Le Consortium Infini Drive, soutenu par le programme des Investissements d’Avenir, a présenté le 10 mars 2015, ses conclusions sur le véhicule électrique. 27 mois d’études et d’expérimentations sur la consommation, l’impact environnemental, ou encore l’adaptabilité de 100 véhicules sur 15 sites d’ERDF et de La Poste, ont permis de réaliser un guide du bon usage de la voiture électrique et de son infrastructure de recharge.
Quelques conclusions du rapport : le véhicule électrique est adapté à la plupart des usages (livraison, déplacements professionnels), plus on l’utilise, moins il coûte cher au kilomètre parcouru (contrairement au véhicule thermique), et son usage est perçu comme positif par la société et valorisant pour le conducteur.
L’enjeu est de voir les entreprises et collectivités développer des flottes électriques performantes. En France, les véhicules professionnels (hors camion) représentent 15 % du parc automobile, soit 6 millions de voitures.
Nouvelle matinée de galère, pour les usagers de la SNCF. Mardi 24 mars 2015, vers 6h du matin, un train de fret a perdu des marchandises sur les voies. Des morceaux de tubes et tuyaux qui bloquaient la circulation des trains, sous le tunnel Sainte-Catherine, en gare de Rouen (Seine-Maritime), et qu’il a fallu enlever. « La circulation a été totalement interrompue au niveau de Rouen, sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre », indiquait en tout début de matinée, la SNCF.
Reprise progressive du trafic
Les équipes de la SNCF ont dépêché sur place des techniciens et se sont affairés à évacuer les marchandises gênantes. La circulation des trains sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre a repris dans les deux sens, après 8h30. « Quelques trains ont été supprimés, une douzaine de trains ont été impactés et ont enregistré des retards. Les trains les plus impactés ont eu deux heures de retard », précise a SNCF, qui évoque la « reprise progressive ». Des retards devraient se poursuivre jusqu’en fin de matinée. Le TGV Le Havre-Marseille enregistre, lui, un retard d’une heure.
@xmoisant Ce sont des estimations pr les trains actuellement à Rouen. Mais cet incident aura des répercussions sur le trafic de la matinée.
@jbrkmr Bonjour, des tuyaux sont tombés sur les voies sur les voies près de Rouen. La circulation est interrompue depuis 6h30. 1/3— SNCF Direct (@SNCF_Direct) 24 Mars 2015
@jbrkmr Nos équipes sont actuellement sur place pour dégager les voies. Prévoyez jusqu’à 1h30 de retard pour vos Intercités. 2/3 — SNCF Direct (@SNCF_Direct) 24 Mars 2015
L’Agglomération du Havre (Seine-Maritime), la Codah, s’est engagée à mettre en œuvre un plan local pour l’agriculture, afin de défendre le maintien d’exploitants locaux et favoriser les circuits courts de vente de leurs productions. Première traduction de ce plan local : la création d’une couveuse d’activités maraichères qui va permettre, à compter de 2015, l’accompagnement de plusieurs porteurs de projets, dans la création de leur activité. Autre initiative : la Codah annonce, vendredi 20 mars 2015, la mise à disposition gratuite de parcelles de terrains disséminées sur la pointe de Caux qu’il est possible de valoriser par le fauchage ou le pâturage. Un appel à candidatures est lancé. Agriculteurs et particuliers sont concernés.
Mise à disposition pour huit ans au maximum
Ces terrains, dont la Codah est propriétaire, sont utilisés dans le cadre de ses missions de lutte contre les inondations ou de protection de la ressource en eau.
Ces espaces en herbe peuvent, dans certains cas, être compatibles avec l’occupation par des agriculteurs ou particuliers pour tirer parti de la production végétale, soit par le fauchage soit par la mise en pâturage », détaille l’agglomération.
Des conventions d’occupation seront signées pour une durée de quatre ans renouvelables une fois et l’occupant devra respecter des conditions d’utilisation spécifiques à chaque parcelle.
Les agriculteurs ou particuliers intéressés par les terrains proposés pourront prendre contact avec la direction des affaires immobilières de la Codah au 02 35 19 47 27 pour connaître les détails concernant la localisation et les conditions d’utilisation des terrains », précise l’administration.
Le dossier de candidature devra être déposé au plus tard au 14 avril 2015. « Les candidats pourront occuper les terrains, une fois la convention d’occupation signée. »
La liste des parcelles et leurs implantations
Voici le détail précis du nombre de parcelles mises à disposition et leurs implantations.
Informations pratiques : Toutes les informations sont disponibles sur le site dédié.
Shaka Ponk lors de son passage au Zénith de Rouen, en 2014. (Photo Thierry Chion)
Après deux indices qui ont permis de découvrir qu’Izia Higelin et Yael Naïm seront programmées aux concerts gratuits de la Région Haute-Normandie, à Rouen (Seine-Maritime), entre le 2 et le 5 juillet 2015, c’est le groupe Shaka Ponk, lui-même, qui annonce, sur son site, qu’il sera présent aux concerts de la Région, précisant même la date : le samedi 4 juillet 2015. Seul hic, les Shaka précisent qu’ils vont jouer… à l’Armada, mais il n’y aura point de bateaux aux rendez-vous. Par contre, une chose est certaine, le groupe sera certainement LA, ou l’une des têtes de proue de ces concerts gratuits. La presqu’île de Waddington à Rouen va vibrer au son des White et Black pixel ape et de tous les monkeys faits d’images de synthèse que Fra et Samaha, les deux chanteurs, vont lâcher à grands coups d’énergie et de décibels.
Groupe d’électro-rock français fondé en 2004, Shaka Ponk a eu la force de se faire son public lui-même, de remplir des salles, avant que les radios grand public ne s’intéressent vraiment à lui. Son succès populaire est incontestable.
Infos pratiques : Concerts gratuits de la Région Haute-Normandie, presqu’île de Waddington, à Rouen (Seine-Maritime), du 2 au 5 juillet 2015
Dans l’Eure, le 10 décembre 2014, les maires d’Évreux (Guy Lefrand, UMP) et de Louviers (François-Xavier Priollaud, UDI) annonçaient, respectivement, une baisse de 25% des subventions accordées à la Scène nationale Évreux-Louviers, obligeant la structure culturelle à geler l’activité cinématographique et les offres et actions de sensibilisation à destination du public. Afin de « pérenniser le rayonnement et la diffusion culturelle sur tout le territoire eurois », la région Haute-Normandie et le département de l’Eure maintiennent leurs subventions et s’engagent à hauteur de 700 000 euros pour permettre à la Scène nationale d’assurer ses missions.
Favoriser la diversité artistique sur le territoire
« Il est important pour l’Eure et la Normandie de conserver la Scène nationale », commentent Nicolas Mayer-Rossignol et Jean-Louis Destans, respectivement président de Région et président du Conseil général de l’Eure (éliminé au premier tour, dans le cadre des Départementales, le 22 mars 2015). Afin d’aider la Scène nationale à assurer ses missions de soutien à la création, de diffusion et d’action artistique et culturelle, la Région et le Département ont maintenu le niveau de leur subvention annuelle à l’association (390 000 euros pour la Région et 300 000 euros pour le Département).
