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02 Dec 09:53

Rapport Delbos-Corfield : guerre ouverte contre la Hongrie

by Thibaud Gibelin

Article original publié en hongrois sur le site Corvinák en hongrois le 7 novembre 2022.

On aurait tendance à penser que le rapport Delbos-Corfield accepté par le Parlement européen le 15 septembre 2022 serait un document factuel, rapportant la situation telle qu’elle est. Mais il n’en est rien, il s’agit d’un véritable tir ciblé.

Union européenne – Rien de plus instable qu’une assemblée révolutionnaire. L’histoire française en donne l’exemple canonique. De 1789 à 1793, les États généraux convoqués par le roi Louis XVI évoluent en une furieuse dictature, à la guerre civile et à la guerre déclarée à l’Europe. Le 20 avril 1792 la guerre est déclarée au « roi de Bohème et de Hongrie ». L’enfer est pavé de bonnes intentions, et cette descente aux enfers s’est accomplie au rythme de proclamations généreuses. Le progrès, l’égalité, la liberté, l’humanité.

230 ans plus tard, l’histoire se répète en farce et en miniature à Strasbourg avec les attaques menées contre la Hongrie. La comparaison n’est que très partielle. Mais les prétentions et les illusions des représentants français d’autrefois se retrouvent dans celles du Parlement européen aujourd’hui.

Donnons d’abord son relief à la situation actuelle. Depuis trente mois un chapitre tragique de l’histoire européenne s’écrit sous nos yeux. Toutes les contradictions que couvaient l’Occident, depuis trente années d’apogée états-unienne, semblent éclore comme les œufs du dragon. Déjà, la négation des peuples et des cultures culminait avec le déchaînement migratoire ; le nivellement de l’homme en individu neutre, au point de s’assigner son genre, semblait l’aboutissement de l’égalité moderne. À partir de mars 2020, le Covid met en évidence la dépendance commerciale de l’Occident face aux pays émergents, mais surtout des angoisses millénaristes et la docilité des masses. L’arrêt périodique de l’économie et l’expédient de dettes colossales entraînent la récession et l’inflation. L’exacerbation des tensions dans l’est de l’Ukraine débouche sur la guerre en février 2022. Décidée dans l’urgence, une politique de sanction contre la Russie entraîne l’effondrement programmé de l’économie européenne.

C’est dans ces circonstances exceptionnelles qu’il faut replacer le rapport Delbos-Corfield, adopté par le Parlement européen le 15 septembre 2022. Il s’agit d’un simple rapport intérimaire sur « la proposition de décision du Conseil constatant, conformément à l’article 7, paragraphe 1, du traité sur l’Union européenne, l’existence d’un risque clair de violation grave, par la Hongrie, des valeurs sur lesquelles l’Union est fondée ». On s’attend à lire un bilan d’étape factuel : on trouve un véritable brûlot.

Une guerre ouverte contre la Hongrie

Le rapport Delbos-Corfield exige une capitulation complète de la politique hongroise, pourtant plébiscitée par une solide majorité d’électeurs le 3 avril dernier.

L’article 2 du rapport décrit la situation globale de la Hongrie comme une « menace systémique » pour les valeurs visées à l’article 2 du Traité de l’UE.

Ce vague répond au vague de l’article 2 du Traité de l’UE, qui dispose simplement ceci :

« L’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’État de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l’égalité entre les femmes et les hommes. »

Aucune preuve concrète ne soutient l’accusation, l’article 2 du rapport mentionne des « faits et de tendances » […] « pris dans leur ensemble ». L’accusation repose sur une interprétation biaisée à outrance de l’article 2 du Traité de l’UE, et les violations supposées sont donc loin d’être reconnues comme telles par l’ensemble des États membres.

Justement, le Parlement européen remet en cause les prérogatives du Conseil de l’UE. Il affirme dans l’article 3 du rapport que l’unanimité de celui-ci ne doit pas être requise, ni pour « constater des cas de violations graves des valeurs sur lesquelles l’Union est fondée », ni « pour fixer les échéances de la mise en œuvre concrètes des recommandations ». Le Conseil de l’UE est même accusé de violer l’état de droit en ne sanctionnant pas la Hongrie. Enfin, le Parlement prétend exercer une véritable tutelle sur le Conseil : il s’agit d’une tentative de putsch d’un colégislateur de l’Union sur un autre. On peut y trouver sans difficulté une « menace systémique » pour l’équilibre interinstitutionnel de l’UE.

Mais c’est la Hongrie qui est accusée, à l’article 4, du « démantèlement systémique » de l’état de droit. Cette critique holistique rend illusoire que la mise en œuvre de « recommandations » ciblées puisse mettre un terme au conflit.  Le rapport évoque l’« interdépendance entre les différentes violations des valeurs ». Aussi la Hongrie semble-t-elle incurable. Si un inquiétant durcissement systémique s’opère dans notre époque, il s’agit indéniablement de l’unanimisme totalitaire de l’idéologie libérale que partagent Bruxelles et Washington. Ce système n’admet pas qu’on lui résiste.

À l’article 5, la Commission est invitée à mener une véritable guerre économique contre la Hongrie récalcitrante : gel des fonds structurels et refus d’approuver le plan hongrois de relance. Or, ces fonds proviennent soit du contribuable européen – donc notamment hongrois – soit de l’emprunt consenti de manière collective par les États membres de l’UE. Compte tenu de la situation économique, cet assèchement des ressources porte un grave préjudice au peuple hongrois, pour avoir désigné les représentants de son choix. Rappelons également que si la Hongrie est bénéficiaire nette du budget de l’UE, cet excédent ne compense qu’en partie les revenus du capital prélevés chaque année par les entreprises étrangères sur le travail hongrois. La Hongrie est donc un contributeur net à la prospérité du continent.

Pour donner le change à cette hostilité de fait contre le peuple hongrois, le rapport (article 6) appelle au soutien de la « société civile ». Nous pouvons définir cette dernière comme l’expression autorisée de l’opinion publique selon les critères de l’élite libérale internationale. La Commission est appelée à « aider » la société civile, notamment à travers le programme « Citoyens, égalité, droit et valeurs ». L’usage politisé de l’argent public est donc encouragé par le Parlement européen, mais sous la houlette du pouvoir non élu qu’est la Commission européenne. Un exemple éloquent de « démocratie encadrée » plébiscitée par le Parlement européen concerne la Conférence sur l’avenir de l’Europe. Le Parlement se réfère à la proposition n°25 pour souligner l’importance de l’état de droit.

Ainsi, la Commission tamise à sa guise des contributions récoltées au nom de centaines de millions de citoyens européens et prétend détenir le blanc-seing du peuple européen contre les gouvernements élus.

Une base juridique fragile et grandiloquente

Pas moins de 14 visas assurent la base juridique de ce rapport, dont certains désignent plusieurs textes (« vu les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme des Nations unies et du Conseil de l’Europe »). Cette profusion est commune aux rapports parlementaires. Cependant, tant de visas semblent placer la Hongrie face à la civilisation, l’humanité, la conscience universelle… alors que le texte ne s’appuie explicitement que sur l’article 2 et l’article 7, paragraphe 1 du traité de l’UE. Et nous avons observé combien était abusive l’exploitation de ces articles. C’est une véritable lampe d’Aladin : il suffit de frotter n’importe quel texte juridique aussi abstrait que sibyllin pour qu’apparaisse un génie offrant d’infinis recours contre le bon sens et la réalité des choses.

Rien n’est innocent sous le rabot de ces articles formels. Toute singularité nationale, toute aspérité politique, tout ce qui décèle une forme originale et une énergie rebelle doit être détruit. La force du rapport ne réside pas dans la pertinence des références invoquées mais dans une forme d’impudeur et de malhonnêteté à prendre à témoin n’importe quoi.

Les références juridiques entendent placer le Parlement au rang de juge universel et rejettent la Hongrie au ban de l’humanité.

L’idéologie déchaînée de Bruxelles

Les éléments les plus instructifs de ce rapport résident cependant dans les considérants qui contiennent la motivation des articles. Ils couvrent tout le spectre de la dérive idéologique que traverse l’UE.

Florilège.

H. Le Parlement considère que les compétences exclusives des États membres tombent sous l’autorité de l’Union européenne dans la mesure où les « valeurs » de l’UE sont en jeu. Autrement dit, il n’y a plus de compétences exclusives des États membres au moyen d’un simple tour de passe-passe.

L. Le Parlement européen assène la doctrine multiculturaliste comme une évidence : « la coexistence pacifique de différents groupes ethniques a des effets positifs sur la richesse culturelle et la prospérité de la nation ». Qu’en pensent les peuples d’Europe ?

M. Le parlement lie l’article 2 aux sanctions prises contre la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine. Ainsi l’article qui dispose que l’UE est fondée (entre autres) sur la liberté, la tolérance et la justice implique soudain des mesures économiques, militaires et énergétiques d’extrême conséquence dans le cadre d’un conflit entre deux pays extérieurs à l’Union.

