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22 Apr 13:09

Le crime de Reyhaneh Jabbari, la 171e condamnée à mort en Iran

by Jean-Patrick Grumberg

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C’est une scène banale de la vie iranienne : la police prépare un condamné à sa pendaison publique, avant la nuit, car la nuit le public ne peut rien voir.

A fin mars, et pour l’année 2014, il y a eu 170 pendaisons en Iran selon l’ONU, de loin le chiffre le plus élevé au monde par habitant. 15 fois plus par habitant que le pays qui condamne le plus à la peine de mort, la Chine. C’est certainement ce qui fait de Rouhani un président modéré.

En Iran, la justice est assez simple à administrer : on demande au monde entier de regarder ailleurs, alors le monde entier regarde ailleurs, souvent vers Israël d’ailleurs, puis on pend les condamnés. Et souvent, tandis que l’Iran pend, le monde profite qu’il regardait ailleurs pour blâmer Israël.

La foule se masse pour regarder les exécutions, elles sont publiques. Les familles des victimes sont toujours parmi la foule, et les pendaisons sont faites par groupe de condamnés, rarement un seul pendu à la fois. Les familles pleurent, supplient et implorent un pardon qui ne vient jamais. Des curieux sont là aussi : le spectacle est gratuit, il n’y a ni intermittents du spectacle à rémunérer, ni droits de rediffusion à payer.

La peine de mort est la sanction de choix pour les trafiquants de drogue, les apostats, les cambriolages à main armée, les homosexuels, les femmes adultères, le meurtre et le viol. Quelques fois aussi pour les Baha’is, mais là, il n’est pas nécessaire qu’ils aient commis un crime, il suffit d’être Baha’i.

La peine de mort disais-je est administrée par pendaison. Sauf pour les femmes adultères, qui sont fouettées à mort ou lapidées.

Il se dit également que l’abominable nombre d’exécutions serait moins abominable si les procès étaient équitables, car ils ne le sont pas toujours, et de nombreux innocents sont pendus dans le lot des coupables. Bien-sûr, il s’agit d’un regard petit bourgeois et occidental de la justice qui n’a pas cours en Iran, surtout que Rouhani est un président modéré.

Les mineurs condamnés à la peine de mort sont emprisonnés jusqu’à l’âge de leur majorité, puis la peine est exécutée. Et de temps en temps, le cas de mineurs condamnés à tort parce qu’ils n’ont pas eu droit à un procès équitable attire l’attention du monde, de temps en temps…

Le cas le plus récent est celui de Reyhaneh Jabbari, qui attend son exécution publique. Le monde entier s’est mobilisé pour son pardon.

Quand elle avait 19 ans, Reyhaneh a tué l’homme qui l’a violée. La jeune Reyhaneh était chargée de la décoration des bureaux de Morteza Abdolali Sarbandi, qui avait profité d’un moment où ils étaient seuls pour commettre son ignoble geste. Reyhaneh avait refusé, elle avait dit non, elle avait réussi à se défendre et l’avait poignardé. C’était un acte de légitime défense.

Reyhaneh Jabbari

Reyhaneh Jabbari

Mais les juges n’ont pas accepté ses arguments car il n’y avait aucun témoin. Il est exact qu’il y a très rarement de témoins d’un viol, mais les juges n’ont pas été intéressés par ce fait.

Il se dit également que si Reyhaneh a été condamnée à mort, c’est parce que son violeur, Morteza Abdolali Sarbandi, était un cadre du Ministère du renseignement et de la sécurité.

Il se dit enfin que dans l’islam, la femme est toujours coupable du viol qu’elle subit, et si vous trouvez cela abominable, c’est parce que vous avez un regard petit bourgeois et occidental de la justice, qui n’a cours ni en terre d’islam, ni en Iran.

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Et surtout, Reyhaneh a « confessé son crime ». Elle l’a confessé dans des conditions que ni son avocat ni sa famille ne connaissent exactement, même s’ils ont une idée de la façon dont la confession a été obtenue.

Donc la légitime défense n’a pas été retenue et Reyhaneh a été condamnée à sept ans de prison, qu’elle vient d’effectuer, suivie de la peine de mort, qui doit lui être donnée d’un jour à l’autre.

Comme le cas de Reyhaneh a exceptionnellement attiré l’attention de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, le bureau de la haute commission des Droits de l’homme de l’ONU s’est senti obligé – à titre tout à fait exceptionnel car son emploi du temps est généralement consacré à condamner Israël – de faire une déclaration, et de répéter qu’il s’agit d’un cas de légitime défense contre un violeur et que Reyhaneh n’a pas bénéficié d’un procès juste et équitable.

Ce matin, comme presque tous les matins, un antisémite parmi d’autres, celui-ci utilise sur Twitter le pseudo Lazar Kaganovich, m’a lancé qu’Israël est coupable d’épuration ethnique. Pour éviter tout quiproquo, je lui ai demandé s’il parlait bien de l’Etat juif qui se trouve à 100 mètres d’une frontière où 150 000 syriens ont été tués en deux ans.

Les pendaisons en Iran ont de beaux jours devant elles.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

22 Apr 08:32

Égypte : un enfant chrétien enlevé dans le gouvernorat de Sohag

by Daniel Hamiche
Youssef M. Saber, un jeune enfant chrétien de 6 ans, a été enlevé par des inconnus devant sa maison dans le village de Nawit (gouvernorat de Sohag). La police, à qui l’enlèvement a été signalé, mène l’enquête… Source : Copts United… Lire la suite...
22 Apr 08:31

Les Bernois diront quand ils veulent arrêter Mühleberg

Le peuple aura le dernier mot pour en finir avec l'antique centrale.

Les Forces motrices bernoises (BKW) prévoient de fermer la centrale nucléaire de Mühleberg (BE) en 2019. Ce délai ne convient pas aux antinucléaires qui ont lancé l'initiative "Mühleberg à l'arrêt" réclamant une fermeture immédiate du site. Les citoyens du canton de Berne se prononceront le 18 mai.

