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Gironde : en 2025, « 49% des auteurs de délinquance sur la voie publique sont étrangers » selon le préfet
À l’occasion de ses vœux à la presse, vendredi, le préfet de la Gironde, Étienne Guyot, a dévoilé les premiers éléments du bilan sécurité 2025. Il annonce un renforcement de la lutte contre les étrangers placés sous OQTF, «parce qu’ils tombent parfois dans la délinquance».
« Nous allons tout faire pour que les OQTF partent, parce qu’ils tombent parfois dans la délinquance », s’est justifié le préfet, chiffre à l’appui : « 49 % des auteurs de délinquance sur la voie publique sont étrangers. »
Frères musulmans: A. Del Valle rapporte le cynisme et la naïveté de N. Sarkozy et son conseiller en 2005, “ils vont voter pour nous”, “ils vont calmer les banlieues”
Frères musulmans: A. Del Valle rapporte le cynisme et la naïveté de Sarkozy et son conseiller en 2005, "ils vont voter pour nous", "ils vont calmer les banlieues" pic.twitter.com/FFGV9Vd8Zz
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Émission intégrale
Espagne : le gouvernement valide une régularisation de 500 000 migrants sans vote du Congrès après un accord avec Podemos
Le gouvernement espagnol a conclu un accord avec Podemos pour lancer une régularisation extraordinaire de personnes migrantes présentes sur le territoire avant le 31 décembre 2025. L’annonce a été faite ce lundi par Irene Montero, candidate du parti aux prochaines élections, qui estime que la mesure pourrait concerner plus de 500 000 personnes.
La régularisation sera approuvée par le Conseil des ministres ce mardi et entrera en vigueur par décret royal, sans passage préalable au Congrès. Elle concernera les personnes capables de prouver au moins cinq mois de présence en Espagne, au moyen notamment d’un empadronamiento, d’un rapport médical, d’un contrat de location ou de justificatifs de services essentiels. L’admission à la procédure entraînera automatiquement une autorisation provisoire de résidence et de travail d’un an, ainsi que la suspension des procédures d’expulsion pour motifs administratifs.
Lors d’un acte intitulé Regularización con derechos, Irene Montero a déclaré :
« El racismo compañeros y compañeras se responde con derechos. (…) Nosotras damos papeles. Podemos ha conseguido un acuerdo con el PSOE para que el Gobierno apruebe de inmediato una regularización extraordinaria de personas migrantes. »
Cette régularisation vise à débloquer une initiative législative populaire soutenue par plus de 700 000 signatures, restée paralysée au Congrès en raison de divergences entre les partenaires de la majorité, notamment Junts et les formations de gauche. Le recours au décret permet au gouvernement de contourner ces blocages parlementaires.
États-Unis : JD Vance en tête des personnalités politiques les mieux perçues, selon un sondage Emerson
Le vice-président américain JD Vance apparaît comme la personnalité politique nationale bénéficiant du meilleur capital de sympathie dans un récent sondage publié par l’institut Emerson College. L’enquête, réalisée auprès d’électeurs américains, met en lumière un contraste net entre responsables républicains et démocrates en matière d’image publique. Selon ces données, 46 % des personnes interrogées déclarent […]
Ce « Général Antifa »de Minneapolis à la virilité variable
La gauche woke se pâme actuellement devant les émeutes qui touchent quelques quartiers de Minneapolis, principale ville du Minnesota, et qui ne concerne en vérité que quelques centaines d’activistes d’extrême-gauche dans une cité de plus de 400 000 personnes. Ces émeutes font suite à l’intervention de la police anti-immigration (ICE), service fédéral chargé d’expulser les […]
Comment Trump fait pression pour Marine Le Pen
La patronne du Rassemblement National joue son avenir politique dans son procès en appel. Elle est soutenue par la Maison-Blanche.