O. L’état d’urgence est incriminé comme une réalité spécifique à la Hongrie, et non comme une évolution structurelle en Occident au moins depuis le Patriot Act aux États-Unis en 2001. Il s’agit encore d’un deux poids, deux mesures. Par ailleurs, à cet accroissement du pouvoir de l’exécutif dans de nombreux pays répond celui des institutions non élues et de la tutelle internationale. C’est particulièrement le cas dans l’UE, avec la dette contractée par les États membres de manière conjointe et la conditionnalité du versement des fonds structurels. Cette férule plus sévère ne retient pas l’attention du Parlement européen.

Q. Aux antipodes des exemples de cécité flagrante, le rapport fait preuve d’une minutie comique en regrettant que l’exposé des motifs de tel texte de loi hongrois ne comporte « que trois pages ». Sur le fond, les parlementaires s’alarment de la « concentration des pouvoirs d’urgence entre les mains de l’exécutif qui ne peut être considérée comme un signe encourageant ». L’efficacité de la décision politique est suspecte, surtout si son orientation est conservatrice ; le lot d’un État national devrait logiquement être l’impuissance et la neutralisation.

R. En 2021, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, une officine du Conseil de l’Europe, trouve à redire au degré d’autonomie locale dans les collectivités de Hongrie. Sans étude sur le degré exact d’autonomie, le Parlement prend à témoin cet avis pour redouter un centralisme écrasant. L’argument gagnerait en pertinence si on disposait d’une comparaison avec la situation de la Catalogne ou le pouvoir considérable de l’exécutif en France à travers les préfets. Cet élément du rapport parmi d’autres illustre combien le Parlement européen fait feu de tout bois et mêle une précision apparente à une absence de rigueur et de probité.

S. Les parlementaires dénoncent le système électoral et la carte électorale en Hongrie. Le deux poids, deux mesures crève ici les yeux. Il dévoile crûment le formalisme de tout système électoral, qui est l’apanage de la démocratie de masse. Aux antipodes du cas hongrois, « l’optimisation » électorale permet généralement d’évincer les aspirations populaires majoritaires. À rebours, la prime à la majorité permet en Hongrie d’offrir une majorité consolidée aux deux tiers plutôt qu’une majorité simple. En ressort la stabilité politique, perçue dans toute la tradition politique comme un bien et suspectée aujourd’hui du pire.

Quinze considérants concernent l’idéologie du genre, que la Hongrie serait coupable de ne pas promouvoir ! Ce serait un inventaire interminable et fastidieux de relever toutes les erreurs, approximations ou biais idéologiques contenus dans ce rapport. Cet exercice avait d’ailleurs été réalisé par la Hongrie en 2018 pour présenter aux parlementaires européens tous les éléments contestables contenus dans le rapport Sargentini. Mais il semble que l’obsession idéologique du Parlement européen a atteint un point de non-retour.

L’Europe qui sort de l’histoire et l’Europe qu’appelle notre temps

En résumé, le rapport présentée par le député écologiste Gwendoline Delbos-Corfield est un torrent d’imprécations. Il est détaillé et confus à la fois ; il affiche une partialité et une mauvaise foi sidérante avec les formes de la correction juridique.

Cette offensive du Parlement européen à l’encontre de la Hongrie n’est pas une nouveauté, mais les circonstances ont changé. Désormais, la guerre en Ukraine confronte les pays européens à des difficultés bien supérieures. Ce qui n’attiédit pas l’ardeur punitive du Parlement européen. Les épreuves ne suscitent pas la solidarité mais servent de levier pour imposer aux nations acculées une pression fédéraliste et progressiste accrue.

Comme Saint-Just clamait sous la Révolution « pas de liberté pour les ennemis de la liberté », l’élite au pouvoir affirme « pas d’état de droit pour les ennemis de l’état de droit ».

Une telle attitude indique un mal profond. En faisant de la Hongrie un épouvantail, le Parlement offre une caricature sinistre de l’Europe et réduit l’UE à un épouvantail néfaste.

C’est une tendance qui délégitime l’UE et appelle un modèle de substitution. La responsabilité de la Hongrie est énorme : car c’est de l’exemplarité de sa conduite que dépend la pertinence d’un modèle européen alternatif. L’histoire s’accélère, l’heure pourrait venir plutôt qu’on ne l’imagine.

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01 Dec 10:45

Attention: art dégénéré !

by Jonathan Siksou

La rééducation mentale imposée par le wokisme se porte bien. Au musée du Luxembourg, à Paris, une exposition consacrée aux trésors des musées de Dresde détourne jusqu’à l’écœurement des chefs-d’œuvre baroques pour culpabiliser les Européens d’être ce qu’ils sont.


Les nazis brûlaient des livres, mais conservaient pieusement les tableaux interdits pour les exposer au public (pour les vendre chèrement aussi, et pour certains hauts dignitaires du régime, les collectionner). Ces expositions d’œuvres d’« art dégénéré » avaient pour objectif de former le regard du peuple, renouveler son jugement sur la création artistique afin qu’il soit en phase avec la révolution idéologique en cours. Dûment encadrés par un appareil critique omniprésent dans les salles, les visiteurs apprenaient pourquoi les toiles qui leur étaient présentées étaient irregardables. Ce détournement de l’art à des fins propagandistes renaît de ses cendres à la faveur du wokisme. Une méthode abjecte aujourd’hui cautionnée par d’honorables institutions.

Ceci n’est pas de l’art

Le musée du Luxembourg, riche d’une longue et brillante histoire, se contentait, jusqu’en septembre dernier, d’offrir au public des expositions parmi les meilleures de la capitale. Le sérieux et la qualité de sa direction, qui collabore avec la Réunion des musées nationaux, lui ont toujours permis de se faire prêter des œuvres issues de prestigieuses collections étrangères. Il apparaissait donc naturel que cette institution accueille quelques chefs-d’œuvre des musées de Dresde. Patatras. « Miroir du monde », l’exposition en cours, ne vise pas à célébrer l’appétit de connaissance et la profonde curiosité qui ont forgé les siècles de notre histoire. Elle s’évertue à démontrer comment les Européens, assoiffés d’or et de sang, ont conquis la planète au nom d’un prétendu « sentiment de supériorité ». Alors que sont montrés des globes et des instruments scientifiques exceptionnels, des pièces d’orfèvreries remarquables qui témoignent du soin avec lequel l’Europe, du xvie au xviiie siècle, a mis en valeur des objets rapportés du lointain, armes, coquillages, bézoards, coraux, etc., le discours des commissaires se résume à condamner ce qui serait de l’appropriation culturelle, le fruit d’une politique expansionniste, colonialiste et esclavagiste. Nul propos sur la beauté, sur la virtuosité, sur le goût de l’exotisme qu’avaient les Européens à la Renaissance puis à l’âge baroque. Pire, des cartels du repentir sont là pour nous dire comment « comprendre » ce que nous avons devant les yeux.

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Doit-on être ébloui par la délicatesse de cette figurine, pièce réalisée en perles, or, émail, argent, diamants et émeraudes, vers 1700 ? Non : « Le chameau, formé d’une perle baroque, et les deux figurines qui l’accompagnent forment une allégorie du monde extra-européen. La peinture sur émail du socle évoque le commerce d’outre-mer. L’image d’une femme à peine vêtue, au rire franc et à la sensualité affichée, relève des clichés de l’époque sur la population prétendument non civilisée des régions extra-européennes. Parallèlement, la scène minimise la violence des rapports commerciaux dans les colonies ». Dans une autre vitrine, une noix de coco gravée vers 1656 est ornée de cette explication : « Les scènes sculptées dans cette coupe en noix de coco font référence à la présence coloniale des Pays-Bas au Brésil dans la première moitié du XVIIe siècle. La figure agenouillée à la base de l’objet reflète la certitude qu’avaient les Européens de leur prétendue supériorité ». Cette exposition transforme des objets d’art en objets de propagande au service d’une idéologie criminelle, et en le répétant à chaque cartel, c’est chacun de nous qui est accusé-condamné. Genou à terre !

Enfonce le clou

Pour ceux qui ne comprendraient pas que nous sommes et resterons coupables ad vitam des maux du monde, l’exposition double ses étiquetages idéologiques. S’il y a les cartels des vitrines, chaque salle affiche en plus un panneau intitulé « Le point de vue des musées » afin de marteler bien comme il faut le message de la propagande. On vous montre des trucs pas joli-joli, mais c’est pour la bonne cause – exactement comme les expos nazies. Ainsi : « Les musées veillent à adopter une approche réfléchie des représentations stéréotypées des non-Européens. Les images de personnes portant de lourds fardeaux, légèrement vêtues et aux expressions faciales caricaturales, qui étaient destinées à légitimer la domination coloniale et l’esclavage, ne sont plus exposées sans commentaires aujourd’hui ».

