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11 Nov 07:47

60 ans de prénoms en France en « data-visualisation web »

by Novopress
60 ans de prénoms en France en « data-visualisation web »

10/11/2013 – 10h00 PARIS (NOVOpress) - Quels prénoms étaient donnés en France en 1950 ? En 1965 ? Et en 2010 ? Combien y avait-il de Philippe en 1950 ? Et de Charles en 1960 ? Grâce à une application en ligne, « 60 ans de prénoms en France », il est désormais possible de [...]

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11 Nov 07:46

La Première Guerre mondiale ne s'est vraiment terminée que très, très longtemps après le 11 novembre 1918

by Vincent Laniol
Si la Grande Guerre est bien finie et que l'amitié franco-allemande est actée depuis longtemps, les conséquences du traité de Versailles se sont répercutées jusqu'en 2010.
10 Nov 10:36

Obertone interdit de librairie à Grenoble

by Jany Leroy
« À Grenoble, on ne veut pas de ça. Ça nous pose un problème »
10 Nov 10:33

« Défrancisation » du territoire : la preuve par Trappes

by Adrien Abauzit
L’orwellisation permettra peut-être d’éviter l’explosion à court terme...
10 Nov 10:31

Pour retrouver la croissance, il faudrait sortir de la zone euro !

by Jacques Sapir
La dégradation de la note française aura eu l'avantage de nous ramener aux véritables questions, et peut-être un jour aux véritables réponses.
10 Nov 08:21

«Jurassiens bernois, sachez négocier»

Si le canton du Jura est prêt à discuter avec le Jura bernois la création éventuelle d’un nouveau canton de 125 000 habitants, la réciproque n’est pas vraie.
10 Nov 08:21

L’amnistie fiscale séduit dans les cantons et à Berne

Des politiciens veulent ressusciter la grâce administrative.
10 Nov 08:15

Boualem Sansal : «L'islamisme est en train de remplacer l'Islam» - El Watan


Boualem Sansal : «L'islamisme est en train de remplacer l'Islam»
El Watan
Ce livre est une commande d'une prestigieuse fondation allemande, Ebert-Stiftung. En sa qualité de think tank, le rôle de cette fondation est de réfléchir à des questions relatives à l'Europe, au tiers-monde, à l'Afrique, à l'Islam et à des sujets qui ...

10 Nov 08:10

Le français poursuit sa lente érosion au Canada

by shayanoo2002@yahoo.fr (Nematian)
IRIB-Le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, a déposé jeudi un septième rapport annuel qui arrive à une conclusion similaire aux précédents : le bilinguisme subit une « érosion subtile » au pays et ce sont une fois de plus les francophones qui en font en grande partie les frais.

Les grands pôles d’insatisfaction restent les mêmes : les services dans les aéroports ne sont pas offerts en français en dehors du Québec, l’accueil des services gouvernementaux, lorsqu’en personne, n’est pas bilingue dans la trop grande majorité des cas, et les fonctionnaires fédéraux francophones sont beaucoup moins en mesure que leurs collègues anglophones de travailler dans leur langue maternelle.

« Lorsque les employés fédéraux fournissent des services aux Canadiens, l’offre active est toujours une exception, et non pas la règle, a déploré Graham Fraser en conférence de presse. Il est aussi difficile pour les passagers du transport aérien d’être servis dans la langue officielle de leur choix. » Y a-t-il recul ? « On ne peut pas parler de recul parce que cela n’a jamais été instauré comme un réflexe », a admis le commissaire.

Aéroports En 2012, le Commissariat aux langues officielles a effectué 1792 observations dans les huit aéroports internationaux du pays. La conclusion est accablante. Seuls les deux aéroports québécois obtiennent des notes de passage (de 85 % ou plus). Les six autres échouent avec des notes globales sous les 30 %. À Ottawa, la note globale du bilinguisme de l’aéroport et de ses locataires commerciaux s’établit à 47 %. Le score est gonflé par l’affichage bilingue impeccable. L’offre bilingue en personne n’est, elle, que de 5 %. Notons toutefois que les services offerts par l’Agence canadienne de la sûreté du transport aérien et Air Canada dans ces huit aéroports sont de loin meilleurs, avec des notes de passage presque partout.

L’accueil des ministères fédéraux n’est guère meilleur, nous apprend le commissaire. En sept ans, l’équipe de Graham Fraser a effectué 142 séries d’observations anonymes totalisant 6673 cas. Les institutions n’ont obtenu une note de 60 % ou plus qu’une fois sur dix.

Pour ce qui est de la langue de travail des fonctionnaires fédéraux, la situation n’a pas changé. Les francophones qui travaillent à Ottawa-Gatineau se disent encore insatisfaits de leur droit réel de rédiger des documents dans leur langue, et/ou encore de prendre la parole en français dans les réunions. Les taux de satisfaction à cet égard s’établissent à 63 % et 70 %. Les taux correspondants de leurs collègues anglophones se situent plutôt à 93 % ou plus. Cependant, les anglophones du Québec se disent aussi mal lotis. Ils sont seulement 73 % à se dire satisfaits de leur droit de rédiger dans leur langue, quoique les francophones sont presque aussi mécontents dans la province (77 %).

Selon Graham Fraser, c’est toute une culture qui s’est installée par laquelle les gens sentent qu’ils doivent presque s’excuser de parler français. Trop souvent, dit-il, les orateurs de la fonction publique diront quelques mots en français en ouverture, puis parleront en anglais pendant 40 minutes « comme si l’utilisation du français dans un événement public n’était qu’un geste symbolique ». « Même ici, à Ottawa, j’ai l’impression que les orateurs, mêmes s’ils sont bilingues, hésitent à prendre la parole en français en public. » C’est, reconnaît le commissaire, « une situation qui me frustre ».

La langue de l’ambition ?