En pleine tourmente judiciaire, Marine Le Pen reçoit le soutien des Etats-Unis de Donald Trump. Image: keystone
La patronne du Rassemblement National joue son avenir politique dans son procès en appel. Elle est soutenue par la Maison-Blanche.
Stefan Brändle, Paris / ch media
C’est ce qu’a confirmé Magali Lafourcade, secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l'homme.
La juriste a été contactée au milieu de l’année dernière par deux représentants du département d’Etat américain envoyés par Trump en Europe. Christopher Anderson et Samuel Samson souhaitaient officiellement aborder la thématique de la défense des droits humains avec elle.
...(Lire sur https://www.watson.ch/fr )
Le drame du Constellation pourrait coûter un milliard: qui va payer?
Les prétentions civiles liées au drame du Constellation pourraient atteindre jusqu’à un milliard de francs, selon des experts cités par Le Nouvelliste.
L'enquête se poursuit pour déterminer les responsabilités de l'incendie meurtrier du 1ᵉʳ janvier. Image: watson/agences
Les prétentions civiles liées au drame du Constellation pourraient atteindre jusqu’à un milliard de francs, selon des experts cités par Le Nouvelliste.
Interrogé par Le Nouvelliste, Pascal Pichonnaz, professeur de droit privé à l’Université de Fribourg, juge cette estimation plausible. En s’appuyant sur les tables de capitalisation, il explique que:
L’essentiel de la facture concerne le dommage corporel. Selon Burga Martinelli, porte-parole de la Suva, les soins pour brûlures et la réadaptation peuvent s’étaler sur «plusieurs mois, voire plusieurs années». Une étude de 2015, citée par Le Nouvelliste, chiffre le coût médian d’un grand brûlé à 180 000 francs, certains cas dépassant le million en phase aiguë.
La Suva indiquait dans La Liberté que, lors d’événements comparables, les frais de traitement varient entre 650 000 et 1,6 million de francs par personne. Ceci rapproche l’addition globale des 180 millions pour les blessés graves.
(Lire sur https://www.watson.ch/fr )
L'Union des femmes, du parti démocrate-chrétien CDU, souhaite la disparition du niqab et de la burqa de l'espace public.
Allemagne. L'Union des femmes, du parti démocrate-chrétien CDU, souhaite la disparition du niqab et de la burqa de l'espace public. Lors du congrès fédéral de la CDU, fin février, l'organisation entend faire adopter une interdiction générale du voile intégral.
Nigel Farage : "Le Royaume-Uni quittera la Cour européenne des droits de l’homme et se retirera de la juridiction de la Cour pénale internationale."

Royaume-Uni. Si Reform UK arrive au pouvoir, le Royaume-Uni quittera la Cour européenne des droits de l’homme et se retirera de la juridiction de la Cour pénale internationale, afin que les juges étrangers ne puissent plus persécuter l’armée britannique.
Immigration : le MCC plaide pour une reprise en main nationale face à l’échec du système européen
Alors que l’ordre international hérité de l’après-guerre montre des signes de désagrégation accélérée, la question migratoire s’impose de nouveau comme l’un des points de rupture majeurs pour les sociétés européennes. Longtemps présentée comme un défi administratif ou un horizon moral indépassable, l’immigration illégale et de masse apparaît désormais, pour un nombre croissant de juristes et […]
Le gouvernement Trump justifie la mort d'un homme à Minneapolis
Aux États-Unis, Donald Trump et son gouvernement ont défendu dimanche les actions d'agents fédéraux intervenus la veille à Minneapolis. Ils ont tué par balle un infirmier, provoquant l'indignation dans l'opposition démocrate.
Aux États-Unis, Donald Trump et son gouvernement ont défendu dimanche les actions d'agents fédéraux intervenus la veille à Minneapolis. Ils ont tué par balle un infirmier, provoquant l'indignation dans l'opposition démocrate.
Keystone
Son décès vient aggraver une situation déjà tendue depuis celui de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier par un agent de l'ICE à Minneapolis déjà.
