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11 Mar 11:31

Un risque d'effondrement des quais perturbe la circulation sur la rive ... - Francetv info


Francetv info

Un risque d'effondrement des quais perturbe la circulation sur la rive ...
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A Rouen, se rendre à la cité administrative ou au conseil général de Seine-Maritime sera un peu plus difficile depuis ce lundi matin (9 mars) puisque plusieurs centaines de places de stationnement sont supprimées sur les quais hauts. Après l'incendie ...
Trémie SNCF « en péril » : le stationnement sur les quais hauts de ...Paris Normandie (Inscription)

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11 Mar 11:23

Chapelle Darblay : la Région Haute-Normandie financera l’étude sur la reprise de la machine 3

by Jacques-Olivier

L’étude de reconversion de la machine 3 de la papeterie Chapelle Darblay à Grand-Couronne, que le groupe UPM Kymmene a décidé de stopper, pourra être financée par la Région de Haute-Normandie à hauteur de 80%. Le comité d’entreprise de la papeterie prendra les 20% restants à sa charge.

 

« La délégation des élus CGT et cadres est repartie avec ce qu’elle était venue chercher » a ainsi pu se féliciter le syndicat à la suite de la réunion de travail organisée vendredi 6 mars à l’Hôtel de Région à Rouen sous la présidence de Nicolas Mayer-Rossignol, avec Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie, du sénateur Didier Marie et du député Guillaume Bachelay. L’étude d’un montant de 140.000 € sera préparée par le cabinet Secafi. Elle doit évaluer les possibilités de reprise de la machine 3 par une société papetière en vue d’y fabriquer des papiers kraft, notamment. La poursuite d’activité éviterait pour partie la suppression des 196 emplois que le groupe UPM envisage.

 

« L’étude était gelée par les tergiversations du groupe UPM », explique Gérard Sénécal délégué CGT de la Chapelle Darblay. UPM refuse en effet que le repreneur éventuel devienne un concurrent pour ses propres produits, à savoir le papier journal. « Si l’étude montre la viabilité des projets alternatifs sur le site de Chapelle, alors la question de la position de UPM se posera ! », anticipe la CGT qui dit n’avoir aucune certitude sur la position du groupe papetier qui ne communique aucune information au personnel sur cette question.

 

 « On a fait un petit pas en avant » convient Gérard Sénécal en rappelant que le processus de PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi) préparé par UPM se poursuit. Un CCE est convoqué le 26 mars sur cette question. Ce qui fait dire à la CGT qu’il y a urgence. La date butoir pour que UPM s’engage dans une éventuelle cession de la machine 3 est fixée à la fin juin.

11 Mar 11:21

Effondrement de la chaussée et dix caves inondées rive gauche à Rouen

by Mathilde Riou

Une rupture de canalisation a entraîné un effondrement de la chaussée et l’inondation de 10 caves rive gauche à Rouen. Un périmètre de sécurité a été installé.

11 Mar 11:21

Retour sur le workshop Seine Gateway

L'Agence d'Urbanisme de la Région du Havre et de l'Estuaire de la Seine a organisé le mardi 27 janvier 2015 au Havre, dans le cadre du projet européen Weastflows un workshop consacré au "Seine Gateway®". Ce workshop a réuni à la CCI du Havre plus de 80 participants, acteurs institutionnels (ports, chambres consulaires, SNCF réseau, VNF, HAROPA, délégation interministérielle à la Vallée de Seine, Paris Seine Normandie, agences d'urbanisme, agences de développement économique ...) et sphère privée.

Consulter la liste des présents

Télécharger le document Seine Gateway publié en conclusion de la journée (pdf, 7,4 Mo)

Un workshop européen sous le sceau de Weastflows

L'AURH, dans son rôle d'aide à la décision, lançait début 2011 une démarche partenariale pour la préfiguration du gateway de la Seine. Ce projet économique stratégique de la Vallée de Seine, nommé "Seine Gateway®", correspond à la structuration portuaire, logistique, industrielle, universitaire, tertiaire de la Vallée de Seine par des infrastructures mais aussi par des mises en synergie contribuant à la construction et à l'organisation équilibrée d'un territoire métropolitain ouvert sur le monde.

De plus, l'AURH est impliquée depuis 2011 dans Weastflows, projet européen financé par le programme Interreg IVB Europe du Nord-Ouest. Weastflows a pour objectif d'améliorer la logistique et le transport de fret, en Europe du Nord-Ouest, en encourageant le développement de corridors Ouest-Est.

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L'objectif de cet atelier de travail était de mobiliser les acteurs privés et publics du transport et de la logistique de la Vallée de Seine pour :

  • faire le point sur les avancées de Seine Gateway®,
  • relancer une dynamique des acteurs du Gateway, en associant le privé, 
  • réfléchir, à travers les cas d'autres gateways européens, à la façon de poursuivre la démarche et les collaborations.

Seine Gateway®, pivot d'un réseau de gateways durables

Ce workshop a donc contribué activement à l'action consacrée au "développement de gateways durables". Cette action vise à la reconnaissance et mise en oeuvre de gateways durables à travers un processus de labellisation à destination des acteurs publics et privés. Il s'agit là d'une opportunité pour Seine Gateway® de devenir le pivot d'un réseau de gateways en Europe proposant une offre de service minimisant l'impact environnemental du transport de marchandises.

Le programme de la journée

Retrouver le programme complet du workshop Seine Gateway® ici.

L'animation de la journée était assurée par Emmanuel Preterre, Directeur associé APSOLU, et Juliette Duszynski, chef de projets à l'AURH.

