Shared posts
« Pas besoin de voiture »
Transports urbains, vélos… L’Agglo de Rouen épinglée par la Chambre des comptes
La chambre régionale des comptes de Normandie s’est penchée sur la situation des transports dans l’agglomération de Rouen, et notamment sur le plan de déplacement urbain (PDU), conçu par la Métropole Rouen-Normandie, qui doit fixer le cap pour les années à venir.
Le résultat de cette observation minutieuse est critique. Sur les objectifs chiffrés à présenter, la place de la voiture au cours de la prochaine décennie, ou encore la pratique du vélo, la chambre régionale des comptes pointe des insuffisances.
Le premier budget de la Métropole
Sur l’offre globale des transports en commun, la chambre régionale des comptes note positivement :
L’offre de transport est diversifiée et adaptée à densité de population puisqu’elle propose, pour Rouen et les communes limitrophes, deux lignes de « métro » (tramway dont une partie souterraine), trois lignes de bus à haut niveau de service ainsi que des lignes de bus classiques.
Dans son tableau général, et pour bien comprendre les enjeux d’une telle évaluation, la chambre note également : « Les transports représentent le premier budget de la CREA (NDLR, l’ancien nom de la Métropole Rouen-Normandie), avec plus du quart des dépenses totales de fonctionnement et 62 % des dépenses d’investissement en 2012. »
Des paris sur l’avenir incertains
Mais en ce qui concerne dans la projection dans l’avenir, à travers le plan de déplacement urbain (PDU), la chambre met avant plusieurs point insuffisants qui doivent être améliorés. Déjà, la chambre note que la Métropole envisage l’avenir de ses transports en tenant pour acquis des réalisations qui la dépassent :
Le succès de certaines démarches lancées à l’échelle de la CREA dépend manifestement d’actions plus vastes qui vont au-delà de sa compétence, comme le projet de nouvelle ligne ferroviaire entre Paris et la Normandie, le développement du fret fluvial ou le contournement routier Est.
Un plan trop vague
Autre aspect de critique général, le caractère jugé trop vague du plan :
Le plan souffre de l’absence d’objectifs chiffrés qui engagent pour l’avenir, et de son caractère peu descriptif. Ainsi, il n’est fait nulle mention de la part des différents modes de transport à l’horizon des cinq ou dix ans, et notamment de la voiture.
Flou sur les bornes électriques
Certaines critiques portent sur des points bien plus précis :
En ce qui concerne l’installation de bornes électriques, il n’est prévu aucun objectif chiffré alors même que le scénario retenu pour l’évaluation environnementale intègre un développement notable de l’usage des véhicules électriques dans les années à venir.
Une pratique du vélo « particulièrement faible »
La politique cyclable en prend également pour son grade :
Il en va de même pour les pistes cyclables ou la pratique du vélo, particulièrement faible dans l’agglomération rouennaise, d’après les statistiques du Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (Certu).
> VIDÉOS : À Rouen, cyclistes et automobilistes ne font pas bon ménage
Un étalement urbain favorable à la voiture
Ou encore, à propos des places de stationnement et l’utilisation de la voiture :
En ce qui concerne le nombre de places de stationnement, très élevé à Rouen comme le souligne l’état des lieux, aucun objectif de diminution n’est programmé. Peu de mesures concrètes sont avancées pour enrayer l’étalement urbain, puissant encouragement à l’utilisation de la voiture.
Plus d’accompagnement que d’impulsion
Et pour revenir à des considérations plus générales, la chambre regrette :
Au total, le PDU borne trop souvent son ambition à accompagner l’évolution des comportements plus qu’il ne cherche à le modifier.
Bien sûr, toutes ces critiques, la Métropole les a bien reçues, et y répond dans un document également rendu public par la chambre régionale des compte (lire ci-dessous). La collectivité souligne notamment quel le PDU n’est pas un document figé, et qu’il doit même être révisé d’ici 2018.
Documents. La réponse de l’agglomération de Rouen au rapport de la Chambre régionale des comptes :
Le carrefour de Maison-Brûlée, en voie de sécurisation
Jeudi 5 mars après-midi, Nicolas Rouly, président du Département de Seine-Maritime, Nicolas Mayer-Rossignol, président de la Région Haute-Normandie, et Bernard Christophe, conseiller général du canton de Routot, représentant Jean-Louis Destans, président du Département de l’Eure, ont visité le chantier des travaux de sécurisation du carrefour de Maison-Brûlée sur la RD 438, en présence notamment de Didier Marie, sénateur de Seine-Maritime, conseiller général du canton d’Elbeuf, de Guillaume Bachelay, député de Seine-Maritime, et de Dominique Randon, conseiller général du canton de Grand-Couronne.
« Le 276, formule unique en France, c’est une façon intelligente de se rassembler pour mieux gérer l’argent public, soulignent les trois présidents. L’échangeur de Maison-Brûlée est situé aux portes de la Métropole rouennaise sur un axe routier interdépartemental stratégique. Les deux Départements et la Région soutiennent ainsi ces travaux dans le cadre du 276 afin de le sécuriser et de favoriser le covoiturage avec la création d’un parking. »
Sur l’autoroute A13, l’échangeur dit de « Maison-Brûlée » génère un fort trafic sur le proche réseau départemental. Les conditions d’échanges sont devenues dangereuses au niveau des deux principaux carrefours situés au nord de l’autoroute. De plus, la circulation est quotidiennement saturée avec des files d’attente remontant jusque sur la bretelle de sortie de l’autoroute A13 dans le sens Paris-Caen.
La SAPN a prévu la construction d’une nouvelle bretelle de sortie de l’autoroute A13 à l’échangeur de la RD438 Sud. Le déplacement de la sortie no24 de l’autoroute permet donc de supprimer le carrefour avec la RD 3 situé à l’extrémité de la bretelle qui dessert Moulineaux.
Dans le cadre des travaux de sécurisation, un giratoire au nord de l’autoroute A13 a été créé. Cela permet de fluidifier le trafic et de sécuriser les mouvements des véhicules dans ce carrefour dont l’importance sera accrue par la réalisation de la nouvelle bretelle. L’aménagement de la RD 438 Sud entre le giratoire Nord A13 et le carrefour de Maison-Brûlée a également permis de fluidifier l’important trafic circulant sur cette section.
