Shared posts

20 Apr 20:14

Espagne, un accord de gouvernement a été trouvé entre le Parti populaire et Vox en Estrémadure

by Michel Festivi

Après la victoire électorale du Parti populaire, mais surtout de Vox en Estrémadure, lors du scrutin du 21 décembre dernier, un accord de gouvernement vient enfin d’être entériné entre d’une part Maria Guardiola, la présidente de cette région pour le Parti populaire, et Oscar Fernandez Calle, le chef de file local de Vox. N’oublions pas, que lors de ce comice, ainsi dénommé en Espagne, Vox avait obtenu 6 sièges de plus et doublé le nombre de ses élus, et le PP, un de plus seulement, sans obtenir de majorité absolue. Un accord était donc indispensable, puisque les deux partis rassemblent 60% des sièges. La date limite était fixée au 4 mai prochain, à défaut, le parlement était dissous, et de nouvelles élections auraient dû intervenir, avec tous les risques politiques possibles.

Les tractations ont été longues et parfois compliquées. Au terme de ces pourparlers, Oscar Fernadez Calle obtient la vice-présidente de la région et le portefeuille de la famille, de la dérégulation et des services sociaux. Un autre élu Vox devient chargé de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement. Une désignation automatique d’un sénateur Vox a aussi été acté, les régions en Espagne désignent un certain nombre de sénateur, en plus de ceux qui sont élus au suffrage direct, ce sera Angel Pelayo Gordillo.

Depuis le patio des orangers, de l’assemblée d’Estrémadure à Merida, Maria Guardiola a annoncé et confirmé cet accord. Des documents échangés entre les deux formations, trois points méritent l’attention. Le premier, la réduction de 50% des subventions aux syndicats, organisations entrepreneuriales et aux entités privées sans utilité publique, des réductions importantes des subventions à la coopération et au développement international. Le deuxième, interdiction des burkas et niqabs dans les rues, et le troisième, plus d’accueils de mineurs étrangers non accompagnés. Ce point avait été à l’origine, il y a quelques années, de la pomme de discorde entre Vox et le PP, ce dernier ayant accepté cet accueil, à la demande plus que pressente de Pedro Sanchez, le chef du gouvernement, qui avait pour habitude de favoriser les implantations des mineurs étrangers non accompagnés, dans les régions dirigées par la droite, ce qui avait alors fait éclater la coalition.

Les mesures de ce plan de gouvernement régional ont été prévues en dix grands chapitres, soixante points et soixante-quatorze mesures. Sans entrer dans tous les détails, on soulignera les principaux, comme assurer la continuité de la centrale nucléaire d’Almaraz et mettre fin à l’écotaxe énergétique automatique ; développer les activités industrielles et éviter que ne se mettent en place dans cette région très agricole, des parcs photovoltaïques qui empiètent sur des terres productives. Une volonté de lutter contre les dérives bruxelloises comme l’agenda 2030 et le pacte vert, ainsi que le Mercosur pour favoriser l’agriculture de cette région qui en a tant besoin. Refuser par tous les moyens légaux, juridiques et politiques les répartitions d’immigrants illégaux ; entreprendre systématiquement des méthodes de preuves pour déterminer l’âge de ces migrants notamment. Refuser toute nouvelle ouverture de centres pour mineurs, supprimer certaines subventions à des ONG, et éliminer des programmes l’enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine. Un effort sera accompli pour des baisses d’impôts, les régions espagnoles ayant la maitrise de certaines fiscalités. Une baisse de 0,25% des deux premières tranches d’impôts sur le revenu, et développer les déductions de l’impôt sur les successions et les donations, par un système de bonification. Des incitations fiscales sont aussi prévues en matière immobilière et favoriser ainsi l’accession à la propriété. Des mesures pour faciliter l’expulsion des squatteurs, véritable plaie espagnole, sont envisagées. Des moyens pour encourager la natalité, comme une réduction d’impôt plus importante, ainsi que la gratuité des écoles d’enfants des tous petits de 0 à 3 ans.

Le porte-parole de Vox a affirmé, que cet accord était très satisfaisant pour l’Estrémadure, et qu’il va favoriser le développement de cette région très impactée économiquement. Il semblerait que la direction nationale du PP ait laissé les coudées franches à Maria Guardiola pour négocier au mieux. On peut espérer maintenant, des accords similaires en Aragon et en Castille et Leon dans les jours qui viennent.

Le débat sur l’investiture devrait avoir lieu les 21 et 22 avril prochain. Il était grand temps pour Vox d’arriver à un accord, pour prouver que les électeurs ont raison de lui accorder leur confiance. Sinon pourquoi envoyer des députés Vox dans les régions ? D’autant que les élections en Andalousie se profilent pour la fin du mois de mai, et que pour Vox cela ne sera pas facile, face à un PP andalou omnipotent et certain de sa force, dans cette région des plus dynamique, et en pointe dans des tas de domaines, agricoles, touristiques et industriels, nous en reparlerons.

EuroLibertés : toujours mieux vous ré-informer … GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le système ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertés ré-informe parce qu’EuroLibertés est un média qui ne dépend ni du Système, ni des banques, ni des lobbies et qui est dégagé de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertés est un acteur incontournable de dissection des politiques européennes menées dans les États européens membres ou non de l’Union européenne.

Ne bénéficiant d’aucune subvention, à la différence des médias du système, et intégralement animé par des bénévoles, EuroLibertés a néanmoins un coût qui englobe les frais de création et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les déplacements indispensables pour la réalisation d’interviews.

EuroLibertés est un organe de presse d’intérêt général. Chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une déduction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coûte en réalité que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.

Deux solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertés (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigé vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sécurisée.
 

2 : Faire un don par chèque bancaire à l’ordre d’EuroLibertés

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-Bicêtre cedex – France

Cet article Espagne, un accord de gouvernement a été trouvé entre le Parti populaire et Vox en Estrémadure est apparu en premier sur Eurolibertés.

20 Apr 08:38

Drame de Crans-Montana: De nouveaux documents contredisent la version des faits de Nicolas Féraud

by Marc Strüby
Dramatique Saint-Sylvestre à Crans-Montana (VS). Un grave incendie s'est produit dans le bar «Le Constellation». 41 personnes sont décédées et 115 ont été blessées. Le Ministère public valaisan enquête sur les responsabilités de cette tragédie.
20 Apr 06:57

« Trans genre » : Le triomphe de l’amour et de la patience

by Unknown

Un texte de Joseph Facal paru dans le Journal de Montréal. 

Une vraie belle histoire, ça vous dirait, pour faire changement ?

Je vous parlais l’autre jour du documentaire de Jean-Pierre Roy intitulé Génération trans. [Dès 14 ans, au Québec, un enfant peut décider qu’il appartient au « mauvais sexe » et entreprendre seul une transition de genre. Nul besoin de consentement parental, sous prétexte que certains parents pourraient fort mal réagir. Le documentaire met en lumière l’omerta (ou le silence/refus de s’exprimer) d’une partie du corps médical et des ordres professionnels : le réalisateur a tenté d’interviewer le Collège des médecins, l’Ordre des psychologues et d’autres, qui ont refusé ou sont restés très discrets. Il est centré sur les témoignages de parents (surtout des mères) démunis face à la rapidité du processus, aux discours d’« affirmation de genre » immédiate, et aux risques d’irréversibilité. Il questionne le modèle d’affirmation rapide, l’influence des lignes directrices comme celles de WPATH, et le manque de réelle évaluation psychologique approfondie dans certains cas..]



Le film est centré sur les témoignages de parents d’enfants d’âge mineur qui disent vouloir « changer de sexe » parce qu’ils seraient nés « dans le mauvais corps ».

Ces parents racontent comment notre système psycho médical et légal s’emballe dès que l’enfant émet ce souhait.

Angoisse

Dans la foulée, une mère qui avait pris contact avec moi il y a trois ans m’a écrit de nouveau.

Elle avait alors une fille de 14 ans qui avait commencé à se dire garçon.

À l’époque, elle écrivait :

« Jamais ma fille n’avait démontré de malaise face à son corps. Ma fille s’est liée avec une fille qui se disait garçon et quelques mois après, ma fille se disait aussi garçon [...]. Nous sommes tellement angoissés par cette situation. Cela occupe toutes nos pensées ».

Elle ajoutait :

« Je discute avec énormément de parents de partout dans le monde qui sont touchés par la situation. Ces enfants ont pas mal tous le même profil. Ils n’ont jamais ressenti de malaise face à leur corps, sont anxieux, manquent de confiance en eux, [ont des] difficultés à se faire des amis, en pleine puberté, ils sont mal à l’aise dans leur corps, à la recherche d’un sentiment d’appartenance à quelque chose. »

Trois ans plus tard, elle m’écrit :

« Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous donner des nouvelles, car le dénouement de notre histoire peut être porteur d’espoir pour des parents qui vivent ce que nous avons vécu. [...] Celle qui était alors sombre, anxieuse, peu sûre d’elle et victime d’intimidation est devenue une jeune fille lumineuse et épanouie. Elle a dorénavant un grand cercle d’amies, elle est appréciée de ses pairs et elle a retrouvé une immense confiance en elle. Nous sommes d’ailleurs plus proches que jamais, nous passons énormément de temps ensemble. »

Elle dit ensuite :

« Nous ne pouvons nous empêcher de nous demander : où en serait-elle si nous l’avions encouragée dans un changement de nom et de genre à l’école ? Où en serait-elle si nous avions couru chez le médecin pour obtenir des bloqueurs de puberté ? Nous savons qu’elle n’aurait pas ce bien-être actuel et que sa vie serait inutilement complexifiée par des décisions médicales irréversibles ».
Espoir

Je la laisse conclure :

« Notre fille traversait une forme de crise d’adolescence – une crise qui, si elle est encouragée plutôt que simplement accompagnée, peut avoir des répercussions sur une vie entière. Aujourd’hui, que ce soit dans son attitude, sa personnalité ou sa présentation, c’est comme si cet épisode n’avait jamais existé. Nous n’en reparlons jamais, car nous savons que cela la gênerait et ce n’est tout simplement pas nécessaire. »

La dysphorie de genre existe, mais elle est rarissime, sans commune mesure avec les troubles communs de l’adolescence.

