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22 May 08:05

Thilo Sarrazin : « Le grand remplacement a bel et bien commencé. En France, comme en Allemagne » [Interview]

by Rédaction
Après une longue carrière au ministère des Finances fédéral, Thilo Sarrazin, diplômé en économie de l’université de Bonn, docteur en droit et en science politique, est nommé secrétaire d’État au ministère des Finances de Rhénanie-Palatinat. De janvier 2002 à avril 2009, il est élu sénateur en charge des finances à Berlin. Adhérent au SPD (parti […]
22 May 08:04

[Tribune] Les États-Unis sont-ils en train d’achever leur mainmise sur l’Europe ?

by Jacques Myard
Les États-Unis viennent de réussir à parfaire leur vieux rêve de domination sur l’Europe, un exploit mené avec détermination et surtout avec le soulagement lâche des vieilles nations européennes.
22 May 07:54

Berne veut acheter les F-35 sans attendre l'avis du peuple: et si on dit non?

by Sven Papaux

Le Conseil fédéral appuie sur le champignon pour acheter ses F-35A. Viola Ahmerd et cie ne comptent pas attendre la réussite ou non de l'initiative populaire sur le sujet. Mais quelles seraient les conséquences si le peuple mouche les autorités une fois les avions déjà acquis? René Knüsel répond.

Viola Ahmerd, Ministre de la défense,. Image: sda

Le Conseil fédéral appuie sur le champignon pour acheter ses F-35A. Viola Ahmerd et cie ne comptent pas attendre la réussite ou non de l'initiative populaire sur le sujet. Mais quelles seraient les conséquences si le peuple mouche les autorités une fois les avions déjà acquis? René Knüsel répond.

Pas de quartier, nos Sept sages prennent le taureau par les cornes et sont bien décidés à acheter rapidement de nouveaux avions de chasse. En réunion mercredi, le Conseil fédéral, par le biais d'un communiqué, indique qu'il s'apprête à accélérer la cadence pour ajouter de nouveaux jouets à notre armée nationale.

...
(Lire sur https://www.watson.ch/fr )
22 May 07:33

Manif anti-UDC à Bâle: «La Suisse, c'est un État policier!»

by Blick
«La Suisse, c'est un État policier!» Samedi à Bâle, un stand de l'UDC en pleine ville de Bâle a été approché par un groupe de manifestants, qui a fini par être dispersé par la police à l'aide de balles en caoutchouc. Plusieurs politiciens du parti conservateur ont pris la parole.
21 May 22:46

En 2020, le New-York Times évoquait Pap Ndiaye avec Rokhaya Diallo et Maboula Soumahoro dans un article sur la « prise de conscience raciale » de la communauté noire en France

by Leonard

Une prise de conscience raciale en France, où le sujet reste tabou

Le regard tourné vers les États-Unis, des enfants d’origine africaine et antillaise abordent ouvertement la question de la race, une forme de défi à l’universalisme français.

(…)

L’historien Pap Ndiaye — qui mena des efforts pour créer des cursus de « Black studies » dans les universités françaises, suite à la publication en 2008 de son ouvrage « La condition noire » — avoue n’avoir pris conscience de son identité raciale qu’après avoir étudié aux États-Unis dans les années 90.

« C’est une experience que tous les Français noirs font quand ils vont aux États-Unis », dit M. Ndiaye, âgé de 54 ans et enseignant à Sciences Po. « C’est l’experience d’un pays où la couleur de peau est pensée et où elle n’est pas dissimulée derrière un discours de ‘color blind’. »

De père sénégalais et de mère française, M. Ndiaye est considéré métis en France, bien qu’il s’identifie comme un homme noir.

Sa vision du monde et de lui-même étaient un affront radical à l’État français. Enraciné dans les Lumières et la Révolution, l’universalisme français a toujours considéré chaque être humain comme jouissant de droits fondamentaux tels que l’égalité et la liberté. En accord avec le principe qu’aucun groupe ne peut bénéficier de privilèges, il est illégal de collecter des informations relatives à la race, que ce soit pour le recensement ou presque toute autre raison officielle.

Le traitement inégal des femmes en France et des non-blancs dans ses colonies allait cependant à l’encontre de cet idéal universaliste.

« L’universalité pouvait marcher assez facilement quand il n’y avait pas beaucoup d’immigrants, ou quand les immigrants étaient des catholiques blancs, » dit Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux États-Unis. « Mais face à l’islam d’un côté et aux Noirs africains de l’autre, le modèle atteint évidemment ses limites. Et donc le débat c’est, d’un côté cet universalisme qui est un bel ideal, mais de l’autre c’est comment en même temps se dire, oui, mais ça ne marche pas. »

(…)

L’ambassade américaine à Paris s’est mise à tendre la main aux minorités ethniques et raciales françaises après les attaques du 11 septembre, dans le cadre d’une politique internationale pour « gagner les coeurs et les esprits ».

L’ambassade proposait des programmes éducatifs sur des sujets comme la discrimination positive — un concept tabou en France — et réussissait à atteindre pour la première fois un public de Français non-blancs, explique Randianina Peccoud, qui supervisa ces progammes à l’ambassade et qui a pris sa retraite l’année dernière.

Article intégralement disponible en français sur le site du New-York Times

21 May 22:46

Les ONG ont-elles des liens avec les passeurs de migrants ? La question est posée par la Justice italienne, qui doit décider de la tenue d’un procès contre plusieurs organisations “humanitaires” (MàJ)

by Leonard

21/05/2022

Une audience préliminaire s’est déroulée samedi en Sicile (Italie) pour décider de la tenue d’un procès contre plusieurs ONG, y compris Médecins Sans Frontières (MSF), dont les navires secourent des migrants en Méditerranée et qui sont accusées de collusion avec des passeurs.

La prochaine audience préliminaire se tiendra le 7 juin, a décidé la procureure Brunella Sardoni. La procureure avait auparavant dit à l’AFP s’attendre à ce que ces audiences durent “plusieurs mois, étant donné la complexité” d’un dossier qui compte quelque 30.000 pages et des centaines d’enregistrements.

Vingt-et-un suspects, dont des membres d’équipage des navires de MSF, Save the Children et l’ONG allemande Jugend Rettet, sont accusés d'”aide et d’incitation à l’entrée irrégulière en Italie” en 2016 et 2017.

(…) RTBF


C’est un dossier complexe et politiquement miné qui témoigne des risques juridiques et des dilemmes auxquels sont confrontés les ONG face au drame des migrants en Méditerranée. Un juge italien va devoir décider de la tenue ou non d’un procès contre plusieurs organisations parmi lesquelles Médecins Sans Frontières (MSF). Elles sont soupçonnées de collusion avec des passeurs libyens, dans le cadre de leurs activités de sauvetage. L’audience début samedi 21 mai à Trapani, en Sicile et pourrait durer plusieurs mois. L’enquête fait l’objet de nombreuses critiques, en raison d’écoutes massives d’humanitaires, avocats et journalistes. Ses détracteurs dénoncent une tentative politiquement motivée de criminaliser les opérations de secours en mer.

Vingt-et-un suspects, dont des membres d’équipage des navires de MSF, Save the Children et l’ONG allemande Jugend Rettet, sont accusés d’«aide et d’incitation à l’entrée irrégulière en Italie» en 2016 et 2017. L’enquête aurait démontré la coordination de leurs actions avec des trafiquants près des côtes libyennes, les amenant à recueillir des personnes dont la vie n’était pas en danger.

(…) La Croix

(Merci à BB)


11/03/2021

Le Temps a pu consulter les 651 pages de cette enquête qui accuse 21 personnes – membres des équipages et responsables d’ONG confondus. Italiens pour moitié, les autres étant allemands, espagnols, français, belges et britanniques. Ils encourent des peines de 4 mois à 20 ans de prison. Ces prévenus ont reçu les conclusions des enquêteurs le 2 mars 2021 et ont vingt jours pour communiquer leur réponse au procureur, qui rédigera ensuite l’acte d’accusation.

Selon ce document, touffu, les organisations de sauvetage auraient développé des relations de proximité avec les trafiquants afin d’être avertis à l’avance des départs de bateaux transportant des migrants et d’être ainsi les premiers sur place. Les trois ONG auraient agi de concert et «contourné le système de secours mis en place par les autorités italiennes».

(…)

Afin de maintenir de bons rapports avec les trafiquants, les ONG les auraient souvent laissé récupérer les embarcations utilisées pour transporter les migrants, afin de les réutiliser. Pour la police italienne, la volonté des ONG de ne pas aider les forces de l’ordre dans leur travail de traque des passeurs s’apparente à une conduite criminelle.

Article à lire en intégralité sur Le Temps

21 May 22:46

Quand Pap Ndiaye proposait le racialisme comme critère de sélection à l’Opéra de Paris

by Koba

“Diversité à l’Opéra de Paris : vers un racialisme d’État ?”

Isabelle Barbéris, essayiste et maître de conférences en art de la scène à l’université Paris-Diderot, dresse une analyse inquiétante du rapport sur la diversité à l’Opéra national de Paris.