L’aménagement d’un giratoire au carrefour de Maison Brûlée améliorera les échanges entre trois axes très fréquentés : la RD 438, la RD 675 et la RD 132. La section Est de la RD 438 sera requalifiée et sa chaussée réduite à deux voies pour s’adapter à la baisse du trafic liée à l’aménagement de l’échangeur.
Par ailleurs, la création d’une aire de covoiturage de cent places à proximité de l’échangeur autoroutier offre d’ores et déjà un stationnement adapté aux nombreux automobilistes pratiquant le covoiturage dans ce secteur. L’installation de l’arrêt de bus à proximité du parking de covoiturage ainsi que la création de traversées sécurisées et de trottoirs le long des voies départementales aménagées garantissent de bonnes conditions de déplacement aux piétons.
L’ensemble des aménagements du carrefour de Maison-Brûlée ont été conçus en concertation avec la Région Haute-Normandie, le Département de Seine-Maritime, le Département de l’Eure, les communes de Moulineaux, La Londe, La Bouille, Saint-Ouen-de-Thouberville et la SAPN.
Le projet, d’un coût de 5,4 millions d’euros TTC, est financé par le Département de Seine-Maritime (1 866 200 €), la Région Haute-Normandie (3 010 000 €) et le Département de l’Eure (523 800 €). Le Département de Seine-Maritime en assure la maîtrise d’ouvrage. En parallèle, la SAPN finance la réalisation de la bretelle de sortie autoroutière A13.
Une nouvelle borne Cy’clic en centre-ville
Une vingt-deuxième borne Cy’clic, le système de location de vélos à Rouen, est mise en service le 30 mars, à deux pas de la cathédrale. Pour fêter ça, le réseau vous offre 15 abonnements annuels !
C’est un endroit stratégique pour emprunter ou déposer un vélo. Au tout début de la rue des Carmes, à proximité de la cathédrale Notre-Dame et de l’Office de tourisme, une nouvelle borne Cy’clic ouvre le 30 mars, à la grande satisfaction des 1200 abonnés et des nombreux usagers occasionnels. Une borne qui manquait dans l’hyper-centre, dans une zone où il n’est pas toujours facile de modifier le paysage urbain.
Cerise sur le gâteau, le réseau Cy’clic offre à cette occasion 15 abonnements annuels. Le concours est ouvert à tous jusqu’au 2 avril à 23h59, il suffit pour cela de remplir le bulletin de participation en ligne sur Rouen.fr.
Le tirage au sort aura lieu le vendredi 3 avril, les gagnants, informés par email, recevront leur lot lors de l’inauguration de la borne, prévue le samedi 11 avril à 11 heures.
Toutes les informations Cy’clic sur cyclic.rouen.fr
Haute-Normandie : un accord entre EDF et les bailleurs sociaux pour réduire la facture énergétique des locataires
Lutter contre la précarité énergétique, réduire les charges des locataires, c'est l'objectif d'un partenariat entre EDF et une vingtaine de bailleurs sociaux de la région. Pour cela les partenaires se sont lancés dans un vaste programme de travaux.
Hautes eaux en Basse-Normandie : la région ne veut pas subir
Equipements sportifs : votre territoire est-il bien doté ?
Une métropole, pour quoi faire ? - Le Point
Le Point |
Une métropole, pour quoi faire ? Le Point "Je suis le seul habilité par la mairie à m'y rendre, avec ordre d'écouter et de me taire", témoigne ainsi Pierre Mazzella, directeur de l'Agence d'urbanisme du Pays d'Aix. En février, la MIPM a annoncé le lancement d'une consultation internationale en ... et plus encore » |
Les promoteurs immobiliers se disent “confiants“ pour 2015
L’Observatoire du LOgement Neuf des régions Normandes (OLONN) pressent des signes de reprises économiques timides mais réelles pour l’année 2015. Le message s’adresse tout autant aux investisseurs qu’aux collectivités et donneurs d’ordres. L’observatoire analyse le marché immobilier individuel aménagé de 1451 communes regroupées en 13 aires sur Rouen, Caen, Le Havre et la Côte fleurie.
Regroupant un ensemble de promoteurs immobiliers, l’association s’appuie dans son estimation sur l’activité enregistrée en Normandie en janvier et février de cette année. Les deux mois ont été bien orientés alors qu’ils sont généralement mauvais. Après un « mauvais bilan » en 2014, « nos confrères sont plutôt optimistes sur le marché 2015 », résume Georges Crestin, président de l’Observatoire et du syndicat des aménageurs lotisseurs SNAL Normandie.
« Une conjonction de phénomènes nous rend confiants », ajoute-t-il. Parmi ces phénomènes, la « baisse incroyable » depuis six mois des taux de crédits « parfois en dessous de 2% sur 15 ans », met en avant pour sa part Christophe Demouilliez, vice-président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI) Normandie. Et comme les prix de la construction sont restés « globalement stables » depuis 5 ans cela a permis d’augmenter le pouvoir d’achat des acquéreurs. « Y compris si l’on tient compte du doublement de ces prix en dix ans ».
Côté investisseurs, « la loi Pinel fonctionne mieux que la loi Duflot », se félicitent en cœur les promoteurs. « On n’est plus sur 9 ans mais sur 12 ans de défiscalisation avec deux déclencheurs importants : on peut louer à son ascendant descendant et s’exonérer de 100.000 € d’impôts liés aux successions. Ce n’est pas neutre », commente Christophe Demouilliez.
Des programmes plus onéreux sur des parcelles moins coûteuses
Le premier frein pour ne pas acheter ou investir c’est le manque de confiance. La conjoncture est « un peu meilleure qu’en 2014 ». D’autant que l’on enregistre une baisse des prix des parcelles dans la plupart des communes. Il y a 5 ans à Esteville, on vendait les parcelles 130.000 €. Aujourd’hui toutes les surfaces en lotissement sont à 95.000 €. Quincampoix même chose. A Saint-Jacques sur Darnétal les terrains étaient à 100.000€ sur 4 lotissements au lancement des programmes. Lorsque la quatrième opération est venue sur le marché on a vendu la parcelle à 80 ou 85.000 €. L’une des explications avancée par les promoteurs pour expliquer ces baisses est paradoxalement la mise en place depuis deux ans des normes d’isolation RT2012 qui ont renchéri les prix des maisons. A revenu égal de l’acheteur « le prix du foncier a constitué la variable d’ajustement », expliquent-ils.
