Shared posts

09 Dec 22:59

Vojtěch Filip : « Ce sont les pro-privatisation et les ONG de Soros qui manifestent contre le gouvernement »

by Ferenc Almassy

Entretien avec Vojtěch Filip, président du Parti communiste de Bohème et Moravie : « Ceux qui avaient un intérêt à accaparer les biens restants de l’État se sont opposé au gouvernement, et aident les prétendues associations citoyennes, effectivement liées aux activités de George Soros, à organiser des manifestations contre le gouvernement ».

Tchéquie – Fin juillet 2019, Ferenc Almássy et Alimuddin Usmani ont rencontré à Prague Vojtěch Filip, vice-président de la Chambre des députés tchèque et président du Parti communiste de Bohème et Moravie, le KSČM, qui malgré son déclin récent reste depuis le changement de régime un acteur important de la politique tchécoslovaque, puis tchèque. Aux dernières élections, en 2017, le KSČM a obtenu 7,76% des suffrages et 15 sièges sur 200 à l’Assemblée.

Contrairement aux partis communistes occidentaux, les communistes tchèques n’ont pas effectué de virage libéral-libertaire ou gauchiste – au sens historique du terme. Le KSČM reste un parti marqué par son intérêt pour les travailleurs et un certain patriotisme. C’est ainsi que les députés communistes tchèques s’opposent par exemple à l’immigration massive, dans une logique de protection du travailleur de Tchéquie.

De gauche à droite, Vojtěch Filip, Ferenc Almássy et Alimuddin Usmani dans le bureau de Vojtěch Filip, vice-président de la Chambre des députés, à Prague. Photo : Visegrád Post.

 

Ferenc Almássy : Monsieur Filip, bonjour. Merci de nous recevoir ici, à Prague, au Parlement tchèque, dont vous êtes l’un des vice-présidents. Vous êtes le président du Parti communiste tchèque, toujours assez important par rapport aux autres partis communistes de la région. Vous avez d’ailleurs eu un rôle important lors des élections, dans la formation du gouvernement d’Andrej Babiš, que vous avez soutenu pour la création de son gouvernement malgré a priori une opposition idéologique. On voit qu’en Hongrie aussi, le Parti des travailleurs hongrois (Munkáspárt) — l’équivalent du Parti communiste —, même s’il est beaucoup moins important sur la scène politique que le Parti communiste tchèque, soutient aussi (hors gouvernement) la politique de la coalition populiste de Viktor Orbán. Comment pouvez-vous expliquer à des Européens de l’Ouest, habitués au clivage droite-gauche, ce mélange des genres ?

Vojtěch Filip : Merci pour cette question. Je vais parler des élections tchèques plutôt que de la politique hongroise. À l’issue des dernières élections de 2017, le parti ANO, dirigé par Andrej Babiš, avait la possibilité de se diriger soit vers la droite libérale, le cas échéant vers la droite conservatrice, soit vers un programme qui est à minima une copie à 50% de celui du Parti communiste, destiné aux électeurs de gauche tels que les ouvriers et les employés.

Lorsque le gouvernement monocolore, constitué par Andrej Babiš et composé du seul parti ANO, a échoué à obtenir la confiance du Parlement, une crise constitutionnelle est survenue en République tchèque. En effet, le deuxième gouvernement, mis en place par le Premier ministre Babiš, n’a été capable de s’allier ni avec la droite conservatrice, ni avec les libéraux, ni même avec l’étoile montante de la politique tchèque incarnée par le Parti pirate. Ce dernier, à défaut d’avoir une tendance libérale classique, a une propension à se diriger vers l’anarcho-libéralisme.

Babiš s’est donc tourné vers les sociaux-démocrates et les communistes. Le Parti communiste de Bohême et Moravie n’a pas pu entrer au gouvernement à cause du programme, principalement en matière de politique étrangère et de sécurité, qui entrait directement en contradiction avec le sien.

D’un autre côté, les sondages d’opinion, six mois après les élections, ont montré que de nouvelles élections anticipées n’auraient pas résolu le problème. Les différents blocs politiques auraient probablement obtenu à peu près le même score. C’est pour cette raison que le Parti communiste de Bohême et Moravie a décidé de soutenir, à titre exceptionnel, l’émergence d’un gouvernement et de le tolérer, moyennant sept conditions bien spécifiques. Nous nous sommes donc retrouvés dans un conflit idéologique. Cependant, notre parti n’a pas pour vocation de nuire mais plutôt d’apporter son aide aux citoyens tchèques. Nous souhaitons également que l’économie puisse se développer de manière positive et c’est pourquoi nous avons pris cette décision.

Nous sommes également bien conscients qu’une partie des électeurs du Parti communiste et des autres partis de gauche radicale et ouvrière s’est déjà détournée de sa base, suite à de tels épisodes. Malgré tout, je pense que c’était un pas dans la bonne direction.

Alimuddin Usmani : Le gouvernement tchèque a récemment été confronté à d’importantes manifestations réclamant le départ d’Andrej Babiš. Certains ont affirmé que les réseaux de la galaxie Soros étaient impliqués dans ces événements. Quant au président Zeman, il a déclaré qu’ « en novembre 1989 nous manifestions en faveur d’élections libres, et aujourd’hui nous manifestons contre le résultat des élections libres ». Quel est votre commentaire par rapport à cette jeunesse qui est descendue dans la rue ?