En tant qu’établissement labellisé « Scène nationale » par le ministère de la culture, la SNEL doit s’affirmer comme un lieu de production artistique de référence nationale. Elle participe à la diffusion et à la démocratisation de la culture en favorisant la diversité artistique et les partenariats avec les autres structures culturelles de proximité, rappellent, d’une même voix, Région et Département.
Le Théâtre d’Évreux existe depuis 1977, il est devenu Scène nationale en 1991 et Scène nationale Évreux-Louviers en 1998. Ce label décerné par le Ministère de la Culture salue le travail accompli sur le territoire. Confirmant leur soutien, la Région et le Département réaffirment leur engagement et leur intérêt pour le champ culturel, un secteur particulièrement fragilisé. En 2015, en Normandie, pour des raisons budgétaires, huit festivals ont été supprimés.
En Normandie, signalé dès le dimanche 15 mars 2015, le pic de pollution aux particules fines s’est poursuivi toute la semaine, jusqu’au 22 mars 2015. Les indices atmosphériques dans les principales villes de la région n’ont cessé d’atteindre des sommets. Mercredi 18 mars 2015, il a atteint le maximum de 10 sur 10 à Caen (Calvados). Les populations étaient invitées à limiter leur activité physique, en raison de cet épisode prolongé de pollution. Alors qu’un classement de 20 Minutes révélait, lundi 23 mars, que Le Havre (Seine-Maritime) était la dixième ville la plus polluée de France, et que Paris (Île-de-France) avait instauré une circulation alternée et la gratuité des transports pour réduire le trafic et la pollution aux particules fines, une question s’impose : d’où vient la pollution de l’air ?
Les centrales à charbon allemandes incriminées
Afin d’expliquer ces épisodes de pollution, le journaliste Gilles Dauxerres a émis l’hypothèse que les centrales à charbon allemandes seraient les grandes fautives : selon lui, « on polémique sur la pollution automobile à Paris mais les particules viennent des centrales à charbon allemandes… » Pour étayer ses propos, le journaliste publie une carte extraite du site Prev’air, indiquant que les voitures ne seraient donc pas les uniques responsables de la pollution.
On polémique sur la pollution automobile à Paris mais les particules viennent des centrales à charbon allemandes! pic.twitter.com/oI0jj9VBnf
Le journaliste accuse l’Allemagne et sa production électrique à base de charbon d’être responsable de la pollution aux particules fines. Info ou intox ? Le débat fait rage et les avis divergent.
Selon AirParif, seulement 2% des particules proviennent des centrales électriques thermiques. La France produit en effet une partie de son électricité à partir des centrales au charbon (5 119 MW selon RTE) et de fioul (8 883 MW). 1,5% de la production électrique française en 2014 était à base de charbon, et 0,8% à base de fioul, rappelle Olivier Danièle, sur le site de Techniques de l’ingénieur.
En Normandie, la centrale thermique du Havre produirait 1 450 MW.
Chauffage au bois, trafic routier : les vrais fautifs ?
D’autres pistes sont explorées pour expliquer la pollution de l’air : 37% de la pollution particulaire (PM 2,5) en Île de France proviendrait du résidentiel et tertiaire (chauffage, y compris au bois), 27% du trafic routier (véhicules diesel), 24% de l’industrie manufacturière et 7% des activités agricoles (dont les épandages d’engrais). Le trafic aéroportuaire pèse de son côté 2% et les transports ferroviaires et fluviaux 1%. La production électrique à base de charbon ne serait donc qu’une composante parmi tant d’autres. Diesel, épandage agricole, météo, centrale à charbon… Qui sont les pollueurs et comment réduire la pollution ? Telles sont les questions. Airparif souligne que, suite à la mise en place de la circulation alternée, une diminution moyenne de pollution de 6% pour les particules et 10% pour les oxydes d’azote a pu être observée. Et l’association de surveillance de la qualité de l’air de rappeler :
La pollution atmosphérique a des effets sur la santé et sur l’environnement et donc des répercussions économiques. Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) dans ses lignes directrices relatives à l’air (synthèse de l’évaluation des risques, mise à jour 2005) : « Le fait de respirer de l’air pur est considéré comme une condition essentielle de la santé et du bien-être de l’homme. Cependant la pollution de l’air continue de faire peser une menace importante sur le plan sanitaire partout dans le monde. […] Plus de 2 millions de décès prématurés peuvent chaque année être attribués aux effets de la pollution de l’air extérieur dans les villes et de l’air à l’intérieur des habitations […] à travers le monde ».
Lundi 23 mars 2015, les manifestants ont organisé une opération escargot pour protester contre le RSI, à Caen (Photo : DR)
Ils étaient environ 150 à s’être rassemblés devant le siège du RSI (Régime social des indépendants) de Saint-Contest, près de Caen (Calvados), à 9h, le lundi 23 mars 2015. Ils répondaient à un appel national lancé par l’association « Sauvons nos entreprises ». S’ils s’étaient donné rendez-vous le 9 mars 2015, à Paris (Île-de-France), les artisans ne décolèrent pas et prévoient un nouveau rassemblement en avril 2015. Le 30 janvier 2015, le GAC 27 (Groupement des artisans et commerçants de l’Eure) s’était déjà rassemblé, à Rouen (Seine-Maritime).
200 artisans et commerçants ont manifesté dvt le siège du #RSI à Saint-Contest près de #Caen contre leur régime de protection sociale.
Si la manifestation était d’envergure nationale, les artisans et commerçants ont exprimé leur colère, à Caen (Calvados) et à Rouen (Seine-Maritime) :
La manifestation s’est très bien déroulée, même si nous n’avons toujours eu aucune réponse, ni de l’État ni du RSI. Nous continuons à réclamer ce que nous avons demandé à Paris, le 9 mars 2015 : une révision du fonctionnement du RSI. Il y a trop de dysfonctionnements, et nous demandons en l’occurrence la baisse des cotisations. Certains payent entre 47 et 60% de cotisations… ça fait beaucoup. Certains artisans ne parviennent à dégager, en net, que 2,50 euros de l’heure ! Il y aussi le problème des retraites, des indemnités journalières non versées, des cartes vitales non livrées… », rapporte Nicole, représentante de l’association Sauvons nos entreprises, en Normandie.
L’association souhaite obtenir un moratoire de la part de l’État, « afin qu’une enquête soit ouverte sur le RSI ». Selon l’association, les dysfonctionnements actuels du RSI proviennent de la fusion des trois caisses d’aides sociales, en 2008 – la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Professions Indépendantes (CANAM), de l’Organisation Autonome Nationale de l’Industrie et du Commerce (ORGANIC) et la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Artisans (CANCAVA).
Les explications de Thierry Aubert, président de GAC27, le 30 janvier 2015 :
Selon la représentante de l’association, le dialogue avec le RSIet les syndicats est rompu :
Les syndicats ? Nous n’y croyons plus ! Un dialogue avec le RSI ? Comment voulez-vous que cela soit possible ? Le gérant du RSI est aussi le président de l’UPA (l’Union patronale artisanale). Comment voulez-vous qu’il défende les artisans et le RSI ?
