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Traite d'êtres humains: trois arrestations à Genève
Wer lügt? Die Boutiquen-Besitzerin zum Rassismus-Vorwurf
Die Besitzerin der Luxusboutique Trudie Götz nimmt Stellung zum Rassismus-Vorwürfe von Oprah Winfrey.
Pour survivre, les quotidiens doivent abandonner le papier
Toulouse : agressée par des maghrébins lors d’un enterrement de vie de jeune fille
Les jeunes musulmans ne sont pas que homophobes. Ils ne sont pas que christianophobes, anti-blancs, anti-occidentaux, et anti-juifs. Ils sont également hostiles à l’émancipation des femmes et ils veulent les cacher sous des burqa – et ils y parviendront dans l’indifférence des organisations féminines jadis virulentes face aux hommes blancs, car les jeunes musulmans se radicalisent. Et puis pourquoi respecter la loi puisque le pouvoir ne les fait pas respecter et que le judiciaire ne sanctionne pas la délinquance.
«Ils ont gâché ma fête. Ils ont pourri ma soirée, mon week-end, mon mariage !» La femme qui s’exprime est en colère. Et le temps qui passe ne la calme pas. «S’attaquer à un groupe de femmes, quel courage ! En plus à une dizaine. De quel droit ces gens m’insultent ? De quel droit frappent-ils ma sœur ? De quel droit tapent-ils sur une adolescente de 16 ans ? C’est une honte !»
Jeudi après-midi, avec un groupe de huit copines, Carole déambule dans Toulouse. À deux jours de son mariage, cette future maman de 29 ans – «Je suis enceinte de cinq mois» – a l’intention de s’amuser. Alors elle se promène avec ses copines qui lui ont attaché un pénis gonflable sur la poitrine. Place du Capitole, de jeunes garçons s’approchent et commencent à lâcher des insultes sur fond de religion. «Il n’y a eu aucune provocation de notre part. Même, devant leur agressivité, nous nous sommes écartées vers la cour Henri IV pour enlever notre déguisement», explique la future mariée.
Mais ce repli n’a pas eu l’effet escompté. «Au départ, sur la place, ils étaient cinq ou six mais bien plus nombreux après. Ils nous ont tiré les cheveux, arrachés nos perruques, traitées de salopes et de putes, de filles impures !»
Les coups pleuvent sous le regard des passants. «Personne n’a bougé, merci. Même l’agent de sécurité du Capitole. Je l’ai vu passer la tête et vite repartir dans son bureau. Quel courage !» Peut-être cet homme est allé donner l’alerte. Très vite, en effet, des policiers nationaux et municipaux sont arrivés. Huit suspects ont été interpellés. Des garçons âgés de 10 ans (!), 12, 15 et 21 ans. En garde à vue, tous ont expliqué être intervenus pour «séparer» agresseurs et victimes. Ils ont été laissés libres hier. L’enquête se poursuit. L’exploitation des vidéos permettra peut-être d’identifier les agresseurs. C’est le seul incident qui a marqué cette nuit d’après ramadan. Les quartiers sont notamment restés très calmes toute la nuit.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
Armée : l’État français joue au poker avec l'argent public
D’où la réaction de l'ancien ministre de la défense, Hervé Morin, qui parle de mystification par rapport à la loi de programmation militaire (voir le site web du Nouveau Centre UDI). Hervé Morin dit, notamment, que François Hollande aurait dû avoir le courage de procéder à de véritables arbitrages :
- d’une part, assumer le fait que la France n’est plus capable de financer deux composantes pour la dissuasion, afin de dégager les crédits nécessaires pour les priorités de nos forces conventionnelles (hélicoptères, avions de transport militaire, drones, présence navale) et donc aller vers l’extinction progressive de la composante aéroportée ;
- d’autre part, au lieu de procéder à une réduction proportionnelle de nos forces armées, s’engager dans un format résolument nouveau qui consisterait à créer un corps expéditionnaire capable de mener dans une autonomie stratégique totale.
