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26 Mar 11:16

Rouen : les chefs d’entreprises de Haute-Normandie manifestent leur colère

by Didier Meunier

Des chefs d’entreprises de Haute-Normandie, membres de l’association « sauvons nos entreprises », protestent ce lundi 23 mars, à Rouen. Ils ont mené ce matin une opération escargot sur la Sud III puis se sont dirigés vers la Chambre des métiers, l’URSSAF et le Trésor Public. 

23 Mar 11:52

Le Sénat adopte sans difficulté le projet de loi Vieillissement et apporte d'ultimes aménagements

23 Mar 11:52

Lutte contre l'isolement : les bailleurs s'y mettent aussi

23 Mar 11:52

Transport : l'ombre de Google plane sur l'ouverture des données

by Shahinez Benabed
Un rapport portant sur l'ouverture des données dans le secteur des transports de voyageurs a été remis le 12 mars 2015 à Alain Vidalies, secrétaire d'État en charge des Transports. Le document, bien reçu par nombre d'acteurs du secteur, défend l'idée d'une démarche open data par étapes et régulée.
23 Mar 11:52

Obs'y : “des données puissantes” pour la métropole - Place Gre'net


Place Gre'net

Obs'y : “des données puissantes” pour la métropole
Place Gre'net
Essentiellement présents dans la salle, en effet, des techniciens travaillant dans les dix institutions partenaires de l'Obs'y : Caisse d'allocations familiales (Caf), Agence d'urbanisme de la région grenobloise (Aurg), Conseil général de l'Isère ...

23 Mar 11:52

Fabius souhaite que l'on parle de Jeanne d'Arc comme l'«héroïne ... - Libération


Libération

Fabius souhaite que l'on parle de Jeanne d'Arc comme l'«héroïne ...
Libération
Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a souhaité que l'on présente désormais aussi Jeanne d'Arc comme «l'héroïne de Rouen» en inaugurant vendredi dans la cité normande l'Historial qui lui est consacré. «On dit toujours: +la Pucelle ...
Un Historial à Rouen fait renaître Jeanne d'Arc de ses cendresCentre Presse Aveyron

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23 Mar 11:52

Quartier Blin & Blin, un coup de neuf qui ne fait pas de mal - Le Journal d'Elbeuf


Quartier Blin & Blin, un coup de neuf qui ne fait pas de mal
Le Journal d'Elbeuf
Inscrit au patrimoine historique de la ville d'Elbeuf, le quartier Blin & Blin était auparavant, une usine de draperie qui a été transformé depuis en logements. En 2012, une décision a été prise par la mairie d'Elbeuf et Habitat 76, ce quartier ...

23 Mar 11:43

Rouen réhabilite une deuxième fois Jeanne d’Arc en ouvrant un Historial

Un Historial Jeanne d’Arc, financé et géré par la métropole de Rouen, ouvre au public à partir de ce samedi et va devenir le plus grand lieu de mémoire - et de tourisme - consacré en France à l’héroïne mythique. Le lieu, qui a été inauguré hier, a été construit après d’importants travaux, derrière la cathédrale de Rouen, au sein de l’archevêché où subsistent des vestiges de la salle du tribunal ecclésiastique où Jeanne d’Arc fut réhabilitée, 25 ans après avoir été condamnée à être brûlée vive en 1431 pour hérésie.

Contrairement à Orléans, qui fête la Pucelle depuis qu’elle a bouté les Anglais hors de ses murs, le 8 mai 1429, Rouen - qui n’a connu d’elle que les cachots et le bûcher - avait toujours été mal à l’aise dans la célébration du souvenir de cette jeune fille de 19 ans. « Alors que le monde entier associe Jeanne à Rouen, il a pourtant fallu attendre 1928 pour que soit créé en son hommage un monument urbain - d’ailleurs modeste - sur la place du Vieux Marché, après des décennies de polémiques », a d’ailleurs écrit dans le bulletin diocésain Laurent Fabius, ancien président de l’agglomération rouennaise et initiateur de l’Historial.

À la fin des années 70, il y a bien eu l’édification de l’église Sainte-Jeanne d’Arc, dont l’architecture audacieuse restructure la place du Vieux marché, après le déménagement des halles. Mais c’était avant tout une opération de rénovation urbaine et non la création d’un lieu entièrement dédié à l’héroïne.

L’Historial, ce sont 1 000 m2 de salles médiévales, cryptes, anciennes cuisines et autres combles, dans lesquelles le visiteur se voit proposer un parcours scénographique sur cinq niveaux, conçu par l’agence parisienne Farrell.

S’appuyant sur les conseils d’un comité scientifique regroupant la plupart des spécialistes de « Johanne », le lieu fait « parler » les murs à l’aide d’images en 3D d’une vingtaine d’acteurs jouant des témoins du procès posthume. « Nous n’inventons rien, les sources sont les minutes du procès de réhabilitation », assure la scénographe Clémence Farrell.

«Figure de victoire mais aussi de pitié»

Après le parcours multimédia, le visiteur est dirigé vers la « mythothèque » où il peut se renseigner à sa guise sur l’abondante historiographie consacrée à l’héroïne, au moyen de bornes de consultation.

L’Historial entend fournir aux 100 à 150 000 visiteurs attendus par an les clés pour se forger une opinion. « En nous lançant dans ce projet, nous voulions faire l’histoire de Jeanne et l’histoire de l’histoire de Jeanne, a rappelé hier Laurent Fabius. C’est un appel à la réflexion. » Et de reprendre l’une des phrases du discours prononcé à Rouen par André Malraux le 31 mai 1964 : « Jeanne est la seule figure de victoire qui soit aussi une figure de pitié. »

Mais comme tout a recommencé un jour de mars 2012 dans le bureau de Mgr Descubes, comment ne pas retenir les mots d’un homme d’église toujours aussi éclairé : « Jeanne d’Arc n’appartient à personne ou plutôt à tous à condition d’être vrai avec son histoire. Les ambitions et les compromissions d’hommes d’église et de l’Université de Paris sont à l’origine d’un procès inique dont les délibérations se tinrent en ce lieu. Mais ce sont aussi, dès 1456, le pouvoir politique de l’époque et l’Église qui en prononcent ici la nullité (...) Annexer Dieu à son camp est une tentation sans cesse renaissante. » Jeanne d’Arc revit à Rouen. Et c’est tant mieux. Car comme l’a glissé Sir Peter Ricketts, l’ambassadeur du Royaume-Uni en France avant de filer à l’anglaise, « les mêmes pratiques odieuses sont revenues près de 600 ans plus tard avec Daech ».

T.R. (avec AFP)

Historial Jeanne d’Arc, 7 rue Saint-Romain, à Rouen ; tarifs : 9,50 € et 6,50 € (réduit) ; plus d’infos sur www.historial-jeannedarc.fr ; tel. 02 35 52 48 00.

23 Mar 11:42

L’architecte Jacques Ferrier présente le futur siège de la Métropole Rouen Normandie au public

L’amphi 300 de la faculté de droit avenue Pasteur est quasi complet. En ce mercredi soir, quelques étudiants - en architecture, surtout - mais également des habitants des quartiers ouest, des entreprises, de simples curieux... Le hangar 108, thème de la conférence organisée dans le cadre du Mois de l’architecture, interpelle. Jugé disproportionné et mégalo par l’opposition, le futur siège de la Métropole Rouen Normandie qui doit réunir, en un seul et même bâtiment estimé à 25 millions d’euros, les services de l’intercommunalité, ne fait pas que des heureux.

