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Dieudonné, retenu à son arrivée à Hong Kong, risque l'expulsion
Déchainement contre Mgr Aillet
Après les voeux du ministre Marisol Touraine, c’est au tour du député des Pyrénées-Atlantique, Colette Capdevielle (PS) de s’en prendre à Mgr Aillet, et sur France 3 et à l’Assemblée :
Mgr Aillet a aussi été interrogé sur France 3 :
J’ai aujourd’hui la certitude que l’islam n’a pas sa place en France (25′)
Sur TV-Libertés, suite à la publication de son livre « Mahomet au volant, la charia au tournant », Ghislaine Dumesnil a répondu, durant 25 minutes, aux questions d’Elise Blaise. Notons que la jeune journaliste avait particulièrement bien préparé l’entretien, montrant qu’elle avait lu attentivement le livre. On sent que Ghislaine n’est pas une professionnelle des plateaux de […]
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Le flux de migrants ne tarit pas : 2.500 secourus depuis vendredi au large de la Libye
Le froid et les tensions en Europe ne découragent pas les migrants : près de 2.500 personnes ont été secourues depuis vendredi au large de la Libye, dont la moitié mardi, ont annoncé les gardes-côtes italiens.
Pour la seule journée de mardi, les gardes-côtes ont coordonné des interventions en vue de porter secours à neuf embarcations, huit canots pneumatiques et un bateau de pêche.
Des navires des gardes-côtes italiens et de la marine de guerre italienne ainsi qu’un bâtiment de la marine slovène engagé dans l’opération navale européenne contre les passeurs Sophia (ex-Enavfor Med) ont participé mardi au sauvetage d’un total de 1.271 migrants qui faisaient route mardi soir vers les côtes italiennes.
Entre vendredi et lundi, 1.211 personnes, dont des femmes et des mineurs, avaient déjà été secourues au cours d’une dizaine d’interventions.
Selon un bilan établi par l’ONU avant ces sauvetages, plus de 2.200 migrants sont arrivés en Italie par la mer cette année. Le total pour janvier devrait donc dépasser les 3.528 enregistrés en 2015, une année qui avait vu plus de 150.000 migrants gagner les côtes italiennes.
Parallèlement, plus de 44.000 personnes sont arrivées en Grèce en janvier de cette année.
26 jan 2016
Source : AFP
La cause des femmes, de Cologne à Jacqueline Sauvage
Après la tentative d’étouffement médiatique des viols de Cologne par la presse allemande, le triste dossier dans la presse française sur la condition des femmes en France et particulièrement celle des femmes battues, il m’a paru important de rappeler ce qu’est la femme, sa faiblesse et le niveau des ordures qui traduisent leur folie imbécile […]
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Shoah : ces musulmans qui protégèrent les juifs en terre d'islam - SaphirNews.com
SaphirNews.com |
Shoah : ces musulmans qui protégèrent les juifs en terre d'islam SaphirNews.com À l'occasion de la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'Holocauste ce 27 janvier, Saphirnews propose une rétrospective historique sur l'attitude observée dans des pays musulmans envers les juifs pendant la Seconde ... et plus encore » |
La Suède veut expulser jusqu'à 80.000 demandeurs d'asile déboutés
Christiane Taubira, louée et (déjà) courtisée à gauche
Immigration. Robert Fico évoque le « suicide rituel » de l’Union européenne

Cet article Immigration. Robert Fico évoque le « suicide rituel » de l’Union européenne est apparu en premier sur Breizh-info.com, Actualité, Bretagne, information, politique.
