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Un terroriste appelle les musulmans français -pas seulement les islamistes- à gifler et jeter des pierres aux Français
Mokhtar Belmokhtar, chef algérien d’al Qaïda, appelle les musulmans français à perpétrer des attentats sur le sol français.
Le 9 septembre 2013, le groupe Al-Muwaqi´un Bi Dimaa, une des multiples branches d’al Qaïda, publiait une vidéo montrant l’entraînement de terroristes au Sahara.
La vidéo, en hommage à Abd Al-Hamid Abou Zayd, haut-commandant d’Al-Qaïda tué dans un raid aérien français au Mali, présente des moudjahidines gardiens de la Oumma face à l’ennemi incroyant préparant des attentats.
On y voit notamment Mokhtar Belmokhtar, le chef d’Al-Muwaqi´un Bi Dimaa, participant à l’entraînement de ses jihadistes et s’adressant à eux.
Dans une séquence, Abou Osama Al-Masri dit « l´Egyptien », incite un groupe de combattants à prendre pour cibles les intérêts et les ressortissants français.
Al-Masri s’adresse aux musulmans résidant en France et les appelle à imiter Mohammed Merah :
« Chaque frère musulman en France, qu’il soit de nationalité tunisienne, algérienne [ou] marocaine… tous, indépendamment de leur adhésion au minhaj [voie] du djihad ou autre, sont [considérés comme] des musulmans, et ont l’obligation [de mener] le djihad al-dafi [djihad défensif], et ont l’obligation de venger leurs frères ».
Al-Masri ajoute :
« La jeunesse musulmane qui se trouve en France a une obligation majeure [de perpétrer des attentats] même avec un couteau, une pierre, même en entrant [quelque part] pour gifler deux ou trois Français… tout est bon ! Ce qui compte pour nous est d’entendre que quand il [l´agresseur] attaque le Français, il le fait pour Allah, [et] pour venger les musulmans, et leur honneur. »
A un autre endroit de la vidéo, un certain Omar Ould Hama menace, en français, de viser la France sur son sol, ainsi que les intérêts économiques et militaires français à travers le monde.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour www.Dreuz.info
Source : Belmokhtar´s Group Releases Video Detailing Oil Facility Attack In Algeria, Attack Against French Company, Military Base In Niger, 4 septembre 2013.
"La région a perdu 800 emplois"
Les entrepreneurs face aux effets de l'initiative Weber.
" 120 résidences secondaires se construisaient chaque année dans les Alpes vaudoises ", note Alain Turatti. " En termes d'investissements, cela correspondait à environ 100 millions par an. Environ 60% de cette somme était réalisée par les entreprises locales. Très concrètement, la région a perdu 800 emplois. "
Ce constat, le chargé de mission "hébergement" de la Commu nauté d'intérêt touristique des Alpes vaudoises (CITAV) l'a tiré hier à Aigle à l'occasion d'une table ronde de la Fédération vaudoise des entrepreneurs.