Ces arbitrages n'ont pas été faits, et au lieu de cela, le gouvernement, par la voix de Le Drian, a préféré rentrer dans un tweetclash que mentionne L'Opinion (lire #Tweetclash : #Défense, gueguerre Morin / Le Drian).
Tweetclash : #Défense, gueguerre Morin / Le Drian par Lopinionfr
Pourtant, la France ne peut s'économiser un débat qui existe aux États-Unis ou en Suisse. Alors, la France, pourquoi se montre-t-elle incapable de le mener, que ce soit au niveau national ou, mieux, au niveau fédéral européen ?
Plus frappant encore est le titre du Monde : Le budget de l'armée repose sur l'hypothèse d'une vente des Rafale à l'étranger. C'est là où on se rend compte que le gouvernement joue au poker avec l'argent du contribuable.
Quand on pense que les socialistes, quand ils étaient dans l'opposition, avaient reproché à la précédente majorité à la fois son atlantisme et son affairisme. Ne voilà-t-il pas que non seulement la France n'est toujours pas sortie de l'OTAN, mais qu'en plus, elle va contribuer, qu'elle soit de gauche ou de droite, à la richesse de la famille Dassault ?
Cette affaire de loi de programmation militaire illustre parfaitement tout ce qu'on peut reprocher à l'actuel gouvernement :
- incapacité à définir les missions de l’État,
- absence totale de vision stratégique,
- fuite en avant garantie, in fine, par le contribuable,
- communication qui ne colle pas à la réalité.
Accessoirement, à qui la France compte-t-elle vendre des Rafale ?
– En Inde, comme tentait de le faire le Drian ? N'oublions pas que le précédent gouvernement a longuement travaillé sur ce contrat, au point d'annoncer fin 2012 la vente de 126 Rafale à ce pays un peu prématurément. N'oublions pas, également, la réaction des Indiens face aux propos de Montebourg au sujet de Mittal.
– Aux Saoudiens ? On peut douter qu'ils apprécient le fait qu'on bloque leurs touristes à Roissy-Charles-de-Gaulle pour cause de niqab (une mesure pourtant logique et qui va enfin dans le sens d'une diplomatie active).
– Aux Chinois ? Confondus avec des Japonais, ils risquent de confondre Rafale et F16, avant de développer leurs propres avions.
– Aux Suisses ? La France leur a déjà déclaré la guerre, et les Suisses ont bien raison de préférer des Saab Gripen, moins chers avant rabais Dassault de surcroît, afin de garder de l'argent pour entraîner leurs forces contre le risque que présente une France ultra socialiste à leur frontière.
– Au Tchad ? Ils nous réclament le paiement de factures apparemment impayées.
– À l'Amérique du Sud ? Le précédent de l'avion du président Morales leur restera en travers de la gorge un moment, et avec raison, alors que le danger révélé par Edward Snowden est bien réel.
En fait, le souci, et partant du principe que le Rafale n'est en réalité pas uniquement le produit d'une entreprise privée mais un enjeu national et public, c'est que nous n'avons pas dit clairement quel type de diplomatie nous souhaitions privilégier, nous Français, et de là, quelles étaient nos alliances.
Peut-être que François Hollande, chef des armées et chargé du domaine réservé (diplomatie, notamment) pourrait profiter de quelques jours dans la quiétude de la Lanterne pour réfléchir à tout cela. Ça sera sans doute plus productif que des déplacements démagogiques à Clichy-sous-Bois.
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Lien raccourci: http://www.contrepoint
La Russie n'est plus une "colonie politique" des Etats-Unis (parlementaire russe)
Das erste Bild: Calanda-Wölfe haben mindestens vier Junge
Jööö! Der Nachwuchs des ersten Schweizer Wolfsrudels am Calandamassiv besteht aus mindestens vier Welpen. Der Wildhut ist es gelungen, die vier Jungtiere mit Fotofallen zu identifizieren.
