Opération de charme au port de Rouen Paris Normandie (Inscription) Pourquoi un importateur ou exportateur de la région parisienne irait-il travailler avec le port d'Anvers - « le modèle » - pour faire voyager ces colis lourds alors qu'à deux pas, Rouen lui tend les bras ? Les réponses pleuvaient jeudi à la tribune du ... et plus encore » |
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Opération de charme au port de Rouen - Paris Normandie (Inscription)
Feu vert pour les études de la nouvelle gare de Rouen - Tendance Ouest
Tendance Ouest |
Feu vert pour les études de la nouvelle gare de Rouen Tendance Ouest Les élus régionaux réunis en commission permanente ont approuvé le protocole de partenariat et de financement pour les études de la nouvelle garde de Rouen, située rive gauche. Des études estimées à 4 246 458 € dont 929 489 € assurés par la Région. Nouvelle gare à Rouen, rive gauche : la Région donne son feu vertNormandie-actu Une nouvelle gare sur la rive gauche de Rouen : feu vert pour les ...Paris Normandie (Inscription) Menaces sur l'aéroport de RouenaeroVFR 4 autres articles » |
Le Département veut faire classer les clos masures
« Les mentalités ont changé »
Dans l’Eure, Louviers accueille le festival, “Les Faits d’hiver”

La 8e édition du festival, Les Faits d’hiver, aura finalement bien lieu. Elle se déroulera les vendredi 20 et samedi 21 février 2015, à Louviers (Eure). Cette édition a bien failli ne pas voir le jour, mais grâce à des subventions et une collecte lancée sur le site KissKissBankBank, l’association Boule de neige, organisatrice de la manifestation, a réussi à boucler son budget. Les Faits d’hiver 2015, ce sont donc toujours des spectacles gratuits, conviviaux et ouverts à tous, mettant l’art à l’honneur.
Deux jours, neuf heures de spectacle
Le festival reste fidèle à lui-même pour cette nouvelle édition :
Cette année encore, le festival respecte ses maîtres mots : diversité, convivialité et accessibilité. Les artistes seront rémunérés et l’entrée sera gratuite. Deux points sur lesquels il n’était pas question de transiger, précisent les organisateurs.
Au programme de ces deux jours de fête, neuf heures de spectacle. Huit groupes régionaux monteront sur la scène du Moulin, offrant un large panel de la dynamique musicale normande. Sont attendus : The Footnotes (folk), Babiole (chansons épicées), Naughty Brothers (blues/soul), Aléa Chamber Trio (balkans), Tallisker (folk/trip hop), Shifumi Orkestar (musique tzigane), Radix (Balkans) et Skull’s Day (ska punk). Un répertoire varié pour offrir au public la possibilité de découvrir des sons multiples. Par ailleurs, deux artistes exposeront leurs créations : « le photographe Julien Tragin et le graphiste Diway. L’habituel stand photo de Mollytia sera installé au sous-sol. »
Des nouveautés pour la 8e édition
En partenariat avec les Céméa (Mouvement national d’éducation nouvelle), deux courts-métrages d’animation, récompensés par plusieurs festivals, seront projetés entre deux concerts : The Shirley Temple de Daniela Sherer et Miniyamba de Luc Pérez. L’association PIX3L installera un atelier de « light painting » (technique de prise de vue) dans la cave du Moulin. « Le public est invité à se montrer créatif et à utiliser à sa guise l’atelier », soulignent les organisateurs.
Balade contée
Au cours de ce week-end festif, Les élèves de l’atelier « art-danse » du lycée des Fontenelles de Louviers présenteront un spectacle, tout comme les étudiants de l’atelier danse du SUAPS de l’université de Rouen (Seine-Maritime), qui monteront sur scène avec leur création, Silence, ça tombe ! Pour petits et grands, une balade contée par la compagnie Youle Compagnie est également organisée samedi 21 février, à 15h. La même compagnie proposera aux enfants de plus de 6 ans un atelier marionnette. Les places étant limitées, il est conseillé de réserver.
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Infos pratiques :
Vendredi 20 et samedi 21 février 2015, au Moulin, rue des Anciens Combattants d’Afrique du Nord, à Louviers
C’est gratuit
Réservations au 06 51 91 33 09
Le Hangar 23 ferme ses portes à Rouen : la suite du programme à l’étude

Cela fait longtemps que des rumeurs courent. Cela semble acté. Le Hangar 23, propriété du port de Rouen (Seine-Maritime) et loué par la Ville de Rouen pour en faire un lieu dédié à la culture du monde, devrait fermer ses portes, en février 2016. Néanmoins, sa programmation devrait “vivre” dans d’autres lieux, notamment à la Chapelle Corneille.
Il ne s’agit pas d’une fermeture. Nous parlons d’un déménagement, car la programmation va se poursuivre ailleurs », insiste, sur Normandie-actu, la première adjointe au maire de Rouen en charge de la culture, de la jeunesse et de la vie étudiante, Christine Argelès.
La délocalisation du théâtre Duchamp-Villon
À l’origine, c’est-à-dire il y a une quinzaine d’années, la délocalisation du théâtre Duchamp-Villon, suite à la fermeture du lieu culturel qui se trouvait à proximité du centre Saint-Sever, ne devait être que provisoire. Et le théâtre avait trouvé un nouveau lieu d’accueil et d’expression au sein du Hangar 23, facilement reconnaissable à sa peinture extérieure qui fut dans les premiers temps jaune, puis verte.
Les techniciens amers
Programmation originale, facilité d’accès, parking gratuit et important, la salle avait de nombreux atouts pour attirer le public, y compris l’un des plus grands plateaux de scène de la région. Du côté des techniciens, qui ont appris la nouvelle tardivement, « on déplore surtout la perte d’un outil avec un équipement excellent en lumière, son, machinerie, mais aussi du stockage, des ateliers… »
Mutualiser pour économiser, répond la Ville
Mais la salle, qui n’est qu’un hangar aménagé, est mal isolé, et donc grand consommateur d’énergie, et par conséquent coûteux.
Le fait que le bâtiment soit énergivore ne date pas d’hier. On accorde de plus en plus d’importance à une utilisation raisonnée de l’argent public. Une nouvelle donne est apparue, celle de la Chapelle Corneille qui appartient à la Région Haute-Normandie. Sa volonté était de proposer une programmation plus éclectique que de la musique baroque ou de la musique de chambre. Nous voulons préserver le budget artistique et la programmation orientée jazz et musique du monde. Nous faisons le choix d’investir la Chapelle Corneille car l’occasion se présente maintenant, explique Christine Argelès. La mutualisation des lieux est une source d’économie ».