L’amour et la patience ont triomphé.

20 Apr 06:09

Retour sur la votation de l’UDC contre l’immigration de masse en 2014

by https://www.watson.ch/fr

En février 2014, l’initiative «Contre l’immigration de masse» de l’UDC est acceptée de justesse par 50,3% des votants, marquant une victoire politique majeure pour le parti.

Une affiche «L’excès nuit» est visible au bord d’une route près de Weinfelden (Suisse), le 10 février 2014, au lendemain du vote sur la limitation de l’immigration. Image: EPA

En février 2014, l’initiative «Contre l’immigration de masse» de l’UDC est acceptée de justesse par 50,3% des votants, marquant une victoire politique majeure pour le parti.

Au soir du 9 février, l'initiative demandant la réintroduction de contingents d'étrangers, incluant l'asile, recueille 50,3% des voix et une majorité de 12 cantons et 5 demi-cantons.

A trois semaines de la votation, un sondage réalisé par l'institut gfs.bern prédit 55% de non. Selon un premier sondage publié le 29 décembre 2013 par Isopublic, le texte ne récolte même que 36% d'avis favorables, contre 53,5% de «non».

...
(Lire sur https://www.watson.ch/fr )
19 Apr 20:08

Le renseignement criminel alerte sur l’inquiétante mutation du banditisme décuplé par le numérique. Les plus jeunes sont désormais recrutés par voie digitale dans tous les domaines criminels

by perubu

Ils l’appellent la « digitalisation » du crime. Depuis son canapé, pouvoir trouver de la drogue, des informations d’un fichier police, une arme, des faux papiers… Plus besoin d’aller traîner ses guêtres dans les bas-fonds des milieux criminels pour accéder à un réseau. Tout se trouve en numérique, en un clic ou presque. Des biens, mais aussi des services : vendeur de drogue, livreur par drone, meurtrier, candidat pour filmer un homicide.

L’accessibilité du crime et des criminels décuple l’expansion de la criminalité organisée, au-delà même du trafic de stupéfiants. C’est ce que constate le Sirasco, service de renseignement criminel de la police judiciaire, dans son rapport 2026 sur l’état de la menace liée à la criminalité organisée que le Pointa pu consulter. « La digitalisation a largement favorisé la rencontre entre l’offre et la demande de biens et services criminels », indique Annabelle Vandendriessche, cheffe du Sirasco. […]

Le rajeunissement des « petites mains » en découle également, majoritairement recrutées en ligne, souvent extérieures au grand banditisme« l’ensemble de la jeunesse est désormais exposé à la criminalité organisée au-delà des viviers traditionnels de recrutement de jeunes en rupture scolaire issus de quartiers défavorisés. Bon marché et mobiles, les plus jeunes sont désormais recrutés par voie digitale dans tous les domaines criminels, la tendance la plus inquiétante étant le rajeunissement des auteurs d’assassinats et de tentatives d’assassinats entre délinquants. » Des mineurs que l’on retrouve aussi désormais dans les affaires d’enlèvements et séquestrations. […]

Le Point

Merci à belmondo

19 Apr 20:05

Guerre en Iran : ces 3 problèmes que Washington et Téhéran doivent résoudre avant de revenir vers la paix

by CNEWS
Toujours en plein cessez-le-feu, les États-Unis et l'Iran mènent des discussions pour tenter d'instaurer une paix solide et durable dans la région. Mais pour obtenir cette dernière, trois points majeurs doivent être réglés. Des points à éclaircir avant un retour à un semblant de paix ? Alors que les tensions entre l'Iran et les États-Unis sont toujours présentes, les deux pays respectent actuellement un cessez-le-feu qui devrait prendre fin dans les prochains jours. SI les deux camps ont indiqué être en négociations, aucun accord n'a encore été trouvé entre Washington et Téhéran, qui aurait réalisé quelques concessions selon Donald Trump. Mais pour obtenir la paix, plusieurs points doivent être éclaircis selon CNN. L'uranium au cœur des débats Le premier concerne les réserves d'uranium de l'Iran : si Donald Trump a souhaité que ces dernières, d'environ 400 kg, soient envoyées aux États-Unis, l'Iran a rapidement indiqué qu'il en était hors de ...
19 Apr 20:04

Incendies «antisémites» à Londres : la police étudie un lien avec l'Iran, Kier Starmer se dit «choqué»

by CNEWS
A Londres, des incendies criminels à caractère «antisémites» ont été déclenchés ces dernières semaines. Le premier ministre britannique Keir Starmer s’est déclaré «choqué», alors que la police antiterroriste enquête sur un éventuel lien avec le régime iranien. La guerre en Iran se répercute-t-elle au Royaume-Uni ? Dans la nuit de samedi à dimanche 19 avril, une nouvelle attaque a eu lieu à Londres, visant cette fois-ci une synagogue. Pas de blessé, des dégâts mineurs, mais cet incendie s’ajoute à la série de départs de feux volontaires dans la capitale anglaise. Le premier ministre Keir Starmer a réagi dans un post sur les réseaux sociaux. Et l'inquiétude grandit au sein de la communauté juive britannique. «Je suis choqué par les récentes tentatives d’incendies antisémites» dans le nord-ouest de Londres, écrit l’homme politique britannique sur X. «C’est odieux et cela ne sera pas toléré. Les attaques contre notre communauté juive sont des ...
19 Apr 19:55

Les Conversations de P-M Coûteaux avec Eric Branca (4ème partie) - Angles, Saxons et Cie : l’Occident contre la France

"L’Allemagne fut ma grande espérance, elle fut mon grand désappointement" : cette phrase du général De Gaulle signe une déconvenue qui sera celle de toute une génération, et même de plusieurs ; il est impossible de "faire couple" avec l’Allemagne attendu que le monde germanique, comme d’ailleurs l’ensemble scandinave est déjà marié avec l’univers anglo-saxon (Royaume Uni et Etats-Unis) selon des liens autrement plus solides et plus anciens. Au reste, Angles, Jutes, Saxons, venus du Nord du continent, principalement germanique, ne constituèrent-ils pas, aux premiers siècles de notre ère, l’apport majeur du peuplement de la Grande Bretagne ? C’est au point que le "pangermanisme" fut théorisé par un Anglais, Houston Chamberlain, qu’admira tant Hitler - comme il admira l’une des plus marquantes figures de la modernité anglo-saxonne, Henry Ford. Nous retrouvons ici, pour une quatrième et dernière conversation, l’historien Eric Branca qui, dans un livre décisif "L’aigle et le Léopard", retrace minutieusement les liens privilégiés, mais rarement pris en compte, qu’entretiennent l’Allemagne, le Royaume Uni et les Etats-Unis, trop souvent réduits aux sympathies du roi Edouard VIII avec Hitler et les dignitaires du Reich. Ces liens, montre Branca, étaient en réalité ceux des trois quarts de la gentry anglaise, mais aussi d’idéologues populaires du Parti Travailliste en des Syndicats britanniques, d’où la politique d’apaisement que la France eut grand tort de suivre dans les années 30, la laissant démunie devant l’Ogre. Surtout, cette connivence des puissances du Nord s'est sans cesse traduite par une constante politique d’aide financière et économique, par exemple celle des banques britanniques pour assurer dès 1918 la reconstruction de l’Allemagne - puis après la Seconde guerre, celle des grandes banques et industries états-uniennes pour reconstruire la puissance de l’Allemagne vaincue, puis de l’Allemagne fédérale. Hitler multiplia en retour les gestes en faveur de Londres, de l’arrêt mystérieux de ses troupes en Artois, en juin 1940, pour permettre aux armées britanniques le rapatriement de Dunkerque à la mystérieuse affaire Hess censée préparer une paix séparée, jusqu’à l’alliance sans tache de Washington et Bonn puis Berlin jusqu’au XXIème siècle. La France fut souvent dupe et victime de cette profonde unité, raciale et culturel de l’univers "White-Anglo-saxon-protestant" qui constitue en somme le cœur de l'Occident - un Occident auquel il n’est pas sûr que la France, puissance latine ouverte à tous les ensembles civilisationnels du monde, ait de si bonnes raisons de vouloir obstinément appartenir…

19 Apr 19:43

"On a vraiment des lacunes" en matière de défense sol-air, selon le chef de l'armée

L’armée suisse affronte depuis plusieurs mois un déluge de déconvenues, dans un contexte de guerre hybride et de situation géopolitique instable. Le chef de l'armée Benedikt Roos fait le point sur les enjeux principaux dans le 19h30. L'armée se focalise sur la menace de longue portée et les cyberattaques.
18 Apr 21:55

Le Samedi Politique avec Caroline Galactéros - Iran, Ormuz, Trump : Vers la crise mondiale ?

La guerre est-elle vraiment en pause… ou sur le point d’exploser ?

Dans ce nouveau numéro du Samedi Politique, Élise Blaise reçoit Caroline Galactéros pour décrypter une situation géopolitique sous très haute tension au Proche et au Moyen-Orient.

Alors que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran est censé tenir jusqu’au 22 avril, la réalité est plus complexe : affrontement indirect, guerre des blocus dans le détroit d’Ormuz, tensions croissantes avec la Chine… et un Liban sous pression après une série de frappes israéliennes massives et une trêve bien fragile.