Le texte a été déposé en février 2012 par un groupe de citoyens après la catastrophe nucléaire de Fukushima, au Japon. Il demande que le canton, actionnaire majoritaire de la société des Forces motrices bernoises, veille à l'arrêt immédiat de la centrale nucléaire.

Début mars, le gouvernement bernois, à majorité rose-verte, a proposé un contre-projet qui recommande de stopper Mühleberg le plus rapidement possible, mais au plus tard en 2022.

Or en automne dernier, les Forces motrices bernoises créent la surprise en annonçant vouloir fermer la centrale en 2019. C'est la première décision concrète depuis que le Conseil fédéral a décidé en 2011 de sortir la Suisse de l'atome.

Investissements trop élevés pour continuer

Le groupe BKW juge que les investissements nécessaires à la poursuite de l'exploitation de cette installation sont trop élevés. Mühleberg est en activité depuis 1972. "Il s'agit d'une décision entrepreneuriale qui n'est pas d'ordre politique" , avait déclaré sa directrice générale Suzanne Thoma lors de l'annonce. Cette mesure repose sur les prix jugés trop bas du courant.

Le président du conseil d'administration Urs Gasche a relevé que des raisons politiques avaient elles aussi, dans une moindre mesure, joué un rôle dans la décision d'arrêter Mühleberg en 2019. Les initiatives cantonales et fédérales pour la limitation de la durée d'exploitation des centrales constituent un risque latent, selon Urs Gasche. De nouveaux obstacles d'ordre technique, économique et politique pourraient apparaître et entraîner une hausse des risques économiques liés à une exploitation à long terme. Face à ces incertitudes, l'entreprise utilisera la centrale jusqu'en 2019.

Malgré cette promesse, les antinucléaires tiennent à leur initiative. Selon le comité rose-vert à l'origine du texte, l'intention des Forces motrices bernoises d'arrêter le réacteur dans cinq ans n'a pas force obligatoire.

Un arrêt immédiat est techniquement possible, expliquent les auteurs de l'initiative. Ils craignent que le vieux réacteur ne reste en fonction encore de nombreuses années si l'initiative est rejetée. Après plus de 40 ans d'activité, Mühleberg est une des plus anciennes installations nucléaires au monde. Elle est néanmoins moins vieille que celle de Beznau I (1969) et Beznau II (1971). Le site produit 5% du besoin en électricité de Suisse.

Le gouvernement et le Grand Conseil bernois sont opposés à l'initiative. Les adversaires de l'initiative ont qualifié celle-ci de coûteuse et inutile. L'acceptation du texte ne peut pas accélérer la fermeture définitive du site, prévue en 2019, estiment-ils. La majorité bourgeoise du parlement était également contre le contre-projet. Un oui le 18 mai pourrait coûter un demi-milliard de francs en dommages et intérêts à payer aux actionnaires, estime le groupe BKW. D'après sa patronne, ce sont les contribuables qui pourraient bien passer à la caisse.

Aux antinucléaires qui affirment que l'arrêt immédiat de Mühleberg permettrait d'économiser de l'argent, parce que les bas prix de l'électricité ne couvrent pas les coûts de production, Suzanne Thoma rétorque que la centrale est rentable. Les économies ne seraient que de l'ordre de 20 à 30 millions de francs.

La majeure partie des coûts fixes demeure, même après l'arrêt du réacteur. Or une centrale active livre quelque 120 millions de francs au résultat de l'entreprise. ATS

22 Apr 08:26

Quatre hommes agressent une femme de 18 ans à Morat (FR)

Une jeune femme, âgée de 18 ans, a été victime d'un vol à main armée à Morat (FR) dans la nuit de dimanche à lundi. Armés de couteaux et de battes de baseball, quatre hommes l'ont menacée et lui ont dérobé son sac à main avant de...
22 Apr 08:15

Les socialistes peinent à se renouveler

by Guy Sorman

Par Guy Sorman.

Piketty

Thomas Piketty

 

La gauche socialiste, partout dans le monde démocratique, reste capable d’emporter des élections, mais nulle part, elle ne propose un projet de société alternatif. Voter à gauche en notre temps, revient à voter contre la société telle qu’elle est ou à vouloir conserver des avantages précédemment acquis ; le vote de gauche ne représente plus un désir, ni un projet de société meilleure.

Cet effondrement intellectuel, politique, idéologique de la gauche tient d’abord au ralliement général à l’économie de marché. Toutes les tentatives anticapitalistes de la gauche, depuis le socialisme « utopique » au début du XIXe siècle, jusqu’au socialisme dit « scientifique » de Karl Marx, ont échoué lamentablement. Il est désormais avéré par l’expérience de toutes les nations, dans toutes les civilisations et en tout temps, que le capitalisme est bien le moteur de la prospérité : il engendre des classes moyennes et une équité sociale, sans précédent historique. Nul n’est obligé d’aimer ce capitalisme : il n’est en soi ni aimable ni séduisant, mais il est efficace. Aucun défenseur de l’économie de marché, à commencer par Friedrich Hayek ou Milton Friedman, n’a jamais prétendu qu’elle était « juste » : mais elle marche.

Alors que la gauche a toujours tenté de justifier son idéologie par ses bonnes intentions, la droite plus généralement juge un système par ses résultats. La gauche en a pris acte : en Europe, l’ultime Parti socialiste qui restait d’inspiration marxiste, le Parti socialiste français, vient clairement de se rallier à l’économie de marché sous l’impulsion d’un tout nouveau Premier ministre – né en Espagne – Manuel Valls. Valls pourrait, à terme, devenir un Tony Blair ou un Gerhard Schröder à la française, acceptant le capitalisme au service de ses bonnes intentions sociales.

