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En 2013, 88 sociétés sous contrôle direct de l'État emploient directement ou indirectement plus de 800 000 salariés
François Hollande revient sur ses terres pour reconquérir l'opinion - Paris Normandie (Inscription)
Paris Normandie (Inscription) |
François Hollande revient sur ses terres pour reconquérir l'opinion Paris Normandie (Inscription) Sauf météo peu clémente, l'avion présidentiel - un Falcon - doit atterrir à l'aéroport de Rouen-Boos à 14 heures. François Hollande se rendra ensuite en voiture à Rouen, où il sera accueilli dans le nouvel Historial Jeanne d'Arc où il vient célébrer la ... |
Au Havre, l'industriel visionnaire Günter Pauli livre ses réflexions
La DREAL confirme le démontage de l’ex-raffinerie Petroplus
La déconstruction de l’ex-raffinerie Petroplus a débuté fin 2014, a confirmé lundi la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL). Le chantier de grande ampleur mobilise à lui seul plusieurs techniciens à l’année.
« Il se développe dans de bonnes conditions », précise son directeur Patrick Berg qui se veut rassurant. Sur place, la société Valgo en charge du démantèlement « applique les dispositifs adaptés », affirme M. Berg. Il fait état de deux contrôles du chantier depuis le début de l’année.
L’affirmation contredit les alertes lancées la semaine dernière par la CGT qui évoquait un démontage sommaire « à coup de pelleteuse » et avec du « personnel non équipé de masque ni tenue spécifique pour l’amiante ».
Le chantier qui se poursuit actuellement par le démontage des bacs de stockage en zone Est du site doit durer quatre années. Il y a un an, les groupes Bolloré, Valgo et Eiffage ont été retenus par le tribunal de commerce du Rouen pour assurer la dépollution et la réindustrialisation du site de l'ancienne raffinerie.
Valgo, acquéreur du site de Petit-Couronne, assure la dépollution du site. Bolloré Energie prévoit d’y installer une activité de stockage et Eiffage Construction une plateforme logistique multimodale.
Le “276“ doit perdurer, demande Nicolas Mayer-Rossignol
Le président socialiste du conseil régional de Haute-Normandie, Nicolas Mayer Rossignol, a appelé jeudi à la poursuite du contrat du 276 qui le lie avec les départements de la Seine-Maritime (Pascal Martin) et de l’Eure (Sébastien Lecornu). Présent aux élections des deux nouveaux présidents des Départements, il estime que même si les exécutifs changent, « républicain », son objectif « est et restera, quoi qu’il arrive, d’agir dans l’intérêt de la Normandie et des normands. Le 276 (et pourquoi pas un 145061276 demain?) doit perdurer ». Il souhaite que le contrat 276 signé il y a quelques mois, soit mis « rapidement en œuvre » et que les contrats avec les Pays et les agglomérations soient signés « le plus rapidement possible ». « L’investissement ne peut pas attendre, nos PME ne peuvent pas attendre ! »
Lancement du plan « Usine du Futur en Normandie»
C’est dans les locaux de la Miriade, l’agence régionale d’innovation et de développement économique, à Colombelles (14), qu’a été lancé en début de semaine le plan « Usine du Futur en Normandie » en présence d’une centaine de chefs ou représentants d’entreprise de la région dont Jean-Yves Goblot, référent régional du plan « Usine du Futur », directeur du programme d'amélioration de la compétitivité de l’entreprise ACOME et président du pôle de compétitivité Mov’eo Basse-Normandie.
En 2013, le gouvernement a initié 34 plans de reconquête de la nouvelle France industrielle dont l’un est consacré à « l’Usine du Futur ». Ce dernier fait partie des priorités économiques retenues par la Basse-Normandie, l’Etat ayant confié la gestion de ce plan « Usine du Futur » aux Régions.
La modernisation de l’outil productif (outils de prototypage, robotisation, outils numériques …), l’amélioration de l’organisation industrielle pour accroître la productivité et la qualité des produits, la meilleure prise en compte de la qualité de vie au travail des salariés et leur participation à la gouvernance de l’entreprise, l’excellence environnementale (éco-conception, efficacité énergétique, valorisation des déchets …) sont au cœur de ce plan de reconquête industrielle.
