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Rencontres de la Métropole #6
Conférence "Bien vieillir" du CLIC de Rouen
Pour toucher le plus possible les seniors éloignés du centre-ville, la Maison des Aînés mène une opération d’information sur les Hauts-de-Rouen au mois de février : elle organise une conférence sur le thème du "Bien vieillir".
Une même conférence donnée sur trois sites, dans trois quartiers différents : à la Grand’Mare, au Châtelet et aux Sapins.
- Mardi 3 février à 14h30 au Centre André Malraux, Rue François Couperin
- Mardi 10 février à 14h30 à la Maison du Plateau, Place Alfred de Musset
- Mardi 17 février à 14h30 au Centre Jean Texcier, Rue Jean Texcier
L’animateur de la séance se nomme Jean-Marc Durand, de l’Asept (Association Santé Education et Prévention sur les Territoires). Son intervention donnera aux participants des éléments clés pour préserver leur capital santé, maintenir leur qualité de vie et acquérir de nouveaux réflexes.
Pour assister à l’une des trois conférences (gratuites), il suffit de s'inscrire auprès de la Maison des Aînés au 02 32 08 60 80.
Au cours de la conférence sera présenté un cycle de 8 ateliers thématiques hebdomadaires développé à partir du 9 mars (10 € pour en bénéficier) : il permettra à ceux qui le désirent d’approfondir le sujet du "Bien vieillir".
Les CESER normands rendent leurs conclusions sur la fusion des Régions
Jean Callewaert, Président du CESER de Basse-Normandie et Gérard Lissot, Président du CESER de Haute-Normandie, indiquaient qu'il s'agissait "du premier travail conséquent sur la fusion réalisé par des CESER depuis les annonces sur le sujet.
Preuve, s’il en faut, que les Normands ont su se mettre en ordre de marche pour préparer cette fusion dans les meilleures conditions. Aucun sujet n’a été écarté : politiques et dispositifs régionaux, grands projets d’avenir, lieux de pouvoir… A chaque étape de la discussion, nous avons su trouver les compromis qui s’imposaient dans l’intérêt général".
Fusion des Régions : la Normandie en marche
Les conclusions des travaux réalisés par les CESER vont permettre, lors des toutes prochaines réunions des exécutifs régionaux, de lancer de nouveaux chantiers prioritaires, aux côtés de ceux déjà identifiés autour des Energies Marines renouvelables, des liaisons ferroviaires et des aides aux entreprises.
Contournement Est de Rouen : quel impact pour l'immobilier ?
Il y a 3 semaines, Ségolène Royal donnait son accord pour le Contournement Est de Rouen. La validation par la Ministre de l'Ecologie du tracé dit de la "variante préférentielle" a relancé la polémique sur la violette de Rouen.
A150 : le tronçon est inauguré ce jeudi mais n'ouvrira pas à la date prévue
Ce jeudi 29 janvier, les élus ont inaugurés en grande pompe le nouveau tronçon de l'A150, reliant Rouen au Havre, par le nord de la Seine. Mais son ouverture, à l'origine prévue le lundi 2 février, sera retardée de quelques jours
Le Conseil national des villes renaît de ses cendres, un nouvel observatoire statistique est créé
Capitale de la future Normandie : les maires de Rouen et Caen recadrés par le président de la Haute-Normandie
Plan anti-pollution à Paris : restrictions de circulation et nouvelles mesures incitatives au menu
La politique de peuplement en question à l'Elysée, au ministère du Logement et à l'Anru
La population française continue à s'accroître
La population française de métropole, qui était restée stable au cours de la première moitié du XXe siècle, est passée de 40 à 64 millions de personnes entre la fin de la Seconde guerre mondiale et 2015, une hausse de 60 %. La progression récente de la population se fait à un rythme plus modéré, mais au cours des dix dernières années la France a gagné 3,2 millions habitants. Notre pays reste un pays où la démographie est la plus dynamique.
Ce phénomène est lié à trois principaux facteurs. Tout d’abord, la fécondité a moins baissé en France que dans d’autres pays. Elle a atteint 1,65 enfant par femme en 1993 et a remonté ensuite pour atteindre deux enfants par femme en moyenne. Elle est stable à ce niveau depuis 2006. En même temps, l’espérance de vie à la naissance a progressé au rythme d’environ un trimestre par an selon les années : la France est l'un des pays où l'on vit le plus longtemps au monde. Le solde migratoire s'est réduit, mais l'immigration apporte entre 50 et 100 000 personnes supplémentaires (les entrées moins les sorties) par an.