Sommaruga wagt sich ans Erbrecht
Les experts de l’oligarchie, ces imposteurs
Égypte : nouvelles agressions contre les Coptes
Le même jour où l’infortunée petite Jessica… Lire la suite... (photo à gauche), 10 ans, était tuée par balle est sortant de son cours de catéchisme, des hommes armés et masqués faisaient irruption dans une épicerie tenue par des Coptes dans le village de Jazeerat Al Khazendara (dans le gouvernorat de SoLe patron de Valeurs actuelles affirme être sur «écoutes»
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Suisse sans armée: une initiative sournoise selon la droite
Le comité interpartis de droite a fustigé vendredi l'initiative populaire du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) qui sera soumise au peuple le 22 septembre. Elle l'a notamment qualifiée de sournoise.
L'initiative populaire du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) soumise au peuple le 22 septembre est sournoise. Elle réclame l'abolition de l'obligation de servir, mais vise en réalité la suppression de l'armée et nuira au succès de la Suisse, a fustigé vendredi le comité interpartis de droite.
Un large front de représentants du PLR, du PDC, de l'UDC du PBD de la Lega et de la Société suisse des officiers a donné à Berne le coup d'envoi de la campagne de votation des opposants. "L'initiative contre la sécurité", comme ils l'ont rebaptisée, met en péril le modèle de réussite du pays.
Le GSsA utilise la tactique du salami. Ayant plusieurs fois essuyé un refus du peuple à ses demandes de suppression de l'armée, il essaie de saper sa base avant de l'abolir définitivement, a accusé le conseiller national Jakob Büchler (PDC/SG).
Les initiants veulent remplacer le service militaire obligatoire par un service volontaire ouvert à tous. La Suisse est l'un des derniers pays d'Europe à connaître la conscription obligatoire, aiment-ils à rappeler.
Illusion
Une armée de volontaires de milice est toutefois totalement illusoire, il n'en existe nulle part au monde, a critiqué le conseiller national Jean-François Rime (UDC/FR). Tous les Etats d'Europe ayant aboli le service obligatoire ont des armées professionnelles et de grands problèmes de recrutement.
En France, les postes de soldats et de sous-officiers attirent moins de 3% de candidats et 40% des engagés ne reconduisent pas leurs contrats. L'Espagne doit recruter dans ses anciennes colonies et l'Autriche a renoncé à supprimer l'obligation de servir après l'échec d'un essai pilote, a illustré le président de la Société suisse des officiers Denis Froidevaux.
Problème en cas de catastrophe
Sans obligation de servir, l'armée, la protection civile et le service civil ne fonctionneraient plus. Dépouillé du contrôle démocratique garanti par la conscription obligatoire, le système volontaire risque d'attirer des "rambos". Une telle milice ne pourra assurer ses missions en cas de catastrophe.
Or, il s'agit de protéger des vies humaines et des infrastructures. "Les partenaires civils devraient assumer des tâches supplémentaires dont les surcoûts retomberaient en premier lieu sur les cantons et les communes", a dénoncé Roberta Pantani (Lega/TI).
Les interventions militaires doivent être dans l'intérêt de la société et ne pas dépendre d'une participation volontaire. Le système actuel permet à l'armée de s'adapter à ses besoins actuels et à la situation sécuritaire.
En cas de problème, les effectifs peuvent être vite augmentés. Plus chère, une armée professionnelle est trop grande en temps de paix et trop petite en temps de guerre.
Bénéfique pour l'économie
La conscription n'est pas un poids pour l'économie, a défendu M.Rime. Les jours de service, accomplis par les employés des PME, ont beaucoup diminué par rapport à autrefois. Grâce au système de milice, l'armée profite des compétences de spécialistes et les entreprises du complément de formation acquis sous les drapeaux, a développé le président de l'Union suisse des arts et métiers.
La suppression de l'obligation de servir priverait la Suisse de sécurité. L'affiche des opposants l'illustre par un couteau de la marque GSsA coupant des tranches d'une branche de la croix suisse. Le site des opposants est à l'adresse www.initiative-contre-securite-non-ch.