Cette métropole du Minnesota est secouée depuis plusieurs semaines par un mouvement de protestation contre la présence de l'ICE.
Comme il l'avait fait après la mort de Renee Good, le gouvernement Trump a immédiatement rejeté la faute sur Alex Pretti. La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem l'a notamment accusée de «terrorisme». Il s'apprêtait selon elle à mettre en danger les agents avec un pistolet dont les autorités ont publié une image.
...(Lire sur https://www.watson.ch/fr )
Ce que les téléphones des Moretti pourraient révéler
Saisis tardivement, les téléphones portables des deux propriétaires du bar Le Constellation pourraient contenir des informations cruciales quant aux accusations qui les accablent.
Jacques et Jessica Moretti sont présumés innocents. Image: watson/keystone
Saisis tardivement, les téléphones portables des deux propriétaires du bar Le Constellation pourraient contenir des informations cruciales quant aux accusations qui les accablent.
Désormais, c'est pour l'enquête que ces appareils pourraient s'avérer précieux, s'agissant autant de ceux des victimes que des prévenus. Dans le cas de Jacques et Jessica Moretti, propriétaires du bar, on apprenait récemment qu'ils avaient été autorisés à emporter leurs téléphones après leur premier interrogatoire suivant l'incendie.
Ce n'est que huit jours plus tard qu'ils ont été saisis. Une confiscation tardive qui avait étonné et irrité nombre d'observateurs.
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Drame de Crans-Montana: L'argent pour la caution de Jacques Moretti proviendrait de Dubaï
Poursuivi par la police, il emboutit trois voitures à Montchoisi
Terres de Mission n°444 - Succès de la Marche pour la vie
Terres de Mission reçoit Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la Marche pour la vie, pour tirer un bilan de cette manifestation qui avait lieu derrière les Invalides le 18 janvier 2026 et pour évoquer la mobilisation contre la loi sur l'euthanasie.
Puis Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture. Tout d'abord, l'opuscule de Francis Jubert : "L'eugénisme qui vient" (Presses de la Délivrance, qui évoque précisément les soubassements anthropologiques de cette loi sur l'euthanasie. Mais aussi "Dieu sauveur - Christologie avec Thomas d'Aquin" du P. Philippe-Marie Margelidon (Saint-Léger); "Faire l'expérience du Christ", textes inédits du cardinal Robert Prévost devenu Léon XIV et réunis par Artège ; "Le mois du Sacré Cœur au jour le jour" de l'abbé Troadec (Via Romana); "La revanche des brigands", 3e volume des "Fabuleuses aventures de Jean et Henri" de Grégory Soodts (Téqui) ; "Adieu à César ?", essais sur la théologie politique réunis par Jean-Noël Dumont et Vincent Aubin (Peuple Libre); et enfin "Quatre chemins vers le cœur" du Fr Jean-Raphaël Walker (Ed. du Carmel).
Les Conversation de Paul-Marie Coûteaux avec Eric Branca n°75 (2ème partie) : Ami Américain ou Ennemi Etats-unien ?
Longtemps directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, Eric Branca, qui juge que la bataille de l’Histoire est la mère de toutes les batailles idéologiques, construit depuis quinze ans une œuvre prodigieuse, revisitant l’Histoire du XXIème siècle sans aucun des tabous qui trompent nos regards, loin des contraintes et des dogmes qui balisent tout carrière universitaire. Son ouvrage le plus connu à ce jour "L’Ami américain", sans cesse réédité depuis sa parution en 2017, s’attaque à un mythe aussi trompeur qu’il est puissant, celui du grand allié "américain" (en fait états-unien) bienveillant et protecteur. Consacrant de longues années à dépouiller les archives de nos service secrets et de nos centres décisionnaires de la IVème et Vème République, mais aussi celles des différentes bibliothèques et services de renseignement d’outre-Atlantique, ainsi qu'une multitude d'archives privées jusqu’alors mal connues (de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d’Algérie, de mai 68 notamment), il trace le portrait d’une "administration américaine" acharnée à contenir, contrôler ou détruire les piliers de la puissance française, au point de dire que "nuire à la France est une boussole constante de la politique de Washington". A l’écouter de près, se pose une question : Les Etats-Unis sont-ils des alliés, des adversaires ou des ennemis ?