L’éternel optimiste n’en conclut pas moins que « le français est devenu la langue de l’ambition ». Il cite à cet égard le bilinguisme de plusieurs premiers ministres provinciaux et l’engouement soutenu pour l’immersion. Il rappelle que depuis 10 ans, il y a un demi-million de bilingues de plus au pays, même si ce sont très majoritairement des francophones devenus bilingues. La ministre du Patrimoine, Shelly Glover, a sauté sur ces notes positives pour encenser son bilan. « Je suis très fière de notre gouvernement parce que nous avons mis des fonds sans précédent dans nos langues nationales. Nous allons continuer dans cette veine. » Mentionnons que le rapport de M. Fraser nous apprend que le gouvernement n’a pas encore répondu… à son rapport de l’an dernier.

***

Séance d’information unilingue

Le commissaire aux langues officielles s’offusque de la tenue, il y a deux semaines, d’une séance d’information unilingue anglaise pour expliquer un projet de loi budgétaire aux députés. Ce n’est que lorsqu’une députée francophone s’est plainte, que des fonctionnaires ont regimbé et qu’un élu anglophone a déploré ne pas comprendre l’échange que la séance a été annulée, avait rapporté Le Devoir. « Sincèrement, je pensais que les séances de breffage unilingues étaient chose du passé, comme les machines à écrire et la formule “ français à venir ” », a lancé M. Fraser. Le gouvernement s’en était excusé et avait organisé une nouvelle séance.



Source
http://www.ledevoir.com/
10 Nov 08:07

Agroalimentaire : reportage effrayant sur les poissons d’élevage

by Pierrot
C’est l’un des symboles du bien-manger : recommandé par les médecins et les nutritionnistes, le poisson a gardé l’image d’un produit sain et naturel. En France, sa consommation a plus que doublé en cinquante ans et elle concerne particulièrement le poisson d’élevage. Sa chair renferme pourtant bien des secrets, parmi les plus toxiques de l’industrie […]
10 Nov 08:04

Chômage : la proposition-choc de Bruno Le Maire

Le député UMP préconise de diminuer la durée d'indemnisation du chômage et de "revaloriser le travail pour redonner un espoir".
09 Nov 11:33

Les irréductibles du Jura bernois

Les Jurassiens bernois, pour la plupart, ne sont pas séduits par l’idée d’un grand canton francophone. Ils se sentent d’abord Bernois. Rencontre avec les plus secrets des Romands


09 Nov 11:25

Lourde condamnation confirmée contre un jeune délinquant

Un récidiviste montheysan avait écumé le Bas-Valais avec sa bande.

Le Tribunal cantonal (TC) a infligé quatre ans et demi de prison à un jeune récidiviste qui s'était spécialisé dans les agressions et violences répétées de Monthey à Martigny. Début janvier, ce jeune Montheysan avait écopé de cinq ans de prison ferme devant le Tribunal de district de Monthey. Le TC vient de réduire quelque peu sa peine à quatre ans et demi, après un procès en appel qui a eu lieu en septembre à Sion. Un éventuel recours au Tribunal fédéral est toujours possible.

L'attitude de ce Va laisan né en 1993 avait frappé les juges par la gratuité et la répétition des infractions, sans par ler de ses anté cédents, franchement mauvais. Car ce Mon theysan a écumé longtemps le Bas-Valais avec sa bande multiethnique. Depuis plusieurs années, il en était le meneur avec un autre Mon theysan, déjà condamné l'an dernier à deux ans et demi de prison.

Provoquer, frapper

Le Ministère public parle carrément de terrorisme urbain: "Le modus operandi de l'accusé et sa bande est récurrent: sortir pour provoquer, chercher l'étincelle, puis frapper." Après deux bagarres lors du carnaval montheysan de 2011, le condamné et six amis s'en prennent à un client d'une discothèque à Morgins. Attaque par derrière, coup de pied dans le dos de la victime, l'homme, au sol, reçoit encore un nouveau coup de pied extrêmement violent à la tête.

Quelques jours plus tard, le Montheysan s'en prend en pleine ville de Monthey à un automobiliste "coupable" de ne pas se laisser dépasser sur un tronçon interdit au dépassement. Bloqué au rond-point des Ilettes par la voiture du délinquant, le conducteur se fait frapper.

Depuis 2006!

Ce n'est qu'après avoir agressé sans raison deux couples qui quittaient la discothèque Khéops de Martigny en novembre 2011 que le jeune homme a fini derrière les barreaux. Il y restera encore pas mal de temps, tout en suivant une formation.

Le dossier de ce jeune Valaisan avait beaucoup fait jaser, car le condamné avait déjà occupé la justice des mineurs dans six affaires, et ce dès 2006. S'il fut condamné à plusieurs reprises, il bénéficia toujours du sursis. Ce qui l'encouragea à continuer ses folles équipées, de son propre aveu. "Quand on n'est pas incarcéré, on ne comprend pas la gravité de nos actes. C'est seulement après trois ou quatre mois en prison que j'ai réalisé" , avait déclaré le jeune homme lors de son premier procès.

09 Nov 11:22

SOS Racisme porte atteinte à la liberté d'expression

by Michel Janva

Lu sur Valeurs Actuelles :

"Alors que Laurent Obertone devait se rendre dans une librairie à Grenoble, pour présenter son dernier livre, Utoya, son déplacement a été annulé après des pressions exercées par SOS Racisme sur le libraire.

Dans une vidéo montée par Ring, l'éditeur de Laurent Obertone, un employé de la librairie qui devait accueillir l'écrivain, raconte les pressions qu'il a subies pour annuler sa venue.

Mécontents de la visite à Grenoble de l'auteur à succès de La France Orange Mécanque, tiré à plus de 120 000 exemplaires, les militants de SOS racisme ont tout fait pour l'empêcher de répondre à l'invitation.