L'initiative ne fait pas tout à fait l'unanimité à droite. Il s'est formé outre-Sarine un comité "Bourgeois contre l'obligation de servir". Le Conseil fédéral et le Parlement rejettent l'initiative du GSsA. PS et Verts la soutiennent.
Requérants: trop de lenteur dans les décision de renvoi selon le Tribunal fédéral
Par le biais d'une décision de libération immédiate d'un requérant prise en raison de lenteurs, le Tribunal fédéral a fait savoir qu'il attendait davantage de rapidité de la part de la Confédération et des cantons.
Le Tribunal fédéral (TF) attend de la Confédération et des cantons davantage de célérité dans les décisions de renvoi. En raison des lenteurs suivies dans un cas particulier, il ordonne la libération immédiate d'un requérant d'origine maghrébine.
Prétendant être de nationalité libyenne, ce Nord-Africain avait demandé l'asile. Comme tout indique qu'il est plutôt Tunisien, l'Office fédéral des migrations n'était pas entré en matière, vu les fausses indications données par l'intéressé.
Le Maghrébin avait ensuite disparu avant d'être arrêté en février dernier à Lyss (BE) pour être placé en détention en vue de son renvoi. Le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Berne avait prolongé à plusieurs reprises sa détention.
Saisi d'un recours, le TF ordonne sa libération immédiate. Il juge que les autorités cantonales et fédérales n'ont pas traité cette affaire avec suffisamment de célérité et relève notamment qu'après son arrestation, l'intéressé a dû patienter plus d'un mois avant d'avoir un premier entretien concernant son renvoi.
Interprète pas indispensable
Le TF juge peu pertinentes les explications données par les autorités, qui expliquent ce retard par la recherche d'un interprète. Il souligne que le Maghébin maîtrise bien le français.
De plus, l'intéressé n'a fait que confirmer lors de cet entretien qu'il n'était pas disposé à quitter la Suisse de son propre gré. Par la suite, les démarches en vue de son renvoi ont continué à traîner. Ce n'est que le 22 mai dernier que l'ODM a contacté la Tunisie pour tenter d'avoir des éclaircissements concernant l'identité exacte du Maghrébin.
Celui-ci est donc resté trois mois en détention avant que les autorités n'entreprennent les démarches qui s'imposaient. Son manque de coopération ne change rien au fait que les services compétents, bernois et fédéraux, n'auraient pas dû rester inactifs pendant ce laps de temps.
Risque minime
Pareille violation du principe de célérité impose en règle générale la libération de la personne détenue en vue d'un renvoi, même si sa présence peut constituer un certain risque pour la sécurité.
En l'espèce, le Nord-Africain s'est vu reprocher un peu de trafic de cannabis. Ce risque ne s'oppose toutefois pas à une mise en liberté. (arrêt 2C_598/2013 du 22 juillet 2013)
La réussite suisse dépendrait de son armée, selon la droite - 09.08.2013
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Ces confessions publiques sont à retrouver sur le Forum féministe. L’on y découvre un homme complètement perdu (il l’admet lui-même dans plusieurs posts) qui se prend pour et se comporte comme une femme, militant au NPA, persuadé que « le couple est une institution à détruire dans une perspective féministe » et que « la misandrie, comme l’hétérophobie, est une stratégie de résistance ». « Je suis féministe, ça consiste à critiquer d’abord les mecs zétéros cis qui ont le pouvoir, et seulement après les femmes pas assez intelligentes pour se libérer », écrit-il par exemple.… Lire la suite !
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Interdire le voile à l’université : le Haut conseil à l’intégration se trompe
Au cours de ces dernières semaines, notamment suite aux incidents de Trappes entre le 20 et le 21 juillet dernier, nous avons vu ce même débat franco-français ravivé, concernant la place des musulmans dans notre société et le respect du principe de laïcité.
Comme deux auteurs (Valérie Amiraux et Marwan Mohammed) le rappelle dans un article récemment publié par le Guardian en Grande-Bretagne, la France va devoir se confronter, sous couvert de respect laïque, à un plus grand débat qui est celui de l’islamophobie galopante dans notre pays, et donc du respect de la diversité...