Vrais chiffres chômage Décembre 2015, 31900 chômeurs de plus, malgré 302600 radiations ce mois
300 000 chômeurs de plus en un an: la France s'installe dans un chômage de masse
10.000 radars leurres sur les routes : vraie ou fausse bonne idée ? - metronews
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10.000 radars leurres sur les routes : vraie ou fausse bonne idée ? metronews LEURRE - Alors que la mortalité routière aligne encore de mauvais chiffres (hausse des décès de 2,4% en 2015), Bernard Cazeneuve reconfirme l'installation de 10.000 radars leurres sur les routes dans les prochains jours. Mais quel est l'intérêt d'un ... Sécurité routière:Le radar leurre sera-t-il une arme efficace?20minutes.fr Nouvelle hausse de la mortalité routière : les explications de Bernard Cazeneuve contestéesLe Figaro Cazeneuve : «La mortalité routière est en hausse de 2,4 % en 2015»Le Parisien Moto Magazine - leader de l'actualité de la moto et du motard -Capital.fr -Linternaute.com 17 autres articles » |
Le Danemark durcit sa politique d’asile

27/01/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation) Le Parlement danois a voté hier un projet de loi pour tenter de maîtriser les flux migratoires. La mesure la plus symbolique est de faire participer les demandeurs d’asile qui le peuvent aux frais élevés de leur accueil, plutôt que de ne solliciter que les contribuables. [...]
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Prétendu viol d'une adolescente: Berlin demande à Moscou de ne pas instrumentaliser l'affaire
L’Etat islamique aurait plusieurs camps d’entraînement en Europe

L’Etat islamique aurait créé plusieurs « camps de taille modeste, dans l’Union européenne et dans les Balkans » pour former et entraîner des djihadistes à commettre des attentats en Europe, explique le rapport. Ainsi, les candidats au djihad ne seraient plus contraints de passer par les camps d’entraînement de Daech en Irak et en Syrie, pour se préparer au combat. Les experts d’Europol ajoutent que l’objectif de l’organisation terroriste est désormais de recruter des candidats qui « connaissent depuis longtemps le terrain et leur cible ».
Grande-Synthe : intervention du RAID après une fusillade contre les chrétiens

«Une quarantaine de coups de feu ont été entendus sur le camp de Grande-Synthe», a expliqué au Figaro David Michaux, délégué national CRS de l'UNSA-Police. «Un problème de religion est à l'origine de la rixe qui a opposé des membres du camp» poursuit-il en précisant qu’il s’agirait d’«une forme d’expédition punitive contre les chrétiens ». Cinq blessés sont à déplorer, dont trois par balles.
L'Iran ne s'excusera pas pour l'incendie de l'ambassade saoudienne
Uber France condamné à verser 1,2 million d'euros à une organisation de taxis
Cette décision, publiée en pleine mobilisation des taxis contre les "dérives" du secteur des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) dont Uber est l'un des principaux acteurs, est liée à la communication de la société vis-à-vis de ses chauffeurs, qui selon l'UNT entretenait une "ambiguïté" quant à la possibilité de stationner sur la voie publique en attente d'un client sans réservation préalable ("maraudage").
(plus d'informations à suivre...)
Lire aussi :
• Nouvelle journée de grève des taxis, la circulation encore perturbée
• Manuel Valls nomme un médiateur pour régler la crise des taxis
• Racheter les licences des taxis? Cela coûterait près de 8 milliards à l'Etat
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Christiane Taubira : « Rien n’interdit de faire sens avec beauté »
Les vacances royales des Sarkozy au Maroc fuitent sur Instagram - L'Express
L'Express |
Les vacances royales des Sarkozy au Maroc fuitent sur Instagram L'Express Le Canard Enchaîné révèle ce mercredi que l'ancien président de la République a passé ses vacances de Noël dans un palais prêté par le roi Mohammed VI. Une affimation confirmée par les photos de la résidence postées par son fils sur Instagram. Maroc : Mohamed VI a offert des vacances royales à Sarkozy, selon le Canard enchaînéFRANCE 24 Les vacances royales de Nicolas Sarkozy aux frais de Mohammed VIBFMTV.COM France : Le mea-culpa de Sarkozy ne convainc pas à cause de ses vacances au MarocYabiladi La-Kabylie.com 8 autres articles » |
Drôle de timing pour la démission de Christiane Taubira du ministère de la Justice
Il y a eu les divergences économiques comme lors du débat sur la loi Macron ou après le viral social-libéral de 2014 qui a conduit Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti hors du gouvernement. Il y a également eu les différents sur la politique sécuritaire et judiciaire du gouvernement comme lors de la loi renseignement, contre laquelle elle aurait manifesté si elle n'avait pas été ministre.