Mais ce qui inquiète Nicole, ce sont les conséquences des dernières modifications du régime : « Les artisans sont à bout. Il y a des cas de suicides, car les gens ne parviennent pas à joindre les deux bouts. Il y a aussi des artisans qui se font harceler par les huissiers. C’est insoutenable. » Contacté par Normandie-actu, le RSI n’a pas donné suite à nos appels, le mardi 24 mars 2015. Plus d’infos à venir sur Normandie-actu
Depuis le début de l'année, Rouen multiplie les initiatives illustrant ses ambitions en matière d'attractivité et d'innovation-créativité. Après le festival Normandie Impressionniste dont la troisième édition est en préparation, le Panorama, Rouen a inauguré l'Historial consacré à Jeanne d'Arc. Sur le plan culturel, d'autres initiatives sont envisagées autour du peintre N Poussin, du thème des Vikings.
Avec 178 780 nouvelles entreprises recensées de novembre 2014 à février 2015, la France connaît une baisse de 4 % du nombre de créations au regard des quatre mois équivalents de l'année précédente.
Source : note mensuelle de conjoncture de l'APCE « Création d'entreprises : chiffres de février 2015» (statistiques issues de la base de données Sirene de l'Insee et traitées par l'APCE).
Lors de la cérémonie de remise des prix au Salon SIFER au Grand Palais de Lille, la Région Haute-Normandie s’est vu remettre le Prix "Offre intermodale" du Jury 2015 des Grands Prix des Régions décerné par le magazine Ville, Rail & Transports.
« Le transport, notamment ferroviaire, en Normandie est une question primordiale. Ce prix récompense les efforts menés par la Région pour innover en créant un système unique en France, Atoumod. Nous allons encore le développer, dans l’intérêt de tous les usagers », commente Nicolas Mayer-Rossignol.
Le prix récompense l’offre intermodale mis en place par la Région en lien avec les autres collectivités avec la carte Atoumod (qui compte déjà plus de 100 000 abonnés) et notamment l'abonnement Atoumod’Multi disponible depuis le 1er septembre 2014.
Ce service permet de circuler en train, bus urbain et bus région et/ou car départemental pour un coût réduit avec ce seul et même titre de transport chargé sur la carte Atoumod.
Depuis plus de 10 ans, la Région a fait du transport ferroviaire régional un enjeu primordial pour le développement de l’intermodalité. Elle a investi 400 M€ dans le renouvellement du matériel roulant, amélioré les dessertes, mis en place un nouveau cadencement, une nouvelle tarification en partenariat avec la SNCF intitulée HN’Go, créé la carte Atoumod (projet unique en France réunissant 15 Autorités Organisatrices de Transport afin de doter le territoire d’un service de mobilité intermodal), modernisé les gares et haltes à travers un vaste plan d’investissement…
Cette politique volontariste, a valu à la Région d'être récompensée en 2011 et 2013 par le Magazine Ville, Rail & Transport pour la qualité de sa politique en matière de transport. La Région s'est également vue décerner en 2013 le prix de l'innovation pour Atoumod
Jusqu’à ce soir, Deauville accueille la 3ème édition du Forum du tourisme numérique. Lieu d’échanges et de d’information sur les dernières technologies au service du tourisme, ce rendez-vous fait cette année la part belle à la réalité augmentée. Pas moins de 800 personnes ont réalisé cette année le déplacement pour gagner en efficacité et anticiper l’évolution des attentes des visiteurs…
S’il est aujourd’hui inconcevable de promouvoir une destination non connectée, le positionnement numérique d’une destination doit néanmoins être mûrement réfléchi. « Les places qui étaient à prendre sur le web l’ont été par les opérateurs de ce secteur », a ainsi rappelé Christian Delom, directeur de la stratégie, de l'observation et des nouvelles technologies de l’agence de développement touristique de la France, lors de l’allocution d’ouverture de la 3ème édition du Forum du tourisme numérique.
Une manière d’alerter les territoires sur leurs orientations budgétaires sur le web. Il serait en effet illusoire à ses yeux de vouloir concurrencer des géants comme Booking, qui totalise (hors centrale d’appel) quelques 500 collaborateurs et investit chaque année pas moins de 3 milliards d’euros en campagne marketing. « Si rien n’est simple ou jamais acquis en matière de tourisme numérique, il est en revanche essentiel de construire une stratégie dans laquelle le numérique a sa place. Une stratégie construite exclusivement autour du numérique ne serait que coûteuse et vaine… ».
Une stratégie qui intègre les outils du numérique dans sa réflexion, c’est justement ce qu’ont réalisé des sites comme l’abbaye de Cluny (71) ou, plus proche de nous, le château de Falaise (14). « A l’occasion des 1 100 ans de l’abbaye de Cluny, il a été entrepris une reconstruction en 3D de ce monument, complétée par des contenus enrichis tout au long d’un parcours de visite », explique Juliette Rollier, Responsable restitution architecturale (Arts et Métiers ParisTech). Une expérience qui a permis à Cluny d’accroitre le nombre de visiteurs (128 088 en 2013) et de construire une nouvelle offre touristique.
Autre lieu, autre approche. A Falaise, lieu de naissance de Guillaume le Conquérant, le château est lui aussi l’objet de toutes les attentions. « Cela fait maintenant 150 ans que le château fait l’objet de restaurations et attire de nombreux touristes, notamment britanniques », commente Charlotte Lapiche, directrice du château. Afin de permettre aux visiteurs de s’imprégner des lieux, une visualisation 3D a elle aussi été réalisée. « En 2013, nous avons complètement renouvelé notre scénographie pour la faire correspondre aux nouveaux médias et permettre aux visiteurs de découvrir autre chose », détaille la directrice. Muni d’une tablette tactile, chaque visiteur adulte peut visualiser objets 3D ou répliques de mobilier qui permettent de dévoiler la réalité du château au temps des Ducs de Normandie et des Rois d'Angleterre, tout en encourageant les échanges entre adultes et enfants.
Si le rendez-vous avec l’éclipse de vendredi dernier a tourné court, celui de la marée du siècle en revanche (coefficient 119) a tenu toutes ses promesses. Un phénomène particulièrement présent en Normandie où certains hôteliers affichaient complet.
La marée du siècle, phénomène naturel qui se reproduit tous les 18 ans environ, est une véritable aubaine touristique pour tous les hôteliers et restaurateurs de la côte normande. Particulièrement mis sous le feu des projecteurs en raison du récent rétablissement de son caractère maritime, le Mont-Saint-Michel est incontestablement le grand gagnant de ce week-end hors normes avec près de 50 000 visiteurs !
« La « grande marée du siècle » a attiré une foule exceptionnelle au Mont-Saint-Michel. Le public est venu, en nombre, le découvrir rétabli comme une île grâce aux grands travaux. Selon les autorités, et après recoupement avec les moyens de comptage sur site de l’Observatoire, le samedi 21 mars a établi un record de fréquentation avec plus de 30 000 visiteurs sur la journée. La veille et le lendemain, plus de 10 000 personnes sont venues contempler les marées au Mont, avec, chaque fois, des pics d’affluence au moment de l’insularité retrouvée », annonce-t-on au Syndicat mixte Baie du Mont-Saint-Michel.
A l'Office de tourisme d'Avranches, pourtant situé à quelques 24 km du rocher, on indiquait que dès le début du mois de mars, on ne trouvait plus aucune chambre à moins de 30 minutes de la Merveille. Une situation comparable à un 15 août. « Depuis 12 ans, je n'ai jamais vu ça pour une marée. On a 10 à 20 fois plus de demandes que pour les grandes marées habituelles », affirmait ainsi à l’AFP Flora Bellétoile, directrice de l’Office de tourisme d’Avranches.
