adrien7
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La France malade de ces grands démocrates qui oublient la loi de la majorité quand elle ne leur convient plus
La peur des grandes oreilles et du gendarme américain
Aux portes du pouvoir, le MCG fait trembler les autres partis
Le Front national, premier parti de France
Le Front national serait désormais le premier parti de France. Il semble que ce soit ce qu’indiquent les sondages, semaine après semaine, et ce qu’a confirmé voici peu une élection cantonale.
La mondialisation est porteuse de fécondité
Je suis libéral, conservateur au sens américain du terme. Je pense que la mondialisation est porteuse de fécondité et que, si la France en a peur et en est victime, c’est en raison d’une succession de politiques économiques ineptes et d’une incapacité récurrente à anticiper le futur. Tout en considérant que la mémoire collective et l’identité occidentale sont des éléments cruciaux, je ne suis pas nationaliste. Bref, je suis donc très éloigné de tout ce que le Front national peut incarner aujourd’hui.
Je continue à penser que ce parti compte dans ses rangs des personnages douteux et que ses dirigeants ont eux-mêmes des fréquentations parfois peu recommandables. Je ne pourrais donc pas voter pour le FN.
Je pense être, dans ces conditions, d’autant mieux placé pour dire que la montée du Front national en France aujourd’hui est logique et constitue la conséquence inéluctable d’une situation qui ne cesse de s’aggraver. C’est le résultat d’une inaptitude consternante des dirigeants politiques des autres partis à apporter des réponses solides à la situation.
Le Front de gauche, des gauchistes abrutis, des communistes analphabètes
Je laisserai de côté le Front de gauche, conglomérat de gauchistes abrutis et de communistes analphabètes : il faut sans doute un parti comme celui-là pour des gens de ce type-là et pour faire vivre le ressentiment le plus aigre.
Je serai infiniment plus sévère avec le Parti socialiste. Alors que des mouvements de centre gauche dans d’autres pays européens se sont donné les moyens de comprendre l’époque dans laquelle ils vivaient et les problèmes auxquels ils étaient confrontés, les socialistes français ne cessent de montrer qu’ils n’ont toujours rien compris, et se contentent d’appliquer dogmatiquement les mêmes recettes éculées.
La charge fiscale est plus écrasante que jamais, le harcèlement réglementaire est encore plus omniprésent qu’il ne l’était au moment de l’élection de François Hollande, le nombre de pauvres et de chômeurs ne cesse d’augmenter, les usines ne cessent de fermer, et les seules mesures notables prises par le gouvernement concernent les rythmes scolaires, des rafistolages du système de retraite qui promettent d’être d’une efficacité nulle, ou, pour faire diversion, quelques expulsions de gitans, désormais appelés Roms.
Le Parti socialiste par son action, ou, plus exactement par son absence d’action, constitue le meilleur agent électoral du Front national.
Je serai sévère aussi avec l’UMP. Nicolas Sarkozy a été battu parce qu’il a fait preuve d’une incohérence remarquable et d’un parcours titubant, sans ligne directrice. Il reste le candidat potentiel du parti, quasiment incontesté, sinon par François Fillon qui, dans son style, lent et morne, est tout aussi incohérent et titubant que Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé, plus estimable à mes yeux, peine à se faire entendre. Quant aux propositions énoncées par quelques sous-lieutenants, elles semblent relever de l’art minimaliste.
Ce qui fait qu’il n’y a pas présentement d’opposition de droite cohérente et crédible. Par son incapacité à être une opposition de droite cohérente et crédible, l’UMP constitue, elle aussi, un excellent agent électoral pour le Front national.
On peut s’attendre à ce que le FN monte encore
Si on ajoute à cela l’inaptitude de neuf économistes sur dix à proposer des explications pertinentes à la situation du pays, et la façon dont neuf journalistes sur dix (voire davantage) pratiquent une langue de bois politiquement correcte, on peut s’attendre à ce que le FN monte encore.
Ceux qui votent pour lui, pour partie, adhèrent, semble-t-il, à ses propositions socialistes, protectionnistes, nationalistes, crispées, et, pour partie, votent par rejet de l’islam, de l’insécurité, d’une immigration qui ne s’intègre plus, et d’un déclin dont j’ai déjà traité ici.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière. Cet article a été publié sur les 4 vérités.
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Espagne: des milliers de personnes manifestent à Madrid à l'appel des victimes de l'ETA
L'arrêt des juges de Strasbourg qui pourrait provoquer la libération de dizaines de militants du groupe armé basque ETA provoque l'ire des Espagnols. Ils étaient des dizaines de milliers à manifester dans les rues de Madrid ce dimanche.
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dimanche à Madrid, à l'appel des victimes de l'ETA, soutenues par le parti de droite au pouvoir en Espagne. Elles réclamaient "justice" après l'arrêt des juges de Strasbourg qui pourrait provoquer la libération de dizaines de militants du groupe armé basque.
