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Xynthia : les élus condamnés, la prévention mieux assurée ?
Et si on commençait par élargir les trottoirs, Madame Hidalgo?
Éradication du diesel, piétonisation partielle des quatre arrondissements centraux, pistes cyclables, axes routiers réservés aux véhicules "écologiques"… La maire de Paris semble avoir pris la mesure du risque que fait peser la pollution atmosphérique sur les personnes qui fréquentent l’agglomération parisienne, qu’elles y vivent ou non (les détails ici).
Ces mesures, débattues lors des prochains Conseils de Paris, subiront les assauts des différents lobbies et les aléas des joutes politiques. Anne Hidalgo en sait quelque chose. Le projet de Tour triangle a été retoqué par une majorité de circonstance le 17 novembre dernier. Et la prochaine augmentation du tarif du stationnement résidentiel, avancée à pas de loups par la municipalité, fait encore l’objet de débats dans la majorité. A l'Hôtel de Ville, on craint que communistes ne fassent la fine bouche, au nom de la défense des ménages pauvres.
Piétons découragés. Et si, pour limiter la pollution, mais aussi le bruit et l'énervement, tout en facilitant les trajets, on commençait par élargir les trottoirs ? En effet, compte tenu de l'espace disponible, encourager un mode de déplacement, en l'occurrence la marche, c'est décourager les autres. A titre d'exemple, pour traverser le carrefour ci-dessus, mieux vaut prendre sa moto que tenter la marche à pied... Les piétons ont bien du mérite. Car aujourd'hui, constate une étude de l'Insee, un déplacement sur deux, dans la capitale, se fait déjà à pied.
Petit bout de bitume. Dans les petites rues, un espace d’à peine un mètre est laissé aux piétons, qu’ils se déplacent seuls, à plusieurs, avec une poussette, en fauteuil roulant ou en tirant une valise. La voie de circulation demeure suffisamment large pour qu’une voiture ou une moto lancée à pleine vitesse terrorise les passants, les forçant à se réfugier sur leur petit bout de bitume.
Le roi potelet. Partout, les potelets métalliques (détails à lire ici), posés en principe pour interdire le stationnement automobile, limitent les allées et venues des piétons. Et ce n’est pas tout : poubelles à couvercle vert, motos garées en épis, tables de bistrot et leurs chaises attenantes, déchets encombrants, poubelles à couvercle jaune, etc. On en voit des choses sur les trottoirs parisiens.
Il suffit d'un seul gêneur. Dans bon nombre de rues, particulièrement passantes à certaines heures, les piétons sont obligés de descendre sur la chaussée. Ce n’est pas nécessairement dangereux, puisque les automobilistes ralentissent par réflexe, mais c’est gênant pour tout le monde. Une seule voiture qui emprunte une rue quasi-piétonne dérange 50 personnes, à l’instar de l’unique passager d’un train qui hurle dans son téléphone, au détriment de tous les occupants.
Un circuit de Formule 1. Il est impossible, pour le piéton, de traverser certains carrefours en une seule fois, à cause des barrières posées tout autour. L’aménagement photographié ci-dessus délivre le message suivant : la rue est un sanctuaire, presque un circuit de Formule 1, prière de ne pas tenter d’y pénétrer. On oublie, en instaurant de telles protections, que lorsqu'on déplace avec son corps, on aime faire au plus vite. En libérant les piétons jusqu'ici cantonnés sur les trottoirs, on limiterait de facto la vitesse de la circulation, et aussi, à terme, les usages inutiles de la voiture individuelle.
Et le commerce, alors? Sur les Grands boulevards, à plusieurs endroits, on continue de ménager une contre-allée qui alimente la file destinée au stationnement. Les voitures y cheminent certes au pas, mais relèguent les piétons derrière les potelets. Et tout ceci, au détriment des commerçants! Car, contrairement à ce qu'imaginent souvent les aménageurs, et les commerçants eux-mêmes, les piétons, ainsi que les cyclistes, font d'excellents consommateurs, bien plus efficaces pour l'économie locale que les automobilistes. Ils transportent certes des volumes moins importants, mais reviennent plus souvent. A condition que l'ambiance de la rue leur soit agréable.