On comprend que pareille capitulation historique du socialisme ne soulève pas l’enthousiasme des militants, des apparatchiks et des électeurs les plus utopiques. À gauche, on persiste donc à restaurer une différence, en quête d’un projet alternatif à la société libérale. Actuellement, la piste la plus sérieusement explorée par les idéologues de gauche est celle de l’inégalité que le capitalisme générerait si l’État n’y mettait pas bon ordre. En forme de slogan, cette nouvelle idéologie de la gauche fut initialement formulée aux États-Unis, par le mouvement Occupy Wall Street, proche des Indignados espagnols, qui ont opposé les 1% de supercapitalistes qui contrôleraient tout et les 99% d’exploités : en vérité, une reformulation de la vieille opposition marxiste entre patronat et prolétariat. Des deux côtés de l’Atlantique, un économiste français, Thomas Piketty, apparaît en ce moment tel le nouveau penseur de cette inégalité dans le capitalisme. Écouté par Barack Obama autant que par François Hollande, dans un livre intitulé Le Capital au XXIe siècle, Piketty à force de statistiques et d’anecdotes accumulées, essaye de démontrer que le capitalisme laissé à lui-même, génère une oligarchie héréditaire, tandis que les classes moyennes végètent.

Les arguments de Piketty sont troublants mais pas tout à fait convaincants, parce qu’il néglige de prendre en compte la redistribution effective des revenus telle qu’elle existe dans toutes les démocraties, depuis un siècle. Il ne convainc pas non plus du caractère nuisible (mais « injuste » sans doute) des super riches, super-managers et superstars, qu’il estime lui-même représenter 0,01% de la société nord-américaine ou européenne. Mais le but de Piketty est ailleurs et cela pourrait se retrouver bientôt dans les programmes des Partis de gauche occidentaux : une taxation mondiale du capital qui apporterait des ressources supplémentaires à l’État-providence que Piketty préfère appeler « l’État social ». L’État social selon Piketty, et sans doute chez tous les socialistes de bonne foi, lui paraît le progrès ultime que puisse accomplir la société démocratique. Dans cette idéologie, l’État social est nécessairement juste parce qu’il redistribue : les notions de justice et d’égalité des revenus se superposent en un postulat philosophique indiscuté.

Plus d’État social et plus d’impôts, voici donc les idées neuves du socialisme qui ressemblent à s’y méprendre à des incantations anciennes. Que l’équité sociale, chère à la Gauche, puisse transiter par la philanthropie privée ou par la création d’un Revenu minimum universel qui remplaceraient toutes les aides sociales – proposé entre autres, il y a cinquante ans, par Milton Friedman – ceci n’est pas envisagé par une gauche toujours amoureuse de l’État et de l’impôt. Cette gauche néo-archaïque n’envisage pas non plus que ses élixirs anciens dans des bouteilles neuves pourraient parasiter l’économie et, qu’à terme, les classes moyennes en seraient les victimes ultimes. À aucun moment, les nouveaux penseurs du socialisme à la Piketty ne s’interrogent sur les moteurs de la croissance économique comme si celle-ci était une donnée indépendante du niveau de taxation, de redistribution et de réglementation. Ces nouveaux penseurs nous enferment dans le stéréotype où il appartiendrait à la droite de créer des ressources et à la gauche de les redistribuer. À quel seuil, la redistribution, voire l’égalitarisme, brise la croissance ? La question – fort complexe d’ailleurs – reste à gauche sans réponse parce que même pas posée.

Au socialisme en quête de renouvellement, on pourrait accoler la formule de Giuseppe Tomasi di Lampedusa : « Tout changer pour ne rien changer ».


Sur le web.

22 Apr 08:15

Pourquoi Marine Le Pen et les populistes européens admirent Poutine

by Pierre Haski

Marine Le Pen pâmée d’admiration devant un Vladimir Poutine torse nu et bombant les muscles comme à son habitude... La caricature de la dernière livraison de l’hebdomadaire britannique The Economist est éloquente, pour accompagner un article expliquant « pourquoi les populistes et radicaux d’Europe admirent Vladimir Poutine ».

Le magazine britannique s’interroge sur cette étrange alliance entre les partis populistes et d’extrême droite européens et la Russie de Poutine, où la dirigeante du Front national se trouvait récemment, reçue notamment par le Président de la Douma...








22 Apr 08:13

Les barbares à Maaloula

by Michel Janva

Bachar al Assad s’est rendu aujourd’hui à Maaloula, qui a été reprise en début de semaine par l’armée syrienne. Il a visité le couvent grec-catholique Saints-Serge-et-Bacchus pour se rendre compte des dégâts occasionnés par les jihadistes, puis il s’est rendu au couvent grec-orthodoxe Sainte-Thècle (dont les religieuses avaient été enlevées) [...]. Les terroristes ont fait sauter le couvent Sainte-Thècle, dont une partie s’est écroulée, avant de vandaliser la nouvelle église et de brûler la porte de marbre ornée d’icônes. Les murs sont carbonisés, les icônes des saints ont été arrachées, les icônes du Christ poignardées. Une série d’autres icônes d’une valeur inestimable ont été endommagées.

Les terroristes ont volé des chandeliers, des lustres, une statue du Christ de trois mètres, en bronze doré, qui avait été donnée par la Russie en 2009. Une statue de marbre du Christ Pantocrator a été détruite par explosifs. Toutes les croix qui se trouvaient sur les dômes des monastères et les églises ont été enlevées. Des documents datant de 1.500 ans ont été brûlés.

22 Apr 08:12

Vers la fin de la préférence étrangère ?

by Rouxel Jean
La FranceIl est fréquent, dans le débat public, d’accuser le Front national de défendre la préférence nationale. Ce serait, pêle-mêle, anti-constitutionnel, xénophobe, ou encore attentatoire à la richesse nationale. Il me semble, à moi, parfaitement logique et normal qu’un État s’occupe prioritairement de ses ressortissants. D’autant que nous sommes souvent contraints à la préférence étrangère : nous sommes ainsi conduits à limiter les prestations sociales pour les Français pour pouvoir servir… Lire la suite...
21 Apr 14:00

Syrie: Washington et Riyad derrière les livraisons de missiles antichars (WSJ)

by Polémia
Situation politique en Syrie. ♦ Alors que la France accepte de voir partir pour la Syrie certains jeunes pour rejoindre les djihadistes, qui, paradoxalement, entre temps capturent nos propres journalistes, et assure la prise en charge financière des familles de ceux morts au combat (voir «Paris-Match» n°3384 – Du 27 mars au 2 avril 2014 – page 57), les Etats-Unis ...
21 Apr 13:58

Poutine, « homme politique le plus efficace » (expert américain)

Le président russe Vladimir Poutine est à l'heure actuelle l'homme politique « le plus fort, le plus efficace et le plus vif de la scène politique internationale », considère Ralph Peters, lieutenant-colonel de l'armée américaine à la retraite et conseiller stratégique de Fox News, cité par la chaîne RT.
21 Apr 13:57

Vladimir Poutine : sans Rasmussen l’OTAN se montrera, peut-être, plus sérieuse

by Andreï Fedyachine
Le président de Russie Vladimir Poutine exprime l’espoir que le nouveau secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, ex-premier ministre norvégien, se montrera plus digne à ce poste que l’ex-premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen.
21 Apr 13:26

Une loi malhonnête en perspective

A l’heure actuelle, presque tout le monde paie la concession radio. Perçue par la société Billag à Fribourg, sur mandat de la Confédération, cette taxe se monte à environ 170 francs par année.