C'est finalement la réforme constitutionnelle qui aura eu raison de la présence de l'ancienne candidate à la présidentielle (c'était en 2002) place Vendôme. Et sans doute plus précisément la question d'étendre la déchéance de nationalité à tous les binationaux, même ceux nés français. Mais là encore, on peut s'interroger sur le timing du départ dans la mesure où elle confirmait encore fin décembre son intention de rester au gouvernement.
Au jour 1 du premier débat sur la réforme constitutionnelle
Cela fait en effet un mois que le contenu de la révision de la Constitution a été présenté par Manuel Valls et que les divergences avec Christiane Taubira sont apparues au grand jour. Il a fallu attendre le premier jour des débats à l'Assemblée nationale sur cette réforme (les travaux de la commission des lois commencent en fin de matinée) pour que la démission soit actée. L'Elysée a pourtant fait savoir que la décision était prise depuis le week-end. "Le président de la République, le premier ministre et la garde des Sceaux en étaient arrivés samedi -avant le départ du chef de l'Etat pour l'Inde-, à la conclusion commune et partagée que la cohérence devait conduire à son départ du gouvernement", précise un conseiller.
A droite, Luc Chatel, conseiller politique du parti Les Républicains s'est étonné de cette coïncidence.
Le garde des sceaux démissionne le jour de la présentation de la réforme de la constitution. Les socialistes nous surprendront toujours.
— Luc CHATEL (@LucChatel) 27 Janvier 2016
Sur ce point, on peut avancer que Christiane Taubira avait été déchargée de la défense de ce texte par le chef du gouvernement; Manuel Valls avait en effet assuré il y a quelques jours qu'il présenterait lui-même la révision de la Constitution. Elle n'était donc plus directement concernée par ce texte.
Il n'en reste pas moins qu'il restait un lourd dossier urgent à gérer pour la ministre de la Justice qui avait un texte très important à défendre dans les prochains jours. Mercredi 3 février sera en effet présenté en conseil des ministres la réforme de la procédure pénale, qui contient des mesures censées entrer en vigueur une fois que l'état d'urgence aura été levé.
Urvoas va-t-il défendre la révision constitutionnelle avec Valls?
Il reste donc moins d'une semaine pour boucler ce dossier sensible. Alors dans l'urgence, François Hollande s'est tourné vers un spécialiste et un homme de confiance, proche de Manuel Valls. Président de la commission des Lois, le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas est bombardé Garde des Sceaux après avoir oeuvré à la recherche d'un compromis sur la déchéance de nationalité. Homme clé de la majorité, il a plaidé (et obtenu) pour que l'état d'urgence soit contrôlé par les parlementaires.
Les dossiers qu'il aura à gérer sont depuis plusieurs semaines au cœur du travail qu'il menait à l'Assemblée nationale. Il a même fort à parier que cet universitaire spécialiste du droit constitutionnel va désormais accompagner Manuel Valls dans la présentation de la révision constitutionnelle.
Reste une dernière conséquence avec cette nomination d'un député au gouvernement. La majorité perd une voix en vue de l'adoption des prochains textes de loi. Il y a en effet un délai d'un mois avant que la suppléante de Jean-Jacques Urvoas, Marie-Thérèse Le Roy, prenne sa place dans l’hémicycle. Si elle manquera les votes sur la prolongation de l'état d'urgence ou la révision constitutionnelle, elle devrait toutefois être présente au Congrès pour l'adoption définitive de cette réforme. Un moindre mal pour l'exécutif.