Trottoir neutralisé. Parfois, en cas de travaux, on escamote purement et simplement le trottoir, mais pas la piste cyclable. A croire qu'on voudrait encourager les fameux conflits d'usages qui alimentent les gazettes. On notera que dans une ville apaisée, les aménagements cyclables ne sont plus indispensables. Les vélos circulent alors sur la chaussée, libérant les trottoirs pour les piétons.
La barrière inutile. On ne comprend pas toujours la raison de certains aménagements... Sur la photo ci-dessus, à la sortie du métro Colonel-Fabien, cette petite barrière bloque inutilement les flots de personnes qui s'échappent de la bouche de métro et s'apprêtent à traverser la rue. A quoi sert ce morceau de ferraille? Une utilité lui a sans doute été trouvée dans le temps. Mais tout le monde a dû oublier, y compris au service de la voirie.
Les piétons ont bien du mérite, suite :
Le piéton de Naples sacrifié sur l'autel du Dieu moteur (septembre 2014)
La Grand-place était piétonne, le nouveau maire en fait un parking (avril 2014)
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Le nouvel accès au Mont-Saint-Michel ouvre ce vendredi
Le Mont-Saint-Michel poursuit sa mue. Vendredi, la nouvelle route d’accès avec son pont-passerelle insubmersible et son esplanade s’ouvrira au public. Tracé en ligne courbe, l’ouvrage à la silhouette élégante laissera passer l’eau des marées et du Couesnon. Arrivé sur l’esplanade, le touriste pourra gagner par un discret cheminement le Mont intra-muros, sauf lors des grandes marées où le passage sera interdit pour des raisons de sécurité.
Cette ouverture vient après la construction d’un barrage sur le Couesnon et la construction d’un nouveau parking sur la terre ferme. Grace à sa chasse, le premier agit depuis 2009, marée après marée, pour désensabler le Mont. Le second qui remplace le parking précédent situé immédiatement au pied du rocher de granit est le point de départ des navettes, des piétons et des cyclistes pour gagner la Merveille.
Aujourd’hui, pour parachever ces travaux d’un montant total de 200 M€, il reste à démolir la digue route datant de 1879. Ce devrait être chose faite à l’été 2015. A cette date, le Mont-Saint-Michel, premier site touristique de Normandie avec 2,5 millions de visiteurs par an, aura retrouvé totalement son insularité, après onze ans d’études et huit de travaux.
La coopérative Cap Seine fait de Lunor un vecteur de sa diversification
Le groupe coopératif Cap Seine présente un bilan flatteur de son dernier exercice clos en juin 2014 avec un chiffre d’affaires en hausse de 120 M€ pour atteindre 960 M€, tout juste tempéré par un résultat net du groupe en légère baisse de 11,1 M€ à 10,3 M€), le résultat de la coopérative proprement dite (3.700 adhérents) étant en hausse de 1 M€ pour atteindre 8,9 M€.
Installée historiquement en Seine-Maritime et en Picardie, la coopérative Cap Seine poursuit une phase de croissance externe, marquée à la fin 2013 par la fusion avec la coopérative Lunor, l’acquisition du collecteur de pommes de terre Pom’Alliance, puis en mai 2014 par la fusion avec la coopérative picarde CapSom, forte de 350 adhérents, et réalisant 45 M€ de chiffre d’affaires, non intégrés dans le CA de Cap Seine. Cette fusion est l’aboutissement de « partenariats anciens. Elle conforte notre ancrage dans la Somme », commente Patrick Aps, directeur général de Cap Seine.
La fusion avec Lunor et l’achat de Pom’Alliance ont fait entrer Cap Seine dans la filière “légumes“ avec des collectes respectives de 120.000 t et 250.000 t, et pour Lunor une production de 37.000 tonnes de légumes transformés avec une concentration sur deux sites, Luneray et de Plancy-l’Abbaye (Aube) alors que l’usine de Chaulnes (70 salariés, Somme) a été fermée.
Avec programme de 3 M€ d’investissement sur l’usine de Luneray (200 salariés), Lunor s’est désengagé de la restauration hors foyer pour s’orienter vers la grande distribution et l’exportation, pour l’essentiel, les Etats-Unis, où il réalise 20% de son chiffre d’affaires (43 M€). « C’est le début d’une grande histoire », veut croire le directeur général de Cap Seine. Lunor s’intéresse à la création d’une gamme de produits élaborés. Un centre de recherche et développement a été ouvert à Luneray avec 5 personnes.