Or, elle ne touche pas uniquement les personnes qui possèdent un poste récepteur à domicile ou dans leur voiture. Le législateur, qui a vu large, a décidé d’assujettir à la redevance radio quiconque dispose d’un accès au web par le biais d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone. Le seul moyen d’échapper à la taxe est de renoncer purement et simplement à toute connexion internet. Pour justifier de tels prélèvements – et forts d’un arrêt du Tribunal administratif fédéral rendu en 2012 –, les limiers de Billag, qui mènent la traque aux mauvais payeurs et aux fraudeurs, invoquent le fait «que vous pouvez écouter la radio sur internet» (sic!). Dans le cas de la télévision, en revanche, la détention d’un ordinateur n’astreint pas au versement de la redevance, à moins d’avoir conclu un abonnement pour recevoir les programmes et installé un logiciel à cet effet.

Après être parvenues à taxer les non-possesseurs de radio, les autorités fédérales auraient eu tort de s’arrêter en si bon chemin; la cohérence de la démarche exigeait que l’on s’en prenne également aux gens qui ne paient pas la télévision, faute de poste. C’est ainsi que, le 12 mars dernier, le Conseil national a avalisé un projet du Conseil fédéral qui introduit désormais une redevance radio/TV universelle, présumée à 400 frs par an. Cette fois, on a vraiment mis le paquet, puisque la nouvelle taxe frappera non seulement les personnes dépourvues de radio et de télévision, mais également celles qui n’ont pas de connexion à internet. Le lien juridique établi précédemment entre l’accès potentiel aux émissions et le paiement de la redevance a maintenant disparu, preuve qu’il ne s’agissait que d’un écran de fumée. Certes, dans la nouvelle loi, des exonérations sont prévues en faveur des bénéficiaires de prestations complémentaires AVS/AI, ainsi que des résidents en EMS. En revanche, les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 500 000 Fr. devront passer à la caisse. Cette dernière mesure, conçue de manière générale, est d’autant plus incompréhensible que les gens qui se rendent chaque jour dans une entreprise y vont en principe pour travailler, plutôt que pour se distraire avec de l’audiovisuel.

D’un point de vue juridique, une taxe se distingue d’un impôt en ce sens que son produit est affecté au financement d’une prestation spécifique. A l’instar de la TVA, elle se fonde en général sur la consommation effective de biens ou de services; elle finance également certains coûts assumés par les collectivités publiques, comme l’élimination des déchets; parfois, elle prend la forme d’une compensation pécuniaire, c’est-à-dire qu’elle rachète une obligation légale non remplie: il en va ainsi de la taxe militaire ou de la taxe non-pompier. Concernant la radio et la télévision, à la fois biens et services, l’introduction d’une redevance généralisée et obligatoire, sans rapport avec la consommation, constitue en réalité une hausse d’impôt déguisée en taxe.

Afin de justifier ces prélèvements abusifs, les promoteurs de la redevance radio/TV invoquent les nouvelles technologies, en particulier internet, qui permettraient à chacun d’accéder aux programmes des chaînes, indépendamment de la possession d’une radio ou d’un téléviseur. L’argument est d’autant plus spécieux que la diffusion sur internet a été décidée et mise en œuvre par les médias eux-mêmes, et non par les personnes dépourvues d’appareil. Il est raisonnable de penser que la plupart d’entre elles – tel le soussigné – ne souhaitent tout simplement pas voir ces programmes et encore moins les financer. Par conséquent, si la SSR, imbue de son excellence, craint à tel point que l’on puisse se délecter de ses productions en cachette, elle doit alors les coder et en réserver l’accès à des abonnés, à l’exemple de nombreux sites payants. Quand on sème à tout vent sur le web, il ne faut pas venir ensuite réclamer de l’argent!

Au-delà de ses aspects juridiques et techniques, la redevance obligatoire constitue un enjeu politique important, comme l’ont montré les récents débats au Parlement fédéral. Parmi les adeptes de la nouvelle taxation, on trouve bien entendu les bénéficiaires du système, c’est-à-dire la bourgeoisie de gauche, depuis longtemps surreprésentée dans les médias. Il s’agit principalement des socialistes, alliés au PDC en la circonstance. Sous couvert de défense du «service public», soit d’une télévision d’Etat monocolore, ces milieux cherchent en fait à garantir durablement une situation de rente à leurs amis journalistes, que pourrait fragiliser à terme l’essor d’une information gratuite et concurrente, voire dissidente, sur internet; ce faisant, la gauche consolide son emprise sur les moyens de communication officiels, qui représentent l’un des principaux leviers de pouvoir dans les sociétés contemporaines. A l’inverse, les parlementaires les plus opposés à la taxe se recrutent surtout parmi l’UDC, un parti sans véritable encrage médiatique et souvent malmené par les journalistes du sérail.