Ce nouveau lieu semble proposer une capacité d’accueil plus importante que le Hangar 23 : 500 à 600 places contre 400. La venue du trompettiste, Ibrahim Maalouf, est déjà prévue. « Nous n’aurions pas pu donner satisfaction à tout le monde au Hangar 23 », relève Christine Argelès.
Après avoir accueilli le père, le Hangar 23 a aussi reçu la fille : Izia, le 17 novembre 2010 :
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Programmation à l’extérieur
Nous allons nous appuyer sur les lieux qui existent sur le territoire pour que l’offre artistique continue d’exister sans diminuer. Le directeur du Hangar 23 a déjà développé cette idée de partenariats en mettant en place des coproductions avec d’autres salles ».
Par exemple, le Hangar 23 a déjà présenté ses leçons de jazz au Conservatoire. D’autres lieux comme la Chapelle Saint-Louis sont également pressentis pour accueillir une programmation spécifique.
Le budget qui sera injecté dans ce nouveau projet n’est pas encore consolidé, mais la municipalité ne veut pas le baisser. Le coût du Hangar 23 pour la Ville est de 1.4 million d’euros. Mais pour le moment, rien n’est figé : « Nous sommes en phase de travail, de construction ».
Quant au personnel du Hangar 23 (neuf personnes) : « Tout ce personnel est salarié de la Ville », répond Christine Argelès.
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Infos pratiques
Hangar 23, presqu’île de Waddington, au pied du pont Flaubert, à Rouen.
[Vidéo] Découvrez l’Historial Jeanne d’Arc, à l’Archevêché de Rouen
L’Historial Jeanne d’Arc ouvrira ses portes, au grand public, le samedi 21 mars 2015, à Rouen (Seine-Maritime). Le président de la Métropole Rouen Normandie, Frédéric Sanchez, parle de « chef-d’œuvre », quand il évoque le palais archiépiscopal, au cœur de la cathédrale de Rouen, qui abrite le lieu. Difficile de nier, l’architecture grandiose invite sans cesse le visiteur à lever la tête pour admirer les voûtes et les pierres taillées.
À la fois ultra-moderne et “dans son jus”, cet Historial a une double ambition : l’ambition scientifique et historique de rendre compte de l’histoire de la vie de Jeanne d’Arc, et l’ambition de raconter les mythes et les fantasmes générés par la figure de la Pucelle.
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La technologie au service de l’histoire
La visite de la scénographie intitulée L’épopée de Jeanne se fait par groupe de 25 personnes, avec des audioguides proposés dans toutes les langues. Pour favoriser l’accessibilité du site, les 200 m² du lieu ont été aménagés pour les personnes à mobilité réduite. Le parcours, à travers les différentes salles, utilisant les technologies du multimédia les plus pointues, dure 1h15. La voix du narrateur et réhabilitateur de Jeanne, Jean Juvénal, accompagne le visiteur. Des écrans matérialisent sa présence. Après un passage par Domrémy, Chinon, Orléans et Poitiers au fil des salles pour suivre les étapes de la vie de Jeanne, nous voici à Rouen.
Un escalier en pierre, où se mêlent sons et lumières, associant extraits d’opéra et de films sur Jeanne d’Arc, nous conduit dans la pièce maîtresse de l’Historial. Le procès de Jeanne d’Arc y est reconstitué : différents personnages témoignent sur une série d’écrans. La projection se termine par le bûcher, place du Vieux-Marché, à Rouen, où Jeanne d’Arc, condamnée, a péri dans les flammes.
Jeanne d’Arc à travers les siècles
La visite se termine par l’étude des mythes avec trois salles différentes. Après la scénographie qui permet de comprendre la vie de la jeune fille, la « Mythothèque » propose d’analyser l’histoire de Jeanne d’Arc, en prenant du recul sur sa figure historique. De manière ludique, on y découvre les différentes récupérations politiques à travers les siècles et le déroulement des recherches sur Jeanne d’Arc. C’est également l’occasion de découvrir des objets en rapport direct avec la Pucelle. Un ancien notaire de Fontainebleau (Seine-et-Marne), Pierre Reymond, a fait don de 3 000 livres à l’Historial. Certains sont exposés et les autres le seront par roulement afin d’éviter d’abîmer les œuvres. Dans le cabinet des curiosités, on trouve la collection d’objets que Camille Vallery-Radot, historienne et petite fille du Docteur Louis Pasteur, a léguée. Enfin, la Chapelle d’Aubigné et la gigantesque Salle des États sont désormais ouvertes au public.
Astrid Verdun
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Infos pratiques :
Historial Jeanne d’Arc, rue Saint-Romain, à Rouen. Ouverture le 21 mars 2015.
Tarif plein : 9,50 euros/Tarif réduit : 6,50 euros. Tarif « Tribu » à 26 euros pour 4 personnes comprenant 2 entrées adultes et 2 entrées moins de 18 ans.
Horaires : jusqu’au 31 mai, et à partir du 1er octobre : du mardi au dimanche de 9h45 à 19h45 (départ de la dernière visite à 18h) ; du 1er juin au 30 septembre : mardi, mercredi, jeudi, vendredi de 9h45 à 19h45 (départ de la dernière visite à 18h) et samedi et dimanche de 9h45 à 20h45 (départ de la dernière visite à 19h). Réservation fortement recommandée.
mercredi 11 mars 2015 - Rouen - Rencontre avec Thierry Paquot, auteur de "Désastres Urbains"
Un nouveau Rouen Magazine
Daté du 25 février 2015, le prochain numéro de Rouen magazine change de tête !
Une nouvelle formule pour proposer aux Rouennais toujours plus d’infos et de services avec une maquette qui se veut plus rythmée et plus accessible.
Toujours déposé dans les boîtes à lettres de Rouennais, il est également encore à disposition gratuitement dans la plupart des boulangeries de la ville.
Rendez-vous également sur Rouen.fr le 25 février pour découvrir ce Rouen Mag, pour les intimes, nouvelle version !
