Florian Weyer paraît confiant : sur une échelle de 1 à 10, le chef du service des politiques et des techniques à la direction interdépartementale des routes (Dirno) évalue à « 3 ou 4 » le niveau de perturbations du trafic, conséquences des travaux qui débutent le 15 juillet sur la RN28. La date n’est pas un hasard, le trafic étant allégé en saison estivale.
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Aéroport de Boos : ils voient rouge !
«Là, franchement, on balance de l’argent public par les fenêtres et ce n’est même pas pour assurer un vrai service public », tempête Philippe Guilliot, maire PC d’Ymare, conseiller à la Crea et membre du Syndicat mixte de gestion de l’aéroport Rouen-Vallée de Seine. Lors du dernier conseil de la Crea à la fin juin, une majorité d’élus a adopté une délibération octroyant au syndicat mixte une subvention supplémentaire de 495 000 € et une avance sur trésorerie de 410 000 €.
Les aiguillages de l’été
Du samedi 20 juillet au dimanche 18 août, la Crea va réaliser des travaux de remplacement d’aiguillages sur les voies du métro. « Il s’agit de changer une dizaine d’aiguillages sur l’ensemble des deux lignes (Georges-Braque/Technopôle) et au dépôt TCAR du Petit-Quevilly », explique la Crea. « Afin de gêner le moins possible les voyageurs, les travaux seront effectués principalement le week-end, pendant la période juillet août. Les communes concernées ont été informées des travaux et de ses nuisances possibles ».
Le port gère ses propres rails
C’est une première pour le grand port maritime du Havre (GPMH). Le port vient en effet de mettre officiellement en service son poste d’aiguillage dédié à la desserte des terminaux portuaires de Port 2000. Une première car l’installation d’un nouveau poste de signalisation au sein d’un réseau ferré portuaire (RFP) n’a jamais été réalisée en France. L’opération a été rendue possible grâce au transfert de propriété des infrastructures ferroviaires de Réseau Ferré de France (RFF) aux ports français en 2008.
Des travaux subventionnés
Six millions d’euros, tel est le montant de la subvention que la Codah (communauté de l’agglomération havraise) vient d’octroyer pour accueillir la filière de l’éolien offshore. Un vote intervenu jeudi soir à l’occasion du conseil communautaire. La nouvelle filière devrait dans les années à venir changer une partie du paysage portuaire et dynamiser l’emploi local avec la création de 2 000 emplois directs et indirects générés par deux consortiums et leurs fournisseurs.
Le Conseil général de Seine-Maritime récompensé pour son magazine
Haute-Normandie, 7ème région de France en terme de revenus
Réhabilitation du parc de Clères : le Département dégraisse le projet
Masselin fête ses 80 ans au Petit Quevilly.
C'est l'une des entreprises historiques de l'agglomération rouennaise. Les ressorts Masselin fêtaient ce samedi 6 juillet leurs 80 années d'existence.
Catherine LecompteLe Havre bientôt sur une carte en 3 D.
La cité océane prépare un plan de circulation numérique où les panneaux de signalisation seront accessibles en trois dimensions.
Catherine LecompteA Rouen, H2o s'offre un kaleidoscope.
La nouvelle exposition de l'espace des sciences de Rouen, H2o, vient d'ouvrir ses portes jusqu'au 22 septembre. Elle s'intitule Kaléidoscope et met la couleur au centre de ses expériences.
Catherine Lecompte“La porte reste ouverte” aux élus opposés à la métropole Aix-Marseille, rappelle le préfet
La part belle sera bientôt faite au numérique dans les transports (08/07/2013)
Rapport de la commission Mobilité 21 : le Gart satisfait de la priorité donnée aux transports du quotidien
Revenus et inégalités : le premier bilan de l'impact de la crise pour les communes
A Rennes, les revenus des plus riches ont augmenté de 5,5 % entre 2008 et 2011, ceux des plus pauvres a diminué de 11,8 %. La crise creuse les inégalités, mais les moyennes nationales masquent des écarts encore plus importants au niveau local. L'Insee vient de livrer les premières données sur les revenus des communes pour 2011 (hors impôts et prestation sociales) qui permettent d'établir un premier bilan de la crise. Nos données pour les 150 plus grandes villes de France confirment que l'on assiste à un décrochage par le bas : les plus pauvres s'appauvrissent.