L’objet s’intitule : Rapport sur la diversité à l’Opéra national de Paris . Ses auteurs : l’historien Pap Ndiaye* et Constance Rivière, secrétaire générale du défenseur des droits. Le commanditaire : Alexander Neef, nouveau directeur, armé de bonnes intentions, mais acquis au multiculturalisme et à ses représentants au sein de la vieille institution. Posons-le d’entrée : la diversité dont il est ici question, et que les auteurs entendent défendre, n’est pas plus celle des idées que des œuvres. En revanche, la vision racialiste de la « diversité » – notion qui à ce jour n’a toujours pas fait l’objet d’une concertation académique de qualité, et encore moins d’une consultation démocratique – y apparaît totalement décomplexée.

On y relève de page en page, l’influence évidente des lobbys et associations militantes défendant cette conception du monde, reposant sur la mise en concurrence des individus par critères de genre et de race, au détriment d’autres regards plus subtils, et de l’expertise académique. La tradition universaliste pluriséculaire de la France y est oubliée, balayée. Pouvait-il d’ailleurs en aller autrement du moment où l’on a confié cette mission à un pourfendeur du « blackface » des « Suppliantes », la pièce d’Eschyle dont des « antiracistes » avaient réussi à interdire la représentation en mars 2019 ?

(…) Parmi les originalités, on découvre qu’Arlequin serait l’inventeur du « blackface » européen (ou « blackface light »). On retrouve des falsifications déjà lues ailleurs, ainsi autour d’Impressions d’Afrique de Raymond Roussel. Tout déguisement est présenté comme suspect a priori, de même que tout regard sur l’autre et l’ailleurs, dans une méconnaissance totale de la diversité des pratiques et de l’histoire des représentations, du déguisement ou encore du grimage. Le contresens sur le « ballet blanc » frôle le ridicule : la blancheur – renvoyée à une essentialisation raciale par les auteurs – correspond en fait à une esthétique spectrale ( les Willis ), ainsi qu’à une convention désuète de représentation unifiée du groupe.

La méconnaissance des pratiques de maquillage en danse est tout aussi flagrante : les rapporteurs semblent ignorer que tous les danseurs de ballet, en premier lieu les « blancs », se talquent la peau afin de leur éviter de briller sous la rampe.

Autre passage lunaire : les défenseurs de la « diversité mélanique » ( sic ) déplorent que les danseurs « non blancs » recrutés ne soient pas assez noirs… Parmi les préconisations les plus folles et intrusives dans le contrôle des représentations, celle de « blueface » (visage grimé en bleu) est envisagée… bien que considérée comme encore insatisfaisante. Le rapport assure ne pas vouloir instaurer un « comité de censure » mais en appelle à considérer que « la très grande majorité [du répertoire] contient des éléments racistes et sexistes. » Il pose solennellement : « On ne se grimera plus pour jouer au noir ou à l’asiatique ». Tout en se défendant de vouloir les supprimer, il valide la « placardisation » d’œuvres comme Aida, La Bayadère, Raimonda – de toute évidence ni connues, ni travaillées par les rapporteurs. Turandot et Madame Butterfly, désignés comme coupables de « yellowface », sont à peine sortis du placard, mais sous conditions… Qui les dictera ?

(…) Les derniers chapitres s’enferrent dans les contradictions auxquelles le racialisme est de toute façon condamné : après avoir prôné la discrimination raciale, on en vient à la condamner. Ainsi (im)pensée, la « diversité » s’apparente paradoxalement à une réduction de la plasticité du jeu, et non à une ouverture, pourtant seule à même de diversifier le répertoire et les choix de recrutements.(…)

(…) Marianne

Merci à stef

21 May 22:46

Google construit la première Intelligence Artificielle forte, capable de combiner plusieurs tâches

by Leonard

L’Intelligence Artificielle forte, aussi appelée Intelligence artificielle généralisée (AGI), est le graal des chercheurs en IA. Elle serait capable de rivaliser avec l’intelligence humaine, voire même serait consciente. DeepMind, société sœur de Google, vient de publier un article sur Gato, une nouvelle IA généraliste qui pourrait être le précurseur de l’IA forte. La majorité des IA actuelles sont spécialisées dans une tâche, entraînées avec des réseaux neuronaux dans un but spécifique comme celui de créer des deepfakes ou de jouer aux échecs. Avec Gato, DeepMind prend l’approche inverse et a créé une seule IA capable d’effectuer de nombreuses tâches très différentes.

Selon les auteurs, « le même réseau avec les mêmes poids est capable de jouer à la console Atari, identifier le contenu des images, discuter, empiler des blocs avec un vrai bras robotique et bien plus ». L’IA utilise le contexte pour décider sous quelle forme donner ses réponses. Au total, elle est capable d’effectuer 604 tâches avec un seul et même modèle, un véritable exploit. DeepMind a utilisé un réseau neuronal de type transformeur, généralement utilisé dans le traitement des langues. Gato a été entraîné sur un grand nombre de bases de données, contenant des images, du texte, ainsi que l’expérience d’agents dans le monde réel ou dans des environnements simulés.

Le problème est que l’IA ne parvient pas à réaliser ces tâches correctement tout le temps. Par exemple, les réponses lors d’une discussion peuvent être incorrectes. Gato a notamment indiqué que Marseille était la capitale de la France… DeepMind indique que, pour les trois quarts des tâches (450 sur 604), l’IA aurait de meilleures performances qu’un expert la moitié du temps. On serait donc sur un taux de succès à un peu plus d’un tiers.

(…)

Futura Sciences

21 May 22:44

Giovanbattista Fazzolari (Fratelli d’Italia) : « L’idéologie communiste se fonde précisément sur la négation des nationalités et des appartenances nationales » [Interview]

by Rédaction
Entretien avec Giovanbattista Fazzolari, sénateur de la République italienne et responsable du programme politique de Fratelli d’Italia. Entretien réalisé par notre confrère Álvaro Peñas et traduit par nos soins. Breizh-info.com : Que pensez-vous des résultats de deux élections, la victoire écrasante de Viktor Orbán en Hongrie et le second tour des élections françaises. Quelle est […]
21 May 22:44

Le Rucher Patriote : un site d’annonces et d’entraide entre patriotes

by Rédaction
Ouvert depuis peu, le Rucher Patriote est un site d’annonces et d’entraides entre patriotes. Une sorte de « Le Bon Coin » des amoureux de notre culture et de notre peuple de toujours. Entretien avec son fondateur, Thomas Whyte. Breizh-info.com : Vous avez récemment lancé un site d’annonces entre patriotes : qu’y trouve-t-on ? Thomas Whyte : […]
21 May 22:43

Le Samedi Politique avec François Asselineau – Russie / Ukraine : Une guerre de l’OTAN par proxy !

by Gildas Ailes

Il y a bientôt 3 mois, les troupes russes entraient en Ukraine. Depuis le début du conflit, la guerre semble dépasser de loin ces deux peuples frères. Les élargissements successifs et envisagés de l’OTAN ont eu raison des craintes du Kremlin. Les livraisons d’armes, le soutien financier et les sanctions économiques de l’Occident ont terminé de clarifier la situation.

Dans cette situation, la France qui brillait naguère par sa diplomatie, sa politique étrangère et sa position de non alignée est désormais à la remorque des Etats-Unis, à la remorque de l’OTAN, à la remorque de l’UE.
Une vassalisation qui nuit aux Français comme aux Ukrainiens, victimes d’une guerre qui s’éternise.

François Asselineau, le président de l’UPR, revient pour nous sur cette situation complexe, dramatique et dangereuse. Il évoque également la politique française entre remaniement des ministres et législatives.

L’article Le Samedi Politique avec François Asselineau – Russie / Ukraine : Une guerre de l’OTAN par proxy ! est apparu en premier sur TVLibertés - 1ère chaîne alternative | Nous, c’est vous.

21 May 18:06

«Ils veulent contrôler vos pensées, ils disent que vous êtes raciste»

Star de Fox News et porte-voix radical d’une Amérique blanche et inquiète, Tucker Carlson est accusé d’attiser la haine dans un pays divisé. 
21 May 17:19

La sécurité commence aux frontières nationales. L’UDC rend visite aux collaborateurs des douanes suisses à Bâle.

by robinkiefer

Chaque jour, ce sont plus de 2 millions de personnes, plus d’un million de véhicules, 21’000 camions et des milliers de tonnes de marchandises qui traversent nos frontières nationales. Les données qui suivent témoignent de l’importance des contrôles ; en une journée, les collaborateurs de l’OFDF enregistrent en moyenne :

  • 70 personnes faisant l’objet d’un avis de recherche ou d’une arrestation
  • 12 armes prohibées
  • 4 faux documents d’identités
  • 2.6 Kg de drogue
  • 51 séjours illégaux

Les collaborateurs de l’OFDF apportent en outre une contribution importante à la sécurité sur nos routes : ils retirent en effet quelque 34 camions défectueux de la circulation chaque jour.

