistes engagés à gauche ou à l’extrême gauche, entrepreneurs idéologiques travaillant à « palestiniser » les campus universitaires. Elle est relayée par nombre de journalistes et d’enseignants du primaire et du secondaire, ainsi que par des partis politiques et des syndicats de gauche et d’extrême gauche.

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Les thèses « optimistes » annonçant le déclin ou la fin prochaine de l’antisémitisme, assurément réconfortantes aux yeux de certains militants engagés dans le combat idéologique contre Israël, sont toutes fausses, au regard des statistiques disponibles sur les faits antijuifs relevés en France au cours des années 1998-2012.

L’analyse de l’évolution des faits antijuifs (violences et menaces confondues), recensés en France de 1998 à 2012, montre une augmentation brutale de la judéophobie au début des années 2000, avec des « pics » en 2000, 2002, 2004, 2009 et 2012(4). Le plus simple est de considérer l’évolution des totaux annuels des faits antijuifs (actions violentes et menaces) : 1998 : 81, 1999 : 82, 2000 : 744, 2001 : 219, 2002 : 936, 2003 : 601, 2004 : 974, 2005 : 508, 2006 : 571, 2007 : 402, 2008 : 397, 2009 : 815, 2010 : 466, 2011 : 389, et 2012 : 614. L’année 2012 a commencé par une recrudescence des actions violentes contre les Juifs.

Les meurtres antijuifs commis à Toulouse par le jihadiste Mohamed Merah le 19 mars 2012 semblent avoir réactivé les passages à l’acte. Les musulmans de France, à quelques rares exceptions près, ne se sont pas mobilisés pour condamner ces assassinats antijuifs commis au nom de l’Islam : organisée par des musulmans le 28 avril à Paris, quelques jours après la tuerie antijuive de Toulouse, une manifestation pour défendre les « valeurs de tolérance » a réuni à peine deux cents personnes. Or, les violences antijuives ordinaires sont souvent dues à des jeunes issus de l’immigration de culture musulmane. Les personnes physiques sont désormais les premières touchées par les actions antijuives. Le Rapport de la CNCDH pour l’année 2012 retient 177 actions et 437 menaces antisémites, soit au total 614 faits antijuifs. Des chiffres en forte hausse par rapport à 2011 : une progression de 57,8% par rapport à l’année 2011 (389 faits).

On peut faire l’hypothèse que ces passages à l’acte, notamment lorsqu’ils sont occasionnels et non prémédités, sont l’expression de la banalisation d’une culture antijuive dans certains milieux issus de l’immigration de culture musulmane, endoctrinés par des islamistes.

La haine qui vise les Juifs aujourd’hui reste idéologisée, mais elle n’est pas pour autant explicite. Car elle n’apparaît guère dans l’espace public que sous la forme de déclarations virulentes contre Israël et « le sionisme » ou « les sionistes », catégories d’usage polémiques dont les frontières sont indéfiniment extensibles. Depuis la fin des années 1960, la haine des Juifs est en effet portée par ce qu’il est convenu d’appeler l’antisionisme – mieux nommé l’antisionisme radical –, mélange d’hostilité systématique à l’égard d’Israël, quelle que soit la politique du gouvernement en place, et de compassion exclusive pour les Palestiniens, quoi qu’ils puissent faire.

Le propalestinisme inconditionnel est désormais le principal vecteur de la haine des Juifs dans le monde. Il fournit en même temps les principaux motifs d’agir contre l’État d’Israël, réduit à une « entité » criminelle, et contre « le sionisme », figure incarnant l’un des grands mythes répulsifs de notre temps. Il s’agit d’un propalestinisme instrumental, la « cause palestinienne » servant d’alibi à diverses forces qui, soit par intérêt géostratégique, soit en vertu de fortes convictions idéologiques, ont pour objectif la destruction de l’État juif. Le mythe victimaire construit autour du « peuple palestinien » transforme en louables opérations de « résistance » les pires actions terroristes visant des Juifs, en Israël ou ailleurs.