Les présentations

Séquence 1 - Rappel de la démarche Seine Gateway® et ses avancées

Par Emmanuel Preterre - Directeur associé, APSOLU et Patrice Duny - Directeur AUCAME
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La démarche Seine Gateway® - ​Télécharger la présentation
Seine Gateway®, quelles avancées ? - Télécharger la présentation

 

Séquence 2 - Weastflows et le cas d'autres gateways européens

 
  • Le projet Weastflows par Christel Preterre - Project manager, CRITT Transport & Logistique

Télécharger la présentation

Visionner la vidéo " Weastflows - The movie"

  • Les résultats de l'action "sustainable gateways" de Weastflows et le cas du gateway irlandais "Shannon Limerick Gateway" par Lisa Ruttle - Assistant Staff Officer, Limerick City & County Council 

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  • Le cas du gateway de la ville monde de Londres : Thames Gateway par Detlef Golletz - IfS associate for Weastflows / Director of the EU programs, Groundwork London
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Séquence 3 - Découverte de la plateforme de cartographie en ligne GeoWeastflows

 

La plateforme GeoWeastflows est un outil de cartographie interactive dédié au transport et à la logistique. Elle rend accessible en ligne les données cartographiques et statistiques du système de transport de marchandises. Elle est destinée aux initiés du SIG et aux non-initiés. Outil innovant de connaissance des infrastructures de transport à l'échelle européenne, la plateforme a été développée par le Luxembourg Institute of Science & Technology et l'AURH. Elle a permis de créer une communauté d'utilisateurs autour du Projet Weastflows.

  • En avant première, une présentation de la nouvelle version de la plateforme a été réalisée par Laurent Vergnol - senior R&D engineer, Luxembourg Institute of Science & Technology.

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Consulter l'outil GeoWeastflows

  • Des démonstrations de l'utilisation et des possibilités de l'outil ont été réalisées pour les personnes intéressées par Jean-François Mary - chef de projet SIG, AURH.

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geoweastflows

Nous contacter au sujet de GeoWeastflows : geoweastflows@aurh.fr

Séquence 4 - Table ronde entreprises

 

L'objectif était de donner la parole à différentes entreprises jouant un rôle dans la chaîne de valeur logistico-industrialo-portuaire de la Vallée de Seine.

Ces acteurs ont présenté leur positionnement dans cette organisation territoriale en gateway, ont partagé leurs problématiques logistiques, ont exprimé leurs besoins ainsi que leurs attentes et ont apporté leur témoignage général par rapport à la journée.

 
La table ronde était composée de :
 
  • François Lebreton - Directeur adjoint, terminal manager, responsable exploitation, Général de Manutention Portuaire : « Aujourd'hui plus de 85% du transport terrestre est assuré par la route. La tendance dans le transport maritime va à la rationalisation et à la surcapacité (de moins en moins d'escales, de plus en plus de flux à traiter). Si les infrastructures portuaires peuvent gérer des navires dont la taille va croissant (20 000 EVP demain), les routes, elles, ne sont pas à même de supporter de tels flux. Ce serait une erreur de croire cela. Il s'agit dès aujourd'hui de trouver des solutions pour développer davantage les modes massifiés. C'est un enjeu pour l'économie portuaire. »
  • Gwenaël Mahieux - Directeur du site SITA Grand Ouest, Suez Environnement : « Le monde des déchets s'est radicalement transformé ces dernières années. Ceux-ci ont désormais une valeur marchande. Le business des déchets dans une économie mondialisée repose sur l'efficacité de la chaine logistique. »
  • Ferenc Szilagy - Responsable des marchés, Compagnie Fluviale de Transport : « Le conteneur est un vecteur de croissance pour l'avenir, tout se transporte en conteneurs (charbon désormais) ce qui ouvre bien des perspectives. Seine Gateway comme Porte pour la région parisienne a du sens et des atouts. Le problème majeur restant l'accès fluvial à Port 2000. »
  • Jean-Paul Rival - Directeur général adjoint, Concerto European Developer : « Il faut concevoir l'immobilier logistique, sa localisation, comme élément de process de la performance logistique. Les tendances à la massification des volumes, au cross canal et au développement durable, donc à l'utilisation de moyens multimodaux, ont été comprises et intégrées par d'autres ports, comme Zeebrugge, qui a développé le port comme lieu de stockage, de concentration de la marchandise, de la valeur ajoutée, dans une logique d'optimisation locale de services partagés. »

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Télécharger la présentation Sita
Télécharger la présentation Concerto
Télécharger la présentation CFT Group

Les propos de Lydia Mykolenko, de l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme d'Île-de-France, département Mobilité et Transports ont conclu la table ronde. Ils ont permis de positionner l'Île-de-France dans cette dynamique de flux de marchandises et de faire un focus sur la filière matériaux de construction, dont l'importance est prégnante dans le cadre des travaux du Grand Paris.


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Télécharger la présentation

Séquence 5 - Ouverture européenne

La dernière séquence a permis de remettre Seine Gateway® dans le contexte des corridors européens, en exprimant les enjeux du corridor Atlantique, dans sa branche Le Havre-Mannheim notamment, et en prenant exemple sur le corridor Rhin-Alpes qui se déploie de Rotterdam à Gênes.

  • Une mise en perspective dans l'Europe des corridors par Lucile Audièvre - Chargée d'études, AURH

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  • Le cas "CODE 24" ou corridor Rhin-Alpes par Detlef Golletz - IfS associate for Weastflows / Director for EU programs, Groundwork London

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  • Notre grand témoin de la journée, Frédéric Le Roux - Délégué général de Paris Seine Normandie® a conclu la journée : "Un nouveau territoire économique, de visibilité internationale"

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Télécharger la présentation

 
 
 
 

Pour en savoir plus

Sur le projet Weastflows
Sur l'action de l'AURH dans Weastflows
Sur Seine Gateway 

Vous pouvez également consulter en ligne :

- le rapport Seine Gateway (publié en 2012),
- l'atlas cartographique des principales infrastructures de transport de marchandises de l'Europe du Nord-Ouest (publié en juin 2013),
- l'atlas analytique du transport de marchandises en Europe du Nord-Ouest (publié en novembre 2013),
- l'atlas prospectif du transport de marchandises en Europe du Nord-Ouest (publié en avril 2015).