Donald Trump, multiplie les sorties contradictoires et laisse craindre une escalade dangereuse. Derrière les déclarations spectaculaires, quels sont les véritables objectifs américains ? L’Iran peut-il céder ? Israël prépare-t-il une recomposition durable du Proche-Orient ?

Dans cette émission, Caroline Galactéros analyse :
– Le blocus américain dans le détroit d’Ormuz et ses conséquences économiques mondiales
– Le rôle de la Chine et de la Russie face à la montée des tensions
– Les négociations entre Washington et Téhéran : issue possible ou impasse stratégique ?
– L’offensive israélienne au Liban et les enjeux autour du Hezbollah
– Les véritables rapports de force entre États-Unis, Iran, Israël et puissances régionales
– Le risque d’une crise économique majeure pour l’Europe

Une émission essentielle pour comprendre les logiques de puissance à l’œuvre et les conséquences concrètes de ces conflits dans les déséquilibres mondiaux.

Abonnez-vous et activez la cloche pour ne rien manquer de nos analyses et retrouvez Caroline Galactéros sur sa chaîne Guerre et Paix : https://www.youtube.com/@cgalacteros

18 Apr 21:53

Après le vol de la croix de l’Aneto en avril, Maël, un français de 18 ans, est allé lui-même ré-installer une croix en bois sur le plus haut sommet des Pyrénées (MàJ : Deux semaines après, elle a été vandalisée)

by Francois

24/05/2026

Après la disparition de la pièce en aluminium originale en avril, la croix en bois qu’un jeune Français avait placée en remplacement a été renversée ce vendredi.

La croix en bois de noyer de 35 kilos qu’un jeune Français avait placée au sommet de l’Aneto le 9 mai, après la disparition en avril de la pièce originale en aluminium qui s’y trouvait depuis 1951, a été vandalisée.

Vendredi, des alpinistes ont découvert une croix sur le versant gauche de l’arête du Llosas, lors de l’ascension du plus haut sommet des Pyrénées par le couloir Estasen. Ils soupçonnent qu’elle a été renversée en début d’après-midi, alors qu’aucun autre alpiniste ne se trouvait au sommet, à 3 404 mètres d’altitude, pour observer ou même enregistrer la scène.

Le retrait du symbole intervient deux semaines seulement après son installation par le jeune homme de 18 ans, qui s’était filmé en train de porter la croix jusqu’au sommet de la montagne, et plus d’un mois après la destruction de l’originale. L’hypothèse la plus probable est que quelqu’un l’ait découpée à la scie et jetée du haut de la montagne, entière ou en morceaux.

La Vanguardia


13/06/2026


18/04/2026

La croix du pic d’Aneto, installée au sommet du plus haut sommet des Pyrénées à 3.404 mètres d’altitude, a disparu. Plusieurs guides de montagne et alpinistes ont signalé ces derniers jours son absence à la mairie de Benasque, en Aragon, qui a saisi la Garde civile espagnole.

Les enquêteurs estiment que l’ouvrage métallique a été sectionné à sa base à l’aide d’une meuleuse d’angle avant d’être emporté. Les autorités privilégient la piste d’un acte de vandalisme.

Érigée en 1951 par le Club Alpin Catalan avec l’aide d’alpinistes venus de tout le pays, cette croix de plus de trois mètres et de plus de 100 kilos était devenue un symbole du massif. Fragilisée par les intempéries et les dégradations, elle avait été démontée en 2023 pour une restauration complète.

Après deux années de travaux, elle avait été replacée au sommet le 6 août 2025 lors d’une opération spectaculaire nécessitant un hélicoptère. Moins d’un an plus tard, elle a de nouveau disparu.

France 3

18 Apr 21:53

Choix de cours confessionnels dans les écoles belges : nette progression du cours de philosophie et citoyenneté (vivre-ensemble et contre l’extrême droite) et de l’islam au détriment de la morale et du catholicisme.

by milo

La montée du CPC [cours de philosophie et citoyenneté, “dispense” sur le graphique] redistribue les cartes. Ainsi, en primaire, la morale a perdu près de la moitié de marques d’intérêt en dix ans (de 36 à 19 % entre 2014 et 2025). En parallèle, la religion catholique passe de 39 % à 30 % de l’offre en une décennie, tout en restant le premier choix des familles. Derrière, le CPC (23,5 %) et la religion islamique (près de 24 %) talonnent désormais les deux cours historiques. « Au début, certains ont dénoncé une mise en avant de la dispense par les directions d’école », indique Fabrice Ligny, ancien professeur de religion qui donne désormais le CPC. « De manière directe ou indirecte, il y avait des façons d’orienter les choix. Aujourd’hui, les retours sont plus rares. »

Le passage du primaire au secondaire s’accompagne d’un désintérêt brusque pour les traditions judéo-chrétiennes, avec une chute de moitié (de 30 % en primaire en 2025 à 15 % en secondaire en 2025). En secondaire toujours, le leadership des cours philosophiques reste dans les mains des professeurs de morale mais en baisse constante : 53,5 % des choix en 2016 pour 29,5 % aujourd’hui. Dans le même temps, la religion islamique prend peu à peu une place prépondérante dans le paysage des cours philosophiques : alors qu’elle pesait un élève sur cinq (20 %) lors du lancement du CPC en 2017, elle est désormais choisie par près de 27 % des familles.

lesoir.be

18 Apr 21:52

Bienvenue au Royaume-(dés)Uni

by Andrew Crawford

L’Angleterre connaît une véritable crise existentielle qui se manifeste par la disparition du sentiment d’appartenance. Les Britanniques, bien qu’encore citoyens, ne s’estiment plus faire partie d’un corps historique. Les évolutions politiques en faveur des Verts et de Nigel Farage témoignent de ce basculement. Les partis traditionnels ne parviennent plus à unir largement autour de leurs idées. De quoi avertir un lecteur français sur les dangers de la pensée multiculturaliste.


La victoire du Parti Vert lors de l’élection partielle de Gorton and Denton (à l’est de Manchester NDLR) au Royaume-Uni, le 28 février 2026, constitue l’un des bouleversements politiques les plus marquants de l’histoire électorale britannique récente. Cette circonscription, créée en 2024 à la suite d’un redécoupage électoral, regroupe les anciennes circonscriptions de Denton and Reddish, Manchester Withington et Manchester Gorton. Cette dernière est un bastion travailliste historique, ayant élu un député du Parti travailliste à chaque scrutin depuis 1935.

Or, non seulement le résultat a été une victoire spectaculaire pour les Verts, mais aussi pour le parti populiste Reform UK — en tête dans les sondages nationaux — qui arrive en deuxième position. C’est seulement la deuxième fois depuis 1945 qu’aucun des deux grands partis, travailliste et conservateur, ne figure parmi les deux premières places.

Si une seule élection partielle, avec une participation de seulement 48 %, ne suffit pas à démontrer un basculement électoral national loin des deux grands partis, les sondages d’opinion pointent néanmoins une fragmentation des coalitions électorales, tant à gauche qu’à droite. Des données issues de l’institut Electoral Calculus indiquent que si le transfert de voix du Parti travailliste vers les Verts observé lors de cette élection se reproduit à l’échelle nationale, cela pourrait empêcher une réélection de l’actuel Premier ministre Keir Starmer.

Vers une dissociation sociale

L’intégration des données démographiques dans les analyses électorales, et leur corrélation avec les intentions de vote et les résultats, permettent de mettre en évidence certains comportements qui soulèvent une question plus profonde sur la citoyenneté et la cohésion sociale. La citoyenneté demeure un statut juridique, mais elle s’accompagne traditionnellement d’un sentiment d’histoire commune, de références culturelles partagées et de respect des normes sociales qui structurent la société. Or, on observe de plus en plus un glissement vers une dissociation de ces éléments, au profit d’un concept que l’on pourrait qualifier de « citoyenneté de complaisance », dans lequel l’appartenance à la nation est envisagée uniquement sous l’angle juridique, sans véritable intégration sociale.

Depuis la fin des années 1990, les gouvernements ont fortement mis l’accent sur la tolérance et les causes liées aux minorités, avec l’idée que « la diversité est une force ». Le problème est qu’un accent trop fort a été mis sur la diversité, et non sur ce qui unit, ce qui a conduit le pays à se sentir plus fragmenté. Par ailleurs, le Royaume-Uni a connu depuis les années 1990 un niveau d’immigration plus élevé qu’à toute autre période de son histoire, malgré le référendum sur le Brexit et les promesses politiques ultérieures de la réduire. Depuis au moins 2010, une partie de l’électorat a le sentiment qu’il existe un problème de cohésion sociale, mais les gouvernements n’y ont jusqu’à présent pas apporté de réponse. 

Mouvement « Raise the colours », Londres, 8 septembre 2025 © Marcin Nowak/LNP/Shutterstock/SIPA

En outre, l’unité civique a été affaiblie dans le système éducatif, où l’enseignement de l’histoire met désormais davantage l’accent sur les « fautes » passées du pays. Cela mène à une diminution du sentiment de fierté nationale, ce qui explique en partie pourquoi, dans une enquête Ipsos menée en 2025, 48 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles ne combattraient pour leur pays « en aucune circonstance ». L’ensemble de ces éléments, conjugué à l’essor d’Internet, qui a permis à la population d’être plus connectée que jamais à des influences culturelles extérieures au Royaume-Uni, a contribué à affaiblir le sentiment partagé de cohésion culturelle et civique.

L’exemple de Gorton et Denton

Dans ce contexte, le résultat de Gorton and Denton ne doit pas seulement être considéré comme un bouleversement politique majeur, mais plutôt comme le signe d’une société qui peine à rester cohésive.