Afin de s’informer à la source sur le travail et les défis à la frontière, le groupe parlementaire fédéral UDC a rencontré vendredi soir à Bâle la direction de l’OFDF et les collaborateurs de la Douane Nord, qui assurent la sécurité aux points de passage de la frontière avec la France et l’Allemagne. Ils ont notamment montré aux membres du groupe parlementaire fédéral UDC ce à quoi ils sont confrontés au quotidien, au moyen d’exemples pratiques. Lors de cette rencontre, le groupe UDC a également été informé sur l’avancée du programme DaziT, qui permettra de simplifier, d’optimiser et de numériser l’ensemble des processus douaniers, fiscaux et de contrôle d’ici 2026. Pour le président du groupe parlementaire UDC Thomas Aeschi, « la protection des frontières est centrale pour un pays souverain comme la Suisse ». Le récent oui populaire au projet Frontex le 15 mai dernier est certes à saluer dans la mesure où il permet de mieux protéger les frontières extérieures de l’UE, ce qui sert également les intérêts de la Suisse. Cela ne doit toutefois pas conduire à un nouveau démantèlement des frontières nationales. Toujours selon Thomas Aeschi, « la Suisse doit renforcer les contrôles à ses frontières nationales, car ce sont les Etats qui sont le plus à même de se protéger eux-mêmes. »

Pas d’entrée en matière sur la modification de la loi sur l’organisation de La Poste
Lors de sa réunion de ce jour à Bâle, le groupe parlementaire fédéral UDC a également décidé de ne pas entrer en matière sur la modification de la loi sur l’organisation de La Poste, proposée par le Conseil fédéral, loi visant à supprimer l’interdiction faite à PostFinance d’octroyer des crédits et des hypothèques. La Confédération exploiterait ainsi, de fait, sa propre banque et concurrencerait les banques cantonales et les banques privées.

L’UDC reconnaît toutefois la nécessité d’agir concernant la définition du mandat de service universel et demande donc au Conseil fédéral d’entamer cette discussion le plus rapidement possible, de manière globale. L’introduction d’une banque d’Etat combinée à des appétits politiques et idéologiques au sein d’un marché qui fonctionne ne constitue cela dit pas une solution acceptable.

Une rencontre « UDC proche de vous » réussie
Au terme de la séance de ce jour, le Conseiller fédéral Ueli Maurer et le groupe UDC sont allé à la rencontre de la population et des représentants de la section locale de l’UDC sur la place Meret Oppenheim à Bâle. De nombreuses personnes intéressées ont participé et se sont entretenues avec nos élus, dans une atmosphère conviviale.

La tentative de perturbation de cette rencontre pacifique par des milieux de gauche hostiles à la démocratie a tourné court grâce à l’intervention professionnelle de la police bâloise. L’UDC Suisse remercie les policière et les policiers pour leur précieux travail de protection des droits démocratiques fondamentaux.

21 May 17:19

Ce qui peut (vraiment) être reproché à Pap Ndiaye

by Didier Desrimais

La nomination de Pap Ndiaye au ministère de l’Éducation nationale n’est une bonne nouvelle que pour les militants décolonialistes et les wokistes.


Pap Ndiaye vient d’être nommé ministre de l’Éducation nationale. Avant ses différentes fonctions universitaires en France, son séjour aux États-Unis dans les années 90 avait « éveillé » cet historien. Il rapportera dans ses bagages les thèses sur le racisme développées dans les universités américaines et n’aura plus qu’une idée en tête : démontrer que l’universalisme français est une farce qui masque un racisme « structurel » ancré dans la société française. Aussi, selon ses contradicteurs, cette nomination ferait officiellement entrer le wokisme et les thèses racialisto-décolonialistes dans le gouvernement français. 

Le nouveau ministre estime que l’islamo-gauchisme n’existe pas

Rappel rapide et instructif des différentes activités de M. Ndiaye : Pap Ndiaye est le co-signataire d’un rapport sur la diversité à l’Opéra de Paris passé inaperçu dans le grand public et qui était une sorte de tract en faveur de thèses diversitaires copiant celles issues des milieux associatifs et universitaires américains favorisant la discrimination positive. Curieusement, ce rapport revenait sur la mort de George Floyd et le combat du mouvement Black Lives Matter pour souligner une possible discrimination raciste et quasi-institutionnelle dans le monde de la culture en France, en particulier à l’Opéra de Paris. Inspiré des thèses décolonialistes mises en avant par des activistes comme Françoise Vergès ou David Bobée, M. Ndiaye, constatant que « l’Opéra national de Paris n’a encore programmé ni metteur en scène, ni livret ou composition écrits par une personne non blanche », y propose de « repenser l’unité chromatique » et de favoriser « la diversité mélanique » en créant un « poste de responsable diversité et inclusion ». Il préconise de « démarcher de manière active […] des artistes non blancs de haut niveau ». Plusieurs passages de ce document relèvent du pur wokisme. Parce que « l’opéra européen était le point de vue sublime des dominants sur le monde : celui d’hommes européens blancs », on y note ce qui, dans des œuvres anciennes, relèverait d’une « racialisation », et on y dénonce par exemple « la danse chinoise et la danse arabe de Casse-Noisette » ou les « personnages “yellowface” avec le maquillage de la peau et le contour des yeux exagérèrent allongé » de Madame Butterfly. L’art est remplacé par le combat politique et la morale. La révision des œuvres au nom de l’antiracisme est ravageuse. M. Ndiaye juge ainsi nécessaire de « décoloniser » les arts, de diversifier chromatiquement les artistes, de nettoyer les œuvres, c’est-à-dire de détruire le patrimoine culturel occidental. 

A lire aussi: L’Education nationale aux couleurs arc-en-ciel

Tout juste nommé directeur du Musée de l’immigration, M. Ndiaye avait annoncé la couleur sur les ondes de France Inter (1) : ce musée devait devenir un lieu de débats « décolonialistes » « où toutes les questions qui ont trait à la lutte antiraciste auront leur place ». M. Ndiaye est convaincu que la France souffre d’un mal raciste et discriminatoire issu de son passé colonial. « On cherche ce qui dans la société française contemporaine est hérité de l’époque coloniale. On regarde les formes de continuité sans préjuger que nous serions entièrement détachés de cette période », dit-il alors au micro d’Ali Baddou. En clair : la société française a gardé un fond colonialiste qu’elle perpétue en discriminant les immigrés qui arrivent sur son sol et qu’elle traite comme les indigènes des anciens pays colonisés. Il ajoutait vouloir traiter des « discriminations croisées » et mettre en relief la « recherche intersectionnelle » universitaire qui, de son point de vue, était empêchée par le faux sujet qu’est l’islamo-gauchisme. 

Un ami de l’historien Pascal Blanchard

Tout dernièrement, Pap Ndiaye a été nommé président de la Commission Images de la diversité pour le CNC. Sa mission : « contribuer à donner une représentation plus fidèle de la société française , d’écrire une histoire commune de l’ensemble de la population française, en favorisant l’émergence de nouvelles formes d’écritures et de nouveaux talents. » On sait ce que cela veut dire. Une des deux co-présidentes de cette commission est… Assa Maïga, l’actrice qui, lors d’une des Cérémonies des César, avait compté les Noirs dans la salle pour soi-disant souligner la sous-représentation des « racisés » dans le cinéma. On n’en sort pas.

Ami de l’entrepreneur décolonialiste Pascal Blanchard (3) qui se vante de « tenir » les manuels scolaires, proche des thèses décolonialistes radicales, celui qui regrettait que « les autorités françaises se raidissent dans un refus de comparer » les cas de George Floyd et d’Adama Traoré (2), peut-il réellement incarner le renouveau attendu dans l’Éducation nationale ? On peut légitimement avoir de très sérieux doutes. À droite, Eric Zemmour a ironisé : « Emmanuel Macron avait dit qu’il fallait déconstruire l’Histoire de France. Pap Ndiaye va s’en charger. » Au Rassemblement national, Jordan Bardella a surenchéri : « Avec ce remaniement, la dislocation de la nation s’accélère ! »


Un adepte des réunions interdites aux Blancs ?
Quel grand républicain, ce Pap Ndiaye, s’est félicitée Elisabeth Borne hier soir sur TF1 ! Quel universalisme ! En 2016, notre nouveau ministre de l’Education nationale aurait participé avec les décolonialistes Françoise Vergès et Maboula Soumahoro à une réunion intitulée « Être noir.e en France » qui, en plus d’être en « non mixité racisée » (donc interdite aux Blancs) se concluait par un « repas vegan » : plus woke tu meurs ! •
Source : https://paris-luttes.info/paroles-non-blanches-rencontres-5334?lang=fr

(1) Entretien sur France Inter le 19 février 2021.

(2) Entretien sur France Inter le 4 juin 2020.

(3) Rappellons que Pascal Blanchard est l’historien qui avait été chargé par le président Macron d’aider les élus à trouver des noms de personnalités (318 exactement) censés représenter la « diversité ». Opportunément invité ce matin 21 mai au micro de Carine Bécard sur France Inter, il a pu faire l’éloge de son « ami » et affirmer être certain que ce dernier « serait à l’écoute des enseignants », bien qu’ayant une vision de la société radicalement différente de celle de son prédécesseur. France Inter, dès l’annonce de la nomination de Pap Ndiaye, a évidemment offert un CV « sans taches » sur son site.

L’article Ce qui peut (vraiment) être reproché à Pap Ndiaye est apparu en premier sur Causeur.

21 May 17:17

Quand Pap Ndiaye faisait l’éloge d’Assa Traoré : “Son discours est rassembleur. J’entends un discours de convergence plutôt qu’un discours de clivage. Un discours qui réclame l’égalité”

by BB

L’hostilité que peut susciter Assa Traoré laisse l’historien Pap Ndiaye dubitatif : « Au fond, quand on la lit, quand on l’écoute, son discours est rassembleur. J’entends un discours de convergence plutôt qu’un discours de clivage et de séparation, un discours qui réclame l’égalité. »

Extrait d’un article du Monde consacré à Assa Traoré

21 May 10:08

Le statut S ne doit plus être octroyé à l’aveugle

by opoliver

Il est évident que celles et ceux qui fuient la guerre en Ukraine trouvent de l’aide en Suisse. Au cours des 3 derniers mois, la Confédération a accueilli 50’000 personnes en provenance de ce pays et s’attend à ce que ce nombre s’élève à 120’000 d’ici l’automne. Si cette augmentation devient effective et si l’on tient compte des autres demandeurs d’asile, du regroupement familial et de la migration régulière (par exemple via la libre circulation des personnes), notre petit pays comptera quelque 250’000 personnes supplémentaires rien qu’en 2022.