Pour réagir, proposer, partager, échanger :

Pour tweeter sur l'évènement, un seul hashtag : #SeineGateway
Pour toutes vos questions, pour vos contributions à la démarche : seinegateway@aurh.fr

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  Télécharger le document Seine Gateway publié en conclusion de la journée (pdf, 7,4 Mo)

11 Mar 11:19

Au Havre, trois nouveaux hôtels pour l'arrivée du centre des congrès - Normandie-actu


Normandie-actu

Au Havre, trois nouveaux hôtels pour l'arrivée du centre des congrès
Normandie-actu
Si le chantier coûte 26 millions d'euros, ses investisseurs comptent bien rentabiliser ce nouvel outil : « De 2012 à 2016, Le Havre sera passé de 1 600 à 2 200 chambres », confie Benoît Rémy, directeur de l'Office du tourisme de l'agglomération du ...

et plus encore »
10 Mar 11:27

Panorama 2013 des ateliers vélo en France

by Actuvélo
L\'Heureux Cyclage, 06 mars 2015 : "En 2014, on compte environ 120 ateliers vélo participatifs et solidaires, dont une vingtaine dans l'attente d'un lieu fixe. Le nombre de ces associations continue de croître d'année en année." - En France / France , Atelier Vélo , Français
10 Mar 11:27

Reims-Châlons-Epernay, métropole mort-née ?

by fmarais
Adopté dans la nuit du 4 au 5 mars 2015 par l'Assemblée nationale lors de l'examen du projet de loi NOTRe, l'amendement ouvrant la voie à la création d'un EPCI unique entre les trois principales agglomérations de la Marne a finalement été rejeté dans la nuit du 5 au 6... Mais le combat continue, selon ses rédacteurs.
10 Mar 11:26

Un risque d'effondrement des quais perturbe la circulation sur la rive gauche de Rouen

by Richard Plumet

Sur les quais hauts de Rouen, la  circulation des poids-lourds est restreinte et le stationnement interdit entre le pont Mathilde et le pont Guillaume le Conquérant

10 Mar 11:26

Urbanisme : la nouvelle gare se dévoile

by dleclerc
Événement de courte durée (1 semaine)

Vendredi 13 mars, à 18h, à l’Omnia République, le public pourra assister à une table ronde exposant le projet de la future gare Saint-Sever.

Les représentants de la Ville, de la Métropole, de la Région, la SNCF et les trois équipes lauréates du concours d’idées évoqueront les propositions imaginées pour le futur site.
La future gare Saint-Sever se déploierait sur la rive gauche, sur la friche ferroviaire qui borde la Seine, en amont, vers le pont aux Anglais.

Elle remplacerait l’actuelle gare SNCF située en haut de la rue Jeanne d’Arc, cette dernière ne servant plus qu’au trafic régional. Cette table ronde permettra de mettre en perspective les aménagements urbains profonds qui seront apportés à tout un quartier.

Cet événement s’inscrit dans le cadre du Mois de l’Architecture contemporaine.


Informations pratiques

Une nouvelle gare en cœur d’agglomération rive gauche

Vendredi 13 mars, à 18h
Cinéma Omnia République
Entrée libre
www.mdahn.fr

(Photo : Europan)

10 Mar 11:21

Le port du Havre se dote d’un nouveau parc logistique

Haropa-Port du Havre mise sur des espaces dédiés à la logistique pour attirer de nouveaux clients. Après avoir créé le PLPN 1 (parc logistique du Pont de Normandie), un second parc (PLPN 2) est d’ores et déjà programmé. Et le projet se concrétise puisque deux arrêtés préfectoraux viennent d’être obtenus, respectivement fin février et début mars, par le Grand port maritime du Havre (GPMH). Ces arrêtés « loi sur l’eau » et « espèces protégées » autorisent ainsi le port à aménager ce nouveau parc logistique sur les communes de Rogerville, Oudalle et Sandouville entre le barreau de l’autoroute A 29 et la plate-forme multimodale.

Un espace connecté

L’aménagement de ce PLPN2 a pour vocation d’accueillir entre 150 000 et 200 000 m² d’entrepôts sur une surface totale de 53 hectares. Le PLPN 2, dont les travaux viennent tout juste de démarrer, couvre au total une emprise de 77 hectares. Cette offre de terrains compensés et viabilisés s’inscrit dans la politique d’Haropa de proposer une offre foncière « prête à l’emploi ». Ce parc bénéficiera notamment de la proximité immédiate du terminal multimodal directement connecté au fleuve et au réseau ferré. La plate-forme devrait en principe entrer en exploitation en mai prochain.

Du point de vue de la gestion écologique, le port a souhaité réduire les impacts liés aux activités humaines. Le projet intègre la conservation et la mise en valeur écologique de 15 hectares d’espaces dans le périmètre du site. Des aménagements spécifiques sont prévus dans le cadre des mesures compensatoires de la plate-forme multimodale. Ces espaces environnementaux sont en effet directement connectés au terminal.

Après dix-huit mois de travail avec les services de l’État, le Conservatoire du littoral, la Maison de l’estuaire, l’Agence de l’eau Seine Normandie ou encore les représentants du monde agricole, ces mesures environnementales portent en particulier sur la restauration et une remise en prairies naturelles dans le marais de Cressenval. Les ambitions en matière d’offre logistique font partie des principales orientations du plan stratégique du GPMH, qui doit être validé prochainement.

F.H.

10 Mar 11:20

Areva rassure sur ses projets au Havre et à Rouen malgré ses pertes financières

Mauvaise nouvelle pour les salariés d’Areva. Mercredi 4 mars, le groupe annonce des pertes historiques de près de 5 milliards d’euros. Résultat, le géant du nucléaire, présent en Normandie à Rugles (Eure) et à Flamanville (Manche), va lancer un plan d’économies drastique d’un milliard d’euros sur trois ans. De quoi se demander si l’alternative d’Areva - l’éolien en mer - n’a pas du plomb dans l’aile, et si les usines d’assemblage vont réellement voir le jour au Havre.