Trois pièces exceptionnelles. Nautiles montés sur socles en coquillages et argent ciselé, vers 1600. / Didier Plowy / RMN

Et là se pose un autre problème. Si le nazisme condamnait le cubisme qui ne représentait pas la « réalité », le wokisme condamne autant la déformation du réel ou le réalisme qui caractérisent l’art européen. Que lit-on, au sujet de ces bustes d’Asiatiques produits par la manufacture de porcelaine de Meissen (1732) ? « Cette représentation par Kaendler d’une Asiatique et d’un Asiatique est conforme aux clichés européens de l’époque : yeux obliques, lobes d’oreilles flasques et démesurés, vêtements amples et tombants, autant de déformations caractérisées qui témoignent de la prétendue supériorité dont se targuaient alors les Européens ». Sous quels traits les Chinois représentent-ils eux-mêmes Bouddha depuis quelques millénaires ? Les vêtements traditionnels asiatiques ne sont-ils pas, en effet, « amples et tombants » ? Et puisqu’ils l’étaient, à quel code de représentation vestimentaire devrait se référer un artiste pour créer ? Ne faut-il pas, dès lors, condamner aussi les froissés d’étoffes des sainte Thérèse et autres Louis XIV du Bernin qui offrent une « déformation » de la réalité ?

Le délire culpabilisateur se poursuit au pied d’une étonnante statuette, réalisée en 1724, en poirier laqué, agrémentée d’argent doré, d’émeraudes, de rubis, de saphirs, topazes, grenats, almandin et écailles. Un Caribéen paré de riches bijoux porte un plateau sur lequel reposent des pierres précieuses à l’état brut. « Cadeau de l’empereur Rodolphe II, le plateau d’émeraudes arrive en 1581 à la Kunstkammer de Dresde. Les pierres précieuses proviennent de la mine de Chivor, dans l’actuelle Colombie. En 1724, à la demande d’Auguste le Fort, des artistes de la cour exécutent la figure qui présente les émeraudes. Elle est une personnification du “Nouveau Monde” et suit en cela des représentations stéréotypées et inégalitaires. La présence de personnes de couleur à la cour peut également avoir inspiré cette œuvre ».

Mais encore…

Tout cabinet de curiosités se doit d’avoir des nautiles montés sur des socles ouvragés, et celui de Dresde en compte de nombreux. Mais bien naïf est l’Européen qui croit pouvoir admirer des coquillages magnifiés par le génie humain. « Le point de vue des musées » nous assène la coupable question : « D’où proviennent les objets naturels regroupés sous le terme naturalia ? La transformation de ces matières premières convoitées et l’admiration pour les œuvres créées à partir de celles-ci ont souvent fait oublier leur origine géographique et les conditions dans lesquelles elles sont arrivées en Europe ».

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Bien que fragile, la porcelaine n’échappe pas à l’instrumentalisation. Le panneau placé à côté de vases époustouflants nous explique que le « Palais japonais » créé par Auguste le Fort dans les années 1720, et dans lequel il réunit une fabuleuse collection, n’est autre que « le lieu symbolique de son triomphe sur l’artisanat chinois, qui suscitait l’admiration et l’envie et avait remis en question la conviction qu’avaient les Européens de leur supériorité culturelle ».

S’il reste encore des déviants à cette étape de la visite, un autre panneau leur permettra d’échapper au camp de rééducation. Intitulé « Visions du monde, formation de stéréotypes », il affirme notamment que « l’expansion européenne entraîne une augmentation considérable des connaissances sur les espaces naturels et culturels d’Asie, d’Afrique et d’Amérique. Dans le même temps, la façon dont l’homme et la nature sont représentés dans les objets d’art est souvent déformée par rapport à la réalité, ce qui donne lieu à toute une série de stéréotypes et de clichés dès lors qu’il s’agit de caractériser le monde extra-européen. Présentes jusqu’à nos jours dans la décoration des résidences et des collections européennes, ces œuvres d’art continuent d’influencer l’imaginaire collectif ». Nous y voilà. On comprend enfin pourquoi nous sommes tous des salauds de racistes et pourquoi il faudrait qu’on se décide un jour ou l’autre à brûler nos maisons et nos collections[1] !

Notre civilisation s’est nourrie d’allégories, de représentations du monde et de fantasmes de l’ailleurs. Cependant, interdire le rêve et l’admiration est désormais une mission des musées nationaux qui réécrivent notre histoire. Le déni du réel les a investis. Nos députés n’ont pas encore légiféré sur la « fin de vie », mais le monde de la culture applique déjà le suicide assisté.

À voir

« Miroir du monde : chefs-d’œuvre du cabinet d’art de Dresde ». Jusqu’au 15 janvier 2023 au musée du Luxembourg, Paris 6e.


[1]. En 2014, William, aujourd’hui prince de Galles, a signé une tribune réclamant le retrait et la destruction de toutes les œuvres en ivoire présentes dans les collections royales britanniques. Environ 1 300 pièces anciennes et admirables – forcément – qu’il voulait voir disparaître pour dire « non ! » au trafic d’ivoire en Afrique. Le fera-t-il une fois sur le trône ?

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01 Dec 10:44

GPA : le coup de force de l’Union européenne

by Ludovine de La Rochère

Sous le couvert d’ un projet de « Reconnaissance mutuelle de la parentalité », l’UE cherche à imposer à tous les États-membres la reconnaissance du principe de la gestation pour autrui, légalisant ainsi partout en Europe l’exploitation des mères «porteuses» surtout ukrainiennes et la séparation des enfants de leur mère biologique. Ce tour de passe-passe se réalise au nom de la liberté de circulation, mais tout ce qui concerne la famille relève de l’autorité souveraine de chaque État. Tribune de la présidente de La Manif pour tous.


L’Union européenne, championne de la paix depuis 1945, héritière des droits de l’Homme et, depuis peu, protectrice « des valeurs européennes » (au contenu peu clair à vrai dire), s’apprête à mettre en danger les femmes et les enfants au motif de la liberté de circulation.

En effet, au détour d’un projet de « reconnaissance mutuelle de la parentalité » que la Commission européenne prévoit d’adopter le 7 janvier prochain, le principe de la gestation pour autrui (GPA) serait de facto reconnu et ce, par tous les États-membres de l’Union européenne.

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a lancé ce projet dès le début de son mandat, fin 2019. Cela correspond justement à la tactique prônée par Terry Reintke, co-présidente de l’intergroupe LGBTI au Parlement européen : « Nous poussons pour une loi, ou a minima une reconnaissance automatique des documents légaux entre les États membres. […] Nous pouvons utiliser la liberté de mouvement garantie par les traités pour faire avancer les choses. C’est notre point d’entrée sur ce sujet ».

A lire aussi: Demain la GPA en France, grâce à «l’effet domino» ?

Voilà donc ce projet de règlement bientôt soumis au vote de la Commission européenne avant de l’être au Parlement européen puis au Conseil des ministres de la justice européen.

La parentalité, néologisme créé par des sociologues, désigne une situation de fait qui est l’exercice par une personne d’un rôle d’éducation auprès d’un enfant. Autrement dit, ce mot ne dit rien du lien existant entre l’adulte et l’enfant. Le terme de « filiation », en revanche, définit juridiquement ce lien, qu’il soit biologique ou adoptif. Seul ce lien correspond à des droits reconnus par la loi.

La Commission européenne joue avec ces mots que le grand public et les médias, voire les politiques eux-mêmes, sont susceptibles de croire synonymes. Ce tour de passe-passe vise à créer un droit dans tous les États membres pour les adultes élevant des enfants qui ne sont pas les leurs, ni biologiquement ni par adoption. En effet, les parents, biologiques ou adoptifs, n’ont nul besoin d’une « reconnaissance mutuelle » entre États-membres, la filiation qui les unit n’étant pas sujette à caution.

Ce premier point étant précisé, le lecteur comprendra qu’il s’agit d’obliger tous les États-membres de l’Union européenne à inscrire à leur état civil des liens entre adultes et enfants qui sont de l’ordre de la « parentalité » et non de la filiation, autrement dit de reconnaître de facto les pratiques de PMA (procréation médicalement assistée) pour les couples de femmes et surtout de GPA, pour les couples homme-femme et couples d’hommes, les deux étant susceptibles de recourir à cette pratique.

Les actes de naissance établis en Ukraine pour des enfants nés de GPA (dont on sait qu’ils sont nombreux dans ce pays), par exemple, pourraient être ainsi systématiquement retranscrits tels quels à l’état civil français. Ce faisant, la France entérinerait l’exploitation des femmes ukrainiennes et leur effacement de la filiation de l’enfant au profit du ou de la conjointe du père biologique de l’enfant.

Précisons, pour la bonne compréhension de ce qui se joue, que les personnes qui envisagent de commander un enfant par GPA tiennent absolument à ce que leur pays les considère officiellement comme les parents de l’enfant. Pourquoi ce besoin ? Il n’est pas fondé, contrairement à ce que font mine de croire la Commission européenne et ces commanditaires, sur la sécurité de l’enfant. En effet, tout acte de naissance légalement établi dans un pays est reconnu et pris en compte ailleurs. Il n’y a, juridiquement, aucun besoin de retranscription. Simplement, les commanditaires d’enfants par GPA tiennent à ce que leur pays les considère explicitement comme les parents : question d’ego en somme. Et question, aussi, de militantisme !