Les villes où le revenu médian progresse le plus
Observons d’abord les évolutions du revenu médian 1 entre 2008 et 2011. Les villes pour lesquelles la crise semble avoir eu le moins d’effet sont pour partie des villes du Sud de la France et de l’Ouest parisien. A Aubagne, Ajaccio, Salon-de-Provence ou Pessac, le revenu médian annuel pour une personne a progressé de 7 % en dépit de la crise. Même chose à Issy-Les-Moulineaux, Puteaux ou Asnières-sur-Seine.
Ces pourcentages reflètent la dynamique des revenus, mais ne renseignent pas sur l’évolution concrète du niveau de vie : quand il s'agit de faire ses courses ou de se loger on raisonne en euros. Logiquement 2 le revenu médian s’est le plus accru dans les communes les plus riches du pays, situées dans l’Ouest parisien : à Issy-Les-Moulineaux, Neuilly-sur-Seine, Boulogne-Billancourt, Vincennes ou Levallois-Perret, la progression est supérieure à 2 000 euros de revenus annuels entre 2008 et 2011. La crise n’a visiblement pas atteint ces communes, même si, pour partie (et notamment pour les communes du Sud de la France), l’arrivée de personnes âgées plus aisées que la médiane a joué un rôle.
Et les quartiers ?
Nos données sur les villes offrent un nouvel éclairage en matière d’évolution des revenus et des inégalités. Il faut cependant en mesurer les limites. A l’intérieur même d’une ville, les écarts peuvent être importants entre les quartiers. Une commune peut connaître une situation globalement favorable, mais avoir en son sein des quartiers dans lesquels les populations sont en difficulté. Ainsi, Salon-de-Provence a connu l’une des plus fortes progressions en matière de revenu médian, mais la situation dans le quartier de La Monaque (zone urbaine sensible) n’est pas florissante. La question posée est celle de l’échelle pertinente d’observation. Pour comprendre les inégalités, se contenter d’une analyse nationale masque une partie de la réalité des problèmes sociaux, mais c’est aussi le cas quand on se situe au niveau communal.
Les villes où le revenu médian diminue
A l’autre bout de l’échelle, on trouve des communes où le revenu médian a diminué : Dunkerque et Le Blanc-Mesnil (-2,4 % chacune). En outre, nos données ne tiennent pas compte de la hausse des prix. Comme ceux-ci ont augmenté de 3 % au cours de la période, cela veut dire que pour une bonne moitié de nos 150 communes le pouvoir d’achat (le revenu moins l’inflation) des catégories médianes a diminué. Un phénomène profond, qui illustre l’ampleur de la crise. Du Blanc-Mesnil à Bobigny en passant par Drançy, de nombreuses communes de Seine-Saint-Denis figurent parmi celles où les couches moyennes sont les plus fragilisées. Là aussi, la mobilité peut avoir joué : les villes du bas du classement selon l’évolution du revenu médian sont aussi celles qui continuent à accueillir des populations modestes, du fait notamment de loyers qui demeurent relativement moins chers.
Les villes où les riches s'enrichissent le plus
Annecy, mais aussi Nanterre, Ajaccio ou Lille : dans ces communes, le revenu des plus riches augmente le plus en pourcentage. Les couches aisées n'y sont pas forcément les plus riches de France, mais la dynamique est la plus forte. De Fontenay-sous-Bois à Colombes en passant par Alfortville ou Meudon, bon nombre de communes de la banlieue parisienne figurent dans cet ensemble où la croissance du revenu des 10 % les plus riches est de l'ordre de 7 à 8 % entre 2008 et 2011. Si l’on raisonne non plus en pourcentage mais en euros, le niveau de vie des plus aisés progresse de 2 ou 3 000 euros en trois ans dans un grand nombre de communes. Parfois plus, comme à Annecy mais aussi Suresnes (+ 4 100 euros), Boulogne-Billancourt (+ 4 500 euros) ou Neuilly-sur-Seine (+ 7 200 euros).