« Les conséquences de Fukushima, un manque de compétitivité, des décisions malheureuses... » La nouvelle direction du groupe, constituée de Philippe Varin et Philippe Knoche, n’y est pas allée par quatre chemins mercredi dernier pour commenter la crise. L’année 2014 s’est donc soldée par une perte de 4,8 milliards d’euros, pour un chiffre d’affaires de 8,3 milliards en baisse de 7,2 %. Paradoxe : le carnet de commandes, à hauteur de 46,9 milliards d’euros, enregistre une forte progression.

Adwen au havre, Inquiétudes à Rugles

Mais si, depuis l’accident de Fukushima il y a quatre ans, toute la filière nucléaire tourne au ralenti, la gestion du géant français est aussi critiquée. La livraison de l’EPR en Finlande, avec neuf ans de retard, va coûter très cher à l’entreprise. Elle coûte aussi très cher à Flamanville, les millions d’euros ne cessant de s’empiler.

Du coup, les syndicats craignent des suppressions d’emplois. « La réalité, c’est qu’il y aura des plans de départs volontaires. On a déjà eu des informations qui pourraient, à terme, donner des licenciements ou des baisses d’effectif », remarque Manu Joly, délégué central CGT d’Areva. Le Premier ministre veut réconforter les salariés du groupe. « Tout doit être mis en œuvre pour éviter les licenciements et privilégier d’abord l’activité et l’emploi ».

Pas de quoi rassurer Hugues Rougé, responsable syndical CGT d’Areva à Rugles dans l’Eure (133 salariés), secrétaire du CE. L’entreprise maîtrise toutes les étapes de la transformation du zirconium destiné à la fabrication de combustibles nucléaires. « Le 19 mars, on va bouger... Depuis quelques semaines, on observe une heure de grève çà et là, avec des prises de parole... Les gens sont inquiets pour leur emploi, tandis qu’un des axes de redressement d’Areva, c’est déjà de récupérer 1 milliard d’euros en faisant des économies sur les salaires, les primes. On ne laissera pas passer ! »

Le syndicaliste est d’autant plus remonté quand il songe aux provisions pour pertes que le groupe a dû consentir. En ligne de mire, le chantier du réacteur finlandais Olkiluoto 3 (type EPR). « Alors, peut-être que le rapprochement voulu par le gouvernement entre Areva et EDF va nous permettre de terminer ce chantier. Car pour l’heure, la Finlande comme Flamanville plombent nos comptes ».

Quelle nouvelle des deux usines prévues au Havre (pâles et nacelles) sur le quai Joannes-Couvert ? Philippe Knoche, le nouveau directeur général d’Areva, livre sa réponse : « Nos engagements sont repris par la joint-venture que nous mettons en place avec l’Espagnol Gamesa. Aujourd’hui, nous sommes dans les études de sol, avant de déposer des permis de construire. D’autre part, la séquence prévoit, par les clients - Iberdrola, GDF - la confirmation de leurs projets ».

L’annonce de la construction des deux usines avait été faite en septembre 2011 par Areva. Le permis de construire devait être déposé à la fin 2014 et les premières éoliennes livrées en 2016. Mais depuis, toujours pas de permis en vue. « Nous réaffirmons notre logique partenariale, confirme la direction d’Areva jointe par notre journal. Nous l’avions annoncé et c’est que nous allons faire avec l’éolien en mer, de concert avec Gamesa... Il y a certes un décalage pour le permis de construire au Havre. Nous donnons priorité à cette joint-venture avec Gamesa. Notre objectif est un dépôt des permis de construire courant 2015, la construction des usines en 2016 et 2017 ».

Areva et son partenaire ont annoncé hier la création de leur joint-venture qui s’appellera Adwen. «L’entreprise remplira les engagements pris par Areva et Gamesa en France et au Royaume-Uni, incluant notamment la création d’usines au Havre ainsi que la constitution d’un réseau de partenaires et de fournisseurs sur le territoire français», indique un communiqué.

la recherche à Rouen

Quant au centre de recherche et développement annoncé par l’ancien dirigeant Luc Oursel, il sera bel et bien implanté au sud de Rouen, sur le technopôle du Madrillet. « Une équipe à Paris y travaille, confirme là encore la direction. Et nous avons aussi des relais locaux, employés d’Areva, qui sont hébergés par l’Insa de Rouen. Sans échéance encore, une centaine de personnes sont bien prévues sur ce centre ».

Sollicité, le président de Région, Nicolas Mayer-Rossignol, oscille entre confiance et vigilance. « Tant que les usines ne seront pas sorties de terre, la vigilance restera de mise. La Région a toujours été à l’impulsion en matière d’énergies marines renouvelables, elle entend bien conserver et même renforcer ce rôle moteur ».

Marc BRAUN

m.braun@presse-normande.com

10 Mar 11:19

Mobilité individuelle, enjeux collectifs

Voir le documentRésumé d'éditeur : L’enquête ménages-déplacements a été réalisée en 2009 afin de fournir une base permettant de décrire les pratiques de déplacements et d’usage des réseaux dans le Bas-Rhin, notamment dans la perspective de l’évolution des politiques de déplacement. Outre la réponse à ces questions, les travaux ont porté sur différents aspects de la mobilité individuelle. A travers les projets menés sur le strict champ des déplacements, les analyses menées sur l’enquête questionnent la place ...
10 Mar 11:19

Le compte déplacements de l'agglomération caennaise. Analyse des dépenses et du coût social des transports

Voir le documentRésumé d'éditeur : Le Plan de Déplacements Urbains (PDU) sur le territoire de Caen la mer, approuvé en 2013, porte la politique publique transport de l’agglomération pour les cinq années à venir (2013-2018). Il définit une stratégie et propose un plan d’actions visant à atteindre un équilibre dans l’utilisation des modes de transports. Pour s’assurer de sa mise en œuvre et mesurer l’efficacité des actions retenues, le PDU instaure des dispositifs de suivi et d’évaluation, conformément au ...
10 Mar 11:18

Rouen : des coursiers à vélo, c'est écolo - Tendance Ouest


Tendance Ouest

Rouen : des coursiers à vélo, c'est écolo
Tendance Ouest
"Notre projet de devenir coursiers à vélo s'est formé à ce moment, d'autant plus qu'il n'en existe pas à Rouen". Rapidement, le duo s'inscrit à la CCI pour procéder aux démarches administratives et participe au concours Créa'ctifs. Les lauréats ...

et plus encore »
10 Mar 11:13

Trémie SNCF « en péril » : le stationnement sur les quais hauts de la rive gauche de la Seine à ...