But de la journée: trouver des solutions aux problèmes qui découlent de l'initiative Weber. " Jusqu'à la fin de l'année, les entrepreneurs de l'Est vaudois auront du travail. 2014 sera par contre très compliqué. Quant à 2015, c'est la totale inconnue. "
Le Valaisan d'origine s'est d'abord attaché à cibler les conséquences de la votation du 11 mars 2012. " D'une part, le prix des logements va augmenter. En effet, la demande de résidences secondaires va diminuer, mais pas disparaître. Les acheteurs vont forcément se tourner vers ce qui existe déjà. Ce marché subira donc une forte pression. Inversement, le prix du foncier va chuter. "
Des conséquences au quotidien
Les effets se feront aussi sentir au quotidien. " Certains commerces locaux - boulangerie, petits restaurants - vivent hors saison grâce aux employés de la construction. Certains ne pourront plus rester ouverts toute l'année. La population locale va en pâtir. Un autre aspect est celui de la formation. Un patron qui sait qu'il n'aura plus assez de travail n'engagera plus d'apprentis. D'où la perte de savoir-faire. Enfin, le ralentissement économique va amoindrir les rentrées fiscales des communes. "
Des fonds pour les régions de montagne
Alain Turatti se refuse cependant à tout catastrophisme. " Des solutions existent pour éviter la crise. Elles passent d'abord par la rénovation du bâti existant qui permettrait de déboucher sur une meilleure occupation des résidences secondaires actuelles. "
Autre piste explorée: investir dans les équipements de base. " Je pense aux transports et aux structures telles que les crèches, mais aussi aux infrastructures touristiques en général: centre sportif, patinoire, piscine, tennis. "
Pour le chargé de mission du CITAV, " ces deux éléments sont réalisables à court terme à condition de trouver le financement. Clairement, les pouvoirs publics - Confédération, cantons et communes - devront trouver des fonds pour aider les régions de montagne. "
Deux cantons, un même combat
A plus long terme, Alain Turatti table aussi sur la réalisation de lits hôteliers. " Un secteur à développer est celui de la parahôtellerie. Ce que la clientèle actuelle souhaite, c'est habiter dans un appartement, tout en disposant des services que l'on peut trouver dans un hôtel. Les investisseurs privés intéressés par ce domaine existent. Il faut regagner leur confiance. "
Secrétaire de Chablais Région, Georges Mariétan commente: " La problématique des Alpes vaudoises se rapproche très fortement de celle du Valais. Dans l'élaboration des lois d'application, les deux cantons auront tout intérêt à se concerter pour faire preuve de créativité. "
Un « dictionnaire » de l’islamophobie pour quoi faire ?
Je m’y attendais, mais pas au point de les voir publier mon faire-part de décès.
Plutôt que de décréter publiquement une fatwa, « ils » ont trouvé une autre astuce : répertorier, sous forme de « dictionnaire », ceux qui ont le courage de dénoncer la barbarie musulmane, et les condamner sans appel – à la manière de la justice islamiste.
Le dictionnaire de l’islamophobie, édité par le Groupe Bayard, est un recueil d’arrêts de mort des résistants à l’ogre musulman.
Tous les musulmans ont le droit canoniquement d’exécuter la sentence prévue dans le cas d’espèce.
Etant moi-même censé être né musulman selon la charia, en m’opposant à l’islam j’aurais commis une apostasie passible de la peine de mort. Et pourtant je n’ai jamais fait acte de soumission à cette idéologie mortifère.
Evidemment les musulmans ne vont pas me soutenir. Rares sont ceux, parmi eux, qui ont exprimé publiquement ou même par email, leur désapprobation et la condamnation de cet ukase d’un des leurs, me désignant comme l’ennemi à abattre.
Ils ne vont pas condamner ce qu’ils sont capables de mettre en exécution eux-mêmes.
Nombreux d’entre eux doivent se réjouir, ce soir, par la sentence que leur code pénal a prononcé à mon encontre.
Pour eux, je dois payer le prix de mes offenses faites à leur religion qui n’en est pas une et qui ne l’a jamais été.
Né libre, vivant libre, je mourrai libre.
Et ce n’est pas parce que le recueil des Fatwas, appelé pompeusement dictionnaire de l’islamophobie, chez Bayard me jette en pâture à leurs pitbulls que cela va assécher le sang de la liberté qui m’irrigue et continuera à le faire jusqu’à ma mort.
Le crime est celui de ce recueil de Fatwas antirépublicaines dont nous sommes victimes et qui mettent en péril notre vie. Avant nous, Salman Rushdie a été visé par une telle fatwa.
Notre combat pour la sauvegarde des libertés humaines que l’islam rêve d’anéantir est l’expression et la manifestation de notre inquiétude face au prosélytisme agressif musulman. Ne pas lui accorder une confiance aveugle n’est rien d’autre qu’un principe de prudence.
Les islamophobes, ce sont les fidèles musulmans qui s’entretuent chaque jour en terre d’islam. Nous, nous sommes des islamo-sceptiques.
Dénoncer la politique pleutre et capitularde de nos gouvernants – de droite comme de gauche – n’est ni du racisme anti-musulman, ni un acte d’apostasie.
Etre anti-islam, c’est s’inquiéter du sort des chrétiens dans le monde musulman, et constater les pogroms et les assassinats dont ils sont victimes au quotidien.