Après-midi disco pour trois Ehpad de Louviers - Paris Normandie (Inscription)
Paris Normandie (Inscription) |
Après-midi disco pour trois Ehpad de Louviers Paris Normandie (Inscription) Un « bal disco interétablissements » était organisé jeudi après-midi à l'Établissement d'hébergement pour personnes âgées et dépendantes (Ehpad) Les rives Saint-Taurin, à Louviers. Y étaient conviés les résidants, ainsi que ceux de la Résidence du Parc ... |
Les transports scolaires iront à la région, mais pas la voirie
Démographie médicale : les départements les plus touchés d'ici 5 à 10 ans
Bilan triennal 2011-2013 de la loi SRU : un tiers des communes n'auraient pas rempli leurs objectifs
Contrats de plan Etat-région : huit protocoles d'accord signés
Travaux ferroviaires: 1 500 chantiers de modernisation seront lancés en 2015
Cinq millions d’euros pour les stations du métro rouennais
Pour donner un ordre de grandeur, la réparation du pont Mathilde a coûté 8 M€. C’est dire si les 5,20 M€ votés par le conseil de la Métropole, lundi 9 février, pour des travaux dans les stations du métro représentent une somme. Depuis l’inauguration du métro il y a vingt ans, c’est la première fois qu’un programme de rénovation « complet » et « à cette échelle » va être engagé.
Pas de révolution, sauf peut-être à la station Palais de justice, où la métropole a prévu de reprendre les verrières. « Le choix n’est pas fait, de les reprendre telles quelles ou de les supprimer, concède Frédéric Sanchez, président de la Métropole. Leur entretien est compliqué. »
La fin des travaux prévue fin 2017
Sinon, ce sera avant tout des travaux d’entretien, en conservant les aménagements à l’identique. Un bon coup de propre en somme : rénovation des escaliers, des ascenseurs, de l’éclairage, de la signalétique, un coup de peinture, de la petite maçonnerie, la remise à plat des éléments de sécurité. Selon l’élu, depuis vingt ans que le métro existe, « il y a beaucoup de travail ».
Un engagement nécessaire, d’après lui, pour préserver « les conditions d’accueil des usagers » compte tenu du « niveau d’usage important » du métro (lire par ailleurs).
À propos des inévitables perturbations, « sans pouvoir les annuler, nous ferons tout pour les réduire au maximum. De nombreux travaux seront réalisés de nuit. » La volonté d’atténuer les désagréments explique aussi la durée relativement longue des chantiers. Premier coup de balai au « premier semestre 2016 » pour un objectif de fin de chantier à « fin 2017 ». L’appel d’offres à marché public doit désigner un maître d’œuvre en juin prochain.
Dans le détail, les cinq stations enterrées (Gare rue Verte, Palais de justice, Théâtre des arts, Joffre-Mutualité et le tunnel Beauvoisine), ainsi que les trémies Europe et Rondeaux, et le viaduc Saint-Sever sont concernés par ces travaux.
La station Saint-Sever, elle, avait été refaite il y a trois ans pour pouvoir accueillir les nouvelles rames de métro. Le coût était identique : 5,2 M€.
De 2010 à 2013, un important programme de remplacement et réfection des rails avait été réalisé par la Sometrar (société du métro de l’Agglomération rouennaise), à hauteur de 15 M€, et financé par la Crea.
Edouard Ropiquet
e.ropiquet@presse-normande.com
En plus
L’investissement principal dans les transports pour les trois prochaines années, c’est l’arc Nord-Sud. La future ligne de bus en site propre sera très probablement baptisée la T4. Elle reliera le Boulingrin au Zénith, par les boulevards et le pont Guillaume-le-Conquérant. L’enquête publique doit être lancée cette année et la livraison est prévue pour 2018. L’enveloppe globale se situe autour des 100 M €. Selon la Métropole, cette ligne offrira une nouvelle solution à 100 000 personnes.
« Des marges de progression »
En 2014, le réseau TCAR a transporté 51,3 millions de voyageurs, soit une très légère augmentation de 0,63 % par rapport à 2013. Frédéric Sanchez, le président de la Métropole, revient sur ce chiffre.
Une augmentation de « seulement » 0,63 % pour 2014. Est-ce une stagnation ?
Frédéric Sanchez : « On peut le voir comme un plafond qui est atteint. Mais, cela reste une hausse. La preuve que depuis l’incendie et la fermeture du pont Mathilde, des habitudes sont en train de se prendre. Entre 2012 et 2014, nous sommes passés de 48,5 millions de voyageurs à 51,3 millions. Mais on sait que pour augmenter de manière importante le nombre d’usagers sur le réseau, il faut augmenter de manière conséquente l’offre. Ce sera fait avec la création de la ligne T4 [la ligne en site propre nord-sud,, NDLR]. Mais nous avons d’autres marges de progression. »
Quelles sont-elles ?
« Si l’on prend le réseau TAE [celui d’Elbeuf, NDLR] on constate que depuis sa reprise en main par la Métropole, sa fréquentation est en hausse, de 4,5 % entre 2013 et 2014. Quand on s’occupe bien d’un réseau, il est plus utilisé par la population. »
D’autres pistes sont-elles à explorer ?
« Les lignes périurbaines, celles gérées par VTNI. L’amélioration globale du réseau fait que des gens commencent à préférer des solutions de transports en commun pour venir de plus loin. Aujourd’hui, ces lignes transportent 868 000 voyageurs, un chiffre en hausse de 11,5 % par rapport à 2013. Il faut continuer dans ce sens. »
Propos recueillis par L. D.
Les escalators
Frédéric Sanchez est revenu sur les travaux des escalators du métro, sorte de « première phase » de cette rénovation. 1,3 M€ a été déboursé pour une « quasi remise à neuf ». Le chantier débuté au printemps 2014 avait pris des retards assez invraisemblables pour s’achever en décembre dernier. « Des pénalités de retards vont être appliquées », confie le président de la Métropole. « On ne sera pas au plafond de 250 000 € mais ce sera une somme significative car le mécontentement a été fort. » Il confie même s’en « être ému - et c’est un euphémisme » au plus haut niveau de la hiérarchie, qualifiant d’« incompréhensibles » ces « dysfonctionnements de la part d’une entreprise parmi les leaders mondiaux [Otis, NDLR] ». Il estime avoir été entendu : « Des dispositifs d’urgence performants sont désormais en place ».
France Nature Environnement réagit à la décision de Ségolène Royal sur le contournement Est de Rouen
«Cette lettre ne mentionne pas la forte opposition manifestée lors de la concertation », relève le communiqué publié par FNE (France nature environnement) suite à la lettre de Ségolène Royal donnant le feu vert au préfet pour lancer les études préalables à la déclaration d’utilité publique du projet de contournement Est. La fédération aurait pu être plus acide, la circulaire ministérielle dit exactement : « Il ressort des éléments que vous avez communiqués un consensus sinon unanime au moins largement partagé. » Ce qui sonnera assez bizarrement aux oreilles de ceux qui ont participé aux réunions de concertation du printemps dernier. Dans sa note, France Nature Environnement, regroupant plus de 3 000 associations de protection de la nature et de l’environnement, exprime sa vive opposition au projet de contournement Est.