Avec les trois autres grands domaines d’activité, le grain, les productions animales, la distribution rurale (jardinerie), Cap Seine entend poursuivre la constitution d’un « pôle coopératif fort, autour du port de Rouen ». Ce qui annonce de nouveaux rapprochements ou fusion, « selon les opportunités », explique Patrick Aps. Les mauvaises campagnes ne semblent pas perturber la volonté de profiter « d’un territoire parmi les plus riches de France. Ici tout pousse, toutes les filières existent. Si les structures se regroupent, ça fera un ensemble puissant et durable ».
Le président de Cap Seine, Jean-Jacques Prévost réfute cependant une démarche d’absorption pure et simple : « Ce n’est pas Cap Seine tout seul, mais avec d’autres ». Et de citer les partenariat avec le groupe Noriap, le GIE CoopEtec qui équipe les silos en télécommunications, la coopérative Senalia… Cap Seine poursuivra également la reprise ou création de filiales, hors coopératives, mais « levier de croissance du groupe qui permet de sortir du territoire ».
Aéroport de Deauville-Normandie : l’arrivée de Rynair fait décoller ses ambitions
Après une tentative non concluante réalisée entre 2006 et 2007, la compagnie aérienne irlandaise Ryanair revient en Normandie. Officielle depuis hier, jeudi 11 décembre, cette 31ème implantation régionale va permettre, grâce à deux vols hebdomadaires disponibles dès le mois d’avril 2015, de gagner l’aéroport de Londres Stansted en 1 heure. Deux choix sont alors possibles : gagner le centre de Londres ou bénéficier de ce "hub" londonien pour se rendre vers plus de 200 destinations différentes (Europe, Afrique du Nord, Etats-Unis).
Président du syndicat mixte de l’aéroport, Nicolas Mayer-Rossignol s’est bien évidemment réjoui de cette nouvelle, soulignant qu’avec cette arrivée, le choix de cet aéroport, hier inter-régional et demain régional, est plus que jamais une force pour l’attractivité du territoire et son développement touristique. « Ce choix, qui a été fait dès 2004, l’a été sur la base de considérations économiques et non politiques », a quant à lui souligné Philippe Augier, maire de Deauville et vice-président du syndicat mixte.
Rénover, réhabiliter, agrandir sa maison
Surendettement des ménages : la Haute Normandie, 2ème région la plus touchée
Le chômage, la solitude et des accidents de la vie à l’origine de cette situation. La région Haute-Normandie arrive deuxième au classement des ménages les plus endettés.
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Sur la carte mondiale des tweets, on repère les gares, les aéroports, les aires d’autoroute…
Dans quels lieux publics tweete-t-on le plus souvent ? Réponse : dans les halls de gare, sur les aires d’autoroute, dans les terminaux d’aéroports. C’est l’un des enseignements de la carte publiée par le programmeur américain Eric Fischer. Ce geek de 41 ans s’amuse depuis quelques années à cartographier divers phénomènes sur le fond libre de droits d’Openstreetmap. On lui doit par exemple une localisation des photographies prises à San Francisco ou à Londres en fonction du lieu de résidence : les touristes et les habitants du cru ne photographient pas les mêmes choses.
Densité et richesse. Le magazine en ligne Slate a repéré un bijou : une carte réalisée à partir de 6 milliards de tweets géolocalisés, et qui permet de zoomer jusqu’à repérer un immeuble ou une maison. A première vue, le résultat global (ci-dessus), ne surprendra pas les habitués des dataviz et autres cartographies. Sur la planète, les points verts se répartissent selon deux critères bien connus : la densité de population et la richesse des habitants, qui commande la connexion aux réseaux ainsi que l’accès à la technologie et à l’écriture. On peut ajouter à ces critères la pénétration de Twitter, présent un peu partout dans le monde, mais pas en Chine, où domine le réseau Weibo.