Les villes où les pauvres s’appauvrissent le plus
A l'opposé, dans dix communes de France la baisse du seuil des 10 % les plus pauvres a été supérieure à 25 % : Roubaix, Béziers, Charleville-Mézières ou Perpignan sont les plus touchées. Certes, ces chiffres doivent être considérés avec précaution car ils n'intègrent pas les prestations sociales, mais les données 2010 de l'Insee avaient montré que même en les prenant en compte, le décrochage des plus pauvres est manifeste (lire notre article).
Dans la plupart des communes, le seuil des 10 % les plus pauvres a diminué si l’on raisonne en euros. Parfois de quelques dizaines d'euros annuels (pour une personne seule), mais dans certains cas d'environ 1 000 euros, comme à Limoges, au Mans ou à Charleville-Mézières.
Les communes où le revenu des pauvres augmente plus que celui des riches, et inversement.
Nulle part le revenu des plus riches n'augmente moins vite en euros que celui des plus pauvres : c'est logique, puisque les augmentations sont décidées très généralement en pourcentage. En revanche, il existe quelques communes (12 sur 150) dans notre classement où la progression en pourcentage a été plus rapide pour les 10 % du bas de l'échelle que pour les 10 % du haut de l’échelle. C’est le cas, par exemple, de Courbevoie, Puteaux, Aubagne ou Cagnes-sur-Mer. Dans l’immense majorité des cas, la situation est inverse, avec une hausse souvent comprise entre 4 et 8 % pour les plus riches et une baisse à peu près équivalente pour les plus pauvres.
Les villes où les inégalités augmentent, celles où elles baissent
Mulhouse, Colmar et Carcassonne sont les trois villes où les inégalités ont le plus augmenté, si on les mesure via l’indice dit de Gini qui synthétise l’information sur les inégalités pour l’ensemble de l’échelle des revenus 3. Mais la crise accroît les inégalités quasiment partout, qu'il s'agisse de villes pauvres comme Mulhouse (13 300 euros de revenu médian) et ou d’autres beaucoup plus aisées comme Clamart (25 100 euros de revenu médian). Les inégalités ont malgré tout diminué dans une vingtaine de communes, souvent des villes aisées de banlieue ouest de Paris : Levallois-Perret, Puteaux et Suresnes. Cet effet peut être lié, partiellement, au départ de catégories les plus pauvres compte tenu du niveau des loyers.
Quels enseignements ?
Une grande partie de ces évolutions est liée à la forte progression du chômage depuis 2008. D’autres facteurs démographiques peuvent jouer - mais de façon atténuée sur un horizon de trois ans - comme l’évolution de la monoparentalité, des séparations et de la part de jeunes vivant seuls. Toujours du côté de la démographie, comme on l’a vu, il faudrait distinguer parmi ces évolutions ce qui relève de l’évolution des revenus des habitants présents en 2008 et des flux d’arrivées et de départs.
Toujours est-il que ces données font apparaître la profondeur de la crise. Les plus pauvres des communes déjà en difficulté économique décrochent, avec des baisses de niveau de vie parfois sévères, heureusement en partie compensées par notre système de protection sociale, ce qui n'est pas visible dans les données que nous présentons. Les communes où les revenus progressent le plus sont souvent les plus favorisées de la banlieue ouest parisienne.
Ce décrochage constitue un changement social majeur. Jusqu'en 2008, les inégalités augmentaient par le haut avec l’envolée des hauts revenus. Désormais, elles s’étirent aussi par le bas avec une baisse des bas revenus. Ce phénomène était identifié au niveau global, mais il était en partie masqué par les moyennes nationales : ce n'est plus le cas aujourd'hui.
