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«Evitons les pièges du ‘racisme anti-Blancs’»
Tribune d’Emmanuel Debono (historien) dans le Monde.
Rien ne serait plus dommageable pour notre démocratie qu’un cadre de réflexion où la souffrance des uns serait systématiquement relativisée, contrebalancée ou niée par celle des autres.
La question du racisme anti-Blancs, qui a brutalement resurgi depuis quelques années, ne doit rien au hasard. Elle révèle de multiples pièges et chausse-trappes. […] Celui qui s’interroge sur la pertinence actuelle de la notion est plutôt désarmé puisqu’il n’a le choix qu’entre quelques rares articles d’opinion, dont certains en ont condamné totalement la validité, et de courts essais produits par des militants extrémistes de droite. […]
Il est pourtant intéressant d’analyser le fond commun d’une accusation qui a toujours émergé au moment où semblait s’enclencher, au sein des sociétés coloniales et postcoloniales, un processus de renversement des rapports de force, les dominants sentant se dérober sous eux les assises de leur statut.
Dans le contexte actuel, il est frappant de voir à quel point les franges politiques extrémistes tentent, non de l’ajouter à l’éventail des racismes existants, mais de le substituer aux racismes traditionnels qui prennent pour cible les communautés noires et maghrébines. Ici encore, la stratégie politique cherche à court-circuiter une analyse qui ne devrait pas oublier de procéder avec ordre et méthode. […]
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La violence chez les personnes homosexuelles
Les lecteurs du Salon Beige sont formidables. Suite à la question posée à la fin de ce post, un lecteur m'informe que des études sur la violence chez les personnes homosexuelles existent déjà. Ce lecteur a traduit en français le chapitre 3 du livre Stand for the Family, de Sharon Slater, présidente de l'ONG, Family Watch International. Ce chapitre (pdf 11 pages) traite de la question de l'homosexualité. Il est très documenté. Extrait de cette traduction :
"Par rapport aux hommes hétérosexuels, les hommes qui s'engage dans un comportement
homosexuel:
- font l'expérience d'un taux significativement plus élevé de violence domestique avec leurs partenaires,
- sont jusqu'à sept fois plus susceptibles de tenter de se suicider,
- ont une espérance de vie inférieure de 20 à 30 ans,
- ont une incidence du VIH / SIDA jusqu'à 430 fois plus élevé,
- ont un taux trois fois plus élevé de dépendances aux drogues et à l'alcool,
- vivent beaucoup plus dans la promiscuité, et très peu restent fidèles,
- sont deux fois plus susceptibles d'avoir une MST,
- sont beaucoup plus susceptibles de s'engager dans la pédophilie,
- sont beaucoup plus susceptibles de souffrir de maladies ou de troubles mentaux et
émotionnels,- sont à risque plus élevé de s'automutilation.
Comparés aux jeunes hétérosexuels les jeunes qui s'engagent dans des comportements homosexuels:
- courent un risque accru de souffrir de dépression majeure et du trouble d'anxiété généralisée,
- sont associés à plus de problèmes scolaires ou de fugue,
- sont plus susceptibles de tenter de se suicider,
- expérimentent un taux beaucoup plus élevé d'alcoolisme,
- sont plus susceptibles de s'engager dans la toxicomanie,
- sont plus susceptibles de s'engager dans des comportements sexuels à risque.
Comparées aux femmes hétérosexuelles, les femmes lesbiennes:
- sont significativement plus susceptibles d'être victimes de violence conjugale,
- expérimentent un taux beaucoup plus élevé de contrainte sexuelle par leur partenaire,
- sont plus susceptibles de consommer des drogues et de l'alcool,
- ont un risque significativement plus élevé de développer un trouble d'anxiété généralisée,
- sont deux fois plus susceptibles de tenter de se suicider
- sont plus à risque de cancer du sein,
- sont à risque plus élevé de s'automutilation."
Pour Copé, la montée du racisme est un écran de fumée du PS
Libération victime du « sentiment d’insécurité »
« Qu’on se le dise une fois pour toute : la pseudo « montée de l’insécurité » est un fantasme, sans doute bien utile en période électorale, mais il n’est qu’un fantasme » écrivait ce chronique judiciaire, ajoutant son écho à la chorale des idéologues qui refusent aux simples citoyens le droit de décrire cette réalité qui détruit leur modèle imposé. « La vérité des chiffres, c’est que la criminalité est au niveau d’il y a trente ans, et qu’elle est même en forte baisse depuis le début des années 2000. »
Ouf ! A Libé, ils vont être ravis d’apprendre « que la criminalité est au niveau d’il y a trente ans », et que leur sentiment d’insécurité est un fantasme des classes populaires.
