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08 Apr 12:56

Les hébergements touristiques en 2014 - Recul des nuitées des touristes français et étrangers

La fréquentation des hébergements collectifs touristiques de France métropolitaine recule de 1,4 % en 2014. Elle n'augmente, légèrement, que dans les campings. Suivant un mouvement amorcé en 2011, les nuitées des touristes résidant en France continuent de baisser dans la plupart des hébergements collectifs, concurrencés par d'autres destinations et d'autres modes d'hébergement. Contrairement aux années précédentes, les touristes non résidents ne prennent pas le relais (- 1,2 %). Dans l'hôtellerie, le brusque repli de la clientèle russe pèse sur le bilan global ; les clientèles extra-européennes représentent une part toujours croissante des nuitées, malgré la poursuite du repli des touristes japonais. La légère hausse de fréquentation des campings est quant à elle portée par les résidents. Le bilan de l'année est positif pour les campings du littoral, les résidences de tourisme de l'agglomération parisienne et les différents hébergements des côtes normandes. Le taux d'occupation tend à progresser avec le niveau de confort, dans les hôtels et surtout dans les campings. Les établissements non classés s'en sortent plus difficilement.
08 Apr 12:56

Rouen : la galère continue rue Verte - Tendance Ouest


Tendance Ouest

Rouen : la galère continue rue Verte
Tendance Ouest
Depuis plusieurs mois, la rue Verte est complètement bloquée à la circulation. Pour les piétons, c'est ouvert, mais "de manière très contrainte", souligne Christine Rambaud, adjointe à la ville de Rouen chargée de l'urbanisme. "On en a marre d'être ...

et plus encore »
08 Apr 12:52

Alerte à la pollution en Seine-Maritime ce mercredi 8 avril 2015

by nicolasdemollien

Données Air Com
Données Air Com

Attenttion, une pollution de l’air par les particules en suspension est annoncée en Seine-Maritime et dans l’Eure, en demain mercredi 8 avril 2015.

“Ces particules sont d’origine locale ou plus lointaine. Leur composition peut être très variée : naturelle ou liée à l’activité humaine (chauffage, industrie, trafic, agriculture) », annonce Air normand.

Plusieurs recommandations ont été faites par la préfecture de Haute-Normandie, notamment d’éviter les activités physiques. Et pour ne pas aggraver le phénomène : privilégier les transports en commun, rouler moins vite sur la route, ou encore baisser sa consommation de chauffage ou encore éviter les feux de cheminée.

Pollution de l’air – mercredi 8 avril : déclenchement procédure d’information, recommandation personnes sensibles ! http://t.co/HkTUgl2j4Z

— PrefetHauteNormandie (@prefet76) 7 Avril 2015
08 Apr 12:51

A150 : Albea lance une application sur smartphone

by Jacques-Olivier Gasly

La société Albea concessionnaire de l’autoroute A 150 entre Barentin et Ecalles-Alix lance une application gratuite sur smartphone mardi 7 avril qui devrait permettre aux automobilistes de « mesurer instantanément le gain de temps » que leur offre la nouvelle autoroute pour leurs trajets dans les deux sens entre Rouen-Le Havre, Rouen-Yvetot, Fécamp-Rouen, Etretat-Rouen.

 

Cette application est téléchargeable dès maintenant sur l’Appstore et prochainement sur Google Play.

 

L’application A 150 a été développée spécialement par Plyce, une Start up spécialisée dans le shopping géolocalisé. Dans cet esprit, les automobilistes seront informés d’offres promotionnelles proposées par les commerces, restaurants, hôtels ou musées, implantés à proximité de la liaison autoroutière.

 

Depuis l’ouverture au début du mois de février, le trafic de l’A150 est de 6.400 véh/jour, l’objectif étant d’atteindre les 10.000.

08 Apr 12:51

EPR de Flamanville: nouveaux doutes sur l'acier de la cuve du réacteur

Le réacteur EPR de Flamanville (Manche) n'en finit pas d'accumuler les problèmes techniques: l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé mardi une nouvelle 'anomalie' sur la cuve, un 'élément particulièrement important pour la sûreté'.
 
Moins de cinq mois après l'annonce par EDF d'énièmes difficultés techniques et d'un nouveau report, à 2017, de la mise en service de ce réacteur, l'ASN signale un nouveau problème sur 'le matériau' même qui compose sa cuve métallique. Et souligne combien cet équipement est 'important' car il 'contient le combustible et participe à la seconde barrière de confinement de la radioactivité' après la gaine du combustible.
 
Il s'agit d'une 'anomalie' détectée 'dans la composition de l'acier de certaines zones du couvercle de la cuve et du fond de cuve', a précisé à l'AFP Guillaume Bouyt, chef de la division de l'ASN basée à Caen.
 
La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a, dans la foulée, 'demandé' à Areva, fabricant de la cuve, par ailleurs en difficulté financière, 'de donner sans délai les suites qui s'imposent' au 'rapport' de l'ASN.
 
Côté opposants à l'atome, Europe Ecologie les Verts (EELV) et le Réseau sortir du nucléaire ont réclamé une nouvelle fois 'l'arrêt du chantier'. L'Observatoire du nucléaire a 'exigé' que 'la cuve de l'EPR soit l'objet d'expertises indépendantes réalisées par des organismes étrangers'.
 
'En cas de mise en service du réacteur EPR, ces malfaçons peuvent entraîner la rupture de la cuve et une catastrophe comparable à celle de Fukushima', ajoute l'association.
 
'Ces problèmes ne sont-ils pas susceptibles de se retrouver sur les trois autres réacteurs EPR en construction dans le monde?', se demande Sortir du nucléaire. Interrogé par l'AFP, l'ASN a dit ne se prononcer que sur l'EPR de Flamanville.
 
Trois autres EPR sont en construction, un en Finlande (lui aussi très en retard) et deux en Chine.
 
Selon la ministre, des 'résultats' d'expertises menées sous le contrôle de l'ASN sont 'attendus pour le mois d'octobre'.
 
Interrogé par l'AFP sur un éventuel nouveau report de la mise en service du réacteur, EDF a indiqué que l'entreprise n'avait 'aucune nouvelle information' concernant le calendrier du chantier.
 
Dans un communiqué commun n'évoquant pas de date, Areva et EDF ont souligné que 'les travaux du chantier EPR de Flamanville se poursuivent'.
 
Multiples déboires
 
La date de mise en service est d'autant plus importante pour les écologistes que le lancement de l'EPR de Flamanville semble aller de pair avec la fermeture de la centrale de Fessenheim en Alsace, promesse électorale du président de la République. François Hollande a toutefois réaffirmé début mars qu'elle serait fermée 'à l'horizon de la fin du quinquennat'.
 
Depuis son démarrage en 2007, le chantier de Flamanville a connu de multiples déboires. Son lancement prévu au départ en 2012 a été repoussé à plusieurs reprises. Et son coût, qu'EDF est en train de recalculer, a déjà presque triplé, à 8,5 milliards d'euros.
 