Mais ce soir-là, en l’absence de Frédéric Sanchez, dont la venue était annoncée puis annulée, il n’est question que d’architecture. Et de ce côté-là, alors que certains regards fixent avec véhémence la colossale silhouette du Panorama XXL visible depuis les fenêtres de l’amphi, la proposition faite par le cabinet de Jacques Ferrier est plutôt accueillie avec enthousiasme. « Lorsque l’on est face à un bâtiment symbolique comme celui-ci, les architectes ont tendance à répondre par des gesticulations, des gestes formels qui visent à attirer l’attention, estime Jacques Ferrier. Nous, on répond que le singulier, on le trouve sur place. »

Hommage aux impressionnistes

L’architecte dit s’être inspiré de la Seine et des hangars pour donner naissance à ces deux navires renversés, eux-mêmes protégés par une double enveloppe. Sur la façade sud, 1 400 m² de panneaux photovoltaïques seront installés. Sur la façade nord, l’équipe souhaite faire écho aux impressionnistes en imaginant une peau de verre dichroïque, qui réfracte et irise la lumière. L’équipement, long de 98 m et haut de 28 m, sera certifié Passivhaus (construction très basse consommation). L’entrée principale se fera depuis le quartier Flaubert et une terrasse, accessible uniquement sur « invitation », offrira un point de vue inédit sur Rouen et le fleuve.

La présentation semble convaincre le public. À l’exception d’un étudiant, sceptique quant à l’acoustique en temps de pluie. « Cela a été vérifié. L’inclinaison des façades casse notamment cet effet tambour », rétorque Jacques Ferrier. À demi amusé, le jeune homme persiste : « J’ai une fenêtre de toit dans mon studio de 20 m² et quand il pleut le bruit est insupportable... Et il pleut souvent en Normandie ! » Les 350 personnes qui devraient y travailler quotidiennement d’ici 2018 sont prévenues.

Céline Bruet

c.bruet@presse-normande.com

23 Mar 11:37

Les travaux du premier immeuble du pôle santé lancés à Rouen - Batiactu


Batiactu

Les travaux du premier immeuble du pôle santé lancés à Rouen
Batiactu
Le futur Pôle Innovation Santé de la ville de Rouen vient de lancer le chantier de l'immeuble Seine Biopolis III. Conçu par le cabinet d'architecture Artefact, le bâtiment se décompose en deux entités modulables et éclairées qui abriteront ...
Bureau : Rouen : le chantier de Seine Biopolis III débuteBusiness Immo
Rouen Innovation Santé : Seine Biopolis III sera livré en 2016Normandinamik
Pose de la première pierre de "Seine Biopolis III", à RouenImmoweek
Tendance Ouest
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23 Mar 11:36

Le déménagement de France 3 sur les quais de Rouen remis en question

Si souvent taxés de lenteur, les élus ne sont-ils pas pour une fois allés un peu vite en besogne en retenant France 3 Haute-Normandie pour occuper le futur hangar 11, sur les quais de Rouen ? Dans le jury, ni la Métropole, ni la Ville, ni la CCI, ni le Port, ne semblent avoir pris le temps de consulter le contrat de plan État-Région où s’inscrit pourtant l’éventualité d’un tunnel sous la Seine, en lien avec la future gare de Rouen, rive gauche. Pas même France Télévision n’a pensé à aller voir de plus près les grands chantiers en projet aux abords des quais, compatibles ou pas avec son activité. N’est-ce pas pourtant le b.a.-ba de tout nouvel habitant que d’aller vérifier qu’une autoroute ne va pas se construire sous ses fenêtres ?

Ce tunnel n’est qu’une des hypothèses avancées pour faire franchir la Seine à la future liaison ferrée baptisée Ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN). Elle est la plus coûteuse et donc, a priori, celle qui présente la plus faible probabilité d’être choisie. Mais elle est celle qui risque d’empêcher le déménagement de France 3, espace des Marégraphes.

Décision dans 6 mois

France Télévision, apprenant il y a quelques semaines à peine l’éventualité du tunnel, hésite aujourd’hui à investir une dizaine de millions d’euros dans un bâtiment victime de vibrations à chaque passage de train, même si cela doit se passer dans dix ou quinze ans. Le groupe France Télévision n’a pas manifesté de désengagement à ce jour (lire ci-dessous). Mais il est clair que le projet reste en stand-by tant qu’il s’avère techniquement impossible de faire cohabiter les activités de France 3 avec celle de la SNCF.

Aussi essentiel soit-il pour l’entreprise, le déménagement de France 3 ne pèse pas lourd face à l’enjeu de la future gare et la liaison Paris-Le Havre dont le gouvernement a fait une priorité. Et si le couac du jour génère quelques crispations c’est que l’affaire semblait entendue. Le président de France Télévision, Rémy Pflimlin n’est-il pas venu himself se féliciter de ce déménagement il y a tout juste un an ? Après « 12 ou 13 ans », précisait-il, France 3 avait enfin trouvé l’emplacement idéal, 2 500 m² contre 2 100 m² aujourd’hui à Saint-Sever. « Une opportunité formidable », déclarait le président Pflimlin après avoir soufflé le Hangar 11 au nez et à la barbe de Unibail-Rodamco. Une belle claque pour les patrons des Docks 76 et du centre commercial Saint-Sever qui, dit-on, a coûté sa place au directeur du centre... Et une claque aujourd’hui au groupe hollandais Wereldhave qui a racheté les Docks 76 et le centre commercial de Saint-Sever en octobre 2014 espérant le développer sur l’emplacement de France 3. L’envie étant de créer enfin une façade digne de ce nom au niveau de l’entrée qui fait face à la station de métro.

P.B.

p.bertrand@presse-normande.com

À savoir

Le concours d’architecte et l’appel d’offres européen pour la construction du hangar 11 aurait dû être lancés en début d’année et déjà le bâtiment aurait dû être visible pour une installation sur les quais que France Télévision avait estimé envisageable en 2017.

Le Hangar 11, reconstruit, marquera la fin des attributions des quais de l’espace des Marégraphes, en amont du pont Flaubert.

Le prochain hangar livré, dédié aux loisirs, sera le n°9 où s’installera le Crooner (boîte de nuit), un bowling et un laser tag.

« Nous continuons d’avancer »

Délégué régional de France 3 Haute-Normandie, Stéphane Gaillard relaie ici la position de France Télévision.

Des solutions sont-elles envisageables ?

Stéphane Gaillard : « Nous cherchons des solutions comme par exemple déplacer le bâtiment de quelques mètres pour sortir du faisceau du tunnel. Cela suffirait à éviter les nuisances causées par les vibrations. Si ce n’est pas possible, il peut aussi être envisagé de trouver un autre emplacement sur les quais. Des discussions sont toujours en cours avec la Ville de Rouen. La balle est dans son camp. »

Une date butoir a-t-elle été donnée par le port ?

« Pour le moment, il n’y a pas péril. Si le retard reste de 4 ou 5 mois, ce n’est pas un problème. Le budget a été voté l’an dernier et pour notre direction ce projet reste prioritaire même si par précaution, nous ne pouvons pas nous engager sans prendre en compte ces difficultés liées au tunnel. Au final, c’est notre conseil d’administration qui décidera. »

Si le déménagement ne devait pas se faire, y aurait-il des conséquences sur la présence de France 3 à Rouen ?

« Ce n’est vraiment pas la question. Pour le moment, nous parlons d’un retard de quelques mois et de l’étude de solutions. Nous, nous travaillons sur le déménagement. Les consultations en interne ont commencé... Nous continuons d’avancer ».

23 Mar 11:29

[Tribune] Pollution de l’air en Normandie, les écologistes s’alarment

by La Rédaction

 

Dans l'après-midi du mercredi 18 mars 2015, Air Normand prévoyait un très important épisode de pollution. (Document Air Normand)
Dans l'après-midi du mercredi 18 mars 2015, Air Normand prévoyait un très important épisode de pollution. (Document Air Normand)

La Normandie était en orange, dimanche 15 et lundi 16 mars 2015. Air Normand, qui mesure la qualité de l’air en Normandie, a même fait virer sa carte au rouge, mardi 17 et mercredi 18 mars. Un important épisode de pollution aux particules fines s’est installé sur la Normandie. Le seul réglementaire, de 50 µg/m3, est largement dépassé puisque des taux de 120 µg/m3 ont été mesurés dans l’agglomération de Rouen.