Lire aussi :
• Un député PS a-t-il annoncé le départ de Taubira dès mardi soir?
• Qui est Jean-Jacques Urvoas, le remplaçant de Christiane Taubira
• Pourquoi Christiane Taubira démissionne du gouvernement
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L'UE veut prolonger les contrôles aux frontières dans l'espace Schengen - 27.01.2016
La Commission européenne est prête à toutes les éventualités pour tenter de maîtriser les flux migratoires. Les Etats membres sont notamment disposés à prolonger jusqu'à deux ans les contrôles aux frontières intérieures. Il s'agit d'éviter l'implosion de l'espace Schengen. L'interview de Vincent Cochetel, directeur du HCR pour l'Europe.
Nora, musulmane : "Nous vivons une chasse aux sorcières"
De l'affaire Humbert à la nouvelle loi sur la fin de vie, retour sur plus de dix ans de débat
Ce vote intervient plus de dix ans après que le débat a émergé en France. C'était en 2003 quand le jeune Vincent Humbert avait demandé, en vain, un droit à mourir. Depuis, les évolutions se sont faites très lentement, autant par recherche de consensus que par frilosité des différentes majorités politiques.
Lire aussi :
• L'émouvant témoignage du député Falorni sur la fin de vie
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Donald Trump qualifie Bruxelles de "trou à rats"
Le ministre de la santé attaque Mgr Aillet
Le 12 janvier, l’évêque de Bayonne twittait :
L’Etat prétend protéger les citoyens contre Daech et s’engage dans une campagne pro-IVG condamnant des innocents à la violence : illisible !
— Mgr Marc Aillet (@MgrMAillet) 12 Janvier 2016
Aujourd’hui dans ses voeux aux personnalités, le ministre de la santé a déclaré :
… Lire la suite...« 2016 sera aussi une nouvelle année de combat pour les droits des femmes. Les téléphones « grand danger » qui ont déjà sauvé
GB : retrait d’un dispositif controversé obligeant les migrants à porter un bracelet
Un sous-traitant du ministère de l’Intérieur britannique a annoncé lundi avoir mis fin à un dispositif controversé obligeant les demandeurs d’asile à porter un bracelet pour bénéficier d’une aide alimentaire.
Ce dispositif avait été mis en place en mai 2015 par Clearsprings, une entreprise gérant un centre d’accueil de demandeurs d’asile à Cardiff, au Pays de Galles (ouest).
Concrètement, les réfugiés, pour bénéficier de repas gratuits, devaient porter un bracelet en plastique rouge selon une photo publiée par le quotidien The Guardian, qui a révélé l’affaire.
« Les bracelets sont considérés comme l’un des moyens les plus sûrs et efficaces pour la délivrance » de l’aide alimentaire aux bonnes personnes, a expliqué l’entreprise dans un communiqué adressé à l’AFP.
Néanmoins, Clearsprings ajoute avoir décidé « de cesser d’utiliser les bracelets à compter du lundi 25 janvier ».
Cette annonce a été faite alors que la polémique avait commencé à enfler sur ce dispositif, critiqué par les organisations d’aide aux réfugiés et des élus locaux qui ont dénoncé une stigmatisation des migrants, et alors que la question devait être évoquée lundi devant le Parlement de Westminster.
« Cela rappelle le régime nazi, quand les gens étaient forcés de porter l’étoile de David », a déclaré Hannah Wharf, une responsable du Conseil gallois des réfugiés (WRC). « C’est révoltant et (cela) revient à traiter ces personnes comme des moins que rien ».
Interrogé par le Guardian, Eric Ngalle, un réfugié de 36 ans, a raconté que des migrants portant le bracelet avaient été victimes de propos à caractère raciste.
« Parfois les gens en voiture voyaient nos bracelets, se mettaient à klaxonner et criaient +rentre dans ton pays!+ », a-t-il dit, décrivant le bracelet comme une « gourmette de l’exclusion ».