À vrai dire, les propalestiniens sont indifférents aux intérêts véritables de ceux qu’ils prétendent représenter ou défendre. Dans l’état présent des rapports de force géopolitiques, ceux qui veulent la disparition d’Israël déclarent qu’ils aspirent à « la paix », une paix qui, selon eux, serait désirée par les dirigeants palestiniens et refusée par les Israéliens. Tel est le grand mensonge politique destiné à être repris en écho par tous les ennemis d’Israël, et même par ses amis aveugles ou naïfs. Les propalestiniens peuvent ainsi participer à la guerre polymorphe contre Israël en se présentant comme de courageux militants pacifistes, sûrs d’être applaudis par tous ceux qui veulent en finir avec l’État juif, qu’ils rejettent comme l’État en trop(5). L’islamisation croissante de la « cause palestinienne », cause victimaire universalisée par le jeu de propagandes croisées, lui a conféré en outre le statut symbolique d’un front privilégié du jihad mondial. C’est pourquoi la dernière grande vague judéophobe se caractérise par une forte mobilisation du monde musulman contre Israël et le « sionisme mondial », s’accompagnant, chez les prédicateurs islamistes, d’une vision apocalyptique du combat final contre les Juifs. Comme le répète l’article 28 de la Charte du Hamas (août 1988), qui résume en une phrase l’idéologie antijuive du mouvement islamiste : « Israël, parce qu’il est juif et a une population juive, défie l’Islam et les musulmans. »

Le programme antisioniste, ou le rêve d’un israélicide

Le programme « antisioniste », considéré dans ses formulations radicales, a un objectif explicite qui revient à vouloir « purifier » ou « nettoyer » la Palestine de la « présence sioniste » ou « juive », considérée comme une « invasion » qui souille une terre palestinienne ou arabe (pour les nationalistes) ou une terre d’Islam (pour les islamistes). En témoigne le discours que Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Hamas, a prononcé le 8 décembre 2012 à Gaza, à l’occasion de la commémoration des 25 ans d’existence du Hamas. L’appel à la destruction d’Israël est formulé comme un appel à la « libération » de « toute la Palestine » : « Libérer la Palestine, TOUTE la Palestine est une obligation, un privilège, un objectif et un but. (…) Le jihad et la “résistance” armée sont le moyen véritable et exact de cette libération et de la restauration de nos droits (…). La Palestine est et a toujours été arabe et islamique. Depuis toujours la Palestine est nôtre, c’est la terre des Arabes et de l’islam(6). »

Une telle vision manichéenne du monde exclut toute possibilité de dialogue et de compromis. Or, les milieux propalestiniens à la française, qui s’emploient à transfigurer la dictature du Hamas à Gaza en môle de résistance contre les « agresseurs » israéliens, font silence sur de tels propos. Le bellicisme islamiste explicitement revendiqué par Mechaal glisse sur leur bonne conscience, qui consiste à ne dénoncer la volonté de guerre qu’en l’attribuant exclusivement aux Israéliens. Leur vision enchantée du « peuple palestinien » leur interdit toute pensée critique : ils restent enfermés dans leur culte palestiniste et leurs dogmes palestinophiles, sourds et aveugles devant la menace islamiste globalisée (du Maghreb à l’Afghanistan et au Pakistan), qui s’accroît notamment aux frontières d’Israël. L’enracinement et l’expansion, dans l’imaginaire du monde musulman, d’un grand récit négatif sur Israël et « le sionisme » constituent l’un des principaux obstacles à l’établissement d’une paix véritable et durable au Proche-Orient. Et l’analyse des réalités géopolitiques ne saurait alimenter un regard optimiste sur l’issue du conflit israélopalestinien, qui prend l’allure d’un méga-conflit « sionisto-islamiste ».