Le SCoT de la Métropole Rouen Normandie est soumis à enquête publique
(fil-fax 20/03/15)
L’enquête publique sur le ScoT (Schéma de cohérence territoriale) de la Métropole Rouen Normandie a débuté le 18 mars et s’achèvera le 16 avril. Son approbation définitive pourrait intervenir en octobre 2015. Le ScoT fixe pour les 15 ou 20 prochaines années les objectifs des politiques publiques en matière d’habitat, de développement économique, touristique et culturel, de déplacements, d’implantation commerciale, de protection et de mise en valeur des espaces naturels, agricoles et forestier.
Lors de la validation du projet soumis à enquête publique, en conseil de la Métropole (alors communauté d’agglomération) en octobre 2014, l’opposition de droite s’était abstenu en raison de plusieurs désaccords de communes. Le groupe communiste n’avait pas pris part au vote estimant que certaines orientations « ne correspondent pas totalement » aux attentes de la ville de Saint Etienne du Rouvray et le développement de la zone d’entreprises Seine-Sud. Les écologistes d’EELV s’étaient abstenus par manque de garanties sur la baisse réelle de la consommation du foncier agricole pour des zones d’activités qui ne concorde pas avec les objectifs économiques affichés.
Le document est consultable dans les mairies des 71 communes de la Métropole et au siège de la Métropole (14 avenue Pasteur à Rouen), ainsi que sur www.metropole-rouen-normandie.fr/le-scot-enquete-publique
Normandie. Le Havre, dixième ville la plus polluée de France

Lundi 23 mars 2015, en raison de la persistance de la pollution aux particules fines, deux mesures exceptionnelles ont été prises à Paris (Île-de-France) : la circulation alternée et la gratuité des transports en commun, afin de limiter les nuisances engendrées par les véhicules dans la capitale.
Dans la semaine du 16 au 22 mars 2015, la Normandie n’a pas été épargnée par la pollution aux particules fines : les alertes se sont multipliées. Dimanche 22 mars 2015, la préfecture indiquait que la procédure d’information et de recommandations pour une pollution de l’air par les particules en suspension était maintenue pour la Seine-Maritime. 20 Minutes a publié, lundi 23 mars, le classement des villes les plus polluées de France. Le Havre (Seine-Maritime) y occupe la dixième place !
Le Havre, parmi les villes les plus polluées de France
Si Le Havre apprécie les classements, comme celui au Patrimoine mondial de l’Unesco dont on fête, en 2015, les dix ans, il en est certains qui peuvent fâcher. 20 Minutes a publié un classement établi à partir d’une étude de l’Institut national de veille sanitaire (InVS), publiée en janvier 2015, et qui classe les concentrations annuelles moyennes de particules fines dans 17 grandes agglomérations urbaines de France. Nous retrouvons la cité Océane en dixième position, avec 24,6 mg de PM 10/m3. Si la ville est loin derrière la cité phocéenne qui occupe la première place du podium, affichant un “score” de 31,8mg de PM10/m3, elle n’est pas très loin derrière la capitale qui, contrairement aux idées reçues, n’est que 7e avec 27 mg de PM 10/m3.
Les villes les plus polluées de France, selon le classement de 20 Minutes :
1-Marseille : 31,8 mg de PM 10/m3
2- Lille : 30,9 mg de PM 10/m3
3- Lyon : 29,5 mg de PM 10/m3
4-Nice : 29,2 mg de PM 10/m3
5-Grenoble : 27,5 mg de PM 10/m3
6-Douai-Lens : 27,3 mg de PM 10/m3
7-Paris : 27 mg de PM 10/m3
8-Amiens : 25,8 mg de PM 10/m3
9-Strasbourg : 25,6 mg de PM 10/m3
10-Le Havre : 24,6 mg de PM 10/m3
11-Nancy : 23,8 mg de PM 10/m3
12-Montpellier : 23,2 mg de PM 10/m3
13-Bordeaux : 22 mg de PM 10/m3
14-Rennes : 21,9 mg de PM 10/m3
15-Toulouse : 21,7 mg de PM 10/m3
16-Nantes : 21,4 mg de PM 10/m3
17-Dijon : 19,3 mg de PM 10/m3
A Buchy, reportage au cœur de la France rurale qui vote à droite
Dix ans après, le projet de recherche Normande Serrre est lancé à l’Esitpa de Mont-Saint-Aignan
Il est des projets qui prennent du temps, à l’instar de Normand Serre qui est né il y a dix ans et qui vient seulement de se concrétiser par le lancement de la construction des futures serres dédiées à la recherche agronomique.
Ce projet répond à une préoccupation sociétale : il s’agit aujourd’hui de produire autrement, plus, de préserver les ressources en les protégeant contre les attaques d’insectes ou de champignons par exemple.
Normand serre, ce sont 600 m² de serres, de locaux techniques et de laboratoires de recherche associés qui seront installés derrière les locaux de l’Esitpa (école supérieure d’ingénieurs en agriculture) à Mont-Saint-Aignan.
Excellence
Comme le rappelait le président de la Région, Nicolas Mayer-Rossignol, ce projet répond aux enjeux normands de la recherche « en fédérant différentes forces autour de lui : industries, étudiants, agriculteurs, chercheurs... ». Il entre également dans la stratégie régionale d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation qui vise à regrouper à Mont-Saint-Aignan « un ensemble de formations en sciences végétales et agro-biologie allant du bac au doctorat ». Normand Serre vise à « développer en région une recherche d’excellence académique pour accompagner la formation en sciences du végétal et en agro-écologie au sein de Normandie Université », précise la Région.
Caroline Dubois, chargée d’études missionnée pour le suivi du chantier, explique que les serres « de confinement pourront par exemple être utilisées pour étudier les pathosystèmes, poursuivre et compléter les recherches sur les pois ou sur le lin, qui permettra de mettre en place des outils de diagnostic pour prévenir les maladies. »
Outre les céréales ou les tubercules, les recherches pourront également concerner des plantes ornementales comme l’oranger du Mexique qui peut être infesté de champignons.