Première action du plan « Usine du Futur », la Région Basse-Normandie vient de lancer un Appel à Manifestation d’Intérêt « Usine du futur en Normandie ». La Région et la Miriade accompagneront les entreprises désireuses de s’engager dans cette démarche.
Les acteurs du tourisme bas-normand réunis à Cabourg
C’est à l’hippodrome de Cabourg qu’était organisée en début de semaine, une journée destinée aux professionnels du tourisme (hébergeurs, restaurateurs, prestataires de services…). Cette année, pas moins de 168 exposants, dont une grande majorité de lieux de visites, ont fait le déplacement, apportant avec eux quantité de documentations destinées à être déposées chez les prescripteurs que sont les offices de tourisme ou les hôteliers. L’occasion également de rencontrer d’éventuels partenaires pour construire des offres promotionnelles. Car cette journée a également été marquée par la tenue de plusieurs tables rondes afin de faire le point sur les pratiques des uns et des autres.
« Dans le secteur hôtelier, 73% des clients cherchent un hôtel sur les sites de réservation ou d’agences de voyage en ligne et 42 % réservent régulièrement en ligne. Il est donc essentiel aujourd’hui pour les professionnels que vous êtes, de construire une réelle stratégie commerciale numérique », a ainsi expliqué Maureen Randon, de l’agence de conseil spécialisée Stratelia.
« Mais plus que des prix, les clients recherchent aujourd’hui une offre personnalisée », insiste la consultante. Et si un hôtelier est capable de proposer une nuitée assortie d’une activité, nul doute que le client acceptera de payer plus cher, pour autant qu’on lui simplifie son séjour et que l’on limite toute perte de temps inutile en recherche ou achat de billet ou réservations supplémentaires.
Autre problématique pour les professionnels de l’hôtellerie : assurer un taux de remplissage satisfaisant tout au long de l’année sans pour autant sacrifier le prix des chambres et encore moins « éduquer la clientèle à la politique des promotions de dernière minute ». « Afin d’optimiser le taux d’occupation de son établissement et l’adéquation demande-prix, il est essentiel de construire une démarche de « yield management ». Si votre clientèle est plutôt une clientèle d’affaires, construisez vos offres sur la période estivale qui sera une période creuse pour vous, et inversement », conseille Maureen Randon, tout en prévenant l’auditoire : il faudra attendre deux ans avant que les premiers effets d’une offre tarifaire construite ne commencent à donner des signes tangibles.
Mais se donner autant de mal « sans penser internet » serait totalement contre-productif. « Non seulement vous devez disposer d’un site internet, mais de plus, celui-ci doit être conçu de façon responsive, c’est-à-dire utilisable depuis un smartphone ou une tablette. Cela, pour deux raisons. La première, c’est que un tiers des requêtes mobiles sont locales, c’est-à-dire que les gens sont déjà sur place. Ce sont ces personnes qui se déplaçaient dans les hôtels pour demander s’il restait une chambre de disponible le jour même. Aujourd’hui elles ne se déplacent plus et consultent leur téléphone. La deuxième, c’est une question de référencement. A compter du 21 avril, les sites compatibles mobile seront favorisés par le moteur de recherche Google », insiste Maureen Randon.
Alors plutôt qu’une publicité qui ne toucherait pas forcément son cœur de cible, une dépense consacrée à la réalisation d’un site internet accueillant et doté de belles illustrations (97 % des internautes finalisent leur acte d’achat en fonction des illustrations) est peut-être à envisager…
Prochaine Rencontre du CAUE : Nouvelles architectures en bois en France, la légèreté de l'être
Mardi 8 septembre 2015 - 18:00 - Hôtel du département, Rouen
En structure, en bardage ou en aménagement intérieur, le bois n'est pas un matériau démodé, mais une alternative innovante pour édifier des bâtiments durables, parfois en association avec la paille et le chaume. Outre une réduction des émissions de gaz à effet de serre, sa mise en œuvre valorise les ressources d'une région et y favorise la création d'emplois. Sa renaissance (...) - 00. services / actu
Aéroport de Deauville-Normandie. Deauville-Londres c'est maintenant !
Indicateurs de résultats des lycées 2015 : quels établissements favorisent le plus la réussite de leurs élèves au baccalauréat en Haute-Normandie ?