Cette hausse de la population a de nombreuses conséquences. Compte tenu du nombre de personnes par ménage actuel (2,26), la hausse de 3,2 millions d'habitants entre 2005 et 2015 implique à elle seule la construction de 1,4 million de logements supplémentaires. Elle impose aussi davantage d'infrastructures publiques : des crèches aux écoles jusqu'aux hôpitaux ou les maisons de retraite.
Le Comité 21 analyse la mutation vers une société plus durable
Loi Macron : des voies réservées sur autoroutes pour les véhicules propres
Le chiffre du jour : +250%
Les élus de la Communauté d’agglomération Seine-Eure (Case) s’apprêtent à voter le contrat d’agglomération
Les élus de la Communauté d’agglomération Seine-Eure (Case) vont se pencher sur le contrat d’agglomération, ce jeudi soir. S’il est voté, le Département et la Région s’engagent à financer les projets qui y sont inscrits. L’enveloppe en question est de 115 M€, sur cinq ans. Bernard Leroy, président de la Case, en explique les détails.
Que va-t-il se passer ce soir ?
« Il s’agit du vote formel, qui intervient après une série de réunions. En septembre, les présidents de la Région et du Département avaient exposé les grands axes qu’ils voulaient voir développer. Ils correspondent aux nôtres car ils sont liés au développement économique, à la qualité de vie et à la transition énergétique. Pour être financés, les projets doivent entrer dans ces axes. Les élus vont voter pour l’ensemble du contrat d’agglomération. »
Comment s’est préparé ce contrat ?
« Sept réunions territoriales ont également eu lieu, ainsi que deux réunions techniques pour la faisabilité technique des projets. Puis, deux comités de pilotage se sont réunis avec les présidents du Département et de la Région : un fin novembre, lors duquel nous étions d’accord sur les trois quarts du contrat, et un mi-décembre, pour finaliser ce qui sera présenté ce soir, et qui a été débattu lors du bureau. »
Quels sont les projets qui figurent sur le contrat d’agglomération ?
« Il y en a pour toutes les communes. Avec notamment le développement du très haut débit ou encore une enveloppe de 6 M€ consacrée à l’isolation des bâtiments municipaux. »
Il est aussi question de loisirs et de culture (14 % du contrat), avec notamment une nouvelle patinoire...
« Il serait question de faire un grand ensemble ludique à côté du complexe aquatique Caséo. Il s’agirait d’une patinoire, avec un bowling et peut-être des restaurants. Cela augmente l’attractivité du territoire. Au début des négociations, la Région et le Département ont précisé qu’ils ne financeraient pas ce projet s’il est communal. S’il est porté par l’Agglomération, il a une autre dimension. Et il entre dans leur stratégie de développer le tourisme et les activités de loisirs.
Il ne faut pas oublier la Maison des sports à Louviers et la médiathèque à Pont-de-l’Arche.
En cours de discussion, une demande pour une deuxième piscine, au nord du territoire, est apparue. Nous allons voir, en 2017, lors de la clause de revoyure, si on lance une étude sur ce projet. »
Sur les 115 M€ du contrat, 29 % sont consacrés au développement économique. Concrètement, qu’y a-t-il ?
« Des études devraient être menées pour la création d’un Écoparc 4 et d’une cité du numérique sur l’ancien site Cinram à Louviers [l’objectif est de réunir des entreprises et des formations, Ndlr]. Il est aussi question de la création d’un village d’artisans à Val-de-Reuil et de l’extension de la ZAC des Portes, toujours à Val-de-Reuil.
Ensuite, 20 % du contrat est consacré à la mobilité, avec le financement du bus à haut niveau de service entre le centre de Louviers et la gare de Val-de-Reuil, l’électromobilité et le schéma vélo.
Donc pour que tout ça voie le jour, il faut que le contrat d’agglomération soit voté. Après, chaque projet sera affiné, puis présenté au conseil communautaire. »
Les actions de la Case sont-elles figées avec ce contrat ?