Les données du recensement de 2021 de Gorton et Denton indiquent que la circonscription compte une population majoritairement blanche à 57 %, avec des appartenances religieuses réparties entre chrétiens (41 %), musulmans (29 %) et personnes sans religion (28 %), et que 59 % de la population appartient aux catégories socio-professionnelles C2DE (classes populaires et inactifs économiquement).

Par ailleurs, le professeur Rob Ford, Senior Fellow au think-tank UK in a Changing Europe et professeur de science politique à l’université de Manchester, souligne : « Bien que les deux parties de la circonscription aient longtemps voté travailliste, elles sont démographiquement très différentes. Les quatre quartiers de Manchester comptent en moyenne près de 60 % de population non blanche et 40 % de musulmans, et 42 % des habitants sont étudiants ou diplômés. » Une partie de la victoire des Verts peut être attribuée à leur capacité à exploiter à leur avantage cette configuration démographique.

Leur programme propose notamment : la suppression des frais de scolarité universitaires et le rétablissement des bourses, l’annulation de la dette étudiante, l’alignement du salaire minimum pour tous les âges, le passage à une semaine de travail de quatre jours, l’arrêt de toute nouvelle extraction d’énergies fossiles et l’annulation des licences récemment délivrées, la légalisation de l’ensemble des drogues (y compris l’héroïne et le crack), la promotion des valeurs progressistes et des droits LGBTIQA+, la qualification des actions d’Israël à Gaza de génocide, la demande d’inscription de l’armée israélienne sur la liste des organisations terroristes, ainsi que la fin de l’utilisation des bases britanniques, notamment à Chypre et à Diego Garcia, pour soutenir les objectifs « expansionnistes » des États-Unis et d’Israël.

A lire du même auteur: Le Brexit n’a pas permis aux Britanniques de reprendre le contrôle sur l’immigration

Cet ensemble de propositions a permis au Parti Vert de constituer une coalition électorale profondément hétérogène. D’un côté, le parti a attiré le soutien des étudiants et des diplômés grâce à ses politiques économiques et sociétales ; de l’autre, il a séduit des minorités ethniques et religieuses par ses positions en matière de politique internationale. Afin de toucher ce second groupe, le Parti vert a été vivement critiqué pour avoir diffusé des documents de campagne en ourdou (notre photo). Le problème réside dans le caractère très ciblé — voire communautaire — de cette stratégie électorale, qui apparaît peu inclusive. 

Lorsque les messages politiques ne sont pas diffusés dans une langue commune, chaque groupe peut soupçonner l’autre de recevoir un discours différent, ce qui empêche l’émergence d’une orientation politique partagée. En outre, cette approche risque de renforcer des problèmes déjà existants de cohésion sociale, en soulevant des interrogations sur la manière dont les différentes composantes de l’électorat s’inscrivent dans la société et partagent — ou non — une vision des priorités nationales.

Si les partis politiques se sentent contraints de communiquer avec l’électorat dans plusieurs langues, cela peut indiquer l’existence d’une population fragmentée, vivant selon des systèmes de valeurs et des pratiques parallèles, et ne participant au débat public que par des canaux culturels et linguistiques distincts. Cette stratégie peut également accentuer les difficultés de cohésion sociale au Royaume-Uni et poser un problème démocratique fondamental : comment construire une nation cohérente autour d’un socle commun de culture, de pratiques et d’identité ?

Cette absence de normes partagées s’est également manifestée, selon certaines allégations, le jour même du scrutin. Avant 2023, le fait de voter en silence, dans l’intimité de l’isoloir, relevait d’une norme culturelle implicite ne nécessitant pas d’encadrement légal. Désormais, la pratique du « vote familial » — consistant à influencer des membres de sa famille au bureau de vote — est explicitement interdite au Royaume-Uni. Cette évolution traduit un changement dans la perception des comportements jugés appropriés lors d’une élection.

Le communautarisme par le vote familial

Ces développements témoignent à nouveau d’un processus de dissociation entre citoyenneté et cohésion sociale, et d’une dérive vers une situation où la citoyenneté est perçue uniquement comme un instrument.

Dans le cadre de cette élection partielle, l’organisation Democracy Volunteers, composée d’observateurs électoraux bénévoles appliquant des standards internationaux d’observation (principe des « quatre yeux »), affirme avoir constaté des cas de vote familial (le vote en famille et sous l’influence familiale) dans 15 des 22 bureaux de vote observés, soit 32 cas au total, dont neuf dans un seul bureau. Sur un échantillon de 545 votants observés, 12 % auraient ainsi été impliqués ou affectés par cette pratique.

Compte tenu de la gravité de ces allégations, la police du Grand Manchester a interrogé les volontaires et déclaré : « Nous avons demandé à Democracy Volunteers des descriptions des personnes impliquées ainsi que les horaires des faits allégués. Ces informations n’ont pas été consignées par les observateurs ou le plaignant, et aucune identité ni description ne nous a été fournie permettant de poursuivre l’enquête. » En l’absence de preuves, la police a conclu qu’aucune piste raisonnable ne pouvait être exploitée et qu’« aucun élément ne permettait de démontrer une intention d’influencer ou d’empêcher une personne de voter, au sens de la loi sur le secret du vote de 2023 ».

A lire aussi: Angleterre : ci-gît le multiculturalisme

Même si les preuves font défaut pour établir l’existence de vote familial, le nombre d’observations signalées pourrait néanmoins révéler une évolution préoccupante des comportements civiques, dans laquelle les électeurs ne se sentent plus tenus de respecter des normes sociales autrefois largement admises, ni certaines règles démocratiques plus récentes.

Il est essentiel que ces tendances ne se poursuivent pas, afin d’éviter que le pays ne glisse vers une société profondément fragmentée et désunie. Les responsables politiques britanniques doivent s’attacher à comprendre en profondeur les causes de ces divergences culturelles et y apporter des réponses adaptées, afin d’éviter une fragmentation accrue. Une nation doit reposer sur un socle civique commun. Les décideurs pourraient commencer par se poser des questions fondamentales : « Ces différences sont-elles motivées par des facteurs religieux ? » ou « Dans quelle mesure les conditions économiques ont-elles entravé l’intégration de certaines catégories sociales ? » 

Ce n’est qu’en apportant des réponses solides à ces interrogations qu’il sera possible de concevoir et de mettre en œuvre des politiques renforçant la cohésion sociale, et d’éviter que le pays ne devienne un espace où l’appartenance relève d’une logique purement transactionnelle — une citoyenneté de complaisance.

L’article Bienvenue au Royaume-(dés)Uni est apparu en premier sur Causeur.

18 Apr 21:52

Boualem Sansal: du cachot à l’Académie française, victoire amère d’une lucidité bafouée

by Gabriel Morin

Même si les deux affaires ne sont pas directement liées, il est frappant de constater que l’éditeur Olivier Nora reçoit aujourd’hui presque davantage de tribunes de soutien d’écrivains et d’intellos que n’en avait suscité le malheureux Boualem Sansal lorsqu’il était emprisonné dans les geôles algériennes. Peu avant le « scandale » Grasset, l’écrivain avait quitté Gallimard pour rejoindre cette célèbre maison d’édition.


En novembre 2025, Boualem Sansal sortait de prison en Algérie après plus d’un an de détention. Condamné pour avoir osé parler des frontières et de l’histoire, gracié du bout des lèvres par le président Tebboune, il refuse encore aujourd’hui d’accepter pleinement cette « clémence » et annonce vouloir poursuivre le régime devant la justice internationale. Trois mois plus tard, en janvier 2026, la France le reçoit à l’Académie française. Après vingt-sept ans de fidélité chez Gallimard, qui l’avait soutenu pendant sa détention, Boualem Sansal a rejoint les éditions Grasset en mars dernier. Ce transfert s’accompagne aujourd’hui du départ soudain d’Olivier Nora, le dirigeant historique de la maison. Le petit monde de l’édition, ce théâtre si prompt à capter les vents dominants, semble entré dans la tourmente.

Ce va-et-vient entre les geôles d’un régime autoritaire et les cercles les plus feutrés de l’édition parisienne n’est pas une simple anecdote biographique. C’est le symbole tragique d’un homme qui paie, depuis trente ans, le prix de ce que l’Occident feint encore parfois de découvrir : l’islamisme n’est pas une « dérive », c’est un projet politique totalitaire qui a déjà ravagé son pays et qui ronge lentement le nôtre.

Dès la décennie noire, alors que l’Algérie sombrait dans la guerre civile, Sansal, ingénieur devenu romancier presque par devoir, a vu venir la catastrophe. Il ne l’a pas décrite en termes vagues. Il l’a nommée : une idéologie qui instrumentalise la foi pour instaurer un ordre total, où la femme est voilée ou morte, où le juif est maudit, où l’intellectuel est une cible, où la pensée libre est un blasphème. Le Village de l’Allemand, Gouverner au nom d’Allah, 2084 : autant de livres qui n’étaient pas de la littérature d’anticipation mais des rapports de guerre. Il y décrivait, avec une précision glaçante, ce que nous appelons aujourd’hui les « territoires perdus », le séparatisme, la charia rampante, l’antisémitisme décomplexé et cette « atmosphère de fin de civilisation » qu’il dénonçait encore récemment, aux côtés de Philippe de Villiers.

On l’a traité d’islamophobe, de traître, d’agent de l’étranger ou encore de sioniste.

On l’a censuré chez lui, menacé partout. Et pendant ce temps, la France, l’Europe, regardaient ailleurs, préférant les incantations, le « pas d’amalgame » plutôt que d’écouter celui qui avait déjà tout vécu.