L’ouverture de la serre est prévue le 4 juillet 2015.
PA.B.
p.buffet@presse-normande.com
Quel coût?
Le montant total du projet Normand Serre s’élève à 3 046 000 € TTC dont 2,50 M€ pour les travaux, financés par le Feder (500 000 €), la Région (2 M€), la Métropole 200 000 € (équipement), le Département (200 000 €) et l’Université de Rouen/Esitpa (146 110 €).
Les spécialistes des greffes d’organes s’inquiètent de l’éventuelle fermeture de l’aéroport de Rouen
Il n’a sûrement pas que ça à faire. Mais hier - c’est dire si le sujet lui importe - le professeur Jean-Paul Bessou, chef du service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire du CHU de Rouen a pris le temps de calculer la distance qui sépare les 22 CHU de France à l’aéroport le plus proche. Il en a même sorti un beau tableau pour illustrer les conséquences sanitaires de la fermeture de l’aéroport de Boos, envisagée par la Métropole. Ainsi, grâce à Mappy, le professeur Bessou confirme que la fermeture de l’aéroport rouennais, ou même son déclassement, aurait un impact majeur sur les prélèvements d’organes et les greffes réalisées au CHU de Rouen, en plaçant les blocs opératoires à 1 h 15 de Deauville qui serait alors l’aéroport le plus proche. En comparaison, les autres centres hospitaliers sont, en grande majorité, tous situés à moins de 30 minutes et même dix-sept à moins de 20 minutes d’un aéroport.
Une activité en développement
Les bilans d’activité de l’aéroport fournis par SNC Lavallin qui, par délégation de service publique, assure la gestion de l’aéroport rouennais n’ont jamais menti sur les chiffres en évoquant entre 15 et 20 mouvements aériens en lien avec le CHU. Le chiffre semble peser bien peu au regard de l’investissement de la Métropole ou les élus PS, PC et Verts penchent toujours vers un déclassement du site, voire sa fermeture. Certes, la Métropole a commandé il y a six mois une étude sur les conséquences de telles décisions. Mais les premiers intéressés n’en sont pas informés. Ainsi, le professeur Jean-Paul Bessou dit avoir appris il y a trois mois cette réflexion en cours par un médecin urgentiste. Il est alors, sans délai, devenu membre de l’association de défense de l’aéroport rouennais, fondée par les usagers le 28 février dernier. C’est à ce titre d’ailleurs qu’il dénonce aujourd’hui l’éventuelle fermeture. Et souhaite alerter aussi les médecins. Il en est un cependant parfaitement informé de cette volonté politique. Il s’appelle Edgar Menguy et fut adjoint au maire de Pierre Albertini. « En 2007 déjà, je me souviens avoir alerté le conseil municipal sur les conséquences sanitaires d’une fermeture de l’aéroport », rapporte l’élu, alors que déjà, le PS, à l’Agglo et à la Région misait sur Deauville. Mais Edgar Menguy, « patron » de la coordination des greffes de l’hôpital Charles-Nicolle a-t-il été entendu dans le cadre de l’étude sur l’aéroport ? « Jamais. Et je pense que si l’Agence régionale de santé l’avait été, elle aurait consulté à son tour la coordination, ce qui n’est pas le cas », poursuit le médecin.
Pour ces deux médecins, un aéroport semble donc essentiel, aujourd’hui, et surtout à l’avenir, à écouter le professeur Bessou. Car, outre l’allongement de la durée d’acheminement des organes du pied de l’avion au CHU qui « aurait obligatoirement un impact négatif sur les résultats des greffes » le médecin évoque aussi le projet de centre interrégional de transplantations pulmonaires à Rouen qui n’attend plus que la validation de l’agence de biomédecine pour commencer son activité. « Le centre aurait pour but de réaliser environ 40 transplantations pulmonaires dont pourraient bénéficier des patients de Haute et Basse Normandie mais aussi du Picardie et du Nord pas de Calais ». Et si, des fois, manquait un argument, le professeur Bessou ajoute celui du futur Training center du CHU, centre de simulation médicale appelé à recevoir dès 2016 des médecins du monde entier à Rouen. Les horaires des TER, figureront-ils sur la plaquette ?
P.B.
p.bertrand@presse-normande.com
à savoir
Le service de chirurgie cardiaque du CHU réalise par an 15 à 20 transplantations.
10 patients sont en attente d’une greffe et une dizaine de patients sont en cours de bilan médical avant une inscription sur la liste de l’agence de biomédecine.
Le délai entre le prélèvement d’un cœur et la réimplantation doit être compris entre 3 h et 6 h. La plupart des vols concernant le CHU sont compris entre 1 h et 2 h.
Depuis janvier 2014, 57 organes ont transité par l’aéroport, soit pour être implantés à Rouen, soit pour être acheminés vers d’autres centres.
Un train de fret perd sa marchandise près de Rouen et ça coince dans les gares voyageurs
Dépité, Sébastien guette les écrans de la gare de Rouen. Pour ce détenu de Val-de-Reuil bénéficiant d’une permission exceptionnelle, le retard de son train tombe très mal. « J’allais au Havre pour un entretien en vue d’un aménagement de peine... Il faut que je sois rentré au plus tard à 16 h et, comme c’est parti, je sens que je vais rentrer sans pouvoir y aller », souffle-t-il. L’horloge affichera bientôt 10 h. Voilà déjà trois heures qu’il a quitté le centre de détention et le train pour Le Havre risque d’accuser encore un sérieux retard. « C’est quoi ? Encore une grève ? », s’inquiète une femme cherchant des informations pour le train qui devait la mener à Paris.
Au pire moment...