Le ministère de l'Education nationale publie ce mercredi (1er avril) les taux de réussite au bac pour l'ensemble des lycées de France, qu'ils soient d'enseignement général, professionnel ou technique, publics ou privés.
Eure : Sébastien Lecornu est le plus jeune président des départements de France
Agé de 28 ans, le maire de Vernon a été élu ce jeudi matin président du conseil départemental de l'Eure
Pascal Martin élu président du conseil départemental de Seine-Maritime
La chimie recrute en Haute-Normandie
Le secteur de la chimie se porte bien en Haute-Normandie et situe à la 2ème place au niveau national. Pourtant le personnel vieillit et doit être remplacé dans les 10 ans à venir. L’exemple à Fécamp, avec l’entreprise Olvéa.
Rouen : le pdg de la SNCF annonce un plan d'action pour les lignes de Haute-Normandie
Lors d'une réunion organisée à la préfecture de Rouen, Guillaume Pépy a présenté ce qui est prévu pour améliorer la circulation des trains entre Paris, Rouen et Le Havre
Les 16-25 ans à Paris - Portrait social et démographique
Brest - Programme partenarial cadre 2015-2017 de l'ADEUPa | ADEUPa
Le conseil d’administration de l’ADEUPa a adopté au mois de février le nouveau programme partenarial cadre pour la période 2015-2017. Il positionne l’ADEUPa comme un outil de coopération et d'intelligence territoriale qui intervient de l'échelle locale à l'échelle régionale ou inter-régionale, en partenariat avec les autres agences bretonnes et ligériennes. Le développement de l’agence au cours des trois prochaines années s’articulera autour de 5 axes :
- l'aide à la décision, en renforçant ses expertises sur les dynamiques territoriales ;
- la proximité, au service des élus et du territoire
- la contribution à la dynamique métropolitaine
- l'ouverture et l'innovation
- l'efficacité, par un fonctionnement plus collectif
Le Havre - Le Programme de Travail Partenarial 2015
Le conseil d'administration de l'AURH, composé des principaux membres de l'association, a validé le programme de travail de l'année 2015 lors de sa séance du 9 février.
Saint-Etienne - Le stationnement sur la ville de Saint-Etienne : les enseignements de l’enquête nationale CERTU (2010)
L’enquête nationale 2010 est la cinquième enquête menée par le CERTU auprès des villes françaises pour mieux connaître le stationnement public.
Rennes - Le vélo comme expérience urbaine
Le vélo ne se réduit pas à un mode de transport. C’est bien plus que cela ! 13 parcours commentés nous plongent au cœur de l’expérience urbaine de cyclistes rennais.
Les maires plutôt ouverts aux résidences fermées
La liste des 31 premiers campus des métiers et des qualifications publiée au Journal officiel
Le nouveau visage des présidents de départements
Paris dévoile un plan vélo doté de 150 millions d'euros sur cinq ans
Les TGV en perte de vitesse ?
La Métropole Rouen Normandie prend soin de ses mares
Elle est certes moins sexy que le panda ou l’ours polaire pour symboliser les enjeux du développement durable, mais la mare est en soi un petit milieu naturel qui joue un rôle majeur dans la biodiversité, l’épuration de l’eau et plus largement, la sauvegarde de l’environnement.
La Métropole Rouen Normandie a profité de la journée mondiale de l’eau, le 22 mars, pour mettre en avant son engagement en faveur de l’eau et de la protection de l’environnement, qui relèvent de ses compétences. En 2011, le programme « mares » a été lancé, qui consiste à recenser les sites et en faire l’inventaire faunistique et floristique afin de les préserver. La Métropole en a compté environ 930 sur son territoire, ce qui constitue un enjeu fort pour la Trame verte et bleue locale, cette mesure issue du Grenelle de l’environnement visant à enrayer le déclin de la biodiversité.
Les batraciens, premières victimes
Pour illustrer les actions de la collectivité à destination du grand public et des scolaires, zoom, la semaine dernière, sur Roncherolles-sur-le-Vivier. Dès le début, la commune a décidé de s’engager dans le projet car, « nous comptons douze mares sur notre secteur. C’est un véritable patrimoine environnemental et paysager. Le plaisir de voir voler les hirondelles, les libellules et entendre croasser les grenouilles », explique José Delamare, adjoint à l’environnement.