Dernier 'aléa' en date, EDF avait annoncé le 18 novembre le report à 2017 de la mise en service en raison des 'difficultés' (...) sur 'le couvercle de la cuve'.
 
Selon l'ASN, ce sont les soudures de tubes traversant le couvercle qui posaient alors problème. Le couvercle a pour cette raison été 'déconstruit' et il est en cours de reconstruction, selon M. Bouyt.
 
La liste des problèmes techniques décelés depuis 2007 est longue. Parmi eux, dès 2008 l'ASN avait déploré 'un manque de rigueur inacceptable' après avoir constaté des 'fissures' sur 'la plateforme de l'ilot nucléaire'.
 
En 2011, il avait été question de trous dans le béton et de zone manquant de ciment. Puis, en 2012, le bétonnage du chantier avait dû être interrompu pour la troisième fois. Les 45 boîtes géantes sur lequel prend appui le pont de manutention des combustibles nucléaires avaient dû être démontées.

08 Apr 12:49

Festival Cultures Urbaines

by Philippe Roudaut

Expos, danse, ateliers, concerts autour des cultures urbaines au centre culturel André Malraux de Canteleu

 

Le Festival Cultures Urbaines qui se déroule à l’Espace Culturel André Malraux de Canteleu est un festival où se mêlent des pratiques artistiques ou culturelles issues de l’espace urbain. Voici le programme de cette édition :festival cultures urbaines canteleu

En plus de ces concerts il y a une expo photo de Julien Lelièvre, un atelier graffiti sur images le jeudi 30 Avril , ateliers slam les 15, 27, 28 et 29 Avril de 14h à 18h, atelier de danse Hip Hop les 28, 29 et 30 Avril de 14h30 à 16h30 , atelier street ball le 30 Avril de 14h30 à 15h30 et de 16h à 17h


Tagged: concert canteleu, festival cultures urbaines canteleu
08 Apr 12:42

La coopérative Cap Seine embarque le lin à bord des composants pour l'automobile

by Dominique Aubin
La coopérative reprend Linéo afin d'offrir de nouveaux débouchés à ses adhérents liniculteurs.








08 Apr 12:41

Lyon - Dynamiques de métropolisation - Repères

by CLUB DOC FNAU

L'aire métropolitaine lyonnaise est aujourd'hui une réalité. La plaquette "dynamiques de métropolisation" en présente les multiples facettes et les dynamiques qu'elle recouvre. Production A2, Agences d'urbanisme de Lyon et de Saint-Etienne.


08 Apr 12:41

Lyon - Inter-Scot - Chiffres clés de l'aire métropolitaine lyonnaise, novembre 2014

by CLUB DOC FNAU

Ce dépliant offre un panorama des chiffres clés de l'aire métropolitaine lyonnaise à travers le périmètre de l'inter-Scot lyonnais. Production A2, Agences d'urbanismes de Lyon et de Saint-Etienne.


08 Apr 12:40

Caen - Commerce et mode de vi(ll)e

by CLUB DOC FNAU
Parution de l'Act'Urba numéro 13 :
Si l'agriculture a inventé les sociétés agraires, le commerce a inventé les sociétés urbaines...


08 Apr 12:40

Caen - L'Europe au plus près des territoires

by CLUB DOC FNAU
La nouvelle programmation européenne 2014-2020 représente une opportunité de s'interroger sur le rôle de l'Europe pour les territoires locaux.


08 Apr 12:38

[Opinion] La réorganisation territoriale est-elle la nôtre ?

by Sabine Blanc
Courant juin, le projet de loi " Notre " arrivera en seconde lecture au Sénat. Il est étonnant qu'aucune mesure […]
08 Apr 12:36

Le rapport Duport propose une révolution tranquille dans les procédures d'aménagement et de construction

"Accélérer les projets de construction, simplifier les procédures environnementales, moderniser la participation du public" : tel est l'intitulé du rapport trois-en-un remis le 3 avril par le préfet Jean-Pierre Duport aux ministres de l'Ecologie et du Logement. Il propose notamment de fixer à moins de cinq mois les délais d'instruction des autorisation d'urbanisme, de mieux coordonner les évaluations environnementales pour éviter des répétitions inutiles et de permettre la participation du public en amont du processus décisionnel.
07 Apr 15:12

Métropole Rouen Normandie. Un nouvel essor pour les transports. DOSSIER spécial Ville, rail et transports, avril 2015 (non disponible sur Internet)

07 Apr 15:12

Emblématique des quais de Rouen, la « tour Thomas », laisse place à 3 500 m² de bureaux et 30 appartements de standing

Claude Thomas est assurément moins populaire que sa tour. La fameuse « tour Thomas », pionnière dans le quartier de la Luciline, plantée en bord de Seine depuis 1975. Quand Louis Thomas, son père, décide de faire construire ces neuf étages au milieu de nulle part, il pense juste y installer les bureaux de sa compagnie de remorqueurs, qui n’est pas encore devenue le groupe Thomas services maritimes (TSM), créé en 2002. « Un peu poussé par l’architecte, il a construit plus grand, proposant la location de bureaux à d’autres entreprises portuaires », raconte aujourd’hui Claude Thomas. Évidemment, son père n’imagine pas que ce quartier ouest de Rouen prétendra un jour devenir « un deuxième centre-ville ». Pour ça, il faut attendre 2012 et les premiers permis de construire de ces projets immobiliers qui poussent aujourd’hui comme des champignons entre l’avenue du Mont-Riboudet et le boulevard Ferdinand-de-Lesseps.

6000 m² debureaux et 30 appartements

Avant de confier son projet à l’architecte Alain Élie, Claude Thomas envisage de rénover l’immeuble et ses 2 800 m² de bureaux. « Je voulais garder l’image d’une construction typique des années soixante-dix », raconte le chef d’entreprise qui, pour être homme de mer, n’en garde pas moins les pieds sur terre. « Cela coûtait plus cher que de démolir et reconstruire », semble-t-il pourtant regretter. Il investit alors 25 millions d’euros dans ce programme immobilier qui compte donc 30 appartements, à l’emplacement de l’actuelle tour, auxquels s’ajoutent 3 500 m² de bureaux, dont le siège de TSM et LTI (Luciline Thomas immobilier). À l’arrière, 2 500 m² de bureaux sont déjà en construction. « C’est là que vont s’installer les entreprises locataires de la tour », poursuit Claude Thomas, précisant que 350 m² restent à prendre. Une fois fait, l’immeuble « historique » pourra être démoli (voir calendrier ci-contre).