> LIRE AUSSI : Pollution de l’air en Normandie : encore une journée dans le rouge

Mercredi 18 mars 2015, alors qu’Air Normand assure que l’épisode de pollution devrait s’éloigner de la Normandie dès le jeudi 19 mars, les élus écologistes (groupe Europe Écologie-Les Verts) à la Région Haute-Normandie réagissent. Tribune.

« Pollution aux particules fines : le silence qui tue »

Depuis dimanche 15 mars, la Normandie subit à nouveau un important épisode de pollution de l’air aux particules fines. En Seine-Maritime et dans l’Eure, le seuil d’information et de recommandation est franchi depuis quatre jours. Le seuil réglementaire de 50 ug/m3 est, encore une fois, largement dépassé, puisqu’il était aujourd’hui par exemple à Grand-Couronne, près de Rouen, de plus de 120 à 11h.
Ces épisodes de pollution extrêmes ont de graves conséquences sur la santé : insuffisances respiratoires, allergies, mais surtout à long terme cancers et maladies vasculaires, les particules fines étant classées par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) comme cancérigènes certains. Une étude récente montre ainsi qu’elles sont responsables de plus de 100 décès prématurés par an dans chacune des agglomérations de Rouen et du Havre.

« Aucune mesure d’urgence n’a encore été prise »

Et pourtant, à ce jour, face à cette situation, les autorités sont atones. Aucune mesure d’urgence n’a encore été prise pour réduire le niveau de pollution et préserver la santé des personnes les plus fragiles. Pourtant, l’arrêté interdépartemental du 16 janvier 2012, dans son article 7, autorise le préfet à prendre toute une série de mesures concrètes, et notamment les seules mesures réellement efficaces à court terme que sont les restrictions de circulation, comme il avait fini par le faire lors de l’épisode intense de pollution atmosphérique l’an dernier, pour la première fois !
Il est incroyable, alors que les graves problèmes de santé publique provoqués par cette pollution sont connus de tous, que l’on puisse encore assister à quatre journées consécutives de dépassement des seuils, sans que rien de concret ne soit entrepris dans notre région.

« Mettre en œuvre une pollu-taxe »

Les élus écologistes de la Région Haute-Normandie déplorent que les mesures suivantes ne soient pas systématiquement mises en œuvre au plus vite dès le début des épisodes de pollution :

• La mise en place de la circulation alternée,
• Des limitations de la vitesse obligatoires sur les principaux axes routiers,
• La mise en place d’itinéraires alternatifs pour fermer l’accès aux cœurs d’agglomérations aux poids-lourds de transit,
• Ainsi que la gratuité temporaire des transports collectifs urbains dans les principales agglomérations touchées (notamment celles de Rouen et du Havre).

Enfin, à plus long terme, il est temps d’assumer une réelle action écologiste qui met en œuvre des solutions concrètes, avec le remplacement progressif des véhicules diesel, le développement du fret ferroviaire et fluvial, la taxation des grands axes routiers pour les transports de marchandises, la mise en œuvre d’une « pollu-taxe » pour fiscaliser les nuisances environnementales, le développement des transports collectifs, des modes actifs de déplacement (marche, vélo), et des parkings-relais, les aides à l’amélioration de l’habitat et des dispositifs de chauffage, la limitation des épandages de pesticides et d’engrais chimiques, ainsi que l’amélioration des dispositifs de dépoussiérage industriels, formant un ensemble de mesures complémentaires permettant de s’attaquer efficacement aux racines de cette pollution.

Pour le groupe Europe Écologie-Les Verts de Haute-Normandie
David Cormand (président du groupe)

23 Mar 11:29

[Économie] Près d’Évreux, une nouvelle plateforme logistique et 150 emplois

by Timothée L'Angevin

150 emplois seront à pourvoir dans la nouvelle plateforme d'ADS d'ici fin 2016 (Photo d'illustration : le Pays d'Auge)
150 emplois seront à pourvoir dans la nouvelle plateforme d'ADS d'ici fin 2016. (Photo d'illustration : le Pays d'Auge)

Alpha Direct Service (ADS) a inauguré, jeudi 19 mars 2015, sa nouvelle plateforme logistique à Guichainville, près d’Evreux (Eure). Filiale du Japonais Rakuten, numéro trois mondial de e-commerce qui possède entre autres PriceMinister, ADS a regroupé ses trois unités situées à Normanville et Gravigny sur un site flambant neuf dans lequel l’entreprise a investi 30 millions d’euros. Étendu sur 36 000 mètres carrés, ce site ouvrira dans quelques mois.
Côté emploi, cette annonce est bienvenue dans l’agglomération : 150 embauches sont prévues d’ici fin 2016, ce qui portera l’effectif de la plateforme à 300 salariés. L’entreprise, dont le siège est situé à Beauvais (Oise), emploie 600 personnes pour un chiffre d’affaires de 75 millions d’euros en 2014.

« Compétences du personnel local »

Stéphane Voisvenel, directeur du site normand, explique pourquoi ADS s’implante à proximité d’Évreux :

Les dirigeants sont très satisfaits des compétences du personnel local. De plus, l’agglomération nous offre une situation géographique très intéressante, au même titre que l’Île-de-France, les contraintes de circulation en mois. Et à terme, nous serons amenés à nous développer sur l’axe Le Havre (Seine-Maritime) Paris. »

La plateforme, qui prépare entre 50 000 et 80 000 colis par jour, compte mécaniser son process avec une solution développée en interne. Baptisée « Cendrillon » la machine géante permettra de préparer et stocker les commandes de manière totalement automatisée. « Les volumes seront sûrement multipliés par deux ou trois dans les prochaines années », assure Stéphane Voisvenel.

23 Mar 11:28

Le CHU de Rouen bientôt sans aéroport de proximité ? Polémique

by Isabelle Villy

L'aéroport de Rouen Boos accueille des avions sanitaires, qui apporte ou emmène des organes pour la transplantation (Photo DR)
L'aéroport de Rouen Boos accueille des avions sanitaires, qui apportent ou emmènent des organes pour la transplantation (Photo DR)

Entre 15 et 20 transplantations de greffons cardiaques par an, cela peut sembler peu… sauf qu’en termes de vies humaines, cela n’a pas de prix.  Le service de chirurgie cardiaque du CHU de Rouen (Seine-Maritime) du professeur Jean-Paul Bessou se refuse évidemment, pour sa part, à se livrer à ce genre de calculs, d’autant que la mission première des médecins reste évidemment de sauver des vies. Et pour mener à bien cette mission, un des maillons essentiels pour ce service, c’est l’aéroport : c’est ici, en effet, qu’arrivent les greffons cardiaques et autres organes qui sont implantés à Rouen, mais c’est aussi de là que partent des organes, prélevés au CHU, pour aller vers d’autres régions. Sans aéroport, les conditions réunies pour permettre une transplantation avec des chances optimales de succès, pourraient être compromises.

Délai de 4 à 6 heures pour la réimplantation

Nous sommes le seul service de chirurgie cardiaque de Haute-Normandie, pour une population de 1,8 million de personnes : le service fonctionne 24h sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an », explique à Normandie-actu le professeur Jean-Paul Bessou, qui précise que « 800 interventions à cœur ouvert sont pratiquées chaque année à Rouen, parmi lesquelles, 15 à 20 transplantations cardiaques ». Le service comporte trois salles d’opération et 27 lits d’hospitalisation post-opératoire. L’équipe est composée de cinq chirurgiens seniors, trois cardiologues, qui travaillent avec sept médecins anesthésistes.