Notre méthode
Nous avons comparé l’évolution des revenus des plus grandes communes de France entre 2008 et 2011. Le revenu présenté est un revenu fiscal déclaré pour l’équivalent d’une personne. Il ne comprend ni les impôts, ni les prestations sociales : nos données tendent donc à exagérer les inégalités. Il s’agit de revenus courants, l’inflation n’est pas déduite : l’évolution du pouvoir d’achat (le revenu moins la hausse des prix) est donc inférieur (de l’ordre de 3 %). Notre étude ne prend en compte que 150 villes, ce qui équivaut à un seuil d’environ 40 000 habitants. Elargir notre échantillon aurait modifié nos classements, même si les inégalités sont moindres dans les communes de plus petite taille, en général. Nous n’avons pas retenu les villes des départements d’outre mer dans le classement, elles occuperaient l’ensemble des premières places en matière d’inégalités et de bas revenus : les plus pauvres des Dom ont des revenus très faibles, alors que les plus riches ont des revenus comparables aux populations des villes aisées de métropole.
Pour aller plus loin : téléchargez les données sous forme de tableau Excel
- 1. Il sépare la population en deux, autant gagne moins, autant gagne plus.
- 2. Ceci est lié au fait que la grande majorité des augmentations sont réalisées en pourcentage. x % de 1000 fait toujours moins que x % de 10 000 euros.
- 3. Indice qui compare la situation des revenus dans la commune à une situation d’égalité parfaite, plus il est proche de zéro plus les inégalités sont faibles, plus il est proche de un plus elles sont élevées.
La région Alsace publie ses indicateurs de l'environnement
Murzuq Oil dépose une offre de reprise de Petroplus avec le groupe Hyundaï
Le groupe Murzuq Oil dépose aujourd'hui jeudi une offre de reprise de la raffinerie Petroplus, à Petit-Couronne. Selon un communiqué signé du dirigeant du groupe Murzuq Oil, Mabrouck Getty, l'offre est présentée avec "une garantie financière solide et Hyundaï chargé d'effectuer les travaux de remise à niveau" de la raffinerie. Selon le communiqué, Murzuq Oil "a également comme projet d'acheter à court terme deux autres raffineries pour arriver à une capacité de production de 450000 barils par jour.
« Un héritage assumé »
«Il n’y a que deux départements en France, la Charente-Maritime et la Seine-Maritime qui se sont investis dans la défense contre la mer. Nous sommes les héritiers d’une longue tradition d’intervention qui remonte à 1938 sur un domaine qui n’est pas le nôtre mais qui appartient à l’État ». Didier Marie, président du conseil général, en visite sur le chantier des épis du Havre et Sainte-Adresse s’est autorisé cette précision. Pour cause, le Département débourse 4 millions d’euros pour remplacer neuf épis détruits par le temps.
Le tramway six mois après
Il a réconcilié certains avec les transports en commun. D’autres se sentent pénalisés par le bruit, la nouvelle desserte de bus ou les aménagements de la ville. Une chose est sûre cependant, le tramway du Havre enregistre une moyenne de 50 000 voyages chaque jour. C’est à peine moins que l’objectif final de 56 000 que s’étaient fixés la Codah et Lia, l’exploitant du réseau.
Logement : à Rouen, 52% des étudiants cherchent un studio
Seine-Maritime : plus de 48.000 pour les jardins ouvriers
Logistique : Vers une nouvelle géographie européenne des transports ?

Ce programme européen de 9 M€ lancé en 2011 et co-piloté par le CRITT Transport & Logistique du Havre s'est concrétisé le 28 juin par le lancement d'un premier livrable. L'atlas édité par l'Agence d'urbanisme de la région du Havre et de l'Estuaire de la Seine (AURH) présente une cartographie des principales infrastructures de transport des marchandises de l'ENO. L'enjeu, selon l'AURH, est de « faire de la Vallée de la Seine un passage incontournable pour le transport de marchandises ».
A parcourir les 47 cartes de l'atlas, présentées aux échelles européenne, nord-ouest-européenne ou régionale, l'enjeu semble évident. Vous visualisez divers paramètres : densité de population, répartition modale du fret entre les réseaux fluviaux, ferroviaires et routiers, principales liaisons ferry, niveau d'électrification du réseau ferroviaire, infrastructures aéroportuaires, principaux projets de réseaux routier, fluvial, ferroviaire… Or, si le transport ferroviaire est « le fer de lance du développement des ports », comme le rappelle Hervé Cornède, directeur commercial du port du Havre, les cartes du réseau ferroviaire, des terminaux et des principaux projets de l'Europe du Nord-Ouest montrent une intense densification sur cette zone. Et, sans surprise, un très faible maillage sur l'axe Ouest-Est de la France.