Réparti sur les remparts et les terrasses en surplomb du Mont ou de l’abbaye, attendant le mascaret sur le belvédère du barrage, ou bien faisant pour la première fois l’expérience de marcher au-dessus de la mer sur la passerelle, le public a assisté au spectacle du flux et du reflux dans une ambiance paisible et attentive. L’abbaye a connu le niveau de fréquentation des journées d’été avec des ouvertures proposées en nocturne pour l’occasion. Côté fréquentation, le public était essentiellement originaire du Grand Ouest (Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes) et de la région parisienne.
« L’heureuse conjonction de la marée du siècle et de l’avancement des grands travaux a offert un spectacle grandiose. Amoureux du Mont et de sa baie, nous avons tous apprécié ces moments, ces insularités retrouvées du petit matin ou de la soirée. La mise en lumière a prolongé ces instants et forgé de beaux souvenirs. Les nouveaux ouvrages, barrage et passerelle, ont montré leur pertinence et séduit le public. L’expérience de cette marée du siècle ne s’oubliera pas », a estimé dans un communiqué Laurent Beauvais, président de la Région Basse-Normandie et président du Syndicat mixte Baie du Mont-Saint-Michel.
Si vous avez raté cette grande marée, vous pouvez d'ores et déjà inscrire les dates des prochaines grandes marées en Normandie : le 31 août (coef. 117), le 29 septembre (coef. 117) et le 28 octobre 2015 (coef. 113).
Le Déroulement du mois de l’architecture dans l’eure
Vendredi 20 mars 2015 s’est tenue la conférence – débat « Briqu’n Techn », sur la brique patrimoniale et contemporaine.
Cette conférence est issue d’une trilogie « briqu’n bourg / briqu’n techn / brique à brac » proposée lors du mois de l’architecture contemporaine.
Mais pourquoi la brique ?
Il est apparu important cette année, de valoriser nos bourgs de l’Eure qui se trouvent dans une situation, de délaissement des centres au profit de constructions banalisées en périphérie.
Cette problématique de mutation contemporaine qui impacte notre cadre de vie et notre paysage, nous amène à réfléchir sur les moyens à engager pour rendre nos bourgs plus désirables. Le CAUE27 s’y attelle depuis de longues années en accompagnant les communes de l’Eure. L’action « briqu’n bourg » qui a eu lieu dans le bourg de la Barre-en-Ouche en est un exemple.
Lors de cette matinée du 4 mars, le CAUE a sensibilisé les habitants sur leur patrimoine, et depuis, ils se mobilisent pour communiquer autour de leurs façades de briques. Appareillages de briques redécouverts et mis à l’honneur par une exposition de photos prises par les habitants, valorisant le vocabulaire et les mises en œuvre toutes spécifiques.
Et cette fois-ci, à l’occasion de la conférence « briqu’n techn » du 20 mars, le processus de fabrication de la brique a été présenté, afin de mieux comprendre l’origine de ce matériau, si caractéristique de notre territoire normand.
Tandis que la brique traditionnelle est moulée, la brique contemporaine est extrudée. Alors que la première est bien souvent laissée apparente, la deuxième se fait plus discrète et est enduite.
Les échanges ont mis en lumière un matériau qui a su évoluer en fonction des projets d’aujourd’hui, ainsi que les techniques de rénovation.
Voici quelques ouvrages, qui ont été présentés lors de cette soirée :
A propos de la brique traditionnelle :
- La brique, fabrication et traditions constructives, collection au pied du mur, Giovanni PEIRS, ed. Eyrolles
Concernant, la rénovation, et l’isolation :
- Rénover-réhabiliter-agrandir sa maison, CAUE76
- L’isolation thermique écologique, Jean-Pierre OLIVA et Samuel COURGEY, ed. Terre vivante
Matériau de construction, mais aussi de création artistique, la terre cuite a de quoi étonner.
Pour en discuter, une table ronde réunissant des artistes céramistes, artisans et architectes, se déroulera le samedi 28 mars à 16h30 à Gravigny.
Un Historial à Rouen fait renaître Jeanne d'Arc de ses cendres Centre Presse Aveyron Le lieu, inauguré vendredi par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, a été construit après d'importants travaux, derrière la cathédrale de Rouen, au sein de l'archevêché où subsistent des vestiges de la salle du tribunal ecclésiastique où ...
Les collectivités investissent de plus en plus en dehors de leur compétence obligatoire. En contrepartie, elles militent pour un rééquilibrage du rapport de force avec la SNCF et l'Etat.
La hausse des loyers pèse sur le budget des ménages, en particulier des plus jeunes d’entre eux. Ce phénomène est connu. En contrepartie, les revenus des bailleurs1 privés et publics au cours de ces trente dernières années se sont nettement élevés. Le effets des baisses de loyer que l'on enregistre depuis quelques mois demeurent bien modestes en regard des gains enregistrés auparavant.
Entre 1984 et 2014, l’indice général des loyers a été multiplié par 2,4 alors que les prix l’ont été de 1,8. Cette évolution est due en partie à l’amélioration du confort des logements : on loue plus cher un bien de meilleure qualité. Ce facteur n’est pas suffisant pour tout expliquer, comme l’a signalé il y a déjà dix ans la chercheure Gabrielle Fack : « L’amélioration de la qualité des logements telle qu’on peut la mesurer ne semble donc pas jouer un grand rôle dans la hausse des loyers des ménages à bas revenus. », écrivait-elle alors, tout en signalant que les données sur la qualité des logements demeuraient imparfaites2.
Ce sujet ne fait pas couler beaucoup d’encre. Une étude de l’Insee a montré que les aides aux logements pouvaient permettre, dans certains cas, aux bailleurs d’augmenter leurs loyers3. Mais la question ne faire guère l’objet d'autres travaux scientifiques, à notre connaissance. Nous avons essayé d’aller plus loin en utilisant les très officiels « Comptes du logement », publiés chaque année par le ministère du même nom. Un document difficile d’accès, mais dans lequel on trouve une masse d'informations.
En trente années, le résultat brut courant (le profit une fois leurs charges4 déduites) des bailleurs privés, a été multiplié par 4,7 soit 2,6 fois plus que l’inflation. Il est passé de 5 à 23,7 milliards d'euros. Si on enlève la hausse des prix, les bailleurs ont gagné 14,7 milliards d’euros ce qui représente 5 400 euros par an et par propriétaire. La hausse a été encore plus forte pour les bailleurs HLM qui ont multiplié par 5,3 leur résultat, soit 5,6 milliards inflation déduite.
En 2013, au total chaque propriétaire bailleur a retiré environ 8 800 euros de gain de ses placements locatifs, une fois les charges payées. Louer un logement rapporte un peu plus de 3 000 euros par an dans le secteur privé, 4,4 fois plus qu’en 1984. Ceci sans compter une éventuelle plus value au moment de la revente. La surprise, c’est que ce résultat par logement a été multiplié par dix dans le secteur social : les loyers du parc HLM ont progressé bien plus vite que les charges.