Les récents bouleversements qui ont eu lieu dans certains pays du Maghreb et du Machrek, de la Tunisie à la Syrie en passant par la Libye et l’Égypte, ont abouti partout à la montée en puissance des mouvements islamistes, qu’ils s’agissent des Frères musulmans, de courants salafistes et jihadistes. En conséquence, l’appel au jihad contre les Juifs s’est banalisé, sortant de la relative marginalité où le maintenait son appropriation par Al-Qaida dans les années 1990 et 2000. L’incompétence du gouvernement installé par les Frères musulmans en Égypte a provoqué son renversement. Mais l’on a de bonnes raisons de supposer que, dans l’opinion égyptienne, l’antisionisme radical reste au même niveau qu’auparavant. Pour en avoir une idée, donnons la parole au Frère musulman qui fut élu à la tête de l’État le 30 juin 2012, Mohamed Morsi. Dans un discours diffusé sur Internet le 10 janvier 2010, Morsi déclarait : « Chers frères, nous ne devons pas oublier de nourrir nos enfants et petits-enfants de haine envers ces sionistes et ces Juifs, et tous ceux qui les soutiennent. Ils doivent être nourris de haine. La haine doit perdurer(7). »

Quelques mois plus tard, dans un discours diffusé le 23 septembre 2010 par Al-Quds TV, Morsi exposait sans fard sa vision jihadiste du conflit israélo-palestinien : « Soit [vous acceptez] les sionistes et tout ce qu’ils veulent, soit c’est la guerre. C’est ce que ces occupants de la terre de Palestine connaissent – ces sangsues [suceurs de sang] qui attaquent les Palestiniens, ces fauteurs de trouble, les descendants des singes et des porcs. (…) Nous devons employer toutes les formes de résistance contre eux. (…) Ils ne doivent poser le pied sur aucune terre arabe ou islamique. Ils doivent être chassés de nos pays(8). » Cette vision du combat contre les « sionistes » est partagée par le guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, qui appelait le 11 octobre 2012 au jihad pour la libération de Jérusalem : « Le jihad pour recouvrer Al-Qods est un devoir pour tous les musulmans. (…) Les sionistes ne comprennent que la force et ne renonceront à leurs transgressions (…) que par le jihad sacré. » Les principaux chantres du « printemps arabe » se sont tus, sans faire leur autocritique, qui aurait pris l’allure d’un suicide intellectuel. Les milieux propalestiniens ont gardé quant à eux un silence complice, tant ils se réjouissaient de ce que le vent de l’Histoire, semant l’islamisme radical autour d’Israël, leur laissait prévoir l’élimination de l’État juif.

Pour clarifier la terminologie qui ne cesse d’être obscurcie par l’effet des polémiques, il convient de se donner une définition de l’antisionisme radical ou absolu dénuée d’ambiguïté. Il importe en effet de le distinguer clairement des formes démocratiquement légitimes de critique de la politique menée par tel ou tel gouvernement israélien. Abordé dans sa dimension idéologicopolitique, l’antisionisme radical se reconnaît à son argumentation, dont la finalité est de légitimer la destruction d’Israël, en banalisant l’assimilation polémique d’Israël à un « État raciste » ou d’« apartheid », « colonialiste » et « criminel ». Cinq traits permettent de définir le style et le contenu du discours des antisionistes radicaux :  le caractère systématique de la critique d’Israël, une critique hyperbolique et permanente faite sur le mode de la dénonciation publique et recourant aux techniques de la propagande (sloganisation, amalgames, etc.) ; la pratique du « un poids, deux mesures » face à Israël, c’est-à-dire le recours au « double standard ». Cette pratique systématique de la mauvaise foi, dès qu’il s’agit de l’État juif, conduit à la condamnation unilatérale d’Israël, indépendamment de toute analyse des faits ;