Je distingue, dans mon propos, bien entendu deux choses : le lavage des cerveaux façon Russie soviétique asséné à longueur de temps par une intelligentsia drapée dans sa détestation du petit peuple, et ce qui n’a rien à voir, le drame vécu par ce jeune journaliste malheureusement atteint à la poitrine lors de l’agression d’hier chez Libération, et à qui je souhaite un rétablissement rapide.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.
11:05 h. Le wifi permet aux CFF et à CarPostal d'obtenir les données des utilisateurs
Tirs à Libération: ce n'est pas la première fois que le quotidien est visé
Des quotas de femmes dans les conseils de surveillance des entreprises allemandes
En France la presse écrite tombe en ruines
Michel Garroté, réd en chef –- Les quotidiens et les hebdomadaires français se cassent la figure. Entre 2007 et 2012, leur chiffre d’affaires cumulé a reculé de -30%. L’année 2013 verra encore baisser fortement les ventes. Avec une baisse de -14% les six premiers mois, on s’attend au pire d’ici la fin de l’année.
« L’Express » (gauche) et « Le Nouvel Observateur » (extrême-gauche) sont en train de passer sous la barre symbolique des 50.000 exemplaires vendus en kiosque. Tous les hebdomadaires voient leurs ventes reculer sauf « Valeurs actuelles » (droite) qui enregistre une progression de +63% de ses ventes sur les six premiers mois de l’année 2013.
Quant aux quotidiens français, ils affichent sur les 9 premiers mois de 2013 un recul de -7% en moyenne. Hormis La Croix (chrétien de gauche), tous les titres sont en recul, le plus touché étant Libération, qui prévoit des résultats déficitaires de plus d’un million d’euros pour cette année 2013.
Le recul sur les 9 premiers mois de 2013, est de -16,5% pour Libération dont une chute de -29,5% pour ses ventes en kiosque, à 102.221 exemplaires. -3,7% pour Le Figaro, dont -10% en kiosque, à 312.933 exemplaires. -5,1% pour Le Monde, dont -17,5% en kiosque, à 275.132 exemplaires. -9,7% pour le Parisien, dont -18% en kiosque, à 250.725 exemplaires. -11,1% pour Aujourd’hui en France, dont -12,1% en kiosque, à 165.142 exemplaires. -11,03% pour l’Equipe, dont -15,4% en kiosque, à 251.495 exemplaires. -1,4% pour les Echos, dont -13,9% en kiosque, à 122.012 exemplaires.
Le Monde vendu à 275.132 exemplaires et Libération vendu à 102.221 exemplaires, cela signifie, concrètement, dans un pays de plus de 60 millions d’habitants, que ces deux quotidiens ne font plus partie de la presse nationale et qu’ils ne sont plus que de petits journaux parisiens lus par la classe politique et quelques fonctionnaires. C’est une excellente nouvelle pour les blogues en général et pour dreuz.info en particulier.
Reproduction autorisée avec mention :
© Michel Garroté réd en chef www.dreuz.info
Une vidéo exceptionnelle : la fabrication d’une agression contre un groupe de musulmans
Dans cette vidéo exceptionnelle, le Hamas enseigne à des figurants Frères musulmans comment se comporter dans les manifestations afin d’être filmés par les médias étrangers et semer la confusion dans l’opinion publique sur la réalité des faits.
On retrouve ici la même ambiance que les reportages filmés à Gaza, les mêmes jeux d’acteurs que pour l’affaire du meurtre bidon de l’enfant al Dura, que France 2 a fait passer pour vrai, et qui a embrasé le Moyen Orient à l’époque.
La chaîne française n’a jamais, malgré les preuves accablantes et les démonstrations nombreuses, y compris celles de la télévision allemande ARD et les travaux d’analyse de Philippe Karsenty, voulu reconnaître sa faute, et celle de son journaliste, Charles Enderlin, qui avait pourtant reconnu, dans une interview du journal Haaretz, ne pas avoir respecté les élémentaires démarches de prudence afin de recouper les faits que lui avait rapporté son caméraman.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.