Une partie difficile à mesurer de la hausse des loyers est la conséquence des efforts de rénovation supportés par les propriétaires ou sont dus au fait que les nouveaux logements sont plus confortables, mieux isolés. Pour partie aussi, cette charge traduit une redistribution du revenu de ménages souvent jeunes vers les bailleurs privés plus fortunés et plus âgés, ou aux organismes HLM. Plus clairement, une partie de la population française s’est enrichie en devant propriétaire et en louant au prix fort des logements. De leur côté, les HLM ne redistribuent pas leurs éventuels bénéfices. Une partie de l'effort de rénovation urbaine entrepris à partir de 2005 a été financée par les locataires du secteur social eux-mêmes sans qu'on en parle souvent. En outre, depuis plusieurs années, la mission interministérielle d’inspection du logement social critique le niveau de certaines rémunérations des dirigeants des organismes du secteur du logement social (rapports 2012 et 2013).
Le secteur de l'impression 3D pèsera un peu plus de 18 milliards d'euros en 2020 selon les prévisions. Mais aujourd'hui, la France possède seulement 3% des imprimantes 3D installées dans le monde. Le Conseil économique, social et environnemental vient de publier un avis sur le sujet, invitant le gouvernement à adopter une stratégie nationale pour que les entreprises françaises, dont celles du BTP, se taillent une part du gâteau.
Lors du premier tour des départementales, le parti a battu son score record en termes de suffrages exprimés, mais pas en pourcentage des inscrits ni en voix.
Les modèles urbains qui s'inscrivent dans le mouvement de la ville durable ne relèvent pas, selon Frédéric Héran, du registre de l'utopie, mais poursuivent des objectifs qui se veulent réalistes. Ils se trouvent de ce fait en rupture avec la tradition de l'urbanisme moderne, opérant un changement de paradigme. Dossier : Actualité des modèles urbanistiques Depuis l'ouvrage séminal de Françoise Choay, « Urbanisme, utopies et réalités », publié il y a tout juste 50 ans, les urbanistes contemporains – ou
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Essais
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urbanisme,
développement durable,
aménagement,
aménagement durable,
savoirs urbains,
ville durable,
modèle,
urbanisme durable,
référentiel,
paradigme
La nouvelle gare rive gauche est l'occasion également de repenser ce pan de la ville ainsi que l'Île-Lacroix. (image Europan)
À l’horizon 2025-2030, la gare principale de Rouen (Seine-Maritime) ne se situera plus en haut de la rue Jeanne-d’Arc, mais de l’autre côté de la Seine, à l’emplacement de l’ancienne gare de marchandises Saint-Sever, aujourd’hui une vaste friche. La gare actuelle, du type des gares du XIXe siècle, est saturée, et, enfermée dans un périmètre restreint, n’offre pas de possibilité de développement. Pour l’agglomération de Rouen et la Normandie, l’opportunité de créer un nouveau pôle ferroviaire est donc une obligation, pour assurer les transports des prochaines décennies. La future gare pourrait compter pas moins d’une quinzaine de voies, deux ou trois entrées (contre une seule actuellement) et devrait passer sous la Seine. Elle accueillera la ligne rapide reliant Paris à la Normandie (la LNPN, « ligne nouvelle Paris Normandie »)
En attendant la gare…
Bien sûr, l’arrivée d’un équipement aussi important, ça se prépare. Dans cette optique, la gare a fait l’objet d’un concours, Europan, destiné aux architectes et urbanistes, et visant à inscrire cette gare dans une une large réflexion urbanistique. Vendredi 13 mars 2015, les lauréats étaient présents pour présenter les résultats de leurs travaux, au cinéma l’Omnia République. Une soirée par ailleurs intégrée au Mois de l’architecture contemporaine en Normandie. Les équipes devaient travailler à partir de la réflexion suivante : « Que faire en attendant l’arrivée de la gare ? »
… de premiers aménagements ?
Les trois projets lauréats, Que m’Anquetil ? – les concepteurs jouant malicieusement avec les mots -, Rouen on the move et Une gare pour les deux rives, se sont ainsi efforcés de proposer des feuilles de route préparant l’arrivée de la gare, puis imaginant le développement du quartier dans les années et mêmes les décennies qui suivront. Les projections à court terme impliquent par exemple de premières réalisations, avant l’implantation de l’infrastructure, comme des aménagements urbains sur le quai Anquetil – promenades, signalisation, bancs etc. -, afin que les habitants se réapproprient les lieux, ou encore des points d’accès provisoires entre la rive gauche, l’Île-Lacroix et la rive droite.
Ce n’est pas parce que la concrétisation d’un projet est lointaine qu’il ne faut pas l’entourer de toute une réflexion, au contraire !, a estimé le maire de Rouen, Yvon Robert. Il y a tout un travail d’accompagnement à mener durant toutes les étapes du projet, avec les citoyens.
« Un pas de géant »
Par ailleurs, concernant le projet de gare proprement dit, un pas décisif vient d’être franchi. « Un pas de géant » a même défendu Nicolas Mayer-Rossignol, le président de la Région Haute-Normandie, également présent lors de la table ronde organisée à l’Omnia. En effet, en février 2015, les élus de la Région Haute-Normandie ont approuvé le « protocole de partenariat et de financement », pour les études préalables. Coût total des études, qui vont durer jusqu’en 2016 : 4,3 millions d’euros. Les études porteront sur l’insertion de la gare dans le quartier retenu (sur le site « Sernam-quais », près du quartier Saint-Sever), les places de stationnement, l’accès aux transports en communs et au réseau routier etc.
Un enjeu pour toute la Normandie
La nouvelle gare à Rouen sera utile à de nombreux Normands, se réjouit le président de Région. Des transports collectifs performants, au service des usagers, c’est notre priorité. Le projet de nouvelle gare à Rouen, facile d’accès, et au plus près d’un maximum d’habitants et d’emplois, répondra à cet objectif.
Et à l’heure de la « réunification » de la Normandie, l’élu met en avant l’importance du projet pour l’ensemble de la région. À ce titre, il a rappelé quelques chiffres évocateurs :
La gare de Rouen rive droite c’est 6,5 millions de voyageurs par an, Le Havre 1,9 et Vernon, bien que beaucoup moins peuplée, 1,7 million. Rouen est le nœud ferroviaire normand. »
D’ailleurs la Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) a été retenue comme l’une des priorités en termes d’infrastructures nationales de transports. Les travaux se feront d’abord sur deux sections : le tronçon Paris-Mantes et celui entre Oissel et Yvetot.
Un nouveau poumon de la ville, une nouvelle vie pour l’Île-Lacroix
Sur le plan local, l’implantation de cette nouvelle infrastructure au cœur de Rouen offre l’opportunité de repenser ce pan de ville. Autour de cette nouvelle gare rive gauche, le projet prévoit ainsi « la création d’un quartier urbain mixte, comprenant logements et activités économiques, d’un pôle d’échanges multimodal desservi par les transports en commun et les autres modes de déplacements. » L’ensemble du projet a été déclaré d’intérêt communautaire par la Métropole Rouen Normandie, qui coordonnera les études.
À noter qu’au cours de ces 20 dernières années, le développement de Rouen s’est largement fait sur la rive gauche, a insisté le maire Yvon Robert.