Un impact ridicule sur le trafic poids-lourds
Le document commence par remarquer avec ironie que les arguments des élus locaux ont changé. D’abord économiques, ils deviennent de plus en plus tournés vers les problèmes de santé publique et de qualité de vie. « [Ils] reprennent à leur compte les propos que tient notre fédération régionale et évoquent les dangers que nous dénoncions depuis longtemps : les fréquents pics de pollution, les émissions de particules fines, les risques encourus par la population exposée à ces polluants nocifs ». Mais la fédération, contrairement aux élus, ne pense pas que le contournement Est améliorera la situation. Pire, « il ne ferait qu’ajouter une pollution supplémentaire ».
Parmi ses arguments, le fait que le contournement ne résoudra pas les problèmes de congestion de l’agglomération. La plupart des flux routiers concernant des trajets du quotidien : « 73 % des déplacements sont inférieurs à 6 km. » Et son « efficacité pour détourner les trafics de transit poids-lourds entre l’A28 et l’A13 représente 1 983 véhicules/jour, soit seulement 6 % du trafic de transit journalier de l’agglomération. » Ce trafic de transit PL capté par le contournement ne représente que « 0,8 % du trafic total PL sur l’agglomération », calcule Francis Bia, délégué régional FNE, à partir des chiffres Cerema (donc ceux du maître d’ouvrage lui-même). Soit un report ridicule du nombre de camions loin du centre de l’agglo...
FNE parle également des effets « destructeurs pour la sylviculture et l’agriculture » et « pour les espaces de biodiversité ». Sans compter qu’il « mettrait gravement en danger la ressource en eau ».
La fédération met en avant pour sa part un contournement par l’ouest qui « existe déjà de fait » et regrette que les aménagements d’accès définitifs du pont Flaubert ait été repoussés à 2023. Et elle encourage des investissements sur les autres modes de transport : en particulier le fret ferroviaire et fluvial et les transports en commun. FNE pense que ces derniers seront empêchés par les sommes très importantes consacrées au contournement Est, plus d’un milliard d’euros.
Edouard Ropiquet
e.ropiquet@presse-normande.com
Consulter le communiqué de FNE et le courrier de Ségolène Royal sur www.paris-normandie.fr
Une concession à 1 milliard d'euros pour contourner Rouen.
Si le terme « serpent de mer » a un sens, il s'applique à merveille au projet de contournement Est de Rouen, imaginé au début des années 1970 et toujours pas réalisé. Un peu plus de quarante ans plus tard, ses partisans reprennent toutefois espoir : la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal vient de donner son feu vert à l'engagement des études préalables à l'enquête publique. Elle estime que ce projet autoroutier fait aujourd'hui l'objet « d'un consensus sinon unanime au moins largement partagé », après un débat public version allégée qui s'est tenu à la mi-2014. Figurant depuis 2013 parmi les priorités de l'Etat en matière de grandes infrastructures de transport, le projet dispose maintenant d'un calendrier : enquête publique et DUP en 2016, appel d'offres de mise en concession en 2017, début des travaux en 2020 et mise en service en 2024.
Un marché qui attise les convoitises
Les grands du secteur comme Vinci ou Eiffage, via leurs filiales autoroutières, pourraient être intéressés par cette concession, même si le tronçon reste relativement modeste avec ses 41 kilomètres. Mais un acteur moins connu comme NGE n'est pas à négliger. Il vient de construire, avec Razel-Beg, Fayat ou encore Infravia, l'A-150, le dernier maillon de l'autoroute Rouen-Le Havre par la rive droite de la Seine. Le président de son directoire, Antoine Metzger, ne cache pas ses intentions. « On ne peut que participer à la consultation pour une aussi belle affaire que le contournement Est de Rouen », confie-t-il, en précisant qu'il faudra réunir un tour de table qui ne sera pas nécessairement le même que celui de l'A-150.
L'objectif de cette autoroute est d'améliorer les échanges locaux dans une partie peuplée de l'agglomération, de délester les ponts de Rouen de la majeure partie des 6.000 camions en transit qui les encombrent chaque jour et d'achever l'axe Calais-Bayonne dont la métropole normande est le maillon manquant. « Il y a une absolue nécessité de désengorger le centre de l'agglomération pour des raisons de santé, d'environnement, de qualité de vie et d'attractivité », résume Nicolas Rouly, président PS du Conseil général de la Seine-Maritime. Mais tous les acteurs restent prudents car ce projet a connu déjà plusieurs avancées avant de retomber dans le sommeil. Sa réalisation a longtemps buté sur des volontés politiques hésitantes et sur les multiples difficultés topographiques à surmonter. Dans sa version actuelle, il ne comprend pas moins de neuf échangeurs, six viaducs, deux ponts sur la Seine et un barreau de jonction latéral d'une dizaine de kilomètres. Cette complexité induit des investissements hors-norme. Evalué à 380 millions d'euros en 2005, le coût du projet s'est envolé depuis, au-dessus du milliard d'euros. Des sommes impossibles à mobiliser actuellement sur des fonds uniquement publics comme il était envisagé au départ. D'où le choix de la concession.
De nombreux opposants
Aujourd'hui, les oppositions restent fortes. Les maires communistes des communes ouvrières de Saint-Etienne-du-Rouvray et d'Oissel, favorables au projet, disent non à un tracé qui détruirait des zones économiques susceptibles d'accueillir des industries. De leur côté, les écologistes contestent le principe même du contournement et pas seulement son tracé. Ils dénoncent la perte de 600 hectares d'espaces ruraux ou urbains correspondant à l'emprise de l'autoroute et jugent « largement » surestimée par l'Etat l'ampleur du trafic de transit qui pourrait basculer vers le nouvel axe. Quant aux riverains, ils dénoncent la lenteur de la procédure, qui a pour effet de geler les transactions immobilières dans les secteurs concernés.
Dans le débat, un élément a renforcé partisans et opposants dans leur conviction : un accident de poids lourds suivi d'un violent incendie survenu en 2012 sur le pont Mathilde dans la partie Est de Rouen. Il a immobilisé l'ouvrage durant près de deux ans. Cette indisponibilité a provoqué d'importantes difficultés de circulation mais elle a aussi entraîné une hausse sensible de l'usage des transports en commun. Elle a démontré pour la majorité des élus l'absolue nécessité du contournement et pour les écologistes la pertinence de solutions alternatives douces...
Si le contournement Est voit bien le jour, Rouen ne disposera pas pour autant d'un périphérique complet. Il manquera un maillon à l'Ouest dont les esquisses vont d'un aménagement restreint au plus près de la ville à la construction d'un itinéraire plus large nécessitant un nouveau pont sur la Seine. Mais ce projet ancien, lui aussi, n'est pas à l'ordre du jour.