Non, pas de débrayage suite à l’annonce de la suppression possible de 13 000 postes au cours des prochaines années (lire par ailleurs) mais un incident, sans gravité, survenu dans le tunnel Sainte-Catherine, entre Rouen et Sotteville-lès-Rouen. Un train de fret a perdu, vers 6 heures, son chargement de tubes sur les voies. « Nous avons envoyé des équipes tout de suite pour voir ce qu’il était possible de faire, détaille un porte-parole de la SNCF. Nous avons ensuite fait passer un train de voyageurs - vide - pour être sûr. Et, quand nous avons eu la certitude que les appareils pouvaient circuler, le trafic a pu reprendre progressivement vers 8 h 30. » Sauf que tout ça s’est déroulé durant l’une des périodes les plus chargées de la journée et que, pour beaucoup, à cette heure-là, l’incidence est professionnelle. C’est notamment le cas de Valérie, agent de la Poste, bloquée au Havre. « Je devais passer un concours interne ce matin à Rouen. Heureusement, j’ai pu m’arranger pour me présenter à la session de l’après-midi. »
Émeline, 25 ans, salariée dans le secteur de la pétrochimie devait, elle, se rendre à Paris depuis la gare du Havre. « Pas question de remettre. J’ai annoncé que je serai en retard. C’est exceptionnel que je prenne le train dans ce cadre. On s’adapte, pas le choix... » Arrivé de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, Loury, 27 ans, a, lui, raté ses cours du matin à Yvetot. « J’ai eu le temps de lire les trois quarts des Sept plumes de l’aigle et de faire une sieste de 40 minutes dans le train qui m’a amené », s’amuse-t-il, prenant le retard avec philosophie. « Au moins, on a été bien informé », juge-t-il.
Alors que son TGV affiche déjà près d’une heure de retard, un autre passager est encore plus serein. Revanchard même : « Ceux qui ont fait ça ne doivent pas avoir l’habitude de charger. On voit ce que ça donne l’ouverture à la concurrence, ce contre quoi on manifeste depuis longtemps », tacle sarcastique Raphaël, agent SNCF de son état.
De fait, l’accident n’est pas imputable à la SNCF. Le groupe a toutefois décidé de distribuer des bulletins de retard ouvrant droit à une compensation. Le montant du préjudice n’était pas évalué hier. Ni pour le groupe ni pour les voyageurs. « Mon patron va me décompter une journée », râle une comptable parisienne bloquée à Rouen. L’impact, dans ce cas, n’est pas que financier...
A. Q. (avec C. F.)
a.quindroit@presse-normande.com
13 000 postes en jeu à la SNCF
Un nouveau rapport remis hier au Comité central d’entreprise (CCE) de la SNCF prédit un « probable nouveau repli significatif » des effectifs du groupe public, de l’ordre de 11 000 à 13 000 postes dans les cinq ans.
Cette projection réalisée par le cabinet Secafi est encore plus sombre que celle présentée au même CCE fin février par le cabinet Degest, qui prévoyait près de 9 000 emplois nets d’ici à 2020.
Pour les responsables CGT du CCE, ce rapport « confirme les risques de déraillement de la nouvelle SNCF ». L’« insoutenable » équation financière qu’il souligne « risque d’entraîner, d’ici 2020, la suppression de près d’un emploi de cheminot sur dix, une réduction significative du réseau et une condamnation, à plus ou moins long terme » des « trains Intercités et de marchandise ».
Secafi précise avoir travaillé sur le plan stratégique que le groupe public doit encore « négocier et contractualiser avec l’État » en 2015. Conséquence de la réforme ferroviaire de l’été dernier, le groupe public a changé de périmètre et d’organisation au 1er janvier et réunit maintenant les 149 000 salariés de la SNCF et 1 500 employés de Réseau ferré de France (RFF).
L’objectif de « stabiliser la dette à un horizon de moyen terme » crée une « pression préjudiciable » à l’«assise industrielle » du groupe et à sa capacité à organiser les mobilités nécessaires, affirme le cabinet.
Sur la base d’un scénario de dette à 56,7 milliards d’euros en 2020 contre 45 en 2014, le cabinet chiffre à 4,8 milliards d’euros l’effort de productivité interne : 2,5 milliards d’économies espérées de sa fusion avec RFF et 2,3 milliards des divers plans de réduction des coûts engagés.
Au vu des objectifs de productivité et du contexte (libéralisation du marché des autocars, ouverture à la concurrence, restriction des investissements subventionnés), Secafi prévoit la disparition d’ici à 2020 de 11 000 à 13 000 postes au sein du groupe (hors filiales et RFF). Soit un rythme accéléré par rapport aux cinq dernières années (-4 500 suppressions de 2010 à 2015), très proche de la période 2005-2010 (-14 200).
Dans le détail, il anticipe une réduction de 8 000 postes chez l’exploitant SNCF Mobilités, et une perte de 3 000 à 5 000 dans l’établissement SNCF Réseau, en charge de l’infrastructure. Pour assurer son vaste plan de rénovation au moment où les départs en retraite sont nombreux, « le développement de partenariats industriels et l’accroissement du recours à la sous-traitance sont les solutions privilégiées » par la SNCF, souligne Secafi.
Une tendance « déplorée » auprès de l’AFP par l’Unsa, qui relève que « les embauches au statut n’ont plus la cote alors que la charge de travail augmente à SNCF Réseau ».
Le cabinet Secafi formule une série de préconisations, dont la mise en place « au plus tôt d’une véritable politique de GPEC (Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences, ndlr) » afin de favoriser « la mobilité choisie ». Sur ce sujet, les discussions doivent s’ouvrir prochainement
Mois de l’architecture : visite du bâtiment « B2 », dédié à la recherche, sur le campus rouennais
Dans le cadre du Mois de l’architecture, qui se tient jusqu’au mardi 31 mars, les équipes du chantier « B2 », nouveau bâtiment sur le campus universitaire de Mont-Saint-Aignan, proposaient de visiter ce lieu dont une partie est encore en construction. L’occasion de revenir sur le défi qu’est la réalisation d’une telle structure, ainsi que sur l’utilisation de celui-ci une fois terminé et livré.
Le B2 est un mastodonte de 115 m de longueur sur 25 m de largeur, et qui s’élève sur six niveaux. Le premier coup de pioche a été donné en avril 2013, il a donc fallu plus de deux ans pour le réaliser.
Le bâtiment devrait être fonctionnel en août
Ce bâtiment est dédié à la recherche universitaire. Il va accueillir des chercheurs du CNRS, des doctorants, mais surtout des chercheurs de l’INSERM. À l’intérieur, tout a été prévu pour que leurs recherches puissent se passer dans les meilleures conditions possibles : « Nous avons voulu mutualiser ici toutes les compétences liées à la biologie », explique Marie-Anne Benoit, la chargée d’opérations pour la Région. Effectivement, toute sorte de recherche peut être effectuée dans ce nouveau bâtiment. Une animalerie est prévue pour faire des tests sur des animaux en laboratoires, des salles blanches sont quant à elles aussi stériles que des blocs opératoires, afin que les germes manipulés lors des tests ne se propagent pas. D’autres pièces sont quant à elles prévues pour contenir les ondes radioactives.