« Si vous l’enlevez, vous ne pouvez pas le remettre à votre poignet. Alors si vous voulez manger, il faut le porter tout le temps », a-t-il dit.
L’affaire survient moins d’une semaine après que le gouvernement britannique a lancé une enquête sur l’hébergement des demandeurs d’asile à Middlesbrough, dans le nord-est de l’Angleterre, les portes rouges de leurs maisons les désignant selon eux comme des cibles pour les agressions.
25 janv. 2016
Source : AFP – www.diasporaenligne.net
L'euthanasie, c'est aujourd'hui
Avec la loi créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie, notre société fait aujourd'hui le choix de légaliser une autre approche du mourir. Il convient désormais d'intégrer le modèle d'un "bien mourir" opposé à aux "mal mourir", figure emblématique de l'inacceptable et de l'insupportable ainsi fustigés. Il s'avère en fait plus avantageux d'ériger des symboles que de s'investir au quotidien pour qu'évoluent les mentalités et les pratiques contestées depuis plus de trente ans par ceux qui assument la responsabilité politique de l'humanité du soin jusqu'au terme de la vie.
Les postures compassionnelles et les résolutions incantatoires ont imposé leurs règles. La discussion est close. Le souci de la forme ne dissimule pas pour autant les intentions et les incitations de fond. Il n'est pas convenable aujourd'hui d'entacher de soupçon un consensus acquis après trois années de concertations dont notre pays, affirme-t-on, sort "apaisé" et bénéficiaire de "nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie": sédation profonde et continue, directives anticipées opposables.
À défaut d'avoir été en capacité d'intervenir sur le "bien vivre", ce "vivre avec" revendiqué comme un droit fondamental par les personnes malades et leurs proches, nos responsabilités se sont figées dans la préoccupation de leur assurer un "bien mourir". Les règles du "vivre ensemble" s'étendront donc demain à l'administration - reconnue comme un droit - d'une sollicitude active dans la mort. Car la fin de vie n'est plus perçue que dans ses expressions les plus extrêmes.
Comme une "souffrance totale" estimée incompatible avec une certaine idée des droits de la personne. Après avoir asséné comme une vérité l'inapplicabilité de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, le "mal mourir" s'est imposé comme une évidence scandaleuse justifiant sans plus attendre l'intervention du législateur.
Il n'est plus l'heure de se soucier de l'état d'esprit que révèle, face à tant d'autres défis majeurs, l'urgence législative « à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ». Les dépositaires de la sagesse publique se sont prononcés à ce propos de manière définitive, adossés à l'habileté de stratégies politiques parvenues de manière consensuelle à leurs fins. L'impatience est telle que l'on devient indifférent aux conséquences de ce qui se décide aujourd'hui, alors qu'il est tant question de lien social, de "valeurs qui font société", notamment là où les vulnérabilités humaines défient nos solidarités.
"Éviter toute souffrance et de ne pas prolonger inutilement sa vie" récapitule dans une prescription lapidaire nos devoirs d'humanité à l'égard d'une personne atteinte "d'une affection grave et incurable". Face au "mal mourir" qui est l'expérience d'une souffrance existentielle profonde et complexe, notre souci de dignité se satisfera désormais de la perspective d'un "traitement à visée sédative et antalgique". Au point de ne plus attendre de la société que l'acte d'une mort par compassion, d'une mort sous sédation, d'une mort médicalisée.
De quelles valeurs procède ce recours à l'anesthésie pour éviter toute exposition à notre finitude, à notre humanité? Qu'en est-il du courage promu d'une mort "choisie", "autonome" ramenée au protocole d'un endormissement morphinique sous contrôle médical? Qu'en est-il d'une mort "dans la dignité" invoquée comme "ultime liberté" par ceux qui en délèguent l'office à une procédure administrative et à un acte médical?