À l’inverse, si des adultes envisagent de commander un enfant, mais ne sont pas certains d’être officiellement reconnus comme les parents par leur pays, ils renoncent le plus souvent à la GPA.

A lire aussi: Caroline Cayeux: la Nupes réinvente le délit d’opinion !

Ainsi, ce projet de « Reconnaissance mutuelle de la parentalité » reviendrait non seulement à valider le principe de la GPA, mais aussi à faire exploser les recours à la GPA, c’est-à-dire à faire exploser le nombre de femmes louées pour produire des enfants au profit de tiers et le nombre d’enfants volontairement séparés de leur mère et de leur pays.

À ces enjeux humains et éthiques s’ajoute un problème majeur de démocratie : d’après le Traité de fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), les mesures qui concernent la famille ne sont pas du ressort de l’Europe. À chaque État de décider souverainement en la matière.

Ursula von der Leyen a donc motivé ce projet par le respect de la liberté de circulation partout en Europe qui, lui, est en effet du ressort de l’Europe. Mais cela n’est qu’un prétexte puisque, précisément, il n’y a nul besoin de transcrire un acte de naissance, même établi hors d’Europe, pour circuler d’un État à l’autre sur notre continent dès lors que l’intéressé a la nationalité d’un État-membre de l’UE. Et précisément, dès lors que la filiation est établie à l’égard d’un ressortissant de l’Union, l’enfant obtient un passeport.

Ce projet de « Reconnaissance mutuelle de la parentalité » valide donc la possibilité d’exploiter des femmes et de commander des enfants. Il s’appuie sur un mensonge et avance, sous couvert de technicité, dans le dos des Européens.

Voilà donc l’Europe que l’on nous vend tous les jours et les valeurs qu’elle défend ?

Non, ce n’est pas l’Europe que nous voulons !

Nous réclamons une Europe qui protège les femmes et les enfants, qui lutte contre le trafic international d’êtres humains et qui, enfin, respecte ses engagements vis-à-vis des peuples européens.

Ce projet doit être urgemment balayé et l’Europe doit, à l’inverse, agir pour l’abolition internationale de la GPA. Il est grand temps !

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30 Nov 23:36

Soirée caritative au profit de l’association SOS Méditerranée organisée par la mairie de Montpellier (MàJ : contre manifestation)

by Francois

30/11/22

29/11/22

Barbara Derathé, Soprano montpelliéraine, soutenue par la Ville, la Métropole de Montpellier et l’Opéra Orchestre National de Montpellier Occitanie, vous propose d’assister à une soirée caritative au profit de SOS MÉDITERRANÉE mercredi 30 novembre 2022 à 20h à l’Opéra Comédie de Montpellier.

Qui est SOS MÉDITERRANÉE ?

SOS MÉDITERRANÉE est une association civile européenne de sauvetage en mer constituée de citoyen·nes européen·nes décidé·es à agir face à la tragédie des naufrages à répétition en Méditerranée centrale. Ses équipes poursuivent trois missions : sauver des vies en mer, protéger et soigner les personnes rescapées à bord et témoigner de la situation en mer.

Cette soirée caritative sera l’occasion de mettre en lumière l’action de SOS MEDITERRANEE afin de faire découvrir le travail indispensable de ses bénévoles et de donner l’envie aux citoyens de s’engager dans leur cause.

En participant à cette soirée, les habitants manifestent leur soutien à l’action de SOS MEDITERRANEE et contribuent au financement de son action de sauvetage.

Programme de la soirée

Des artistes, des collectivités et des partenaires se sont mobilisés pour concevoir un événement qui associera l’art à l’action humanitaire ; un dialogue émouvant dans un lieu prestigieux du théâtre à l’italienne qu’est l’Opéra Comédie de Montpellier. 

Première partie :

Récital de Barbara Derathé, Soprano, accompagnée au piano par Christèle Chambourdon

Deuxième partie :

Plaidoyer de SOS MEDITERRANEE en présence Sophie Beau, cofondatrice et directrice générale de SOS MEDITERRANEE et projection d’un documentaire

Entracte

Troisième partie :

Théâtre “Comme une île : Lampedusa”

Construit comme un oratorio, mixant le récitatif, la musique, et les images, « Comme une île : Lampedusa » nous entraine dans cette marche vers l’espoir. Depuis la nuit des temps, l’île est un espace géographique singulier. Difficile d’accès, l’atteindre demande ténacité et foi. Dans la longueur du voyage et l’immensité des incertitudes, elle est la balise dans la nuit de l’âme, elle est espérance.

Texte et mise en scène: Colas Valat
Direction musicale: Sylvie Golgevit et Fethi Tabet
Production: Chrétiens et Cultures
Durée 2h30 avec entracte

Informations pratiques

Montpellier

30 Nov 23:36

Genk (B) : Deux ans après avoir séquestré un enfant de 13 ans pendant 42 jours contre une rançon, “l’ami de ben Laden” et un terroriste ont déjà été remis en liberté (MàJ)

by Le Petit Julien

30/11/22

Un garçon de 13 ans a été kidnappé par des hommes déguisés en policiers à son domicile à Genk en juin 2020. Après 42 jours passés auprès de ses ravisseurs et le paiement d’une rançon de 330.000 euros, l’adolescent a pu rentrer chez lui, sain et sauf. Très vite, l’enquête pointera vers la famille de Khalid Bouloudo et L., notoirement connus pour leurs liens avec des groupes terroristes. Entretemps, tous les suspects se trouvent actuellement en liberté, sans bracelet électronique, rapporte Het Laatste Nieuws.

(…)

L. et Khalid Bouloudo ont tous deux un lourd passé judiciaire. Le premier était même qualifié d’”ami de ben Laden” à l’époque. En 2018, il a été reconnu coupable d’avoir dirigé un groupe terroriste entre le 7 avril et le 8 juin 2013. L’ajournement de sa peine de prison était assorti de conditions, comme le fait d’avoir une adresse fixe, de rechercher activement un emploi ou de suivre une formation professionnelle. Bien qu’il fut toujours dans le viseur de la justice, les enquêteurs estiment qu’il a quand même pu organiser la prise d’otages et l’enlèvement du petit Genkois.

Khalid Bouloudo a quant à lui été condamné à cinq ans de prison pour terrorisme en 2006. À l’époque, il avait formé avec douze autres hommes la cellule belge du Groupe islamique combattant marocain (GICM), l’organisation terroriste soupçonnée d’être responsable des attentats de Casablanca en 2003 et de Madrid en 2004.

7sur7.be

06/06/20

La sœur de Khalid Bouloudo, Samira Bouloudo, 39 ans, a été placée sous mandat d’arrêt, vendredi, dans l’enquête sur l’enlèvement à Genk de l’adolescent de 13 ans qui fut séquestré 42 jours et pour la libération duquel ses ravisseurs réclamaient 5 millions d’euros à la famille.
Et deux autres arrestations ont encore eu lieu, dont celle du mari de Samira : rien moins que Lahoussine El Haski, 44 ans, dont la photo a figuré sur un avis de recherche avec celle d’Oussama Ben Laden, ce qui lui avait valu le surnom d’”ami de Ben Laden” même si les deux ne se sont jamais rencontrés. Il a été placé sous mandat d’arrêt, ce samedi, par le juge d’instruction.
Lahoussine est le frère d’Hassan El Haski, tenu pour l’un des concepteurs des attentats de Madrid (191 morts et 1 800 blessés le 11 mars 2004) et finalement condamné à quinze ans.

Lahoussine El Haski arrêté hier était considéré comme le théologien du Groupe islamique combattant marocain, ou GICM, l’organisation armée islamiste sunnite affiliée à Al Qaïda. Le 20 janvier 2007, il était jugé avec 13 autres (dont Abdelkader Hakimi) à Bruxelles, dans le cadre de la cellule de Maaseik, où les membres du GICM en Belgique avaient leur QG. Dans le jargon, ils formaient une cellule dormante, capable d’être opérationnelle en un temps record. Si certains se cantonnaient à un simple rôle logistique, ses dirigeants voyageaient beaucoup entre Syrie, Turquie, Afghanistan et Arabie saoudite…

Lalibre.be

30 Nov 23:28

Quand Arrêt sur images censure un enregistrement du député LFI Louis Boyard

by Observatoire du journalisme
Arrêt sur images : transmission des pouvoirsPt’it Louis et son passé de fumeur de moquette, un petit peu trafico certes mais pas trop. On se refait une virginité et on est rattrapé par la patrouille.
30 Nov 23:27

Au Pays de Galles et en Angleterre, les personnes se déclarant chrétiennes sont désormais minoritaires

by Rédaction
Pour la première fois dans un recensement de l’Angleterre et du Pays de Galles, moins de la moitié de la population (46,2 %, 27,5 millions de personnes) s’est décrite comme « chrétienne » selon les observations publiées par les rapporteurs du dernier recensement 2021. Soit une baisse de 13,1 points de pourcentage par rapport aux 59,3 % […]
30 Nov 23:26

Macron aux Ehpads-Unis d’Amérique - JT du mercredi 30 novembre 2022

Au programme ce soir, Emmanuel Macron en visite aux Etats-Unis pour trois jours. Entre les anciennes et les nouvelles attaques économiques de l’Amérique contre l’Europe et la guerre en Ukraine, les sujets de conversation ne devraient pas manquer.