Pour être sûr que tous les standards de sécurités sont respectés, cinq mois d’essais sont nécessaires avant la livraison du chantier terminé : « Lorsque l’on livre des immeubles de logement par exemple, ces étapes de vérifications durent environ un mois », détaille Stéphane Vitis, directeur de travaux adjoint chez Quille construction.
C’est donc un véritable bijou de technologie en plein cœur du campus universitaire qui doit être fonctionnel en août prochain.
« Cela montre la capacité de la Région à être présente dans des domaines de pointes de la recherche », conclu Marie-Anne Benoit.
Programme des rendez-vous du Mois de l’architecture sur : mdahn.fr
Eure habitat se trouve entraîné dans une polémique politique
Gilles Gal est le directeur général d’Eure habitat.
Qu’en est-il du résultat financier d’Eure habitat cette année ?
« En 2013, nous avons enregistré un solde positif de 2,4 M€. Pour 2014, il est encore prématuré pour en parler puisqu’il est en cours d’élaboration et sera communiqué au prochain conseil d’administration.
Mais dans tous les cas, ce résultat financier sera positif. Et le budget 2015 devrait permettre de dégager 5 M€. »
Les montants investis dans les réhabilitations ont été importants ?
« En effet, 125 M€ ont été dépensés, entre 2004 et 2014, sur l’ensemble de l’Eure, dans la rénovation urbaine des quartiers ébroïciens de La Madeleine, Nétreville, mais aussi à Vernon, Val-de-Reuil, Louviers et Pont-Audemer.
La prise en compte des matériaux amiantés augmente les coûts. Elle oblige Eure habitat à diminuer son activité d’un tiers.
Et pour les constructions neuves ?
« Les coûts de la construction ont, eux aussi, augmenté. Mais là encore, tous les bailleurs sociaux sont concernés. L’Office a néanmoins injecté 270 M€ dans l’économie du bâtiment ces cinq dernières années, grâce à l’entretien et au développement de son parc de logements.
Par ailleurs, nous nous devons de jouer notre rôle social au maximum, ce qui n’est pas le cas des organismes privés.
Si les coûts de réhabilitation et de construction ont augmenté de façon si importante, il n’en est pas de même des loyers qui, eux, sont restés très sages.
Caux vallée de Seine : le parc et l’abbaye de Gruchet-le-Valasse sont au centre d’un projet touristique
L’abbaye du Valasse peut-elle, à elle seule, concentrer l’activité touristique et culturelle de Caux Vallée de Seine ? Assurément non. Car il faut aussi naturellement compter avec d’autres écrins tels Caudebec-en-Caux, Saint-Wandrille ou Villequier pour attirer les curieux. Mais elle apparaît aux yeux de la collectivité comme un chaînon essentiel qui justifie que la communauté de communes entame un périple autour de ses richesses.
« Nous avons l’objectif de mener une réflexion sur la meilleure façon de mettre en valeur un axe compris entre la Seine et Bolbec, explique Samuel Craquelin, vice-président de la CVS en charge du patrimoine. Pour cela, nous allons jouer sur l’ensemble des tableaux dont nous disposons dans une vitrine qui ouvre ses portes sur son histoire médiévale et gallo-romaine, avant de la refermer sur son passé plus contemporain de l’industrie textile. »
Aménagements au parc
Au terme d’une année de travail avec partenaires et élus, Samuel Craquelin pose aujourd’hui son regard sur le joyau de l’ancienne abbaye cistercienne et de son parc. Un lieu où on ne peut occulter l’échec du projet Eana (lire ci-dessous), « mais où les pistes de réflexion pour attirer le public trouvent leurs racines d’abord dans un vaste jardin de 60 hectares qui va être le cadre d’un nouvel accès généré, en façade, par la création du giratoire voisin, sur l’axe Lillebonne/Bolbec ». Giratoire qui recevra rapidement de nouvelles essences d’arbres.
Pour ce qui est du nouvel accès, « il s’agit de conserver un aspect rustique, dans l’esprit monacal et cistercien de cette abbaye », insiste l’élu. « Le premier travail consistera à enlever cette impression de château fermé en renforçant les ouvertures visuelles depuis la route ». Parallèlement, dès l’automne, des partenariats extérieurs auront pour visée de « planter des arbres par centaines » sur les 60 hectares de propriété, en mettant notamment à profit la pépinière du parc.
Autre point visant à renforcer les déplacements en direction d’un « lieu public, financé par l’argent public », la création d’une voie cyclable (proposée au contrat de plan État-Région) à travers le parc, permettant de relier Lillebonne à Gruchet, sera un temps fort de cet aménagement extérieur. Tout comme pourrait l’être la réhabilitation d’une cascade monumentale cachée dans la végétation. « Une pièce unique qui ne demande qu’à être remise en eau. »
Et ce tour d’horizon extérieur englobe à la fois une mise en pâture autour de la piste cyclable, par des espèces animales normandes (bovins et chevaux), un autre volet agricole pouvant être mené sur place avec une association spécialisée dans la permaculture.
Un Chapitre à rénover
L’abbaye intra-muros n’est pas oubliée, avec plusieurs pistes de travail. La première concerne la restauration de la salle du Chapitre, avec l’aménagement épuré d’une salle polyvalente d’environ 150 m² destinée à l’accueil de lectures à voix haute et de mini-concerts. L’association des Amis de l’abbaye pourrait participer financièrement sous forme de don.
À l’étage de l’aile Est, l’idée d’un gîte est enfin en gestation. « Un projet qui reste tributaire des perspectives budgétaires », remarque Samuel Craquelin.
Reste l’aspect financier du projet global. « Nous envisageons un projet pluriannuel qui débutera cette année sur une enveloppe d’environ 100 000 € sur le nouvel accès. Pour ce qui est de la piste cyclable, l’estimation est en cours, celle-ci trouvant sa place sur le volet mobilité du territoire », remarque l’élu.