Vojtěch Filip : Je vais peut-être un peu compliquer les choses en séparant la question en deux. Tout d’abord, la situation en République tchèque ressemble à celle d’une dispute au sein du cartel politique libéral, dans lequel plusieurs partis ne proposent rien d’autre qu’un néo-libéralisme dépassé. Je fais allusion aux conservateurs de TOP09, aux libéraux de l’ODS, aux chrétiens-sociaux du KDU‑ČSL ou bien aux Pirates qui font aussi partie de ce cartel libéral. En réalité, tous ces partis et mouvements politiques possèdent la même orientation politique. Le Parti communiste de Bohême et Moravie, en tant que parti de gauche radicale implanté au cœur du système politique tchèque et européen, s’oppose clairement à ce mouvement néolibéral. Parmi les opposants, il y a également les partis et mouvements anti-système tels que la droite populiste du SPD de Tomio Okamura, et accessoirement d’autres acteurs politiques qui ne font pas partie de la scène politique ou parlementaire actuelle.

Le mouvement ANO ne fait pas non plus partie du système. Foncièrement, il a émergé pour s’opposer au modèle néolibéral qui s’est développé en République tchèque depuis 1989, ou bien plutôt à partir de 1993 lorsque la République tchèque a été créée suite à la partition de la Tchécoslovaquie. C’est l’une des raisons pour laquelle le mouvement ANO, dont l’acronyme signifie « Action des citoyens mécontents », s’est constitué.

Dans le cadre de notre soutien à l’émergence du gouvernement, nous avons souligné que nous souhaitions que les choses évoluent, que les crimes qui se sont déroulés durant les privatisations des années 1990 soient condamnés, et que la corruption soit réduite. Sur ces points, nous avons fait bloc avec le mouvement ANO. Nous avons aussi demandé à ce que les plus grandes inégalités, au moins sur le plan fiscal, soient corrigées.

Il est évidemment nécessaire que ceux qui tiraient profit du vol de l’État dans les années 1990 (je pense à l’ODS, à KDU‑ČSL, à TOP09, ou bien plus exactement à des partis qui étaient jetables comme l’Union de la liberté, Affaires publiques ou l’ODA) ne puissent pas revenir au pouvoir et, pardonnez-moi, achever le vol des biens étatiques que sont les forêts tchèques, le producteur et distributeur d’électricité ČEZ, ou bien les Chemins de fer tchèques et autres entreprises de transport.

C’était le but que nous nous étions fixés et c’est la raison pour laquelle nous avons décidé de soutenir le gouvernement. Ceux qui avaient un intérêt à accaparer les biens restants de l’État s’y sont opposés et aident les prétendues associations citoyennes, effectivement liées aux activités de George Soros, à organiser des manifestations contre le gouvernement.

Les raisons qu’ils avancent sont fallacieuses. À titre d’exemple, ils ont commencé à manifester contre le nouveau ministre de la Justice qui, au moment des manifestations, n’avait entrepris aucune action, hormis celle de réclamer une enquête sur les crimes de la période des privatisations. Il est ridicule que l’on retrouve parmi les manifestants d’anciens dirigeants du gouvernement, comme par exemple Mirek Topolánek ou Bohuslav Sobotka. Tout cela explique pourquoi notre opposition à ces manifestations est substantielle.

Pour revenir au fond de votre question, il est évident que les raisons du mécontentement existent. La société est fracturée. Ceux qui veulent revenir au pouvoir appuient sur cette fracture et mettent en cause le président Zeman. Mais le président Zeman n’est pas celui qui divise la société. Il a été élu au suffrage universel et il est en phase avec la société. Contrairement à ceux qui cachent leurs véritables intentions à l’aide de belles paroles. En fait, ces personnes cherchent à affaiblir la République tchèque en s’attaquant à sa souveraineté ainsi qu’à sa bonne coopération au sein de l’Europe.

La réponse à adresser aux manifestants est simple : nous voulons mettre fin à la corruption, que les biens étatiques ne soient pas pillés et que les citoyens aient un sentiment de justice.

Il parait évident que les manifestants, tant qu’ils n’expriment aucune orientation politique, contrairement aux Gilets jaunes qui ont leur manifeste, proposent uniquement la destruction et ne sont pas intéressés par l’établissement d’une société nouvelle sur une meilleure base.

Ferenc Almássy et Alimuddin Usmani. Photo : Visegrád Post.

Ferenc Almássy : Le consensus libéral européen est très à cheval sur la notion d’État de droit. Du moins, c’est ce que l’on entend à longueur de journée. Et c’est le cas lorsqu’il s’agit d’Andrej Babiš. C’est beaucoup moins le cas lorsqu’il s’agit par exemple de cette capitaine allemande, Carola Rackete, qui viole les frontières maritimes de l’Italie avec un navire sous pavillon néerlandais rempli de clandestins. Que vous inspire cet ostensible deux poids deux mesures, et plus généralement la politique immigrationniste des élites européennes ?

Vojtěch Filip : Je dois répéter le fait que la Commission européenne dirigée par Jean-Claude Juncker est incompétente et incapable de résoudre les problèmes européens. La raison du Brexit est liée à l’incompétence de la Commission européenne qui ne parvient pas à trouver un consensus entre les nations européennes et à donner naissance à une union entre les États membres. La tentative de fédéralisation échoue parce que les citoyens ne perçoivent pas les démarches de la Commission européenne comme quelque chose de positif concernant le progrès et le développement des États membres. Ils estiment plutôt qu’il s’agit d’un modèle bureaucratique dépassé.

Votre question rappelle bien le problème principal, celui du deux poids, deux mesures. Certains se voient appliquer des mesures sévères tandis que tout est permis pour d’autres.