A l'appel de l'Association des victimes du terrorisme (AVT) et du Parti populaire du chef du gouvernement Mariano Rajoy, la foule a convergé dans le centre de la capitale.
De nombreux manifestants portaient le drapeau espagnol rouge et or, symbole de l'unité du pays, tandis que résonnait l'hymne national, accueilli par des applaudissements. "Contre l'ETA", a crié un homme dans les hauts-parleurs, applaudi lui aussi.
"Les criminels doivent payer", a lancé une manifestante de 71 ans, Maria Luisa Guisado, venue avec son mari et un autre couple d'amis retraités, des petits drapeaux à la main. "Nous ne sommes pas des victimes, Dieu merci, mais nous sommes venus pour au moins soutenir les victimes. Pourvu que cela serve à quelque chose", a-t-elle ajouté.
Rajoy critique
Les associations de victimes de l'ETA dénoncent elles l'arrêt rendu le 21 octobre par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) à Strasbourg, qui a permis la remise en liberté d'Ines Del Rio Prada, une militante du groupe séparatiste condamnée à 3828 ans de prison.
Les juges ont estimé "illégale" la prolongation depuis 2008 de sa détention, rendue possible par l'application de la "doctrine Parot", un système de remise de peine en vigueur depuis 2006 en Espagne, défavorable aux détenus sous le coup de condamnations multiples.
Si ce jugement fait jurisprudence, la justice espagnole pourrait être contrainte de libérer au total des dizaines de détenus de l'ETA.
Dans un pays où le souvenir des violences reste très vif, le dernier attentat du groupe armé remontant à 2009, l'arrêt des juges européens a provoqué une vive polémique. Pressé de réagir par les associations de victimes, qui constituent un puissant lobby conservateur, Mariano Rajoy a lui qualifié "d'injuste" la décision, tandis que son parti rejoignait l'appel à manifester.
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Plusieurs partis adoptent les mots d'ordre pour les votations du 24 novembre
Les ultimes mots d'ordre en vue des votations du 24 novembre seront adoptés ce samedi par plusieurs partis réunis en assemblées. Le PS est à Baden (AG), le PDC à Tenero (TI), l'UDC à Meiringen (BE) et le PCS à Delémont (JU).
Plusieurs partis sont réunis en assemblée ce samedi, le PS à Baden (AG), le PDC à Tenero (TI), l'UDC à Meiringen (BE) et le PCS à Delémont. Au menu notamment, les ultimes mots d'ordre en vue des votations du 24 novembre.
Réunie sur l'aérodrome militaire de Meiringen, l'UDC est pour ainsi dire dans un fief de son ministre de la défense Ueli Maurer. Les deux mots d'ordre lui restant à adopter ne devraient pas réserver de surprise, l'initiative pour les familles sortant de sa propre cuisine et la hausse de la vignette étant combattue par de nombreux ténors du parti. L'UDC a déjà recommandé le non à l'initiative 1:12.
Les délégués du PS se penchent eux à Baden sur un paquet "Mesures d'accompagnement +". Au cas où ses exigences ne seraient pas prises en compte, le parti menace de ne pas soutenir l'extension de la libre circulation à la Croatie.
Sur la hausse de la vignette, la discussion pourrait être animée, la direction du parti prônant la liberté de vote alors que des sections, Vaud notamment, l'approuvent. En revanche, un non clair devrait être opposé à l'initiative de l'UDC sur les familles. Quant à "1:12", elle émane des Jeunes socialistes et ne nécessite pas de discussion. Le PS se penchera également sur les objets de la votation du 9 février 2014.
L'assemblée du PDC réunie au Tessin devrait quant à elle soutenir la vignette à 100 francs, son président Christophe Darbellay étant en tête de liste du comité favorable à cet objet, de même que le projet de financement et d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF) issu des services de sa conseillère fédérale Doris Leuthard et soumis au vote le 9 février.
L'initiative de l'UDC pour les familles pourrait être nettement plus discutée. Quant à celle du même parti contre l'immigration de masse, au menu du 9 février, le PDC entend la combattre conjointement avec le PBD. Le parti a déjà fait connaître son opposition à "1:12".
Le PCS débattra également à Delémont des trois objets soumis au vote le 24 novembre, du scrutin à la même date sur la Question jurassienne, ainsi que d'une modification du nom du parti.
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Agriculture : le combat des 1 000 vaches
Oubliez le charme rural et les clichés sur nos campagnes : la ferme du futur n’a ni chien de garde, ni poule, ni clapier à lapin. Pas plus qu’il n’y a de corps de ferme ou de fermière avec son pot à lait revenant de la traite. À Buigny-Saint-Maclou, près d’Abbeville (Somme), l’exploitation des“1 000 vaches” se résume à trois hangars et une baraque de chantier. Au loin, dans la plaine, une étable géante de 234 mètres de long est en construction. Elle abritera 1 000 vaches et 750 génisses et veaux, qui constitueront la première exploitation laitière de France. Si les travaux se dé roulent comme prévu, la première traite géante aura lieu en avril 2014.