Christiane Taubira : la une de Minute une imposture? Le dessinateur est son ami
La couverture de « Minute » contre Taubira fait « vomir » le PS.
Vraiment…. ?
Elle fait peut-être rire Christiane Taubira (à gauche sur la photo) et David Miege (à droite sur la photo), qui ont peut-être – le futur nous le dira, organisé à la demande du PS une opération de diversion.
Voici la page 2 de Minute :
Ci dessous, quelques raisons qui laissent supposer qu’il s’est agi d’une opération d’enfumage. Ce sont les préceptes de deux théoriciens de la subversion : Saül Alinsky, agitateur professionnel et maître à penser de Barack Obama, et Noam Chomsky, dont voici en 10 points la stratégie de manipulation des masses (selon actuwiki.fr).
1/ La stratégie de la distraction
« Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » (Armes silencieuses pour guerres tranquilles- Noam Chomsky)
—> Les problèmes importants, nous les connaissons. La grogne monte. La note de la France vient d’être dégradée. Les bonnets rouges sont dans les rues, et les préfets sont très inquiets. Les radars brûlent. Et la cote de confiance de François Hollande est tombée à 15% : il fallait trouver une distraction.
2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
« Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. »
—> Vous avez remarqué à quelle vitesse les médias ont fait feu de tous bois et ont fabriqué une histoire à partir de rien. Lorsque dans la foule, un Français hurlait « Casse-toi pauvvre con » à Nicolas Sarkozy, ils se sont joints à la curée, et je n’ai pas souvenir d’avoir lu les donneurs de leçons exiger que la présidence soit drapée du respect qu’exige Christiane Taubira eu égard à sa fonction. Ainsi donc l’insulte de guenon aurait servi de prétexte à créer le problème – ce qui explique le retard au démarrage – le temps pour organiser l’opération – observé dans cette « affaire ».
3/ La stratégie de la dégradation
« Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. »
4/ La stratégie du différé
« Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu. »
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
«Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans». (Armes silencieuses pour guerres tranquilles)
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
« Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements… »
—> Le racisme était le sujet idéal pour ralier l’ensemble de la population à l’idée que le gouvernement est victime d’un acharnement des « xénophobes ».
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
«La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures ». (Armes silencieuses pour guerres tranquilles)
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
« Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte… »
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
« Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts.
Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution … »
10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
« Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. »
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.
Source : http://actuwiki.fr/culture/34947/
En Suisse, les juifs s’étaient défendus
La Suisse ne veut plus se laisser faire
L'UE oblige la Suisse à revoir son droit d'asile
Kadhafi fournissait les Frères musulmans d’armes
Pour Éric Zemmour, les antiracistes ont racialisé le discours

16/11/2013 – 10h30 PARIS (NOVOpress) – L’émission Ça se dispute du 15 novembre 2013 était consacré au thème suivant : “Insultes racistes contre Taubira : ambiance “années 30″ ?”. Éric Zemmour rappelle que c’est la machine de guerre antiraciste qui a notamment “racialisé le discours”. À partir du moment où on vous dit : C’est [...]
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La déculturation en action
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Haute-Savoie : le préfet et deux policiers de la BAC agressés
"L'affaire Taubira" rappelle des souvenirs à Jean-Marie Le Pen
Climato-sceptiques: les dessous de la machine à fabriquer du doute
En pleine conférence de l'ONU sur le climat, le climato-scepticisme continue d'être une machine de propagande très efficace, soutenue par l'industrie et organisée autour des think tanks conservateurs et néo-libéraux.
Le 11 novembre, alors que s’ouvrait à Varsovie la 19e conférence de l’ONU sur le climat, David Rothbard, président du Committee for a constructive tomorrow (
Racisme : les Blancs, éternels coupables…
Grand Conseil: pas d'apéro du WWF pour l'UDC
En pleine session, le groupe UDC, par la voix du député Charles Clerc, a décliné sèchement l'invitation à l'apéritif dînatoire servi par le WWF dans la salle des pas perdus du Grand Conseil valaisan.
Le rejet massif, par 101 voix contre 17 et 1 abstention, d’une motion de l’AdG demandant de revoir la loi d’application sur l’aménagement du territoire a été occulté par une parenthèse pour le moins virulente du député UDC Charles Clerc.