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Été 2014 : la France gronde, l’Élysée panique, une révolution se prépare-t-elle ? Événements qui se précipitent, intrigues et coups tordus au sommet de l’État, dans les médias et les états-majors des partis… : c’est à une plongée inédite dans les coulisses du pouvoir, qu’il fréquente depuis cinquante ans, que le journaliste et écrivain André Bercoff, alias “Caton”, va nous entraîner, durant nos six numéros d’été, à travers ce roman spécialement rédigé pour Valeurs actuelles. Politique-fiction, où toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite…
Résumé des chapitres précédents. Hollande est de plus en plus contesté dans les sondages et dans la rue. Il doit subir la démission de Montebourg, puis se séparer de Taubira — remplacée par Rebsamen —, sous la pression de Valls. Au PS, Désir ne contrôle plus rien. Sur le plan international, l’Allemagne est rattrapée par la crise. À droite, Copé, accusé par Cahuzac de détenir un compte en Suisse, est blanchi et Sarkozy voit son horizon judiciaire s’éclaircir. Arrive le 25 mai et l’annonce du résultat des élections européennes…
DIMANCHE 1er JUIN 2014.
11 heures, résidence de l’ambassadeur de France, Beyrouth.
En chemisette, Laurent Fabius hume sur le balcon les bougainvilliers, les pins parasols et les oliviers made in Lebanon. Il descend, s’approche de la voiture.
— Je veux de la discrétion, pas de gorille à côté de moi, restez à distance.
Le chef de la sécurité soupire :
— Bien, monsieur le Ministre, mes hommes ne seront pas loin de vous, toutefois…
Le policier jette un oeil vers le photographe de Paris Match, les journalistes du Monde et du Figaro qui s’installent dans deux autres voitures. « Simplicité bien orchestrée »…
Le portail de l’ambassade s’ouvre et le cortège s’ébranle. Dans la voiture du SPHP (Service de protection des hautes personnalités), le chauffeur s’agace.
— Font ch…, ces journalistes.
La voiture de la presse s’est intercalée entre celle du ministre et celle de la protection.
— Double-moi ça !
La rue est étroite, le chauffeur tente la manoeuvre.
— J’aime pas ça, je suis bloqué. Attention. Devant eux, le 4x4 des journalistes a pilé, des hommes armés ont surgi, kalachnikov au poing, entièrement masqués.
— Merde !
11 h 25, domicile de François Hollande et de Valérie Trierweiler, rue Cauchy.
La sonnerie de l’entrée résonne, Valérie soupire, François va ouvrir. Un officier de sécurité du GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) lui tend un téléphone portable sécurisé :
— Le ministre de l’Intérieur, monsieur le Président.
— Merci.
Le policier entre et se cale contre la porte sous le regard furieux de la compagne du chef de l’État.
— Quoi ? J’arrive…
Valérie jette un oeil interrogateur à son compagnon.
— Fabius vient d’être enlevé ! En plein Beyrouth ! Je lui avais pourtant dit d’être prudent.
11 h 45, palais de l’Élysée
Le président en chemise, pas rasé et sans cravate entre dans le salon des Aides-de-Camp, l’ancien bureau de Jacques Attali, situé juste à côté du salon Doré, son propre bureau. Manuel Valls est là, petit à petit les divers membres du staff élyséen arrivent, en tenue dominicale pour la plupart. Emmanuel Bonne, le conseiller de l’Élysée pour le Moyen-Orient, fait face au président. Le ministre de l’Intérieur est flanqué de son conseiller Christian Lambert et du patron du SPHP, Frédéric Auréal.
— Monsieur le Président, le contrôleur général Auréal va vous détailler ce qui s’est passé.
— Oui, je serais curieux de savoir comment on peut enlever un ministre de la République en plein jour sous le nez de vos hommes !
Christian Lambert, du haut de ses années passées sous tant de régimes, se dit que le président Hollande manie à merveille la pique mitterrandienne.