Il cite André Malraux : « La France a le devoir d’exprimer le génie profond des peuples. C’est à elle qu’il revient d’être une métropole de l’art et de l’esprit, chargée de diffuser la connaissance et de révéler au monde ses chefs-d’œuvre ». Samuel Craquelin pose les bases d’un travail de longue haleine, mais avec une exaltation qui laisse deviner l’enjeu économique qui se dessine depuis les bords de Seine à Caudebec et les quais du Havre avec, notamment, une montée en puissance de la fréquentation des croisiéristes.
O.G.
« Tourner la page du parc Eana »
« J’aimerais qu’on tourne définitivement la page sur le passé en mettant un terme aux mauvaises histoires racontées sur Eana. »
Le vice-président de la communauté de communes Caux Vallée de Seine, en charge du patrimoine, est catégorique. Au nom de la collectivité qui s’était lancée dans la création du premier parc de loisirs français autour du développement durable (qui a, fin 2012, jeté l’éponge avec près de 40 millions d’euros de déficit), il présente un tableau résolument positif et enthousiaste.
« Eana a été une chance pour l’abbaye qui, sans ce projet, ne serait probablement plus aujourd’hui dans le giron public, poursuit Samuel Craquelin. Certes, le parc n’a pas fonctionné. Mais Eana a permis plusieurs grandes choses. On ne peut plus laisser dire que les élus de la CVS sont des gaspilleurs qui ont consommé de l’argent utilisé à outrance... Comme tous les autres maires, j’avais voté oui à Eana. Et je n’en ai pas honte. »
Pourquoi...
Et il en donne les raisons. « L’abbaye, au final, a été restaurée. On a pu remettre la rivière dans son lit d’origine du temps des moines. On a aussi créé une grande halle dont les Amis de l’abbaye du Valasse avaient dit qu’il fallait prévoir la réversibilité. Ce qui a été fait. La preuve : nous avons pu la vider de son contenu après deux années d’exercice déficitaires. (...) Les élus ont décidé l’arrêt de l’hémorragie, ce qui fut une sage décision. Et nous avons récupéré un magnifique bâtiment qui s’appelle la grande halle, destinée à des fonctions polyvalentes. »
Capacité d’accueil de 2 000 personnes
Et de citer les conférences, les expositions ou encore les locations pour des rendez-vous festifs publics ou privés, des mariages drainant parfois plus d’un millier d’invités pour une capacité d’accueil de 2 000 personnes.
Samuel Craquelin ajoute à ce compteur qu’il veut exhaustif la création des grands parkings dits événementiels utilisés pour la Fête du cheval, des grands cross... et également ce parc, « sauvé, en partie grâce à Eana ».
Développement du tourisme
Avant de conclure en ces termes : « Eana a permis la sensibilité et la mise en route d’une démarche de développement du tourisme sur le territoire, qui n’existait pas auparavant. Cette prise de compétence tourisme s’est faite à ce moment-là, avec le lancement d’un établissement majeur. Cela a permis de fédérer les actions. Il serait bon aujourd’hui que les gens tournent enfin la page. Nous nous sommes donné le temps de la réflexion pour définir un avenir pour ce lieu. »
La Normandie face à la montée des eaux
D’abord les chiffres. Entre 1900 et 1990, le niveau moyen de la mer sur le globe s’est élevé de 1,70 mm par an. Depuis 1990, l’élévation annuelle est mesurée à 3,25 mm. Une accélération du phénomène que confirment toutes les observations, « même si la mer ne monte pas de manière uniforme », précise la géophysicienne Anny Cazenave.
De fait, l’Europe ne sera pas aussi impactée que les régions tropicales ou celles du Pacifique ouest, où le niveau de la mer a grimpé de 12 mm par an depuis 1990. En France, la vitesse de montée des eaux est un peu inférieure à la moyenne mondiale, « mais elle reste inéluctable », rappelle Muriel Jozean-Marigné, conseillère régionale de Basse-Normandie et membre de la Commission permanente en charge du littoral.
La Manche s’élèvera
Concrètement, les chiffres présentés hier, au ministère de l’écologie du développement durable et de l’énergie, font apparaître une montée des eaux contenue à environ 2 mm par an au niveau de la façade atlantique française ainsi que de la Manche. A quelques dizaines de kilomètres en revanche, la mer du Nord s’élèvera un peu plus rapidement. Une différence liée à la déformation des bassins océaniques, la mer du Nord se retrouvant sous l’influence de l’élévation constatée en Europe du Nord et en Scandinavie.
Toutefois, la Manche s’élèvera. Et ce mouvement aura des conséquences sur l’environnement. « D’abord en matière de submersion marine, rappelle Gonéri le Cozanet, chargé de recherche à la direction des risques et de la prévention au BRGM (Bureau de recherche géologique et minière). Même en l‘absence de phénomènes météorologiques anormaux, l’élévation du niveau de la mer aura des conséquences mécaniques sur les tempêtes, qui pénétreront plus profondément au-delà du trait de côte. »
Autre phénomène inévitable, la modification du trait de côte, qui aura des conséquences sur les habitations, l’ensemble des activités côtières et les infrastructures portuaires. Ainsi, dans le port du Havre, l’augmentation du niveau de la mer et son influence sur les marées « pourraient conduire à une réduction des plages temporelles utilisables pour l’exploitation portuaire », indiquent les experts. Dernier impact à surveiller ; l’intrusion de l’eau salée dans les nappes aquifères côtières, qui conduira à une salinisation des sols.
Surveiller les côtes
Ce phénomène, estime l’expert du BRGM, aura des conséquences directes sur les activités agricoles et l’élevage. Un autre point de vulnérabilité a été étudié dans la région. Il s’agit de l’estuaire de la Seine. Les simulations ont démontré que si le fleuve reste à son débit moyen de 400 m3/seconde, l’élévation du niveau marin à la frontière maritime entraînera une élévation similaire, voire supérieure, sur l’ensemble de l’estuaire. Seul un débit supérieur de la Seine pourrait atténuer cet effet et ses conséquences sur les zones de l’estuaire.