Alors qu’il avait la parole, l’élu a fustigé l’organisation environnementale qui préparait l’apéritif dînatoire de ce vendredi dans la salle des pas perdus du Grand Conseil. «Nous les remercions de leur invitation mais nous la déclinons. Nous ne pouvons pas nous mettre à table avec ce groupe qui privilégie la destruction des zones agricoles au profit de moustiques et qui fixent des exigences irréalistes à l’encontre de notre politique de défense du canton», a-t-il ajouté.
Une seconde salve de ce même groupe, venant du député Eric Jacquod, est intervenue lors du débat sur l’état général des barrages. «On oublie que le principal surcoût pour faire l’audit de ces installations sont imposés par des organisations comme celle qui se trouve juste à côté, dans la salle des pas perdus», a-t-il déclaré.
La présidente du Grand Conseil, Marcelle Monnet-Terrettaz a regretté cette décision et «ce manque d’ouverture et de dialogue car ce sont les attitudes les plus nécessaires à notre société.»
Enquête. La faillite des donneurs de leçons
Du temps qu’elle officiait sur France Inter comme chroniqueuse, elle faisait figure de prophétesse des temps nouveaux. Télérama louait « son rire de combat et de résistance », le Nouvel Obs sa capacité à « faire passer le fond avant la forme ». Sophia Aram était l’avenir de l’humour français, celui qui dit le Bien et le Mal, décerne des brevets de correction politique (pour elle, les électeurs du FN sont des “gros cons”), joue l’arbitre des élégances morales, milite pour le mariage homosexuel (dont tous les opposants sont pour elle homophobes) ou contre le sexisme en un “comique militant” qui oublie la plupart du temps de faire rire. Bref, une sorte de mètre étalon de l’humour à injonction et de la bien-pensance officielle.
C’est dire que beaucoup, dans la caste humoristico-médiatique, se pourléchaient les babines de la perspective de la voir redresser les consciences forcément bancales de la France profonde, en prenant les rênes d’une émission d’access prime time, comme on dit, sur France 2. Le public de la tranche 18-19 heures — où la chaîne a confié depuis septembre à Sophia Aram le talk-show Jusqu’ici tout va bien —, ce ne sont pas les bobos qui composent l’essentiel des auditeurs de France Inter ou des lecteurs de Télérama : ce sont les ménagères de moins de 50 ans, cette France populaire et provinciale que Sophia Aram et ses homologues Nicolas Bedos ou Stéphane Guillon ont l’habitude de prendre de haut. Or la France profonde s’est vengée : l’audience de Jusqu’ici tout va bien s’est avérée catastrophique, emmenant France 2 en dessous de 3 % de parts de marché, obligeant la chaîne à diviser ses tarifs publicitaires par deux. Valse des chroniqueurs, remaniements de l’émission, rien n’a pu sauver ce Titanic du rire : les spectateurs vont en foule voir ailleurs si l’humour y est. À son corps défendant, Sophia Aram est devenue l’emblème du divorce entre cette caste médiatique qui l’encensait et le véritable état d’esprit du grand public. Et le symbole du peu de poids réel de ces donneurs de leçons qui prétendent faire la pluie et le beau temps dans l’opinion, sur un peuple qui n’en peut plus de se voir dicter d’en haut ce qu’il doit penser par des bobos qui ignorent tout de ce qu’il vit.
Pour des raisons très diverses, les temps sont durs pour les professeurs de morale. Grands inquisiteurs journalistiques, prompts à accuser les autres de bidouillages, Yann Barthès et l’équipe du Petit journal ont été convaincus à plusieurs reprises de manipulations.
Autre grand moralisateur, Yannick Noah — qui n’est plus qu’à la dixième place du classement 2013 du JDD des personnalités favorites des Français, à la tête duquel il a longtemps trôné — s’est vu accuser à l’automne d’esclavage par l’ancienne nounou de son fils.
Nicolas Bedos n’a lui non plus pas trop le vent en poupe. Placé en garde à vue...Lire la suite...
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Moralisme. Depuis des années, les faiseurs d’opinion essaient de culpabiliser les Français qui “pensent mal”. Mais le réel finit toujours par reprendre ses droits.





