Blanchiment : selon une étude, près d’un kebab sur deux présente des signaux d’alerte
Marchin (Bel) : estimant l’aide sociale insuffisante, un homme menace de décapiter le bourgmestre (maire) et de commettre un attentat à la kalachnikov dans la commune.
En janvier 2023, un homme de 44 ans débarque au CPAS (aides sociales) de Marchin pour alerter sur sa situation. Il espère recevoir de l’aide rapidement, mais conformément à la procédure, le personnel de l’Action Sociale renvoie alors l’homme vers les démarches administratives habituelles pour que son dossier soit traité.
La réponse n’aurait pas satisfait le Marchinois qui s’énerve violemment. Il menace de commettre un attentat à la kalachnikov dans la commune et de couper la tête du bourgmestre, Adrien Carlozzi !
…
Un fait malheureusement pas vraiment isolé. « Cela ne va jamais aussi loin d’habitude, mais ce n’était pas la première fois que nous faisions face à quelqu’un en colère. … J’ai cependant peur que les réformes du gouvernement n’amplifient ces réactions », continue Stéphanie Bayers, ancienne présidente du CPAS.
Après un rapport de SOS Racisme, Aurore Bergé annonce une formation obligatoire pour les agents immobiliers : des entreprises privées dirigées par d’ex-cadres de l’association vont-ils la dispenser ? (MàJ)
06/03/26
Les préjugés empruntent parfois des chemins surprenants. Lorsqu’un agent immobilier a raconté pour la première fois cette anecdote à Etienne Allais, dirigeant de la société Entre Autres, qui dispense des formations à la non-discrimination dans les entreprises, il a cru à une blague : « Un propriétaire qui cherchait à louer son bien avait formulé la demande suivante : “Pas de blonde, ça attire les Noirs”. Je me suis dit que cet agent était tombé sur le champion olympique des a priori absurdes, mais non. Au cours de mes formations suivantes, plusieurs agents ont témoigné de demandes similaires en avançant les mêmes arguments. » Le tout, sans aucune précaution de langage.
(…) Premier motif invoqué pour motiver cette exigence discriminatoire interdite par la loi : les personnes originaires d’Afrique du Nord ou d’Afrique subsaharienne seraient de mauvais payeurs. Or, insiste Etienne Allais (par ailleurs membre du conseil national du Parti socialiste), « personne n’a jamais établi de lien de causalité entre impayés et origines, jamais ! ».
Le Monde
Page linkedin d’Etienne Allais :

En lisant un article du Monde, je découvre Étienne Allais. En regardant son profil LinkedIn, je vois qu’il est engagé à SOS Racisme tout en dirigeant une société qui propose des formations sur les discriminations. La combinaison dénonciation / conseil aux entreprises dénoncées… pic.twitter.com/WTqTpdGEJ2
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) March 6, 2026
25/01/26
Dans un rapport choc ― fruit d’un testing mené par SOS Racisme ― que nous dévoilons en exclusivité, presque une agence immobilière sur deux (48,48 %) accepte directement de discriminer ou est complice de discrimination.
L’association a contacté 198 structures rattachées aux grandes enseignes du secteur, en se faisant passer pour un détenteur de biens à la recherche d’une agence susceptible d’en assurer la mise en location. Avec un critère impératif : ne sélectionner que des profils « de type européen », à cause des désagréments causés par « le bruit et l’odeur » de locataires issus « d’une autre culture ». (…)
Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations, annonce la mise en place d’une formation obligatoire pour tous les agents immobiliers. Car actuellement, seuls les détenteurs d’une carte professionnelle y sont tenus. Elle donne aussi les détails du testing géant que l’État lance pour analyser les discriminations en place sur le marché de l’emploi.