En promettant de ramener la taxe radio/TV à 400 Fr., au lieu des 462 Fr. actuels, le projet du Conseil fédéral tend à annihiler toute opposition populaire, rendant quasiment impossible le lancement d’un référendum. Alors que la plupart des ménages sont équipés d’un téléviseur ou plus, comment demander aux citoyens de voler au secours d’une infime minorité de perdants? Pourtant, même les bénéficiaires d’une réduction – probablement temporaire – trouveraient une excellente raison de s’opposer à cette loi inique, étant donné le grave précédent qu’elle crée. En fait, l’avènement d’une espèce de «taxe pour non-consommateurs» ouvre grand la porte à tous les abus, dont chacun risque de faire un jour les frais. Dans une perspective aussi faussée, on pourrait valablement généraliser le paiement de la vignette autoroutière en l’imposant même à ceux qui n’ont ni voiture ni permis de conduire. Cela permettrait de régler une fois pour toutes les problèmes d’encaissement et de fraudes, motifs invoqués à l’appui de la redevance radio/TV obligatoire. Nous pensons qu’il faut se dépêcher de faire breveter cette idée avant qu’on ne nous la vole.

21 Apr 13:20

La place du peuple

Lors du débat du Conseil national sur la mise en œuvre de l’initiative contre l’immigration de masse, Mme Cesla Amarelle a déclaré: «En démocratie, le peuple est un organe de l’Etat, ce n’est pas le chef.» La formule a déclenché de fortes réactions. Mme Amarelle l’a reprise et développée dans 24 heures1 : le peuple, dit-elle, est l’un des éléments constitutifs de l’Etat démocratique, avec les cantons, l’Assemblée fédérale, le Conseil fédéral et les tribunaux; ses pouvoirs sont réels, mais limités par la Constitution, la séparation des pouvoirs et les usages.

Le discours de Mme Amarelle est strictement juridique. Son «peuple», c’est l’ensemble des citoyens qui ont le droit de vote, rien de plus. Associé aux cantons, le peuple peut certes modifier la Constitution, mais il ne peut décider de tout à la place des autorités élues, ni juger à la place des tribunaux.

Ce n’est pas faux, mais on reste à surface des choses. Car le peuple est beaucoup plus qu’un «organe de l’Etat». C’est une réalité communautaire et territoriale durable, riche de toutes les lignées familiales qui y vivent, de tous les liens qui se sont établis entre elles, de tous les intérêts qui les font vivre, locaux, professionnels, culturels, religieux, etc.

Et le parlement de Mme Amarelle n’est pas non plus un simple «organe de l’Etat». C’est une caste très consciente d’elle-même, imbue de ses prérogatives, autosuffisante, autocongratulante, centralisatrice, étatiste et volontiers internationaliste2. Ses dérives et défaillances n’ont pas été pour rien dans la réussite de l’initiative de l’UDC. Toute à sa volonté de remettre le peuple à sa place, Mme Amarelle n’en fait pas seulement mention.

«Après tout, qui t’a fait conseillère nationale?» demandent ses adversaires à Mme Amarelle. En bonne doctrine démocratique, rappellent-ils, c’est le peuple qui est à l’origine de l’Etat politique.

Il est même le fondement de sa légitimité. C’est de ce corps quasi mystique que procède la volonté générale. Le peuple est beaucoup plus qu’un organe de l’Etat, il est l’Etat, comme Louis XIV.

De plus, la participation du citoyen à la formation de la volonté générale étant inaliénable, sa représentation par le parlement est un mythe. Dans le meilleur des cas, c’est un pis-aller, bricolé pour des raisons pratiques et parce qu’on ne peut pas convoquer les assemblées de communes pour régler chaque détail du quotidien. Mais sur le fond, le recours permanent à la démocratie directe, tel qu’annoncé par M. Blocher après son éviction du Conseil fédéral, n’est pas un abus, mais un retour aux sources.

Mme Amarelle reconnaît sans doute le rôle mystique du peuple, mais seulement en tant qu’il pose la démocratie parlementaire comme seul régime acceptable et en tant qu’il garantit le caractère incontestable des élections. Le peuple est le totem de la démocratie, il convient de l’encenser une fois tous les cinq ans… avant de revenir aux affaires sérieuses.

La formule «organe de l’Etat» est au mieux maladroite, au pire révélatrice. Si le peuple lui-même est un organe de l’Etat, il n’y a plus «rien hors de l’Etat», formule mussolinienne caractérisant l’Etat totalitaire.

Que l’Etat soit distinct du peuple est au contraire une nécessité pour que les libertés des personnes et l’autonomie des familles et des corps intermédiaires soient possibles.

Mais le recours constant au peuple n’est pas satisfaisant non plus. Il s’accompagne souvent de proclamations démagogiques et de simplifications abusives. Il induit à négliger, comme ergotages déplacés, des notions juridiques aussi essentielles que la proportionnalité, la prescription ou la non-rétroactivité des lois. Il marginalise les cantons et favorise la prééminence du groupe linguistique germanophone, comme on l’a vu avec l’initiative pour l’élection du Conseil fédéral par le peuple. Il fait souvent plus appel aux passions qu’à la réflexion et au souci du bien commun. Et la mise des lois au service des passions est elle aussi un pas vers l’Etat totalitaire.

Pour exister, le peuple a besoin d’être structuré en nation et dirigé par un Etat distinct de lui. Et il a non moins besoin que ses intérêts soient représentés et défendus face à cet Etat et à son administration. Ce dernier rôle devrait être celui des parlementaires, ses «représentants» élus.

Malheureusement, le parlementaire exerce simultanément deux fonctions qui, en toute logique, devraient s’exclure l’une l’autre. Comme représentant, il est censé défendre le peuple et ses intérêts. Comme législateur, c’est lui qui décide quels sont les intérêts et les obligations du peuple. Comment le mandant ne se méfierait-il pas de ce mandataire obligatoire, qui veut bien être désigné par lui mais qui refuse de lui rendre des comptes? C’est ce que l’UDC a compris, d’où son succès. Mais elle n’est pas allée jusqu’à remettre en cause cette double et contradictoire fonction, tare rédhibitoire de la démocratie.

On ne supprimera cette tare qu’en séparant strictement les organes législatifs et les organes qui représentent le peuple. Et pour autant, encore, que ces derniers représentent les intérêts réels et divers du peuple plutôt que ses opinions et ses émotions.

La consultation sur un projet de loi auprès des milieux concernés va dans ce sens. Mais, alors qu’elle devrait orienter et même cadrer le législateur, elle ne lui sert le plus souvent qu’à prévoir plus tôt et à combattre mieux les résistances à son génial projet.