Même si l’aide aux réfugiés de la guerre est justifiée, les conséquences financières pour notre pays sont énormes. Pour 40’000 réfugiés, la Confédération à elle seule prévoit des dépenses supplémentaires de près d’un milliard de francs ! 120’000 personnes bénéficiant du statut de protection S engendreraient un coût de plus de 3 milliards de francs aux contribuables suisses, sans compter les coûts que doivent supporter les cantons et les communes pour les écoles, l’aide sociale ou encore la sécurité. Ce qui est particulièrement choquant, c’est de constater qu’au moins 1’000 personnes ont déjà obtenu le statut de protection S alors qu’elles n’ont pas de passeport ukrainien (on parle ici d’afghans, d’irakiens, de nigérians et d’algériens).

Pour ces raisons, le statut S ne doit plus être accordé à l’aveugle. Lors de sa réunion de ce jour à Bâle, le groupe parlementaire fédéral UDC a décidé, à l’unanimité, de déposer des motions en ce sens lors de la session d’été :

« Examen géographique régulier et dynamique et adaptation du statut S »
La validité géographique du statut S au sein de l’Ukraine doit être réexaminée régulièrement et de façon dynamique et doit, cas échéant, être adaptée (surtout s’il se confirme que la guerre se déplace vers l’Est de ce pays 15 fois plus grand que le nôtre). Dès qu’un retour en toute sécurité dans les régions d’ouest, du centre ou du nord de l’Ukraine est possible, le statut de protection S ne doit plus être accordé qu’aux personnes qui ont véritablement besoin d’une protection. La possibilité de déposer une demande d’asile en Suisse n’est pas concernée par cela.

« Procédure d’asile régulière au lieu du statut de protection S pour les personnes originaires de l’ouest, du centre et du nord de l’Ukraine »

Le statut S doit être réservé aux personnes originaires de l’Est et du Sud de l’Ukraine ainsi que de la Crimée.

« Pas de statut S pour les personnes originaires de pays tiers »
Nous devons éviter que des migrants abusent du statut S. Ceux qui déclarent avoir vécu en Ukraine ou y avoir effectivement vécu avant la guerre mais qui ne possèdent pas de passeport ukrainien doivent retourner dans leur pays d’origine. Les demandeurs d’asile reconnus par l’Ukraine ne devraient pas être concernés.

Nous devons dès maintenant renforcer l’armée
La gauche rose-verte a systématiquement affaibli l’armée suisse ces dernières années. Au regard de la situation sécuritaire profondément modifiée par la guerre en Ukraine, l’augmentation des moyens financiers et humains de l’armée est aujourd’hui urgente. Le groupe UDC soutient à l’unanimité le « Message sur l’arme 2022 (22.005) » tout comme la « Motion Salzmann 22.3034 : augmenter les dépenses et l’effectif de l’armée ».

Dans le message du l’armée, le Conseil fédéral propose au Parlement des crédits d’engagement pour un montant total de 9.3 milliards de francs. Ces crédits comprennent également l’acquisition des avions de combat F-35A, du système de défense aérien sol-air « Patriot » et des mesures liées à sa construction. Concernant le F-35A, le groupe UDC se montre favorable à ce que le Conseil fédéral signe les contrats d’achat immédiatement, ou au plus tard à l’expiration du délai d’offre le 31 mars 2023.

L’UDC s’oppose en revanche à la mise hors service des avions de combat Tiger F-5. Ces avions remplissent une fonction importante à l’entrainement en tant que représentation de l’ennemi et pour le tir air-air. Ils peuvent encore être utilisés pendant 20 ou 30 ans et restent efficaces en termes de coûts et plus avantageux que le F/A-18.

21 May 10:00

ECFR, un des tentacules de la pieuvre Soros

by Observatoire du journalisme
ECFR, une des tentacules de la pieuvre SorosFondé en 2007 avec le financement de la fondation Soros, l'ECFR - bien qu'inconnu du grand public - dispose de bureaux à Londres, Paris, Berlin, Madrid, Rome, Varsovie et Sofia et dispose d’appuis politiques au plus haut niveau.
21 May 09:58

Les Latinos abandonnent le navire démocrate

by Magali Marc
Malgré un sondage de l'université Quinnipiac publié le 18 mai qui montre que 60 % des Hispaniques désapprouvent la performance de Joe Biden, les Démocrates font la sourde oreille. Ils refusent de voir que les Latinos n'aiment pas la criminalité importée, les écoles surpeuplées, les salaires en baisse et les longues attentes dans les salles […]
21 May 09:57

Au secours, ils sont fous ! Un témoin Démocrate affirme devant le Congrès que les hommes peuvent tomber enceinte et avorter

by Jean-Patrick Grumberg
Je suis tenté de dire que lorsqu'on en arrive là au cours d'une audition du Congrès - pas sur le campus d'une université - c'est qu'on a touché le fond, mais je m'abstiens : en matière de rejet de la nature de l'homme et de son acharnement à créer un homme nouveau qui rejette sa […]
21 May 09:56

« La destruction de la figure paternelle conduit à la destruction de la patrie »

by Michel Janva
Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, est intervenu lors de la grande Conférence pour l’action politique conservatrice en Hongrie ces 19 et 20 mai 2022 (CPAC : Conservative Political Action Conference). La CPAC est le plus important rassemblement des conservateurs au monde. Lancée en 1974, la CPAC rassemble des centaines d’organisations conservatrices […]
21 May 09:56

L’Education nationale aux couleurs arc-en-ciel

by Gabrielle Périer

Collèges et lycées vivent une véritable transgenre-mania. Alors que de plus en plus d’élèves se revendiquent d’un autre genre que celui de leur naissance, le ministère recommande aux professeurs d’approuver, lorsqu’ils ne l’encouragent pas, ces changements d’identité. Témoignages de parents désemparés.


C’est le genre d’établissements saturés de demandes un an avant la rentrée des classes. Un lycée public de renom de l’Ouest parisien. Un collège privé du même secteur. Un grand lycée de la rive gauche. Tous abritent ce qu’on peut définir comme des « clusters » de jeunes transgenres. « Dans lannée de ma fille au lycée, il y a cinq jeunes filles qui forment une bande, qui veulent toutes devenir des garçons et se faire appeler par un prénom masculin », témoigne Françoise*, la mère d’une d’entre elles. « C’est sûr qu’il y a une recrudescence de jeunes ados trans, dans le collège de notre fille, il y en a deux autres », racontent de leur côté les Martin, dont la fille est scolarisée dans l’Essonne.

Combien sont-ils, impossible de le savoir exactement. Mais la percée du mouvement transgenre dans les établissements scolaires est aujourd’hui flagrante. Dans les meilleurs lycées ou les collèges de quartier, à Paris, Lyon ou Toulouse, de nombreux adolescents qui ne manifestaient auparavant aucun problème d’identité sexuelle en viennent à se déclarer transgenres. Contestant l’« assignation » à leur sexe anatomique, ils réclament un changement de prénom, un traitement hormonal voire des opérations chirurgicales ; surtout, ils exigent de leur entourage qu’il reconnaisse sans délai l’identité qu’ils ont choisie. Une situation dont le caractère soudain ne correspond pas à la définition classique de la « dysphorie de genre », trouble de l’identité sexuelle décelable dès la petite enfance. Au contraire, c’est bien un nouveau phénomène qui est apparu il y a quelques années dans les pays occidentaux, et dont nous prenons aujourd’hui la mesure.

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En France, au sein des établissements scolaires, le conditionnel est de rigueur, faute d’étude approfondie. Contacté par Causeur à propos du nombre d’élèves concernés, le ministère de l’Éducation nationale évoque une enquête menée auprès de 16 académies (sur 18) : pour l’année 2020-2021,« quatre demandes d’accompagnement d’élèves transgenres concernaient le premier degré et 78 demandes concernaient le second degré ». 82 cas pour quasiment toute la France ? De fait, même s’il ne s’agit que des situations où une « demande d’accompagnement » aurait été formulée, ce qui exclut toutes les revendications moins formelles, le chiffre donné par le ministère ne reflète certainement pas la dimension réelle du problème. C’est bel et bien un sujet qui donne des sueurs froides à l’institution scolaire : sans même entrer dans un débat sur les causes et la légitimité des revendications transgenres, les équipes enseignantes sont confrontées à des difficultés très prosaïques. Faut-il céder à un élève qui exige l’emploi d’un prénom d’usage ? Dans quels vestiaires doit-il se changer pour le cours de sport ? Doit-on sanctionner les autres élèves qui refuseraient de jouer le jeu… ?

Les équipes enseignantes sont écartelées entre l’acceptation de toute revendication de transidentité et l’inquiétude face aux changements soudains. Mais la peur de la sanction paralyse toute volonté de prudence. Les parents, sommés d’« accompagner » leurs enfants, c’est-à-dire d’accepter toutes leurs demandes, se retrouvent abandonnés par l’Éducation nationale.