Frédéric Auréal encaisse et enchaîne :
— Huit hommes armés ont surgi devant, derrière et autour des véhicules du convoi. Sous la menace de leurs armes, ils ont extrait le ministre de son véhicule et l’ont traîné en quelques secondes vers une voiture qui attendait dans une rue adjacente. Le chauffeur et l’officier de sécurité ont tenté de réagir. Le premier n’a pu bouger, mis en joue par trois hommes, le second a tenté de résister. Les deux hommes ont été blessés.
— Ils sont…
— Le premier est légèrement touché, le second est plus sérieusement atteint. Il a été emmené à l’hôpital.
— Y a-t-il une revendication ? Est-ce que l’on sait déjà qui a enlevé le ministre des Affaires étrangères ?
— Aucun communiqué pour le moment. Avec la nébuleuse des organisations terroristes qui cohabitent au Liban, du Hezbollah à Al-Qaïda et leurs multiples “franchisés”, avec les rivalités entre sunnites et chiites, nous n’avons, hélas, que l’embarras du choix. Mais nous vous tiendrons au courant, monsieur le Président, au fur et à mesure de l’évolution des choses. Nous avons heureusement de bons agents sur le terrain.
— Oui, je viens de le constater. Ce qui vient de se passer est très grave, et vous en portez la responsabilité.
« Compte sur nous pour charger Fabius, qui n’a rien voulu écouter et s’est mis en danger tout seul », se dit l’expatron du Raid.
Un huissier s’efface devant Bernard Bajolet, le directeur de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure). Le patron du service de renseignements français a la mine sombre. Ex-diplomate à Kaboul, il connaît par coeur les arcanes du Moyen-Orient. Avec son costume impeccable, il détonne au sein de cette assemblée. Son arrivée provoque un imperceptible soulagement. C’est un habitué des missions à risques, il fut en poste en Bosnie-Herzégovine, en Jordanie, en Irak et en Algérie.
Bajolet s’assoit, passe la main sur sa petite barbe et attaque au plus vite :
— Je n’irai pas par quatre chemins ! L’action de ce matin est signée. C’est le Hezbollah, et qui dit Hezbollah dit Syrie.
Et l’on sait, murmure le président, qui peut faire pression sur la Syrie : notre grand ami Poutine…
12 heures (heure de Paris), Moscou, appartement de Gérard Depardieu.
Assis sur son canapé, l’acteur semble hypnotisé par l’écran de télévision. France 24 détaille depuis quelques minutes les circonstances de l’enlèvement de Laurent Fabius.
La grosse main s’approche du téléphone :
— Allô, l’ambassade de France ? Ici Gérard Depardieu.
— …
— Mais non, ce n’est pas une blague, trouvez-moi l’ambassadeur ou vous allez valser, mon vieux !
13 heures, sur toutes les chaînes de télévision, intervention en direct du président de la République.
— La France est de nouveau la cible d’une action terroriste. Soyez assurés que nous allons tout faire pour retrouver et libérer Laurent Fabius. Des contacts au plus haut niveau ont été pris et tous les services de l’État sont au travail. La France ne cédera pas au chantage, quel qu’il soit. Il est bien évident que, devant cette situation, les clivages doivent s’effacer et que l’union nationale doit prévaloir. Cette fois-ci encore, il s’agit d’un chapitre dramatique de la lutte entre la démocratie et le terrorisme. Cette fois-ci encore, nous ne céderons pas et ferons tout ce qu’il faut pour que le chantage ne paie pas.
18 heures (heure de Paris), Moscou, appartement de Gérard Depardieu.
— Monsieur Hollande, je suis conscient que nous avons eu des différends, votre ex-premier ministre m’avait traité de minable, mais c’est de l’histoire ancienne. La France reste mon pays, avant tout…
— …
— Je me propose juste de parler au président Poutine, j’ai une relation privilégiée avec lui, peut-être puis-je contribuer à le faire intervenir auprès des Syriens…
— …
— Je vous tiendrai au courant. J’appelle tout de suite le président Poutine.
LUNDI 2 JUIN 2014. 9 heures, bureau de François Hollande, palais de l’Élysée.