La démocratie directe, étant elle aussi à la fois représentative et décisionnelle, souffre de la même ambiguïté que le parlement. Néanmoins, elle permet de corriger, au profit du peuple, les manques et les excès de l’autorité. Malgré les abus patents qu’en font les partis, la Ligue vaudoise est opposée à toute tentative d’en réduire le champ d’application au profit d’un prétendu droit supérieur… ou du confort de ceux qui nous dirigent.

Notes:

1 «Etre patriote, c’est connaître sa Constitution», 24 heures du 10 avril 2014.

2 Empressons-nous de dire que les socialistes ne sont pas seuls en cause. L’action des libéraux n’est pas beaucoup moins nocive, engendrant des lois liberticides et anti-fédéralistes, comme on le voit avec la législation sur les cartels, la Commission de la concurrence, le marché intérieur suisse, la libre circulation européenne et autres créations destinées à «libéraliser» le marché.

21 Apr 07:13

Yémen: 3 membres d'al-Qaïda tués par drone

Trois membres présumés d'Al-Qaïda, dont un chef du réseau, ont été tués par une attaque de drone dans la nuit de dimanche à lundi dans le sud du Yémen , dans la troisième opération du genre en deux jours, selon un responsable local...






21 Apr 07:12

Halte au français jargonisant !

by Henri Gizardin
« Est-il honteux de parler français ? » Sans doute, mais seulement en France.
21 Apr 06:57

Jeu de chaises musicales au Parti socialiste : mais où est l’Europe ?

by Aymeric Chauprade
Alors, à quoi sert un portefeuille aux Affaires européennes, de surcroît réduit au format d’un simple secrétariat d'État ?
21 Apr 06:53

Gilbert Collard : « Pour qui se prend » Patrick Bruel ? (vidéo)

by Zebulon

Le chanteur refuse de se produire dans des villes dirigées par le FN, mais Gilbert Collard « s’en fout ».

Patrick Bruel ne jouera plus à Fréjus, ni à Béziers, ni à Hénin-Beaumont, tant que ces villes seront dirigées par le FN. Mais le député du Rassemblement Bleu Marine, Gilbert Collard « s’en fout ».

« Mais pour qui il se prend ?« , demande l’élu du Gard, invité de CPolitique, sur France 5. « Tant mieux qu’il ne vienne pas, c’est ce qu’on appelle la liberté d’aller et venir et de repartir », s’agace-t-il.

« Et s’il croit qu’il prive beaucoup de monde, peut-être qu’il se trompe », ajoute le député.

Gilbert Collard estime que Patrick Bruel fait ainsi preuve de « mépris pour le suffrage ».

« Même si je peux comprendre que des électeurs désespérés répondent à un discours populiste, je ne veux pas me produire devant une institution dont je méprise l’idéologie », avait expliqué l’artiste pour justifier sa décision.

France Tv Info

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21 Apr 06:36

Scènes de chaos devant la mosquée Regent’s Park de Londres : « Je n’ai jamais rien vu de tel en 30 ans » (vidéos)

by Zebulon

Scènes incroyables vendredi devant la mosquée de Regent’s Park de Londres alors que la chaussée était bloquée par des manifestants radicaux islamistes d’un côté et par des contre-manifestants de l’autre.

L’imam radical Anjem Choudary avait annoncé qu’il appelait à un « Rassemblement contre la Croisade britannique » qui se tiendrait après la prière du vendredi. L’EDL et le Britain First ont tous les deux réagi en appelant à une contre-manifestation contre Choudary.

La police a rapidement établi une ligne de séparation entre les deux groupes mais cela n’a pas empêché insultes et jets de bouteilles lancées d’un groupe à l’autre.

Un groupe de manifestants islamistes a tenté de casser les caméras des journalistes présents. Nous avons recueilli le témoignage d’une journaliste travaillant pour la BBC qui a été poussée et bousculée par des islamistes.

L’affrontement a duré environ une heure avant que les manifestants anti charia ne décident volontairement de quitter les lieux sous escorte de la police.

La protestation prévue à l’origine s’est donc terminée avec seulement les partisans de Choudary demandant l’application de la charia partout en Grande-Bretagne.

Source

3’08″ : We will fight. Whether they like it or not, the sharia will come to the UK ( Nous nous battrons. Que cela leur plaise ou pas, la charia sera appliquée en Grande-Bretagne )

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20 Apr 20:52

«C’est vrai, ce que j’ai vécu, ce n’est pas comme les oreillons…»

Après une troisième rechute, le conseiller d’Etat neuchâtelois reprend son département mardi prochain. Pour la première fois, il parle d’une «béquille médicamenteuse» et laisse entendre l’existence d’un nouvel amour.
20 Apr 20:51

Un message de Pâques du pape pour la paix

Le pape François a demandé dimanche, à l'occasion de Pâques, que des "initiatives de pacification" soient entreprises en Ukraine et dans les autres crises qui déchirent le monde. Il a aussi mis l'accent sur l'exploitation, l'abandon, l'extrême pauvreté et les gaspillages dans le monde.

"Nous t'en prions, Jésus glorieux, fais cesser toute guerre, toute hostilité grande ou petite, ancienne ou récente !", a dit le souverain pontife dans son message pascal "urbi et orbi". Il avait auparavant célébré une messe à laquelle assistaient au moins 150'000 fidèles réunis sur la place Saint-Pierre et aux alentours.

Le pape a consacré la majeure partie de son message aux souffrances du monde. Il a ainsi demandé à Dieu d'aider les chrétiens "à vaincre le fléau de la faim, aggravé par les conflits et par les immenses gaspillages dont nous sommes souvent complices".

Critique du consumérisme

Depuis son élection l'an dernier, le premier pape sud-américain a fait de la défense des pauvres le thème dominant de son pontificat, n'hésitant pas à critiquer régulièrement les pays développés et les excès du capitalisme et du consumérisme.