« Non, on fait des choses à côté. La Case a un budget propre de 40 M€. Nous avons aussi le contrat de territoire qui lie l’Agglo et les communes pour le pacte financier, les travaux d’assainissement... Ces exercices permettent d’avoir une vision cohérente, d’anticiper sur les années qui viennent et d’étaler les investissements. Cela met en cohérence les actions entre les communes, l’Agglo, le Département et la Région, dans un souci d’efficacité des dépenses publiques. »
Propos recueillis par Violaine Gargala
L’économie au cœur des vœux
Les vœux de la Communauté d’agglomération Seine-Eure ont eu lieu mardi soir.
Après avoir rappelé quatre événements majeurs de 2014 (déménagement de l’hôtel d’agglomération place Thorel en janvier ; inauguration du complexe aquatique en février ; renouvellement de l’assemblée en avril ; élargissement de la compétence aide à domicile et enfance/jeunesse), Philippe Le Gal, directeur des services, a assuré que 2015 sera « aussi chargée, voire plus ».
Tout d’abord avec la signature du contrat d’agglomération. Mais aussi « la relance du conseil de développement durable, l’adhésion au syndicat Eure numérique et le lancement de plusieurs projets d’investissement ». Parmi eux, la construction d’une deuxième crèche interentreprises à Val-de-Reuil, la finalisation du dossier d’une nouvelle gendarmerie ZAC de la Justice, à Louviers, et l’aménagement du pôle d’agriculture biologique des Hauts-prés.
Puis, le président, Bernard Leroy, a insisté sur l’importance du développement économique. « L’avenir passe par le développement de sociétés existantes et l’implantation de nouvelles. » Le maire du Vaudreuil n’hésite pas à dire que la Case est un « territoire d’avenir », entre le grand port maritime et l’Île-de-France. Mais aussi grâce à son « ADN industriel » et les locomotives qui exportent dans le monde. La mise en réseau des PME locales et des grands groupes est aussi une volonté du président.
Enfin, la médaille vermeil du travail a été remise à Jean-Luc Loisel, garde champêtre, Brigitte Siour, rédacteur principal, et Patrick Mulot, adjoint technique 1re classe.
La Matmut fait le point sur ses principaux projets immobiliers
Il y a quelque chose d’insulaire, d’insolent presque, quand on pénètre le monde de la Matmut. Un monde où l’argent n’est absolument pas un problème. Mais faut bien reconnaître à son charismatique patron Daniel Havis le fait de ne pas simplement avoir les poches bien pleines, mais aussi la tête bien faite. Les trois projets dont il était question hier laissent entrevoir de la belle ouvrage.
45 M€ pour la Filature
Le palais des congrès sis sur le site de l’ancienne école normale d’institutrice, route de Neufchâtel, progresse. La phase déconstruction est en cours. De trois mois, elle est passée à un an à cause de mérules, plomb, amiante... Les visuels fournis sont alléchants. Il n’est question que de « haut de gamme », que ce soit pour l’hôtel, le restaurant gastronomique, le SPA ou le centre des congrès. Mais pas question de parler d’exclusivité pour l’un des architectes, Laurent Le Bouëtté d’Artefact, comme pour Daniel Havis. « On veut faire du beau. Quand c’est moche, ce n’est pas forcément pas cher. Tous les espaces verts seront ouverts. Et il n’y aura pas besoin d’être fortuné pour prendre un pot au bar panoramique de l’hôtel. » La livraison est prévue pour le deuxième semestre 2018.
L’autre projet d’envergure, c’est la Filature rue de Sotteville, en face du siège actuel. Entre 43 et 45 M€ (autour de 80 M€ pour le centre de congrès). Un immeuble dont l’ambition est d’être le plus grand bâtiment de France labellisé Passiv’Haus. « Il n’y aura aucun angle droit », explique Laurent Le Bouëtté. Tout ne sera que courbe, verre et lumière. Les visuels de la façade et des espaces intérieurs agrémentés de trois grands puits de lumière font saliver. « Nous n’avons pas encore décidé si nous l’occuperons ou si nous le commercialiserons », admet Daniel Havis. La livraison est prévue pour août 2017. Enfin le troisième projet en cours : le Vauban bis, situé juste à côté du Vauban dans le quartier Luciline. La partie bureau accueillera Vinci qui déménage de Petit-Couronne. Les 44 logements seront exploités par Logeal. La livraison est prévue pour 2017, le coût sur la partie bureau est de 16 M€.