« Quel que soit son fondement ― l’origine, le sexe, la religion ― la discrimination est illégale, il faut le rappeler ! Le rapport de SOS Racisme montre que le chemin est encore long, mais je salue ceux qui veulent changer les choses, comme la FNAIM, qui s’est engagée dans un processus puissant avec, justement, SOS Racisme, pour enrayer le phénomène.
Il faut aller plus loin. Dans les toutes prochaines semaines, avec le ministre du Logement (Vincent Jeanbrun), nous allons signer un décret rendant obligatoire une formation sur le sujet des discriminations pour tous les agents immobiliers (elle est obligatoire pour les détenteurs de carte professionnelle, soit moins de la moitié des agents).
La formation continue facultative actuelle est insuffisante, car seuls ceux qui sont déjà convaincus s’en emparent. L’objectif est simple : inculquer l’idée que l’on doit choisir un locataire uniquement en fonction de critères objectifs ― comme la solvabilité ― et non pas en fonction de ses origines, de son sexe ou de sa religion supposée. C’est illégal. » (…)
Pornographie en ligne : comment l’Union européenne empêche les États de protéger efficacement les mineurs
La Suisse risque-t-elle de subir le même sort?: La moitié des avions F-35 sont cloués au sol aux Etats-Unis
Allemagne : vers un État de surveillance numérique généralisée ?
L’Allemagne s’apprête à franchir un seuil inédit dans l’histoire récente des démocraties européennes. Un projet de loi en préparation à la chancellerie prévoit une extension massive des pouvoirs de surveillance du renseignement extérieur allemand, au nom de la cybersécurité et de la lutte contre les menaces numériques. En réalité, ce texte pourrait bien acter une rupture profonde […]
Marguerite Stern : « Nommer le réel m’a fait changer de camp »
Valeurs actuelles. À qui s’adresse cet ouvrage ?
Marguerite Stern. Ce livre, je l’ai d’abord écrit pour moi. J’avais besoin de retracer cette transition politique, de démêler ma pensée jusqu’au bout, d’aller au clair avec mes idées, mais aussi avec mes doutes. L’écriture a été, pour moi, un travail d’éclaircissement mental.
Puis je l’ai écrit en pensant particulièrement à des gens de droite. J’aimerais qu’ils comprennent quel est le paradigme d’une personne de gauche, comment on y entre, pourquoi on s’y installe, pourquoi il est si difficile d’en sortir et peut-être aussi pourquoi, aujourd’hui, certaines femmes y restent longtemps.
J’ai également tenté, peut-être vainement, de m’adresser aux gens de gauche. Leur faire comprendre pourquoi je suis passée à droite. On me résume facilement par des étiquettes infamantes : « facho », « raciste », « folle ». Or la réalité est plus complexe. Il y a une logique, un cheminement. Et je sens qu’il existe aujourd’hui un public de personnes qui doutent. Je reçois de nombreux messages qui vont dans ce sens, y compris de féministes. Il y a un mouvement de droitisation massif dans la société française et je pense qu’il pèsera électoralement.
Il y a un mouvement de droitisation massif dans la société française et je pense qu’il pèsera électoralement.
À ceux qui se disent : « Je commence à avoir des pensées inacceptables », j’ai envie de répondre qu’il n’y a pas de pensée inacceptable. Faites votre chemin. Autorisez-vous toutes les questions. Décomplexez-vous.
Quand on lit votre parcours, on se dit que vous êtes allée très loin. Vous avez été Femen, fait de la prison en Tunisie, aidé des migrants dans la jungle de Calais et dans des foyers. Comment s’est opérée votre transition politique ? Était-ce un long cheminement ou une rupture brutale ?
C’est une question si vaste que j’en ai fait un livre. Il faut d’abord préciser que mon passage à droite s’est fait par adhésion pleine et entière. Je ne veux pas qu’on pense que j’ai basculé parce que j’aurais été harcelée par la gauche et que je me serais réfugiée dans le camp qui voulait bien m’accueillir.