Il a également regretté les négligences dans les soins dans les pays pauvres. "Fais que nous puissions soigner les frères touchés par l'épidémie d'Ebola en Guinée Conakry, en Sierra Leone et au Liberia, et ceux affectés par tant d'autres maladies, qui se diffusent aussi à cause de l'incurie et de la pauvreté extrême", a-t-il dit.

François a aussi prié pour la protection des personnes "sans défense, surtout les enfants, les femmes et les personnes âgées, parfois transformés en objets d'exploitation et d'abandon". Il a aussi évoqué les déplacés, réfugiés et personnes enlevées.

Appel de l'archevêque de Cantorbéry

Comme en écho, l'archevêque de Cantorbéry, Justin Welby, a lui aussi évoqué la souffrance des laissés-pour-compte, y compris au Royaume-Uni. "Dans ce pays, même si la situation économique s'améliore, on pleure au sein des familles brisées, chez les gens honteux de dépendre des banques alimentaires ou désespérées par leur dette. Des demandeurs d'asile pleurent leur solitude et l'éloignement de leur famille", a-t-il déclaré.

Le leader spirituel des 80 millions d'Anglicans dans le monde a insisté sur le courage des minorités chrétiennes persécutées dans certains pays. "Leur certitude que Jésus est vivant leur permet d'affronter toutes les horreurs avec joie", a-t-il dit.

Prière pour la paix

Samedi, lors de la veilllée pascale au Vatican, le pape François avait lui aussi affirmé que ques signifie "puiser une énergie nouvelle à la racine de notre foi". Il avait appelé les catholiques à porter la foi "jusqu'aux confins de la terre".

Dimanche, les deux dignitaires ont également prié pour la paix dans le monde. Justin Welby a mis l'accent sur la souffrance des civils en Syrie, en Ukraine ou au Rwanda.

De son côté, le pape a appelé la communauté internationale à avoir "l'audace de négocier la paix, désormais attendue depuis trop longtemps" en Syrie. Il a appelé à la fin des violences en Irak, au Venezuela, au Soudan du Sud, en République centrafricaine et au Nigeria.

Tensions orthodoxes-catholiques

Rappelant que Pâques était fêté cette année en même temps par les catholiques et les orthodoxes, le pape a appelé Dieu à "éclairer et inspirer des initiatives de pacification en Ukraine, pour que les parties intéressées, soutenues par la communauté internationale, entreprennent tout effort pour empêcher la violence et construire, dans un esprit d'unité et de dialogue, l'avenir du pays".

Alors que la crise ukrainienne a ravivé sur le terrain les tensions entre Eglises orthodoxes et catholiques orientaux rattachés à Rome, le cantique des Stichères, un chant ancien de la liturgie byzantine a été entonné en grec durant la messe de Pâques - frappant symbole de volonté d'unité entre les différentes Eglises.

Samedi, le patriarche orthodoxe de Kiev, Filaret, avait dénoncé "l'agression" commise en Ukraine par l'"ennemi russe", alors que les cloches de la cathédrale Saint-Michel avaient joué l'hymne de l'Ukraine à minuit. A Moscou, le patriarche orthodoxe russe, Kirill, avait pour sa part appelé à prier pour que personne ne puisse "détruire la Sainte Russie" en lui enlevant l'Ukraine.

20 Apr 20:43

Gilbert Collard appelle à "empêcher" les djihadistes français de revenir

Le député frontiste a rappelé l'affaire Merah, lorsque les services français "ont abandonné les écoutes et les filatures trop tôt".
20 Apr 08:19

HotellerieSuisse veut faire la chasse aux moutons noirs

Sur les sites d’évaluation d’hôtels, les critiques pleuvent sur certains établissements. L’association HotellerieSuisse veut faire la chasse aux mauvais élèves. Elle commencera par une inspection spéciale chez les huit plus mal notés.
20 Apr 08:17

Poutine a félicité les Russes à l'occasion de la fête de Pâques

Le président de Russie Vladimir Poutine a félicité les chrétiens orthodoxes à l'occasion de Pâques ayant noté que l'Eglise orthodoxe russe aidait les gens à avoir la foi et leur donnait la force dans la vie, a communiqué dimanche le service de presse du Kremlin.
20 Apr 08:15

Derrière l’affaire Morelle, psychanalyse des gens de pouvoir

by Jean-Paul Mialet
Morelle, Servier, Buisson, Cahuzac... les affaires se suivent et se ressemblent pour les hommes d'influence de tout poil. Explication de ce sentiment d'impunité qui les pousse à croire que leurs" casseroles" ne ressurgiront jamais.
20 Apr 08:08

La victoire d’Alain Finkielkraut me réjouit !

by Philippe Bilger
Alain Finkielkraut a cette modestie orgueilleuse des timides et des remarquables.
20 Apr 08:01

« Libérons-nous » de Pascal Salin

by Francis Richard

Par Francis Richard.

ob_f536af_liberons-nous-salinStéphane Hessel préconisait naguère aux autres de s’indigner, qui est le verbe de l’impuissance par excellence et qui va de pair avec revendiquer des « droits à » et tendre la main pour recevoir. Dans un court essai, Pascal Salin propose aux Français un autre impératif, qui est une invite à l’action libre et à la responsabilité respectueuse des autres, auxquelles il s’associe : « Libérons-nous! », et sans lesquelles il n’est pas de dignité humaine.

Se libérer de quoi ? De l’État, qui maintient les femmes et les hommes en esclavage, puisqu’il prend les décisions à leur place en matière de santé, d’éducation, de logement ou, même, de culture, alors qu’ils savent pourtant mieux que lui ce qui convient à leurs besoins. En intervenant dans le domaine de la santé, notamment en limitant la libre rémunération des médecins, l’État raréfie pour eux l’offre de soins médicaux. En intervenant dans le domaine de l’éducation, l’État leur enlève une responsabilité qu’ils ont pourtant exercée pour faire naître leurs enfants. En intervenant dans le domaine du logement pour limiter les loyers, l’État raréfie les logements disponibles pour eux et provoque l’augmentation de leurs loyers. Sans les prélèvements obligatoires, impôts, taxes, cotisations diverses et variées, qui donnent du pouvoir aux hommes de l’État, qui dépensent cet argent sans compter, ils jouiraient d’un pouvoir d’achat qu’ils ne peuvent même plus imaginer. Or tout cet argent qui leur est confisqué est le fruit de leurs efforts et ils devraient pouvoir en disposer eux-mêmes à leur guise.