Ce nouveau quartier viendra alors s’ajouter aux projets actuels : Luciline (rive droite), et Flaubert (rive gauche). La réflexion autour de ce nouveau quartier suppose aussi d’envisager l’Île-Lacroix, qui sera voisine de la gare, et actuellement enclavée. La proximité avec une gare du XXIe siècle, serait pour ce quartier une chance de développement formidable.
Infos pratiques : Les projets présentés dans le cadre du concours Europan sont à découvrir sur le site www.europanfrance.org
Ç’aurait pu être pire, ç’aurait pu être mieux. Le rapport de la Chambre régional des comptes, sur la gestion de la politique de transports en commun développée par la Crea (aujourd’hui Métropole Rouen Normandie), est tombé la semaine passée. Il est assez instructif. Relevé des bons et mauvais points.
Positif
«Adaptée». La CRC relève que l’offre de transport est «diversifiée et adaptée à la densité de population».
Dette. Le faible endettement du budget transports est relevé. L’encours se monte à 185,3 M € mais «rapporté à la capacité d’autofinancement», le ratio de désendettement n’est « que » de 4,8 années.
Fréquentation. Celle-ci est en «augmentation continue». En particulier sur Teor : «Le nombre a plus que doublé entre2006 et2012». La CRC voit dans ces bons résultats le fruit de «l’amélioration de l’offre». Par ailleurs, la politique de fidélisation semble fonctionner car le nombre de tickets unitaires baisse de 12,5 % depuis 2008 alors que les abonnements augmentent.
Négatif
Premières pénalités. On y apprend que pour la première fois depuis la création du métro en 1995, des pénalités ont été appliquées (au concessionnaire ou à l’exploitant ? la synthèse du rapport ne le dit pas) concernant le cadencement des lignes Teor.
Manque de transparence? La Crea mandate un cabinet d’audit extérieur chaque année pour vérifier les comptes des concessionnaires et exploitant, notamment le montant des recettes encaissées et la réalité des coûts. Ce bureau est «amené, de façon récurrente, à formuler des critiques sur la difficulté de lecture des comptes consolidés de Sometrar et Tcar et sur la présentation de certains comptes de charges ou de produits.»
PDU. C’est peut-être le volet le plus dur pour la Métropole. «Après un rappel du faible niveau d’atteinte des objectifs du précédent PDU», et de nombreuses remarques sur le manque de précision et de consistance du document, la CRC conclut qu’«au total le PDU (plan de déplacements urbains) borne trop souvent son ambition à accompagner l’évolution des comportements plus qu’il ne cherche à les modifier». La Métropole s’est engagée auprès des magistrats à réviser son PDU dans cinq ans.
Tarification. Le ticket unitaire de la Crea est 28 % plus cher, et l’abonnement mensuel 61 % plus onéreux, que la moyenne des 122 réseaux de transports ayant participé à l’étude du Gart. À l’instar du rapport annuel de la Cour des comptes, la CRC note l’augmentation de l’incidence de la tarification sociale (lire notre édition du 25 février) et préconise «une participation accrue des usagers» dans le financement des transports.
Chambre régionale des comptes. Sorte d’émanation de la Cour des comptes en région, la CRC est principalement chargée de contrôler les comptes et d’examiner la gestion des collectivités territoriales et des établissements publics. Importante dans le fonctionnement démocratique, elle a la mission d’évaluer les politiques publiques. Une sorte de vigie du bon emploi de l’argent public.
Composée de magistrats, elle vise d’abord à la bonne information des élus et citoyens, mais elle peut aller jusqu’à saisir le procureur de la République lorsqu’elles relèvent des faits susceptibles d’une qualification pénale.
Exploitant, concessionnaire...?
La Métropole est l’autorité régulatrice des transports, elle a en charge le développement de la politique des transports publics à l’échelle de l’agglomération. Dans les années 90, il avait été décidé de confier la construction du métro et l’exploitation du réseau sur une longue période (30 ans) à un concessionnaire, la Sometrar. Qui elle-même confie l’exploitation du réseau à la Tcar, filiale de Veolia.
Année 2014 maussade, perspectives 2015 nuancées (mais les bas taux d’intérêt devraient booster le marché), les promoteurs immobiliers et aménageurs ont un peu le spleen, à en croire Georges Crestin (du syndicat national des aménageurs et lotisseurs) et Christophe Demouilliez (vice-président de la fédération des promoteurs immobiliers de Normandie). Avec leur Observatoire du logement neuf des régions normandes, ils constatent une baisse de 25 % des permis de construire autorisés (un peu comme partout en France en 2014). L’offre foncière est en recul. Avec seulement 522 ventes nettes en 2014 (contre 1 127 par exemple en 2011), la promotion immobilière dans le secteur de Rouen (près de la moitié du marché en Normandie) est à la peine. Pourtant, sondés, les aménageurs et promoteurs sont plus confiants pour 2015. Ils estiment en majorité que le nombre de ventes devrait augmenter. Mais tout n’est pas rose.
Fuite Des promoteurs
«Depuis quelques années, les politiques publiques à Rouen nous obligent à réserver une grande part de nos programmes pour des T4 et des T5, afin de faire revenir les familles dans l’agglomération, détaille Christophe Demouilliez. On nous impose cette typologie, mais les 4-5 pièces qui se vendent, ce sont ceux qui sont en terrasse, et ils ne sont pas nécessairement acquis par des familles qui préfèrent aller en périurbain, dans des maisons individuelles. Le risque, à terme, c’est que nous délaissions ces secteurs trop réglementés pour produire des logements ailleurs. Il y a un vrai risque que les promoteurs quittent Rouen.» Cri d’alarme du patron qui se dit étouffé par la réglementation ? Pas vraiment : des opérateurs nationaux comme Kaufman & Broad ont quitté Rouen... «Rouen et sa région ne représentent plus que 45% du marché normand, avant c’était les deux tiers.»
Georges Crestin détaille : «Quand on construit un logement, c’est 2,5 emplois directs pendant 18 mois et autant d’emplois indirects. Cela participe du rayonnement de la ville. À Rouen, les élus ont adopté un système particulièrement directif. On a constaté des fermetures d’agences de promotion.» «On n’est pas contre les grands logements, rajoute Christophe Demouilliez, mais entre un appartement à 250000€ et une maison du même prix... La réussite dépend vraiment des quartiers.» Signe qui ne trompe pas : il faut 11 mois en moyenne pour vendre un studio, contre 31 pour un T4. Et les promoteurs ne peuvent se permettre d’avoir un gros stock.
Au dernier bilan Insee, sur les 61 019 logements recensés à Rouen (ancien et neuf confondus), les quatre pièces et plus représentent environ 30 % des habitations. Mais en très grande majorité les logements de quatre pièces sont occupés par une ou deux personnes (à 70 %) et c’est à peu près la même chose pour les plus grands appartements. «On ne peut pas aller contre le marché», résument les promoteurs.
B. M.-C.
À savoir
Terrains
724 m², c’est en moyenne la surface des terrains à bâtir vendus dans le département de la Seine-Maritime. C’est plutôt dans la moyenne haute, sachant que ce chiffre tombe à 450 m² en Pays de Loire.
Problème: le manque d’offre, en baisse de 6%. À contre-courant de la plupart des régions françaises, les opérations de lotissement ralentissent. De nombreux terrains sont en vente depuis plus de deux ans. La plupart des terrains font de 600 à 800 m² et valent de 70000à 110000€.