Et c’est essentiellement dans le cadre de la transplantation cardiaque que l’aéroport revêt un caractère essentiel : « Quand on réalise un greffon cardiaque, le délai est entre 4 et 6 heures pour une réimplantation dans des conditions de sécurité satisfaisantes », poursuit le professeur. Au-delà, les chances de réussite sont de moins en moins importantes. Et il constate que si l’aéroport de Rouen Boos devait fermer, la durée de transport des greffons augmenterait s’il fallait aller les chercher à Deauville (Basse-Normandie). Conséquence : les transplantations pourraient avoir moins de chance de succès.

Des projets remis en cause ?

Mais c’est aussi l’avenir qui est en jeu : « un dossier est à l’étude, au CHU, pour faire de la transplantation pulmonaire, ce qui ferait de Rouen, un centre interrégional, non seulement pour la Haute et la Basse-Normandie, mais également pour la Picardie », indique le professeur Bessou. Si l’aéroport ferme, le professeur craint que ce projet ne tombe à l’eau. « Nous n’avons été, pour notre part, informés de ce projet de fermeture qu’il y a trois ou quatre mois. Nous avons immédiatement alerté la direction du CHU. En tout cas, sauf erreur, il me semble que le CHU de Rouen serait alors le seul en France, à ne pas disposer d’un aéroport de proximité », constate le professeur Besson.

Intense activité pour le 1er trimestre 2015

Au-delà de la seule chirurgie cardiaque, d’autres transferts d’organes, prélevés à Rouen, sont réalisés par avion. En 2014, 6 poumons, 6 cœurs, 11 foies et 2 pancréas sont partis vers d’autres régions depuis l’aéroport. Et, en 2015, l’activité semble déjà encore plus intense, puisque pour ce seul premier trimestre, ce sont déjà 3 poumons, 4 cœurs, 10 foies et 2 pancréas qui ont été transférés via l’aéroport de Rouen, auxquels il faut ajouter 15 greffons cardiaques, importés d’autres régions et implantés à Rouen.
Enfin, autre aspect sur lequel les tenants d’un maintien de l’aéroport sont tentés d’insister : l’hélicoptère du SAMU, qui vient ici, se ravitailler en carburant. Qu’en sera-t-il s’il doit effectivement effectuer le trajet jusqu’à l’aéroport de Deauville ?

23 Mar 11:27

Tout savoir sur l’Historial Jeanne d’Arc, à Rouen, nouvel équipement culturel

by La Rédaction

L'Historial propose un parcours scénographique retraçant la vie de Jeanne d'Arc et racontant les mythes qui ont suivi. (photo André Morelle)
L'Historial propose un parcours scénographique retraçant la vie de Jeanne d'Arc et les mythes qui ont suivi. (Photo : André Morelle)

Rouen (Seine-Maritime). « Le grand jour est arrivé. Après quatre ans d’efforts, l’Historial Jeanne d’Arc ouvre ses portes au public », s’est félicité Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie, jeudi 19 mars 2015, en recevant la presse écrite, les radios et les télévisions de France, Autriche, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Allemagne, et bientôt du Japon. » Une confirmation – s’il en fallait une – que le personnage de Jeanne d’Arc intéresse bien au-delà de la France.

Au cœur de l’Archevêché, un patrimoine exceptionnel

L’Historial, c’est la réhabilitation du domaine patrimonial exceptionnel de l’Archevêché, rue Saint-Romain, un parcours scénographique et trois espaces dédiés au mythe Jeanne d’Arc, la « mythothèque » voulue par Laurent Fabius alors qu’il portait ce projet ambitieux en 2011. Il était à cette époque président de la Crea, la Communauté d’agglomération de Rouen.
La visite conçue pour tout type de public dure exactement 1 heure et 15 minutes, avec un départ de groupe de 25 personnes toutes les 15 minutes. Les commentaires sont disponibles en six langues.

Un travail minutieux avec les historiens

Clémence Farrell, la scénographe, l’assure :

Tous les dialogues enregistrés par des comédiens ont été vérifiés par un conseil scientifique composé d’historiens incontestés. Ils ont été écrits sur la base des minutes du second procès, le procès de réhabilitation en 1456, puis validés. Une fois choisie, notre agence a travaillé pendant 18 mois pour préparer les 10 salles, mettre en place le matériel technique performant en respectant à tout prix le bâtiment historique, la crypte gothique du XIIIe siècle, l’ancien office du XVe ou encore la chapelle d’Aubigné.

10, 6 millions d’euros et de grandes ambitions

De son côté, le président de la Métropole de Rouen, Frédéric Sanchez, affiche haut et fort les ambitions et espoirs placés dans ce nouvel équipement.

Cet Historial est à partir de ce jour le plus grand lieu dédié à la mémoire de notre héroïne d’envergure internationale, n’hésite pas à avancer le président de la Métropole. Il en aura coûté 10,6 millions euros dont 8,6 pour le chantier patrimonial. Réalisation ambitieuse pour Métropole ambitieuse. Nous espérons accueillir 150 à 300 000 visiteurs par an. Ce serait un magnifique succès. L’Historial va s’intégrer d’ici 4 ans dans un parcours aménagé à travers la ville qui passera par  l’abbatiale Saint-Ouen, le Donjon et la place rénovée du Vieux-Marché. J’indique que dans un an, quai rive droite, le Panorama XXL qui a accueilli 50 000 personnes depuis son ouverture en décembre dernier, proposera de découvrir Rouen à l’époque médiévale, Rouen gothique.

Face à l’entrée de l’Historial et à l’incontournable boutique de souvenirs, au bout de la galerie, on peut lire l’hommage resté célèbre d’André Malraux à la Pucelle : «  O Jeanne sans sépulcre et sans portrait, toi qui savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants… »

De notre correspondant
André Morelle

  • Infos pratiques :
    Historial Jeanne d’Arc, rue Saint-Romain, à Rouen (Seine-Maritime). Ouverture samedi 21 mars 2015.
    Tarif plein : 9,50 euros. Tarif réduit : 6,50 euros. Tarif « Tribu » à 26 euros pour 4 personnes comprenant deux entrées adultes et 2 entrées moins de 18 ans.  
    Horaires : jusqu’au 31 mai, et à partir du 1er octobre : du mardi au dimanche de 9h45 à 19h45 (départ de la dernière visite à 18h) ; du 1er juin au 30 septembre : mardi, mercredi, jeudi, vendredi de 9h45 à 19h45 (départ de la dernière visite à 18h) et samedi et dimanche de 9h45 à 20h45 (départ de la dernière visite à 19h).
    Réservation fortement recommandée.
23 Mar 11:22

Les dépenses énergétiques pèsent fortement sur les revenus d'un quart des ménages haut-normands

Jean-Philippe Caritg, Caroline Levouin, Cédric Mureau (Insee), Erwan Pouliquen (Dreal)

Résumé

En Haute-Normandie, près de 200 000 ménages consacrent une part élevée de leurs revenus aux dépenses énergétiques de leur logement ou aux dépenses de carburant. Plus d’un ménage sur quatre peut ainsi être considéré en situation de vulnérabilité énergétique.

La vulnérabilité diffère selon le territoire et selon la catégorie de dépenses. Les personnes seules, retraitées ou sans activité professionnelle, et les moins de 30 ans sont plus souvent vulnérables au regard des dépenses liées au logement. La vulnérabilité liée aux déplacements augmente avec la distance aux pôles et touche plus particulièrement les classes moyennes et les jeunes. Environ 18 000 ménages éprouvent des difficultés face aux deux types de dépenses, 2,3 % des ménages de la région.

Sommaire

Publication

La précarité énergétique constitue un sujet de société qui recouvre à la fois une dimension sociale et une dimension écologique. La loi « Grenelle II » du 12 juillet 2010 donne, pour la première fois, la définition sous l’angle du logement d’une personne en précarité énergétique (cf. définitions).