Face à l’ensemble de ces menaces, les spécialistes préconisent trois pistes de travail : le renforcement des infrastructures côtières, leur redimensionnement, ou tout simplement un repli et une réorganisation complète des zones littorales exposées à la montée des eaux, estimée à 1 mètre d’ici à 2 100.
ALP
Deux églises désaffectées à Rouen - Francetv info
Francetv info |
Deux églises désaffectées à Rouen Francetv info L'église Saint Nicaise, située près des Jardins de l'Hôtel de ville, à Rouen, est une église du 15ème siècle qui a brûlé en mars 1934. Elle a été partiellement reconstruite et bénie en 1940. C'est l'une des premières églises de France à être construite ... |
« Je ne bougerai jamais de là »
Grand prix d'architecture et d'urbanisme de Haute-Normandie, 25 mars 2015
Il a pour but de :
Faire connaître auprès d'un large public ces réalisations
Valoriser des projets innovants autant pour leur qualité esthétique, émotionnelle et fonctionnelle que pour leur démarche (...) - 90. Espace presse
"Plus belle ma ville" : un jeu pour comprendre l'aménagement durable - Gazette des communes
Gazette des communes |
"Plus belle ma ville" : un jeu pour comprendre l'aménagement durable Gazette des communes Présente pour la première fois aux Écoterritoriales de Vannes les 28 et 29 avril prochains, l'Agence d'urbanisme et de développement économique du pays de Lorient (Audélor) présentera le jeu « Plus belle ma ville » qu'elle a conçu pour initier les ... |
Les métropoles, un « levier d'accélération de la transition écologique » selon Anne Hidalgo
Revalorisation des métiers de l'aide à domicile et coup de pouce aux départements pour la financer
De 1973 à 2015, quarante ans d'évolution des scores du FN en un graphique
Lors du premier tour des départementales, le parti a battu son score record en termes de suffrages exprimés, mais pas en pourcentage des inscrits ni en voix.
Un record en termes de suffrages exprimés, mais pas en termes d'inscrits ni de voix: le FN a réalisé lors du premier tour des élections départementales, dimanche 22 mars, une performance substantielle en dépassant pour la première fois le quart des suffrages exprimés (25,24%).
Comment la restituer dans l'histoire du parti frontiste? Le graphique ci-dessus montre les scores du parti en pourcentage des exprimés et des inscrits, depuis sa création et sa première entrée dans l'arène électorale (0,44% des voix aux législatives 1973).
En exprimés, le FN réalise donc le meilleur score de son histoire, en hausse d'environ 0,4 point par rapport à son score historique des européennes (24,85%). Encore faut-il noter que, contrairement à ce dernier scrutin, tous les électeurs n'avaient pas à disposition un bulletin de vote FN: le parti était présent dans 93% des cantons et affirmait couvrir 98% de la population de la France métropolitaine; Outre-mer, ses candidats ne «couvraient» qu'un gros quart de la population concernée.
Vu la pénétration électorale de plus en plus importante du Front national, on peut estimer à 200.000 à 300.000 les voix perdues dans l'affaire, l'équivalent de 1 à 1,5 point. Mais à l'inverse, comme le soulignait Libération avant le scrutin, le fait que Paris, Lyon, la Guyane et la Martinique ne votaient pas dimanche a probablement mécaniquement relevé le score du FN –aux dernières européennes, cela lui aurait donné 0,7 point en plus.
Ce score du FN peut aussi être apprécié, sur le graphique ci-dessous, au regard du nombre de candidats. Le parti a réalisé ses premières percées lors de scrutins qui en nécessitaient peu: un seul pour la présidentielle, quelques dizaines pour les européennes, quelques centaines pour les législatives. Aux cantonales, le record du parti était jusqu'ici de 15% en 2011, avec «seulement» 1.440 candidats; ses plus de 3.800 candidats ont réalisé dix points de plus en moyenne dimanche soir. Notons par ailleurs que le manque d'implantation locale rendait auparavant certain résultats peu interprétables: en 1995, le FN avait remporté trois grandes villes (Orange, Marignane, Toulon) pour seulement 3,9% des voix au plan national...
En pourcentage des inscrits, le FN est resté en revanche dimanche en dessous de son record, les 13,95% de Marine Le Pen lors de la présidentielle 2012. Il lui aurait fallu, pour cela, dépasser les 27,8% des voix. Il se contentera donc d'un peu plus de 12% des inscrits, juste au-dessus de ce que faisait Jean-Marie Le Pen lors des présidentielles 1988, 1995 et 2002 (autour de 11,5% les trois fois).
Enfin, en termes de voix, il fait mieux que retrouver son niveau des européennes, avec près de 5,2 millions de voix contre 4,7 millions, même si ce total reste loin des 6,4 millions de voix de Marine Le Pen en 2012. Le graphique ci-dessous montre clairement les différents paliers électoraux du FN:
- une explosion à 2 millions de voix aux européennes de 1984, consolidée lors des deux années qui suivent;
- une nouvelle percée lors de la présidentielle de 1988, à plus de 4 millions, qui vont rester l'étiage maximal du parti jusqu'à la prise de pouvoir interne de Marine Le Pen, avec régulièrement des scores de plus de 3 millions, et des creux importants, notamment lors de la scission mégrétiste après 1999;
- une nouvelle percée à partir de 2012, avec deux scores supérieurs à 5 millions de voix, à la présidentielle 2012 et, donc, aux départementales 2015.
(Pour la rigueur de la comparaison en voix, rappelons également que le nombre d'électeurs français a augmenté d'environ 50% entre 1973 et aujourd'hui, et que jusqu'à 2011 les cantonales ne concernaient qu'une moitié de l'électorat.)
Selon le spécialiste du FN Jean-Yves Camus, qui intervenait lundi matin à la fondation Jean-Jaurès, on a assisté au final à «un scrutin de confirmation, pas un scrutin de bouleversement», avec «un très bon score du FN en valeur absolue par rapport à son histoire». Le chercheur a notamment pointé les très bons scores du FN dans certaines anciennes «terres de mission», comme la Creuse, où il atteint près de 18% des voix.
Le chercheur Joël Gombin a lui pointé un rééquilibrage territorial du vote frontiste, qui connaît une stabilisation, voire un tassement, dans les territoires les plus périphériques et les plus populaires.
Jean-Marie Pottier et Jean-Laurent Cassely