Où sont les bailleurs sociaux ?
La nouvelle loi SRU impose que les communes possèdent 25% de parc locatif social.
Globalement, cette obligation est respectée et les programmes neufs, qu’il s’agisse de maisons individuelles ou d’immeubles, réservent le quart de leurs réalisations aux investisseurs sociaux. Problème : ils sont de plus en plus difficiles à trouver.
Un chiffre suffit à résumer l’équation : en 2011, sur les 1 127 logements neufs vendus à Rouen, 79 % avaient été pris par des investisseurs (dont une grosse part de bailleurs sociaux). Le reste allait à des clients-occupants. En 2014, cette part est tombée à 57 %.
«La mixité sociale est rentrée dans les mœurs, prévient Georges Crestin (du syndicat national des aménageurs-lotisseurs). Mais aujourd’hui, la difficulté, c’est de trouver le bailleur qui va acheter les logements. Dans certains programmes périurbains, on ne les trouve pas et on ne peut davantage baisser les prix.» «Dans certains endroits, on perd même de l’argent sur les appartements vendus», rajoute Christophe Demouilliez (Fédération des promoteurs immobiliers de Normandie). Le risque : que certains projets ne voient pas le jour, faute de bailleur social.
Comment expliquer cette timidité des bailleurs sociaux ? Depuis dix ans, la plupart sont engagés à Rouen dans la réhabilitation de leur parc locatif existant, avec parfois d’importantes dépenses (les « verre et acier » de l’avenue Rondeaux, les opérations liées au plan de rénovation urbaine sur les Hauts de Rouen...). Les budgets des collectivités sont d’autre part en panne. Les nouvelles normes énergétiques adoptées en 2012 («le code de l’urbanisme a connu une inflation de 100% en dix ans», sourit Georges Crestin) ont renchéri le coût de construction. Ces logements consomment quatre fois moins d’énergie que les anciens mais coûtent 5 % de plus à l’achat. Résultat : les promoteurs et aménageurs estiment que les normes de construction, les règles de construction, l’instabilité des règles fiscales et l’incertitude de l’environnement économique sont les principaux freins à la reprise du marché.
Faut-il acheter ?
Avec un marché qui fait le yoyo depuis quelques années, pas facile de s’y retrouver. Côté prix (109€ le m² de foncier, entre1900 et5500€ le m² dans le neuf à Rouen), c’est plutôt la stabilité. Mais les règles liées à une acquisition ont changé, veulent convaincre les lotisseurs et aménageurs. «Les prix ont baissé dans les lots d’aménagement.» «Un autre levier, c’est la loi Pinel avec douze ans de défiscalisation», rajoute un promoteur. «Contrairement à la loi Duflot, on peut désormais louer à un ascendant ou à un descendant. C’est un vrai levier. Ça permet de loger son fils étudiant ou sa mère âgée en centre-ville. Et il y a une exonération de 100000€ sur les droits de succession.» Enfin, les taux d’intérêt sont historiquement bas, permettant un investissement presque intégralement remboursé par un loyer.
Il ne manquait que les noms de rues ou presque. Le conseil de quartier de la Grand-Mare a donc rectifié (lire ci-contre). Et voilà les nouvelles voiries baptisées. Mais qu’en est-il encore des logements en constructions à l’emplacement des tristement célèbres Lods dont différents incendies ont coûté la vie à sept personnes ? Ils poussent eux aussi et transforment au fil des mois toute la physionomie du quartier. Les 65 premiers logements seront bien livrés en juin et août, comme annoncé. La deuxième tranche de 75 logements suivra en novembre prochain et janvier 2016. Peu des anciens habitants reviendront vivre dans le quartier. Une vingtaine a quitté la Normandie, préférant rejoindre la région parisienne ou le bailleur leur proposait des solutions de relogement après la destruction des premiers Lods.
Une mixité à développer
Même si 40 % des logements sont prioritairement réservés aux anciens locataires, la grande majorité a fait savoir qu’elle ne souhaitait pas redéménager. Dans le cadre d’opérations similaires, il est en effet rare que le nombre de personnes souhaitant retourner dans leur ancien quartier dépasse les 5 %. Tous ont malgré tout jusqu’au 7 avril pour faire connaître leur décision à Immobilière Basse Seine. Le bailleur qui avait acquis les Lods en 2006, conserve avec ces deux programmes, Rameau 2 et Rameau 3, un nombre équivalent de logements, soit 280, correspondant aux 14 immeubles Lods détruits, «sachant que quatre, appartenant à IBS, restent à démolir», précise le maire de Rouen, Yvon Robert, qui suit ce dossier de longue date, alors qu’il était adjoint de Valérie Fourneyron, en charge du logement. Déjà, il faisait état de son ambition de développer une mixité sociale dans les trois quartiers des Hauts de Rouen. Ce qui passe par la possibilité d’y accéder à la propriété. Et ce n’est pas le cas avec ces logements Rameau 2 et 3, tous voués à la location, dont 26 à caractère très social.
Explication de l’élu qui justifie cette destination strictement locative en expliquant «que la Grand-Mare est de ces quartiers celui où la mixité est la plus grande». Les propriétaires y sont déjà nombreux, installés dans ces maisons coquettes aux jardins bordés de haies bien taillées qui balisent la partie sud du quartier jusqu’aux immeubles « Panoramiques ».
Il est à espérer que les nouvelles constructions qui leur feront bientôt face, feront retrouver au quartier la douceur de vivre qui y régnait dans les années 70. À se promener dans le quartier, où règne encore une belle ambiance de chantier, il semble que souffle un air nouveau. Les pavillons donnent en effet un peu de respiration à l’ensemble en ouvrant deux belles perspectives de part et d’autre du quartier. L’alignement de ces nouvelles maisons ne provoque peut-être pas l’intérêt architectural qu’avaient soulevé les Lods en leur temps, mais les nouveaux habitants devraient en apprécier l’environnement.
P. B.
p.bertrand@presse-normande.com
à savoir
Nouvelles rues
La construction de ces 140 logements engendre des voiries nouvelles qu’il fallait baptiser, mission qui a été confiée aux conseillers de quartier de la Grand-Mare. Si jusqu’ici, outre Rameau, les musiciens jalonnent la voirie (Lully, Couperin, ou le Belge César Franck et le Polonais Chopin), les conseillers ont choisi pour renommer ces cinq nouvelles rues, cinq femmes: la résistante Lucie Aubrac, la chimiste et physicienne Irène Joliot-Curie, Anne Frank, la révolutionnaire Louise Michel et la comédienne Simone Signoret.
Un site unique et pourtant délaissé. Au cœur du centre-ville historique de la capitale haut-normande, l’Aître Saint-Maclou, un des rares ossuaires de ce type subsistant en Europe, sonne tristement vide. Crée en 1348 avec la Peste noire, il prend une grande part de sa configuration actuelle, avec ses galeries et leurs combles destinés à contenir les ossements, lors d’une nouvelle épidémie au XVIe siècle.
Depuis septembre, et le départ finalement apaisé des 160 étudiants de l’École régionale des Beaux-Arts vers d’autres lieux plus sécurisés (lire ci-contre), l’ancien cimetière, transformé également dans sa longue histoire en école de charité et en pensionnat de jeunes filles, cherche une nouvelle fois sa vocation.