Contacté dans l'enregistrement, Jacques Savine, le président de SOS Racisme en Isère, membre du PS, explique qu'il n'est "pas favorable [...] à faire de la publicité pour un torchon". Il poursuit, "Je ne veux pas perdre de temps avec ce genre de bouquin [...] A grenoble on ne veut pas de ça. Ca nous pose un problème". Il revendique dans l'enregistrement n'avoir rien lu de Laurent Obertone et ne pas en avoir l'intention.

[...] L'attachée de presse de Laurent Obertone stupéfaite, rappelle tout de même à son interlocuteur que l'annulation de la visite a eu lieu après les menaces de débordements de perturbateurs reçues par la librairie... Ce à quoi répond le président de SOS Racisme en parlant de ses militants: "Ce sont des jeunes qui sont très vigilants [...] On les calme de temps en temps mais on ne les calme pas toujours". A bon entendeur. [...]"

09 Nov 11:21

Attendue à Lyon, Christiane Taubira se débine

by Michel Janva

Une poignée de gônes ont attendu sous la pluie le ministre de l'Injustice Christiane Taubira cet après-midi. Elle devait se rendre au 40e Congrès national du syndicat des avocats pour 15h00 à l'Université Lyon II. Taubira-la-courageuse n'est finalement pas arrivée au lieu et à l'heure dites...

Le Batonnier de Lyon avait prévu deux discours au cas où: l'un avec la présence de madame Taubira, l'autre sans ... Lyon ne lâche rien.

L

09 Nov 11:16

Islam: Charlie Hebdo assigné pour sa Une

La Ligue de défense judiciaire des musulmans, présidée par l'ancien avocat Karim Achoui , a assigné le journal satirique Charlie Hebdo pour provocation à la haine raciale devant le tribunal correctionnel de Paris, a annoncé aujourd'hui l'avocat de l'hebdomadaire, Me Richard Malka...






09 Nov 11:07

Les Français ne sont pas racistes. Ils sont à bout.

by Christian Vanneste
À force de nier les évidences et d’interdire de les exprimer, on crée les conditions de l’explosion.
09 Nov 11:05

On fait même des enfants avec des morts !

by Marie Delarue
« Nous avons donné ses organes, pourquoi ne pourrions-nous pas faire usage de son sperme ? »
09 Nov 11:05

Le Canard enchaîné contre les « réactionnaires »

by Fabien Roger Bonaparte
Il fallait sans doute y penser et la gravité du problème imposait un dossier complet sur le sujet dans le cadre d'un numéro hors-série. La France serait envahie de "nouveaux réacs" ! Diantre ! Rien que cela... étonnant pour qui connait un peu notre pays, sort régulièrement dans les rues et observe ses concitoyens. Le doyen des hebdos satiriques nous livre donc une synthèse aussi convenue que conformiste et pleine de lieux communs. Rappelons qu'à l'origine un (...) - Tribune Libre






09 Nov 10:58

Le président chinois Xi Jinping ouvre la voie à une "réforme globale" pour résoudre les problèmes économiques et environnementaux

by paul.ackermann@huffingtonpost.fr (Paul Ackermann)
INTERNATIONAL - La Chine a un problème. Depuis trois décennies, le Parti communiste au pouvoir a mis au point une formule efficace pour planifier une transformation économique extraordinaire. Le parti a levé les contrôles d'Etat les plus importants, permettant aux entreprises privées de s'installer. Il a investi massivement dans les autoroutes, les ports et toutes les infrastructures industrielles, tout en cherchant des investissements étrangers et distribuant des terres pour lancer des processus de fabrication. Des produits chinois ont atterri dans les rayons du monde entier et les fermiers de l'arrière-pays ont rejoint la côte en masse afin de trouver de nouveaux emplois industriels et de pouvoir envoyer chez eux une partie des revenus qui leur ont permis d'envoyer leurs enfants à l'école et d'acheter du mobilier moderne. Suivant cette tendance, environ 600 millions de Chinois sont sortis de la pauvreté.

Mais désormais ce modèle s'est essoufflé, comme l'ont répété les grands élus chinois ces derniers jours durant une série de discussions au Conseil du 21ème siècle, un rassemblement de leaders d'opinion, de directeurs d'entreprises et d'anciens chefs d'Etat du monde entier. J'ai assisté à la conférence, qui était organisée dans le but de promouvoir la compréhension mondiale de la Chine à quelques jours de la très importante réunions à huis clos des nouveaux membres du Comité central du Parti communiste chinois (PCC). Ce samedi à Pékin, ils décideront de la feuille de route du pays pour les années à venir. La nouvelle direction du PCC s'apprête effectivement à tracer, en conclave, le cap d'un nouveau train de réformes économiques, tout en gardant les mains libres sur l'ampleur et le calendrier de leur mise en oeuvre.

Lire aussi :

» Les 5 défis de Xi Jinping, le nouveau président chinois

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Les métiers industriels se déplacent vers le Bangladesh, le Vietnam et d'autres pays où les salaires sont plus bas. Des décennies d'industrialisation ont produit une pollution ahurissante, des villes couvertes de fumées toxiques et des toxines qui se déversent dans les voies navigables. Certains gouvernements locaux qui cherchent à tirer profit du développement ont saisi des terres des mains des fermiers sans leur payer d'indemnités appropriées, ce qui a scandalisé l'opinion publique. Les élus ont fait du boom économique une aubaine pour la corruption.

Les inégalités économiques se sont élevées à un niveau jamais atteint depuis que le parti a pris le pouvoir au cours d'une révolution menée par les paysans il y a plus de 60 ans. Une élite urbaine profite désormais de grands appartements climatisés, de centres commerciaux débordant de marques luxueuses et de restaurants cliquants. Le reste de la Chine, soit 1,3 millions d'habitants, affronte les embouteillages, l'air suffocant et l'envolée des prix du logement, de la santé et de l'éducation.