« Son cerveau, c’est une disquette »

Christophe a découvert que sa fille de 15 ans se disait transgenre grâce à une « photo sur TikTok ». « Un jour, un de mes amis menvoie une capture d’écran du profil de ma fille où elle se disait dysphorique de genre. Je suis tombé des nues. » Élisa, elle, a reçu un texto de sa fille de 14 ans signé d’un nom masculin. Elle n’a pas pris ça au sérieux, avant de s’alarmer quand elle a trouvé une copie de sa fille portant ce même nom. Pour les Martin, cela a été plus progressif : entourée au collège d’un groupe de copines LGBT revendiquées, leur fille de 14 ans a commencé à se déclarer « nonbinaire » (en se faisant accessoirement l’écho d’autres combats woke), avant de se rétracter, pour déclarer finalement qu’elle était un garçon transgenre. Avec à la clé coupes de cheveux, changements vestimentaires, bandages de la poitrine.

Les parents se demandent souvent d’où ça sort. D’autant plus quand leurs enfants n’avaient jamais eu de problème avec ce qu’on appelle leur « identité de genre ». « Ma fille a toujours été une petite princesse : elle aimait les robes roses, Hello Kitty, les journaux intimes… Même maintenant, elle n’a aucun intérêt pour les trucs masculins », explique Mme Martin. Le fils d’Aurore, 17 ans, s’habillait avec des vêtements de sport, et « il jouait aux jeux vidéo où on se tire dessus avec ses copains », dit-elle. Bref, rien que de très classique. Alors, quel est l’élément déclencheur de la revendication trans ? Les histoires se ressemblent. La question transgenre survient à un moment où les adolescents se retrouvent exposés aux réseaux sociaux, à l’âge de la puberté et de ses émois : il devient alors socialement impératif de commencer à afficher une « expérience » sexuelle factice. « Ils se posent des questions sur leur sexualité, j’ai appris des choses ! Il y en a qui sont “aromatiques”, il y en a qui sont “pansexuels”. Notre fille dit qu’elle est bi, en plus d’être trans. Même si elle n’a jamais embrassé personne. Cest à qui se rendra le plus intéressant », ironise Mme Martin.

De jeunes manifestants participent à la Marche des fiertés, à Paris, organisée par l’inter-LGBT, 30 juin 2018 © Julien Mattia/ NurPhoto via AFP

Ce folklore adolescent, dont on pourrait penser qu’il est risible mais de peu de conséquence, prend en réalité une grande importance pour certains jeunes esprits fragiles. Dans un contexte de difficultés classiques (bouleversements physiques, questionnements sexuels, harcèlement ou isolement…), les jeunes gens vont trouver du soutien auprès de militants très actifs sur TikTok, YouTube ou Instagram. « Je pense que ma fille a du mal à accepter son corps », s’attriste Christophe : « Elle a quelques rondeurs. Elle m’a dit qu’elle faisait des crises d’angoisse sous la douche. » « On a su qu’elle se faisait harceler. Elle a eu une période de phobie scolaire », rapportent de leur côté les Martin. La « communauté » trans va alors fournir un soutien émotionnel et des explications faciles à ce mal-être, en utilisant un vocabulaire idéologique – « cisgenre », « nonbinaire », mais aussi « mégenrage » ou « deadname » – qui prétend proposer une grille de lecture complètement nouvelle de l’identité et signe une volonté de rupture avec le reste de la société.« De toute façon tu comprends rien, tes quune cisgenre sans problème dans la vie », se voit répliquer Mme Martin quand elle tente de parler avec sa fille. « Tout son langage, c’est complètement préformaté. Son cerveau, c’est une disquette. » Certains n’hésitent pas à parler d’embrigadement sectaire : « Prenez les messages envoyés par ces groupes transactivistes, enlevez toutes les références au genre, et vous aurez le sentiment qu’ils proviennent d’une secte comme la scientologie ou les islamistes. Il s’agit d’éloigner des gens de leur famille, et de leur dire qui est leur vraie famille : la communauté qu’ils ont choisie », dénonce Christophe. Mère d’un jeune homme trans déjà adulte, Régine renchérit : « Il était déjà très engagé politiquement, et là il s’est radicalisé. Il m’envoyait des mails où il disait des choses comme “l’amour maternel nexiste pas, cest une construction sociale”. Puis il nous a tous bloqués dans la famille, sur tous les moyens de communication. »

Malaise au sein du corps médical

Après la « transition sociale », la deuxième étape consiste à changer effectivement son corps. En France, la chirurgie « du haut » et « du bas » est interdite aux mineurs. Mais il est possible d’avoir recours à un traitement hormonal sans âge minimal avec l’autorisation des parents. Un traitement qui a de grosses conséquences, voulues ou pas – de la masculinisation irrémédiable de la voix des jeunes filles à une fragilisation osseuse avérée, en passant bien sûr par la perte de la fertilité. Paradoxalement, même si on fait appel à ces techniques médicales très lourdes, l’OMS a consacré la « démédicalisation » de la dysphorie de genre, qui n’est plus considérée comme un trouble psychiatrique : le « ressenti » de genre, qu’il ne convient plus d’expliquer par autre chose qu’une sorte de révélation transcendantale, doit alors être accepté d’emblée.

Malaise au sein du corps médical. Endocrinologue et mère d’un élève d’un lycée « cluster » de l’Ouest parisien, Jeanne regarde monter la vague transidentitaire avec scepticisme et inquiétude. « Les médecins font attention à ce qu’ils disent car les militants sont très virulents mais au fond, je crois qu’il y a consensus chez les endocrinologues pour dire que l’explosion du nombre de jeunes affirmant que leur genre réel n’est pas celui de leur naissance est un effet de mode. C’est la conclusion obligée quand on a passé en revue les autres possibilités, dont aucune ne résiste à l’examen. Quel facteur pourrait multiplier les cas par 1 000 ou 2 000 ? Or, on en est là. On serait passé d’un cas sur 100 000 à 1 ou 2 % de transgenres. »

À ce sujet, les lignes de fracture sont aussi idéologiques et choisir un médecin, c’est tirer à pile ou face. Le parcours démarre par le psychiatre qui doit déterminer si la dysphorie est sérieuse. Pour le fils d’Aurore, la psychiatre a commencé un suivi de long terme sans accepter a priori la transidentité. Pour le fils de Louis, cela a été une tout autre affaire : au bout d’une seule séance, le psychiatre l’a renvoyé en disant :« Vous semblez sûr de vous, vous pouvez entamer votre transition. » Les rendez-vous avec d’autres spécialistes – endocrinologue, urologue, etc. –se sont alors succédé sans qu’aucun n’émette de doute sur la démarche. Un positionnement que Louis, encore « naïf » il y a quelques mois, juge désormais avec amertume : « Sincèrement, je pars du principe que ce n’est pas leur fils, et qu’ils n’en ont rien à foutre. »

Lors du premier rendez-vous de la fille des Martin, le psychiatre a expliqué immédiatement en détail toutes les étapes d’une transition hormonale et chirurgicale. N’était-ce pas un peu rapide ? Réponse : « De toute façon, les thérapies de conversion, c’est interdit. » C’est le 25 janvier dernier en effet qu’a été adoptée une loi qui interdit les thérapies de conversion. Au départ, seules étaient visées les méthodes visant à modifier l’orientation sexuelle –ce sur quoi tout le monde était d’accord. Des députés ont ajouté un amendement, validé par le gouvernement, qui interdit également tout traitement (psychiatrique notamment) visant à changer l’« identité de genre » d’une personne. Faisant peser sur les médecins, en plus d’une pression sociale déjà croissante, la peur d’être attaqué en justice. On voit déjà les effets de cette loi.

La ligne officielle : se coucher

La mauvaise nouvelle, pour les parents qui souhaiteraient ramener leur enfant à davantage de mesure, est qu’ils ne pourront pas vraiment compter sur l’Éducation nationale. « Le premier jour de cours, une des profs de ma fille a distribué une feuille aux enfants et elle leur a demandé de cocher le pronom adéquat : “il”, “elle” ou “iel”, et aussi de donner leur nom, raconte Élisa. Ma fille a coché “iel” et mis un prénom masculin, et cest comme ça que ça a commencé. Je pense qu’elle aurait été trop timide pour dire à tous les enfants de sa classe qu’elle était un garçon. Quelque part, cette prof a fait le travail pour elle. » Si cette initiative, certainement importée des États-Unis, reste isolée – aussi bien au niveau du collège en question que de manière générale –, elle est significative de la pénétration de l’idéologie transgenre dans une certaine partie du corps enseignant. Courant avril, un test d’anglais auquel étaient soumis tous les élèves de troisième leur demandait de donner leur genre : masculin, féminin ou « autre ». Le ministère a évoqué une « erreur », mais cet exemple national confirme une tendance générale. Dans tel établissement, c’est l’infirmière scolaire qui « facilite énormément les demandes des gamins transgenres » ; là, c’est le proviseur. Pour la fille de Christophe, un simple échange de mails avec les responsables de son établissement a suffi pour qu’elle se fasse appeler par un prénom masculin à partir de la rentrée 2021 et obtienne une carte de cantine avec ce prénom, sans même que ses parents aient été consultés.