En ce qui concerne la vague migratoire, les Italiens l’évoquaient déjà en 2011 et la percevaient comme un grand problème européen. Personne n’y avait prêté attention et la nouvelle Commission a oublié le fait que l’agression contre la Libye a signifié une plus grande vague migratoire en provenance d’Afrique du Nord. En effet, aucun État n’était capable de communiquer avec ceux qui affluaient d’Afrique centrale vers l’Afrique du nord. Si l’État libyen avait été fonctionnel, il aurait pu les arrêter. Actuellement, c’est un État disloqué et nous ne savons pas qui sera au pouvoir dans les prochains temps.

On ne peut pas résoudre le problème migratoire, venant des pays qu’on désignait avant comme le tiers-monde, uniquement en s’occupant des conséquences. Nous devons résoudre les causes de cette migration, à savoir la pauvreté en Afrique et en Asie centrale et accessoirement dans les villes de Syrie, de Palestine, d’Iran ou d’Irak. S’occuper uniquement des conséquences n’a pas de sens car elles sont justement engendrées par le maintien de ces causes migratoires qui trouvent leur source dans les pays du monde arabe et en Afrique. Cela signifie que si l’Europe voulait vraiment résoudre cette crise, il faudrait qu’elle investisse dans ces États, dans l’éducation de ces personnes, afin qu’elles restent chez elles et y maintiennent leur économie. Ce modèle néolibéral, qui a foncièrement pillé ces États, a tout simplement fait faillite. Et la Commission européenne est restée inerte.

Par rapport aux attaques, à l’encontre des États d’Europe centrale comme la Hongrie, la Pologne ou la République tchèque, selon lesquelles nous ne remplirions pas nos obligations, nous devons souligner qu’aucun pays que je viens de nommer n’avait de colonies. Chez nous, il n’y a aucune responsabilité sur le fait d’avoir vécu sur le dos de ces anciennes colonies. Nous n’avons jamais tiré profit de cela et nous ne voyons pas pourquoi nous devrions payer pour les conséquences de ce colonialisme. C’est le point de vue que nous avons défendu face à la Commission européenne.

Ce deux poids, deux mesures est le résultat de l’incapacité de la Commission européenne à résoudre les cause de la migration. D’ailleurs, elle n’était même pas disposée à traiter, notamment avec le commandement de l’OTAN, de la nécessité de la protection des frontières extérieures de l’espace Schengen.

Nous ne souhaitons pas un retour aux frontières nationales. Nous apprécions la libre circulation des personnes, mais pour cela il faudrait que les frontières extérieures de Schengen soient protégées afin que nous ne soyons pas contraints de rétablir le contrôle aux frontières nationales. La coopération concernant la libre circulation des personnes est une chose positive en Europe mais elle ne peut pas se faire au détriment des États membres.

Alimuddin Usmani : Parmi les pays centre-européens, la République tchèque est celui dont les études montrent qu’il est le moins europhile. Lors des négociations suivant les récentes élections européennes, le groupe de Visegrád a visiblement pu exercer une sorte de droit de veto, et s’en félicite. Néanmoins, les pays du groupe de Visegrád n’ont finalement pas eu accès à des postes prestigieux lors de ces nominations. Comment voyez-vous l’avenir des relations entre l’UE, le V4 et la Tchéquie ?

Vojtěch Filip : Le fait que nous soyons sceptiques vis-à-vis de l’Union européenne n’est pas lié au fait que nous soyons contre un processus objectif d’intégration européenne. C’est un processus objectif et cela n’a pas de sens de s’y opposer. Il est simplement nécessaire de comprendre que, même au sein d’un processus objectif, les États membres doivent pouvoir trouver leur place.

Nous ne sommes pas un pays de petite importance en Europe, nous sommes un pays de moyenne importance, de même que la Hongrie. La Pologne est plutôt un pays de grande importance. Tant que Bruxelles ne comprendra pas nos revendications, elle produira toujours plus de désintégration.

En République tchèque, nous estimons que les deux chapitres qui sont les plus mal négociés sont ceux de la politique agricole et de la politique des transports. Nous avions une agriculture prospère et maintenant nous sommes un pays transitaire. Cela nous porte donc préjudice. Nous ne pouvons évidemment pas accepter certaines choses que la Commission européenne cherche à nous imposer. Lorsque nous avons fait obstruction à certaines décisions, nous, le V4, avons naturellement trouvé des alliés, notamment en Bulgarie et au Portugal, qui s’opposent à certaines démarches de la Commission européenne.

Comment vois-je l’avenir ? Je pense que la Commission européenne ne va pas faire l’effort de donner naissance à une fédération européenne. Elle va plutôt approfondir la coopération avec les États membres afin qu’ils expriment une volonté de coopération concrète. Pour nous, celle-ci est importante. Nous sommes aux prémices d’un monde multipolaire et celui-ci ne possède, pour l’instant, que trois piliers solides : les États-Unis d’Amérique, la Fédération de Russie et la Chine.

Nous, Européens, avons deux membres permanents au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies : la France et le Royaume-Uni. Mais aucun de ces deux pays ne sont capables de se mettre d’accord pour soutenir les intérêts des pays européens au sein du Conseil de sécurité. Notamment parce que le Royaume-Uni se tient, la plupart du temps, aux côtés des États-Unis d’Amérique, et que la France se fiche parfois complètement des intérêts de l’Europe. Nous entendons souvent parler d’une prétendue civilisation euro-atlantique. Mais cela ne représente pas un véritable modèle. Les intérêts des États-Unis d’Amérique sont peut-être plus visibles qu’auparavant lorsque Donald Trump proclame « America First ».