L'idéologie du "bien mourir" imposera demain des normes, un "bien faire" qui visent l'abolition de toute exigence de questionnement, la délivrance des tourments existentiels comme des souffrances, et proposeront le cérémonial "apaisé" d'un dispositif encadré par la loi. Est-ce ainsi que s'entend la vie démocratique en termes d'humanité, de dignité et de responsabilité? Il n'est pas certain que cette nouvelle législation de la "mort choisie" voire "revendiquée" n'ajoute pas à nos vulnérabilités sociales des souffrances inapaisables.
Il me semblait plus responsable aujourd'hui de mettre en œuvre de manière effective la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, que de dissimuler, en y mettant les formes, une évolution dont il est évident qu'elle légitime une gestion médicale et administrative de l'euthanasie qui s'insinuera dans les pratiques de manière subreptice.
La vaine préoccupation du législateur et de certains experts de l'éthique assignés à cautionner la distinction qu'il conviendrait d'établir et de maintenir entre la sédation profonde et continue et l'acte d'euthanasie, procède d'une dernière prudence sémantique ou alors d'une inconséquence qui inquiètent et intriguent. Peu de personnes saisissent de telles subtilités, tant les controverses, les renoncements et les stratégies opportunistes ont opacifié les quelques distinctions de fond qui s'avéraient pourtant indispensables. Dans une telle conjoncture, j'en suis arrivé à considérer qu'il aurait été préférable, par loyauté ou par souci de clarté et de clarifications, de légaliser l'euthanasie.
Il ne s'agissait en fait que d'en anticiper l'échéance, car de toute évidence ce qui est mis en œuvre aujourd'hui est organisé et planifié pour qu'elle s'impose demain. Il est même affirmé, y compris par des membres du gouvernement, que la législation présente n'est que transitoire.
Il convient désormais de se résoudre à accompagner sur le terrain du soin non seulement une approche différente de la législation relative à la fin de vie, mais également une autre conception de ce que soigner signifie, de ce à quoi le soin engage. Peut-on affirmer que c'est ainsi que nous parviendrons à trouver de la sérénité face à la souffrance et à la fin de vie, ce que nous ne savons plus du reste concevoir et évoquer ensemble qu'en des termes médicaux et juridiques?
S'agit-il, comme cela est proclamé, d'une "avancée" du point de vue de la dignité et des droits de la personne ou alors d'une déroute ? Désormais à chacun d'assumer ses choix et ses responsabilités.

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Démission de Christiane Taubira remplacée au ministère de la Justice par Jean-Jacques Urvoas
A sa place, le président de la République a nommé Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère qui était chargé depuis plusieurs jours de trouver une porte de sortie sur la déchéance de nationalité.
L'intéressée a justifié son départ dans la foulée en postant deux tweets. Le second laisse entendre que la question de la déchéance n'est pas étrangère à la décision de l'ex-Garde des Sceaux qui n'a cessé de dire son opposition à la mesure.
Fière. La Justice a gagné en solidité et en vitalité. Comme celles et ceux qui s'y dévouent chaque jour, je la rêve invaincue.
ChT
— Christiane Taubira (@ChTaubira) 27 Janvier 2016
Parfois résister c'est rester, parfois résister c'est partir. Par fidélité à soi, à nous. Pour le dernier mot à l'éthique et au droit.
ChT
— Christiane Taubira (@ChTaubira) 27 Janvier 2016
François Hollande a confirmé cette hypothèse. "Ils ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en Commission des Lois", peut-on lire dans un communiqué de l'Elysée.
Le chef de l'Etat a exprimé "sa reconnaissance pour son action". Au premier titre, il a bien évidemment cité "l'adoption du mariage pour tous", que Christiane Taubira aura défendu durant la première année du quinquennat.
Mme @ChTaubira, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, a remis ce 27 janvier sa démission au président @fhollande https://t.co/e451WGkfqD
— Élysée (@Elysee) 27 Janvier 2016
Plus d'informations à suivre dans quelques instants.
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