Le but affiché, explique l'AURH, est de créer un nouvel axe Ouest-Est pour compléter les routes traditionnelles Nord-Sud et décongestionner les hinterlands des ports du Range Nord. « Nous y avons d'importantes réserves de capacités d'accueil », commente son directeur Dominique Dervillez. « Face à la saturation du Nord-Ouest, les ports de l'Axe Seine, la Normandie et le Seine Gateway ® sont bien placés pour capter et organiser les flux de marchandises dans une nouvelle géographie européenne. »
Il y a actuellement 194 projets européens en cours sur la même thématique. Cet atlas est « un outil d'intelligence territoriale au service notamment des décideurs à qui ces données apportent des arguments objectifs », résume Dominique Dervillez. D'ici 2014, l'AURH analysera les caractéristiques des réseaux de transport de marchandises, les points de congestion et les points bloquants, le report modal. En novembre prochain, via un outil interactif (http://geo.weastflows.eu), une version dynamique de l'atlas sera mise à la disposition du grand public.
22 partenaires, 30 observateurs, 7 pays concernés (Allemagne, Belgique, France, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas et Royaume-Uni), un budget de 9 M€ financé pour moitié par l'Europe (INTERREG IV B) et le reste par les partenaires, une dizaine d'actions, 65 livrables : le programme Weastflow (flux de marchandises Est et Ouest) est co-piloté par le CRITT Transport & logistique du Havre et l'Institute for Sustainability de Londres. Aires d'intérêt : infrastructures, logistique multimodale, TIC et télématique, partage de connaissances.
A Rouen, l'Aître Saint-Maclou pourrait être dédié à l'art contemporain
Le cabinet ABCD a rendu publics trois scénarios possibles pour la rénovation de l'Aître Saint-Maclou à Rouen à partir de 2015 et qui s'étalera sur 5 à 10 ans en fonction des moyens financiers. La réhabilitation du monument historique classé en 1862 doit valoriser ce lieu emblématique du Vieux Rouen qui est délaissé au profit du circuit touristique habituel (Cathédrale - Gros Horloge - Place du Vieux Marché) et de l'aménagement des quais de Seine. Le maire de Rouen, Yvon Robert, en fait aujourd'hui « un choix prioritaire de la ville » a-t-il confié aux habitants de ce quartier de l'est de la ville, les commerçants, les associations conviés ce lundi à l'Hôtel de ville pour rencontrer le cabinet ABCD sur un point étape du projet.
Le premier scénario envisage un atelier de création numérique et une salle d'exposition d'art contemporain, le deuxième scénario table sur une maison des projets du territoire exposant les projets urbains du Département, de la CREA et de la ville et enfin le dernier scénario propose un centre d'art contemporain. Il Les trois possibilités oscillent entre 16 et 18 M€ de rénovation et d'aménagement : « Il ne faut pas que ce soit toujours le même public et les touristes ne feront pas de détour pour de l'art contemporain » se désole un habitant de la rue Géricault. Un autre riverain se réjouit de ce « projet alléchant car il faut faire venir l'art contemporain ainsi que les jeunes dans ces lieux de Rouen ! »
Le but est de rendre plus attractif ce cimetière datant du XVIème siècle. Il est prévu d'en faire un lieu de passage et de rencontre avec l'aménagement d'un café, d'un accueil, d'une boutique, de sanitaires publics. Il pourrait rester un espace d'exposition pour les élèves de l'ESADHAR (Ecole des Beaux-Arts), même si celle-ci est transférée sur le site du collège Giraudoux (Hauts de Rouen) en septembre 2014. L'aménagement d'un centre d'art contemporain comparable à celui de la Sucrière de Lyon semble toutefois privilégié et génèrerait des recettes de 190 000 € par an.