Mais le monde unipolaire a vécu beaucoup moins longtemps que le monde bipolaire et il n’est pas possible de revenir en arrière. Les États comme l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud cherchent à accroître leur influence sur la marche du monde et vont évidemment négocier avec ces trois piliers de base du monde multipolaire. Nous souhaitons que l’Europe, fasse également partie des piliers de ce monde multipolaire. Si elle pouvait être le quatrième pilier, ce serait très bénéfique. Pour l’instant ce n’est pas le cas, parce qu’elle n’est pas capable de trouver un intérêt commun et qu’elle se prévaut toujours plus des intérêts des États-Unis d’Amérique au détriment des siens.

Retrouvez l’entretien en format vidéo sur TV Libertés !

09 Dec 22:58

Michel Maffesoli . « Le sang va couler, la violence est fondatrice » [Vidéo]

by Rédaction
Michel Maffesoli . « Le sang va couler, la violence est fondatrice ». Michel Maffesoli, sociologue, professeur émérite à l’université Paris-Descartes, membre de l’Institut universitaire de France et auteur du livre « Être postmoderne », Ed du cerf est l’invité d’André Bercoff sur SudRadio. Photo d’illustration : DR [cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion […]
09 Dec 22:57

Un appel des journalistes du monde entier en faveur de Julian Assange

by Observatoire du journalisme
Un appel des journalistes du monde entier en faveur de Julian AssangeInitié le 6 décembre 2019, par deux journalistes suisses Serena Tinari et Catherine Riva, l’appel des journalistes en faveur de Julian Assange a déjà recueilli des signatures prestigieuses, dont celle de Noam Chomsky. Nous nous y joignons et invitons tous les professionnels du métier à faire de même. L’appel est réservé aux journalistes et aux métiers qui en sont proches, éditeurs, critiques, observateurs.
09 Dec 22:57

Menaces présentes et futures sur la liberté d’expression, les GAFA en première ligne

by Observatoire du journalisme
Menaces présentes et futures sur la liberté d’expression, les GAFA en première ligneLe 21 novembre 2019, Claude Chollet Président de l’Observatoire du journalisme, a donné une conférence à Prague dans le cadre du « Free Media Forum », organisé par les autorités russes. Vous trouverez ci-dessous le texte revu en français de cette conférence donnée en anglais.
09 Dec 22:56

Zoom – Fiorina Lignier : « Le combat d’une Gilet Jaune blessée »

by Gildas Ailes

Le samedi 8 décembre 2018, une jeune étudiante de 20 ans s’effondrait le visage en sang, touché par un projectile de la police. C’était lors de la grande manifestation des Gilets Jaunes à Paris. Une journée décisive… et une année de combats personnels et politiques retracée dans un très émouvant ouvrage : »Tir à vue ». Fiorina, avec beaucoup de pudeur, évoque les hôpitaux et les opérations pour tenter vainement de conserver son œil ou gérer les fractures du nez et du visage, le traumatisme physique et psychologique. Elle témoigne d’une répression policière et gouvernementale inouïe, les violences ordonnées contre les Gilets Jaunes, les manipulations, les récupérations et le rôle des médias. Le récit d’une femme blessée, affaiblie, mais toujours debout, énergique et déterminée ! Poignant !

L’article Zoom – Fiorina Lignier : « Le combat d’une Gilet Jaune blessée » est apparu en premier sur TVLibertés - 1ère chaîne de réinformation | Nous, c'est vous.

09 Dec 22:56

Politique & Eco n° 240 : De l’échec de l’Euro aux cryptomonnaies

by Gildas Ailes

Olivier Pichon et Pierre Bergerault reçoivent Philippe Simonnot, économiste, journaliste et écrivain.

1) Christine Lagarde, la Française de trop

Contrairement a l’idée couramment reçue, la BCE a toujours été l’affaire des Français contre l’Allemagne.

2) Les cryptomonnaies

Explication des mécanismes de la blockchain, une monnaie vraiment libre.

3) L’actualité du pétrole

Il n’est plus pertinent dans l’économie mondiale depuis que les USA sont redevenus premiers producteurs.

L’article Politique & Eco n° 240 : De l’échec de l’Euro aux cryptomonnaies est apparu en premier sur TVLibertés - 1ère chaîne de réinformation | Nous, c'est vous.

09 Dec 22:52

La marine indienne a chassé un navire de recherche chinois près des îles Andaman-et-Nicobar

by Laurent Lagneau

Exploité conjointement par plusieurs laboratoires relevant de l’Académie chinoise des sciences, dont l’Institut océanologique de la mer de Chine méridionale [SCSIO] et l’Institut d’acoustique [IOA], le Shiyan-1 est un navire de type catamaran SWATH [Small Waterplane Area Twin Hull] mis en service en 2009 pour mener des recherches océanographiques. Or, la semaine passée, lors d’une...

Cet article La marine indienne a chassé un navire de recherche chinois près des îles Andaman-et-Nicobar est apparu en premier sur Zone Militaire.