"Dans les 30 dernières années, quel que soit le type de défis que nous ayons rencontré, nous avons toujours fait du développement une priorité dans notre agenda, et nous avons atteint une croissance économique annuelle de 9,8 pourcent en moyenne", a déclaré le Premier ministre Li Keqiang à notre assistance durant un meeting dans le Palais de l'Assemblée du peuple, la maison grandiose du pouvoir législatif chinois. "C'est ce qui a amené la Chine là où elle est aujourd'hui."

"D'un autre côté, notre économie fait désormais face à une série de problèmes profonds et structurels", a-t-il poursuivi. "Il ne peut pas y avoir de développement durable sans transformation économique. Ainsi, nous avons décidé de bâtir une version modernisée de l'économie chinoise, en nous concentrant sur l'amélioration de la qualité et de l'efficacité du développement. En développant l'économie, le pouvoir d'achat du peuple devient notre priorité numéro 1." Les mots de Li –transmis publiquement dans les journaux d'État officiels– assurent un examen approfondi de l'assemblée plénière du parti très attendue qui va se tenir ici ce week-end. Les observateurs chinois ont envisagé ce meeting comme un événement potentiellement très marquant, suggérant qu'il pourrait préparer la voie pour certains des changements les plus significatifs de l'économie chinoise depuis que Deng Xiaoping a lancé les premières réformes d'économie de marché à la fin des années 1970.

chine
Li Keqiang lors de cette rencontre.

Mais si les grandes lignes d'une politique de réforme économique semblent claires –répartir les bénéfices du développement plus équitablement tout en diminuant la pollution et les réclamations sociales– les détails ne le sont pas vraiment. Lorsque les élus chinois et les universitaires influents ont discuté des défis et des potentielles recommandations en amont de l'assemblée plénière, ils ont donné l'impression que le pouvoir essaie encore de maîtriser les problèmes fondamentaux.

De tels rassemblements ne sont pas des lieux adéquats pour annoncer le détail de nouvelles politiques. Ils font plutôt office de spectacles au cours desquels des petits ajustements à un discours familier donnent un sens des priorités aux gouvernements locaux chargés de mettre les changements en pratique. Les débats sont généralement orchestrés bien à l'avance. Mais cette fois, assurent les élus et les universitaires affiliés aux organes du gouvernement, un débat authentique semble se poursuivre autour de questions majeures – en particulier, le destin d'une proposition de réforme agraire qui pourrait effectivement donner aux habitants des campagnes des droits de propriété privée.

Tandis que l'Etat a permis la mise en place d'un marché immobilier frénétique dans les villes, soutenant un boom de l'immobilier (et une bulle potentielle), les terres rurales sont toujours officiellement détenues par la propriété collective et sont contrôlées par les chefs des partis locaux qui les utilisent généralement comme bon leur semble.

Donner aux habitants des campagnes un titre juridique sur le sol qu'ils cultivent et où ils vivent est devenu l'un des moyens potentiels d'empêcher le vol des terres par les élus locaux corrompus, permettant à la fois d'apaiser une source de conflit et de réfréner la destruction environnementale. La réforme agraire pourrait aussi pourvoir aux habitants des campagnes une sorte d'emprunts garantis pour qu'ils montent leur propre affaire ou qu'ils lèvent des fonds pour déménager dans les villes et trouver un travail.

Le rôle des hommes politiques

Les étrangers supposent souvent que la Chine est complètement dépourvue de politiques, au vu des statues du Président Mao qui s'imposent sur les places publiques et du marteau et de la faucille qui ornent toujours la tenue du parti. Mais malgré la règle de parti unique, les hommes politiques constituent une dimension clé dans la prise de décision. Des intérêts spéciaux se bousculent pour avoir les faveurs tandis que des factions du parti débattent des objectifs appropriés. Autour de la réforme agraire, les manigances et les débats ont été particulièrement intenses.

Rendre la terre plus difficile à obtenir pour les promoteurs immobiliers va sans doute ralentir la croissance économique. Cela pourrait menacer les métiers du bâtiment pour les paysans qui se rendent dans les villes – une source potentielle d'instabilité sociale. Cela amenuiserait les finances des municipalités, qui en sont venues à compter sur les ventes de terres pour subsister, et réduirait les comptes bancaires des élus locaux qui récoltent à présent le butin du développement.

De plus, obtenir les mérites des réformes agraires nécessiterait certainement un autre changement fondamental : libéraliser le soi-disant système d'enregistrement des ménages de la Chine, qui rend l'établissement légal dans des villes difficile pour les habitants des campagnes. Une fois que les gens sont inscrits sur les registres de zones urbaines, ils ont le droit à des allocations pour les soins de santé et l'éducation, et à d'autres avantages sociaux. La facture revient alors aux gouvernements locaux, qui -non sans coïncidence- s'opposent généralement à une facilitation des restrictions.

Cependant, à moins que les habitants des campagnes soient capables de déménager en ville, la réforme agraire pourrait être un désastre selon certains économistes chinois qui font actuellement pression contre un tel programme. Un économiste de ce camp craint que les fermiers réussissent à vendre leur terre et ensuite n'arrivent pas à établir un enregistrement légal dans la ville. Ils seraient alors coincés, sans aucun moyen de mener une vie urbaine décente ni aucune terre à labourer dans la campagne. Les chefs de partis qui penchent pour cette vision voient la terre agricole comme un ultime filet de protection sociale dans une ère de changement tumultueux.