Par Dominique AubinDes villages de l’Eure songent à fusionner en communes nouvelles pour faire des économies
Dans l’Eure, les initiatives de regroupement de communes se multiplient dans un contexte législatif très favorable. La loi régissant les « communes nouvelles » propose désormais aux municipalités un gel de la baisse des dotations aux collectivités versées par l’État sur trois ans. Mieux, elles augmenteront de 5 % chaque année sur la période donnée. À condition de fusionner avant le 1er janvier 2016...
La carotte financière fait son effet. À Montfort-sur-Risle (786 habitants), le maire, Jean-Luc Barre, a vu ses homologues de Saint-Philbert-sur-Risle (768) et d’Appeville-Annebault (937) s’intéresser de plus belle à cette idée de regroupement. Mais attention, « si on ne démarre pas au 1er janvier 2016, ça ne m’intéresse plus car tout le bénéfice financier sera perdu », prévient d’emblée l’élu, qui milite pour une fusion depuis son élection en 2008. Ce qui ne l’empêche pas de rester lucide sur les motivations : « On se réunit quand on a un intérêt et là, il est financier. »
«Un super-maire»
Derrière ce regroupement, chaque commune gardera son identité. Le nom de la commune nouvelle précédera, sur les panneaux de ville et les documents officiels, le nom des anciennes localités, qui ne disparaîtront pas du paysage. Un « super-maire » sera élu et les édiles des communes existantes deviendront des maires délégués au sein de communes déléguées. À la nouvelle entité de décider ensuite des compétences qu’elle souhaite transférer aux anciennes localités.
« Il ne s’agit plus d’une commune qui en « avale » une autre. Ce sont des communes qui s’associent », apprécie Michel Denhez, maire d’Appeville-Annebault, intéressé par ce projet permettant de « mutualiser nos moyens », tant administratifs que techniques.
Si l’intérêt financier est indéniable, l’élu s’interroge cependant sur les aspects potentiellement négatifs : « Moi-même, intérieurement, je suis divisé. Il faut y réfléchir à deux fois car les habitants restent très attachés à leur commune. Il y a un risque de perte d’identité. »
Une politisation des élections?
Par ailleurs, « on aura peut-être davantage de moyens mais on va assister à une politisation des élections locales. Les petites communes sont gérées par des personnalités apolitiques. Ça n’a pas beaucoup de sens de dire que l’on est de droite ou de gauche. »
Justement, à la question « Pourquoi souhaitez-vous ce rapprochement avec les villages voisins ? », le maire de Saint-Philbert-sur-Risle, Francis Courel, conseiller général candidat à sa réélection dans le nouveau canton de Pont-Audemer, a une réponse toute trouvée : « Beaucoup d’habitants aimeraient m’avoir pour maire, dit-il en plaisantant (à moitié ?). Ils voient que Saint-Philbert-sur-Risle devient un peu la principale ville du canton. » Plus sérieusement, l’élu estime que cette évolution représente « l’avenir. C’est dans l’air du temps. »
Les élus marchent sur des œufs
Ça l’est en effet, à en croire les autres municipalités qui étudient la possibilité de fusionner. À Beaumont-le-Roger, on en est au stade des « intentions », assure le maire, Jean-Pierre Le Roux, et « des prises de contact ». La ville pourrait se fondre avec celles de Grosley-sur-Risle, Bray et Écardenville-la-Campagne.
Dans le nord du département, les villages de Saint-Ouen-de-Thouberville, Caumont et La Trinité-de-Thouberville réfléchissent également à un regroupement. « Pour l’instant, nous en sommes à la phase de travail, insiste d’entrée Abed Karnoub, maire de Saint-Ouen-de-Thouberville. Les trois maires vont présenter le projet à leurs conseillers municipaux de façon factuelle. »
Il en est de même pour Montfort-sur-Risle, Saint-Philbert-sur-Risle et Appeville-Annebault. Un tel changement ne peut se faire sans concertation et pédagogie. Les élus marchent sur des œufs et ils le savent.
Christophe Hubard
Une nouvelle loi
La proposition de loi a été adoptée en première lecture, avec modifications, par le Sénat le 15 décembre 2014. Elle vise à améliorer le dispositif de la commune nouvelle, instauré par la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010. La création d’une commune nouvelle, en lieu et place de plusieurs anciennes, a été peu utilisée depuis sa mise en place. Seules 13 communes nouvelles ont été créées en quatre ans.
On dénombre en France toujours près de 27 000 communes de moins de 1 000 habitants, dont 3 500 de moins de 100.
Dix-sept communes en une !
Pour certains élus, quitte à se regrouper, autant faire les choses en grand.
« Aujourd’hui, je serais presque partant pour faire une seule commune des 14 que compte notre communauté de communes, lance Michel Denhez, maire d’Appeville-Annebault. Ça ne fait jamais que 8 000 habitants. Il y a une logique d’unité géographique. Ce sont des communes qui se ressemblent beaucoup. »
Fusion des intercommunalités
Transformer une intercommunalité en une commune nouvelle ? Beaumesnil y pense fortement. Mais cette fois, ce n’est pas l’aspect financier qui semble être l’élément déclencheur. Depuis dix ans, la Communauté de communes du canton de Beaumesnil (17 communes) est la seule du département à gérer la compétence scolaire pour les écoles maternelles et élémentaires.
Par ailleurs, la loi Notre (Nouvelle organisation territoriale de la République), qui est discutée actuellement par le Parlement, s’oriente vers la création d’intercommunalités de minimum 20 000 habitants d’ici deux ou trois ans, obligeant bon nombre de collectivités à fusionner. Celle de Beaumesnil en compte 5 000. Elle sera donc contrainte de se tourner vers ses homologues limitrophes (par exemple Bernay, 17 000 habitants).
« Les communautés de communes voisines ne souhaitent pas prendre cette compétence scolaire, analyse Jean-Noël Montier, président de celle de Beaumesnil et maire de Sainte-Marguerite-en-Ouche. Donc si on devait fusionner, la compétence retournerait aux communes. Mais celles-ci n’ont plus le budget pour. Toutes les réalisations faites depuis dix ans seraient perdues. »
Une fois la transformation en commune nouvelle opérée, les élus auront deux ans pour rejoindre une autre communauté de communes.