Le maître des lieux, Michel Ramery, 64 ans, a fait fortune dans le bâtiment (il occupe la 349e place dans le classement de Challenges) avant de s’offrir, pour sa retraite, une exploitation agricole dans la Somme, là où il considère que les terres sont « les meilleures de France ». Fils de paysan, il s’est rapidement associé à huit autres exploitants. Ensemble, ils ont créé une société civile laitière qui permet de mettre en commun leur cheptel. La structure réunit déjà 300 vaches, installées dans un bâtiment ouvert, juste couvert d’un toit, avec une logette pour chaque bête. D’ici à la construction de la ferme géante, l’augmentation du cheptel sera progressive.
La traite, automatisée, s’effectuera non plus deux mais trois fois par jour (à 4 heures, 12 heures et 20 heures au lieu de 6 et 18 heures). Physiologiquement, rien ne s’y oppose : comme toute bonne mère nourricière, plus une vache est sollicitée, plus elle produit de lait. L’objectif est de parvenir àproduire 11 500 litres de lait par an et par bête, contre 9 000 aujourd’hui.
Au fil des mois, Michel Ramery est devenu la bête noire de la région. Dans le village voisin de Drucat, se succèdent une vingtaine de panneaux “1 000 vaches en ferme-usine : non !” Depuis deux ans, l’association Novissen (pour “Nos villages se soucient de leur environnement”) ne cesse de manifester son opposition au projet, ralliant à sa cause écologistes, militants de gauche, défenseurs de la cause animale…
Tour à tour José Bové, Philippe Poutou et Eva Joly ont dénoncé « un truc de cinglés ». Brigitte Bardot a même écrit au préfet de la Somme pour que « la France ne recrée pas des camps de concentration pour animaux ».
Au printemps, la Mairie de Drucat a attaqué le permis de construire de l’étable en référé de suspension. Lequel a été rejeté par le tribunal administratif d’Amiens le 5 juin. Le 10 septembre, Novissen a déposé à son tour un recours au tribunal. La Mairie et l’association ne désarment pas. Samedi 28 septembre, près de 800 personnes se sont donné rendez-vous au cri de “Ramery, ta laiterie on n’en veut pas !” pendant que la Confédération paysanne menait une opération coup de poing devant le siège de la société Ramery, à Erquinghem- Lys (Nord).
C’est un fait : la ferme des 1 000 vaches rompt avec le modèle agricole français. À travers l’Hexagone, le troupeau moyen d’un élevage laitier est de 44 vaches. Seuls 2 % des exploitations comptent plus de 100 têtes, et 99 % d’entre elles réalisent deux traites par jour. À l’inverse, en Californie, premier producteur de lait des États-Unis, les fermes de 1 000 vaches sont monnaie courante (la moyenne est de 1 056 bêtes par exploitation).
Ces mega-dairies peuvent compter jusqu’à 5 000 bêtes. De même en Allemagne, berceau de la race Holstein — la “Rolls” des vaches laitières —, les fermes de plus de 1 000 têtes sont légion. Du temps de l’ex-Allemagne de l’Est, les bâtiments étaient conçus pour accueillir 2 000 vaches. Ils ont ensuite été aménagés et modernisés pour produire au rythme de trois traites par jour.
C’est sur le nord de l’Allemagne, que Michel Ramery a pris exemple. « Il y a deux ans, nous avons organisé un voyage à Uthlede ; nous y avons même emmené le conseil municipal de Drucat pour lui montrer qu’une ferme de 1 000 vaches n’apporte ni nuisance sonore ni nuisance olfactive », déclare Michel Welter, chef du projet, salarié de Michel Ramery. Il poursuit : « Au delà des considérations environnementales, nos études ont démontré que le seuil des 1 000 vaches permet d’optimiser les économies d’échelle, sur la base d’une dizaine de salariés agricoles. »
Autre inspiration venue d’Allemagne : la méthanisation. Comme à Uthlede, la ferme des 1 000 vaches produira de l’électricité avec le lisier. Un méthaniseur de 1,34 mégawatt sera construit en 2015. Coût de l’investissement : 6 à 7 millions d’euros. Ensuite, le dispositif sera rentable pour Michel Ramery puisque EDF s’engage à acheter l’électricité à un prix subventionné. Pour la ferme, cela constituera une source de revenus complémentaire...Lire la suite...
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Le numéro de la semaine
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Agriculture. Petits paysans, riverains, syndicats, écologistes, défenseurs de la cause animale… le plus grand élevage laitier de France se heurte à une opposition démesurée. Reportage à Buigny-Saint-Maclou (Somme).