Aujourd’hui, en 2026, le décor a changé, mais pas le scénario. Les attentats se succèdent, des écoles ou municipalités semblent infiltrées, des quartiers échappent à la loi commune, et une partie de la jeunesse française semble parfois fascinée par le même obscurantisme qui a saigné l’Algérie. 

Pendant que Sansal croupissait en prison, certains ici continuaient de minimiser le danger. 

Son élection à l’Académie française sonne presque comme une revanche ironique : la République honore enfin celui qu’elle n’a pas su protéger quand il criait au feu.

À soixante-seize ans passés, Sansal n’a rien perdu de sa force. Il ne demande ni pardon ni reconnaissance. Il continue, simplement, à dire ce qu’il voit : l’islamisme n’a pas besoin de tanks pour conquérir ; il avance par la démographie, l’intimidation culturelle et la lâcheté des élites. Il l’a répété sans relâche : ce n’est pas l’islam des croyants qu’il combat, c’est l’islamisme des conquérants. Distinction essentielle, trop souvent noyée dans la mauvaise foi.

Sa trajectoire nous renvoie à une question cruelle : combien de voix faudra-t-il encore emprisonner, exiler ou assassiner avant que nous admettions que Sansal avait raison ? Son entrée à l’Académie n’est pas seulement un hommage littéraire. C’est un signal. La France, en l’accueillant, reconnaît implicitement que l’heure n’est plus au déni mais à la lucidité. Reste à savoir si elle aura le courage d’en tirer toutes les conséquences.

Boualem Sansal n’est plus un lanceur d’alerte solitaire. Il est devenu, malgré lui, un témoin vivant de ce que nous risquons de perdre si nous persistons à fermer les yeux. Son combat, de la prison algérienne au fauteuil vert, n’est pas terminé. Il ne fait que commencer pour nous.

L’article Boualem Sansal: du cachot à l’Académie française, victoire amère d’une lucidité bafouée est apparu en premier sur Causeur.

18 Apr 21:43

Le détroit d’Ormuz, l’arme fatale des Gardiens de la révolution

by Vincent Arbarétier
À l'heure où nous écrivons ces lignes, l’Iran vient tout juste d’annoncer qu’elle avait refermé le détroit d’Ormuz... Et alors ?
18 Apr 21:38

États-Unis: presque 10% des naissances issues de l’immigration clandestine. La Cour suprême étudie toujours le décret de Trump pour que les bébés ne soient plus automatiquement américains

by LePanacheFrançais

Selon une étude récemment publiée, près de 10 % des naissances aux États-Unis en 2023 concernaient des mères immigrées en situation irrégulière.

Le Pew Research Center a révélé que 320 000 des 3,6 millions de bébés nés aux États-Unis cette année-là étaient des « bébés ancres » qui ne pourraient pas prétendre à la citoyenneté par droit de naissance si le décret du président Trump était confirmé par la Cour suprême.

« En vertu de l’interprétation erronée actuelle du droit du sol, ces enfants deviennent automatiquement citoyens et ont ainsi accès aux bons alimentaires, à l’aide sociale, à un enseignement spécialisé en anglais et, à terme, à des aides pour les études supérieures », a déclaré Brandy Perez Carbaugh, de la Heritage Foundation, au Post.

Selon le centre, sur ces 320 000 enfants, 245 000 sont nés de parents immigrés en situation irrégulière.

15 000 autres bébés sont nés de mères bénéficiant d’un statut légal temporaire, tandis que leurs pères n’étaient ni citoyens ni résidents permanents légaux.

Les 60 000 restants sont nés de mères étrangères en situation irrégulière, alors que leur père était citoyen ou résident permanent légal.

Le nombre considérable de naissances de « bébés ancres » aux États-Unis en 2023 est le plus élevé depuis 2010, année où 325 000 bébés sont nés de parents immigrés clandestins, selon les données du Pew Research Center.

Le nombre de naissances de « bébés ancres » aux États-Unis a augmenté pendant trois années consécutives.

Les partisans d’une ligne dure en matière d’immigration préviennent que les étrangers en situation irrégulière continueront à abuser des lois généreuses du « pays de la liberté », tandis que ce sont les citoyens américains en situation régulière qui en feront les frais.

« Un grand nombre d’étrangers en situation irrégulière et de séjour temporaire ont des enfants aux États-Unis, car ils tirent parti d’une interprétation erronée, vieille de plusieurs décennies, selon laquelle ces enfants sont des citoyens américains », a déclaré M. Carbaugh.

« Les failles du programme Medicaid d’urgence permettent aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier gratuitement des soins prénataux, de l’accouchement et, souvent, des soins prénataux dans certains États ; ce sont donc les contribuables qui paient pour ces “bébés ancres” », a déclaré l’expert.

« Cela a permis aux parents étrangers de bénéficier à la fois d’une protection présumée contre l’expulsion et d’avantages financiers grâce à leur enfant éligible. Ce sont les Américains qui en supportent le coût, alors qu’ils ont eux-mêmes du mal à subvenir aux besoins de leur propre famille », a-t-elle déclaré.

La Cour suprême a entamé l’examen des plaidoiries le 1er avril dans l’affaire Trump contre Barbara, une contestation historique du décret présidentiel limitant le droit à la citoyenneté par naissance, un droit inscrit dans le 14e amendement depuis 1868.

The New York Post

18 Apr 17:26

Neutralité Suisse ou guerre en Suisse

by obnico

Exposé de Christoph Blocher (PDF)

I. Le miracle Suisse

L’économiste Friedrich Engels, un communiste, parcourut au milieu du XIXᵉ siècle l’ensemble des pays européens et constata, peu avant la fondation de l’État fédéral suisse – donc avant 1848 –, que tous les pays d’Europe comptaient économiquement – à une exception près: la Suisse. Elle était petite, ne disposait d’aucune ressource naturelle, d’aucun marché intérieur et d’aucun accès à la mer. La Suisse occupait une position topographique impossible avec un véritable verrou alpin. Avec ses quatre langues, elle n’était pas, selon lui, un pays où la communication était possible.

Il se moquait de la «liberté des éleveurs de bétail» et parlait (littéralement) de «barbarie», de «stagnation» et de «luttes tribales du proto-helvétisme». La Suisse – poursuivait Engels – n’était qu’un «vestige d’une époque historique révolue». D’un point de vue économique, Engels, malgré toutes ses exagérations, n’avait pas tout à fait tort. Avec de tels obstacles économiques, la Suisse n’était pas vraiment bénie en facteurs de réussite; elle aurait même dû être vouée à la disparition. Mais faisons un saut: comment la Suisse s’est-elle développée?

De l’ancien pauvre de l’Europe est devenue l’une des nations les plus prospères du monde. Elle figure régulièrement en tête des classements internationaux en matière de prospérité comme de satisfaction. Elle a tiré parti de sa pauvreté et ignoré ses désavantages économiques structurels.

C’est le cas particulier de la Suisse, avec une forme d’État qui a su conduire au succès.

Cela tient du miracle! La devise était la suivante: Entretenir des relations amicales et ouvertes avec le monde entier, agir économiquement à l’échelle globale, mais sans jamais abandonner la capacité de façonner son propre pays. Agir de manière souveraine.

Cela signifie: indépendante à l’extérieur, libérale à l’intérieur, dotée de droits civiques uniques au monde, construite sur le fédéralisme, fondée sur l’économie de marché, mais souveraine. La Suisse s’est donnée elle-même les règles de la vie en société. Ou, comme l’exprima Johannes Furrer, le premier président du Conseil fédéral du nouvel État fédéral suisse de 1848, face aux ingérences internationales: «La Suisse indépendante continuera de se gouverner elle-même!»

II. Épargnée par les guerres

Il n’y a toutefois pas que la réussite économique qui force l’admiration, mais aussi la capacité à vivre en paix. Depuis plus de deux siècles, notre pays a su se défendre sans jamais devoir mener de guerre. La Suisse a toujours su une chose essentielle: «Si vis pacem para bellum.» Ou en français: «Si tu veux la paix, prépare la guerre.» …

  • 1856/57, le roi de Prusse menaça d’envoyer jusqu’à 150 000 soldats pour reprendre possession de la principauté de Neuchâtel.
  • 1859/60, certains voulurent entraîner la Suisse dans l’affaire de la Savoie.
  • 1870/71, la guerre franco-allemande représenta un grand danger.
  • Première Guerre mondiale (1914–1918) – la Suisse resta épargnée.
  • Seconde Guerre mondiale (1939–1945) – rôle clé de la neutralité.

Car en 1920, dans une euphorie pacifiste, elle adhéra à la Société des Nations …

III. L’année clé: 1938

Or l’abandon de la neutralité intégrale par la Suisse se retourna amèrement contre elle …

IV. Et aujourd’hui?

Mesdames et Messieurs Aujourd’hui, nous nous retrouvons à nouveau dans une situation semblable à celle de 1920 …

  • La Suisse n’est la partie belligérante de personne.
  • Grâce à la neutralité armée, une attaque ne doit pas être avantageuse.

Quiconque veut relativiser ou flexibiliser cette neutralité …

V. La neutralité comme élément d’identification

En tant qu’entrepreneur actif à l’international …

La neutralité suisse constitue aussi, pour cette raison, une contribution précieuse à la paix mondiale!

18 Apr 17:26

Saint-Denis (93) : demandes de mutation en chaîne chez des policiers municipaux, « ils jettent des mortiers en criant vive Bally Bagayoko »

by Francois

Un mois après l’élection du nouveau maire Bally Bagayoko, la police municipale de Saint-Denis traverse une période de malaise interne. Plusieurs agents disent ne plus comprendre leur rôle depuis la nouvelle orientation sécuritaire engagée par la municipalité, marquée notamment par le lancement d’un processus de désarmement et la suppression annoncée des LBD.