Les dirigeants chinois ont longtemps reconnu un impératif à détourner l'économie de sa dépendance à l'export et des infrastructures financées par le gouvernement, tout en créant un nouvel ordre économique centré sur la consommation. Les ménages chinois font partie des épargnants les plus prodigieux de la terre, mais une grande part de ces économies a été dilapidée dans des projets faramineux financés par des prêts à taux préférentiel par des banques étatiques. Finalement, même le pays le plus peuplé du monde est à court de parcs scientifiques, de centres de congrès et de rénovations urbaines. Sa santé économique va nécessiter que les consommateurs chinois aient les moyens d'acheter des produits et services made in China.

Pourtant la transition ne peut pas être réalisée sans d'autres réformes supplémentaires. Les ménages chinois épargnent en partie parce que l'ancien filet de protection sociale étatique a été largement démantelé, forçant la population à payer pour des biens de première nécessité comme la santé ou l'éducation. Sans nouvelle politique pour remplir le vide, les ménages sont partis pour continuer à mettre de côté autant d'argent qu'ils peuvent, limitant leurs dépenses.

Les revenus des ménages ont en réalité été limités par une série de politiques qui favorisent les entreprises détenues par l'Etat – qui sont toujours la force dominante dans l'économie chinoise. L'Etat donne à ces entreprises des matières premières subventionnées ainsi que des financements à taux intéressants, s'assurant que les fonds sont suffisants en plafonnant les taux d'intérêt que les banques sont autorisées à verser aux épargnants chinois.

En clair, mettre plus d'argent dans les mains des consommateurs chinois revient à confisquer cet argent aux entreprises protégées par l'Etat.

Assez courageux pour réaliser la transition?

L'ancien premier ministre australien Paul Keating a affirmé que le leadership de la Chine doit être décisif en "déplaçant les capitaux des entreprises détenues par l'Etat vers le secteur des ménages", suggérant que sans reprise généralisée, tout ce qui est entrepris freinerait le développement national. "Le parti prend de grandes décisions", a déclaré Keating au Conseil du 21ème siècle. "Est-il assez courageux pour réaliser la transition? C'est un moment très important pour la Chine." Des demi-mesures, a-t-il ajouté, produiraient "un taux de croissance beaucoup plus lent que le statu quo."

Keating disait tout haut ce que les officiels chinois ont déjà implicitement reconnu. Le président chinois Xi Jinping lui-même nous a parlé d'une promesse de "réformes compréhensives" affirmant ainsi qu'il pensait que de nombreux changements devaient être engagés pour prolonger le développement de la Chine.

Xi, une présence physique imposante, a confié que les réformes nécessaires allaient être mises en place, bien qu'il ait évité de donner des détails. Il a ostensiblement rejeté un scénario soutenu à maintes reprises par les élus de rang inférieur – la possibilité que la Chine tombe dans un soi-disant "piège du revenu moyen", dans lequel les pays en développement font passer avec succès leurs revenus nationaux d'une pauvreté abjecte à des niveaux modérés, pour stagner par la suite.

"Personnellement, je ne pense pas que la Chine tombera dans ce piège du revenu moyen", nous a dit Xi, siégeant dans le Palais de l'Assemblée du peuple devant une énorme fresque de la Grande Muraille. "Nous avons toujours une forte croissance interne et du dynamisme. La Chine va continuer à maintenir un élan de croissance saine pour les 10 à 20 prochaines années."

Seul un idiot (ou quelqu'un qui essaierait de vendre un livre sur l'effondrement imminent de la Chine) rejetterait cette éventualité. La Chine a défié pendant des années les pronostics qui annonçaient que son miracle économique arrivait à sa fin. Pourtant au moment où la Chine fait face à des défis structurels complexes au sein du pays, des conflits extérieurs renforcent désormais ces difficultés.

"La demeure de l'Empereur"

Les gens ordinaires ont tendance à se lamenter à propos du parti, qui serait une sorte de société secrète agissant en grande partie pour en faire profiter ses membres, avec des pratiques actuelles qui sont bien loin de ses racines idéologiques. Les élus qui règnent en champions du marxisme se rendent maintenant au travail en Mercedes avec chauffeur, depuis des résidences de luxe aux noms grandiloquents comme "La demeure de l'Empereur".

Le parti a maintenu sa légitimité grâce à deux voies clés, en offrant des opportunités économiques autrefois impensables et en puisant dans les sentiments nationalistes. Mais récemment, cette dernière voie semble défier l'ancienne: la Chine est empêtrée dans des confrontations avec ses voisins –en particulier le Japon– pour le contrôle d'îles minuscules et en grande partie inhabitées de la mer de Chine orientale. Il y a là un problème qui a le potentiel de rentrer dans une spirale de crise.

Pour le parti, le nationalisme s'est révélé être un moyen irrésistible de s'attirer les faveurs du public. Les hauts fonctionnaires qui étaient présents au Conseil du 21ème siècle ont exposé le récit d'une histoire de la Chine moderne qui commence avec les guerres de l'opium du 19ème siècle, durant lesquelles les Britanniques utilisèrent la puissance militaire pour imposer les narcotiques lucratifs à la nation. Le siècle suivant, les Japonais envahirent la Chine, commettant des atrocités grotesques qui restent gravées dans la mémoire. Peu importe la représentation que se font les Chinois du parti, il est remercié pour avoir vaincu les Japonais, mettant fin à l'humiliation coloniale, et incorporant la Chine dans un pouvoir moderne. Ce n'est pas rien.

Néanmoins, la confiance du parti en un nationalisme en tant que force mobilisante s'est parfois heurtée aux objectifs économiques. Les tensions se sont affaiblies à Taïwan, l'île autonome que la Chine a longtemps regardé comme une partie de son territoire. Mais désormais les mêmes passions nationalistes qui ont encouragé les cris de revendication pour récupérer Taïwan par la force se sont déplacées dans des confrontations maritimes avec le Japon.