Reste à trouver les clients pour ce beau bâtiment de verre, de pierre et de béton qui fait cohabiter logements de standing et bureaux. Claude Thomas l’a voulu comme ça : un rien atypique dans le paysage immobilier. À 4 180 €, prix moyen du mètre carré, il vise une clientèle plutôt aisée, « celle qui peine à trouver dans Rouen des appartements de 130 m², au calme tout en étant en pleine ville ». Mais Claude Thomas a bien compris qu’avant de vendre ses appartements, il va devoir « vendre » le quartier, convaincre de son potentiel d’attractivité. Après le calme, il fait donc l’apologie de la vue à 360° que peuvent proposer ses appartements des derniers étages. Une vue imprenable sur le méandre rouennais de Croisset et la pointe de Canteleu en aval, jusqu’à la côte Sainte-Catherine et tout Rouen en amont. Au sud, vue sur toute la rive gauche. Au nord, Mont-Saint-Aignan et le Mont-aux-malades. Claude Thomas vend aussi les lignes Teor qui mettent la cathédrale à moins de dix minutes, la proximité des Docks 76 et de son cinéma, le palais des sports et les quais... Depuis mercredi dernier, son projet a même obtenu l’autorisation d’ouvrir une crèche d’entreprise. Et, dit-il, « on se bouscule pour avoir l’emplacement commercial » prévu au rez-de-chaussée de ses Terrasses sur Seine.

P. B.

p.bertrand@presse-normande.com

à savoir

Le quartier

La Luciline présente un potentiel de : 1 000 logements, 30 000 m² de bureaux et 20 000 m² de commerces.

Calendrier

Janvier 2016, déménagement des locataires de la tour vers les 2 500 m² de bureaux livrés fin 2015.

Février-mars : démolition de la tour.

Mars 2016 : début de la construction des 30 logements de Terrasses en Seine, compris entre 44 et 260 m² modulables, et 3 500 m² de bureaux.

Fin 2017 : livraison du programme.

Avec 30 mètres de haut, l’immeuble sera au même niveau que son voisin de la Matmut.

07 Apr 15:12

Pollution : un plan pour mieux respirer

Le dernier épisode en date a duré près d’une semaine, entre le 15 à 22 mars. Pendant plus de quatre jours consécutifs, la procédure d’information et de recommandation aux personnes sensibles* a été déclenchée pour cause de pollution atmosphérique, sans atteindre toutefois le niveau d’alerte.

Ceci n’arrivera plus : « Désormais, nous déclencherons d’office le seuil d’alerte au bout de trois jours de persistance de la pollution », annonce Jean-Marc Magda, directeur de cabinet du préfet de Haute-Normandie. Il s’agit de l’une des spécificités du nouveau catalogue de procédures préfectorales, récemment déclinées depuis un arrêté national, afin de lutter contre la pollution atmosphérique, ou du moins d’en réduire les effets.

risques de verbalisation

Ce seuil d’alerte, établi dès lors qu’une exposition de courte durée présente un risque pour la santé de toute la population et un danger pour l’environnement, sera donc systématisé en cas de persistance du phénomène, avec toutes les mesures coercitives qu’il implique. À savoir, par exemple, le risque de verbalisation pour les automobilistes ne respectant pas l’exigence de réduction de vitesse de 20 km/h (à l’état de simple recommandation, lorsqu’il s’agit uniquement du seuil d’information).

Même tarif, pour des agriculteurs pris en flagrant délit d’épandage en plein pic de pollution aux particules fines. Il s’agit d’ailleurs d’une autre nouveauté de ce nouveau plan de lutte pour la protection atmosphérique : tous les principaux secteurs concernés ont été impliqués dans le processus de réflexion, via leurs organismes représentatifs. Ainsi, pour le monde agricole, tout l’enjeu reste d’amorcer de nouvelles méthodes citoyennes mais contraignantes (report de l’épandage, utilisation de nouveaux modes d’enfouissement des engrais, etc.), sans pénaliser les exploitations. « Ce n’est pas simple, on touche à leur gagne-pain, mais il y a une prise de conscience », assure Jean-Marc Magda.

Un exercice moins compliqué, contrairement aux idées reçues, pour les industriels, « sensibilisés depuis longtemps et assez en avance, finalement, sur le sujet ». La pollution atmosphérique, d’ailleurs, a changé au fil des années, rappelle Véronique Delmas, directrice de l’organisme Air Normand. D’après ses relevés, le SO2 (dioxyde de soufre), caractéristique de la pollution industrielle, a peu à peu disparu pour laisser la place aux fameuses particules fines qui empoisonnent le ciel normand.

prévisions établies plus tôt

Autre nouveauté : ces particules seront désormais détectées plus tôt. Air Normand établira en effet ses prévisions systématiquement à J + 1, et ses tendances à J + 2, afin de permettre aux pouvoirs publics d’organiser la riposte. « Avant, nous intervenions une fois la pollution constatée, résume Jean-Marc Magda. Maintenant, nous prendrons les mesures nécessaires en fonction de ces prévisions. »

*Femmes enceintes, jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, insuffisants cardiaques ou respiratoires, etc.

07 Apr 15:12

SNCF : un train de progrès sur les rails

En dévoilant hier un « plan d’action » en cinq points, et en annonçant 375 M€ de travaux à l’horizon 2020, dont 55 M€ dès cette année, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, entend solder la « dette » contractée envers une région « délaissée », longtemps oubliée des grands plans de modernisation et d’investissement.

« La SNCF n’est pas dans le déni », affirme-t-il, reconnaissant que « la situation n’est pas bonne » sur la ligne Le Havre-Rouen-Paris, tant au niveau de la régularité et du respect des horaires, que de la composition des trains et de leur confort. Ainsi, un abonné qui effectue quotidiennement l’aller-retour entre la capitale et l’une ou l’autre des grandes villes desservies - Vernon, Rouen, Le Havre - rencontre en moyenne, synthétise-t-il, « un problème par semaine ». « C’est inacceptable », admet Guillaume Pepy.

Fréquentation en baisse

En outre, selon le diagnostic établi par la SNCF elle-même, dans un quart des trains il manque des places assises. Lorsque l’on sait que la ligne totalise plus de deux millions de voyages entre Rouen et Paris - dont 25 % par une clientèle régulière domicile-travail - et que 525 000 billets sont compostés pour Le Havre-Paris, 376 000 pour Le Havre-Rouen, 369 000 sur Paris-Vernon et 283 000 sur Rouen-Yvetot, il est facile de se faire une idée du nombre de mécontents...

Ce constat, amplifié par les effets de la crise qui réduisent la proportion de déplacements de loisir, fait que la fréquentation est en baisse et que la ligne « perd de l’argent : 7 à 8 M€ par an » selon le président de la SNCF. D’où « l’urgence » de ce « plan d’action » visant à la rendre plus fiable et à regagner la confiance des usagers, mais aussi à améliorer la composition des trains et à poursuivre des travaux d’entretien et de modernisation engagés depuis cinq ans pour une enveloppe globale de 245 M€. Travaux qui, soit dit en passant, ont imposé des réductions d’allure sur les portions concernées, et généré des retards, voire des annulations de train. « Lorsque l’on intervient dans un tunnel, résume Guillaume Pepy, on neutralise une voie sur deux ou, si l’on travaille de nuit, on impose des circulations à vitesse réduite ».