08 Dec 23:33

La secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature accusée d’être « complice de la haine antiflic »

by Sebastien de Lyon
Grégory Joron, CRS et secrétaire général du syndicat Unité SGP-Police Madame Sarah Massoud, Madame la juge, Madame la secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature, […] De la harangue d’Oswald Baudot À partir d’une réflexion très personnelle, vous dévoilez très vite la position de votre organisation syndicale, le Syndicat de la magistrature, et employez le […]
08 Dec 23:32

Milan : un Marocain expulsé après avoir semé le chaos sur une place en menaçant physiquement les passants

by Koba
ITALIE – Auteur d’un grand scandale sur une place publique à Milan, un ressortissant marocain atteint de troubles psychiatriques, a été expulsé vers le Maroc, mardi dernier. Selon le site Il Giornale, le Marocain avait semé la panique à proximité d’une station de bus à Milan, en menaçant physiquement les passants et les agents des […]
08 Dec 23:32

Michel Onfray : « Le catéchisme de la gauche m’a dégouté » [Vidéo]

by Rédaction
Michel Onfray : « Le catéchisme de la gauche m’a dégouté ». Extrait tiré de l’émission « À la bonne heure » (RTL) du 26 novembre 2019. Crédit photo : DR [cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
08 Dec 23:28

Le Samedi Politique avec Régis de Castelnau – Macron et les Français : le bras de fer

by Gildas Ailes

Le 5 décembre, tout le monde est dans la rue pour affronter Emmanuel Macron. Face à la colère, le gouvernement se raidit et compte sur les forces de l’ordre pour se maintenir au pouvoir.

L’article Le Samedi Politique avec Régis de Castelnau – Macron et les Français : le bras de fer est apparu en premier sur TVLibertés - 1ère chaîne de réinformation | Nous, c'est vous.

08 Dec 23:27

Rencontre au «format Normandie» : quelle stratégie pour mettre fin au conflit en Ukraine ?

Alors que s’ouvre à Paris, le 9 décembre, un sommet au «format Normandie» réunissant la France, l’Ukraine, la Russie et l’Allemagne, afin d’aboutir à un règlement du conflit qui fait rage depuis 2014 dans l’est de l’Ukraine et qui a déjà fait plus de 13 000 morts (dont plus de 3 000 civils) et plusieurs millions de déplacés, selon le Haut-commissariat des Nations unies, le pays reste toujours durement affecté.

Dans la région ukrainienne frappée par la guerre, autrefois prospère grâce à son sous-sol et à son industrie métallurgique, l’économie est peu à peu tombée dans l’atonie. Globalement, le PIB par habitant ukrainien a durement pâti du conflit, selon une étude intitulée «The war in Europe: Economic costs of the Ukrainian conflict» publiée par l'Institut allemand pour la recherche économique.

Eviter un enlisement du conflit

Faire sortir le pays du marasme économique fait donc également partie des enjeux des négociations de paix dans le Donbass. Dans une interview publiée par La Croix le 8 novembre dernier, l’ancien ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavlo Klimkine, farouche opposant à tout rapprochement avec la Russie, avait prévenu qu’un enlisement du conflit, qui maintiendrait le statut quo, était «le scénario le plus probable».

«On peut imaginer une Russie qui décide de garder le Donbass sous un statut quasi-indépendant, tout en conservant la réalité du pouvoir. Le conflit alternerait le froid et le chaud, en fonction des intérêts du Kremlin qui aurait recours à la guerre hybride», avait-il alors prévenu, accusant donc la Russie d'exercer une influence directe sur les forces rebelles de l'Est ukrainien. Face à cette menace d'immobilisme, les partenaires du format Normandie ont tenté ces derniers mois d’aboutir à un consensus.

Emmanuel Macron a plusieurs fois réaffirmé sa volonté de resserrer les liens entre l’Union européenne et Russie, une étape qu'il considère essentielle à l'avancée des négociations sur le Donbass. Il a par exemple déjà reçu deux fois Vladimir Poutine depuis son entrée en fonction, ou encore mis en lumière les résistances de «l’Etat profond» au rapprochement entre la France et la Russie, tout en requérant un dialogue «exigeant» avec son homologue.

De leur côté, le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky se sont entretenus par téléphone à de multiples reprises depuis l’entrée en fonction du nouveau président ukrainien. Ces discussions ont débouché, en septembre, sur un échange historique de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine (70 au total). Un mois plus tard, le 1er octobre, le représentant russe auprès du Groupe de contact trilatéral sur l'Ukraine, Boris Gryzlov, officialisait la mise en place par toutes les parties en Ukraine d'une feuille de route dite «formule de Steinmeier», avancée majeure vers un règlement du conflit.

Le début du retrait des troupes des villages de Petrivské et Bogdanivka, situés à proximité de Donetsk, entamé le 9 novembre, a également contribué à détendre les relations entre l’Ukraine et les Républiques populaires autoproclamées de Donetsk (DNR) et de Lougansk (LNR), mais aussi avec la Russie. Une dizaine de jours plus tard, Moscou annonçait que les trois navires militaires ukrainiens saisis pour violation des eaux territoriales russes près de la Crimée en novembre 2018 avaient été rendus à Kiev.

Résistances en Ukraine

Si ces nouvelles sont apparues comme des signaux positifs, plusieurs personnalités ukrainiennes ne l'entendent pas de cette oreille, à l’instar du cinéaste ukrainien Oleg Sentsov. «Poutine a mis le masque de faiseur de paix mais il n’a pas renoncé à ses objectifs : il veut soumettre l’Ukraine et les pays limitrophes pour retrouver sa zone d’influence», a souligné le réalisateur, emprisonné en Russie pendant cinq ans, dans un entretien à Ouest-France mis en ligne le 5 décembre.

Même son de cloche chez Petro Porochenko, qui avait lancé en 2014 l'opération militaire dans l'est du pays dans la foulée de son élection à la présidence ukrainienne. «Poutine manipule tout le monde, sur le fond, les faits, les chiffres, les cartes, les émotions […] Dans ce contexte, un conseil sincère : évitez les rencontres les yeux dans les yeux avec [Vladimir] Poutine lorsque c'est possible, pour ne pas être victime de ses flagorneries et manipulations, ses jeux sur les émotions», a fait valoir l'homme d’affaires, largement battu par Volodymyr Zelensky lors de la dernière élection présidentielle, dans une tribune publiée par le journal ukrainien Ukrayinska Pravda le 6 décembre.