Stationnement. Fragilité de la trémie SNCF oblige, la Ville interdit partiellement le parking sur les quais hauts de la rive gauche. Trémie SNCF « en ...
10 Mar 11:11

En images. Une baleine de 15 mètres dans le port du Havre !

by La Rédaction

La baleine a été remorquée, mardi 10 mars 2015, dans le port du Havre. (Photo DR)
La baleine a été remorquée, mardi 10 mars 2015, dans le port du Havre. (Photo DR)

Info Normandie-actu. Rare et impressionnant. Une baleine d’environ 15 mètres a été découverte échouée… dans le port du Havre (Seine-Maritime), lundi 9 mars 2015, dans le grand canal. Elle aurait été percutée par un bateau. L’animal est décédé.
Le mardi 10 mars 2015, l’association de Seine-Maritime le Chêne, appartenant au Réseau national échouage, effectuera des analyses pour étudier le cétacé, « si l’état de décomposition n’est pas trop avancé ». L’animal a été remorqué quai Bougainville, vers 10h. Il s’agirait, selon le Chêne, d’un rorqual commun, appartenant à la famille des Balaenopteridae. Il mesurerait entre 13 et 15 mètres de long et pèserait plusieurs tonnes. Une grue a été appelée en renfort, en début d’après-midi. Plus d’infos à venir sur Normandie-actu. Nos images, ici :

Fichier joint manquant Fichier joint manquant Jean-Christophe Pereira est le directeur de l'association "Les Dragons vous ramènent". Fichier joint manquant Fichier joint manquant

10 Mar 11:11

Travaux de voirie dans le pays de Caux : guerre des chiffres avec le Département de Seine-Maritime

by Sandra Beaufils

Comme pour ces travaux à Caudebec-en-Caux, le président de la communauté de communes Caux vallée de Seine assure que les subventions du Département fondent comme neige au soleil. Ce que le président du conseil général dément... (photo : communauté de communes Caux vallée de Seine).
Comme pour ces travaux à Caudebec-en-Caux, le président de la communauté de communes Caux vallée de Seine assure que les subventions du Département fondent comme neige au soleil. Ce que le président du Conseil général dément... (Photo : communauté de communes Caux vallée de Seine).

La petite phrase n’a pas plu au président du Département de Seine-Maritime, mais elle est maintenue par le président de la Communauté de communes Caux vallée de Seine basée à Lillebonne : il y a quelques semaines, Jean-Claude Weiss présentait le programme de travaux de voirie à venir sur le territoire Caux vallée de Seine informant de l’augmentation des investissements sur la voirie d’un million d’euros par an « pour soutenir les entreprises locales des Bâtiments et travaux publics ».
Sauf qu’au passage, le président de la Communauté de communes égratignait le Conseil général en précisant :

Il y a deux ans, le Département nous a retiré 800 000 euros de dotations annuelles pour la voirie ».

Une petite phrase reprise dans la presse, qui a interpellé le président du Département, Nicolas Rouly. Dans un courrier adressé au président de Caux vallée de Seine, Nicolas Rouly liste ces subventions d’investissement, « soit un effort volontaire du Département », accordées chaque année depuis 2010 pour le programme de travaux de voiries de Caux vallée de Seine.

En matière de voirie, le montant des aides du Département à la communauté de communes Caux vallée de Seine s’établit au total à plus de 1,27 million d’euros depuis 2008 », indique Nicolas Rouly.

Le président du Département liste ainsi : 125 000 euros en 2010, 125 000 euros en 2011, 210 969 euros en 2013 et 75 000 euros en 2014. Il reconnait que 2012 n’a donné lieu à aucune subvention nouvelle, mais assure qu’on est bien loin des 800 000 euros de baisse annoncés par Jean-Claude Weiss.
Nicolas Rouly reprend un à un les différents chantiers engagés entre 2009 et 2014 sur le territoire de Caux vallée de Seine : sur le pont de Brotonne où les travaux se poursuivent en 2015, sur la passerelle de la Mailleray-sur-Seine, pour les giratoires de Caudebec-en-Caux, Saint-Nicolas-de-Bliquetuit, La Mailleraye-sur-Seine, Louvetot ou Bolbec, la pose de chicanes à Louvetot, et Auberville-la-Campagne, pour la sécurisation du carrefour de Grandcamp, l’aire de covoiturage de Trouville-Alliquerville et l’aménagement de l’axe Gruchet-le-Valasse/Lillebonne pour un montant total de plus de 20 millions d’euros au total. Montants auxquels le président du Département ajoute les 11,5 millions d’euros d’entretien depuis 2004 « dont 3,11 millions d’euros au cours des trois dernières années. Cela démontre que l’investissement consacré à l’entretien des routes s’est effectué à rythme constant sur toute la période ».

Caux vallée de Seine persiste et signe

Sauf qu’à la Communauté de communes Caux vallée de Seine, on n’est pas d’accord sur les chiffres : le service communication évoque 636 300 euros de subventions pour 2008, 125 000 euros en 2009, 2010 et 2011, mais zéro en 2012, 75 000 euros en 2013 et 47 700 euros en 2014.