Nous évoquerons ensuite le scandale qui entoure la marque de vêtements pédo complaisante, Balenciaga. L’enseigne a commis une campagne publicitaire abjecte. Elle a dû faire marche arrière.

Et enfin, un premier bilan de la Coupe du monde de football au Qatar de Nicolas de Lamberterie avec la participation du journaliste suisse Alimuddin Usmani.

30 Nov 08:36

La nouvelle loi allemande sur l’immigration permettra la naturalisation de 2 millions d’immigrés !

by Didier Dewitte

C’est un plan explosif : les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur travaillent en coulisses sur des règles de naturalisation nettement plus souples. Il devrait être plus rapide d’obtenir la nationalité allemande !

► Les enfants d’immigrés nés en Allemagne obtiendront un passeport allemand si la mère et/ou le père y ont eu une « résidence habituelle légale » pendant cinq ans. Contre huit jusqu’à présent. Cela signifie que tous les enfants de Syriens arrivés en République fédérale avec la grande vague de réfugiés en 2015/2016 sont automatiquement des Allemands.

► Les étrangers ne doivent plus avoir résidé huit ans en Allemagne avant de pouvoir être naturalisés. À l’avenir, cinq ans devraient suffire, dans des cas exceptionnels même trois. Des naturalisations à vitesse turbo !

► L’obligation de renoncer à sa nationalité antérieure sera supprimée, rendant le double passeport normal dans de nombreux cas.

► Les seniors de plus de 67 ans issus de la génération des travailleurs invités ne sont plus obligés de passer un test de langue écrit. La « capacité à communiquer oralement » est suffisante. Le test de connaissances précédemment requis sur l’Allemagne n’est également plus applicable pour ce groupe.

► Le devoir pour les migrants de respecter “les conditions de vie allemandes” n’est plus nécessaire non plus. Jusqu’à présent, les autorités vérifiaient si les demandeurs de passeport allemand étaient éventuellement mariés à plusieurs épouses en même temps.

Les experts estiment que plus de deux millions d’étrangers en Allemagne bénéficieront de la réforme. Un document du groupe parlementaire SPD (socialistes) déclare que la nouvelle loi arrivera au cabinet d’ici Noël.

30 Nov 08:35

Michel Houellebecq à propos du Grand remplacement : « J’ai été très choqué qu’on appelle ça une théorie. Ce n’est pas une théorie, c’est un fait » (MàJ)

by Francois

Michel Houellebecq – Michel Onfray : conversation au bord de l’abîme

(…)

Sur le sujet inflammable et polémique du « grand remplacement », l’idée d’une substitution progressive du peuple français par une population immigrée, ils ne prennent pas de gants. « Le grand remplacement « j’ai été très choqué qu’on appelle ça une théorie. Ce n’est pas une théorie, c’est un fait » dit Houellebecq. « C’est objectivement ce que disent les chiffres » renchérit Onfray qui pense que le déclin de l’Occident réside avant tout dans son déclin démographique. Sur l’islam, ils sont partagés. Onfray pense que l’islamisme « n’est pas un phénomène si puissant », mais plutôt « une réaction à la puissance américaine », et semble croire que les musulmans finiront par se ranger en Occident sous la bannière du matérialisme consumériste. Houellebecq est plus noir. « Quand des territoires entiers seront sous contrôle islamiste, je pense que des actes de résistance auront lieu. Il y aura des attentats et des fusillades dans des mosquées » ajoute un peu plus loin l’écrivain qui prédit « des Bataclan à l’envers ». « Vous pensez que la guerre civile est à venir, moi je pense qu’elle est déjà là, à bas bruit », lui répond Onfray.

Le Figaro

30 Nov 08:34

États-Unis: le nouvel adjoint au ministère de l’Énergie est un activiste queer “maître-chien” partageant ses pratiques fétichistes dans les médias (MàJ: mis en congé après avoir volé les vêtements d’une femme et menti à la police)

by LePanacheFrançais

30/11/2022

[NdeFDS: l’article utilise les pronoms ils/elles (they/them) pour parler de l’individu non-binaire]

Un employé de l’administration Biden – et l’un des premiers fonctionnaires non-binaires du gouvernement fédéral – a été accusé d’avoir volé les bagages d’une voyageuse à l’aéroport de Minneapolis en septembre.

Sam Brinton, secrétaire adjoint adjoint chargé de l’élimination du combustible usé et des déchets au Bureau de l’énergie nucléaire du ministère de l’énergie, a été inculpé de vol après avoir prétendument dérobé une valise Vera Bradley d’une valeur de 2325 dollars à la réception des bagages de l’aéroport de Minneapolis-Saint-Paul le 16 septembre, selon des documents judiciaires.

Brinton, qui utilise les pronoms “ils” et “elles”, a été filmé sur une vidéo de surveillance en train de saisir la valise et d’en retirer l’étiquette d’identification du propriétaire, indiquent les documents judiciaires.

Ils ont ensuite été vus en train d’utiliser la valise Vera Bradley à au moins deux occasions, lors de voyages à Washington, DC, le 18 septembre et le 9 octobre, selon les enquêteurs.

Brinton a d’abord nié avoir volé la valise, mais a ensuite affirmé l’avoir prise par erreur et qu’elle était toujours en leur possession.

“Si j’avais pris le mauvais sac, je serais heureux de le rendre, mais je n’ai pas de vêtements pour un autre individu”, a d’abord dit Brinton à l’officier. “C’était mes vêtements quand j’ai ouvert le sac.”

Cependant, Brinton a rappelé l’officier deux heures après leur première conversation et a avoué ne pas avoir été “complètement honnête”.

[…]

Brinton – qui est devenu l’un des premiers fonctionnaires non binaires du gouvernement – a été mis en congé il y a environ un mois à la suite de ces accusations.

[…]

S’il est reconnu coupable, Brinton risque jusqu’à cinq ans de prison et/ou une amende de 10 000 $.

New York Post


12/02/2022

Sam Brinton est un diplômé du MIT qui est à la fois un activiste queer et un spécialiste du traitement des déchets nucléaires. Il est la dernière recrue de l’administration Biden au ministère de l’Énergie en tant qu’adjoint chargé de l’élimination du combustible usé et des déchets.

L’adjoint Brinton a une vie très colorée. Il est “maître-chien”, c’est-à-dire un homme gay qui dirige d’autres hommes gay qui se font passer pour des chiens. De quoi s’agit-il ? Laissez-vous guider par ce profil publié dans Metro Weekly. Extraits :

DANS LA COMMUNAUTÉ DES CHIOTS, les maîtres-chiens fonctionnent de la même manière que les propriétaires de chiens, en gardant un œil vigilant sur leur animal et en le maîtrisant si nécessaire. Ce sont les maîtres qui entraînent les chiots et leur enseignent la discipline, en les récompensant ou en les punissant en fonction de leur bon ou mauvais comportement.

“Pensez à n’importe quel chien biologique”, dit [le chiot] Gryphn. “Vous pouvez les dresser. C’est ce système de récompense ‘va faire ceci’, tout comme un bio-chien. Disons que vous jouez à la balle, vous lancez la balle, le chiot la ramasse, la ramène et la laisse tomber à vos pieds. Vous allez le récompenser, que ce soit en le caressant ou autre.

“Ou, allons à l’extrême”, poursuit-il. “Disons que vous jouez avec votre chiot dans la maison et qu’il décide de faire pipi sur le sol. Il est évident que le chiot va être puni pour cela. En général, quand nous sommes des humains, nous nous disons : “Pourquoi me corriger devant untel ou untel ? C’est mal, ne fais pas ça. Ne parle pas pendant les cinq prochaines minutes’, quelque chose comme ça.”

Tout comme les chiots qu’ils sont chargés de surveiller, certains maîtres-chiens ont besoin d’entrer dans leur propre univers mental lorsqu’ils s’engagent dans un jeu avec un chiot.

“Mon univers mental est équivalent à celui de la maman qui voit son enfant en danger, ou du papa qui veut apprendre à son fils à jouer au football”, explique Sam [Brinton], le maître-chien de Nubi, âgé de 27 ans. “C’est le concept de l’enseignant et du nourrisseur….. Mon travail consiste à m’assurer que pendant qu’il est dans l’univers mental, je le garde en sécurité.”

[…]

“Mon chiot et moi avons ce qui me semble être l’une des connexions les plus idéalement parfaites entre notre vie personnelle et notre vie kink”, explique Sam. “Nous avons tous les deux d’autres partenaires, donc nous entrons dans cet espace, et nous en sortons, en connaissant les limites où commencent et finissent vos relations kink et non kink.”