Par ailleurs, des milliers de personnes ont  manifesté à Kiev, dans la soirée du 21 novembre, pour protester contre ce qu’ils considèrent être une «capitulation» de Kiev face à Moscou. «Toutes concessions ne font que détériorer la situation. On ne peut pas conclure un accord avec Poutine», avait par exemple expliqué à l'AFP Andriï Serguiïenko, l'un des manifestants. Plus largement, la volonté de dialogue affichée par Volodymyr Zelensky vis-à-vis de la Russie ne fait pas l’unanimité dans son pays, les nationalistes et les anciens combattants lui reprochant de se soumettre devant son voisin. Un groupe composé d'hommes politiques et d'anciens diplomates ukrainiens, le Mouvement de la résistance à la capitulation, milite ainsi pour qu'une alternative aux accords de paix de Minsk soit trouvée – alors même qu'Emmanuel Macron, Angela Merkel et Vladimir Poutine ne voient pas d'autre option que ces accords pour avancer vers la paix dans l'Est ukrainien.

La volonté d’un «véritable cessez-le-feu»

Dans un entretien au Monde mis en ligne le 2 décembre, Volodymyr Zelensky a rappelé que «la tenue de [la réunion au format Normandie du 9 décembre était] déjà, en soi, une victoire» mais que «le véritable succès [serait obtenu] quand la diplomatie prendra[it] le pas sur les armes», indiquant que sa priorité était «de sauver des vies».

«Le sujet [du cessez-le-feu] a été prioritaire dans les précédents accords de Minsk. Et il est vrai que l’intensité des tirs a diminué depuis 2015, tout comme le nombre de victimes, mais ce n’est pas fini. Nous voulons un véritable cessez-le-feu», a-t-il encore ajouté.

Quant à savoir si le président ukrainien fait confiance à son homologue russe, celui-ci a été très clair. Une réponse directe adressée aux critiques de sa stratégie : «Je ne fais confiance à personne. La politique n’est pas une science exacte comme les mathématiques. Il ne s’agit pas de résoudre une équation à une ou plusieurs inconnues. En politique, il n’y a que des inconnues. Et chacun défend ses propres intérêts.»

La rencontre du 9 décembre représente une opportunité historique pour les chancelleries ukrainienne, russe, allemande et française de s'accorder sur une sortie de la crise dans l'Est ukrainien. Et quoique certaines franges de la société ukrainienne s'opposent à la mise en œuvre des accords de Minsk, ces derniers constituent à l'heure actuelle l’unique plateforme de discussions susceptible de mettre fin au conflit.

Lire aussi : «Format Normandie» : tout comprendre sur le sommet prévu le 9 décembre à Paris

08 Dec 23:25

Forcée à se marier, cette Marocaine préfère se donner la mort

Une jeune Marocaine s’est suicidée peu avant ses noces. Le fait que sa famille l’ait forcée à se marier avec un homme qu’elle n’avait pas choisi serait la cause de son geste.
08 Dec 23:23

Un journaliste démissionne de Newsweek suite à un refus de publier des infos sur l’attaque chimique en Syrie

Suite au refus de la rédaction de Newsweek de publier les informations remettant en cause les déclarations des États-Unis sur l’attaque chimique de Douma, le journaliste a affirmé avoir démissionné. Néanmoins, il prévoit de rendre public son article sous réserve de ne pas «divulguer les informations confidentielles».
08 Dec 23:22

L’armée suisse a commandé 100 véhicules blindés Eagle V 6×6 pour ses unités de reconnaissance

by Laurent Lagneau

Dans le cadre du programme TASYS [Système de reconnaissance tactique], la Suisse a confirmé l’achat de 100 véhicules tactiques blindés Eagle V 6×6 auprès du constructeur Mowag, filiale de la division européenne du groupe américain General Dynamics Land Systems [GDLS]. L’annonce de la signature du contrat, dont la valeur n’a pas été précisée, a été...

Cet article L’armée suisse a commandé 100 véhicules blindés Eagle V 6×6 pour ses unités de reconnaissance est apparu en premier sur Zone Militaire.

08 Dec 23:18

Essayons de comprendre la crise bolivienne

by Paula Corbulon
avec l’équipe de Stratpol. Il n’est pas inintéressant de jeter un œil aux commentaires: une minorité d’entre eux présente un certain intérêt par leur contenu, et la vision d’ensemble montre le niveau intellectuel de ceux qui pensent devoir commenter les publications, même sur ce genre de blog “sérieux”.
08 Dec 16:24

Conseil européen des imams : comme la vérole sur le bas clergé ?

by Alain Lussay

Dans la plus grande discrétion, le 18 novembre dernier, une semaine après la marche contre l’islamophobie, a été créé à Paris, le « Conseil européens des imams » à l’initiative d’imams européens, parmi lesquels Ahmed Jaballah, membre du Conseil européen pour la fatwa et la recherche et fondateur de l’IESH, l’Institut européen de sciences humaines, dont les bases en France […]

Cet article Conseil européen des imams : comme la vérole sur le bas clergé ? est apparu en premier sur Riposte Laïque.