« On se heurte à l’ego des maires »
L’adage « l’union fait la force » prend tout son sens. Dans un contexte de baisse des dotations de l’État, « que deviendront nos petites communes dans une grande communauté de communes » totalisant plusieurs dizaines de localités ?, interroge Jean-Noël Montier. Un constat apparemment évident... Pourtant, au fil de ses rencontres avec les élus locaux, le président constate une chose : « On se heurte d’abord à l’ego des maires. Ce n’est pas facile à admettre de devenir un maire délégué et de passer sous la coupe d’une structure nouvelle... On nous parle des communes comme étant l’échelon indispensable de la vie locale. Mais en réalité, il ne se passe plus rien dans les petites communes, le pouvoir n’est plus là. »
Si la partie n’est pas gagnée d’avance, Jean-Noël Montin a dans tous les cas l’intention de se montrer « persuasif ». Pour ce faire, de nouvelles excursions en terres voisines seront organisées. « Nous prévoyons de nous rendre prochainement à Baugé-en-Anjou, dans le Maine-et-Loire », commune nouvelle née le 1er janvier 2013 du regroupement de cinq anciennes communes. L’explication par la démonstration. Peut-être la meilleure pédagogie qu’il soit au final.
Normandie. Épidémie de grippe : le plan d’urgence déclenché

Lire aussi : À Caen et Cherbourg, les urgences saturent, le personnel des hôpitaux aussi
L’arrivée de l’épidémie de grippe en France a été confirmée au niveau national, à la mi-janvier 2015. Le pic de l’épidémie devait être atteint mi-février, selon les informations de la CIRE (Cellule interrégionale d’épidémiologie). Jeudi 19 février 2015, le Samu-Urgences de France et l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf) a annoncé une « situation sanitaire critique » dans les hôpitaux, surchargés en raison de l’épidémie de grippe. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a ainsi déclenché un plan d’urgence à l’échelle nationale.
Deux millions de personnes touchées
Le jeudi 19 février 2015, le plan Orsan d’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles a été déclenché par la ministre de la Santé : ce déclenchement doit permettre de répondre à l’ampleur de l’épidémie de grippe saisonnière, qui a déjà touché plus de deux millions de personnes.
En terme de saturation dans les hôpitaux, la situation serait comparable à celle vécue lors de la canicule de 2003 a annoncé le président du Samu-Urgences, France François Braun, à l’AFP. Le vendredi 20 février 2015, Marisol Touraine est attendue en Seine-Maritime, à Rouen et à Lillebonne, où elle inaugurera un nouveau service de l’hôpital, notamment.
Un taux de mortalité élevé ?
Si l’efficacité du vaccin de 2015 est critiqué, le chef de service de virologie au CHU de Caen (Calvados), Astrid Vabret, contactée par Normandie-actu, estime qu’il est encore impossible, début février 2015, de prédire si le taux de mortalité pourrait être plus élevé que les années passées : « La grippe est l’une des maladies les plus surveillées au monde. Quand tout se passe bien, le taux d’efficacité du vaccin est de l’ordre de 70 %. Ce qui est très bien. Ce qui se passe cette année, c’est qu’une partie des souches du virus diffère depuis la composition vaccinale donnée par l’OMS en octobre. Aujourd’hui, on ne ne peut pas donner une mesure précise signifiant son taux d’efficacité », expliquait le professeur Vabret à Normandie-actu, en début de mois.
Le communiqué de l’Agence régionale de santé de Haute-Normandie :
Pour faire face à l’épidémie, aujourd’hui, la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, déclenche le plan national Orsan épidémie (organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles), décliné au niveau régional, et encourage l’activation des dispositifs « hôpital en tension ». Renforcement des actions L’ARS de Haute-Normandie, en lien avec les acteurs du secteur ambulatoire, sanitaire et social, renforce les actions déjà mises en œuvre :
• La médecine libérale est mobilisée pour favoriser au maximum la prise en charge ambulatoire des malades et ne recourir à l’hospitalisation que pour les situations d’urgences le nécessitant.
• L’ensemble des établissements de santé sont mobilisés pour renforcer les mesures déjà mises en place. Ces mesures doivent permettre de déprogrammer des activités non indispensables, d’ouvrir des lits supplémentaires, de rappeler des personnels et de renforcer ponctuellement les équipes de professionnels de santé dans les établissements en difficulté.
• Le secteur médico-social est sensibilisé pour assurer la prise en charge sur place des malades dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Rappel des mesures d’hygiène L’ARS rappelle qu’il existe des mesures d’hygiène simples qui contribuent à limiter la transmission de la maladie de personne à personne. Il est recommandé aux personnes malades, dès le début des symptômes de limiter les contacts avec d’autres personnes et de porter un masque chirurgical, de se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, ou les désinfecter par friction avec une solution hydroalcoolique, de se couvrir la bouche et le nez à chaque fois qu’elles toussent ou éternuent et de se moucher dans des mouchoirs en papier à usage unique. Enfin, il est recommandé à toute la population d’éviter les contacts rapprochés avec des personnes malades, et de se laver régulièrement les mains.
Explosion dans une raffinerie en Californie : quels risques près du Havre ?
Le mercredi 18 janvier 2015, une explosion s’est produite dans la raffinerie de pétrole d’Exxon Mobil, à Torrance, en Californie. Quatre personnes auraient été blessées lors de l’incident qui est survenu à 9h du matin, heure locale (18h à Paris), mettant notamment des écoles riveraines en alerte. Les causes de l’explosion sont encore inconnues, d’après l’agence de presse Reuters. Près du Havre (Seine-Maritime), à Notre-Dame-de-Gravenchon, la raffinerie d’Exxon Mobil liste à Normandie-actu les mesures de sécurité mises en place.
Regardez la vidéo de l’incident rapportée par « 20 minutes » ici :
Dans le cadre d’un nouveau système d’alerte de la population, la Communauté de communes Caux vallée de Seine procédera justement à des essais sonores, le vendredi 20 février 2015, de 16h30 à 18h, et le jeudi 26 février 2015, de 9h à 17h, dans les communes de Port-Jérôme. Des essais qui seront audibles sur Lillebonne et Notre-Dame-de-Gravenchon. Pour se préparer, au cas où.
Three injured in refinery blast at Exxon refinery in Torrance, California: http://t.co/kSVKLeiBEX pic.twitter.com/CZnDTVIsy0
— Reuters U.S. News (@ReutersUS) 18 Février 2015
« Nous avons très peu d’accidents du travail, moins qu’ailleurs »
Malgré des dégâts matériels impressionnants, lors de cette explosion aux États-Unis, les interlocuteurs de l’entreprise, en France, se disent confiants : « Nous avons très peu d’accidents du travail, et ce genre d’événement est très rare », insiste la chargée de communication d’Exxon Mobil France. Le taux de fréquence du nombre d’accidents avec arrêt de travail supérieur à un jour, survenus au cours d’une période de 12 mois par million d’heures de travail, serait de 1,31 pour les raffineries du groupe Esso, affirme-t-elle. Dans le domaine de l’industrie pétrolière, il serait de 2,44, et dans le domaine de l’industrie « en général », il s’élèverait à 23.