Des intérêts commerciaux sont sur le devant de la scène –les îles détiennent des stocks d'énergie et des industries de pêche– mais une impasse fondamentale s'impose autour du sujet de la place de la Chine dans le monde et de ses intentions de récupérer son piédestal en tant que super-puissance qui a dépassé la faiblesse de son passé colonial.

Certains suggèrent que le parti est simplement en train de revenir à un procédé familier, utilisant le nationalisme pour susciter la ferveur du public, tout en préparant le terrain pour une nouvelle vague de réformes économiques. Quel que soit la motivation, les hostilités risquent d'entraîner des dégâts économiques. Le Japon est l'une des plus grandes sources d'investissement étranger en Chine et une destination majeure pour les produits chinois. Une rupture prolongée de leur relation pourrait coûter des emplois et ralentir la croissance.

Les hauts fonctionnaires chinois de l'Armée de Libération du Peuple espèrent qu'une solution diplomatique sera trouvée. Mais ils insistent aussi sur le fait qu'ils ne reculeront pas sur ce qu'ils considèrent comme le dernier affront à la souveraineté de la Chine.

La force explosive des médias sociaux

Pendant ce temps, une nouvelle force prolifère dans toute la Chine, qui peut rendre difficile le contrôle du parti et son empressement à avancer les réformes: la croissance explosive des médias sociaux, particulièrement chez les jeunes. Davantage d'informations qui se répandent en dehors des chaînes officielles signifie une plus grande conscience publique des conditions tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, générant de nouvelles revendications en matière de liberté et d'avantages matériels.

Cela pourrait pousser le gouvernement à avancer plus vite sur les réformes par souci de suivre les revendications publiques. Ou cela pourrait effrayer le parti qui essaierait alors de freiner le changement dans le but de maintenir le contrôle.

Au sein du parti, la conscience que le status quo semble de plus en plus intenable va de pair avec une peur légitime du changement. La formule de développement de la Chine a fonctionné avec un effet spectaculaire, alors même que les problèmes qui lui sont liés s'accumulent. La moindre menace à une croissance continue pourrait engendrer une menace sur le maintien continu du pouvoir par le parti. Les risques de l'action et ceux de l'inaction apparaissent aussi importants. Pourtant les perspectives d'une prospérité croissante apparaissent tout aussi plausible: la Chine n'est pas devenue la deuxième plus grosse économie mondiale par hasard.

Comment la Chine peut-elle polir la face cachée douteuse de sa croissance sans étouffer la croissance elle-même? C'est la grande question qui se pose aux dirigeants du pays.

Le cliché a longtemps persisté autour du fait que celui qui demande à savoir avec certitude ce que le futur réserve à la Chine ne peut pas saisir toutes les complexités qui sont en jeu. Cela n'a jamais été aussi vrai aujourd'hui. Mes conversations avec les dirigeants de la Chine m'ont laissé l'impression qu'un débat authentique sur le programme des réformes est en cours, mais qu'aucune issue ne s'est pour l'instant imposée.
09 Nov 10:55

COUP DE BOULE. Les Etats-Unis et Israël perdent leur droit de vote à l’Unesco

by Allain Jules
PARIS – Comme nous l’annonçions ce matin, les Etats-Unis ont perdu leur droit de vote à l’UNESCO. Il s’agit aussi d’Israël, deux ans après avoir cessé leur contribution financière en réponse à l’admission de la Palestine au sein de l’organisation. C’est encore officieux mais, selon les règles de l’institution onusienne, c’est acté, même comme l’UNESCO […]
09 Nov 10:47

Bretons, Manif pour tous, policiers, poney... A chacun son bonnet

by Le Nouvel Observateur
Les bonnets rouges bretons ont créé un nouveau symbole. Et d'autres s'en emparent.
08 Nov 13:15

Marseille: Ayrault annonce 3 milliards d'euros d'aide, la droite dénonce un cadeau au PS

by Geoffroy.Clavel@huffingtonpost.fr (Geoffroy Clavel)
MARSEILLE - Voilà un sérieux coup de pouce qui tombe à pic. Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a dévoilé ce vendredi 8 novembre un plan de plus de 3 milliards d'euros pour venir en aide à la deuxième ville de France, minée par la crise et les règlements de compte. Transports, sécurité, aménagement du territoire... Les investissements annoncés par Matignon sont impressionnants au moment où la France voit sa marge de manoeuvre budgétaire sanctionnée par Standard & Poor's.

Jean-Marc Ayrault a annoncé vendredi "plus de 3 milliards d'euros" d'investissements dans les transports sur la métropole de Marseille, auxquels "s'ajoutent 1,5 milliard d'euros du Plan d'investissements d'avenir". Cet "effort", qui comprend la réalisation d'une gare souterraine, pourra "encore s'accroître lorsque l'agglomération se sera dotée d'une métropole et d'une approche globale et organisée des déplacements urbains", a expliqué le premier ministre.

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Gare Saint-Charles, désenclavement, policiers en plus

Plus de 2 milliards (dont 800 millions à la seule charge de l'Etat) seront consacrés à la seule réalisation d'"une gare souterraine à Saint-Charles", principale gare ferroviaire de Marseille. Autre projet : le doublement partiel de la ligne ferroviaire Aix-Marseille, afin d'"augmenter l'offre d'un tiers d'ici à 2020, soit 4 TER par heure".

Extension du métro, service de Pôle Emploi renforcés... Les quartiers Nord de Marseille, dont est issue la sénatrice PS Samia Ghali, n'ont pas été oubliés. Le nouveau Plan national de rénovation urbaine requalifiera en priorité les quartiers non traités comme la Castellane et Air-Bel (quartiers Nord).

A ceci s'ajoute l'envoi de 80 policiers supplémentaires au début de l'année 2014. En tout, "407 postes de policiers et de gendarmes supplémentaires ont été affectés à Marseille pour la police judiciaire, et pour la sécurité publique, dans les quartiers, mais aussi autour du port", a assuré Jean-Marc Ayrault.