«Une vitrine des savoir-faire traditionnels»
Bonne nouvelle, son horizon semble s’éclaircir. Le financement de sa rénovation est inscrit noir sur blanc sur le contrat de métropole 2014/2020 : dix millions d’euros (*) pour en faire « une vitrine des savoir-faire traditionnels normands et de l’économie créative». Bizarrement, au sein de la collectivité intercommunale, on reste très discret sur les grandes lignes du projet. Pourtant, c’est bien elle qui s’apprête à bénéficier du transfert de la propriété des lieux que la Ville avait acquis en 1927. Bien elle qui assurera la maîtrise d’ouvrage du dossier.
Du côté de la Chambre des métiers de Seine-Maritime, on est largement plus prolixe. On ne cache pas faire du lobbying auprès de la Métropole pour faire aboutir l’idée d’implanter dans l’Aître un lieu d’exposition permanente de réalisations d’artisans d’art de la région. « Ce qui est important c’est que politiquement désormais c’est fléché. Maintenant il faut le dimensionner», se réjouit son directeur du développement, Stéphane Bordier. « Un des problèmes de l’artisanat, c’est l’immobilier. Ce n’est pas facile pour les artisans d’art de montrer leur savoir-faire, leurs produits, d’accueillir du public. L’Aître Saint-Maclou sera une vitrine idéale pour eux », plaide le président de la Chambre, Dominique Moulard. D’autant que le projet d’espace de présentation pourrait irriguer l’ensemble du « quartier des antiquaires » en encourageant l’implantation de nouvelles boutiques de création en pied d’immeuble.
Le joaillier rouennais Franck Margueron, habitué des marchés asiatiques, y voit une précieuse opportunité pour ses confrères artisans d’art de toucher un public nouveau. « Il existe une clientèle qui veut se différencier, qui veut épater ses amis avec un produit qui a une histoire, qu’elle a trouvé dans un endroit insolite. Après il faut faire connaître ces lieux. De toute façon, il faut à tout prix que les artisans s’ouvrent au monde extérieur ».
Dans cet esprit, vingt-trois ateliers normands - avec leurs chapeaux, accessoires de mode, céramique, bijoux, meubles, luminaires - ont emprunté du 31 janvier au 28 février dernier le chemin de Hanovre. Ils y ont exposé pour la première fois dans la galerie Honawersform de la Chambre de métiers locale.... Résultat : 5000€ de chiffre d’affaires et une expérience à l’international unique.
Cette initiative a été regardée de près par la Métropole Rouen Normandie et par les villes de Rouen et du Havre qui ont envoyé en Allemagne techniciens et élus.
Des exemples à suivre
Et cette volonté de défricher de nouveaux marchés ne s’arrête pas là. Le 3 avril prochain, une mission fera découvrir à des représentants de la métropole rouennaise et du Pays dieppois terroir de Caux le Village des métiers d’art de Desvres, dans le Pas-de-Calais. Sur cette terre de faïences, une sorte de pépinière d’entreprises qui au-delà des activités de production a été conçue pour accueillir du public, avec visites guidées, exposition permanente, boutiques. De quoi donner des idées... Au-delà de la renaissance de l’Aître Saint-Maclou, c’est ainsi toute une ambition de valorisation commerciale et touristique de l’excellence artisanale de la région qui s’affirme.
Thierry Delacourt
(*) Dont 6millions d’euros pris en charge par la Métropole et 4millions par le conseil régional de Haute-Normandie.
Ils étaient restés discrets jusqu’ici. Mais, depuis le 28 février et la création d’une association d’usagers, les défenseurs de l’aéroport de Rouen Vallée de Seine se sentent pousser des ailes. En tête, le président de cette association, Alain Stéphanopoli de Comnène, qui se dit «prêt à la guerre en espérant ne pas avoir à le mener», contre la Métropole qui penche vers un déclassement en aérodrome, voire la fermeture du site. Les opposants se disent surtout «prêts à porter la contestation», dès ce matin d’ailleurs lors d’une réunion du syndicat mixte de l’aéroport Rouen vallée de Seine, porté à 49 % par la Chambre de commerce et d’industrie de Rouen et à 51 % par la Métropole dont le président, Frédéric Sanchez, dans la roue de la Région, a d’ores et déjà déclaré que Deauville était le seul aéroport qui mérite d’être développé en Normandie, mettant Boos et Le Havre-Octeville dans le même panier.
Décision unilatérale
Les usagers ne siègent pas au syndicat mixte mais leur envie de voir poursuivre et même se développer une activité sur le site de Boos est sans aucun doute relayée par une partie des participants.
Le président de la CCI n’avait-il pas déclaré en décembre 2013 : «Bonjour à celui qui prendra la décision de le fermer! En tout cas, ce ne sera pas la chambre de commerce. Et le politique qui fera ça se tire une balle dans le pied». La question n’est pas inscrite à l’ordre du jour de la réunion syndicale de ce matin. Mais, entre la présentation du compte de gestion 2014 et le budget primitif 2015, une main va forcément se lever pour évoquer ne serait-ce que la méthode choisie par le président de la Métropole pour décider de l’avenir du site. Peut-être celle de Philippe Guilliot, maire d’Ymare qui siège à la Métropole pour le groupe Front de Gauche. En juin 2013, soutenu par les Verts, il s’était attiré les foudres du président en évoquant en séance la fermeture d’un aéroport jugé trop coûteux pour la collectivité (750 000 € par an de subvention, plus 250 000 de la CCI). Revirement de situation en décembre suivant quand le même Frédéric Sanchez annonce sans en référer à la CCI qu’il crée un comité de pilotage, constitué d’élus devant plancher sur l’avenir de l’aéroport mais en aucun cas sur son développement.
«Un prétexte de démocratie»
La prochaine réunion de ce comité aura lieu le 1er avril «et je pense que ce sera la dernière», ironise Philippe Guilliot qui se demande bien à quoi il a servi. «Un prétexte de démocratie», lance l’élu. «Ce comité de réflexion n’a pas rendu d’avis et déjà le président de la Métropole a annoncé que la délégation de service public pour la gestion de l’aéroport ne serait pas renouvelée». En marge de ce groupe de travail, la Métropole a aussi commandé une étude portant sur les conséquences économiques de la fermeture du site, sans en faire part à son partenaire qu’est la CCI. Les résultats sont en cours d’examen.
Le 6 mars dernier, une réunion technique s’est aussi tenue sur ce thème. Une énigme, tant les comptes rendus de cette réunion divergent. Les défenseurs de l’aéroport, d’un ton très satisfait ont retenu que «la direction générale de l’aviation civile a demandé une étude complémentaire à la Métropole». Ce que dément la Direction de la sécurité de l’aviation civile qui siégeait à cette réunion.
Il est clair que la méthode agace le président de la chambre de commerce, Christian Hérail. Ce dernier ne souhaite pas pour autant commenter les dernières péripéties du dossier, ni même la création de cette association d’usagers qui vont dans le sens pourtant de son envie la plus chère de développer l’activité du site. Pour l’heure, il se range derrière la position officielle de la CCI que feront connaître les élus réunis en séance plénière le 16 avril.