Bien sûr, même entre partenaires, deux individus aborderont le sexe sous des angles différents. Sam a besoin de distancier mentalement son activité sexuelle de la scène des élèves, mais pour Nubi, il est plus facile de rester dans le personnage.

“En fait, j’ai du mal à passer du jeu du chiot à l’acte sexuel”, explique Sam. Par exemple : “Non, je ne peux pas te faire gémir comme ça quand on fait l’amour”, parce que je ne veux pas mélanger ce monde. C’est intéressant, parce qu’il n’a pas besoin de sortir du mode “élève” pour que je le baise. Je dois personnellement le faire sortir de sa perception de chiot pour moi. Mais alors je le traite toujours comme un soumis pour moi.”

“Je suis très facilement gênée”, dit Nubi. “Donc, être dans l’espace de tête du chiot dans la chambre à coucher me permet de rester très concentrée sur ce qui est exactement en face de moi, donc cela remplit en quelque sorte une fonction à cet égard.”

[…]

“J’ai trois queues distinctes. J’ai ma queue de spectacle, qui s’attache à ma ceinture, et j’ai deux autres queues, qui sont insérables”, explique Gryphn. “Il y a quelque chose qui me tient à cœur. Je me suis retrouvée au centre d’une barre, coude à coude, et quelqu’un a attrapé ma queue – et c’était ma queue de spectacle – et l’a tirée. J’ai arrêté tout ce que je faisais au milieu de la phrase, je me suis retournée et j’ai sensibilisé la personne au problème avec ce qu’elle venait de faire.

Pour tout lire

Il est important de noter que Sam Brinton n’a pas été “démasqué” ici. Depuis des années, il ne cache pas ses penchants, qu’il défend, notamment en tant que responsable des relations gouvernementales pour le projet Trevor. Ici, il enseigne aux gens l’importance de l’utilisation des pronoms :

[…]

The American Conservative

https://www.fdesouche.com/2022/02/09/etats-unis-ladministration-biden-va-financer-la-distribution-de-pipes-a-crack-pour-faire-progresser-lequite-raciale-les-communautes-afro-americaine-et-lgbtq-seront-prioritaires/
30 Nov 08:31

A Toulouse l’extrême-gauche règne par la censure et la violence sur la fac du Mirail: « Il y a une riche diversité de la grande famille de la gauche » ironise le député LFI de la circonscription

by LePanacheFrançais
[…]

« Il y a une riche diversité de la grande famille de la gauche », abonde fièrement François Piquemal, député LFI de la 4ème circonscription de Haute-Garonne, sur laquelle est implantée l’université. Ici, l’espace idéologique semble être dominé sans partage. Slogans anticapitalistes, néoféministes, pro Palestine et anti « extrême-droite » offrent une mosaïque de couleurs rouges, où le bleu est proscrit. On y retrouve évidemment les formations situées à l’extrême gauche de l’échiquier politique, comme Révolution permanente, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) de Philippe Poutou ou La France Insoumise. Même le Parti Socialiste et EELV y semblent exclus, sûrement trop ternes pour y figurer. De nombreuses manifestations partageant une idéologie commune et excluante, animent la vie du campus. « C’est très rare de passer une journée sans voir brandir des pancartes prônant l’antispécisme, l’écologie radicale ou autre », raconte Daphné, 21 ans, étudiante en civilisation étrangère.

Dans un lieu de formation aspirant à développer un esprit critique, la diversité politique et idéologique n’est guère au rendez-vous. « Quand certaines idées ne passent pas, et bien elles ne passent pas », tonne François Piquemal, qui ajoute: « c’est tout de même préférable que les idées racistes ou de capitalisme extrême n’aient pas leur place ici ». Les tracts politiques de la droite et du centre y sont systématiquement retirés. « Nous avons beaucoup tracté durant les législatives, elles étaient déjà remplacées dès le lendemain », regrette Sébastien Canovas, responsable des jeunes Les Républicains de Haute-Garonne, parfois même en moins d’une heure.

[…]

« C’est impossible pour quelqu’un de non politisé de devenir de droite dans cette université », explique Yann Montigny, ancien étudiant en japonais et membre de Génération Zemmour.

Octobre 2021, vers midi, une journée assez banale sur le campus de l’université Jean Jaurès, qui va voir son sol se couvrir de rouge… sang. Alors que Damien, militant Génération Zemmour, finit son repas au self, il décide d’aller coller des affiches de son parti sur le campus avec un ami. « Il n’y avait pas trop de passage, on en a profité », se rappelle Damien. Un jeune homme, vêtu de noir de la tête aux pieds, s’approche alors des jeunes militants. « Il se place en face de nous et commence à nous insulter, nous menace et arrache nos stickers ». L’individu, un militant « antifa » selon Damien, se décide finalement à partir, avant de revenir, déterminé. « Je me penche pour récupérer d’autres stickers, et à ce moment là je prends un coup de poing américain dans le crâne », rapporte le jeune homme. Le crâne est légèrement ouvert et sanguinolant. « Quand la sécurité est arrivée, l’antifa leur a dit: « Attrapez-les, c’est des fachos ». Ils nous ont dévisagé ». Hospitalisé et recousu avec quatre points de suture, Damien a fait confirmer sa blessure par un médecin expert juridique, avant de déposer plainte. Mais cette dernière n’a pas abouti. « Les caméras étaient comme par hasard tournés autre part. L’université n’a ensuite rien communiqué sur l’incident… Cinq jours plus tard, je suis reparti coller des affiches, ils ne me font pas peur ». « C’est quand même une provocation de venir coller des affiches pour quelqu’un qui a été pénalement condamné par la justice », commente le député LFI François Piquemal. Contactée, la présidence n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations, tout comme le vice-président étudiant. Aucun professeur non plus n’a voulu communiquer sur le sujet. « Valeurs actuelles, c’est pas mon truc », a répondu un enseignant en histoire.

[…]

« Certains cours étaient clairement orientés politiquement, certains ont changé de nom et sont devenus des cours de féminisme », déplore Tom, notre ancien étudiant en sociologie. D’autres, comme lui, confirment la présence de certains biais idéologiques : « Une professeur a dit que plus les gens votent à droite, moins ils sont cultivés », rapporte Marine, 25 ans, étudiante en sciences humaines économiques et sociales.

[…]

Valeurs Actuelles

Il y a une semaine

29 Nov 22:22

Les rediffusions de Radio-Canada seront purgées de tout « langage abusif, dégradant ou indûment discriminatoire, stéréotypé ou négatif » au sujet de « la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, l’état matrimonial ou un handicap »

by Francois

Radio-Canada suggère à ses animateurs et à ses journalistes d’offrir leurs excuses en direct en cas de mention inattendue du mot en n, et annonce que les rediffusions de ses émissions seront dorénavant purgées de tout langage offensant qui n’a pas de « justification éditoriale ».

Tel est le verdict de la société d’État, qui a discrètement publié vendredi ses lignes directrices concernant le langage offensant. Ce document lui a été ordonné par une décision controversée sur l’usage du mot en n par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en juin, qui utilisait plutôt l’expression « propos offensants ».

Le texte de quatre pages explique qu’une analyse « au cas par cas » doit être faite au moment d’envisager, exceptionnellement, d’utiliser en ondes un « langage potentiellement offensant ». Le contexte et la justification éditoriale doivent être évalués, et la direction doit être consultée « en cas de doute ».

Ces lignes directrices s’appliquent immédiatement. Elles concernent tout « langage abusif, dégradant ou indûment discriminatoire, stéréotypé ou négatif » au sujet de « la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, l’état matrimonial ou un handicap physique ou mental ».

www.ledevoir.com

29 Nov 22:22

Les bateaux de sauvetage des ONG attirent les migrants vers l’Europe, selon Frontex

by Koba

Les personnes demandent l’asile dans l’UE en raison d’un large éventail de facteurs, et notamment en raison de l’« attraction » que constituent les bateaux de sauvetage des ONG. C’est ce qu’a confié à EURACTIV une source de l’agence européenne des frontières Frontex. Les ONG ont toutefois rejeté cette affirmation.

Ces derniers mois, le nombre de personnes qui tentent de traverser la Méditerranée dans de petites embarcations a augmenté. Entre janvier et octobre 2022, Frontex a noté une hausse de 59 % du nombre de traversées irrégulières des frontières, dont une grande partie depuis la Libye.

« Les réseaux criminels tentent de maximiser leurs profits souvent en mettant la vie des migrants en danger et ils prennent en compte tous les facteurs lorsqu’ils planifient leurs opérations de contrebande, notamment les conditions météorologiques, la proximité des navires des ONG et des États membres, la situation dans les pays d’arrivée, etc. », a expliqué la source de Frontex à EURACTIV.

Cependant, selon les ONG opérant en mer, d’autres facteurs de « répulsion », qui incitent un migrant à quitter son pays, et d’« attraction », qui l’attirent au lieu de destination, sont responsables de ces départs, comme la nécessité d’échapper à la Libye.