A lire aussi : Elèves “transgenres”: Najat en a rêvé, Blanquer l’a fait

Le 29 septembre 2021, le ministère de l’Éducation nationale a publié une circulaire :« Pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire ». Tout en prônant le dialogue, l’écoute, la tolérance… le texte, en réalité, ressemble fort à un pied dans la porte au profit des activistes trans. Dans un entretien paru en janvier sur le site de Causeur, Sophie Audugé, déléguée de l’association SOS Éducation, dénonçait cette circulaire comme un manifeste reprenant« tout le corpus argumentatif de ce qu’on appelle l’idéologie transaffirmative » : elle conduit à accepter comme un fait toute déclaration d’un « genre ressenti » différent du sexe de naissance. En déclarant que « l’établissement scolaire doit être attentif à garantir les conditions d’une transition revendiquée ou confidentielle », la circulaire prévoit une adaptation du cadre scolaire aux demandes des élèves (toilettes ou chambres d’internat différentes), interdit que les consignes vestimentaires soient différentes selon le sexe… et commande d’accompagner les changements de nom.« Les personnes qui engagent une transition de genre […] ne le font pas de manière irréfléchie », dit le ministère. Vraiment, à 13 ou 15 ans ?

Quand les adolescents transgenres en appellent à l’État contre leurs parents

« Nous, on a eu la totale avec notre fille. Les fugues à répétition, une agressivité verbale hallucinante et elle est même allée porter plainte contre des violences qui n’ont jamais existé », raconte Françoise. « Son père a passé 24heures en garde à vue parce qu’elle avait dit aux flics qu’il la battait. Elle a aussi dit à l’infirmière du lycée qu’elle n’était pas nourrie, ce qui a donné lieu à une enquête sociale. Au début ils l’ont crue mais ensuite, ils ont conclu dans le rapport qu’elle avait besoin d’un soutien psychologique… ». Aurore espère un peu le même résultat : c’est elle qui a décidé de provoquer l’enquête de l’Aide sociale à l’enfance après que son fils a dit partout qu’il était « en danger dans sa famille ». « J’espère que ça va déboucher sur une mesure éducative, peut-être que ça pourra aider. »

Voilà à quoi sont réduits certains parents lorsque la situation dégénère : lorsque les adolescents se radicalisent, l’État est invité à s’interposer. Sans contester ce rôle, ils s’interrogent : est-ce que leurs enfants ont décidé seuls de se couper de leur famille de cette manière ? « À un moment, ma fille a dit qu’elle avait un avocat. Mais quel avocat cela peut-il être, hormis celui d’une association trans ? » se demande Françoise.

Convaincre les récalcitrants

La circulaire recommande en outre de « veiller à ce que le prénom choisi soit utilisé par l’ensemble des membres de la communauté éducative ». Le ministère nous a précisé que les professeurs récalcitrants pourraient « voir leur responsabilité engagée », donc être sanctionnés. Une éventualité sans doute illégale, comme l’explique Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé à l’université d’Évry :« La loi du 6 fructidor an II, toujours en vigueur, est très claire : “aucun citoyen ne pourra porter de nom ni de prénom autres que ceux exprimés dans son acte de naissance”. Il est permis dutiliser dans la vie courante le prénom d’usage de son choix, mais cette coutume n’a aucune valeur légale et cette utilisation ne peut être imposée aux tiers. » Une circulaire n’a pas de valeur juridique : elle est seulement censée expliquer la loi aux personnes chargées de l’appliquer. L’Éducation nationale n’a donc pas le droit de faire pression sur un enseignant pour qu’il accepte d’appeler Hugo Emma, ou vice versa.

La Marche des personnes trans et intersexes, à l’initiative du collectif ExisTransInter, Rennes, 5 octobre 2019 © Estelle Ruiz / NurPhoto via AFP

En attendant, c’est bien la peur de la sanction qui paralyse tous les partisans de la prudence. « Jai appris qu’au lycée catholique où était scolarisé mon fils, on l’appelait par son prénom féminin, raconte amèrement Aurore. J’ai contacté la directrice, je lui ai demandé si elle faisait ça par idéologie. Elle m’a répondu que non, bien sûr, mais qu’elle était pieds et poings liés par cette circulaire. Elle avait peur. »

A lire aussi : Circulaire sur l’identité de genre en milieu scolaire: «Il y aura un avant et un après»

Seule condition à respecter selon la circulaire : « L’établissement, bien que soucieux de l’accompagnement de l’élève, ne peut opérer un tel aménagement sans l’accord des représentants légaux. » Dans le cas contraire, la circulaire incite les enseignants à faire pression sur les parents qui refuseraient le changement de genre :« Si les parents de l’élève mineur s’opposent à l’utilisation d’un prénom d’usage demandé par leur enfant dans son cadre scolaire, il conviendra alors, dans l’intérêt de l’élève et à son initiative, d’instaurer un dialogue avec sa famille. » Un « dialogue » dont on vous laisse imaginer la teneur. Et si jamais les parents ne cédaient pas, les services sociaux pourraient toujours être appelés en renfort ! Lorsque « le mineur apparaît en situation de danger dans son environnement familial ou de vie, les mécanismes prévalant en matière de protection des mineurs peuvent être actionnés », fait savoir le ministère. Paradoxe ultime : au dernier jour, quand les lycéens obtiendront le bac, c’est leur prénom d’étatcivil qui sera utilisé sur leur diplôme, car le prénom d’usage ne peut réglementairement pas figurer sur les documents officiels.

Hormis donc le fragment d’autorité parentale qui reste, tous les outils sont aujourd’hui à disposition des adolescents pour faire accepter une transition sans la moindre remise en cause. Par idéologie ou par peur, les institutions scolaires cèdent sans réserve. Et les parents démunis, s’ils ne suivent pas eux-mêmes le mouvement, sont en butte à la réprobation universelle.

Pourtant, quelques groupes de réflexion commencent à se former en France pour lutter contre le phénomène : l’Observatoire de la petite sirène, le collectif de parents Ypomoni, l’association SOS Éducation travaillant aussi sur le sujet… à la suite d’organisations anglophones comme Genspect, une forme de think tank international. Cependant, il faut se rendre à l’évidence : leurs travaux ne suffisent nullement à ébranler les organisations militantes transgenres ni les institutions qui, par lâcheté, les laissent se livrer à leur saccage.

*Les noms et prénoms ont été modifiés.

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21 May 09:52

Marioupol : Azovstal a été «complètement libéré», selon la Défense russe

Le ministère russe de la Défense a annoncé ce 20 mai que le site industriel d'Azovstal, dans la ville de Marioupol, avait été «complètement libéré», après la reddition au cours des derniers jours des combattants ukrainiens qui y étaient retranchés. «Aujourd'hui, 20 mai, le dernier groupe de 531 militants s'est rendu», a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, lors d'un briefing. Au total, depuis le 16 mai, «2 439 nazis d'Azov et militaires des forces armées ukrainiennes, bloqués sur le territoire de l'usine, ont déposé les armes et se sont rendus», selon la même source.

Igor Konachenkov a également affirmé que le «commandant» d'Azov avait été «emmené hors du territoire de l'usine dans une voiture blindée spéciale, en raison de la haine des habitants de Marioupol et du désir des citadins de le punir pour de nombreuses atrocités». Selon le porte-parole, le président russe Vladimir Poutine a été informé par son ministre de la Défense Sergueï Choïgou de «la fin de l'opération et de la libération complète du combinat [Azovstal] et de la ville de Marioupol».

Le site industriel d'Azovstal était le dernier bastion à Marioupol des militaires ukrainiens et des combattants du bataillon néonazi Azov. L'armée russe a pris cette ville dans le cadre de son opération militaire spéciale menée en Ukraine, que Kiev et les Occidentaux notamment dénoncent comme une guerre d'invasion.

21 May 09:48

Le jugement de Tariq Ramadan pour viol à Genève bientôt rendu

by https://www.watson.ch/fr

L’islamologue est suspecté d’avoir violé une femme dans une chambre d’hôtel à Genève en 2008. Le premier procureur Adrian Holloway aurait envoyé aux parties un avis de prochaine clôture.

Image: Keystone

L’islamologue est suspecté d’avoir violé une femme dans une chambre d’hôtel à Genève en 2008. Le premier procureur Adrian Holloway aurait envoyé aux parties un avis de prochaine clôture.

Selon des informations de la Tribune de Genève, Adrian Holloway vient de demander aux avocats de l’affaire Ramadan «s’ils souhaitent encore faire entendre, d’ici le 10 juin, des témoins ou faire procéder à des enquêtes complémentaires». C'est ce qui s'appelle rendre un avis de prochaine clôture aux parties.

«Le ministère public considère que l'instruction est achevée» et «les parties sont informées qu'un acte d'accusation sera prochainement rédigé», a indiqué dans un avis de clôture d'information signé le 18 mai le procureur Adrian Holloway, selon une source proche à l'AFP, ce qui confirme les informations du journal genevois.

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(Lire sur https://www.watson.ch/fr )
20 May 22:00

Les défis auxquels le conservatisme est confronté à l’ère d’un progressisme toujours plus fort sont-ils gérables ?

by La Rédaction
Vaclac Klaus

Le discours de Václav Klaus le 19 mai à la CPAC à Budapest, en Hongrie. Václav Klaus a été président de la République tchèque de 2003 à 2013 après avoir été premier ministre de 1993 à 1998. Il s’est exprimé lors de la conférence américaine Conservative Political Action Conference (conférence d’action politique conservatrice, CPAC) qui rassemble des dizaines d’éminents conservateurs des États-Unis, d’Europe et d’ailleurs et qui se tient pour la première fois en Europe.