Le président est au téléphone, un interprète est également sur la ligne, il traduit les propos de Vladimir Poutine :
— Si je peux vous aider, je le ferai, mais nous devons parler de la question syrienne, de l’aide que vous fournissez aux rebelles. Votre prédécesseur est intervenu en Libye, on a vu le résultat. Les islamistes sont plus déterminés que jamais et ils veulent rétablir le califat dans tout le Moyen-Orient, et plus tard chez vous. Prenez garde avant qu’il ne soit trop tard.
François Hollande se tourne vers l’interprète :
— Demandez-lui une petite minute.
Il réfléchit. Pour ce qui est de l’aide aux insurgés syriens, il va bien falloir la suspendre ou se montrer très discret.
— Président Poutine, nous pouvons nous rencontrer dès la fin de ce mois pour aborder notamment un sujet qui vous tient à coeur : l’augmentation des livraisons de gaz russe en Europe. Vous savez que je n’y suis pas fondamentalement opposé.
— …
Les propos traduits lui arrachent un sourire.
— Bien entendu, Gérard Depardieu, sans être un diplomate classique, a bien travaillé, j’en suis conscient et je le remercierai publiquement.
— …
— C’est d’accord, à très bientôt, monsieur le Président.
Il raccroche, l’interprète sort. Le président se tourne vers son conseiller diplomatique :
— Reste à prier pour que l’influence de Poutine sur le pouvoir syrien soit toujours aussi forte… Mais nous allons également faire intervenir les quelques personnalités françaises qui ont gardé des relations avec le régime des ayatollahs. Rohani a montré, depuis un an, qu’il est autrement plus sage que ce fou d’Ahmadinejad. Sans renouveler la sulfureuse opération “pétrole contre nourriture” avec l’Irak, nous allons actionner tous les leviers et croiser les doigts.
MARDI 3 JUIN 2014. 12 h 55, quelque part dans la plaine de la Bekaa, non loin des fameux temples romains de Baalbek.
La porte s’ouvre, la cellule n’est ni humide ni sale, c’est une petite pièce blanche, baignée par le soleil. Laurent Fabius se lève.
— Viens par là, le Françaoui.
Le ministre suit son gardien, sans discuter. Il se retrouve dans une autre pièce, plus sombre, il voit les gardes, le kalachnikov en bandoulière, qui le dévisagent. Une caméra est posée sur un pied. Avec ses joues pâles et son teint blafard, il a quand même l’air plus énervé que fatigué.
Un des hommes règle la focale, on assied Fabius, quatre hommes se posent derrière lui, avec les canons de leurs armes pointés sur sa tête. On lui tend un papier : « Moi, Laurent Fabius, ministre juif, au service d’Israël… »
— But I cannot read that !
— Then you die…
Et celui qui semble diriger les opérations fait un signe très éloquent, le pouce passant sous sa gorge. Soudain, la sonnerie de son portable retentit. Il s’éloigne. Fabius se de mande combien de temps il lui reste à vivre.
13 heures, journal de France 2, Paris.
La photo se détache sur l’écran. On y découvre un Fabius hâve, aux yeux cernés mais le regard vif. Les joues mangées par une barbe de trois jours, il tient à la main l’Orient-le Jour du 3 juin. Tous les médias, tous les réseaux Internet évoqueront le portrait d’Aldo Moro lors de son enlèvement tragique.
Élise Lucet se tourne vers son invité :
— Général Rondot, bonjour, on se souvient de votre implication réussie lors de l’enlèvement de nos confrè res en Irak, il y a quelques années. Quel est votre sentiment, face à cette opération spectaculaire ?
— Tout dépendra de l’Iran et de la Russie. Les djihadistes sont prêts à tout mais ils savent que, sans leurs appuis syro-iraniens, ils sont morts. Il s’agit véritablement d’une course contre la montre où la diplomatie et les pressions peuvent heureusement jouer encore leur rôle.
JEUDI 5 JUIN 2014. 13 heures (heure de Paris), aéroport de Cheremetyevo, Moscou.