Tout ça, Daniel Havis l’assure, n’est pas de la philanthropie mais des investissements qui, espère-t-il, se révéleront rentables. Et il nuance en rappelant qu’à l’échelle de la Matmut, « 4 Mds € de fonds sous placements », ce n’est pas si terrible. De quoi donner de sérieux complexes à nos élus, et peut-être faire se poser quelques questions à ses sociétaires...
Edouard Ropiquet
Le Havre : les atouts et les fragilités de la Normande décryptés par quinze géographes
Une rencontre-débat sur la réforme territoriale et la création d’une métropole normande s’est tenue à l’Université. Elle était organisée par un groupe de quinze géographes des Universités de Caen-Rouen-Le Havre. Ce collectif, rappelait le Havrais Bruno Lecoquierre, a recensé les « fragilités normandes » et surtout des « atouts indéniables » qui ne demandent qu’à être exploités dans le cadre de cette Normandie unifiée officiellement le 1er janvier prochain. Ses travaux sont publiés dans des plaquettes dont le numéro 5 va paraître et on peut aussi les découvrir dans un livre.
Le triangle Caen- Rouen-Le Havre
Le Rouennais Gérard Granier énonçait à nouveau ces atouts : un meilleur portage de certains dossiers (LNPN, aéroports, tourisme), la possibilité de capitaliser sur le mot Normandie, le positionnement géographique, l’allongement de la façade maritime, le décentrage de l’axe Seine et le renforcement du poids agro-alimentaire. Il concluait sur la nécessité de ne pas exclure la question des relations avec l’Ile-de-France.
La Havraise Madeleine Brocard évoquait l’organisation des villes, hier et aujourd’hui et rappelait que Rouen, ancienne 2e grande ville du royaume, Caen et Le Havre sont des villes peu éloignées. Elle traitait ensuite de l’intérieur du triangle formé par ces villes et du « jardin Métropole », avec ses massifs forestiers, sa zone Natura 2000 et son littoral tant apprécié des promeneurs, estivants et touristes. Il recèle un beau potentiel d’activités et d’emplois. Mme Brocard énonçait enfin des exemples de collaborations de villes ou espaces réussis en France ou à l’étranger.
Canal Seine-Nord Europe: l'Assemblée autorise le gouvernement à créer une société de projet par ordonnance
Anne Hidalgo veut interdire les véhicules les plus polluants à Paris, dès juillet
2015, année de tous les rendez-vous pour le vélo
Le maire de Gaillon a confirmé le projet de regroupement des communes
Les Ceser approuvent les travaux sur la fusion des deux Normandie
Réunification de la Normandie. Deux capitales administratives ? Des préconisations
Les CESER veulent une Normandie qui pense « au quotidien de la population »
Les deux Ceser (Conseil économique, social et environnemental de Région) de Basse et de Haute-Normandie appellent à ce que la future région Normandie soit d’abord attentive « au quotidien de la population » et aux « inégalités territoriales », dans l’avis que les deux assemblées ont adopté dans la même journée de mercredi, d’abord à Rouen puis à Caen.
Les deux assemblées répondaient à une saisine adressée en juillet par les présidents PS des deux régions, Laurent Beauvais et Nicolas Mayer-Rossignol qui souhaitaient une étude « visant à préparer au mieux » la fusion des deux collectivités au 1er janvier 2016. Le travail a été fait même si les délais courts et les incertitudes législatives encore de mises quant à la répartition des compétences, rendent le rapport à moitié abouti. Plusieurs membres du conseil s’en sont fait l’écho lors du débat final.
L’avis des CESER dresse d’abord un bilan des coopérations et politiques régionales sur des priorités thématiques comme le budget, les contrats de territoire, le numérique, l’environnement, la formation professionnelle, la recherche, l’économie, les transports… Il définit ensuite « les conditions de la réussite » au premier rang desquelles les CESER placent « les attentes au quotidien de la population : santé, transports, éducation ». Les questions ayant trait à l’emploi, à la qualité de la vie, à la vision culturelle, « devront représenter des sujets transversaux de préoccupation » pour la future assemblée régionale normande, insiste l’avis. C’est une « condition primordiale car elle participera activement à l’appropriation par la population et par l’ensemble des acteurs politiques, économiques et associatifs de ce nouvel espace qu’est la Normandie ».