Selon plusieurs policiers interrogés, les consignes actuelles privilégieraient la simple présence sur le terrain, avec ordre de ne pas se mettre en danger et de limiter les interventions dans certains quartiers sauf appel explicite. Des agents évoquent une multiplication des demandes de mutation. L’un parle d’une cinquantaine de dossiers déposés, un autre estime qu’au moins 80 personnes chercheraient à partir. Le service compte 160 agents, dont 130 sur la voie publique.

À l’intérieur du poste, certains décrivent « une ambiance en mode Pôle emploi ». D’autres dénoncent un sentiment d’abandon face aux insultes, jets de pavés, crachats ou tirs de mortiers. Un agent affirme : « J’attends ma mutation avec impatience. » Plusieurs disent craindre de ne plus être soutenus politiquement.

Interrogé publiquement, Bally Bagayoko affirme qu’il n’y a pour l’instant que deux départs effectifs. Selon les informations rapportées, la mairie souhaiterait appliquer les trois mois de préavis statutaires afin de préserver l’organisation du service. Certains agents expriment parallèlement leur nostalgie de la période de Mathieu Hanotin, estimant que la police municipale y était davantage soutenue.

Le Parisien

18 Apr 17:14

Votations du 14 juin: Les Vert'libéraux prônent un double non

by ATS Agence télégraphique suisse
Le Parti Vert'libéral a voté samedi à Zoug pour un double «non» lors des votations fédérales du 14 juin, rejetant l'initiative «Pas de Suisse à 10 millions!» et la réforme du service civil.
17 Apr 22:51

Guy Parmelin négocie les droits de douane à Washington

En marge de la réunion de printemps de la Banque mondiale à Washington, le président de la Confédération a rencontré le représentant américain au commerce. La Suisse vise la conclusion d'un accord commercial avec les Etats-Unis
17 Apr 22:50

Le Plus d'Eléments - Qu’est-ce que la France aujourd’hui ?

Pour ce nouveau numéro du "Plus d’Éléments" sur TVLibertés, l’équipe de la rédaction, réunie autour d’Olivier François, s’empare du dernier numéro d’Éléments, consacré à la France. Non pas la France des slogans ou des incantations creuses, mais celle qui résiste au temps, qui se transmet et se transforme sans se dissoudre.

Qu’est-ce qu’être français aujourd’hui dans un monde travaillé par l’indifférenciation et l’oubli de soi ? Un débat sans détour, pour penser ce qui demeure. Avec Olivier François, Thomas Hennetier, David L’Épée et Christophe A. Maxime.

Le rendez-vous musclé et impertinent du magazine des idées.

17 Apr 22:50

Ukraine : le front se vide - JT du vendredi 17 avril 2026

A la une de cette édition, la situation en Ukraine se dégrade semaine après semaine. Si la ligne de front tient toujours, le recrutement des troupes et l’économie flanchent.

Nous évoquerons ensuite les réactions en France à la régularisation massive de clandestins par l’Espagne. 

Et enfin, la Cour européenne des droits de l'homme contre les nations. Un rapport de l’ECLJ met en évidence le rôle de l’institution contre l’expulsion de délinquants étrangers.

17 Apr 22:50

Hongrie : « Ils se couvrent de ridicule ». L’aveuglement européen face à Magyar

by Yann Montero
Entre continuité et signaux à Bruxelles, l'élection hongroise brouille le récit européen
17 Apr 22:50

Ils refusent qu’un chrétien soit enterré à côté de leur proche musulman et appellent au « respect de la religion »

by Alienor de Pompignan
En Belgique, la famille de Samir a exigé des comptes à la mairie en voyant une tombe chrétienne à côté de leur frère.
17 Apr 22:50

Le squelette dans le placard du wokisme

by Jean-Raymond Teyssier

Idées. Wokisme et nazisme ont un point commun inattendu: leur détestation de la science, des Lumières ou de la raison. Analyse.


De la pseudo-science marxiste a la déraison wokiste

Durant presque un siècle le totalitarisme communiste a perpétré ses exactions criminelles qui provoquèrent la mort de millions d’individus et ruinèrent les nations qu’il opprimait, au nom de la pseudo-science marxiste de l’Histoire, le « matérialisme historique ». Selon Raymond Aron elle « expliquait tout avec une logique implacable et irréelle, disait la vérité du passé et de l’avenir, et garantissait la victoire finale ». Au cours du XXème siècle, cette imposture scientiste imposée comme absolument vraie et indépassable, intoxiquera  aussi bien les intellectuels que certains scientifiques. Pour les sectateurs du marxisme-léninisme, Lénine, Staline, puis Mao incarnaient « les plus hautes autorités scientifiques du monde » ! En réalité le marxisme que George Steiner a qualifié de « mythologie messianique », est saturé de présupposés philosophiques et moraux hérités du romantisme allemand, qui allait paradoxalement fournir le cadre intellectuel à l’idéologie nationale-socialiste. Dès 1939, l’historien Edmond Vermeil qui a élaboré dans son ouvrage L’Allemagne l’une des premières généalogies du nazisme, soulignait « qu’il est certain que les deux totalitarismes ont des rapports précis avec l’idéalisme romantique allemand ». Après le fiasco universel du communisme, les plus perversde ces rapports s’actualiseront dans le revirement stratégique des théoriciens de la « nouvelle gauche » post-marxiste (dont le wokisme est un avatar), qui renieront le « marxisme scientifique » pour engager une guerre culturelle contre les formes occidentales de pensée. Subvertir les notions de raison, de connaissance objective, de science, et de vérité, c’était frapper au cœur les fondements séculaires du modèle libéral capitaliste, bourgeois, démocratique et humaniste.

La filiation proto-nazie du wokisme: les anti-Lumières

Par cette inversion radicale des valeurs, ils vont paradoxalement réactiver à leur insu l’anti-rationnalisme, le relativisme, l’anti-humanisme, le nihilisme, ainsi que le culte de la violence théorique et politique, constitutifs des doctrines les plus régressives et pernicieuses du romantisme et du nazisme. Les thèmes corrupteurs de ces doctrines que l’historien oxonien Isaiah Berlin qualifia « d’anti-lumières » (antiAufklärung), ont été élaborés par les idéologues de la « Révolution Romantique » germanique (1790-1830). Ces idéologues menèrent une virulente offensive contre les principes de la raison instaurés par les penseurs des Lumières franco-anglaises (les pires étant pour eux Isaac Newton, John Locke, et Denis Diderot), et tous exprimèrent leur détestation de la science et des lois de la causalité naturelle. Comme l’a reconnu Berlin dans The Roots of Romanticism, « ce formidable mouvement détruira les notions mêmes de vérité et de validité en tant que telles, et instillera pour trois siècles le poison de la misologie au cœur de la conscience européenne ». Il inspirera le nihilisme corrosif de Frederic Nietzsche, qui deviendra le philosophe de court des nazis avant de subjuguer la gauche intellectuelle. Après la Seconde Guerre mondiale, cette contre-culture extravagante initialement portée par les penseurs de la droite européenne la plus réactionnaire, sera réactualisée par ceux de la gauche académique radicale concepteurs des théories dites « post-modernes » que Roger Scruton a qualifiées de « machines à non-sens » (Michel Foucault, Jacques Derrida, Claude Lévi-Strauss, Gilles Deleuze, et Jean-François Lyotard). Par une opération de « désobjectivation » de toute « rerum natura », ces deux courants idéologiques convergèrent non seulement à délégitimer l’ordre de la rationalité, mais surtout à propager cette aberration comme la forme ultime de la clairvoyance critique. Dès 1941, l’historien anglais Rohan D’O. Butler avait reconnu dans son ouvrage The Roots of National-Socialism que « la polémique contre la raison et l’intellect était nazie, néoromantique et romantique ». Soixante-quinze ans plus tard Johann Chapoutot identifia également le rôle déterminant « de la démarche du soupçon adressé à la raison » dans la « révolution culturelle nazie ». Au terme de son analyse extensive de la filiation des doctrines post-modernes, Richard Wolin pourra conclure dans son ouvrage The Seduction of Unreason que tout ce que les nazis ont puisé dans les doctrines romantiques et post-romantiques pour détruire la raison des Lumières françaises a été recyclé par le post-modernisme. Ainsi en attaquant le paradigme des Lumières, les activistes du wokisme restaurent de fait un « zeitgeist » littéralement « proto-nazi ».

Une commune détestation de la civilisation occidentale

On ne peut mieux en résumer le programme que par la déclaration d’un des contributeurs à l’idéologie national-socialiste, Arthur Moeller van den Bruck : « le combat que nous menons contre l’âge de la raison est de part en part un combat contre le libéralisme ». Romantisme, national-socialisme, post-modernisme, et « nouvelle gauche » wokiste (pertinemment qualifiée de « néo-romantique » par Shalom Lappin dans Quillette) visent fondamentalement à effacer de l’histoire une culture millénaire édifiée sur le pouvoir de la raison opérante. Il s’agit non seulement de liquider le sujet de la connaissance, mais également le libre-arbitre, le réel et la vérité. Dans cette perspective, la modernité européenne inaugurée par la métaphysique du sujet rationnel de René Descartes, que Nietzsche et Martin Heidegger dénoncèrent comme une forme de « dépravation spirituelle » juive, a constitué la cible privilégiée de leur entreprise de déconstruction.