 la diabolisation de l’État juif, traité comme l’incarnation du mal, impliquant une mise en accusation permanente de la politique israélienne fondée sur trois bases de réduction mythiques : le racisme/nazisme/ apartheid, la criminalité centrée sur le meurtre d’enfants palestiniens (ou musulmans) et le complot juif mondial (dit « sioniste »)(9) ;  la délégitimation de l’État juif, la négation de son droit à l’existence – donc la négation du droit du peuple juif à vivre comme tout peuple dans un État-nation souverain –, ce qui implique d’isoler l’État d’Israël sur tous les plans, en organisant notamment contre lui un boycott généralisé ;  l’appel répété à la destruction de l’État juif, impliquant la réalisation d’un programme de « désionisation » radicale, ou plus simplement une guerre d’extermination, où l’Iran nucléarisé jouerait le rôle principal. C’est cet appel à l’éradication qui forme le cœur du programme de l’antisionisme radical, qui, mode de stigmatisation et de discrimination conduisant à la diabolisation de l’État d’Israël, relève du racisme. Ce qui caractérise la judéophobie dans l’Histoire, c’est d’abord qu’elle est « la haine la plus longue(10) », ensuite qu’elle n’a cessé de prendre des formes nouvelles, de s’adapter à l’esprit du temps, de trouver de nouveaux alibis, d’inventer des justifications inédites. Le judéocide nazi a été la solution de la « question juive » dont rêvaient les antisémites européens radicaux, l’israélicide est le rêve criminel partagé par les antisionistes radicaux d’aujourd’hui, un rêve mondialisé par les islamistes et leurs compagnons de route. Être un antiraciste conséquent, c’est lutter contre l’antisionisme radical devenu mondial, qui constitue l’une des formes contemporaines de la pensée raciste, incluant un programme d’élimination de l’ennemi diabolisé(11).

La judéophobie du XXIesiècle

Le propalestinisme est assurément le principal vecteur de la nouvelle haine des Juifs à laquelle on donne souvent le nom d’« antisionisme ». Mais il est plus qu’un vecteur. Il marque l’entrée dans un nouveau régime de judéophobie, fondé sur l’attribution exclusive aux Palestiniens des traits d’un peuple messianique dont le salut dépend de la négation d’Israël. Le propalestinisme est ainsi devenu l’un des noms possibles de la nouvelle judéophobie. Peut-être le nom qui lui convient le mieux. Aujourd’hui, on ne peut plus être antijuif sans être propalestinien. Mais c’est la réciproque de cette proposition qui fait frémir : car il faut envisager qu’on ne puisse plus être propalestinien sans être antijuif. Loin de provoquer dégoût et répulsion, la radicalité exerce une séduction sur de nombreux esprits. Et la radicalité se porte vers le propalestinisme. Pour les propalestiniens inconditionnels de toutes origines, « le Juif » est devenu l’ennemi. Grâce au propalestinisme, la judéophobie est à la portée de tous, « sans distinction d’origine, de race ou de religion », comme disait l’article 2 de la Constitution de la Ve République (avant la suppression du mot « race »). Le XXIe siècle commençant a inventé la judéophobie universellement partageable.

Tribune de Pierre-André Taguieff, publiée dans le hors série des Études du CRIF anniversaire des 70 ans du CRIF

Notes :

1. P.-A. Taguieff, La Nouvelle Propagande antijuive, Paris, PUF, 2010.

2. P.-A. Taguieff, « La nouvelle judéophobie. Antisionisme, antiracisme, anti-impérialisme », Les Temps Modernes, n° 520, novembre 1989, pp. 1-80 ; La Nouvelle Judéophobie, Paris, Mille et une nuits/Fayard, 2002.

3. Voir P.-A. Taguieff, La Nouvelle Propagande antijuive, op. cit. , pp. 235, 450-451.

4. Voir P.-A. Taguieff, La Judéophobie des ModernesDes Lumières au Jihad mondial, Paris, Odile Jacob, 2008, pp. 376 sq. ; CNCDH, La Lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2008, Paris, La Documentation française, 2009 ; ibid., Année 2009, 2010 ;

Année 2010, 2011 ; Année 2011, 2012 ; Année 2012, 2013.