Il y a bien une baisse de plus de 800 000 euros au total. Jean-Claude Weiss n’a fait que constater ce désengagement du Département sur un certain nombre de compétences et notamment en ce qui concerne la voirie. Désengagement que les collectivités locales et notamment les intercommunalités doivent compenser” indique-t-on à la communauté de communes Caux vallée de Seine.

La guerre des chiffres s’arrêtera là, le Département comme la Communauté de communes déplorant « le caractère inutilement polémique » de ces propos, mais ce qui avait besoin d’être dit a été dit…

10 Mar 11:03

Le Havre. Le terminal multimodal sur les bons rails

by CCI Rézo Normandie

Le Centre Multimodal du Havre devrait être opérationnel en mai prochain, avec près d'un an de retard sur le calendrier initial. Le projet qui avait été imaginé avant la crise a pour objectif de favoriser et développer la massification des flux de conteneurs maritimes par le rail et la voie d'eau, il prévoyait une capacité annuelle de traitement de 300 000 Unités de Transport Intermodal (UTI), l'objectif pour 2015 a été fixé à 125 000 EVP au prorata du nombre de mois d'exploitation.

TRANSPORT

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10 Mar 11:03

Le Havre. Entrée de ville. Le chantier avance

by CCI Rézo Normandie

Le chantier de l'entrée de ville au Havre continue d'avancer, l'enfouissement des réseaux de télécommunications et d'électricité, la rénovation de l'éclairage public, des conduites de gaz et la refonte totale des aménagements de la voirie sont actuellement en cours. Les travaux sur la promenade sud, entre le carrefour de Graville et la Halle Dresser vont débuter ce mois-ci, ils se termineront en juin. La rénovation de l'autopont débutera quant à elle au mois de juin, l'interruption de circulation durera quatre mois. Enfin, à l'automne, le chantier du tronçon "Papin" démarrera.

AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

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10 Mar 11:03

Pont-l'Evêque. Le label Normandie-Qualité tourisme décerné au lac

by CCI Rézo Normandie

Le lac de la base de loisirs de Pont-L'évêque a reçu le label Normandie-Qualité tourisme, notamment grâce à l'amélioration de l'accès au lac et des supports d'informations classiques et électroniques. Le lac de 56 ha dispose d'une plage de sable de 600 m, la baignade y est surveillée et de nombreuses activités sont proposées.

Ouest France

02/03/2015

TOURISME, HOTELLERIE
10 Mar 11:02

Plaisance: Le Havre à la course aux anneaux

by CCI Rézo Normandie

La SPL Le Havre Plaisance devrait investir onze millions d'euros dans les prochaines années afin de muscler son offre. Le nouveau port intérieur devrait passer de 200 à 600 places en deux phases d'aménagement successives et le port de plaisance historique devrait gagner 160 nouveaux emplacements.

La Lettre de Haute-Normandie - p.3

06/03/2015

LOISIRS
10 Mar 11:02

Les Suisses refusent massivement une taxe sur l'énergie

Deux initiatives populaires ont échoué dimanche auprès des électeurs suisses, qui ont très majoritairement refusé une défiscalisation des allocations familiales et ont balayé à 92% une taxe sur l'énergie proposée par des verts, selon les résultats officiels.
 
Cette taxe proposée par les Vert'libéraux sur les énergies non renouvelables se serait substituée au bout de cinq ans à la TVA pour ne pas aggraver la pression fiscale. Elle aurait pourtant fait grimper le prix de l'essence aux alentours de 5 francs suisses (4,67 euros), pas de quoi enthousiasmer les électeurs qui lui ont dit massivement non.
 
Les résultats sont partout identiques aussi bien en Suisse alémanique qu'en Suisse francophone, le Valais rejettant la proposition à 96,1%. Ce projet enregistre le plus mauvais résultat pour une initiative populaire depuis 1929. Fait très rare les électeurs de 33 communes ont voté à 100% contre le projet.
 
Ce vote ne met cependant pas les Suisses à l'abri d'une nouvelle fiscalité écologique, puisque le gouvernement doit présenter d'ici la fin du mois un train de mesures pour sa politique énergétique à l'horizon 2050. Il prévoit notamment une taxe sur l'électricité et une taxe sur l'essence de l'ordre de 20 à 30 centimes de francs suisses. Ces mesures devront être approuvées par le parlement et pourraient faire l'objet d'un referendum.
 
L'autre initiative proposée par le PDC, le parti démocrate chrétien, visait à exonérer de l'impôt les allocations familiales pour aider les familles. Après sa présentation, les sondages donnaient une majorité en sa faveur, mais avec le temps la tendance s'est renversée. Le non l'a emporté par 75,4% des voix, un sévère camouflet pour le PDC pour sa première initiative populaire depuis plus de 80 ans.
 
Cette votation n'a pas suscité de débats passionnés ou de mobilisation comme celles en 2014 concernant l'immigration.
 
Au niveau local un important épisode de la bataille des langues s'est joué dimanche à Nidwald, une petit canton alémanique de 40.000 habitants au centre de la Suisse.
 
Les citoyens ont été les premiers à se prononcer en Suisse alémanique sur le maintien ou non de l'enseignement du français à l'école primaire. L'enseignement de deux langues étrangères dans le primaire est maintenu, 61,7% des votants ont refusé son abandon comme le demandaient les autorités locales.
 
Enseigner deux langues étrangères dans le primaire suscite la controverse dans plusieurs cantons alémaniques et six d'entre eux dont Zurich envisagent de remettre en cause cette règle. S'il fallait choisir une seule langue, le français, une des langues officielles de la Confédération helvétique, risquerait d'en faire les frais, cédant la place à l'anglais, souvent jugé plus utile.