C’est formidable que nous, défenseurs, avocats et représentants du conservatisme, puissions nous rencontrer dans la belle ville de Budapest et même – ce qui n’est pas moins important – nous rencontrer sans masque, en face à face, et non par le biais de Zoom, Skype ou d’autres plateformes similaires, comme c’était le cas au cours des deux années de Covid écoulées.

Nous sommes venus à Budapest à une période difficile de l’histoire, alors qu’une horrible guerre se déroule non loin d’ici. Cette guerre n’a pas seulement tué des milliers de personnes, elle a également modifié les aspects fondamentaux des arrangements internationaux de l’après-guerre et, avec eux, l’ambiance qui règne dans le monde entier. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une guerre tragique, injustifiable et inexcusable, une guerre avec des dizaines de milliers de victimes directes et des centaines de milliers de victimes indirectes, une guerre qui a entraîné des dégâts matériels énormes, presque incalculables. La méfiance qu’elle fait naître entre les nations sera difficile à éliminer.

Elle aura des conséquences énormes et difficilement réversibles non seulement pour les pays impliqués dans les combats, pour nos voisins, ou presque voisins, mais aussi pour l’ensemble de la communauté mondiale. Elle va bouleverser de nombreux aspects du mode, du style et de la légèreté de vie que nous – ici, en Europe centrale – considérions comme acquis après la chute du communisme et que nous ne sommes pas mentalement prêts à perdre.

Nous ne devons pas oublier d’exprimer notre gratitude aux organisateurs de cette rencontre – le Centre hongrois pour les droits fondamentaux et la Fondation de l’Union conservatrice américaine (ACU) – pour avoir rendu possible cette réunion de vrais croyants dans le conservatisme et les idées conservatrices, pour avoir rassemblé des personnes pour qui la liberté d’expression est une priorité absolue, des personnes qui – malgré leurs convictions fortes – respectent la pluralité des opinions et des positions politiques, des personnes qui sont des opposants résolus à la contre-révolution progressiste en cours.

L’organisation de ce rassemblement n’a certainement pas été facile, et pas seulement pour des raisons organisationnelles et financières. Dans de nombreux endroits de l’Europe « nouvelle », où la diversité des opinions n’est pas aimée, où le politiquement correct et l’uniformité sont encouragés, un événement similaire n’aurait pas été possible. Encore une fois, un grand merci.

La guerre en cours sur le territoire de l’Ukraine prouve une fois de plus que toutes les guerres conduisent à la suppression de la liberté, à la restriction de la démocratie, à l’explosion des mensonges et de la propagande, au contrôle et à la réglementation croissants de toutes sortes d’activités humaines, au blocage extensif du fonctionnement des marchés, à la montée de l’étatisme et de l’interventionnisme étatique. C’est exactement ce dont nous sommes témoins ces jours-ci, et pas seulement dans les pays où se déroulent les combats. Les conservateurs devraient être à l’avant-garde de ceux qui s’y opposent.

Chers amis hongrois, faisant contraste avec le flot récent de nouvelles essentiellement négatives, une nouvelle extrêmement positive est arrivée de votre pays il y a environ six semaines. Je pense ici au résultat des élections législatives hongroises. Au cours de l’époque la plus récente, dans la majorité des pays du monde occidental, les gens partageant nos opinions et nos positions ont le plus souvent subi des défaites électorales. La victoire hongroise a apporté un changement bien nécessaire à cette tendance. Votre pays a démontré qu’une victoire d’un homme politique conservateur et d’une politique conservatrice est possible. C’est une source d’inspiration pour nous tous.

Cette première conférence d’action politique conservatrice qui se tient en Europe devrait être consacrée à la discussion, à la défense et à la promotion des valeurs et des principes conservateurs. Le terme « conservateur » est absolument fondamental pour nous.

Peu après la chute du communisme, il y a déjà plus de 30 ans, j’ai réussi à fonder un parti politique dans mon pays, qui était alors la Tchécoslovaquie et qui est aujourd’hui la République tchèque, basé sur des idées qui – je le crois – méritent d’être appelées conservatrices.

En tant que nouveaux venus dans le monde occidental libre, nous n’osions pas appeler notre parti « conservateur » pour deux raisons. D’abord, en raison de notre énorme respect pour Margaret Thatcher et le Parti conservateur britannique, et ensuite parce que le terme « conservateur » était, dans les pays d’Europe centrale et orientale, réservé aux anciens apparatchiks communistes qui rêvaient encore de la possibilité de « conserver » le communisme. Mon parti a remporté les deux premières élections parlementaires libres et a joué un rôle crucial dans le remplacement du régime autoritaire par un régime démocratique.

Nous avons pris cela comme la preuve qu’une victoire de la liberté et de la démocratie est possible. Nous étions fascinés par le succès rapide des changements radicaux dans les principaux aspects de nos systèmes politiques et économiques, mais nous ne nous attendions pas à leur érosion tout aussi rapide à laquelle nous assistons aujourd’hui. Le monde contemporain, plus ou moins socialiste et post-démocratique, lié à un progressisme « woke » agressivement immodeste et presque anarchique, à une « cancel culture, ou culture de « l’annulation », arrogante, ainsi qu’aux excès presque inimaginables de la révolution du genre, est à l’opposé du monde que nous voulions construire.

Je me sens de plus en plus frustré par le fait que, dans le monde d’aujourd’hui, nos idées battent visiblement en retraite Nous ne devons pas avoir de fausses et naïves attentes. Nous devons savoir que cette retraite sera difficile à arrêter.

Comment cela s’est-il produit ? Est-ce parce que nos vieilles idées conservatrices, bien définies et largement acceptées, sont devenues obsolètes, inappropriées, voire inapplicables dans le nouveau monde actuel, qui attend toujours ses Huxley et Orwell nouvellement nés ? Devons-nous donc renouveler, moderniser, reformuler ces idées ? Ou devons-nous « seulement » revenir à ces idées ?

Ma réponse à cette question est simple et plutôt modeste : Je crois qu’il suffit d’y revenir. Y parvenir serait néanmoins un exploit révolutionnaire, et cela pas seulement en raison de la force indéniable de nos adversaires et ennemis, comme on le prétend souvent.

Je vois beaucoup de problèmes et d’incohérences de notre côté. Nos idées conservatrices ont été insuffisamment exposées et promues depuis longtemps, au moins depuis les années 1960, depuis les barricades de Paris en 1968 et les Students for Democratic Society, les Étudiants pour une société démocratique en Amérique. Le problème a été amplifié par la passivité évidente des penseurs conservateurs après la chute du communisme, lorsque le monde occidental a naïvement accepté la thèse de la « fin de l’histoire » de Fukuyama et a acquis une assurance injustifiée que les idées survivent, fonctionnent et gagnent sans être constamment défendues et promues.

Les pertes que je vois se situent à la fois dans le domaine des idées et dans les arrangements institutionnels radicalement modifiés du monde occidental, en particulier ici en Europe. Dans le domaine de l’idéologie, je vois les principaux changements pour le pire dans les domaines suivants :

  • dans une victoire du droits-de-l’hommisme sur les droits civiques au sens conservateur du terme et sur le principe de la citoyenneté tel qu’il est traditionnellement défini ;
  • dans une perte de liberté liée au fait que la démocratie libérale progressiste a réussi à remplacer la liberté par des droits ; l’idéologie des droits positifs a atteint le statut de religion civique ;
  • dans une victoire de l’ONGisme, du pouvoir des groupes de pression non élus et des intérêts particuliers sur la démocratie parlementaire pluraliste ;
  • dans une victoire de l’environnementalisme agressif sur la rationalité élémentaire et le bon sens, sur la sagesse des citoyens ordinaires, sur le mode de pensée économique conservateur ;
  • dans les conséquences du fait que les croyants en l’État-nation ont plus ou moins capitulé dans leur affrontement avec les organisations internationales (en Europe avec l’UE) ;
  • dans la rupture de la continuité ; la société occidentale a commencé à s’éloigner de ses racines culturelles et historiques et de la longue tradition de modération et de décence ;
  • dans la négation de l’existence de la nature humaine ; les tenants de la révolution sexuelle ont réussi à transformer les hommes et les femmes, le matériel biologique de la société humaine, en un logiciel culturel et social ;
  • et, enfin, dans de nouvelles morales et de nouveaux modèles de comportement qui ont remplacé les traditions et les valeurs conservatrices.

Cela a aussi son côté institutionnel. Tous ces changements ont été rendus possibles par la négation du rôle dominant des États-nations dans la structuration de la société humaine et par le rôle croissant des organisations et institutions internationales. L’évolution vers une gouvernance mondiale et sous-mondiale, c’est-à-dire européenne, a conduit à la suppression du seul garant efficace de la démocratie, l’État-nation.

Les États-nations souverains ont cessé d’être une unité politique fondamentale des affaires internationales. Le modèle actuel du processus d’intégration européenne, dans lequel l’intégration s’est transformée en unification et en centralisation des décisions à l’échelle européenne, et dans lequel la libéralisation s’est transformée en harmonisation, en normalisation et en uniformité, est devenu le principal vecteur de la perte de la pensée conservatrice dans notre partie du monde.