Mais puisqu’ils sont « indispensables », faute d’avoir été étalés dans le temps sur une liaison négligée pendant plusieurs décennies, ces travaux vont se poursuivre avec dès cette année l’achèvement de la réfection du tunnel de Rolleboise, celle du tunnel de Pissy-Pôville (jusqu’en 2017), des renouvellements de voie entre Bréauté et Yvetot, des travaux à la gare de Val-de-Reuil, pour n’en citer qu’une partie. De 2016 à 2020, est-il promis, 320 M€ seront engagés pour « améliorer les voies, la signalisation, l’alimentation électrique et les gares ». L’investissement dans le projet EOLE - prolongement du RER E à l’ouest consistant à réaménager la ligne entre Mantes-la-Jolie et la Défense — s’y taillera la part du lion (110 M€) mais on relève aussi la réfection du tunnel du Roulle (32,6 M€) et des renouvellements de voies entre Gaillon et Val-de-Reuil (41 M€).

L’information et le service aux voyageurs, l’amélioration de la régularité et de la fiabilité, font également partie des objectifs. Mais les problèmes de maintenance des voitures (on parle de voitures pour les voyageurs et de wagons pour le fret) devraient être réduits grâce la proposition de la Région Haute-Normandie de contribuer au financement d’un atelier sur le site de Sotteville-lès-Rouen, afin de venir en appui aux ateliers de Clichy, surchargés de travail. Le président de la Région, Nicolas Mayer-Rossignol, en a fait l’annonce hier.

maintenance Normande

« L’idée est que les trains de Normandie puissent être plus et mieux gérés, entretenus et exploités en Normandie, notamment sur le site de Sotteville », insiste le président de la Région, qui évoque « des créations d’emplois » sans s’aventurer à donner de chiffre. De fait, selon nos informations, la mise de départ serait de 20 M€ et le nombre d’emplois créés de 30 dans un premier temps, avant une montée en charge progressive liée à une organisation en 3 x 8, peut-être même sept jours sur sept. La construction de cet atelier ne serait pas tout à fait une idée neuve. Elle attendait simplement que des précisions soient données quant aux caractéristiques du matériel exploité, notamment pour la Ligne Nouvelle Paris Normandie, et quant à sa localisation la plus opportune compte tenu de cette LNPN et des gares Rouen rive droite, et Saint-Sever rive gauche.

Franck Boitelle

f.boitelle@presse-normande.com

07 Apr 15:11

Le pôle métropolitain, Caen Normandie Métropole, présidé par Sonia de la Provôté

by La Rédaction

Vendredi 3 avril 2015, les élus de 13 intercommunalités du Calvados étaient réunis dans l’amphithéâtre de l’Agglomération Caen la Mer pour installer le « socle » du pôle métropolitain Caen Normandie Métropole. Une première étape avant le « pôle réseau » prévu avant l’été. Après un vote conforme dans chacune des 13 intercommunalités concernées (la communauté d’Agglomération de Caen la Mer et les communautés de communes Campagne et Baie de l’Orne, Cœur de Nacre, Cingal, Suisse-Normande, Pays de Condé et de la Druance, Pays de Falaise, Entre bois et marais, Entre Thue et Mue, Évrecy Orne-Odon, Plaine Sud de Caen, Val es Dunes et Vallée de l’Orne), l’avis favorable du Conseil régional de Basse-Normandie, du Conseil départemental du Calvados et de la Commission départementale de coopération intercommunale, et, finalement, l’arrêté de constitution du préfet du Calvados, le pôle métropolitain Caen Normandie Métropole tenait son comité d’installation. Sonia de la Provôté, première adjointe (UDI) à la Ville de Caen, le présidera, avec sept vice-présidents.

La carte du périmètre des treize intercommunalités membres du pôle métropolitain « Caen Normandie Métropole ». (DR)
La carte du périmètre des treize intercommunalités membres du pôle métropolitain « Caen Normandie Métropole ». (DR)

> Lire aussi : Face à la Métropole de Rouen, Caen et Le Havre ripostent par le Pôle métropolitain

« Parler d’une seule voix à l’ouest de la Normandie »

Ce « pôle métropolitain n’est pas un échelon territorial supplémentaire », insistent ses membres, il résulte « de la transformation d’un groupement existant d’intercommunalités (Caen Métropole), et a pour objectif de tisser et renforcer les coopérations entre des territoires partageant, ponctuellement, des problématiques communes ».
Pour favoriser « un développement coordonné du territoire », il permet de mutualiser des moyens d’ingénierie, d’échanger sur des pratiques, « et de se fédérer pour mieux capter les financements européens souvent insuffisamment mobilisés en France ».

L’ambition des membres du pôle métropolitain « est de dépasser les frontières administratives – lorsque les pratiques des citoyens ou des acteurs économiques y invitent – et de développer des projets concrets, ciblés, à une échelle pertinente ». Objectifs ? « Adapter les services au profit des personnes qui vivent dans un territoire mais travaillent dans un autre, promouvoir la qualité de vie et défendre l’accès aux services de santé ou de transports publics, parler d’une seule voix à l’ouest de la Normandie ! ».

Tout au long des mois d’avril, mai et juin 2015, des rencontres dans les territoires de l’ouest de la Normandie permettront d’échanger et partager une vision et des projets d’actions communes.

07 Apr 14:45

Rouen s’affirme comme premier port français importateur de fèves de cacao

Pas la peine de GPS pour trouver les portes de Cargill sur la zone industrielle du Grand-Aulnay, au Grand-Quevilly. L’enseigne se voit de loin. Et, passé la porte, tout fleure aussi le fruit précieux du cacaoyer*. Les tampons sur les sacs de jute de l’aire de stockage sont quant à eux autant d’invitation à visiter l’Afrique. La Côte d’Ivoire et le Ghana sont les principaux producteurs et les deux pays dont les fèves transitent par le Grand Port maritime de Rouen. Des sacs en provenance de Madagascar, arrivés par container du Havre, montrent aussi que sont torréfiés ici quelques grands crus qui alimentent la gamme « Premium » du géant américain de l’agroalimentaire, arrivé dans l’agglomération en 2003, en rachetant OCG cacao... Mais, revenons à ce « haut de gamme » issu aussi de l’agriculture biologique sur lequel insiste bien le directeur du site, Didier Parard.

