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Une étude devra définir l'avenir de la plate-forme aéroportuaire de Rouen Vallée de Seine
Une étude approfondie sur la viabilité de la plate-forme aéroportuaire de Rouen Vallée de Seine dont la compétence relève de la CREA, va être lancée sur la base de trois hypothèses allant du statu quo jusqu'à la fermeture totale, a annoncé lundi Frédéric Sanchez, devant le conseil de la communauté d'agglomération. Le président socialiste de la CREA a d'emblée précisé que le groupe de travail, présidé par l'un des 1er vice-présidents Jean-Marie Aline (DVG), sera composé d'au moins deux membres de chaque groupe politique qui ont tous donné leur accord.
« C'est maintenant que les décisions stratégiques se prennent, a expliqué M. Sanchez. La DSP – délégation de service public – (attribué à la SNC Laville, ndlr) arrive à échéance à la fin 2016 et en septembre 2014 nous devons lancer une procédure pour son éventuel renouvellement ». Trois scénarios pourraient être étudiés, « sans compromis, ni tabous ». Ce serait soit la relance d'une DSP dans le cadre d'activités aéroportuaires à leur niveau actuel, soit la transformation de l'aéroport en aérodrome de proximité cantonné à l'aviation générale et de loisirs, soit même proposer la fermeture éventuelle de la plate-forme.
« Pour l'instant, j'exclus le scénario du développement qui ne me paraît plus d'actualité », a ajouté M. Sanchez tout en acceptant que le groupe de travail, présidé par Jean-Pierre Aline, premier vice-président (DVG) de la CREA, s'en saisisse si elle le souhaite.
« Tous cela coûte fort cher » a résumé Frédéric Sanchez en citant deux chiffres : les 750.000 € inscrits chaque année au budget de la CREA auxquels il faudra ajouter un investissement de l'ordre de 1,5 à 1,6 M€. Tout le monde a en mémoire les nombreuses tentatives de développement d'une plate-forme au statut d'aéroport commercial qui n'a jamais disposé des moyens et du consensus nécessaires à ce développement ni rencontré le succès suffisant auprès des opérateurs. « Le rapport sera peut-être très contrasté. Il faudra mesurer l'impact en terme d'attractivité. Ce n'est pas à la légère que je propose le scénario de fermeture », a insisté Frédéric Sanchez en ajoutant qu'il y avait sur la plate-forme de Boos, des entreprises notamment pour l'aviation générale et légère, soit une cinquantaine d'emplois. « Et ça marche très bien ».
Devant le conseil communautaire, le président de la CREA a tout fait pour démontrer que rien n'était ficelé.
L'aéroport de Rouen Vallée de Seine modernisé avec une nouvelle piste au début des années 90, n'a jamais connu un franc développement en raison de ses caractéristiques. Les vols vers Lyon qui constituaient son fond de commerce ont été stoppés en 2009 alors que la plate-forme avait enregistré 28.543 passagers dans l'année au départ et à l'arrivée à Rouen (38.000 avec le transit de passagers havrais). Depuis, seuls des vols saisonniers hebdomadaires sont organisés d'avril à septembre vers la Corse et apportent un volume de trois à quatre mille passagers.
Villes, périurbain, rural : quels sont les territoires les moins favorisés ?
Entre la ville, l'habitat périurbain ou rural, où les niveaux de vie sont-ils les plus élevés ? Longtemps, la richesse des villes a attiré les populations démunies de la campagne, et entraîné un phénomène qualifié d'exode rural. La division de l'espace est devenue plus complexe, notamment du fait de l'étalement urbain. Les banlieues des villes se sont étendues, en particulier du fait de l'essor de l'habitat pavillonnaire périurbain.
Le débat sur les niveaux de vie des territoires n'est pas nouveau. Les banlieues défavorisées, et en particulier les quartiers définis comme "zones urbaines sensibles", sont souvent présentés comme les territoires qui cumulent les difficultés 1. Selon une thèse qui rencontre un certain succès médiatique2 ce serait désormais loin de la ville, dans l’espace périurbain et rural que se localiserait la pauvreté. Pourtant, selon les données de l'Insee, l'espace périurbain, même s'il est très loin d'atteindre les niveaux de vie des quartiers aisés de centre-ville, reste, en moyenne, largement favorisé. Les personnes aux revenus les plus faibles vivent en partie dans le monde rural éloigné et vieillissant, mais surtout dans les quartiers d'habitat social.