Dans cette étude, la notion de vulnérabilité énergétique est abordée sous deux composantes : la première liée aux dépenses de chauffage du logement, la seconde liée aux déplacements en voiture pour aller au travail, faire des achats ou accéder à certains services (cf. méthodologie).

194 500 ménages consacrent plus de 8 % de leur revenu aux dépenses énergétiques de leur logement ou 4,5 % aux dépenses en carburant. Ainsi, plus d’un ménage haut-normand sur quatre est en situation de vulnérabilité énergétique, ce qui place la région au 13e rang des 22 régions françaises (Figure 1).

Figure 1 - La Haute-Normandie au 13e rang des 22 régions pour la part des ménages vulnérables

Figure 1 - La Haute-Normandie au 13e rang des 22 régions pour la part des ménages vulnérables

Sources : Insee, recensement de la population, enquête sur les revenus fiscaux et sociaux et revenus disponibles localisés de 2008 ; SOeS ; Anah

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129 200 ménages dépensent plus de 8 % de leur revenu pour les factures de chauffage

Les ménages haut-normands dépensent en moyenne 1 415 euros par an afin de s’acquitter de leurs factures énergétiques (Tableau 1), soit 165 euros de plus qu’au niveau métropolitain. Ils paraissent plus exposés à la vulnérabilité énergétique liée au logement qu’en moyenne : 14,6 % des ménages métropolitains sont considérés comme vulnérables, contre 16,9 % en Haute-Normandie. Ainsi, la région se place au 12e rang des 22 régions françaises pour la part de ménages vulnérables.

Les 129 200 ménages vulnérables haut-normands représentent un total de 213 400 personnes, dont 26 100 enfants de moins de 14 ans.

Tableau 1 - Un ménage haut-normand dépense en moyenne 1415 € par an pour se chauffer - Dépense moyenne des ménages (€/an) selon la surface du logement et l'année de construction
Année construction Surface (m²)
< 25 25 à 40 40 à 70 70 à 100 100 à 150 > 150 Ensemble
(1) Immeuble en cours de construction, partiellement habité
Sources : Insee, recensement de la population ; modèle Anah corrigé des données climatiques (SOeS)
Avant 1949 421 778 1 169 1 837 2 629 3 861 1 857
De 1949 à 1974 379 654 973 1 669 2 426 3 836 1 482
De 1975 à 1981 236 439 680 1 042 1 386 1 952 1 039
De 1982 à 1989 227 397 617 978 1 375 1 932 1 042
De 1990 à 1998 220 381 627 978 1 419 2 060 1 028
De 1999 à 2003 243 412 642 922 1 258 1 710 1 008
Depuis 2004 223 418 631 935 1 240 1 604 995
En cours de construction (1) 182 427 568 804 1 063 1 780 933
Ensemble 340 627 938 1 424 1 934 3 026 1 415

Les ménages à faible revenu sont, en toute logique, les plus touchés. Ainsi, 30 % des ménages vulnérables ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté (fixé à 900 euros mensuels) et 40 % un revenu entre le seuil de pauvreté et 1,5 fois ce seuil.

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La surface et l’ancienneté du logement influent fortement sur la dépense énergétique

La vulnérabilité énergétique liée au logement dépend en premier lieu du revenu (plus le ménage a un revenu faible et plus la part de son revenu consacré au chauffage peut s’avérer élevée) et du climat, plus rude dans le nord du Pays.

Les caractéristiques et l’état du parc de logements influent également sur la dépense énergétique. Plus le logement est grand, plus les dépenses en chauffage sont élevées (Tableau 1). À surface égale, une maison coûte plus cher à chauffer qu’un appartement. Ainsi, chauffer une maison de 70 à 100 m² coûte 280 euros de plus que chauffer un appartement de même taille. Deux ménages vulnérables sur cinq occupent ce type de logement. Cependant, la proportion de ménages vulnérables est particulièrement importante parmi les occupants d’un petit ou d’un très grand logement, même si en nombre ils ne représentent qu’un ménage vulnérable sur cinq. En effet, un tiers des ménages vivant dans un logement de moins de 25 m² et un tiers de ceux vivant dans un logement de plus de 150 m² sont considérés comme vulnérables.

(1) Autre : essentiellement du bois

En couleur : part des ménages vulnérables

Figure 2 - Les ménages se chauffant au fioul ou au gaz en bouteilles sont les plus vulnérables

Figure 2 - Les ménages se chauffant au fioul ou au gaz en bouteilles sont les plus vulnérables

Unités : nombre, %

Sources : Insee, recensement de la population, enquête sur les revenus fiscaux et sociaux et revenus disponibles localisés de 2008 ; SOeS ; Anah

Figure 3 - Les jeunes particulièrement exposés aux deux types de vulnérabilité énergétique

Figure 3 - Les jeunes particulièrement exposés aux deux types de vulnérabilité énergétique

Sources : Insee, recensement de la population, enquête sur les revenus fiscaux et sociaux et revenus disponibles localisés de 2008 ; SOeS ; Anah

Le mode de chauffage impacte fortement le budget énergétique d’un logement. En Haute-Normandie, le chauffage au gaz de ville et à l’électricité sont les plus répandus (Figure 2). Cependant, à logement équivalent, le chauffage au fioul est le plus onéreux. Ainsi, une majorité des ménages vulnérables se chauffent avec ce combustible. De plus, ces ménages résident davantage en maisons et dans des logements anciens.

L’ancienneté de construction du logement pèse également sur les dépenses énergétiques (Tableau 1). Comme en métropole, les ménages haut-normands habitent majoritairement dans des logements anciens, c’est-à-dire construits avant 1975, date de la première réglementation thermique1 . Ces ménages sont alors plus exposés à la vulnérabilité énergétique. En outre, l’ancienneté des maisons de la région (64 % de maisons anciennes contre 58 % en France métropolitaine) contribue plus qu’ailleurs à la vulnérabilité énergétique de ses habitants. Dans ces résidences anciennes, 25 % des ménages sont vulnérables, contre moins de 5 % pour ceux vivant dans des constructions postérieures. 89 % des ménages vulnérables vivent dans un logement ancien.

(1) La France adopte dès 1974 une première réglementation thermique, afin de réduire la facture énergétique, qui fixe un objectif de réduction de 25 % de la consommation énergétique.

L’ensemble de ces caractéristiques a une incidence sur la performance énergétique (DPE). Ainsi, 58 % des logements de la région sont énergivores (étiquette DPE supérieure ou égale à E), contre 47 % en France métropolitaine. La Haute-Normandie est la 5e région où cet indicateur est le plus élevé. 74 % des ménages vulnérables habitent un logement énergivore.

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Les personnes seules dans leur logement particulièrement vulnérables

La vulnérabilité énergétique touche tous les âges. Néanmoins, les jeunes et les personnes âgées sont les plus exposés (Figure 3). Ils vivent plus souvent seuls (59 % des plus de 75 ans et 44 % des moins de 30 ans), ce qui accentue le risque de vulnérabilité. En Haute-Normandie, le tiers des personnes seules est vulnérable, ne bénéficiant pas d’économies d’échelle sur les dépenses de chauffage de leur habitation.

Trois ménages vulnérables sur cinq en Haute-Normandie sont composés d’une seule personne. Les plus de 75 ans habitent plus souvent que les autres des maisons anciennes, souvent très grandes, ce qui entraîne des dépenses énergétiques plus élevées. Les trois quarts des jeunes vulnérables vivent seuls. Ils sont majoritairement locataires d’un appartement ancien du parc privé et, surtout, ont des revenus modestes (80 % des jeunes vulnérables vivent sous le seuil de pauvreté).