130 tonnes de fèves par jour

L’usine qu’il dirige depuis trois ans transforme 40 000 tonnes de fèves de cacao par an, dont la moitié est acheminée par la Seine. « On peut avoir jusqu’à 20 000 tonnes de stocks chez Senalia dans les entrepôts du port de Rouen », précise Didier Parard. Les quatre derniers kilomètres se faisant en camion pour fournir à l’usine son besoin journalier de 130 tonnes de fèves. « Produit plaisir », comme le répète Didier Parard, le chocolat nourrit la discussion sur les méthodes de fabrication, si bien qu’une visite s’impose.

Ici, pas d’œufs de Pâques. Cargill assure la transformation de la fève de cacao jusqu’au chocolat industriel. D’ailleurs, 90 % de la production sort de l’usine sous forme liquide, acheminée vers ses clients en camion-citerne. 10 % sous forme de solide, en pépites pour pistoles. « Nous vendons nos produits à des industriels de la confiserie, de la biscuiterie, de la viennoiserie, des produits laitiers, marques de céréales de petits-déjeuners ou de poudre chocolatée », explique Didier Parard, tout en restant très discret sur ces clients, dont certains font figure de référence pour tout amateur de produits chocolaté.

Si le site Cargill du Grand-Quevilly vend du chocolat, il vend aussi du beurre de cacao et de la poudre de cacao dont 50 % partent à l’exportation. En revanche, les clients qui lui achètent son chocolat son surtout Français. Pour des raisons historiques « mais aussi de logistique, au-delà de 400 km, le transport du chocolat porté à 70° pour rester liquide devenant problématique ».

C’est précisément cette capacité à gérer toute la filière de transformation qui a permis au fil des ans de varier cette production de 24 000 tonnes de chocolat, poudre, pâte ou beurre de cacao et de proposer à ses clients tout une palette de recettes... « Des dizaines », ajoute même le directeur. Mais pas question là non plus de révéler le moindre détail.

Didier Parard est plus bavard pour détailler l’implication de l’entreprise dans la région. À commencer par les produits qui vont entrer dans la préparation du chocolat, comme le sucre « français » et le lait « en provenance de Normandie mais aussi de Bretagne et Pays de Loire ».

P. B.

p.bertrand@presse-normande.com

* Cargill a investi 6 millions d’euros pour réduire son impact sur l’environnement et notamment les problèmes d’odeur.

pratique

1998 : premier arrivage de fèves de cacao en vrac.

Les fèves importées via le port de Rouen proviennent de Côte d’Ivoire et du Ghana. Pour d’autres destinations, elles transitent par le Havre ou arrivent par camions d’Amsterdam.

En 2014, 32 000 tonnes de cacao sont passées par le port de Rouen, contre 60 000 tonnes en 2011. Une chute expliquée notamment par l’arrachage mené en Côte d’Ivoire et de mauvaises conditions météo.

Les Français en consomment en moyenne 6,6 kg par an et par personne, soit l’équivalent d’une tablette par semaine.

07 Apr 14:33

L’Office de tourisme de Rouen recrute des ambassadeurs pour former une communauté de « greeters »

L es Français sont-ils réputés arrogants ? Voire. Première destination touristique au monde avec 84,7 millions de visiteurs internationaux en 2013, la France est aussi championne des réseaux « greeters ». Greeters, ou « hôtes touristiques » en français, des gens tellement sympas, accueillants et fiers de leur ville ou de leur coin de nature qu’ils s’en font les guides bénévoles pour les visiteurs de passage. France Greeters en recensait 1 150 en 2013, ayant accueilli 11 000 « amis d’un jour » au fil de 4 500 balades.

Tourisme participatif

Cette nouvelle forme de tourisme participatif, l’Office de tourisme souhaite la développer à Rouen en créant à son tour une communauté de greeters. Inventé à New York au début des années 90, le concept consiste à proposer des rencontres avec des vraies gens, des balades hors des sentiers battus, partager un verre dans son bistrot préféré, etc. Tout l’inverse du tourisme de masse, de l’au-then-tique !

Il existe actuellement plus d’une trentaine de destinations dans l’Hexagone membres du réseau international Global Greeter Network, qui recense sur les cinq continents les communautés adhérant à ses valeurs : les échanges culturels « entre individus pour un monde meilleur », gratuitement, sans discrimination, et dans le respect de l’environnement. En Normandie, seule l’Orne a son réseau et ils sont près d’une dizaine en France à postuler pour le label.

Pour l’instant, Rouen Normandy Tourisme lance un appel à « toute personne de plus de 18 ans, passionnée ou amoureuse de Rouen et de ses alentours, disponible au moins une demi-journée par mois ».

Aucune référence n’est requise pour devenir greeter. Celui qui « greete », dit le site officiel français, « n’est ni un professionnel du tourisme, ni un guide qualifié ». « Les greeters invitent les visiteurs dans « leur vie » en montrant un aspect de la vie locale qui l’intéresse : l’art, les produits du terroir, un quartier, un lieu insolite ou classique, etc. » À Rouen, il y a de quoi faire. Reste à savoir s’il y a suffisamment de candidats au partage.

Informations et candidatures, à déposer avant le 1er juin à l’Office de tourisme : tél. 02 32 08 36 55, e-mail : s.sirat@rouentourisme.com et sur www.rouentourisme.com

07 Apr 14:30

La Banque publique d’investissement soutient les PME de Haute-Normandie

Installée depuis deux ans en Haute-Normandie, née dans la région sous l’impulsion du député Guillaume Bachelay, alors rapporteur national, la BPIFrance est présente dans vingt-deux régions. « C’est un labo pour le soutien aux entreprises et il faut aller plus loin dans la simplification et favoriser l’investissement, il y a des pépites ici », prévient Nicolas Mayer-Rossignal, président de la Région et du comité régional de BPIFrance Haute-Normandie.

La BPI n’a pas vocation « à financer une entreprise seule » rappelle Angelina Simoni, la directrice régionale. « L’international, l’innovation sont des axes à soutenir pour améliorer la compétitivité de nos entreprises. » Pour un euro investi par la BPI, trois autres le sont par des fonds publics ou privés.

Des outils pour les TPE et les PME

Ainsi en 2014 en financement, garantie et innovation, 4 284 entreprises (+2 %) ont été soutenus, soit une « prise de risque pour BPI France de 623 millions d’euros (+5 %) et 1 375 euros de financements privés et publics. Au titre de l’investissement la BPIFrance a participé à 82 entreprises directement ou via des fonds partenaires.

Plusieurs outils ont été mis en place pour faciliter les crédits, fiancer les projets des TPE et PME : le fonds régional de garantie, le régional d’innovation, le prêt régional, le prêt régional pour l’emploi et des fonds d’investissement.

« Le prêt garantie, c’est-à-dire la caution de crédit bancaire représente 40 à 70 % des interventions de la BPI auprès des TPE ou PME. Soit 1 548 opérations en 2014 pour un montant de 179 millions d’euros », souligne Angelina Simoni. L’innovation est une activité qui « explose » avec 80 projets pour 14 millions d’euros. Soit 56 % par rapport à 2013.