5. Voir P.-A. Taguieff, La Judéophobie des Modernes, op. cit. , pp. 15-80, 353-374, 495-496.

6. http://www.CRIF.org/fr/revuedepresse/khaled-mechaal-«iln’y-aucune-légitimité-à-israël-peu-importe-combien-de-temps-les-sionistes-ont-vécu-en-palestine»/33887

7. Cité in MEMRI TV, Clip, n° 3713.

8. Cité in MEMRI, Dépêche française, n° 389, 6 janvier 2013.

9. P.-A. Taguieff, Court traité de complotologie, Paris, Fayard/Mille et une nuits, 2013, pp. 385-409.

10. Robert S. Wistrich, Antisemitism : The Longest Hatred, Londres, Thames Methuen, 1991.

11P.-A. Taguieff, Israël et la question juive, St-Victor-de-Mor, Les provinciales, 2011.

12 Apr 16:44

L’immigration que vous voyez n’existe pas, disent deux experts viennois « incontestables »

by Hervé Roubaix

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L’association des négationnistes de l’invasion arabo-musulmane et de la dissimulation de l’échec de l’intégration et du bien vivre ensemble a déniché deux experts, l’Allemande Nikola Sander et l’Anglais Guy Abel, qui expliquent, sérieuse étude en mains, que l’immigration n’existe pas.

Nous pensions, probablement trop crédules, qu’il ne fallait plus discuter de l’immigration. Erreur : eux le peuvent encore, surtout pour la nier.

Tour de passe passe facile, voici comme des chercheurs de l’Institut de démographie viennois vous prennent pour des idiots :

Tout d’abord, ils ont noyé, dans leur étude des flux migratoires, l’immigration des pays du Maghreb et d’Afrique sub saharienne vers la France et le reste de l’Europe, dans l’immigration à l’échelle mondiale.

La dilution permet aux chercheurs viennois de conclure avec panache que « l’immigration mondiale n’a pas augmenté ces vingt dernières années », et à l’idiote de service du Nouvel Obs, la journaliste Céline Béal, d’affirmer que l’étude « bouscule les préjugés ». Et oui chers lecteurs, les rues où se succèdent les boucheries halal et les vendeurs de kebabs, les femmes majoritairement voilées au marché et à la sortie des écoles, tout cela ne sont que des préjugés. En réalité, ça-n’existe-pas !

Les chercheurs, pour noyer le poisson, constatent qu’« en 2010 comme en 1990, seulement 0,6% de la population mondiale a quitté son pays pour s’installer ailleurs ». 10 millions, peut-être 15 millions d’immigrés et de descendants d’immigrés en France ? Fantasme.

L’étude ajoute, avec une parfaite maîtrise du relativisme qui fait dire que tout se vaut et inversement, que « l’Europe n’est ni la cible, ni la source des flux de migrants les plus importants. »

Selon les chercheurs, « il n’y a aucune raison particulière de penser que l’immigration africaine augmentera dans les années à venir » : les 100 à 200 000 nouveaux migrants annuels n’existent pas, la transformation, visible à l’œil nu si vous prenez le métro parisien, de l’origine ethnique des passagers non plus. Pourquoi ? Parce que les petits malins ont étudié et pris en compte les données de 196 pays : ainsi, 200 000 immigrés par an pour la France, à l’échelle mondiale, c’est une virgule dans leurs statistiques.

Fort de ces résultats qui ne peuvent empêcher de penser que l’étude a été construite en fonction du résultat recherché, et non avec l’objectivité scientifique qui s’impose à tout chercheur sérieux, et qu’elle a effectivement obtenu le résultat recherché, Nikola Sander apporte 6 conclusions :

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1• « L’immigration est souvent considérée comme un problème. Je pense que c’est en partie dû au fait que les données en la matière sont complexes. »

Traduction : si vous ne prenez pas en compte l’immigration du Pakistan, de Chine, d’Inde, des Etats Unis, de Russie et du continent africain dans votre observation de votre propre immigration, c’est que vous êtes xénophobe et raciste et n’avez pas le droit d’avoir une opinion.