Certains volets du plan d'aide annoncé ont tous les atours d'un programme municipal: création de 1.000 places de crèches, et de 8 nouvelles classes en petite section de maternelle, dont 5 dans les quartiers nord, pour favoriser la scolarisation des moins de trois ans.


A quatre mois des municipales

Des promesses amplement relayées par le candidat socialiste à la mairie de Marseille, Patrick Mennucci, qui compte bien sur cet effort significatif de l'Etat pour enlever la ville à l'édile sortant UMP Jean-Claude Gaudin dans quatre mois. Jean-Claude Gaudin que Jean-Marc Ayrault n'a pas épargné dans son discours, en pointant le fait que "70 % des crédits de rénovation urbaine (210 millions d'euros) ne sont pas engagés" dans la cité phocéenne.

Pas dupes, la droite et le centre n'ont pas manqué de relever la concomitance entre ce plan d'aide et le calendrier électoral.

Ayrault à Marseille pour soutenir Menucci avec promesses mirobolantes alors que caisses sont vides..chic le soutien du gvt!Gaudin rigole?

— Roger KAROUTCHI (@RKaroutchi) November 8, 2013



Quel décalage alors que la France vient de perdre son tripleA #Ayrault présente son plan de soutien a son candidat des municipales#Marseille

— Valérie Boyer (@valerieboyer13) November 8, 2013




L'importance des fonds débloqués agace d'autant plus l'opposition que l'exécutif se débat actuellement avec une autre fronde régionale, celle des Bonnets rouges bretons, qui réclament également un plan d'aide spécifique.

3Mds pour Marseille (parce qu'il y a des municipales) et 15 millions pour la Bretagne. Le message va être entendu en Bretagne.Quelle erreur!

— JC Lagarde (@jclagarde) November 8, 2013




Jean-Marc Ayrault s'est personnellement investi pour réconcilier les candidats finalistes de la primaire marseillaise, Patrick Mennucci et Samia Ghali. Jeudi soir, la veille de ses annonces, le premier ministre participait à un dîner dans un restaurant proche du Vieux port, entouré des six candidats aux primaires et des responsables socialistes marseillais.

"Maintenant, vous n'avez pas le droit d'échouer", a-t-il lancé aux élus socialistes. Avant d'ajouter: "Je ne vous dit pas quelle est la recette (...), vous allez trouver une solution avec un gouvernement qui vous appuie".
08 Nov 11:16

Dissimulation par Damas d'armes chimiques : des déclarations gratuites (MAE russe)

Les déclarations gratuites des Etats-Unis sur la dissimulation par Damas d'informations sur les stocks d'armes chimiques doivent être considérées comme une manifestation de mépris de l'activité de l'ONU et de l'OIAC en Syrie, a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Alexandre Loukachevitch.
08 Nov 11:12

Les Croates voteront sur le mariage homosexuel

Des groupes conservateurs ont réuni 700 000 signatures pour demander que la Constitution définisse le mariage comme une union entre un homme et une femme. Un référendum posera la question au peuple le 1er décembre, ont décidé ce matin les députés


08 Nov 07:08

58% des Français considèrent que les médias sont aux ordres du personnel politique

by Michel Janva

L'OJIM a lu l'ouvrage "Médias, la grande illusion". Analyse :

"Le constat est accablant : 58% des Français considèrent que les médias sont aux ordres du personnel politique et 56% y joignent une dépendance aux intérêts économiques. Une situation qui ne pouvait qu’émouvoir Jean-Jacques Cros, journaliste émérite à France Télévisions et aujourd’hui collaborateur indépendant de plusieurs titres. Son ouvrage Médias, La Grande illusion (Jean-Claude Gawsewitch éditeur) cherche à explorer les ressorts de cette désaffection en distinguant les maux propres à la presse écrite, la radio ou la télévision. La grande valeur du propos tient à l’honnêteté du postulat : “À défaut de manipulation, il faut reconnaître que les médias ont un effet manipulateur.

La presse française vit aujourd’hui sous perfusion puisque son budget est alimenté à hauteur de 20% par le milliard d’euros de subsides que lui apporte l’État chaque année, une tradition datant du bureau d’esprit public lancé par la Révolution française. Cette faiblesse principielle est renforcée par la part envahissante prise par les propriétaires de titres dans la gestion des rédactions: quelques patrons richissimes commandent à des journalistes aux emplois précaires, cantonnés aux lois de l’efficacité, ce qui est la cause d’une information manichéenne, synthétique et simpliste. Au final, “cette information low cost est entrain de tout envahir.”

C’est finalement une dérive éthique que dénonce Jean-Jacques Cros, dérive qui trouve son apothéose dans le diktat de publicitaires qui censurent ou punissent ceux de leurs partenaires qui viendraient écorner leur image comme le fît Michel Pébereau en 2009 avec Le Monde, après un article établissant sa présence dans de nombreux conseils d’administrations français.

La télévision n’échappe pas au réquisitoire de l’auteur : “Rentabilité et recherche de la plus grande audience vont de pair et conduit fatalement à une information aseptisée.” Les relations de copinage avec le monde politique, une transcription des évènements qui s’éloigne du monde vécu et la dictature de l’urgence et de l’exhibitionnisme émotionnel ont diminué un crédit déjà mince.

En effet “le monde vu d’une lucarne” souffre par ailleurs des manipulations passant par l’utilisation d’images d’archives pour illustrer l’actualité, les faux charniers de Timisoara et autres « infos » nés d’un besoin d’image renforcé par l’arrivée des chaînes d’information en continu. La fin de la prise de distance et le formatage du discours télévisuel produisent un journalisme au rabais qui finit par pervertir la vocation souvent noble de ceux qui s’engagent dans ce métier. [...]"