L’explosion aux États-Unis ? Oui, nous sommes du même groupe, mais nous n’avons pas d’autres éléments que ce qui est dit dans la presse pour l’instant », indique Exxon.
Selon la nature de l’accident, deux types d’opérations de sécurité et d’alertes de la population pourraient être mises en place, sur le site de Notre-Dame-Gravenchon, un Plan d’opération interne (POI) ou un Plan de particulier d’intervention (PPI).
« Une organisation presque militaire ! »
Selon Nathalie Guegaden-Lefort, responsable de la communication pour la plateforme de Notre-Dame-de-Gravenchon, les équipes sont, dans tous les cas, plus que préparer à réagir :
Nous avons un système d’appels automatiques. Si un incident survient, des SMS, ainsi que des appels téléphoniques sont envoyés automatiquement à toutes les personnes qui doivent se mobiliser », détaille la responsable.
Deux structures d’équipes se déploient alors : une « stratégique », et une autre, « technique ». L’une agit directement sur le terrain, l’autre se « détache physiquement du problème », et gère la crise « de l’extérieur », afin de conseiller les personnes mobilisées sur place.
C’est une organisation presque militaire, commente Nathalie Guegaden-Lefort. Dans la structure technique, il y a aussi une cellule de communication, qui va directement prévenir les autorités, comme la DREAL (Ndlr : Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), ou encore la gendarmerie.
Lors du POI, la gestion de la crise appartient à Exxon Mobil. Si l’incident peut avoir un impact direct sur les communes environnantes, l’entreprise déclenche alors un Plan particulier d’intervention (PPI).
Une population « préparée et rassurée »
Lors d’une alerte PPI, les sirènes d’Exxon se déclenchent. Un dispositif de sécurité d’une autre envergure est mis en place, incluant les neuf communes concernées: Quillebeuf-sur-Seine, Saint-Aubin-sur-Quillebeuf, Petiville, La Frénay, Lillebonne, Saint-Maurice-d’Ételan, Saint-Jean-de-Folleville, Notre-Dame-de-Gravenchon, Saint-Nicolas-de-la-Taille. Un dispositif qui applique la loi Bachelot de 2003, concernant les entreprises classées SEVESO.
Les gens savent ce qu’ils doivent faire. Il faut notamment se confiner. Il faut rester chez soi et tout fermer… Mais cela n’est encore jamais arrivé. Dans le cas d’un PPI, c’est le préfet de Seine-Maritime qui prend la main. Il met en place une cellule de crise.
La dernière simulation d’un PPI date de 2007 en Seine-Maritime. Elle avait nécessité une préparation d’un an. Tout au long de l’année, l’entreprise organise des réunions publiques pour prévenir la population des risques et des actions à mener en cas d’incident « grave ». « La population a confiance, assure la responsable de la communication. Nous effectuons des enquêtes chaque année pour savoir si la population se sent rassurée. Si on voit que le taux baisse, nous refaisons des réunions ».
Un « laboratoire » en matière de sécurité
Implantée depuis 80 ans à Notre-Dame-de-Gravenchon, l’entreprise serait un véritable « laboratoire » en matière de sécurité, pour l’État, selon la responsable de la communication. « Nous travaillons beaucoup sur la culture du risque, et les gens vivent avec depuis longtemps. Nous sommes souvent en première ligne pour donner l’exemple en la matière ». À Notre-Dame-de-Gravenchon, Exxon Mobil, ce sont 2 250 salariés, et 2 000 autres employés par des sociétés extérieures.
La France continue à perdre des usines
Les fermetures d'usines ont ralenti en France en 2014, même si elles ne sont toujours pas compensées par les créations d'usines, pourtant reparties à la hausse, selon une étude de la société de veille économique Trendeo publiée mercredi.
En 2014, 217 usines ont mis la clé sous la porte, soit un peu moins qu'en 2013, où 267 fermetures d'usines avaient été enregistrées, selon les données de l'Observatoire de l'emploi et de l'investissement de Trendeo.
Dans le même temps, les créations d'usines ont connu un rebond, après avoir marqué le pas en 2013. L'an passé, 163 sites ont ouvert leurs portes dans l'Hexagone, soit 41 de plus qu'en 2013.
Entre 2012 et 2013, les créations d'usine s'étaient significativement réduites, 53 sites de moins ayant ouvert leurs portes.
'Le rythme de cette évolution est encore insuffisant pour que le solde net des créations et suppressions devienne positif', note toutefois l'Observatoire.
La France a en effet encore perdu 54 sites industriels l'an dernier.
'Les usines qui se créent sont également de plus en plus petites en termes d'emplois, avec une baisse de 32% depuis 2009', ajoute Trendeo.
Ainsi en 2014, 49 emplois en moyenne ont été générés par site industriel créé, contre 59 en 2013.
Au total, depuis 2009, date du début de la crise, 1.576 usines ont fermé leurs portes en France contre 1.000 qui ont ouvert.
L’historial Jeanne d’Arc à l’heure des derniers réglages
Au sein du palais archiépiscopal de Rouen, l’ambitieux historial Jeanne d’Arc sera le plus grand lieu dédié à la mémoire de ce personnage historique. Sur près de 1000 m2, la courte vie de l’héroïne suppliciée à Rouen en 1431, comme l’histoire de son histoire seront retracées à travers une dizaine d’espaces répartis sur cinq niveaux.
A grand renfort de projections vidéo sur des piliers, des tulles tendus ou des panneaux de verre, les visiteurs seront transportés par groupe de 25 au cœur du XVème siècle pour (re)découvrir, façon enquête policière, l’épopée de Jeanne. Le parcours immersif de l’historial serpente entre des escaliers à vis étroits, une tour de guet du XVème, les anciennes cuisines de l’archevêché ou par les cryptes romane et gothique de la cathédrale. Il débute sur les vestiges de la salle dite de l’officialité où fut prononcée la condamnation de Jeanne et là même où se déroula en 1456 son procès en réhabilitation. Les visiteurs sont guidés sur leur parcours par Jean Juvénal des Ursins, auteur de la réhabilitation de Jeanne, interprété par le comédien Bernard Alane. Vingt-six témoins sont convoqués par lui et interviennent sous la forme d’hologrammes. La visite sur la partie historique dure 75 minutes.