Comment cela est-il arrivé ? Dans un premier temps, grâce à Dora Moutot, avec qui j’ai coécrit Transmania (Magnus, 2024), je me suis autorisée à parler à tout le monde, quel que soit le camp politique. J’ai donc commencé à consulter des contenus de droite, chose que je n’avais jamais osé faire auparavant.
Je me suis alors rendu compte que les arguments développés par la droite sur la question de l’immigration étaient comparables à ceux que j’avais moi-même élaborés contre l’idéologie transgenre. Dans ces deux systèmes de pensée, on retrouve un refus des limites, des frontières, de la matérialité, une volonté de déconstruire sans fin, ainsi qu’un culte des minorités au détriment du bien commun. Tout cela a fait système dans mon esprit et je suis devenue conservatrice.
Mais c’est plus complexe encore. Si je raconte mon enfance, mon adolescence, tout ce qui précède, c’est parce qu’il existait un terrain préexistant, des dispositions sur lesquelles ce basculement a pu s’appuyer.
Vous expliquez que vous avez commencé à consulter des contenus de droite très tardivement. Était-ce quelque chose que vous vous interdisiez lorsque vous étiez de gauche ?
Oui. En réalité, je ne m’étais jamais réellement intéressée à ce qu’est la droite. Lorsque j’étais chez les Femen, nous menions des actions contre le FN puis le RN. Pourtant, je le confesse, je n’avais jamais lu un seul de leurs programmes.
À gauche, il existe un mantra : « On ne discute pas avec l’extrême droite. » Et si l’on ne discute pas, on n’écoute pas non plus. À droite, au contraire, il y a davantage cette culture qui consiste à écouter l’adversaire pour le comprendre et mieux le contredire.
En devenant de droite, puis en écrivant ce livre, vous avez relu votre passé. Certaines choses vous ont-elles frappée ?
Oui, et cela a été violent. Pour certaines réalités, comme le harcèlement de rue dans certains quartiers, je voyais bien ce qui se passait, même si je ne le traduisais pas immédiatement en termes politiques. Je raconte d’ailleurs que je regardais déjà Zemmour à l’époque de On n’est pas couchés, en me disant : « C’est la seule personne qui décrit ce que je vis. » Et aussitôt après, je me persuadais qu’il était incorrect de penser cela.
Lorsque j’ai réellement pris la mesure de certaines violences, pas seulement les violences criminelles mais aussi ce que j’appelle la violence civilisationnelle, j’ai eu l’impression que tout me revenait comme un boomerang.
Lorsque j’ai réellement pris la mesure de certaines violences, pas seulement les violences criminelles mais aussi ce que j’appelle la violence civilisationnelle, j’ai eu l’impression que tout me revenait comme un boomerang. Comme si toutes les émotions que je m’étais interdites, par bien-pensance ou par dissociation, revenaient d’un seul coup, brutes, non digérées.
Quand on n’a pas fait ce processus de manière progressive, les émotions ne viennent pas en flux, elles arrivent en bloc. Et c’est une claque.
Vous parlez justement d’une longue période de dissociation.
Face à la violence, le psychisme a plusieurs réponses possibles : le combat, la fuite ou la sidération. Le combat, pour moi, est une stratégie que l’on retrouve davantage à droite. On nomme, on s’oppose, on frappe politiquement. La fuite est également très présente : partir, s’expatrier, déménager, se mettre à l’écart. Et puis il y a la sidération, cette forme d’inhibition où l’on se fige, où l’on continue à s’exposer à des situations violentes sans les traiter, parce que le psychisme cherche avant tout à survivre. J’ai longtemps été dans cette sidération et cette dissociation. Nommer le réel m’a fait changer de camp.
Vous revenez sur votre expérience dans des cercles féministes et vous affirmez que ces milieux confondent souvent militantisme et thérapie. Pourquoi ?