Pour l’année 2015, les perspectives de la BPIFrance Haute-Normandie s’articulent autour de l’innovation nouvelle génération. « Celles qui utilisent les réseaux sociaux comme outil de développement », indique Angelina Simoni. « Nous les aiderons à trouver de la croissance sur les marchés étrangers, avec par exemple le crédit export. Soit auprès de clients privés, ou d’Etats, afin que les PME de la région puissent proposer des produits clés en main. 40 % des entreprises que nous accompagnons le sont déjà à l’international. »

Des prêts économie sociale et solidaire jusqu’à 50 000 euros, des prêts robotique et des prêts « verts » seront également proposés à la clientèle de la banque.

A.L.

a.lemarchand@presse-normande.com

07 Apr 14:28

Mondial de handball à Rouen : la Métropole espère des retombées financières

En janvier 2017, Rouen sera l’une des capitales internationales du handball en accueillant l’une des quatre poules du Mondial masculin de la discipline. Six équipes pour 15 matches sur une dizaine de jours. Un sacré événement pour le Kindarena, mais aussi pour la ville et l’agglomération qui devraient bénéficier, en plus d’un joli coup de projecteur médiatique, des retombées économiques de cette compétition. Oui, mais combien ?

Frédéric Sanchez, le président de la Métropole Rouen-Normandie, qui a investi 400 000 € en subvention pour accueillir l’événement en collaboration avec la Ligue de Haute-Normandie, a déjà fait ses comptes : « Si l’on prend juste l’accueil des équipes, de leur staff, et des membres de l’organisation sur l’ensemble de la compétition, c’est environ 500 personnes qu’il faut loger, qui vont se restaurer, qui vont consommer... On peut estimer l’impact économique de ces dépenses à 1,5 M€ pour notre territoire ».

« Entre 15 000 et 20 000 supporters étrangers »

Une somme « plancher » à laquelle l’élu socialiste ajoute la présence des milliers de supporters étrangers. « Il faut attendre le tirage au sort pour connaître les nations qui viendront jouer à Rouen. Mais on sait que des équipes comme le Danemark, l’Allemagne ou encore la Suède sont très suivies par leurs fans. Globalement, on table sur une fourchette de 15 000 à 20 000 supporters étrangers sur les dix jours à Rouen ». Et même si une partie profitera sûrement de son séjour dans la capitale haut-normande pour faire un saut de puce parisien, la grande majorité d’entre eux fera le bonheur des hôteliers, des restaurateurs et des professionnels du tourisme. « Au total, ce Mondial devrait générer entre 3,5 et 4 M€ de retombées pour l’agglomération », assure Frédéric Sanchez qui rappelle au passage que « c’est aussi pour cela que le Kindarena existe ».

Seule certitude, l’équipe de France ne sera pas dans la poule rouennaise en raison de la jauge trop réduite (autour de 5 000 places) du Kindarena en configuration handball. Nikola Karabatic & co devraient néanmoins faire un passage par le Kindarena début 2016 lors de sa préparation pour le Championnat d’Europe en Pologne (du 17 au 31 janvier 2016) pour un match de la Golden league. Reste maintenant à se préparer à l’organisation d’un tel plateau. « Il y aura en mars 2016 le Mondial scolaire pour se roder, et on a vu avec le succès du Final four de la Coupe de Ligue [remporté par Nantes le 29 mars dernier, NDLR] que Rouen est en train de devenir une terre de handball ». Un constat partagé récemment dans nos colonnes par Nicolas Marais, le président de la Ligue de Haute-Normandie, : « Je crois que dans les deux, trois années à venir, la Normandie sera une des capitales du handball français, et cela est une très bonne chose ». Une très bonne chose pour l’économie locale aussi visiblement...

Laurent Derouet

l.derouet@presse-normande

07 Apr 14:15

Le verger de demain pour une pomme entièrement naturelle

by nicolasdemollien

Le verger est régulièrement visité
Le verger est régulièrement visité
« Les pesticides sur les pommes, c’est un cycle infernal qui commence, cependant, à être remis en cause. La rusticité est aujourd’hui un facteur de sélection pour les nouvelles variétés ». Tels étaient les mots, plutôt rassurants, de Bruno Corroyer, ingénieur conseil à la chambre d’agriculture de Normandie, intervenant mardi 17 mars sur l’exploitation du lycée agricole du Pays de Bray.
Plus précisément sur la parcelle du « verger de demain », créé par le lycée afin d’étudier l’évolution de trois variétés de pommes à cidre avec des conduites allégées en matière de traitement, dans un souci d’environnemnt et de qualité du fruit. Une partie de la parcelle d’un hectare est dédiée à la production bio. L’autre cherche une méthode « encore mieux que le bio », avec un équilibre entièrement naturel. Au lieu de 700 arbres plantés dans un verger d’une surface similaire, là, il n’y en a que 400. Séparé en deux, le verger est entouré de haies d’essences diverses pour favoriser cet éco-système.

Réseau de neuf vergers

Une expérience menée par un réseau de neuf « vergers de demain », implantés en Normandie et en Bretagne. De plus, l’introduction de moutons, d’une race anglaise qui ne s’attaque pas aux troncs d’arbres, est envisagée pour cet essai. C’est ce qu’expliquait Bruno Corroyer qui apporte son aide aux professionnels de l’Eure et de Seine-Maritime. Il était accompagné, pour cet exposé au public, par Hélène Jouve, chargée de mission du verger conservatoire du lycée agricole.
« Ici, il n’y a pas beaucoup d’exploitants en pommes de table. Ce sont plutôt des producteurs de pommes à cidre, surtout dans l’Eure, contrairement à la vallée de la Seine. Pour mettre en place ce réseau de vergers expérimentaux, on a fait en sorte que le protocole soit comparable d’un site à l’autre », commentait l’ingénieur conseil, évoquant aussi la pomme de table qui suscitait de nombreuses questions de la part des participants.

Alternative aux engrais chimiques

« Les consommateurs ont aussi leur responsabilité face au problème des pesticides. Mais il faut savoir qu’en France, nos producteurs continuent de cultiver des pommes beaucoup plus rustiques que chez les autres producteurs mondiaux », précisait-il. Et d’ajouter que, « parfois, de super variétés se trouvent dans les cartons. Mais elles ne sont pas connues, et ne marchent donc pas auprès des consomateurs ». Les pommes à cidre sont des variétés plus rustiques que les pommes de table. Elles subissent entre 2 et 5 traitements annuels, contre 10 pour les pommes de table normandes, et 20 à 30 pour celles des autres régions. Depuis trois ans, le lycée est passé en bio et a déjà sorti six variétés plus productives, issues du verger conservatoire. Pour le « verger de demain », les trois variétés retenues sont la Judor, la Dalinette, et une hybride, la Douce de l’Avent. « Pour l’instant, on engrange les données. Notamment sur les alternatives aux engrais chimiques », poursuit Bruno Corroyer. Des traitements en produits bio pour l’une des parties de la marcelle, et aucun traitement pour l’autre.