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83 000 ménages dépensent plus de 4,5 % de leur revenu en carburant

En Haute-Normandie, comme ailleurs, les ménages haut-normands peuvent éprouver des difficultés à faire face à leurs dépenses en carburant pour aller au travail, faire des achats ou accéder à certains services (cf. méthodologie). Ainsi, 10,9 % des ménages de la région sont vulnérables, contre 11,8 % en France de province (hors Île-de-France). Bien que la dépense moyenne par an en carburant des ménages haut-normands soit supérieure de 75 euros à celle de l’ensemble des ménages métropolitains (Tableau 2), la région se place au 17e rang des 22 régions françaises les plus exposées à ce type de vulnérabilité.

Si la dépense en carburant pour les trajets domicile/travail est élevée (4e rang), la plus faible exposition à la vulnérabilité en carburant de la région s’explique essentiellement par les revenus plus élevés des ménages concernés et par la proximité de pôles d’équipements, dans des bassins de vie plus petits qu’ailleurs, diminuant d’autant les autres déplacements contraints (18e rang).

Tableau 2 - Une dépense moyenne en carburant plus élevée pour les ménages haut-normands - Dépense moyenne en carburants pour les déplacements contraints (€/an)
Déplacements contraints Haute-Normandie France métropolitaine
Sources : Insee, recensement de la population ; SOeS
Domicile/travail 395 325
Autres 285 280
Tous 680 605

L’accession à la propriété étant coûteuse en milieu urbain et la possibilité d’acquérir des maisons de ville se faisant rare, de nombreux ménages se sont éloignés des pôles. Ce phénomène de périurbanisation a entraîné un allongement des déplacements domicile/travail, et donc un effort budgétaire supplémentaire pour les dépenses en carburant. Ainsi, 70 % des ménages vulnérables résident hors des pôles.

Contrairement à la vulnérabilité liée au logement qui touche majoritairement les ménages les plus modestes, la vulnérabilité liée aux déplacements touche essentiellement les ménages des classes moyennes (revenus compris entre 38 000 et 58 000 euros par an). En effet, les ouvriers et les professions intermédiaires, appartenant à cette classe moyenne, sont majoritaires hors des pôles. Ils s’installent en famille, ce qui, au delà de l’allongement des trajets domicile/travail, entraîne d’autres déplacements contraints importants.

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Peu de ménages cumulent les deux types de vulnérabilité

Dans la région, 17 900 ménages, soit 32 500 personnes, sont confrontés à de fortes dépenses, non seulement pour se chauffer mais aussi pour se déplacer. Au final, 2,3 % des ménages de la région cumulent les deux types de vulnérabilité. La Haute-Normandie se place ainsi au 17e rang des régions les plus touchées pour la part des ménages « doublement » vulnérables. Ces ménages sont les plus pauvres : plus du tiers d’entre eux ont un revenu annuel inférieur à 14 000 euros.

Figure 4 - Une part de ménages vulnérables différenciée selon le type de vulnérabilité et le territoire

Figure 4 - Une part de ménages vulnérables différenciée selon le type de vulnérabilité et le territoire

* Moyenne régionale : 16,9 % pour le logement et 10,9% pour les déplacements

Sources : Insee, recensement de la population, enquête sur les revenus fiscaux et sociaux et revenus disponibles localisés de 2008 ; SOeS ; Anah

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Les ménages vivant hors des pôles plus vulnérables

Dans les pôles, la proximité des équipements et des emplois limite les déplacements, et les transports en commun y sont plus développés, rendant l’utilisation de la voiture plus optionnelle. Les appartements, moins grands, plus récents et davantage chauffés au gaz de ville (combustible le moins onéreux) sont plus fréquents. Ainsi, dans les quatre plus grands pôles haut-normands (Rouen, Le Havre, Évreux et Dieppe), la part de ménages vulnérables est inférieure à la moyenne régionale, que ce soit pour le logement ou les déplacements (Figure 4).

Hors des pôles, la part des ménages vulnérables varie selon le type de vulnérabilité. Les territoires ayant une forte proportion d’habitations construites avant 1949, une offre d’appartements réduite et dont le mode de combustible le plus fréquemment utilisé est le fioul, accueillent plus de ménages vulnérables. C’est particulièrement le cas dans le sud-ouest de l’Eure, notamment dans les communes limitrophes ou proches de l’Orne. Par ailleurs, la part de ménages vivant sous le seuil de pauvreté est importante dans ces territoires.

La part des ménages vulnérables au sens des déplacements est deux fois plus importante dans l’Eure qu’en Seine-Maritime, le département eurois étant moins urbain et donc les ménages plus éloignés des pôles de services et d’emplois. Dans certaines communes, la part des ménages vulnérables dépasse les 50 %. C’est le cas pour certaines communes situées au sud de Bernay, entre Bernay et Pont-Audemer, mais également dans le nord-est du département. En Seine-Maritime, les ménages résidant dans le Pays de Bray sont plus souvent vulnérables, l’est du département étant plus éloigné des deux grands pôles que sont Le Havre et Rouen.

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Documents associés

Méthodologie

Données complémentaires

La précarité énergétique dans les politiques publiques

Les politiques publiques en faveur de la réhabilitation de logements énergivores, de la maîtrise de l’étalement urbain ou de l’amélioration de l’offre de transports collectifs par exemple, participent indirectement à lutter contre la précarité énergétique en contribuant à réduire les dépenses en énergie des ménages.

Plus directement, le Schéma Régional Climat Air Énergie, document d’orientation ayant pour objectif la lutte contre le réchauffement climatique, l’amélioration de la qualité de l’air et la maîtrise de la demande d’énergie, intègre spécifiquement la lutte contre la précarité énergétique. Une de ses orientations inscrites dans le domaine du bâtiment est de « lutter contre la précarité énergétique ».

Les Plans Climat Énergie Territoriaux, mis en œuvre par les collectivités locales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et adapter le territoire au changement climatique, inscrivent aussi la lutte contre la précarité énergétique dans leurs axes de travail.

Dans le cadre du Plan de Rénovation Énergétique de l’Habitat, la mobilisation du programme Habiter Mieux de l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) permet d’aider des ménages modestes à réaliser des travaux de rénovation thermique.

Enfin, un des grands axes de la future loi sur « la transition énergétique pour la croissance verte » est de « rénover les bâtiments pour économiser l’énergie, faire baisser les factures et créer des emplois ».

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23 Mar 11:20

Panorama XXL : 45.000 entrées en 3 mois. Le pari en passe de réussir ?

by Jacques-Olivier Gasly

Plus de 45.000 entrées ont été enregistrées au Panorama XXL de Rouen, annonce vendredi la Métropole Rouen Normandie, trois mois après son ouverture. Dès l’ouverture le 20 décembre, quelque 13.000 visiteurs avaient découvert gratuitement le Rome 312 en 360°.

 

L’affluence a été particulièrement importante pendant les vacances scolaires d’hiver avec une moyenne de 750 visiteurs par jour dont 9.000 visiteurs sur les 2 semaines de vacances, indique la Métropole qui signale 10.000 réservations à venir de groupes et scolaires.

 

Controversé en raison de sa localisation sur les quais de la rive droite, le Panorama XXL devrait ainsi atteindre aisément la barre des 75.000 entrées minimum annuelle que la Métropole a fixé pour équilibrer cette implantation.

 

D’ici 5 ans, il serait alors déménagé définitivement sur la rive gauche (quartier Faubert) dans le cadre d’un futur musée d’œuvres XXL.

 

Entrée 9,50 €, 26 € (2 adultes + 2 -18 ans), 6,50 € (étudiants, les demandeurs d’emploi, familles nombreuses), gratuit -6 ans.