Vallée de la Seine : un Schéma d'aménagement en 2014
Le comité directeur pour le développement de la vallée de la Seine qui réunit les présidents des trois régions de Haute et de Basse-Normandie, d'Île de France, leurs préfets de région et le délégué interministériel qui le préside, a tenu mercredi à Paris sa première réunion depuis sa création par décret du 22 avril dernier. Ce comité aura pour premier travail d'élaborer un « schéma stratégique d'aménagement et de développement » pour le début 2014 avec une adoption prévue à l'été 2014. Il devra être « résolument opérationnel, avec des actions concrètes », a indiqué à l'issue de cette réunion le préfet coordonnateur, Pierre-Henry Maccioni. A cette instance dirigeante seront associées les collectivités locales dans un fonctionnement qui se veut « décentralisé » instituant des conférences régionales coprésidées par l'Etat et les Régions et leurs partenaires.
Dans le cadre de la mise en place d'une gouvernance interrégionale, précise le communiqué publié à l'issue du comité directeur, un colloque se tiendra à l'automne 2013 à Caen en continuité des 3 premières rencontres qui se sont tenues au Havre, le 4 mai 2010, à Rouen le 23 mai 2011 et à Paris, le 22 novembre 2012.
Se met ainsi progressivement en place le dispositif institutionnel qui prend le relais du Commissariat au développement de la vallée de la Seine que le précédent gouvernement avait confié à l'ancien maire UMP du Havre, Antoine Rufenacht. L'opposition de l'époque devenue majorité, avait critiqué son mode de gouvernance qui laissait à l'écart les collectivités de l'axe Seine.
Le comité directeur de ce mercredi a annoncé que des groupes de travail pilotés par l'Etat et les Régions, associant les Départements et principales agglomérations, les milieux socio-économiques, les établissements publics de l'Etat, qualifiés de « partenaires indispensables » seront mis en place dès cet été. « La nouvelle gouvernance nous permet d'avoir une approche démocratique et concertée entre tous les acteurs », ont indiqué d'une même voix, Jean-Paul Huchon, Laurent Beauvais et Alain Le Vern, présidents socialistes des régions d'Île-de-France et de Normandie.
Nouvelle gouvernance pour un objectif identique ? Sur le deuxième point, la terminologie n'a pas varié depuis l'ex-commissariat. Les présidents de Région parlent d'une vallée de la Seine « colonne vertébrale de [nos] territoires ». Le délégué interministériel, François Philizot indique que le schéma stratégique d'aménagement « traduira la volonté (…) de porter une ambition forte autour de la vallée de la Seine. L'ensemble constitué de l'agglomération parisienne et de son débouché maritime est une des rares opportunités pour l'Europe, et non seulement la France, de disposer d'une ville monde porteuse de développement économique. »
L'objectif initial est toutefois élargi à un territoire plus large que la seule vallée de la Seine « trop souvent réduite au seul couloir séquanien avec ses filières traditionnelles, ses ports, ses places urbaines. L'objectif est de prendre en compte les territoires qui la bordent dans la perspective de concevoir un modèle de développement innovant », précise le communiqué publié à ‘issue du comité..
Les priorités ont été organisées autour de trois grandes orientations. Le schéma stratégique devra être adopté à l'été 2014. Il sera notamment décliné par un contrat entre l'Etat et les Régions.
• La gestion des flux face à la mondialisation : LNPN : études préalables aux travaux, « occasion d'inscrire le projet dans un cadre institutionnel et de définir les clefs de financement » ; le fret ferroviaire (Serqueux-Gisors) ; le portuaire maritime et fluviale (articulation forte avec Haropa et Ports normands associés) ; les plates-formes intermodales et la reconversion des friches.
• Un développement économique s'appuyant sur la recherche et l'innovation : Pôles de compétitivité, potentialités régionales (les énergies nouvelles renouvelables, agro-alimentaire, biomatériaux, santé, électronique), campus technologique et de recherche, Plateau de Saclay (IDF), Plateau Nord (BN), Madrillet (HN)
• Affirmation d'une identité territoriale et culturelle : préservation de la biodiversité, trame verte et bleue et zones humides ; protection et amélioration de la qualité de l'eau (GIP Seine Aval) ; protection des paysages et valorisation de la façade maritime ; promotion territoriale et touristique.