10 Mar 11:02

Autoroutes: Macron veut 'remettre à plat' les contrats

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a souhaité lundi 'remettre à plat' les contrats entre l'Etat et les sociétés concessionnaires d'autoroutes (SCA), mais manifesté ses doutes quant à la pertinence d'une résiliation, dans un entretien lundi avec l'AFP.
 
A la veille de la remise des conclusions d'un groupe de travail, M. Macron, évoquant les négociations avec les sociétés d'autoroutes, a remarqué que 'notre objectif est triple: un, réussir à remettre à plat les contrats (...); deux, réussir à améliorer le financement de nos infrastructures de transport, et nos sociétés concessionnaires d'autoroutes doivent y contribuer davantage; trois, réussir à relancer l'activité économique'.
 
Alors que le président PS de la commission du Développement durable de l'Assemblée nationale, Jean-Paul Chanteguet, partisan d'une résiliation des contrats de concession, a claqué la porte du groupe de travail lundi en disant refuser de cautionner une 'parodie de consultation', M. Macron a laissé entendre qu'une telle rupture de contrat n'avait pas sa faveur.
 
'Il y a des analyses sur la résiliation qui font ressortir les inconvénients de ce type de scénario, sur un plan financier, économique, et en termes d'attractivité', a-t-il développé.
 
'Comment demander à des sociétés concessionnaires d'autoroutes dont on aura résilié les contrats de mieux participer au financement des infrastructures et de mieux relancer l'activité? La volonté du gouvernement, celle du groupe de travail, c'est de poursuivre conjointement ces trois objectifs' précités, a encore dit le ministre.

10 Mar 10:53

Royal sur l'aéroport Notre-Dame-des-Landes : « Pourquoi pas un référendum local ? »

by Avec l'AFP
La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a suggéré ce lundi 9 mars l'organisation d'un référendum local sur le projet contesté d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
10 Mar 10:51

Pollution : " La classification des véhicules interroge "

by Isabelle Verbaere
Le projet de loi sur la transition énergétique prévoit l'instauration de mesures de restriction de la circulation par les maires, en cas de mauvaise qualité de l'air. Mais aussi la mise en place de pastilles afin de pouvoir identifier les véhicules en fonction de leurs émissions. La ville de Paris va s'appuyer sur cette classification pour bannir progressivement les voitures et deux-roues polluants. Sur quels critères les maires pourront-ils se baser pour déterminer si un véhicule est propre ou pas ? Mise au point de Didier Pillot, chercheur au laboratoire Transports et Environnement de l'Ifsttar (1).
10 Mar 10:51

Toulouse va se serrer la ceinture

by cwanaverbecq
Lors du débat d'orientation budgétaire, le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a annoncé des mesures drastiques pour rétablir les comptes. Il a notamment annoncé le non-remplacement de tous les départs à la retraite, sauf dans les services des écoles et de la sécurité.
10 Mar 10:50

Notr : la mise en ligne des données publiques pourrait devenir une obligation des communes

10 Mar 10:50

Transports collectifs : les femmes se sentent moins en sécurité que les hommes

10 Mar 10:47

Une société fragilisée par les inégalités

by louis.maurin
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Le modèle social français est parmi les plus performants au monde. Cependant, le "toujours plus" des plus favorisés menace désormais son équilibre. Cet article est l'introduction du premier numéro des Dossiers d'Alternatives économiques, "France, une société qui change", disponible en kiosque ou en ligne.

La France est un des pays où l'on vit le mieux au monde. Depuis quarante ans, notre niveau de vie médian1 a doublé. Cet enrichissement a transformé les conditions de vie de la population. La part des logements sans confort a chuté de 39 % à 1,5 %. Le taux de pauvreté se situe parmi les plus faibles au monde. Tous les ménages ou presque possèdent un téléviseur, un lave-linge, un réfrigérateur et un téléphone portable. Plus de 80 % ont une voiture, qui leur offre une liberté individuelle importante.

Les progrès n'ont pas été que matériels. Le demi-siècle passé a été marqué par l'émancipation des femmes, en marche vers l'égalité dans le travail comme dans le couple. L'insécurité a notablement diminué sur le long terme. La part de jeunes en échec à l'école a été divisée par quatre. L'espérance de vie a gagné dix années et la France figure ainsi parmi les pays où l'on vit le plus longtemps. La famille s'est modernisée : on choisit désormais librement son partenaire dans la vie, la fécondité est bien mieux contrôlée, les relations se sont équilibrées dans le couple comme entre parents et enfants.

Ces avancées sont notamment liées au modèle social français. Souvent critiqué, il a pourtant permis, grâce à un niveau élevé de dépenses publiques, de redistribuer une partie des fruits de la croissance, d'amortir les difficultés pour les plus démunis, d'élever le niveau d'éducation et de soins, de soutenir les familles qui en avaient le plus besoin.

Le business du déclin

Où est le problème ? La France n'est-elle pas gangrenée par l'insécurité, les sans-papiers, les voyous des cités vendeurs de drogue ou l'échec scolaire ? Les commentateurs qui noircissent le tableau à dessein ne manquent pas. Les ouvrages à succès s'enchaînent, qui présentent le déclin inexorable de notre société dans une sorte de frénésie idéologique, où le mythe de l'invasion côtoie la défaite de la pensée des Lumières, le Léviathan étatique l'ogre capitaliste. Vendre du déclin et jouer sur les angoisses rapporte. En particulier chez certains lecteurs plus âgés des couches favorisées, que l'idée de quitter une société en phase terminale rassure peut-être.

Ce n'est pas la seule raison de ce carnaval idéologique. Mettre en évidence l'échec du modèle social français permet de revendiquer un retrait du collectif au profit des intérêts individuels et de faire passer un message subliminal aux masses, en particulier aux plus jeunes : "Vu la situation, contentez-vous de votre sort, n'en réclamez pas plus. Acceptez avec bonne volonté ce CDD à temps partiel à 500 euros par mois." Heureusement, ces jeunes sont plus attentifs à ceux qui leur expliquent que "ça peu chémar", pour reprendre Grand corps malade. Qui leur slame qu'il faut "se battre pour ses idées. Avant de s'en aller. Marquer l'histoire à jamais" (Soprano R.E.DK). Ou qu'on peut "prendre le large" pour "faire passer tous les feux au vert" (Tal).