(…) Euractiv.fr

29 Nov 22:22

Selon l’association pro-migrants Utopia 56, la moitié des centaines de migrants clandestins qui survivent dans des camps de fortune autour de Paris souffrent de troubles psychiatriques

by Francois
29 Nov 22:21

Suède : le nouveau gouvernement cherche à transformer le permis de séjour permanent, accordé actuellement à 300.000 migrants, en permis de séjour temporaire

by BB

Le gouvernement de centre-droit nouvellement élu en Suède propose de modifier les lois migratoires existantes afin de transformer les permis de résidence permanente accordés aux migrants en permis temporaires, ont rapporté les médias locaux vendredi dernier.

L’accord de coalition a été signé par le parti modéré, les démocrates-chrétiens et les libéraux, et a été approuvé par les démocrates suédois, qui ne font pas partie du gouvernement mais proposent un accord de confiance mutuelle. Il s’engage à abolir “l’institution des permis de séjour permanents” et prévoit de les convertir en permis temporaires et conditionnels.

L’accord Tidö, un document de 60 pages décrivant les plans convenus par le gouvernement de coalition, comprend de nombreux engagements visant à lutter contre l’immigration légale et illégale en Suède, notamment l’obligation de “présenter des propositions visant à supprimer le système des permis de séjour permanents d’ici 2024 au plus tard”.

En outre, le gouvernement s’est engagé à “étudier l’opportunité de retirer les permis de séjour dans plusieurs cas, notamment pour les personnes qui ne “remplissent plus les conditions d’obtention du permis”.”

Mikael Ribbenvik, le directeur général de l’Of­fice national suédois des migra­tions, a déclaré au radiodiffuseur SVT qu'”une enquête examinera dans quelles circonstances les permis de séjour permanents existants pourraient être transformés en permis de séjour temporaires.”

“Ce serait la première fois que cela se produit en Suède. Nous n’avons jamais connu cela auparavant”, a ajouté M. Ribbenvik, expliquant qu’une fois qu’un permis est permanent, il n’y a plus de contrôle de l’éligibilité de son titulaire.

Plus de 300 000 migrants en Suède détiennent actuellement des permis de séjour permanent, et Ribbenvik a déclaré au radiodiffuseur suédois qu’il serait inquiet des plans du gouvernement s’il était à leur place.

Remix.news

(Merci à BB)

En lien :

29 Nov 22:20

Médias et Qatar : de l’enfer au paradis

by Polémia
Médias et Qatar : de l’enfer au paradisPlus l’équipe de France progresse dans le Mondial, plus les journalistes semblent considérer que droits de l’homme progressent miraculeusement au Qatar.
29 Nov 22:19

Trans, la confusion des genres. Débat entre Charlotte d’Ornellas et Marie Cau, maire transgenre

by Rédaction
Suite à la diffusion du documentaire « Trans, la confusion des genres », réalisé par Amélie Menu pour le nouveau média OMERTA, la journaliste de Valeurs actuelles Charlotte d’Ornellas, et Marie Cau, premier maire transgenre de France, ont débattu de l’épineuse question trans. Un débat qui avait été d’abord interdit par le Théâtre du Gymnase qui a […]
29 Nov 22:11

Zoom - Doron Levy : Nous vivons l’ubérisation de la prise d’otage !

Otage ? Face à la nouvelle industrie de l’enlèvement, nul ne peut affirmer aujourd’hui qu’il ne le sera pas demain… Expert en sureté et protection des entreprises, chargé de cours dans plusieurs facultés françaises, Doron Levy publie : "Crises d’otages". L’auteur explique d’emblée que l’ouvrage est né de sa réflexion au moment du confinement, période qui a provoqué une privation des libertés et le sentiment, pour ne nombreux français, d’être pris en otages. Mais au-delà de ces faits, Doron Levy nous offre une plongée saisissante dans l’univers des otages et de leurs bourreaux. L’évocation historique nous mène du statut de captif dans l’Antiquité au 3kidnapping business3 et 3l’ubérisation de l’otage". L’auteur démontre aussi que, plus que toute autre crise, les prises d’otages nécessitent, pour ceux qui sont amenés à les vivre ou à les gérer, d’oublier tous les schémas préconçus. Quelle logique anime les différents protagonistes ? Comment se prémunir d’une telle situation ? Y faire face ? A bien des égards, "Crises d’otages" se présente comme un véritable guide de survie où affleure l’espoir et où l’on conserve à l’esprit cette phrase de l’ancien otage Jean-Louis Normandin : "Il y a une tendance à voir en l’otage une victime, alors que c’est aussi celui qui avance, qui se bat. C’est un résistant".

29 Nov 22:11

L’Ukraine livrée à Zelensky - JT du mardi 29 novembre 2022

Au programme, retour sur le conflit en Ukraine. Malgré les appels de Volodymyr Zelensky pour recevoir toujours plus d’armes, la guerre pourrait bien devenir de plus en plus difficile. L’Europe semble à sec et les Etats-Unis ralentissent grandement la cadence.

Nous reviendrons ensuite sur les exactions des supporters de l’équipe du Maroc en Belgique mais aussi en France.

Et enfin, une page économie avec l’inflation qui pèse sur le porte-monnaie des Français et tout particulièrement sur celui des agriculteurs. Notre reportage auprès d’un vigneron tourangeau.

29 Nov 17:03

Des militants climatiques bloquent la route? Il fait le ménage

by https://www.watson.ch/fr

Les militants climatiques français de «Dernière rénovation» ont été quelque peu secoués, samedi dernier, sur un pont en région parisienne.

Vidéo: watson

Les militants climatiques français de «Dernière rénovation» ont été quelque peu secoués, samedi dernier, sur un pont en région parisienne.

Samedi dernier, les militants climatiques du collectif français «Dernière rénovation» ont bloqué un pont traversant la Seine à Saint-Cloud (Boulogne-Billancourt), en région parisienne.

Selon Ouest-France, plusieurs automobilistes se sont agacés de la présence des militants. Sur une autre vidéo, on peut voir un camion forcer doucement le passage.

Un automobiliste pas content

Sur cette vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, il n'y a — heureusement — pas de coups, mais un «joyeux» drille faisant à vue de nez le poids de deux militants et qui se décide à les empoigner. Tel un Obélix du périph', il saisit les militants climatiques et les envoie sur le côté de la route comme s'il déchargeait des sacs à l'arrière d'un camion.

...
(Lire sur https://www.watson.ch/fr )
29 Nov 17:01

Confrontation entre Marion Maréchal et la journaliste Apolline de Malherbe sur les prisons françaises, l’Ocean Viking, les aides sociales trop importantes, etc. (Vidéo complète)

by Dissident Officiel

Marion Maréchal était l’invitée du média RMC ce lundi 28 Novembre 2022 dans la matinale de la chaîne. Elle a fait face à Apolline de Malherbe, journaliste connue pour vouloir souvent diaboliser ses invités de droite ou de soi-disant «extrême-droite» comme ils disent. La vice-présidente de Reconquête a donné son analyse sur divers sujets du moment : l’augmentation du nombre de prisonniers en France, le problème des squatteurs, l’État Social ou encore l’affaire de l’Ocean Viking.

Retrouvez l’intégralité de cet entretien :

-Dissident Officiel

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29 Nov 17:00

Les analyses brillantes d’Eric Zemmour sur l’insécurité, l’immigration, la justice et la police face à Bruno Attal! (Vidéo complète)

by Dissident Officiel

Eric Zemmour donnait un entretien spécial sur la chaîne Youtube de «Touche Pas Mon Flic», chaîne pilotée par le policier Bruno Attal qui a rejoint Reconquête il y a quelques mois. Le dirigeant de Reconquête a répondu aux questions d’Attal et d’un autre policier sur l’état de la France. On a pu constater dans cet entretien que les analyses d’Eric Zemmour, toujours très complètes et travaillées, ne manquent pas pour autant de se bonifier avec le temps.

Retrouvez l’entretien complet d’une durée de 40 minutes :

-Dissident Officiel

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28 Nov 23:07

Coupe du monde 2022 : les talibans auraient investi dans les chantiers du Qatar

by Francois

Certains dignitaires se faisaient l’équivalent de 11 000 euros par machine par mois, et pouvaient en posséder une dizaine.