08 Dec 16:10

Un nez rouge pour Bloomberg

by Eddad Aber
Ce bon vieux Bloomberg, nouveau candidat aux primaires Démocrates, a déjà commencé à nous faire part de ses «excellentes» idées. Par exemple, «taxer les pauvres pour qu’ils ne puissent plus avoir les moyens de nuire à leur santé en s’achetant des poisons tels que l’alcool et les cigarettes» (c’est vrai, ce n’est pas un hoax […]
08 Dec 16:08

On vous balade : la température en Antarctique (et ailleurs) baisse

by Jean-Patrick Grumberg
Voici encore une preuve que le CO2 n’est pas le paramètre le plus important réglant le climat. CO2, CO2, et encore CO2. Les experts de mes deux n’ont plus que CO2 à la bouche. Il est devenu interdit de parler de quoi que ce soit d’autre que ce qui est permis par Greta. Dire que la […]
07 Dec 09:49

«Je n'avais que 14 ans...»: Une esclave sexuelle de l'EI fait face à son bourreau

Kidnappée par des jihadistes à l'âge de 14 ans, une jeune Yézidie a ensuite été vendue à un homme de main de l'EI. La confrontation avec son bourreau a été filmée.
07 Dec 01:13

Telford (G-B) : 6 Pakistanais jugés pour avoir martyrisé et exploité sexuellement une jeune fille de 12 ans

by Koba
Royaume-Uni : La jeune victime a été martyrisée par un groupe d’hommes à Telford et forcée de subir des actes sexuels. Elle a été vendue comme objet sexuel à un groupe d’hommes. L’adolescente aurait été forcée d’avoir des rapports sexuels dans un cimetière, violée sur un matelas sale et maltraitée lorsqu’elle a essayé de refuser […]
07 Dec 01:11

Flandre, Vlaams Belang. Matteo Salvini : « L’islam est la mort de notre continent » [Vidéo]

by Vincent_Nantes
Salvini
Matteo Salvini était à Anvers, en Flandre, le 2 décembre à l’invitation du Vlaams Belang. Retour sur une soirée où le leader italien et les nationalistes flamands ont évoqué l’avenir… avec optimisme. Vlaams Belang : « Nous sommes le nouvel espoir pour une nouvelle Europe » Même s’il n’est plus ministre de l’Intérieur, la popularité […]
07 Dec 01:11

Accueillir un migrant chez soi ? L’hypocrisie des bobos sur l’immigration enfin dévoilée [Vidéo]

by Rédaction
Accompagné de Mustapha, Clément Martin est allé à Paris tester la sincérité des bobos sur leurs discours pro-migrants. Leurs réactions vont vous surprendre (ou pas). Crédit photo : DR [cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
07 Dec 01:09

OTAN : instrument contre la paix ? – Et pourtant elle tourne du 06/12/19

by PBergerault

Dans ce numéro de la chronique « Et pourtant elle tourne », Jean-Claude Rolinat évoque les relations OTAN/Russie, le renforcement de l’implantation de la Turquie au Qatar et la politique migratoire du Danemark.

L’article OTAN : instrument contre la paix ? – Et pourtant elle tourne du 06/12/19 est apparu en premier sur TVLibertés - 1ère chaîne de réinformation | Nous, c'est vous.

07 Dec 01:09

Bistro Libertés avec Fabien Bouglé – Réchauffement climatique : peut-on rester sceptique ?

by Gildas Ailes

Martial Bild et les sociétaires reçoivent le conseiller municipal de Versailles, Fabien Bouglé. Au programme des débats :

Réchauffement climatique, peut-on rester sceptique ?

A l’occasion de la COP25 qui se tient à Madrid, les grandes nations du G20 sont sommées de répondre à l’appel urgent du climat. Malgré la face noire de la transition écologique, les récupérations et les manipulations, peut-on encore rester sceptique devant l’impérieuse nécessité de lutter contre le réchauffement climatique ?

Municipales 2020 : L’union des droites, un leurre ?

A Béziers, Robert Ménard incarne le rassemblement large à droite. Fort de son expérience locale, il lance l’initiative de fédérer des maires non-alignés sur l’ensemble du territoire. L’union des droites trouve-t-elle une réalité sur le terrain local et municipal ? Ou reste-t-elle un leurre et un échec à peine caché par quelques exceptions ?

L’article Bistro Libertés avec Fabien Bouglé – Réchauffement climatique : peut-on rester sceptique ? est apparu en premier sur TVLibertés - 1ère chaîne de réinformation | Nous, c'est vous.

07 Dec 01:09

Grève du 5 décembre : et après? – Journal du vendredi 6 décembre 2019

by Gildas Ailes

Grève du 5 décembre : et après?

Une démonstration de force et un gouvernement qui avance à tâtons… La mobilisation du 5 décembre a bien pris et le fameux combat de l’opinion est engagé. Avantage, pour l’instant, aux grévistes.

Grève du 5 décembre : une sécurité en question

Alors que la manifestation était prévue de longue date, de nombreux débordements ont eu lieu un peu partout en France et tout particulièrement dans la capitale avec notamment les fameux blacks blocs. Entre violence d’extrême gauche et policière, le scénario semble condamner à se répéter sans cesse.

La Lune dévoile ses secrets

Située à plusieurs centaines de milliers de kilomètres de la Terre, la Lune joue un rôle essentiel à l’équilibre de notre planète. Seul endroit extra-terrestre où l’Homme a pu poser un pied, le satellite réserve néanmoins encore bien des mystères. Petit tour d’horizon dans cette édition.

L’actualité en bref

L’article Grève du 5 décembre : et après? – Journal du vendredi 6 décembre 2019 est apparu en premier sur TVLibertés - 1ère chaîne de réinformation | Nous, c'est vous.