En 2014, des étudiants sont venus réfléchir à l’implantation d’une nouvelle mare au Bois Breton. « La troisième depuis 2000, précise l’élu. Après Bimare et La Mare aux Arondes en 2012, nous allons réaliser celle du Bois Breton, en totale concertation avec les habitants. Elle bouclera un couloir naturel nécessaire pour les espèces phares souvent menacées par la pollution ou par les prédateurs. Comme les poissons par exemple, inexistants dans les mares mais jetés dedans par l’homme. Les principales victimes sont les batraciens. »
Le coût s’élève 10 000 €, principalement financé par les grandes collectivités. Un accompagnement personnalisé est proposé, assuré par Guillaume Glère, animateur des maisons des forêts. Ce service gratuit est également accessible aux particuliers ainsi qu’aux entreprises du territoire. L’expertise s’exerce aussi auprès des jeunes, la Métropole (associée à l’agence de l’Eau Seine Normandie) proposant 28 animations scolaires et 11 pour le grand public sur ce thème en 2015. À Roncherolles, les écoliers sont déjà dans le bain : l’eau et la protection de l’environnement sont intégrées au projet d’école. Cinquante-deux élèves, via trois ateliers et expérimentations, vont découvrir leur environnement au fil des saisons. « Ils savent déjà tout sur l’étanchéité des mares », dit Guillaume Glère. La semaine dernière, c’est une jolie grenouille verte qui a attiré toute l’attention. « Elle sera remise à l’eau car, c’est à personne et la nature en a besoin », a enseigné le spécialiste.
Les prochaines étapes du programme : Darnétal, puis Saint-Étienne-du-Rouvray. Pour les petits Roncherollais, l’expérience se conclura en juin par une exposition, dans leur école, de leurs travaux et observations.
Plus d’infos sur le programme mares sur www.metropole-rouen-normandie.fr
Contact : 02 35 52 93 20.
Deux ans après sa création, à Rouen, Celenys commercialise son premier produit innovant
À la création de Celenys, en février 2013, ils sont trois. Aujourd’hui, la start-up a bien grandi avec douze personnes maintenant installées dans ses locaux de Biopolis, dont trois commerciaux qui marquent l’entrée sur le marché de la petite entreprise aux grandes ambitions. La jeune société de biotechnologie rouennaise a donc lancé en janvier son premier produit, baptisé Biomimesys.
À première vue, un boîtier en matière plastique, de ceux qu’utilisent les laboratoires de recherche des universités ou pharmaceutiques pour la culture de cellules. Si ce n’est que Biomimesys permet la culture en 3D, « donc plus proche de ce qui se passe dans le corps humain », explique Elise Demange, présidente et directrice scientifique de Célénys. Elle a porté ce projet initié et dirigé par le professeur Jean-Pierre Vannier au sein de son laboratoire de l’université de Rouen. L’idée de la jeune femme étant, après sa thèse, de créer l’entreprise qui pourra commercialiser le fruit de ses recherches sur la culture de cellule en 3D. Car l’ambition est bien dès le départ de pousser vers la commercialisation un travail de laboratoire entamé à Rouen en 2003.
Objectif Europe
Il aura donc fallu dix ans pour mettre au point ces alvéoles où vient se glisser une mince pastille de gel. Deux ans et deux brevets déposés pour lesquels Celenys détient la licence d’exploitation. La concurrence existe sur ce marché évalué à 500 millions de dollars. « Mais notre produit est très innovant dans la récupération des cellules, en 20 minutes, sans les abîmer », poursuit Elise Demange, bien obligée de vulgariser son travail pour faire entendre aux béotiens tout l’intérêt de « la méthode de préparation de l’hydrogel d’acide hyaluronique ».
L’argument de la directrice commerciale, Agathe Devaux parlera peut-être davantage à tout le monde : « Une plaque se vend 400 € et l’objectif est d’en vendre 1 500 à 3 000 la première année. » Troisième élément de l’équipe de direction, Nicolas Dubois précise lui que la première approche commerciale est européenne (France, Angletterre, Allemagne avant de passer au marché asiatique avec la Corée et le Japon. L’air de rien, Celenys s’apprête à déménager aussi, ses locaux de Biopolis étant devenus trop exigus, elle intégrera Biopolis III, bâtiment construit pour accueillir les entreprises innovantes de la filière santé, toujours sur la zone d’activité Aubette Martainville, au cœur du campus hospitalo-universitaire. C’est là que l’équipe de Celenys compte préparer ses nouveaux produits, « nouvelles matrices pour continuer de s’approcher au plus près des caractéristiques du corps humain », poursuit Agathe Devaux.