Dans un second temps, le parcours entraînera le visiteur dans les multiples débats historiographiques qui entourent depuis des siècles la figure légendaire de Jeanne d’Arc. Au travers d’objets, de livres, ou de discours interactifs, une lecture politique de la vie de l’héroïne sera présentée par des historiens de renom. Le temps de visite de cette “mythothèque“ est libre. Le site pourtant très contraint est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. Outre la visite proprement dite (plein tarif 9,50 €), les billets d’entrée donneront accès à deux espaces du palais archiépiscopal datant du XVIIIème siècle et nouvellement restaurés : la salle des Etats et la Chapelle d’Aubigné. Ces deux salles magnifiques et imposantes sont appelées à accueillir des expositions temporaires, des concerts, des conférences.
La restauration des espaces classés aux Monuments historiques et l’installation de la muséographie signée par l’Agence Farrell et CMC ont duré 18 mois. Le budget porté par la Métropole Rouen Normandie est de 10,6 M€. La fréquentation annuelle attendue est estimée entre 100.000 et 150.000 visiteurs par an.
Le gouvernement diffère les nouveaux projets ferroviaires
Le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies a annoncé mercredi à l'Assemblée nationale que les projets ferroviaires nouveaux seront différés, afin de consacrer l'ensemble des moyens financiers disponibles à la maintenance du réseau.
M. Vidalies entend ainsi améliorer la qualité des transports du quotidien.
'Il faut passer du curatif au préventif et c'est pour répondre à ce défi que SNCF Réseau (le gestionnaire des infrastructures ferroviaires, ndlr) a informé un certain nombre d'élus que de nouveaux travaux d'amélioration, de construction de nouvelles gares, allaient être différés de deux ans', a déclaré Alain Vidalies, interrogé par la députée PS des Côtes-d'Armor Viviane Le Dissez.
'Le gouvernement fait un choix. Il l'annonce: c'est celui de la priorité à la maintenance, c'est celui de la priorité aux trains du quotidien', a affirmé le secrétaire d'Etat aux Transports.
Et, selon lui, 'c'est le défaut de maintenance qui explique les incidents du quotidien'.
'On ne peut pas s'engager à tout faire en même temps. Il y a une priorité. (...) Nous ne pouvons pas continuer à regarder le réseau se dégrader et les transports au quotidien venir altérer la vie quotidienne notamment de ceux qui les utilisent pour aller travailler', a-t-il ajouté.
Il a encore déploré 'les choix qui ont été faits ces dernières années notamment de lancer quatre LGV (lignes à grande vitesse) nouvelles en même temps (qui) se sont faits au détriment (...) de l'entretien des infrastructures existantes, et aujourd'hui (de) la fiabilité du réseau, en partie'.
'Il ne saurait être question que la sécurité soit mise en cause', a encore indiqué Alain Vidalies. Il a appelé 'à la responsabilité de chacun, à la responsabilité des élus, dont certains ont déjà été informés, à la responsabilité aussi de la SNCF, à qui (il a) donné des instructions très précises'.
La création d'un 'comité de suivi de la sécurité ferroviaire' avait été annoncé par le secrétaire d'Etat au mois de septembre, suite aux conclusions d'un 'audit stratégique' diligenté par l'Etat après l'accident de Brétigny-sur-Orge (Essonne) en juillet 2013.
Ce comité doit se réunir mercredi soir pour la première fois, sous la présidence de M. Vidalies, et se tiendra tous les six mois. Il est chargé du suivi et de la mise en ?uvre des recommandations formulées par le Bureau Enquêtes Accidents suite à l'accident de Brétigny-sur-Orge et de la mise en oeuvre d'un plan d'actions pour la sécurité ferroviaire.
SNCF Réseau donne la priorité à la maintenance et à la modernisation de l’infrastructure
Quelque cent millions d’euros de travaux seront réalisés en 2015 sur le réseau ferroviaire de Normandie, dont plus de la moitié (55 M€) consacrés à la ligne Paris – Rouen – Le Havre, a indiqué mardi le directeur régional de SNCF Réseau, société du groupe SNCF qui a repris les activités de RFF au 1er janvier 2015. Ce rythme annuel d’investissements est programmé jusqu’en 2020.
« Les travaux ne sont pas sans conséquences pour les voyageurs avec des horaires ajustés, circulation ralentie ou reportée temporairement sur route…», prévient Emmanuel Manier, directeur régional de SNCF Réseau. Chaque année, la part des changements horaires nécessités par les travaux est limitée à environ 5%. Les irrégularités liées aux travaux restent, elles, « marginales » assure le directeur régional et représentent 3% des causes de retard.
Si la nouvelle organisation ferroviaire française a regroupé l’exploitant historique SNCF sous le vocable de SNCF Mobilités et l’ex-RFF sous le vocable SNCF Réseau, cette dernière doit mettre l’infrastructure à disposition de tous les opérateurs, notamment du fret où il existe déjà une concurrence. Or la part modale du ferroviaire dans le transport des marchandises stagne. On sait que le voyageur client des trains Intercités et des TER, attend avec impatience de la régularité sur les lignes parisiennes.
Performance des services voyageurs et du fret sont liés, explique-t-on à SNCF Réseau. Toutefois, l’amélioration des dessertes ferroviaires portuaires paraît prioritaire. « Le Fret Vallée de Seine, est un enjeu majeur », insiste Emmanuel Manier qui subit la pression des acteurs économiques, des collectivités, de l’Etat, pour sortir le fret ferroviaire de son enlisement qui se traduit par une part modale de desserte portuaire qui stagne autour de 5% lorsque la route caracole entre 70 et 80% et le fluvial entre 10 et 20%.
Des travaux d’amélioration de leur desserte ferroviaire, « nécessaires mais pas suffisants », reconnaît SNCF Réseau, pour remédier à la saturation à moyen terme du réseau ferroviaire normand pour le fret- ont été réalisés pour 38 M€, tranche 2 de Port 2000 notamment.
Pour pallier la situation, deux projets sont en cours d’étude : la modernisation de l’itinéraire Serqueux – Gisors (235 M€) est au stade de la préparation de l’enquête publique ; la ligne nouvelle Paris - Normandie. Ces projets sont inscrits dans les contrats Etat Régionn 2015 – 2020 que vient de signer le Premier ministre, Manuel Valls à Honfleur. Le volet ferroviaire de ces contrats est de 584 M€.
Rouen : un nouveau bloc opératoire révolutionnaire à la clinique de l'Europe
La clinique de l'Europe, à Rouen, s'est dotée d'un bloc opératoire hybride où les nouvelles technologies remplacent la chirurgie habituellement contraignante. Un gain de temps et de confort pour les patients. Un gain d'argent pour la sécurité sociale.