07 Dec 01:09

5 décembre : la direction de France TV a-t-elle dicté des éléments de langage à ses journalistes ?

La couverture médiatique de la grève du 5 décembre par France Télévisions suscite la polémique. Le même jour, la CGT-France TV a publié un communiqué sur les réseaux sociaux intitulé «FTV : service de presse du gouvernement ?» Le syndicat accuse en effet la direction de l'audiovisuel public d'avoir défendu aux journalistes l'emploi de certains termes lors des directs ou pendant les reportages. «La CGT de France TV a été informée de la consigne sidérante donnée par la rédaction aux chefs de service», écrit le syndicat. Parmi les expressions interdites pour évoquer la grève du 5 décembre et les manifestations contre la réforme des retraites : «prise d'otage», «colère», «grève historique» ou encore «grève générale».

De quoi provoquer l'indignation de la CGT. «Comme au temps du ministère de l'Information, la macronie perd toute retenue et dicte ses éléments de langage. Un avant-goût de la future ligne éditoriale de la holding France Médias [une holding qui va chapeauter Radio France, France Télévisions, l'INA et France Médias Monde] ?», questionne encore le syndicat dans son communiqué.

La CGT va plus loin et évoque une direction «inféodée au pouvoir politique» quand «les salariés en grève et présents dans le mouvement sont aujourd'hui l'honneur du service public».

La direction de France Télévisions dément

Qu'en est-il réellement ? Contactée par RT France ce 6 décembre, la direction de France Télévisions dément avoir imposé une quelconque terminologie à ses journalistes. Elle relève une simple «conférence de rédaction» le 5 décembre «comme avant chaque événement» de cette ampleur, durant laquelle les chefs de service auraient discuté du vocabulaire à employer pour «bien qualifier cet événement».

Lors de cette discussion, il est par exemple ressorti que le qualificatif «prise d'otage» des usagers ne serait pas employé lors des reportages et des directs car «il ne s'agit pas vraiment d'une prise d'otage» selon la même source. «Il ne s'agit pas d'une consigne de la direction», tient à préciser à ce sujet France Télévisions. 

En revanche, on ne sait pas ce qui justifie de la part des chefs de service d'avoir, de concert, choisi à l'issue de leur conférence de rédaction de ne pas utiliser des termes tels que «grève historique» ou «colère».

Lire aussi : Plus de 800 000 manifestants ce 5 décembre : vers un «grand bras de fer» avec le gouvernement ?

07 Dec 01:07

Pour Zemmour, LR retourne l’antique principe «pas d’ennemi à droite» en «pas d’ennemi à gauche»

Alors que Les Républicains veulent exclure de leurs rangs Erik Tegnér qu’ils accusent d’avoir entretenu des relations trop proches avec le Ressemblent national, Éric Zemmour prend la défense de ce partisan de l’union des droites et reproche au parti de Christian Jacob sa tendance centriste.
07 Dec 01:07

Un tribunal allemand donne raison à Rheinmetall, qui contestait l’embargo sur les livraisons d’armes à Riyad

by Laurent Lagneau

En octobre 2018, Berlin décida d’imposer un embargo sur les ventes et les livraisons d’équipements militaires à l’Arabie Saoudite, considérée comme responsable de l’assassinat, en Turquie, du journaliste saoudien Jamal Kashoggi. Et, depuis, cette mesure a été reconduite jusqu’en mars 2020. Seulement, cette mesure a mis en difficulté plusieurs industriels européens ayant des contrats à...

Cet article Un tribunal allemand donne raison à Rheinmetall, qui contestait l’embargo sur les livraisons d’armes à Riyad est apparu en premier sur Zone Militaire.

07 Dec 01:06

Bolivie : un tournant décisif pour l’Amérique latine

by Pierre Barbey

Le récent changement de gouvernement en Bolivie, le 10 novembre dernier, à la suite du coup d’Etat manqué de l’ancien président socialiste Evo Morales, signale l’échec du projet du forum de São Paulo, cher aux Cubains, à Nicolas Maduro, Daniel Ortega et autre Lula da Silva, visant à transformer l’Amérique latine en un continent socialiste.

Les forces de sécurité boliviennes ont pu mettre au jour les militants et activistes communistes vénézuéliens, cubains et colombiens derrière les troubles qui ont secoué le pays après la fuite de l’ex-président. Certains ont pu être arrêtés, comme l’ex-guérillero des FARC colombiennes, l’Argentin Facundo Morales Schoenfeld, chargé de formation militaire et idéologique, et co-organisateur des émeutes dans la ville de Sucre ; ou les quatre Cubains, dont trois fonctionnaires de l’ambassade de Cuba en Bolivie, pris alors qu’ils distribuaient de l’argent parmi les Boliviens pour les inciter à descendre dans la rue (700 autres agents Cubains sont par ailleurs en cours d’expulsion) ; ou encore ces trois Vénézuéliens arrêtés lors d’une manifestation comme ils transportaient des sacs de dynamite.

Le problème de l’ingérence étrangère dans les troubles que connaît la Bolivie est tel que le nouveau gouvernement, fermement ancré à droite, a constitué un groupe antiterroriste spécial fort d’une soixantaine d’hommes pour traquer les infiltrés.

L’ennemi est enfin désigné, il fonctionne de la même façon dans les émeutes au Chili, au Pérou et en Equateur, les gouvernements de ces pays vont maintenant pouvoir agir. •

Cet article Bolivie : un tournant décisif pour l’Amérique latine est apparu en premier sur Présent.