08 Nov 07:08

Lorànt Deutsch face à l’Inquisition

by videos
Un moment de télévision absolument incroyable, durant lequel le Grand Inquisiteur révèle son vrai visage… Ecoutez bien les propos qui sont tenus par Gilles Verdez, journaliste, « historien », mais surtout… communiste.
08 Nov 06:49

L’UE va favoriser l’arrivée de réfugiés homosexuels

by Marie -Madeleine Courtial

La Cour de Justice de l’Union européenne a ouvert la porte à une reconnaissance accrue des demandeurs d’asile homosexuels. Dans un arrêt rendu jeudi, elle établit que les homosexuels peuvent être considérés comme formant un « certain groupe social » au sens d’une directive sur les conditions minimales pour prétendre au statut de réfugié. Selon la Cour, « l’existence d’une législation pénale qui vise spécifiquement les personnes homosexuelles permet de constater que ces personnes constituent un groupe à part, perçu par la société environnante comme étant différent ». Cela ne signifie pas qu’ils doivent se voir accorder l’asile automatiquement. « Pour qu’une violation des droits fondamentaux constitue une persécution au sens de la convention de Genève, elle doit atteindre un certain niveau de gravité », soulignent les juges.

Ils précisent que « la seule existence d’une législation pénalisant des actes homosexuels ne saurait être considérée comme une atteinte à ce point grave pour considérer qu’elle constitue une persécution au sens de la directive ». Mais « en revanche, une peine d’emprisonnement qui pénalise des actes homosexuels est susceptible, à elle seule, de constituer un (tel) acte de persécution ».

07 Nov 15:25

La SSR relève l'âge de la retraite des cadres

Le conseil d'administration de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) a décidé de relever l'âge de la retraite pour les cadres de 62 à 65 ans.

Les cadres de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) travailleront plus longtemps. Le conseil d'administration de l'entreprise a décidé de relever l'âge ordinaire de la retraite pour les cadres de 62 à 65 ans. Dans le cadre d'une entente réciproque, la poursuite de l'activité reste possible jusqu'à l'âge de 70 ans.

Le comité de direction et le conseil d'administration se sont attelés à cette thématique il y a un an et demi, écrit la SSR jeudi dans un communiqué.

Le premier a chargé un groupe de travail, composé entre autres de représentants de l'association des cadres, d'élaborer la nouvelle réglementation. Sur proposition du comité de direction, celle-ci a été adoptée par le conseil d'administration.

07 Nov 12:48

Refus de célébrer les mariages gay : la mairie de Fontgombault invoque "la loi naturelle supérieure"

by salome.devera@huffingtonpost.fr (Salomé de Véra)
MARIAGE POUR TOUS - Alors que l'Illinois est devenu le 15ème Etat américain à autoriser le mariage homosexuel ce mercredi, la France est de nouveau le théâtre de divergences au sujet de la loi Taubira.
Selon la Nouvelle République du Centre, le conseil municipal de Fontgombault, dans l'Indre, refuse catégoriquement de procéder au mariage de personnes de même sexe.

Le maire du village de 272 habitants, ses adjoints et tous ses conseillers ont affirmé dans une délibération prise le 24 octobre qu'ils démissionneraient s'ils y étaient contraint en argumentant qu'il existe une "loi naturelle supérieure aux lois humaines".
Certains habitants de Fontgombault ont eu le déplaisir de lire ces lignes, arrivés au paragraphe VIII du compte rendu mensuel de la dernière réunion municipale:

"Considérant qu'il existe une loi naturelle, supérieure aux lois humaines, d'après laquelle depuis les origines du monde aucune union n'a été célébrée officiellement entre deux personnes du même sexe au titre d'un "mariage" pour la raison que ces personnes, quelle que soit leur dignité d'être humain qu'il y a eu lieu de reconnaître par ailleurs, sont radicalement incapables de procréer un être humain qui soit issu de cette union et par conséquent de l'éduquer à titre de parents dans l'altérité et la complémentarité, qu'il ne peut donc s'agir d'établir entre eux aucun véritable "mariage".

Après en avoir délibéré,

Décide que le Maire et ses Adjoints ainsi que tous les Conseillers qui ont voté cette délibération à bulletins secrets démissionneront de leurs fonctions de Conseillers Municipaux dans le cas où ils seraient contraint de procéder à un tel acte de mariage qu'ils désapprouvent formellement."


Cette délibération a été adoptée par 7 conseillers sur dix (deux abstentions, un contre). Ces trois personnes pourront donc célébrer une union homosexuelle à condition que le maire, Jacques Tissier, leur délègue son pouvoir.

La laïcité mise à rude épreuve

Le terme de "loi naturelle" se réfère explicitement à la religion catholique, à laquelle Jacques Tissier n'a jamais caché une appartenance pour le moins rigide. Elle traduit la conviction que seule l'union hétérosexuelle est fondamentalement bonne.

Si le 18 octobre dernier le Conseil Constitutionnel écartait la question de la clause de conscience des maires en la déclarant non-conforme "aux fonctions de l'officier de l'état civil", cette décision n'empêche visiblement pas la mairie de Fontgombault de s'affranchir de ses obligations laïques. Dans un communiqué publié le 3 janvier 2013, Jacques Tissier expliquait "préférer obéir à Dieu, plutôt qu'aux hommes, quand les hommes se font les ennemis de Dieu".

En septembre 2012, la maire du village de Fontgombault avait déjà fait polémique en déclarant "Hors de question de marier les pédés".
Deux ans plus tôt, au mépris de la laïcité républicaine, il avait appelé ses administrés à prier pour les victimes du séisme en Haïti, prononçant, devant une partie de l'assemblée pantoise, un "Notre Père" et un "Je vous salue Marie".

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