07 Apr 14:14

Emmanuel Macron place l'impression 3D au coeur de l''usine du futur'

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a rappelé la place centrale de l'impression 3D au coeur de l''usine du futur', à l'occasion de la visite de l'entreprise spécialisée Prodways vendredi aux Mureaux (Yvelines).
 
'L'impression 3D est un des éléments constitutifs de l'usine du futur qui est au coeur du projet industriel français', a martelé le ministre, faisant référence à l'un des 34 plans de reconquête industrielle lancés par le gouvernement en septembre 2013.
 
M. Macron a salué la 'transformation' du groupe Gorgé, dont fait partie Prodways, de la sous-traitance automobile aux hautes technologies, notamment l'impression 3D, un secteur au 'développement extraordinaire' selon le président du groupe Raphaël Gorgé.
 
Fondé en 2013 avec un seul salarié, Prodways en compte aujourd'hui 150 et devrait voir son chiffre d'affaire passer de 100.000 euros à 'près de 20 millions d'euros en 2015', a estimé M. Gorgé.
 
'Cette transformation suppose des investissements de l'entreprise, une transformation de l'organisation et beaucoup de formation des salariés. C'est à l'aune de tous ces critères qu'on réussit la transformation industrielle et la réindustrialisation de notre pays', a poursuivi le ministre.
 
Pour cette 'usine du futur', il a également souhaité une 'montée en gamme pour faire plus de valeur ajoutée', l'abolition de la 'séparation entre industrie et services' et la 'relocalisation en France d'une partie de la production'.
 
Interrogé sur les mesures en faveur de l'investissement des entreprises que le Premier ministre Manuel Valls doit annoncer mercredi à l'issue d'un séminaire gouvernemental, M. Macron a promis qu'elles 'entreraient en vigueur rapidement'.
 
Cette visite intervenait dans le cadre de la Semaine de l'industrie, dont l'objectif est de mieux faire connaître ce secteur à travers près de 2.600 événements organisés jusqu'à dimanche en France.

07 Apr 14:14

Au pied des tours, 'garages sauvages', cambouis et système D

Aucune panne ne leur résiste: les garagistes sauvages, qui manient le cric et la clé à molette sur les parkings des cités, font florès avec la crise, au grand dam des riverains et des mécaniciens professionnels.
 
'On fait tout, la carrosserie, les vidanges, on répare les moteurs...' Bonnet sur les oreilles et cigarette aux lèvres, Amadou accueille les clients sur l'asphalte défoncé du Clos-Saint-Lazare, cité sensible de Seine-Saint-Denis.
 
'On est là tous les jours, de 10H à 21H. Même le dimanche', détaille ce quinquagénaire malien, dont les mains pleines de cambouis contrastent avec un impeccable trench-coat noir.
 
Derrière lui, en rang d'oignons, une dizaine de voitures en panne témoignent du succès de ce garage à ciel ouvert, coincé entre deux barres d'immeubles délabrées.
 
Un mécanicien en bleu de travail s'affaire sous un Renault Espace désossé. Une 206, les roues démontées, attend qu'on vienne inspecter sa carrosserie, entourée de cartons et de taches de graisse.
 
Joint de culasse, filtre à air, aile enfoncée... Ici, chacun possède sa spécialité. 'On travaille ensemble, on est en équipe', précise Amadou, en s'essuyant les mains sur un chiffon noirci.
 
Une Citroën arrive, pare-choc déboité. 'C'est pour le carrossier', lance le mécanicien en chef, avant de confier l'affaire à un confrère. Un coup d'oeil, une rapide négociation, l'affaire est conclue: 'quinze euros', pièces et main d'oeuvre -- deux vis, cinq minutes.
 
Secret de polichinelle
 
Des prix qui défient toute concurrence, le bouche à oreille pour toute publicité: ces ateliers 'sauvages' se multiplient au pied des tours d'immeuble.
 
'Ce ne sont pas des trafics organisés, mais en général des pauvres bougres qui n'ont pas d'autre revenu', décrit une source policière, qui voit le phénomène se développer depuis 'une quinzaine d'années' en Seine-Saint-Denis.
 
'Ce qui a favorisé la mécanique sauvage, c'est l'accès de l'automobiliste lambda aux pièces détachées', via des sites internet spécialisés, complète un cadre de la mairie de Bondy, où plusieurs garages informels ont pignon sur rue.
 
Mécanicien depuis 15 ans, Salim, crâne dégarni et lunettes en métal, profite à plein du phénomène. 'Tu vas sur leboncoin, tu rachètes un capot, ça coûte beaucoup moins cher que dans un garage', explique ce quadragénaire, qui officie dans une cité de Bobigny.
 
Totalement hors-la-loi, ces garages n'en sont pas moins un secret de polichinelle. Au point que parfois, c'est en dépanneuse que les voitures sont apportées aux mécanos clandestins.
 
'J'en amène tous les jours', s'amuse Mohamed, en actionnant son plateau-remorque. A bord: une Peugeot dont vont s'occuper les collègues de Salim. 'Avec la crise, ça tourne bien', acquiesce le mécanicien, formé 'dans un garage en Algérie'.
 
Concurrence déloyale
 
Ce 'succès', cependant, fait grincer des dents. D'abord chez les garagistes professionnels, secteur dont le chiffre d'affaires est en berne depuis plusieurs années.
 
'C'est un vrai souci, surtout quand il y a des garages aux alentours', s'agace Aliou Sow, secrétaire général de la Fédération nationale de l'artisanat automobile (FNAA). 'Ils sont sur le trottoir, tout le monde les voit. Et pourtant personne ne fait rien. C'est une concurrence déloyale', ajoute M. Sow, pour qui le phénomène reste néanmoins 'difficile à quantifier'.
 
Les riverains, aussi, font grise mine. 'C'est un fléau', rouspète Mouloud Benosmane, président de l'Amicale des locataires du Clos-Saint-Lazare. 'On n'a plus de place pour garer nos voitures, il y a des taches de graisse partout? En plus, ça ramène des trafics en tous genres.'
 
A bout, les membres de l'amicale se sont plaint à l'office HLM ainsi qu'à la police. En vain. 'La dernière fois qu'un habitant s'est plaint, il s'est fait insulter', assure M. Benosmane.
 
Du côté de l'OPH 93, propriétaire de 80% des HLM de Stains, on reconnait un problème récurrent et commun à 'de nombreux parkings de Seine-Saint-Denis'. 'On fait des signalements, des plaintes et des constats d'huissier', explique Patrick Roques, directeur du patrimoine de l'OPH. Pour lui, la balle est dans le camp de la police et de la justice.
 