La déclaration de Houria Bouteldja (Parti des Indigènes de la République) prétendant que « le “je” cartésien va jeter les fondements philosophiques de la blanchité », accouplée à celle d’une universitaire américaine de même obédience martelant que « mettre fin au privilège blanc commence par mettre fin au privilège juif », atteste de la funeste filiation du wokisme. Même haine,différentes cibles. Alors que romantisme et nazisme identifiaient la rationalité au pouvoir destructeur de la judéité, le wokisme l’identifie au pouvoir oppresseur de la blanchité. Soit deux variantes d’une même aversion pour la civilisation occidentale.

Une même volonté d’effacer la science et la raison

Comme le feront les auteurs post-modernes, les doctrinaires germaniques récusèrent dans une prose grandiloquente le principe de raison comme impuissant, mensonger, corrupteur, et les Lumières comme « un cancer dévorant tout ». En affirmant que « l’idée des mathématiques universelles et la théorie atomique sont des mythes », un des penseurs de la « révolution conservatrice » des années 1920 Oswald Spengler anticipait d’un demi-siècle l’affirmation de Lévi-Strauss pour qui « rien ne distingue la magie des mathématiques », ainsi que celle du sociologue des sciences Bruno Latour selon lequel « la science n’a aucune spécificité, la rationalité n’a aucun contenu ». Lorsque Moeller van den Bruck proclame que « l’âge de la raison a constitué une époque circonscrite, sans importance, et à l’héritage éphémère », il devance d’un demi-siècle les thèses de Foucault et Derrida. Ainsi s’imposa selon George L. Mosse dans Les racines intellectuelles du Troisième Reich (trad.), le « rejet de tout savoir humain comme insignifiant et dénué de sens ».

Nazisme et post-modernisme : une même rhétorique

Le nazisme allait parachever cette destruction (Zerstörung) de la raison. Pour Adolf Hitler cité par Hermann Rauschning, « la vérité n’est pas une question de rapport à la réalité » ;  « l’idée d’une science détachée de toute idée préconçue n’a pu naître qu’à l’époque du libéralisme : elle est absurde » ; « la science est un phénomène social, le slogan de l’objectivité scientifique n’est rien d’autre qu’un argument inventé » ; «  Il n’existe donc jamais que la science d’un groupe humain défini dans une époque définie » ; « ce que l’on appelle la crise du savoir, c’est tout simplement le fait que ces messieurs commencent à se rendre compte eux-mêmes que leur  objectivité et leur indépendance les ont menés à un cul-de-sac » ; « nous sommes à la fin du siècle de la raison » ; « toute science est politique » ; « la question préalable à toute activité scientifique est de savoir qui veut savoir ».

Un concentré du lexique le plus radical des doctrines de l’antiAufklärung, du post-modernisme et du wokisme ! Le concept relativiste de l’épistémologie nazie de « dépendance » (Gebundenheit) au contexte socio-historique s’apparente d’ailleurs au constructivisme de la sociologie néo-marxiste contemporaine, dont la vulgate étiquète comme « socialement et culturellement construite » toute réalité y compris les invariants biologiques et anthropologiques dont l’identité sexuelle.

Pathétique bégaiement de l’histoire,quarante ans plus tard Pierre Bourdieu exprimera une même détestation de « l’obscurantisme des Lumières qui peut prendre la forme d’un fétichisme de la raison et d’un fanatisme de l’universel ». Dans la même veine, Foucault, Derrida, Deleuze et d’autres, dénoncèrent la raison, la connaissance et la science, comme des dispositifs tyranniques de domination, d’oppression, et de discrimination. Pire, elles ne seraient qu’un écran d’imposture masquant les perversions séculaires de l’Occident.

A lire aussi: « Progressistes », vous ne pouvez pas dire non à la GPA!

Les divagations anti-science du wokisme

Des universités anglo-saxonnes à la Sorbonne en passant par le CNRS, les activistes wokistes ont transformé ces spéculations philosophico-littéraires en virulente propagande pour faire « tomber la science » (objectif du mouvement « science must fall »). La connaissance et le corpus scientifique sont réduits à des stigmates de la suprématie blanche, parfois jusqu’au délire («2 + 2 = 4 pue le suprémacisme du patriarcat blanc »). Selon cette causalité paranoïaque, la science ne serait qu’un instrument culturel d’asservissement qui légitimerait tout et n’importe quoi : l’impérialisme, le colonialisme, le capitalisme, le racisme, le sexisme, le classisme, la transphobie, et l’homophobie. Moralement coupable et haïssable, elle devrait donc s’effacer pour être remplacée par des modes de connaissance alternatifs propres aux groupes ethniques et sexuels qu’elle aurait contribué à reléguer, plus subjectifs, plus émotionnels, et plus intuitifs (« une mathématique noire » ou une « physique féministe »).

Là encore le wokisme rejoint le point de vue racial romantico-nazi, qui attribuait la suprématiede l’esprit scientifique à l’hégémonie d’une entité corruptrice (la pensée calculante judaïque), et prônait un savoir libérateur produit de l’intériorité (Innerlichkeit).         

Un relativisme et un subjectivisme corrupteurs

La conséquence la plus néfaste de la répudiation des critères objectifs du jugement, fut la propagation d’un relativisme absolu et d’un subjectivisme débridé glorifiés par le romantisme, qui agirent comme des acides dans les domaines de la connaissance, de la morale, de la culture, du droit, et de la politique. Vulgarisant Nietzscheet préfigurant les doctrinespost-modernes, Hitler affirmait « qu’il n’existe pas de vérité, pas plus dans le domaine de la morale que dans celui de la science ». L’unique vérité authentique étant l’intime conviction, les catégories universelles sont abolies dans tous les domaines, qu’il s’agisse des lois naturelles ou des normes constitutives de la vie en société. Sensations, émotions, expérience personnelle, priment alors l’argumentation intellectuelle et l’exigence de la preuve. C’est un tel « subjectivisme exorbitant » que Jean-Pierre Le Goff retrouve dans la « révolution culturelle soixante-huitarde », et auquel il attribue « la posture anti-fasciste contemporaine qui récuse comme fasciste toute contrainte restreignant la volonté individuelle omnipotente ». Sur le plan politique, cette « égomanie primitive » qui vomit la démocratie intellectuelle, transforme de fait les conflits d’idéaux en affrontements irréductibles et le monde en un théâtre de guerre morale radicale. A la proclamation d’Hitler « oui, nous sommes intolérants, il n’y a lieu à aucune confrontation d’arguments, pas de place pour les négociations et les compromis », répond en écho une même détestation de la délibération et du consensus exprimée par le sociologue radical-chic Geoffroy de Lagasnerie (« il faut être contre le paradigme du débat, contre le paradigme de la discussion »), ou encore par une néo-féministe américaine (« la diversité des opinions est une foutaise (bullshit) de suprémaciste blanc »).

C’est la logique même du terrorisme intellectuel à l’œuvre dans la « cancel culture » et la « culture de l’offense », selon lesquelles aucun argument ne saurait être opposé au ressenti infaillible des individus qui expriment le point de vue de groupes prétendument « dominés » ou « racisés.

La destruction de l’universalisme humaniste

Dans ce contexte idéologique, l’humanisme hérité du « jus naturale » romain qui reconnait un droit naturel commun à tous les hommes, et qui attribue à l’individu libre et autonome une valeur éthique primordiale, deviendra la bête noire des idéologues réactionnaires depuis le XVIIIème siècle. Les plus véhéments le dénonceront comme un stigmate de la décadence d’un Occident latin corrompu par l’esprit juif depuis la Renaissance. De même Chapoutot rapporte dans la Révolution culturelle nazie que pour les nazis « il n’y a pas de genre humain, il n’y a pas, en conséquence, d’universalité, ni donc de commandement moral valant absolument pour l’humanité entière ». Un résumé de la « théorie critique de la race » wokiste ! La répudiation de l’humanisme assimilé à un artefact fallacieux de la modernité occidentale et de l’idéologie bourgeoise, constitua également le leitmotiv des théories post-modernes. Alors que Foucault prédisait la disparition de l’Homme, Lévi-Strauss affirma que « les droits de l’homme intégralement liés à l’idéologie de l’humanisme occidental étaient éthiquement intenables ». Il suggéra même que les camps de concentration « ne furent pas en contradiction avec le soi-disant humanisme, mais en constitueraient presque le prolongement ». Ainsi fut remis au goût du jour le projet du « philosophe du parti national-socialiste » Alfred Rosenberg : « éradiquer quinze siècles d’universalisme et d’humanisme européens ».

Le néo-racisme anti-blanc du wokisme

C’est sans doute cet anti-humanisme inspiré par un identitarisme fanatique qualifié par Pierre-André Taguieff de « néo-raciste », qui a conduit le wokisme à utiliser le registre déshumanisant de la pathologie, de l’exécration, et de l’éradication, similaire à celui du nazisme. Pour ne citer que quelques-unes des centaines de diatribes proférées par des extrémistes universitaires et journalistes: la blanchité est une terrible maladie, une pandémie parasitaire, un virus, une forme de psychopathie ; les blancs sont de violents prédateurs, des déments au cerveau troué; les blancs sont des ordures; tuez les blancs, déchargez un révolver dans leur tête; pas de pays pour les vieux mâles blancs, soyez cruels avec eux; on devrait gazer tous les blancs; je déteste mon identité blanche. A compléter ad nauseam.

Une menace civilisationnelle qui vient de loin

Considérant cet état des choses, on ne peut que conclure avec Berlin que « si Hitler proclamait qu’il cherchait à effacer les effets des Lumières, qui peut prétendre aujourd’hui qu’il ait totalement échoué ». En 1834 le poète et essayiste allemand Heinrich Heine, amoureux de la France des Lumières et qui sera exécré par les doctrinaires nazis, rappelait à ses amis français que « les concepts philosophiques nourris dans le silence de l’étude d’un universitaire peuvent détruire une civilisation entière ». Il prophétisait que le pouvoir intoxiquant de la philosophie germanique alimenterait des forces qui « extirperaient les dernières racines de la culture européenne ». Nous avons cru échapper à cette prophétie pendant plus de deux siècles, elle nous a aujourd’hui rattrapés !