Le risque d’un éloignement du citoyen de la nouvelle collectivité serait tout aussi réel si la question des « inégalités territoriales » n’est pas prise en compte, pointe l’avis des CESER. Le niveau de développement entre territoires est « singulièrement différencié » et « les écarts de développement et/ou de qualité de vie aujourd’hui observés perdurent ou, pire, s’accroissent ». Aussi, recommande le rapport, le projet global devra contenir des dispositions « pour tendre vers une plus grande égalité des territoires ».
Parmi « les objectifs et priorités d’action pour le développement de la Normandie », les CESER placent au premier rang la participation au développement de la Vallée de la Seine et la Ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN), comme « projet structurant et fédérateur ». Il faut aussi de« grandes ambitions » avec un enseignement supérieur et une recherche « de haut niveau », la place de « première importance » dans le domaine de l’énergie, la consolidation de l’industrie et « une population mieux formée ».
On retiendra de l’avis des CESER, une prudence toute normande sur un sujet qui pourrait fâcher : quel chef-lieu ? Des deux scénarios – une ou deux capitales – « aucun n’est préférentiel dans la mesure où l’intérêt de chacun dépend de l’évolution du processus décentralisateur ». En résumé : il est urgent de ne pas se prononcer.
Les conteneurs ont tiré leur épingle du jeu en 2014 au sein de l’alliance des ports du Havre, de Rouen et de Paris
Haropa, l’alliance des ports du Havre, Rouen et Paris a terminé l’année 2014 sur une note légèrement négative. A 89,2 millions de tonnes (Mt), son trafic global accuse un repli de 1,3% qui affecte toutes les catégories sauf les conteneurs. Ces derniers affichent une hausse de 4,9% à 26,9 Mt après deux années également positives. Principal concerné, le port du Havre semble avoir tourné la page des grèves contre la réforme portuaire qui avaient miné ce trafic en 2011 et de la conjoncture économique mondiale difficile depuis 2008. « Nous sommes en passe d’effacer définitivement la crise et nous pensons dépasser nos plus hauts historiques dès 2015 », assure Antoine Berbain, directeur général délégué d’Haropa.
Ces bons résultats montrent qu’Haropa a réussi à fixer les grandes alliances entre armateurs (Ocean 3, 2 M…) séduites par les qualités nautiques du Havre. L’enjeu dans le futur proche est de pouvoir élargir l’hinterland vers l’Allemagne du sud et l’Italie et d’attirer des logisticiens auprès des terminaux portuaires. Sur ce point, l’actualité a été marquée par l’implantation sur une emprise du port de Paris de l’Italien Vailog qui va construire à Genevilliers un entrepôt à deux étages de 60.000 m2 pour 60 millions d’euros. D’autres bonnes nouvelles sont attendues prochainement dans ce domaine : les dirigeants d’Haropa chiffrent à 500.000 m2 les surfaces dédiées à la logistique qui pourraient être aménagées à un horizon de trois ou quatre ans.
Les trafics de vracs, sur lesquels les ports ont peu de prises, se montrent moins vaillants. Les vracs solides sont orientés à la baisse (- 11,7% à 12,4 Mt) en particulier le charbon et les granulats. Le premier a été victime de l’hiver doux qui a limité la consommation dans les centrales thermiques classiques et les seconds du ralentissement de la construction en vallée de la Seine. Quant aux exportations de céréales depuis le port de Rouen, elles accusent un repli limité de 1,4% à 7,3 Mt. Elles seront confortées dans les années 2016-17 par l’arrivée d’un nouvel opérateur, la coopérative Beuzelin qui ouvrira des silos d’une capacité de 42.000 tonnes qui pourraient générer un trafic de l’ordre de 500.000 tonnes l’an.
Enfin, les vracs liquides qui représentent plus de la moitié du trafic, sont aussi à la peine avec un recul de 1,1% à 47,0 Mt. Le pétrole brut s’inscrit en baisse de 3% à la suite de l’arrêt pour travaux de la raffinerie de Grandpuits en Seine-et-Marne tandis que les produits pétroliers raffinés affichent une petite hausse de 0,5%.
La résidence "Le Carré des Marchands" inaugurée à Rouen - Tendance Ouest
Tendance Ouest |
La résidence "Le Carré des Marchands" inaugurée à Rouen Tendance Ouest Valérie Fourneyron, Députée de Seine-Maritime, Christine Rambaud, Conseillère Générale, Yvon Robert, Maire de Rouen et Roland Marut, Président Directeur Général de Quevilly Habitat, étaient présents au moment de l'inauguration de ces nouveaux ... et plus encore » |