Le féminisme a beaucoup évolué. À l’époque de Femen, il n’y avait pas cette ambiance de groupes de parole autour du trauma ou de misandrie permanente. C’était parfois conflictuel, mais globalement sain.
Le militantisme n’est pas un cabinet thérapeutique. Il peut même aggraver les choses par contagion émotionnelle, surenchère, haine.
Plus tard, à l’époque des collages contre les féminicides, lorsque j’ai de nouveau fréquenté des milieux queer et des cercles féministes plus récents, j’ai vu autre chose. Des femmes détruites, et je l’ai été moi aussi. Je pense qu’une partie du problème tient à l’absence d’un accès réel à des soins psychiques adaptés. Beaucoup cherchent alors une forme de guérison dans le militantisme. Mais le militantisme n’est pas un cabinet thérapeutique. Il peut même aggraver les choses par contagion émotionnelle, surenchère, haine.
Je vais le dire frontalement : si l’on voulait réellement réduire certaines violences politiques, notamment à l’extrême gauche, il faudrait investir massivement dans la psychiatrie et la prise en charge du psychotraumatisme. Je le dis avec une pointe d’ironie, mais je le pense sincèrement.
Vous avez travaillé dans un foyer pour mineurs non accompagnés à Marseille et aidé des migrants dans la jungle de Calais. Est-il difficile de défendre une politique anti-immigration après une telle expérience ?
Non. Humainement, j’éprouve de la tendresse pour certains de ces mineurs que j’ai côtoyés. Je revois encore leurs visages. Il y a des jeunes que j’ai aimés, qui m’ont appris des choses. Les rapports humains étaient parfois plus simples avec eux, paradoxalement, qu’avec d’autres Français de ma génération.
Mais cette expérience ne change rien à ma conclusion : ils n’ont rien à faire ici. Et je veux que l’on sorte de ce réflexe qui consiste à penser que toute la droite hait ces personnes. Cela n’a rien à voir. On peut aimer des individus et refuser une politique.
Je pense que beaucoup ne sont pas heureux ici. L’écart culturel est trop important, trop enraciné. On ne peut pas accueillir en si grande quantité. En Afghanistan comme au Maghreb, la haine antifrançaise est très forte, profondément installée, difficile à déconstruire. Il existe aussi des rapports à la violence et à l’autorité qui ne sont pas les nôtres. Et parfois, nos dispositifs sociaux sont impuissants face à des trajectoires marquées par la guerre. C’est difficile à dire, mais je préfère être claire.
Les rives contraires, de Marguerite Stern, Magnus, 272 pages, 22 €.
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Paris : Khereddine est soupçonné d’avoir exploité la générosité de son logeur de 74 ans avant de le frapper jusqu’à le rendre aveugle
Un homme de 58 ans, prénommé Khereddine, est soupçonné d’avoir violemment agressé à plusieurs reprises son logeur de 74 ans, à Paris (XXe), au point que ce dernier aurait perdu l’usage de la vue. Mis en examen en juin pour violences sur personne vulnérable ayant entraîné une infirmité permanente et abus de faiblesse, le suspect a été placé en détention, confirmée mardi 20 janvier par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.
Selon l’enquête, les faits se seraient déroulés au cours de l’année 2025. Un médecin de la fondation Rothschild, spécialisée en ophtalmologie, a alerté le parquet après l’admission de la victime, frappée au visage, les yeux « fortement abîmés ». C’était la troisième venue aux urgences « dans des circonstances similaires », les soignants relevant aussi « de nombreuses ecchymoses » sur le corps. Interrogé, l’homme de 74 ans affirme subir la violence de celui qui partage son appartement.