Face à l’obscurantisme woke

Price: ---

0 used & new available from

The War on the West: How to Prevail in the Age of Unreason

Price: ---

0 used & new available from

L’article Le squelette dans le placard du wokisme est apparu en premier sur Causeur.

17 Apr 22:49

Le gauchisme, maladie adolescente (1/4) : l’absurdité des postures anticapitalistes

by Polémia
Le gauchisme, maladie adolescente (1/4) : l’absurdité des postures anticapitalistesPour Gilles Ardinat, le gauchisme est une posture immature niant les bienfaits du capitalisme et de l'économie de marché.
17 Apr 22:47

L’internet est-il déjà mort ? Le patron d’OpenAI s’inquiète du monstre qu’il a créé

by Rédaction
Sam Altman, le PDG d’OpenAI et père de ChatGPT, s’est déclaré préoccupé par la prolifération de comptes automatisés sur les réseaux sociaux. L’ironie de la situation n’a échappé à personne. Il y a des moments où l’on se demande si certains dirigeants de la Silicon Valley lisent ce qu’ils écrivent avant d’appuyer sur « publier […]
17 Apr 22:46

Italie : un homme originaire du Nigeria tue un chat puis tente de le cuisiner dans un parc

by Arthur Keraudren
Les faits rapportés le 15 avril par plusieurs médias italiens ont suscité un vif émoi à Sarzana, dans la province de La Spezia. Selon l’agence de presse italienne Ansa, un homme originaire du Nigeria a tué un chat dans un parc public avant de tenter de le cuisiner. Alertés par plusieurs passants témoins de la […]
17 Apr 07:24

Votation «Pas de Suisse à 10 millions!»: le duel Maillard-Köppel

by Romain Clivaz

PODCAST. Spécial votation du 14 juin. Duel frontal et cordial, où on s’est rendu coup pour coup. Dans le camp du oui, Roger Köppel, rédacteur en chef de la «Weltwoche», ancien conseiller national UDC. Dans le camp du non, Pierre-Yves Maillard, conseiller aux Etats socialiste vaudois et président de l’Union syndicale suisse. Extraits

Convoquer deux Alphatiere, comme on qualifie les bêtes politiques dans la Berne fédérale, c’est la certitude d’avoir un échange sur les fondamentaux, sur les valeurs et dans tous les registres: passes d’armes classiques d’arguments façon salon feutré, reproches mutuels de manque de pragmatisme, moments de forte électricité dans l’air, ironie, courtoisie et quelques uppercuts ou directs rhétoriques au passage.

Rien n’a manqué dans ce combat politique frontal et à la régulière, que le zurichois Roger Köppel, figure de proue de l’Union démocratique du centre (UDC), a accepté de disputer en français. «Oui c’est très dur, c’est un challenge, mais j’espère être à la hauteur», a ironisé d’entrée de jeu l’ancien conseiller national. Et il l’a été dans ses échanges face à un Pierre-Yves Maillard également très en verve.

Concrètement, le 14 juin prochain on votera sur l’initiative populaire de l’UDC «Pas de Suisse à 10 millions! (initiative pour la durabilité)», soit un plafond démographique: «La population résidante permanente de la Suisse ne doit pas dépasser 10 millions de personnes avant l’année 2050…» Le Conseil fédéral devra veiller au non-dépassement de ce seuil. Parmi les mesures de dernier recours, la dénonciation de l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’Union européenne.

«La barque est-elle pleine, Messieurs Köppel et Maillard?»

Rappelons que fin 2024, le seuil des 9 millions était dépassé et qu’officiellement entre 2013 et 2022, 66 000 personnes supplémentaires, par année, se sont établies en Suisse. En 2025, l’immigration nette dans la population résidante permanente étrangère s’est établie à 74 675 personnes.

Face à ces chiffres et au micro de Sous la Coupole, une première question s’impose: la barque est-elle pleine? Expression souvent utilisée pour évoquer les limites de la capacité d’accueil migratoire dans notre pays.

Lire aussi: Initiative «Pas de Suisse à 10 millions!»: le périlleux disque rayé des opposants

«Non» catégorique de Pierre-Yves Maillard: «C’est clair qu’intuitivement, ce message parle. On ne peut pas avoir une croissance sans limites. Ça parle à beaucoup de gens de beaucoup de milieux.» Mais pour le leader syndical, «on est surtout dans un monde qui, déjà, est en train de changer puisque plus de la moitié des pays du globe connaissent aujourd’hui une réduction de leur population… La Suisse ne connaîtra pas toujours une croissance de sa population.»

Il tranche: «Je pense que c’est idiot, c’est contre-productif de provoquer nous-mêmes une accélération d’un processus qui aura lieu à moyenne échéance. En ce moment, c’est le pire des moments pour le faire, parce qu’on a justement une forte proportion de gens qui arrivent à la retraite.»

Roger Köppel en adepte du Candide de Voltaire

Parole à la défense de l’initiative. Roger Köppel: «Oui, bien sûr. On doit trouver des limites.» Evoquant le Candide de Voltaire, il fait sienne l’expression «on doit cultiver notre jardin», et poursuit: «Comme personne qui a étudié en Allemagne, aussi aux Etats-Unis un peu, qui a travaillé en Allemagne [il a dirigé la rédaction du quotidien conservateur Die Welt, ndlr], je suis un Suisse typique ouvert au monde. Mais on doit préserver la Suisse.» Un discours aux tonalités écologiques, teinté d’une sobriété économique peu commune à l’UDC. Une des craintes évoquées par Roger Köppel dans le sillage d’une migration «pas contrôlée»: «Vous voulez avoir un New York à Burgdorf? Vous voulez avoir en Suisse romande seulement des skyscrapers (gratte-ciel) comme à Singapour? Nous avons une responsabilité pour le futur. Et maintenant, on doit faire quelque chose.»

Il en profite pour tacler la gauche, citant un président iconique du PS de 1975 à 1990: «J’ai parlé (à l’époque) avec Helmut Hubacher, un socialiste pour qui j’avais beaucoup de respect. Il me disait que c’était une grande erreur de la gauche, cette négligence de la question de la migration. Et moi, je trouve que spécialement les syndicats [devraient] aider l’UDC à limiter cette immigration qui… n’est bonne ni pour nos ouvriers, ni pour l’économie. C’est trop.»

Lire aussi: Pas de Suisse à 10 millions? Oui, peut-être… mais comment?

Pour le syndicaliste Maillard le vrai agenda de l’UDC est ailleurs: «Il n’y a pas de volonté de l’UDC de freiner l’immigration. Ce n’est pas vrai… Par contre, ce qu’ils veulent, c’est qu’on contrôle moins les salaires. Donc, on renforcera encore l’incitatif des patrons à engager du personnel de l’étranger.» Plus généralement, «ils veulent qu’on recrute des gens qui n’ont pas de droits, qui sont précaires et donc il y aura plus de pression sur les salaires…»

Un échange politique d’une rare intensité

«J’ai une grande admiration pour cette rhétorique spectaculaire de M. Maillard et la diabolisation de l’UDC…» ironise Roger Köppel, qui complète «On voit maintenant que la plupart des gens qui viennent en Suisse, ce n’est pas l’immigration dans l’économie. C’est une immigration qui est un grand danger pour la préservation de notre Etat social.»

On le voit: des constats et des visions diamétralement opposés. Des désaccords également sur d’autres domaines, dont le logement, ainsi que des accusations mutuelles de faire de l’idéologie, de manquer de pragmatisme, de se perdre dans des contradictions et d’alimenter des «mythes». Les gestes, les traits des visages, les soupirs et autres réactions vives ont ajouté de l’emphase et de la tension à cet échange. Dans les règles de l’art. En toute courtoisie. Entre Alphatiere. Bonne écoute!

16 Apr 19:50

Montréal (Québec) : opposé au mariage de sa fille avec un chrétien, Medhat Darwish, un spécialiste d’arts martiaux, tente de la tuer à coups de marteau pendant son sommeil

by Francois

Une femme musulmane de 27 ans a été grièvement blessée mardi matin à Sainte-Anne-de-Bellevue, dans l’ouest de Montréal. Selon plusieurs sources policières citées par la presse locale, son propre père aurait tenté de la tuer en raison de son mariage imminent avec un homme de confession chrétienne. Les enquêteurs évoquent un possible crime d’honneur.

Selon les éléments rapportés, une dispute aurait éclaté la veille entre Medhat Darwish, 56 ans, et sa fille au sujet de cette union prévue en juin. Peu avant 7 heures, il se serait rendu dans la chambre de la victime alors qu’elle dormait et l’aurait frappée à plusieurs reprises à la tête avec un marteau.

Durant l’agression, il aurait lancé : « On va mourir ensemble ». Souffrant notamment d’une fracture du crâne, la jeune femme aurait réussi à fuir jusqu’à un voisin pour demander de l’aide. Hospitalisée, elle a subi une intervention chirurgicale et porterait une longue cicatrice au front.

Après les faits, le suspect se serait barricadé pendant près de dix heures dans sa résidence, menaçant d’incendier les lieux, ce qui a entraîné l’évacuation de plusieurs habitations. Les policiers du groupe tactique sont finalement intervenus. Medhat Darwish, présenté comme spécialiste des arts martiaux connu à Montréal, a été inculpé de tentative de meurtre, voies de fait graves sur sa fille et voies de fait sur policiers. Il a été maintenu en détention.

Journal de Montréal