2• « Dans le monde, ce taux de 0,6% de migrants n’a pas augmenté sensiblement sur les vingt années que couvre notre étude. C’est un chiffre qui prend bien sûr en compte l’accroissement de la démographie mondiale : il y a certes davantage de migrants en valeur absolue, mais aussi plus d’être humains sur la planète. Le nombre de migrants n’a pas augmenté plus rapidement que la population totale. »

Traduction : si vous voyez des immigrés partout, c’est que vous êtes obsédé ou demeuré, ou les deux, donc vous n’avez pas le droit d’avoir une opinion.

3• « En France, le constat est le même que pour le reste du monde. La structure des flux entrants et sortants est à peu près stable depuis 1990 : le flux entrant le plus important vient d’Afrique du Nord, en raison du réseau historique. Ceci étant, quand on le compare au reste du monde, on voit que c’est un flux d’intensité moyenne. »

Traduction : arrêtez de fantasmer sur une immigration envahissante, vous êtes dans la moyenne, tout est normal, vous n’avez aucune raison de vous plaindre.

4• « En 2005-2010, le flux migratoire le plus important allait du Mexique aux Etats-Unis. »

Traduction : Vous vous plaignez qu’il y ait trop d’immigrés en France ? Vous avez tort, c’est aux Etats Unis que l’immigration est la plus forte, bande d’incultes.

5• Vous avez l’impression que les immigrés viennent de pays pauvres ?

Populisme! Rien n’est moins vrai : « les migrants ne passent pas des pays les plus pauvres aux pays les plus riches, mais des pays les plus pauvres à des pays moins pauvres ». Voilà un argument massue de nature à vous convaincre définitivement, et si vous ne l’êtes pas, c’est que vraiment vous êtes un déviant qui refusez de s’adapter à notre pensée correcte.

6• Dernier constat : La destination première des Africains n’est pas la France. « En France, une part importante des migrants arrive d’Afrique. Mais l’Afrique subsaharienne est l’une des régions du monde où l’on attend encore un fort accroissement démographique, … [et] notre étude montre que les populations du sud du Sahara se déplacent en fait au sein de la région, vers les pays d’Afrique de l’ouest. »

Traduction : circulez, il n’y a rien à voir – et les contestataires seront poursuivis en justice pour incitation à la haine raciale. S’ils sont célèbres, ils seront, après procès largement médiatisé, Finkielkrautisés, Zemmourisés, Collardisés, Ménardisés, Camusisés, puis, s’ils s’obstinent, front nationalisés et enfin nazifiés.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

http://rue89.nouvelobs.com/2014/04/08/voici-visualisation-cassera-idees-recues-limmigration-251335

12 Apr 09:07

Pour l'instant, non au Gripen et au salaire minimum

Le financement des avions Gripen et l'initiative sur les salaires minimums seraient refusés, selon le premier sondage SSR publié. Large soutien à l'initiative sur les pédophiles.
12 Apr 08:58

Plaidoyer pour une Europe des six

Très critique envers l’Union européenne à 28, l’ancien ministre UMP Laurent Wauquiez plaide pour une réforme en profondeur. Un moyen de ne pas laisser le champ libre au seul Front national






12 Apr 08:55

Renaud Camus n’a pas le droit de ne pas aimer l’islam. Vous non plus.

by Robin de la Roche
C'est en conformité avec toutes les prévisions que Renaud Camus a été condamné hier pour quelques mots prononcés en 2010 lors des Assises sur l'islamisation.
12 Apr 08:52

Plus de 370 000 véhicules non assurés sur les routes de France : à qui la faute ?

by Pierre Chasseray
Le nombre de conducteurs qui roulent sans assurance, qu'ils aient leur permis ou non, est en constante augmentation. Les sources de ce problème préoccupant sont multiples.