Les campagnes plus pauvres que les villes
Les campagnes demeurent en moyenne moins riches que les villes. Le niveau de vie médian (après impôts et prestations sociales) de l'espace urbain vaut 19 200 euros annuels pour une personne seule, contre 18 800 euros pour l'espace rural, soit 2 % d'écart (données 2009). Ces moyennes cachent des inégalités selon les territoires : dans près de la moitié des régions (Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Haute-Normandie notamment), le niveau de vie des ruraux dépasse celui des urbains, et dans une autre moitié (Aquitaine, Limousin, Midi-Pyrénées par exemple), c'est l'inverse.
Le taux de pauvreté au seuil de 60 % du niveau de vie médian (données 2009) est beaucoup plus élevé en ville. Il y atteint en moyenne 14 %, contre 11,6 % dans les campagnes, soit 20 % de plus. En Ile-de-France le taux de pauvreté des villes est même 2,7 fois supérieur à celui des campagnes. Si la ville est en moyenne plus riche, les écarts y sont beaucoup plus grands que dans le monde rural, et les populations défavorisées bien plus pauvres.
Bien entendu, il existe des inégalités au sein des campagnes : on y trouve des exploitations agricoles dont la rentabilité varie très fortement, des populations aisées qui s'y établissent au moment de la retraite ou pour échapper aux nuisances de la ville. Les régions où la pauvreté rurale est la plus forte par rapport à la ville (Auvergne, Limousin et Bretagne notamment) sont celles qui comprennent des populations d'agriculteurs âgés avec des pensions de retraite très faibles, pauvreté accentuée par le fait que l'activité des femmes sur les exploitations n’a pas toujours été enregistrée officiellement, comme l'Insee Auvergne l'a montré pour le Cantal et la Haute Loire par exemple.
Le périurbain plus riche que les grands pôles urbains
Le niveau de vie moyen de l'espace périurbain s'élève à 19 700 euros, contre 19 300 dans les grands pôles urbains, un écart moyen de 2 %, similaire à celui qui existe entre la ville et la campagne au niveau national. Mais la différence est défavorable au périurbain dans quatre régions seulement : Pays de la Loire, Aquitaine, Midi-Pyrénées et Bretagne.
Le taux de pauvreté dans les grands pôles urbains (14,8 %) est supérieur de 60 % à celui de l'habitat périurbain (9,4 %). En Alsace, le taux de pauvreté des villes est même 2,6 fois supérieur (15,7 % contre 6,2 %). Dans aucune des régions la pauvreté n'est plus élevée dans l'habitat périurbain que dans les villes, mais elle atteint des niveaux très importants en Corse (16 %) et en Languedoc-Roussillon (15,1 %).
L'espace périurbain rassemble un grand nombre de couches moyennes salariées qui ont choisi l'habitat pavillonnaire et ses avantages : espaces verts, maisons individuelles, coût du logement inférieur, etc. Là aussi entre les résidences haut de gamme et l'univers pavillonnaire moyen les écarts de niveaux de vie sont notables, ce qui n'en fait pas pour autant le cœur territorial des difficultés économiques et sociales 3.
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Normand de la première heure, Laurent Beauvais table sur une super-métropole Caen-Rouen-Le Havre. Non sur une confrontation des deux capitales.
Lire cet article… Ouest-France
Journée du logiciel libre
Avec la rentrée reviennent les journées du logiciel libre à la Maison Saint-Sever. Prochain rendez-vous le samedi 20 septembre de 14h à 18h.
Au programme découverte et démonstration de logiciels libres, présentation des dernières versions...
L'entrée est libre.
Plus d'informations sur www.jmll.fr
Déville-lès-Rouen (76) : Lanfry spécialiste de la rénovation des monuments historiques
Créée à la fin du XVIIIè siècle, l'entreprise Lanfry s'est recentrée sur le marché des monuments historiques depuis son rachat par un groupe belge.