Le Tupolev s’immobilise sur la piste. Les journalistes accrédités s’avancent, canalisés par la police et les militaires. Laurent Fabius apparaît en haut de la passerelle, il porte un blouson de l’armée russe, il semble fatigué. Sur le tarmac, Vladimir Poutine s’avance sous les flashes des photographes, Gérard Depardieu est derrière, tout joyeux. Le ministre des Affaires étrangères esquisse un sourire grimaçant lorsque Depardieu le prend dans ses bras.
Même heure, la “Piscine”, siège de la DGSE, boulevard Mortier, Paris.
Bernard Bajolet regarde la libération du ministre en direct, il a sous les yeux un rapport, estampillé “secret défense”.
Diffusion restreinte/Dir (directeur)/PR (présidence de la République)
Objet : Syrie
Rapatriement des conseillers militaires en cours. — Cessation des apports en armes et en matériel effective.
13 h 20, bureau du président de la République, palais de l’Élysée.
François Hollande coupe le son de la télévision, se penche vers son interphone. La voix de l’une des assistantes jaillit de l’appareil :
— Monsieur Jouyet est là.
Il sourit, Jean-Pierre est un fidèle entre les fidèles. Le patron de la Caisse des dépôts et consignations a toujours joué un rôle clé dans le système hollandiste.
— Monsieur le Président… Tu vas bien ?
Puis sans respirer :
— Bon, alors, ce remaniement, on en parle ?
— Déjeunons, on est là pour ça.
— Méfie-toi que je ne t’arrache pas un poste entre la poire et le fromage.
— Tu sais bien que je suis au régime…
— Présidentiel, bien sûr.
15 h 30, couloirs de l’Assemblée nationale, à proximité des bureaux du groupe socialiste.
Bruno Le Roux et Olivier Faure ont plusieurs points communs : ils sont tous les deux députés PS (Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne), ils jouissent également de la confiance du président, qui n’hésite pas à les consulter. Pour le reste, ils sont très dissemblables : Le Roux est rondouillard, dégarni, Faure est un eurasien mince et sportif.
— Olivier, tu as du neuf ?
— On murmure toujours les mêmes noms : Aubry, Moscovici, Sapin, et même Ayrault III !
— Le président m’a téléphoné, je crois qu’il nous prépare une surprise, mais tu le sais sans doute…
VENDREDI 6 JUIN 2014. 13 h 10, perron de l’Élysée.
Pierre-René Lemas, secrétaire général, tient une simple feuille à la main :
— Le président de la République, après consultations, a décidé de nommer au poste de premier ministre…
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Retrouvez le dossier de la semaine > Comment on tue nos villages
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Eté 2014. Troisième épisode où l’on pavoise, où l’on grimace, où Harlem va faire le tour du globe, où tout le monde est chahuté, où chacun veut une place au soleil de Matignon. On verra un Fabius très enlevé, un Depardieu diplomate, un Hollande mitterrandien…Photo © Pascal Garnier


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La police brésilienne investit et s’implante dans les cités sensibles (Favelas) de Rio (+ vidéo)
La police de Rio de Janeiro a annoncé s’être déployée lundi dans un complexe de favelas où ont trouvé refuge des dizaines de trafiquants de drogue ayant fui les favelas « pacifiées » par les forces de l’ordre.
Quelque 180 policiers surveilleront de façon permanente le Complexe de Mangueirinha, peuplé de 25.000 habitants, dans la banlieue nord de Rio.
Le détachement de 180 policiers militaires envoyé sur place, pour la plupart membres du Bataillon de choc, va préparer pendant un mois une occupation permanente de ce complexe de favelas réputé dangereux.
« Il s’agit d’une occupation permanente, telle que nous la pratiquons dans des favelas de moindre importance », a précisé le gouverneur de Rio.
Les favelas occupées lundi par la police sont contrôlés par l’une des factions du narco-trafic, le « Commando Vermelho » dont des dizaines de membres ont fui les favelas déjà « pacifiés », situées pour la plupart dans la zone Sud et touristique de Rio.
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