 

23 Mar 11:20

Rouen Innovation Santé : Seine Biopolis III sera livré en 2016

by Jacques-Olivier Gasly

Le premier bâtiment Seine Biopolis III du futur pôle Rouen Innovation Santé, porté par la Métropole Rouen Normandie, sera livré au premier trimestre 2016 ont annoncé mardi ses promoteurs, le groupe immobilier Nacarat, à l’occasion d’une pose de première pierre.

 

Il abritera les start-ups Biosims, Plug Med Heart, Robocath et Celenys.

 

Cet ensemble est implanté sur la ZAC Aubette Martainville, à proximité du CHU Charles-Nicolle. Il offrira une surface de 4.400 m2 de locaux.

 

L’investissement de la Métropole s’élève à 6 M€ avec une participation de la région Haute-Normandie (900 000 €).

23 Mar 11:19

Canal Seine-Nord : Jean-Paul Lecoq (PCF) veut un axe fluvial Seine-Est

by Jacques-Olivier Gasly

Le maire communiste de Gonfreville l’Orcher, Jean-Paul Lecoq, demande que soit développé un axe fluvial Seine-Est plutôt que Seine – Nord Europe comme il se dessine actuellement. M. Lecoq reprend au bond les récentes déclarations du maire UMP du Havre, Edouard Philippe, également hostile à réalisation du canal Seine-Nord car il risquerait d’ouvrir plus largement les portes de l’Île-de-France aux ports du Benelux.

 

Pour Jean-Pierre Lecoq, le canal Seine-Nord est « plus adapté au développement du port du Havre pour rejoindre l’est de la France et le centre de l’Europe ». Il estime que la responsabilité du gouvernement est « de tout mettre en œuvre pour créer les conditions d’un hinterland ambitieux afin de favoriser les ports de la Manche ».

 

23 Mar 11:19

Le SCoT de la Métropole Rouen Normandie est soumis à enquête publique

by Jacques-Olivier Gasly

L'enquête publique sur le ScoT (Schéma de cohérence territoriale) de la Métropole Rouen Normandie a débuté le 18 mars et s’achèvera le 16 avril. Son approbation définitive pourrait intervenir en octobre 2015. Le ScoT fixe pour les 15 ou 20 prochaines années les objectifs des politiques publiques en matière d’habitat, de développement économique, touristique et culturel, de déplacements, d’implantation commerciale, de protection et de mise en valeur des espaces naturels, agricoles et forestier.

 

Lors de la validation du projet soumis à enquête publique, en conseil de la Métropole (alors communauté d’agglomération) en octobre 2014, l’opposition de droite s’était abstenu en raison de plusieurs désaccords de communes. Le groupe communiste n’avait pas pris part au vote estimant que certaines orientations « ne correspondent pas totalement » aux attentes de la ville de Saint Etienne du Rouvray et le développement de la zone d’entreprises Seine-Sud. Les écologistes d’EELV s’étaient abstenus par manque de garanties sur la baisse réelle de la consommation du foncier agricole pour des zones d’activités qui ne concorde pas avec les objectifs économiques affichés.

 

Le document est consultable dans les mairies des 71 communes de la Métropole et au siège de la Métropole (14 avenue Pasteur à Rouen), ainsi que sur www.metropole-rouen-normandie.fr/le-scot-enquete-publique

23 Mar 11:14

Historial : Rouen s’empare de Jeanne d’Arc et de sa postérité

by Maryse Bunel

L'Historial a ouvert ses portes à Rouen. Le lieu est dédié à la mémoire de Jeanne d'Arc.

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23 Mar 11:11

Commerce et mode de vi(ll)e

Parution de l'Act'Urba numéro 13 : Si l'agriculture a inventé les sociétés agraires, le commerce a inventé les sociétés urbaines...
23 Mar 11:10

Fiche SCoT LHPCE n°5 - Tourisme

Situé au coeur de l'Estuaire et à la porte de la Vallée de la Seine, le territoire Le Havre Pointe de Caux Estuaire occupe une position stratégique en façade maritime. Son schéma de cohérence territoriale précise les grandes orientations prospectives du territoire et prévoit son organisation spatiale en harmonisant les politiques d'aménagement.

Approuvé en février 2012, le SCoT va être révisé à l'horizon 2017. Les élus ont entamé l'élaboration de la révision en juin 2014. Une série de fiches thématiques est publiée pour accompagner les réflexions.

Dans la fiche n°5, document synthétique de 4 pages, vous en saurez plus sur :

  • les enjeux du tourisme,
  • la capacité d'accueil touristique de l'Estuaire,
  • les potentiels de développement,
  • les destinations touristiques de la vallée de Seine et de l'Estuaire

Télécharger la fiche n°5 - Tourisme (pdf, 6 Ko)

Consultez les autres fiches thématiques publiées dans le cadre de la révision du SCoT Le Havre Pointe de Caux Estuaire 

Pour en savoir plus sur le SCoT LHPCE et sur le rôle de l'AURH (maître d'oeuvre pour la révision et d'assistant à maîtrise d'ouvrage pour l'animation)

 

23 Mar 10:55

Les maires jugent prioritaire la simplification des normes dans le domaine de l'urbanisme

by Avec l'AFP
Les maires jugent prioritaire la simplification des normes dans le domaine de l'urbanisme et le droit des sols, pour 63,8% d'entre eux, selon une enquête réalisée par le Sénat et rendue publique mardi 17 mars 2015.
23 Mar 10:52

La pollution sévit toujours en France, Paris en circulation alternée ce lundi 23 mars

by Avec l'AFP
Transports en commun gratuits et 750 policiers mobilisés : Paris et 22 communes limitrophes seront en circulation alternée, un dispositif très rare, alors que l'épisode de pollution se poursuit en Ile-de-France et dans plusieurs régions.
23 Mar 10:49

APA en établissement et aide sociale à l'hébergement : plus de 500.000 bénéficiaires

23 Mar 10:49

Améliorer la logistique : quels leviers pour les territoires ?

23 Mar 10:45

Un web-documentaire pour se former et réfléchir aux questions de mobilités

by Actuvélo
Car Free, 19 mars 2015 : "L'association les Ziconofages a réalisé un web-documentaire intitulé "Mobile, moi ? Bouger pour pas un rond dans l'Hérault", très utile pour aborder la mobilité sous différents angles." - En France / Modes doux , Vidéo , Montpellier , Languedoc-Roussillon , Français
23 Mar 10:36

Circulation alternée : 15 alternatives efficaces à la voiture individuelle

by Olivier Razemon

Vous prenez chaque matin la voiture ou la moto et votre plaque d’immatriculation se termine par un numéro pair ? Pas de chance, la circulation alternée mise en place à Paris et dans 22 communes de la petite couronne ce lundi 23 mars, c’est pour vous. Les détails ici. Pas de chance ? Voir. C’est l’occasion de tester les multiples alternatives à la voiture dont le cœur de l’Ile-de-France est équipé. Chacun choisira en fonction de la distance à parcourir, du temps dont il dispose, de son budget, de l’heure qu’il est, du temps qu’il fait, ou tout simplement de ses envies. Quitte à renouveler l’expérience lorsqu’elle aura fait ses preuves.

1/ La marche. Idéal pour un trajet inférieur à 2 kilomètres. C’est bon pour la santé. Prenez la chose comme une balade urbaine. Et profitez-en pour redécouvrir ces commerces, non loin de votre domicile, qui menacent de fermer faute de clientèle de proximité.

2/ Le bus et le tramway. Vous habitez trop loin pour marcher à pied ? Faites confiance aux 350 lignes de bus de la RATP ou aux 8 lignes de tramway qui desservent Paris et sa proche banlieue. Découvrez que les transports en commun peuvent être rapides, propres et ponctuels. Et admirez au passage le paysage urbain. Comme tout le réseau, ces moyens de transports sont gratuits depuis samedi. Pour compléter : Ceci n'est pas (seulement) un tramway.