Nous avons été sur la défensive pendant longtemps. Il faut lancer une offensive sûre d’elle, fondée sur la conviction que les idées comptent et que les idées conservatrices en sont une partie fondamentale et irremplaçable. Il y a un besoin désespéré de défendre l’Occident très fragile contre ses ennemis intellectuels internes. Il n’y a pas qu’en Hongrie que nous devons lutter contre le rôle croissant des représentants de l’Homo Sorosensus et la montée des élites cosmopolites.

Nous ne devons pas laisser les progressistes dominer la politique, les médias et le système éducatif actuels. James Burnham a dit un jour que « les civilisations ne meurent que par suicide ». Je crains que notre manque d’activité puisse facilement conduire à une telle fin. Comme je l’ai déjà dit, la chute du communisme et la fin de la guerre froide ont sapé la conscience et la vigilance antérieures.

Il ne faut pas refaire la même erreur. Le conservatisme n’a jamais signifié un rejet a priori des changements fondamentaux et d’une discontinuité radicale avec le passé. Je ne suis certainement pas le seul à penser que nous sommes arrivés à un tournant. Nous devons commencer à défendre et à promouvoir activement les idées que nous avons héritées de nos prédécesseurs. Je suis convaincu que notre conférence fera partie des facteurs d’accélération importants pour un changement fondamental.

Traduit de l’anglais par le Visegrád Post

The post Les défis auxquels le conservatisme est confronté à l’ère d’un progressisme toujours plus fort sont-ils gérables ? first appeared on Visegrád Post.
20 May 22:00

Seine-Saint-Denis : un passeur de migrants, qui aurait fait venir en France des dizaines de clandestins, remis en liberté… à cause d’une erreur de procédure

by Koba

Une erreur de convocation de l’avocat a permis à un passeur de retrouver la liberté. Il est soupçonné de faire partie d’un réseau de trafiquants qui aurait permis l’accès en France à des dizaines de candidats à l’immigration originaires du Sri Lanka depuis plus d’un an.

Soupçonné d’être le logisticien d’un réseau de trafiquants d’étrangers, ce Sri Lankais a été remis en liberté à la mi-avril par la chambre de l’instruction de Paris à cause d’une erreur de procédure. Sureshkumar avait été mis en examen, le 8 avril dernier à Bobigny (Seine-Saint-Denis), en compagnie de quatre autres membres de cette organisation pour « association de malfaiteurs et aide à l’entrée et séjours d’étrangers en bande organisée ».

(…)

Le Parisien

20 May 21:59

Selon Pap Ndiaye, nouveau ministre de l’Éducation nationale, le “racisme anti-blanc” fait partie du “vocabulaire d’extrême-droite” et il est important pour lui de “déconstruire” ce vocabulaire

by Koba

Pour l’historien Pap Ndiaye, la notion controversée d'”islamo-gauchisme” n’est qu’un “qualificatif infamant”, un outil “sans aucune signification” utilisé par certains pour “disqualifier” “sans engager le débat”.

(…)  Il estime que ce terme, tout comme l’expression “racisme anti-blanc” font partie d’un “vocabulaire d’extrême droite qui s’est répandu bien au-delà de l’extrême droite, et il est en partie validée par un monde beaucoup plus central dans la vie politique et sociale française”. Pour lui, il est important “de déconstruire” ce vocabulaire pour “bien nommer”. Pap Ndiaye, qui a notamment travaillé sur les populations noires en France, ne se sent pas directement visé par les récents propos de la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal qui, pointant notamment “l’islamo-gauchisme”, a réclamé “un bilan de l’ensemble des recherches” en France. “Je suis visé de façon générale” mais “je ne me sens pas attaqué dans ma vie académique”, dit-il.

Francetvinfo

20 May 21:59

Après leur victoire à Grenoble, les activistes pro-burkini d’Alliance citoyenne visent en priorité des villes sensibles à leur cause comme Lyon, Villeurbanne et des communes de Seine-Saint-Denis

by BB

Après leur victoire à Grenoble, les militants visent en priorité des villes sensibles à leur cause, comme Lyon, Villeurbanne et des communes de Seine-Saint-Denis

L’un des membres de l’association, Elies Ben Azib, mandaté pour répondre à l’Opinion, ne fait pas de ronds de jambe : « Après Grenoble, nous travaillons sur Lyon et Villeurbanne. Une pétition a été remise. Nous avons rencontré les élus du Grand Lyon. Il y a une volonté d’éviter une tournure polémique ». Le Grenoblois poursuit : « En Ile-de-France, la priorité est plutôt de permettre le hijab dans le sport. Une thématique que nous portons notamment en Seine-Saint-Denis, à Aubervilliers par exemple. Nous avons déposé une requête au Conseil d’Etat pour s’opposer au règlement de la Fédération française de foot interdisant le voile ».
 
Une autre membre de l’association, également contactée et qui requiert l’anonymat, complète : « A Lyon, notre collectif a aussi demandé que les personnes transgenres puissent porter n’importe quel maillot. Par exemple, un maillot couvrant pour les personnes en transition [qui changent de sexe] qui peuvent ne pas être à l’aise avec leurs corps. »
 
(…)
 
Pour la députée LREM Emilie Chalas, les méthodes d’Alliance citoyenne fonctionnent sur un modèle éprouvé. « Au départ, ils vont dans les quartiers populaires et s’emparent de sujets tels que le logement ou le handicap, affirmant vouloir soutenir les plus précaires. En fait, ils victimisent. Taha Bouhafs [natif d’Echirolles et éphémère candidat LFI pour les législatives dans le Rhône] en a fait la promotion. Ils sont aussi à l’origine du “Mois décolonial” qui vient d’avoir lieu à Grenoble et dénonce le “racisme systémique”», décrit la députée.
« Il n’y a que des coups à prendre dans ces dossiers. Les offensives, qu’elles soient pro burkini, burqa dans la rue ou hijab dans le sport, sont toujours instrumentalisées. Seuls les élus très attentifs et au clair sur la laïcité s’en sortent », analyse un préfet d’un département du sud. Dans le camp laïc, beaucoup regrettent que Grenoble n’ait pas suscité une plus grosse levée de boucliers. « Sous un fallacieux prétexte de liberté, Eric Piolle met en avant un symbole religieux d’oppression de la femme et un outil de propagande de l’islam politique », affirme Patrick Molinoz, délégué général du PRG, par ailleurs vice-président de l’Association des maires de France, qui regrette « une faible prise de conscience des enjeux ».
 
 
(Merci à BB)


En lien :

20 May 21:59

Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes : « Lyon est devenue la ville la plus dangereuse de France. Que fait le maire ? »

by Koba

“Que fait le maire de Lyon”, s’interroge Laurent Wauquiez, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Entre le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, et le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, les sujets de désaccord sont (très) nombreux.

Lyon est devenue la ville la plus dangereuse de France. Notre ville. J’y suis né. On y vit. Lyon est même plus dangereuse que Saint-Denis maintenant“, a asséné Wauquiez, en citant “quelques exemples : 11 mai – fusillade dans le 7e arrondissement, 12 mai – agression homophobe à Confluence, 13 mai – un homme tué par balles à Vénissieux, 14 mai  – violences à Rillieux suite à un rodéo, 15 mai – trafic de drogue à Gerland, une femme agressée, 16 mai – deux hommes poignardés dans le 7e arrondissement“.

Que fait le maire de Lyon ?, a poursuivi le président de la Région. Il est là depuis 2 ans (juin 2020), il n’a même pas fini de commencer à lancer une pauvre étude pour faire le diagnostic pour savoir si les caméras de vidéoprotection de Lyon marchent. La ville de Lyon est la ville la plus dangereuse de France et le maire de Lyon n’a pas commencé ça

Lyon Capitale

20 May 21:59

Montpellier : deux témoins d’une agression poignardés en pleine rue, alors qu’ils tentaient de secourir la victime

by Koba

Scène de violences ce vendredi vers 22h15, dans l’Ecusson, à Montpellier : deux témoins d’une agression et qui s’interposaient pour secourir la victime ont été poignardés.

INFO METROPOLITAIN/ Scène de violences ce vendredi vers 22h15, dans l’Ecusson, à Montpellier : deux témoins d’une agression et qui s’interposaient pour secourir la victime ont été poignardés.

Les services de secours ont été alertés pour deux piétons blessés à coups de couteau, dans la rue Foch, entre la préfecture de l’Hérault et la cour d’appel, dans le c entre historique de Montpellier. Les sapeurs-pompiers du Sdis 34 et une équipe médicale ont pris en charge deux victimes, transférées aux urgences de l’hôpital Lapeyronie. 

(…) Selon les premiers éléments de l’enquête de police qui est déclenchée, les deux victimes sont intervenus spontanément et se sont interposées, en assistant à une scène violente d’agression gratuite sur un piéton par un ou deux individus armés d’un couteau. Alors qu’ils voulaient dépouiller un passant, rue Foch, ils ont été mis en fuite par deux témoins, qui ont été poignardés. On ignore si le ou les auteurs ont été arrêtés ou s’ils sont recherchés. Les policiers vont saisir les bandes des caméras de vidéosurveillance.

Actu.fr

20 May 21:57

Macron : un gouvernement aux forceps – JT du vendredi 20 mai 2022

by Gildas Ailes

A la une de ce journal, Elisabeth Borne présente son gouvernement

Nous évoquerons ensuite les élections législatives notamment à travers le fonctionnement de ce scrutin et les enjeux financiers qu’il comporte.

Enfin une page économique avec la crise de la consommation qui couve aux Etats-Unis.

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