En septembre 2013, deux habitants des Mureaux (Yvelines) avaient été condamnés à de la prison avec sursis pour avoir eu recours au travail au noir dans un garage sauvage. Un type de décision relativement rare, concède la source policière.

07 Apr 14:13

EPR de Flamanville: nouvelle anomalie technique détectée dans la cuve (Autorité de sûreté nucléaire)

Le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche) fait face à une nouvelle 'anomalie' détectée sur la cuve de ce réacteur nucléaire de troisième génération, a annoncé mardi l'autorité de sûreté nucléaire (ASN).
 
Des 'anomalies ont été détectées dans la composition de l'acier de certaines zones du couvercle de la cuve et du fond de cuve', a indiqué à l'AFP Guillaume Bouyt, chef de la division de l'ASN basée à Caen. Il s'agit d'un problème distinct de celui annoncé en novembre par EDF sur le couvercle de cuve, a précisé le gendarme du nucléaire.
 
Dans un communiqué, la ministre de l'écologie Ségolène Royal a 'demandé à Areva (fabricant de la cuve, ndlr) de donner sans délai les suites qui s'imposent' au 'rapport' de l'ASN sur 'l'anomalie'.
 
'La cuve d'un réacteur à eau sous pression est un équipement particulièrement important pour la sûreté', rappelle l'ASN dans son communiqué. 'Elle contient le combustible et participe à la seconde barrière de confinement de la radioactivité', précise-t-elle.
 
'Des premières mesures ont confirmé la présence de cette anomalie. Areva a proposé à l'ASN de réaliser à partir d'avril 2015 une nouvelle campagne d'essais approfondie sur un couvercle représentatif pour connaître précisément la localisation de la zone concernée ainsi que ses propriétés mécaniques', précise le gendarme du nucléaire dans son communiqué.
 
Selon la ministre, des 'résultats' de contrôles et expertises 'pour garantir la conformité du futur EPR à la réglementation' sont 'attendus pour le mois d'octobre', selon le communiqué.
 
Le service de communication du chantier de l'EPR à Flamanville n'était pas joignable dans l'immédiat pour préciser les conséquences de cette nouvelle anomalie sur le calendrier du chantier.
 
L'EPR de Flamanville a déjà plusieurs années de retard. En novembre, EDF, maître d'oeuvre du chantier, avait annoncé que son démarrage était repoussé à 2017. EDF est en outre en train de recalculer son coût (8,5 milliards d'euros) qui a déjà presque triplé depuis son lancement en 2007.
 
'L'ASN a informé ses homologues étrangères concernées par la construction d'un réacteur EPR', a précisé l'ASN.
 
Quatre EPR sont en construction dans le monde, un à Flamanville, un en Finlande et deux en Chine. Aucun n'est en fonctionnement.

07 Apr 14:13

[Audio] Pepy au chevet de la ligne Paris-Rouen-Le Havre 'pleine comme un oeuf'

Le PDG de la SNCF Guillaume Pepy a présenté vendredi un plan d'actions pour la ligne Paris-Rouen-Le Havre, une des plus fréquentées de France et 'pleine comme un oeuf', a-t-il déclaré.
 
Interpellé depuis des mois par les élus normands et les associations d'usagers sur les retards incessants et la mauvaise qualité de service des trains Intercités entre Paris et la Normandie, particulièrement vers Rouen et Le Havre, M. Pepy a détaillé un 'plan impact' de la SNCF pour la Normandie, qui ne dispose pas de ligne à grande vitesse.
 
Empruntée par 5,6 millions passagers par an, la ligne Paris-Rouen-Le Havre 'a vieilli à cause du tout TGV et nécessite d'importants travaux', selon M. Pepy. 'C'est une des lignes les plus empruntées de France (...) elle est pleine comme un oeuf', a-t-il dit à la presse.
 
Selon les détails fournis par la SNCF, la signalisation a souvent plus de 40 ans, des caténaires datent de 1966, des tunnels du XIXe siècle.
 
Des investissements de 55 millions d'euros seront réalisés pour 2015 et 320 millions entre 2016 et 2020 sur les infrastructures.
 
'En gros, on aura fait pour un milliard de travaux sur une douzaine d'années' a indiqué le PDG de la SNCF.
 
Outre les travaux qui retardent les trains, sont également responsables la saturation du réseau de banlieue entre Paris et Mantes, le projet urbain des Batignolles, lequel perturbe la rénovation du centre de maintenance de Clichy, et la difficile cohabitation dans la gare Saint-Lazare entre trains de banlieue et de grandes lignes.
 
Selon la SNCF, 25% des retards sont dus aux 'difficultés de circulation', 23% aux 'causes externes' comme les accidents de personnes, les intempéries, les actes de malveillance, 21% à l'état du réseau (incidents de signalisation, de caténaires, sur les voies, etc), 13% à des pannes de matériel, et 18% à d''autres causes'. Les mouvements de grève ne sont pas spécifiquement mentionnés.
 
Du début 2014 jusqu'à la fin janvier 2015, la SNCF a reconnu 12 retards supérieurs à trois heures, avec un record de cinq heures le 16 novembre 2014, dû à une panne de matériel.
 
Le temps de parcours est théoriquement de 01H30 entre Paris et Rouen et d'un peu plus de 02H00 jusqu'au Havre.
 
M. Pepy a promis de porter la ponctualité à 92,5% cette année, de s'appuyer sur un nouveau centre de maintenance à Sotteville-lès-Rouen -en partie financé par la région Haute-Normandie - et de fournir un nombre suffisant de places assises.

07 Apr 14:10

Haute-Normandie : la pollution de l'air revient avec le soleil

by Didier Meunier

Air Normand annonce une nouvelle pollution de l’air par les particules en suspension en Seine-Maritime et dans l'Eure, pour la journée du mercredi 8 avril. Le seuil d'information et de recommandation aux personnes sensibles est atteint. 

07 Apr 13:54

Un plan d'urgence pour la ligne Intercités Paris-Rouen-Le Havre - Mobilicites.com


Mobilicites.com

Un plan d'urgence pour la ligne Intercités Paris-Rouen-Le Havre
Mobilicites.com
Le président de SNCF Mobilités, Guillaume Pepy, a présenté un plan d'actions afin d'améliorer la production de la ligne Intercités Paris-Rouen-Le Havre. Ce programme prévoit une fiabilisation des trains et des horaires, une information et un service ...
Un plan d'actions pour la ligne Paris-Rouen-Le HavreVille, Rail et Transport
[Audio] Pepy au chevet de la ligne Paris-Rouen-Le Havre...Normandinamik

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07 Apr 13:52

La CGPME s'insurge contre le statut de salarié protégé accordé aux élus locaux

by Avec l'AFP
La CGPME s'élève ce mardi 7 avril contre plusieurs dispositions d'un texte adopté en mars par le Parlement pour favoriser l'accès aux mandats locaux, en particulier en accordant le statut de salarié protégé aux élus locaux.