3/ Le train. Les 42 communes et arrondissements concernés sont équipés de nombreuses gares Transilien, où passent des trains et des RER. Regardez le plan, il y a peut-être une combinaison qui vous conviendra. Certaines gares disposent de parkings à vélos.

4/ Le taxi. Ils sont mal aimés, les taxis parisiens, mais les avez-vous testés récemment ? Essayez, vous verrez, ils sont efficaces, conduisent sans brusquerie, et se montrent en général plus aimables qu’on ne le croit ! En plus, on peut désormais les commander grâce à une nouvelle application pour smartphone. Pour compléter : Les 12 choses que vous ne savez pas sur les taxis.

5/ Uber. Ce fameux transport décrié rend bien des services en mettant à disposition ses voitures et ses chauffeurs à qui en a besoin. Et si faire appel à la start-up californienne heurte votre religion, de nombreuses autres sociétés proposent des voitures de tourisme avec chauffeur (VTC).

6/ L’emprunt. Utiliser la voiture « impaire » de votre voisin, ou celle du voisin du voisin. Parlez-en autour de vous, discutez-en dans l’immeuble, devant l’école ou à la boulangerie. On n’était pas justement en train de dire que ça manquait de lien social, dans le pays ?

7/ La location. Drivy, Ouicar, ou Buzzcar proposent la version 2.0 de la voiture du voisin. On peut louer dans son quartier, pour une heure, une journée ou plus. Après tout, les voitures passent 95 % du temps immobilisées le long d’un trottoir. Pourquoi ne pas les mutualiser ? Pour compléter : Pour aller au mariage au fond des bois, j'ai loué sa voiture à Samira.

8/ Le partage. Saisir l’occasion de cet épisode de circulation alternée pour tester l’autopartage. A Paris, pour 3 euros par mois, on peut adhérer au système d’autopartage Communauto qui permet de réserver une voiture au prix de 2,30 euros l’heure. Un service équivalent, Citiz, est proposé à Cergy-Pontoise. Contrairement au système Autolib’, la voiture doit être replacée à la station de départ.

9/ Autolib’. Le service cher à la Ville de Paris est gratuit ce lundi 23 mars pour les abonnés. On recense plus de 700 stations dans les 42 communes et arrondissements concernés.

10/ Le vélo. Ressortez votre vélo de la cave ou du garage. Vous verrez, pédaler ne demande pas davantage d’efforts que de marcher à pied, et c’est très rapide. En plus, une journée de circulation alternée constitue le moment idéal pour s’y mettre : il y a moins de voitures. Et non, contrairement aux idées reçues, on ne respire pas plus mal à vélo que dans l’habitacle d’une voiture (cette étude explique pourquoi). Pour compléter : Paris peut-elle vraiment devenir la « capitale du vélo » ?

11/ Le Vélib’. L’alternative idéale si vous ne disposez pas de vélo ou si vous voulez rentrer, en fin de journée, par un autre moyen. On compte 1 230 stations dans le périmètre concerné. Promotion spéciale pic de pollution : le ticket à la journée est gratuit, comme les 30 premières minutes.

12/ Les petites roues. Emprunter, le temps d’une journée, sa trottinette ou son skate-board, à son grand ado. Ces objets sont plutôt conçus pour les loisirs mais accélèrent efficacement la marche. Vous verrez, dans le métro, ils sont nombreux à porter leur trottinette. Pour compléter : La trottinette, un moyen de transport (presque) invisible

13/ Le covoiturage. Monter à plusieurs dans une voiture. La réglementation qui institue la circulation alternée autorise les voitures paires lorsque au moins trois personnes s’y trouvent. Encore une occasion de rencontrer des gens qui vivent ou travaillent dans le même quartier que vous.

14/ Le télétravail. C’est le moment de convaincre son employeur que l’on peut parfaitement travailler de chez soi une journée par semaine. Après tout, muni d’un smartphone et d’un ordinateur, on travaille déjà dans le TGV. C’est la solution préconisée par le sociologue Bruno Marzloff, auteur de Sans bureau fixe (FYP éditions, 2013). On reporte un rendez-vous, on aménage son temps différemment. Face à la contrainte, l’homme s’adapte !

15/ Le bon vieux métro. Ben oui. Ça fait longtemps que vous ne l’aviez pas pris ? Il est parfois bondé, certes, mais après tout, Paris abrite l'un des réseaux les plus denses au monde. Pour compléter : Le conducteur de métro qui faisait rire ses passagers

Olivier Razemon

Les alternatives, suite :

Covoiturage, autopartage, vélo : trois trucs efficaces qui ne coûtent presque rien (janvier 2014)

La circulation alternée, une aubaine pour les taxis, le covoiturage, la convivialité, etc. (mars 2014)

La voiture, figurez-vous, ressemble de plus en plus à un vélo (août 2013)

 

 

 

 

 

23 Mar 10:36

L’intermodalité, ce concept que les ingénieurs adorent mais que les voyageurs détestent

by Olivier Razemon

L'intermodalité, devant la gare de Bâle. © Olivier RazemonUne ligne blanche pointillée, les rails du tramway, un vélo peint sur le bitume, les pieds de quelques marcheurs : cette photo prise devant la gare de Bâle, en Suisse, représente un concept abstrait que les ingénieurs des transports adorent mais que les voyageurs détestent : l’intermodalité.

L’intermodalité désigne le passage d’un mode de transport à un autre. En d’autres termes, à un moment de votre trajet, vous devrez descendre du bus pour monter dans le tramway. Ou abandonner votre voiture pour emprunter le train. Les ingénieurs, techniciens, consultants et élus responsables des transports aiment beaucoup l’intermodalité, car elle est synonyme de fluidité entre les divers modes. L’intermodalité prouve que le système fonctionne.

Un cauchemar pour les voyageurs. Les voyageurs, eux, n’apprécient pas le concept. Chacun rêverait d’être transporté d’un bout à l’autre de son trajet dans un salon roulant, voire dans une soucoupe volante. Sans avoir à changer de train, sans se préoccuper des horaires du bus, de la disponibilité du système de vélo partagé ou de l’état des trottoirs.

Sans surprise, l’intermodalité tourne parfois au cauchemar. Les exemples abondent. Le car démarre quatre minutes exactement avant l’arrivée du train en gare, et il faut attendre le suivant 26 minutes de plus. Le trottoir qui permet d'aller de la station de tramway à la gare du RER est, en permanence, encombré de voitures garées. Le parking est accessible depuis la rocade, mais il faut marcher dans la pénombre pendant 10 bonnes minutes pour rejoindre la gare, etc.

La rue Orsel, intermodale malgré elle. © Olivier RazemonUn exemple d'intermodalité ratée. Cette photo illustre une intermodalité ratée : depuis décembre 2013, la ligne B du métro lyonnais a pour terminus la gare d’Oullins. A moins de 200 mètres de cette gare (d'où est prise la photo), passent plusieurs lignes de bus. Mais pour aller de la gare à l’arrêt de bus, situé Grande Rue à Oullins, il faut emprunter la rue d’Orsel. Cette petite voie tranquille n’a pas été aménagée pour accueillir le flux de piétons qui surgit désormais de la gare aux heures de pointe. Les voitures demeurent garées des deux côtés, les trottoirs n’ont pas été élargis et les automobilistes, auxquels rien ne signale qu’ils traversent une zone où cheminent de nombreux piétons, roulent toujours aussi vite.

Le trottoir n'a pas été élargi (photo prise hors heure de pointe). © Olivier RazemonL’intermodalité, en fait, c’est ce diable qui se niche dans les détails.

Olivier Razemon

Une intermodalité qu'il ne faudra pas rater :

Futures gares du Grand Paris, des images non contractuelles (novembre 2014)

Des outils profondément intermodaux :

La trottinette, un moyen de transport presque invisible (mai 2013)

Les trottoirs de Paris ne sont pas assez larges ! (décembre 2014)