En attendant, l’équipe au complet a savouré sont plaisir, jeudi dernier, en conviant ses partenaires, élus de la Région, de la Métropole et de la Ville de Rouen a fêter ce premier pan de leur réussite.
P.B.
p.bertrand@presse-normande.com
repères
Aides, prix, récompenses
Sur les sept entreprises installées dans la pépinnière d’entreprise trois, dont Celenys ont été financées par NCI ou Go Capital, voire les deux.
En avril 2014, la levée de fonds de 1 M€ de NCI Gestion (fonds dédié à la création et à la reprise des entreprises normande) et Go Capital (fonds de soutien aux jeunes société, pour accéder à leurs marchés) marque le départ de Celenys. Ce soutien financier s’ajoute aux différentes aides reçues : 47 400 € d’Oseo, le prix PARI Amgen de 10 000 €, 45 000 € du concours de ministère de la Recherche, le trophée de l’innovation de la Région, 150 000 € du concours du ministère d e la recherche en création développemet et peut-être au prix associé au Forum labo, décerné hier soir.
Conférence sur le climat à Paris : des promesses en l’air
À huit mois de la conférence sur le climat à Paris, la plupart des pays n’ont pas encore annoncé leur objectif de réduction de gaz à effet de serre pour après 2020 même si parmi les gros pollueurs, les États-Unis et l’Union européenne ont franchi cette étape clé.
Initialement, tous les pays « prêts à le faire » devaient présenter avant le 31 mars leurs « contributions nationales » à l’objectif mondial de limiter le réchauffement de la planète à 2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle.
In extremis, les États-Unis, 2e plus gros émetteur, ont officiellement confirmé hier leur engagement pris en novembre au côté de la Chine (le 1er pollueur), à savoir une baisse de 26 à 28 % entre 2005 et 2025.
Décalage
La date butoir du 31 mars visait essentiellement les pays les plus pollueurs et était une étape devant permettre de faire un bilan, après la conférence de Lima en décembre et avant le rendez-vous de Paris (30 novembre-11 décembre). Un accord multilatéral, en discussion depuis plusieurs années, est espéré dans la capitale française. ONG, experts et certains pays espéraient il y a quelques mois que les annonces faites fin mars permettraient d’évaluer l’effort général et d’avoir de la visibilité sur le fossé à combler.
« C’est un problème de précaution », explique Laurence Tubiana, la négociatrice pour la France, « soit parce que les gouvernements ne se sont pas exercés à cet exercice de prospective, soit parce qu’ils sont prudents » sur ce que permettront les progrès technologiques dans quelques années. Mais « nous aurons beaucoup de contributions nationales en juin », assure-t-elle.
Annoncer son objectif climatique revient notamment à prévoir la part de ses différentes sources énergétiques (fossiles, renouvelables, nucléaire) après 2020 : une démarche complexe car elle doit prendre en compte les coûts des investissements, les besoins pour assurer le développement économique et la compétitivité, l’évolution des technologies.
Début mars, l’Union européenne (12 % des émissions) a été la première à officiellement transmettre son plan au secrétariat général de la Convention climat des Nations unies. Les 28 prévoient une baisse de 40 % des GES en 2030 par rapport à 1990. Cet engagement repose sur deux objectifs : porter la part des énergies renouvelables à 27 % et réaliser 27 % d’économies d’énergie...
Les annonces des gros émetteurs - Chine, Inde, Australie, Japon, Russie, Brésil - sont maintenant attendues d’ici juin, lorsqu’un nouveau round officiel de négociations intermédiaires aura lieu à Bonn (1-11 juin). L’Australie, le plus gros pollueur par habitant et gros producteur de charbon, a indiqué avoir lancé une consultation nationale sur sa contribution et promet également une annonce pour mi-2015.