Derrière les stades du Qatar, l’ombre des talibans. Selon le journal britannique The Daily Telegraph, certains responsables talibans auraient gagné des millions grâce à la Coupe du monde. Profitant de confortables salaires touchés pour être présents sur le territoire qatarien et participer à des négociations de cessez-le-feu concernant la guerre en Afghanistan, ces hauts dignitaires auraient acheté des engins qu’ils auraient ensuite loués aux constructeurs des stades. « Certains membres talibans avaient chacun entre six et dix pièces de machinerie lourde à Doha et gagnaient jusqu’à 10 000 £ (l’équivalent de plus de 11 000 €, NDLR) par machine et par mois », affirme la source de nos confrères

Parmi ces dignitaires figurerait notamment Haji Ahmad Jan, ministre du Pétrole et des Mines en Afghanistan entre 1996 et 2001. Un ancien diplomate afghan confie : « C’était un secret de Polichinelle à l’ambassade d’Afghanistan à Doha que l’équipe de négociation et le bureau politique des talibans étaient bien payés par le régime qatari et ils ont investi ces salaires dans des équipements de construction pour la Coupe du monde. » Interrogés, les Qataris ont affirmé que les paiements mensuels, qui ont permis donc l’achat de machinerie, étaient « contrôlés en coordination » avec les États-Unis, « y compris les montants totaux et comment et où ils ont été dépensés ».

www.lepoint.fr

28 Nov 23:07

Düsseldorf (All.) : une Ukrainienne de 18 ans violée dans un centre pour réfugiés par Rachid B. et Abdullahi A., deux migrants originaires de Tunisie et du Nigéria (MàJ : condamnés à 3 et 4 ans de prison)

by Francois

28/11/22

Le cas bouleversant d’une jeune Ukrainienne de 18 ans qui a été abusée par deux hommes dans un bateau-hôtel de Düsseldorf qui servait d’hébergement pour les réfugiés. Vendredi, ses tortionnaires ont été condamnés pour viol.

Rachid B. (26 ans), originaire de Tunisie, écope de quatre ans de prison, Abdullahi A. (38 ans), originaire du Nigeria, de trois ans.

Sans plan commun – les deux ne se connaissaient apparemment pas – c’est d’abord Rachid B. qui s’est jeté sur la jeune femme dans sa cabine et l’a violée. Elle aurait tenté à plusieurs reprises de se débattre, criant “Stop ! Je ne veux pas ça”, a-t-elle crié.

Dix minutes plus tard, Abdullahi A. l’aurait emmenée dans sa cabine et l’aurait également violée.

Bild

(Merci à Adri)


15/03/22

Cet acte vous met en colère et abasourdi : Une Ukrainienne aurait été violée dans un refuge pour réfugiés à Düsseldorf !

Selon les informations de BILD, le crime s’est produit le 6 mars : une Ukrainienne de 18 ans a été victime d’un viol sur le bateau-hôtel “Oscar Wilde”, qui est actuellement également utilisé comme logement pour les réfugiés d’Ukraine. Elle aurait été abusée successivement par deux hommes irakiens et nigérians (37 et 26 ans).

Tous deux auraient également la nationalité ukrainienne. La police a ouvert des enquêtes sur l’accusation de viol. Entre autres choses, il convient également de clarifier comment les deux auteurs présumés ont pu obtenir un passeport ukrainien.

Les politiciens sont choqués et indignés ! Andrea Lindholz (51 ans), chef du groupe parlementaire de l’Union, à BILD : “Les autorités policières doivent spécifiquement assurer la protection des femmes ukrainiennes en contrôlant les logements. L’affaire de Düsseldorf nous oblige à agir immédiatement.”

Le chef du syndicat de la police fédérale, Heiko Teggatz, a déclaré à BILD : “Les politiciens devraient maintenant tout faire pour que des cas de viol aussi terribles que sur le bateau-hôtel de Düsseldorf ne s’accumulent pas. Une punition sévère et rapide suivie d’une expulsion est le seul langage que ces individus comprennent.”

Selon les informations de BILD, les policiers de la zone frontalière rencontrent de plus en plus de réfugiés qui ne viennent pas directement d’Ukraine, mais par exemple d’Afrique.

Bild.de

Merci à KissK

En lien :

https://www.fdesouche.com/2022/03/10/guerre-en-ukraine-un-non-ukrainien-sur-trois-parmi-les-refugies-en-france/
28 Nov 23:07

À Nice, des riverains excédés par des feux de voitures à répétition quartier du port, provoqués “par des jeunes”

by Koba

Deux incendies se sont produits en moins de deux mois dans le quartier de l’avenue Banco, situé près du port de Nice. Des riverains excédés ont contacté France Bleu Azur et dénoncent l’inaction des pouvoirs publics.

Un incendie s’est produit dans la nuit de dimanche à lundi sur le parking situé entre la fondation Bellet et le lycée Les Palmiers, avenue Banco à Nice. Quatre à cinq voitures ont été dégradées par ces flammes. Les habitants du quartier sont excédés car il s’agit du deuxième feu de la sorte en moins de deux mois. 

“Un groupe d’individus malveillants vient régulièrement lancer des tirs de mortier au même endroit.” – Une riveraine

(…) France Bleu

(Merci à MarcelVincent)

28 Nov 23:06

Une influenceuse belge exprime sa colère après les émeutes : “On vous accueille, on vous donne des putains d’allocations et vous, vous saccagez la Belgique ! C’est quoi votre problème ?” (MàJ)

by Francois
28 Nov 23:01

Délinquance à Nantes : un syndicaliste policier l’explique par la hausse de l’immigration, la maire PS Johanna Rolland refuse de faire des amalgames

by Rédaction
Délinquance à Nantes : un syndicaliste policier l’explique par la hausse de l’immigration, la maire PS Johanna Rolland refuse de faire des amalgames Longtemps vantée pour sa douceur de vivre, Nantes est en proie depuis quelques mois à une insécurité grandissante. En cause, un trafic de drogue qui s'est installé en plein centre-ville.''De la douceur […]
28 Nov 23:00

Politique & Eco n°367 avec Pierre Jovanovic - Crédit Suisse, FTX : faillites en chaîne

1) Crédit Suisse, l’incroyable humiliation

Le Crédit Suisse en faillite demande aux Saoudiens, aux Qataris et à 20 banques concurrentes de le renflouer, vend les bijoux de famille (l’hôtel Savoy de Zürich), le cours de l’action est passé de 90 FS à 3,98 FS. Pour Pierre Jovanovic, ce n’est pas une nouvelle crise mais une extension encore plus violente de celle commencée en 2007 ("L’or des fous" de Gillian Tett du Financial Times). La presse suisse est restée muette sur l’événement et le New York Times a tourné en dérision la baisse de l’action du Crédit Suisse accusant les complotistes, dont P. Jovanovic, de fausses alertes. Pour l’heure, c’est le bank run sur le Crédit Suisse. Sans parler d’autres banques en grande difficulté comme la Monte Paschi di Siena dont il fut maintes fois question dans cette émission.

 

2) FTX : Enorme faillite politico-financière qui ruine 5 millions de personnes

La presse spécialisée nous avait présenté FTX comme la nouvelle deuxième plateforme d’échange de cryptomonnaies évaluée à 32 milliards $. L'entité basée aux Bahamas aurait dû conduire à se poser des questions sur son jeune dirigeant, Sam Bankman-Fried, présenté comme le futur Warren Buffett, apparaissant aux côtés de Klaus Schwab et faisant profession de foi végan. Fils de membres du Parti démocrate, il a contribué à financer ce parti tout en servant de "blanchisseuse" pour les crédits vers la banque centrale de l’Ukraine. Les clients n’ont plus accès à leurs comptes, le dénominateur commun à toutes les affaires qui ont précédé : ERON, Madoff, Theranos etc. Les journalistes spécialisés ont cru à leurs mensonges.

 

3) La Turquie est-elle soluble dans l’inflation ?

Selon la presse américaine et européenne la dévaluation de la livre turque est le signe qu’il n’existe aucune différence entre ce pays et le Venezuela, mais en se rendant sur place, Pierre Jovanovic infirme cette désinformation. La livre turque se déprécie certes mais les salaires suivent. Pas de révoltes et de sédition en Turquie, alors même que la CIA et les banques américaines s’emploient à ruiner la livre turque pour faire plier Erdogan. Il a dû néanmoins se résoudre à renoncer au réseau Mir (l’équivalent du Mastercard russe) qui permettait aux Russes de payer en Turquie avec leur carte de crédit. En réalité, les Turcs souffrent de la même inflation que les Français mais en France, depuis Delors et les socialistes pour plaire à Bruxelles, les salaires ont été désindexés. Le contraste est saisissant entre les rues d’Istanbul vives et animées et le morne spectacle des rues de Paris. Sans porter de jugement sur le régime du président Erdogan, Pierre Jovanovic rappelle l’enjeu pour les Américains que représente le Bosphore, porte ouverte sur la Russie et l’Ukraine. Pierre Jovanovic était en Turquie pour une enquête sur le vécu de l’inflation par la population et dans un souci de comparaison avec la situation française.

28 Nov 22:59

Guerre en Ukraine : le froid et la pluie d’armes - JT du lundi 28 novembre 2022

A la Une de cette édition, retour sur une nouvelle de conflit en Ukraine. Neuf mois après l’entrée des troupes russes sur le territoire, l’arrivée de l’hiver rend la guerre de plus en plus rude pour les populations. Mais à défaut de trêve, le marché des armes s’emballe.

Nous reviendrons ensuite sur les mobilisations qui touchent la Chine, entre crise sanitaire du Covid-19 et crise politique.

Et enfin, nos correspondants en Europe centrale évoqueront l’élargissement de l'Espace Schengen.