La Part-Dieu éclaire Lyon. En y regardant de plus près, on voit ressortir, assez nettement, la place prépondérante des transports, sous toutes leurs formes, gares, trains, aéroports, ferries, rues, autoroutes ou aires d’autoroute. Sur cette image de Lyon (ci-dessus), le quartier de la Part-Dieu, le gros point vert à droite, apparaît nettement plus coloré que tous les autres quartiers de la ville. Bien sûr, la Part-Dieu est un quartier d’affaires, ce qui explique que l’on y tweete davantage, et sans doute pas seulement pour travailler.
Tweetland. Lorsqu’on zoome (ci-contre), la gare de La Part-Dieu, et singulièrement le passage commerçant situé sous les quais, apparaît comme un tweetland. En attendant son train, on occupe le temps sur Twitter. Voilà sans doute pourquoi les passagers sont si souvent penchés sur leur smartphone.
Tourisme, affaires et transports. Le même constat vaut à Paris (ci-dessus). Les zones les plus colorées correspondent à la fois aux lieux touristiques (Champs-Élysées, Louvre, Grands boulevards, Quartier Latin), aux quartiers d’affaires (La Défense, parc des expositions de la Porte de Versailles) et… aux gares. Tous les terminus parisiens, sauf celui d’Austerlitz, constituent des pôles de tweets particulièrement intenses. Les gares Saint-Lazare, du Nord et de Lyon semblent plus lumineuses encore que les autres. On constatera aussi que l’on s’active beaucoup dans la rue, et singulièrement aux carrefours, ce qui est logique puisqu’on parle ici des tweets géolocalisés.
Les halls, les quais, les trains. Gare Saint-Lazare, justement, on tweete aux deux entrées principales, dans le hall, peut-être près du piano, mais aussi sur les quais et même dans les trains. La SNCF, au fond, a raison de suggérer à ses clients d’utiliser Twitter pour signaler un service défectueux ou un retard.
Idéogrammes. Les aéroports figurent, dans toutes les agglomérations, comme des tweetlands réputés. Allez jeter un oeil à Chicago ou à Copenhague, par exemple. La carte ci-contre ne représente pas des idéogrammes chinois mais la géolocalisation des tweets à l’aéroport de Roissy. On distingue nettement le terminal 1, en haut à gauche, les divers halls du terminal 2 et, entre les deux, le siège d'Air France. Il est tentant d’imaginer des touristes émerveillés prenant leur première photo sur le territoire français ("wow, great, I’m in Paris !") ou des voyageurs envoyant leur dernier message avant d’embarquer ("là, les gars, je vais plus être joignable pendant 11 heures ; rendez-vous à Singapour"). L'affaire intéresse en tous cas de près Aéroports de Paris, qui s'est enquis, dès la publication de cet article, de la manière dont on pouvait connaître la localisation des tweets dans l'enceinte de l'aéroport.
Autoroute et LGV. Il est moins aisé – et fortement déconseillé – de manier son portable au volant. Aussi supposera-t-on que ce sont surtout les passagers qui postent des messages le long des routes et autoroutes. Le ruban de l’autoroute A1, qui file entre Paris et Lille, est parfaitement visible, entre les agglomérations d’Amiens (à l’ouest) et de Saint-Quentin (à l’est). Et pour cause… Le long de la voie court également la ligne TGV, qui relie plusieurs capitales européennes.
Ville, gare, aéroport, autoroute. Ce morceau de carte, à la verticale de la Provence, illustre l’importance des transports. A l’est, l’agglomération d’Aix-en-Provence, bien visible. Au bord de l’étang de Berre, l’aéroport de Marseille-Marignane. Entre les deux, la gare TGV d’Aix-en-Provence. Et au nord de la carte, nettement moins visible tout de même, l’aire d’autoroute de Lançon-Provence.
Ferry. Ci-contre, les messages postés sur le réseau social forment une nuée dans le sillage des ferries qui font la navette entre la pointe de l'île de Manhattan, à New York, et Staten Island, l'un des quartiers de la ville, où vivent près de 500 000 personnes. Pendant la navigation, on a le temps de tweeter. On constate le même phénomène à Istanbul, entre les deux rives du Bosphore.
Gare. On terminera avec une jolie vue de la gare TGV d’Aix.
Les transports, c'est de plus en plus une affaire de données :
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Le difficile art de prévoir les embouteillages (janvier 2013)
Bonus : Francfort et son aéroport, presque aussi lumineux que la ville...