Des menaces réelles

Nous ne vivons pas pour autant au pays des Bisounours. La petite musique qui invite à se prendre par la main peut heurter les jeunes quand leur réalité quotidienne la contredit. Les menaces qui planent sur l'équilibre social du pays sont pesantes, les tensions palpables. Pour l'essentiel, parce que la répartition des fruits de la croissance au cours des dernières décennies a été trop inégale. Les jeunes, les populations immigrées et les moins qualifiés - ceux-là mêmes qui sont pointés du doigt - ont été pour partie écartés des gains réalisés.

Surtout, la France n'arrive pas à se débarrasser d'un mal qui touche 5 millions d'actifs : le chômage. Si les cadres en sont en grande partie relativement préservés, plus de 20 % des ouvriers non qualifiés sont touchés. La césure n'est pas que hiérarchique : les actifs dans leur grande majorité demeurent protégés de la crise, soit par leur statut d'emploi, soit par leur niveau de diplôme. Une France populaire et peu diplômée, salariée ou non, porte la charge des "ajustements". Elle doit faire oeuvre de toujours plus de flexibilité. La France favorisée a besoin de main-d'oeuvre pour la servir, pour son ménage ou pour être au travail, afin qu'elle puisse faire ses courses le dimanche.

A l'école, un fossé sépare le discours égalitaire et l'expérience que vivent des familles non diplômées. Notre modèle scolaire est loin d'être le plus mauvais et le plus inégalitaire, contrairement à ce qui est affirmé, mais il demeure taillé pour les plus favorisés, qui s'accrochent à sa conservation. Des résistances tenaces bloquent depuis longtemps toute réforme qui agirait en profondeur sur l'organisation de l'école et la façon dont les contenus sont enseignés.

Après avoir crié à l'abandon de la France périphérique, périurbaine et rurale, on a redécouvert les cités. Il aura fallu les attentats de janvier pour que réapparaissent dans l'agenda médiatique les difficultés des quartiers populaires. Hormis une poignée d'immeubles, les cités de banlieue n'ont rien de "ghettos". Si les pauvres y sont surreprésentés, les catégories sociales continuent de se mélanger géographiquement. Chez nous, l'entre-soi, choisi, est d'abord celui des plus aisés.

Les populations des quartiers populaires ne sont donc pas victimes d'un "apartheid" organisé, mais d'un phénomène de relégation sociale. Il n'empêche : dans un certain nombre de lieux, en dépit des efforts de rénovation, la crise est là, avec des taux de chômage et de pauvreté trois fois supérieurs à la moyenne nationale.

Une partie des avancées réalisées dans notre pays ont été chèrement payées. Les femmes peuvent désormais mettre fin à une union, un choix qui a longtemps été réservé aux hommes. Mais le nombre de familles monoparentales progresse, et pour les conjointes des milieux populaires, la séparation est souvent synonyme de difficultés financières. Au travail, l'égalité entre hommes et femmes se réalise le plus souvent par le bas. La cooptation masculine opère toujours et les femmes n'accèdent qu'au compte-gouttes aux postes à responsabilité. Dans le domaine du logement, la hausse des loyers a permis aux propriétaires bailleurs de s'enrichir sur le dos des locataires, notamment des jeunes.

Un coût environnemental

Enfin, les progrès réalisés dans le domaine de la consommation et de l'équipement des ménages ont été acquis avec un aveuglement complet par rapport au sort des générations futures. Ils laissent derrière eux un cortège de nuisances environnementales et l'épuisement de ressources non renouvelables, qui compromettent l'avenir même de notre société.

En dépit de ces attaques, le modèle social français soutient, de loin, la comparaison avec celui des autres pays. Jusqu'où ? Les niveaux de vie stagnent depuis sept ans. Du jamais vu. La progression du nombre de demandeurs d'emploi dans les années récentes (+ 2 millions entre 2008 et 2015, selon Pôle emploi) est sans équivalent. La "stagnation" du pouvoir d'achat est un leurre. Les pertes des uns compensent les gains des autres. Les plus aisés continuent de s'enrichir, mais, fait nouveau, les catégories populaires décrochent.

Les fractures qui traversent la société française ne passent pas entre une masse de pauvres et une poignée de millionnaires. Une large partie des couches aisées, rebaptisées "moyennes supérieures", vit confortablement. A partir de 3 000 euros de revenus par personne, on entre dans le club des 10 % du haut de l'échelle des revenus, et à bac + 3, on est déjà parmi les 15 % les plus diplômés. Les préoccupations de ces catégories aisées sont aujourd'hui leurs prochains congés, l'école de leurs enfants et de mener une vie saine.

Boucs émissaires

Et face à la crise, la démagogie va bon train. Les immigrés des cités sont désignés comme nouvelles "classes dangereuses". Et les pauvres parmi les pauvres sont stigmatisés comme des "assistés" parce qu'ils "bénéficient" d'un minimum social égal à la moitié du seuil de pauvreté. De même, si la dénonciation de l'enrichissement extrême est légitime, elle permet aussi à certains de s'enrichir à l'abri, en désignant à la vindicte populaire une toute petite frange de super-aisés. Cette démagogie, alimentée par les sondages, ne fait que nourrir le sentiment d'impuissance du politique et les discours de rejet. Seul un discours sur un effort collectif partagé, qui légitime en retour l'action collective, pourrait éviter la montée des tensions dans notre société.

Louis Maurin

Article extrait de : Les Dossiers d'Alternatives Economiques n° 001 - février 2015. Commander ce dossier.

  • 1. Selon lequel la moitié des ménages gagnent plus et l'autre moitié gagnent moins. Après inflation.
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