Le 17 juin, les forces de l’ordre investissent le logement et interpellent le suspect, décrit comme ne payant plus le loyer, devenu agressif, et s’étant installé dans la chambre en obligeant le propriétaire à dormir sur le canapé. Les premières recherches indiquent qu’il serait « entièrement à la charge » du septuagénaire, qui aurait notamment réglé sa facture de téléphone, tandis que le mis en cause, se disant entrepreneur dans le bâtiment, « émarge au RSA ». À l’audience, le magistrat dénonce « une relation violente et une véritable emprise », en soulignant que des voisins évoquent « des injures, des insultes et des bruits de bagarre » provenant du logement.
En garde à vue puis à l’audience, Khereddine nie : « Je n’accepte pas les choses qui me sont reprochées, (…) je ne suis ni un criminel, ni un voyou, ni un trafiquant. Toutes les choses qui sont dites dans cette affaire sont des mensonges et c’est un coup monté. » Son avocate, Me Delphine Malapert, affirme que « le dossier ne fait pas la preuve de la culpabilité », avançant l’hypothèse de chutes liées à l’alcoolisme de la victime et évoquant une possible instrumentalisation par « une certaine Claudine » qui aurait voulu récupérer l’appartement. Elle indique aussi que son client aurait de graves problèmes de santé et annonce une demande d’expertise sur la compatibilité de son état avec la détention.
“Sous influence” : retour sur la prise d’otages de 2018 par un migrant marocain visant Cyprien, Squeezie, Norman et d’autres youtubeurs (MàJ)
24/01/26
12/06/18
Il s’agit d’un homme marocain de 26 ans, qui n’était pas connu des services spécialisés: il n’était pas fiché S, et ne figurait pas au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). A l’inverse son nom figure au TAJ, le fichier des antécédents judiciaires.
L’homme interpellé a été placé en garde à vue. Il s’agit d’un homme de 26 ans né au Maroc.
Le parquet de Paris ouvre une enquête pour enlèvement et séquestration, violences avec arme, et tentative d’homicide volontaire.https://t.co/Uj5T0gNhZC pic.twitter.com/ZuLjtGRBal
— franceinfo (@franceinfo) June 12, 2018
INFO BFMTV. Le preneur d'otage a évoqué pêle-mêle le 11 septembre, l'affaire Merah, Théo, Maélys. Revendications confuses
— Sarah-Lou Cohen-Bacri (@sarahloucohen) June 12, 2018
Prise d'otages: un habitant du quartier a assisté à l'assaut pic.twitter.com/IfOI893C65
— BFM (@BFMTV) June 12, 2018
https://twitter.com/azizzemouri1/status/1006549621261455360
https://twitter.com/azizzemouri1/status/1006551374031540224
Rue des Petites Écuries, un individu déclarant être armé d'une bombe et d'une arme de poing retient deux personnes en otages, dont une femme enceinte https://t.co/9mRyaeaB4L pic.twitter.com/F4Y3S7lhaP
— Le Parisien | Paris (@LeParisien_75) June 12, 2018
DIRECT – Paris 10e – Un homme armé retiendrait 2 personnes en otage. Pompiers et BRI sur place pic.twitter.com/AsLuu7tj6W
— Yahoo Actualités (@YahooActuFR) June 12, 2018
Paris – Prise d’otage(s) en cours dans le 10eme arrondissement de Paris, BRI sur place. pic.twitter.com/PTms9wklZV
— Remy Buisine (@RemyBuisine) June 12, 2018
https://twitter.com/YGC70/status/1006549172785438720
Prise d’otage rue des petites écuries le quartier est bloqué #prisedotage pic.twitter.com/OwvIwr53KG
— Joy (@Fou2Joie) June 12, 2018
Cyberattaques en série : fichiers sensibles exposés, citoyens en danger, État aux abonnés absents
La cyberattaque qui a visé la Fédération nationale des chasseurs (FNC) n’est pas un incident isolé. Elle s’inscrit dans une série noire qui touche, en quelques semaines, des fédérations sportives, des organismes publics et des plateformes privées manipulant des données sensibles. À chaque fois, le même scénario se répète : des fichiers piratés, des millions […]