Comme le rappelle Pascal Salin : « Les êtres humains sont des êtres sociaux, c’est-à-dire que leur vie nécessite l’existence de liens avec d’autres humains ; ce qui n’empêche pas chacun d’avoir sa personnalité. » La civilisation est faite de ces liens tissés entre eux sous forme d’accords aux multiples modalités, que l’on peut appeler contrats même s’ils ne sont pas écrits : « Le contrat met en relation deux personnes (ou deux ensembles de personnes, par exemple des entreprises) et si un contrat existe, c’est évidemment parce qu’il est satisfaisant pour les deux co-contractants. Si le contrat est librement décidé et signé, il rend impossible toute domination des uns par les autres : les contractants partagent la même liberté et la même dignité. »

Parmi ces contrats il en est un, le contrat de travail, sur lequel Pascal Salin rappelle quelques vérités oubliées : « Dans une société d’hommes et de femmes libres, chacun entre librement dans un contrat et en sort librement sans que l’un des deux partenaires puisse imposer sa volonté à l’autre. Si un salarié n’est pas satisfait de son employeur, il peut le quitter et en trouver un autre ; symétriquement, si un employeur n’est pas satisfait de son salarié, il devrait pouvoir en chercher un autre. » La société française n’est justement pas une société d’hommes et de femmes libres. En effet un des co-contractants, l’employeur, est présenté comme un exploiteur, dont il faut protéger l’autre co-contractant, l’employé, rompant ainsi la symétrie entre eux. Comment protéger l’employé contre son employeur ? En rendant son licenciement plus difficile. Seulement, « les employeurs potentiels hésitent davantage à embaucher des salariés s’ils savent qu’ils auront du mal à les licencier s’ils ne donnent pas satisfaction ou si les circonstances nécessitent une réduction des effectifs. » C’est pourquoi, « la vraie politique d’emploi ne consiste pas à rendre les licenciements difficiles, mais à supprimer les obstacles à l’emploi [...], tous ces obstacles qui rendent difficile pour les salariés de trouver un emploi ou d’en retrouver un lorsqu’ils ont perdu celui qu’ils avaient. »

Comment retrouver la croissance et le faible chômage que la France a connus au cours des années 1950 à 1970 ? En tournant le dos à tout ce qui la paralyse depuis le début des années 1980. Comment ?

  • En permettant à l’innovation de jouer son rôle dans la création de richesses, c’est-à-dire en ne décourageant pas l’entrepreneur-innovateur : « Pour qu’un entrepreneur mette en œuvre une innovation et accepte de prendre en charge les risques correspondants, il faut qu’il puisse espérer une rémunération satisfaisante dans le cas où ses projets réussissent. » Autrement dit, en ne confisquant pas totalement, ou presque, son profit s’il en dégage un, et en permettant la constitution d’épargne pour la financer.
  • En renonçant à croire que « l’économie [est] une vaste machine dont un gouvernement pourrait manipuler les leviers à sa guise » : « [L'activité économique] est le résultat d’une quantité innombrable de décisions – grandes ou petites – prises par un grand nombre d’individus qui exercent leur raison pour s’adapter au mieux à leur environnement et pour améliorer leur sort. La croissance est donc le résultat non intentionnel, et largement imprévisible, de toutes ces décisions humaines, en particulier celles qui sont prises par les entrepreneurs-innovateurs. » Autrement dit, en réduisant massivement et rapidement prélèvements obligatoires et réglementations (telles que le salaire minimum, qui conduit à ne pas embaucher du tout des employés à la productivité trop faible, et qui donc « n’est rien d’autre qu’une machine à exclure »).
  • En réduisant rapidement et profondément la fiscalité qui détruit emploi et production : « Le recours à l’impôt pour financer des dépenses publiques conduit à une double destruction de richesses par rapport à ce qui se passerait si l’on avait plutôt recours au contrat libre et à la liberté d’entreprendre. En effet, ceux qui paient l’impôt sont incités à faire moins d’efforts – de travail, d’innovation, d’épargne ou d’investissement. Mais, par ailleurs, ceux qui bénéficient des largesses étatiques sont aussi moins incités à faire des efforts puisqu’ils peuvent obtenir gratuitement – ou presque gratuitement – ce qu’ils désirent et qu’ils ne pourraient normalement obtenir que par le travail et l’effort. » Autrement dit, en ne démotivant pas, par la confiscation de leurs richesses matérielles, ceux qui pourraient exercer librement leurs talents, et en ne portant pas atteinte par là même à leurs objectifs immatériels (de nature spirituelle, artistique, affective ou purement intellectuelle).

Pour vaincre le chômage on n’a pas tout essayé, comme le prétendent hommes politiques de droite ou de gauche, qui voudraient que l’on aille plus loin dans l’interventionnisme étatique, les réglementations et les dépenses publiques : « On n’a pas essayé la seule recette qui conduirait au succès, celle qui consiste à dire aux hommes de l’État: « libérez-nous! Libérez-nous de vos réglementations étouffantes! Libérez-nous de vos impôts écrasants! Laissez-nous faire et vous verrez ce que nous sommes capables de faire ». »

Pascal Salin, Libérons-nous !, Les Belles Lettres, 2014, 80 pages.


Sur le web.

20 Apr 06:30

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Ueli Maurer a eu des mots durs à l'encontre de la télévision SRF après son reportage sur le Gripen. Il s'agit «d'un réflexe de père», confie-t-il, l'armée étant pour lui «comme un enfant».
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19 Apr 19:36

Des écoles britanniques accusées de discrimination des élèves non musulmans

Une inspection organisée au moins dans trois écoles publiques dans la partie occidentale de Birmingham (Park View et ses deux filiales, Golden Hillock et Nansen) a établi que pendant les leçons les fillettes étaient contraintes à occuper les places dans les derniers rangs et que l'enseignement était dispensé conformément aux normes de l'islam. Selon BBC News, l'inspection a découvert des infractions dans 25 écoles.