Etre anti-islam, c’est constater le climat de terreur que font régner les activistes musulmans aux quatre coins du monde.
Mais ce n’est pas être anti-islam que d’être préoccupé par la montée inquiétante du péril musulman, source de peur et de phobie, et de réclamer la révision du statut de l’islam en tant que religion à cause de son exaltation de la violence, son apologie de la haine du juif, du chrétien et de tout ce qui n’est pas musulman.
Le Qatar, actionnaire à plus de 10% de Lagardère Médias, propriétaire de Bayard Editions, est-il derrière cette ouvrage chasse aux sorcières sur le sol de la République ?
L’auteur de ce recueil inquisitorial, la maison d’éditions, sont-ils conscients des conséquences et du danger auquel ils exposent ceux que ce dictionnaire désigne, que le coran qualifie « d’insolents » et rend licites leur assassinat ?
L’auteur
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Ils critiquent la Suisse. Les Suisses s’en foutent
Michel Garroté, réd en chef –- La Suisse, avec 40’000 km2 et 7,5 millions d’habitants dont 15% d’étrangers, la Suisse donc, également connue sous le nom de Confédération helvétique, est un Etat fédéral. Créée par ses propres habitants et non par des pays voisins – comme la Belgique crée par la France et les Pays-Bas – la Suisse est née à la fin du 13e siècle.
Tous les pays qui ont tenté d’envahir la Suisse ou de l’annexer se sont ramassés une formidable dérouillée, y compris les Bourguignons qui, bien que dix fois plus nombreux que les Helvètes, se sont fait massacrer jusqu’au dernier sur les bords du lac de Morat.
Les Suisses ont voté, dans leur grande majorité, contre la construction de minarets sur leur sol. Ils ont eu cette possibilité, parce que la Suisse pratique le droit d’initiative populaire et la démocratie directe, autrement dit, le vote par référendum. L’on a prétendu que si les Suisses votaient contre les minarets, il y aurait des attentats islamiques sur sol helvétique. Les Suisses ont dit crotte aux minarets. Et il n’y pas eu, il n’y a toujours pas, d’attentats islamiques sur sol helvétique.
La structure fédérale de la Suisse signifie que les communes délèguent aux cantons ce qu’elles ne peuvent accomplir elles-mêmes. Et que les cantons délèguent à la Confédération ce qu’ils ne peuvent accomplir eux-mêmes. On appelle cela le principe de subsidiarité.
La Suisse rassemble quatre groupes linguistiques avec chacun sa propre langue. A cet égard, la Belgique connaît un problème de scission entre Wallons, Flamands et Bruxellois. Pourquoi la Suisse, avec quatre groupes linguistiques ayant chacun sa propre langue ne connaît-elle pas les mêmes problèmes que la Belgique ? Parce que la Suisse est un Etat fédéral et que la Belgique ne l’est pas.
Lorsque la Suisse en a eu assez que la dictature kadhafique libyenne garde en otages deux citoyens suisses, elle a refusé le visa Schengen aux Libyens, car, oui, la Suisse fait bien partie de l’espace Schengen. Et c’est à ce moment-là que la libération, par la Libye, des otages suisses, a pris forme. Que ce soit dans l’affaire des minarets ou dans celle des otages, les Suisses ont su dire merde à ceux qui prétendaient leur pourrir la vie.
Un sondage paru dans l’hebdomadaire suisse alémanique germanophone Die Weltwoche a révélé que les habitants de l’Union européenne sont 52% dans le Vorarlberg (Autriche), 48% en Savoie et en Haute-Savoie, 48% dans le Baden-Württemberg (Sud-ouest de l’Allemagne) et 52% à Côme-Varèse (Italie) à se prononcer pour l’intégration de leur région dans la Confédération helvétique, notamment les jeunes et les électeurs de droite.
Dans une enquête du quotidien suisse romand Le Matin, les habitants d’Annecy ont loué cette « vraie démocratie » qu’est la Suisse, où l’on « respecte vraiment les salariés ». En clair, des Français, parmi eux des savoyards et des hauts-savoyards, aiment la Suisse et certains voudraient même en faire partie. Cela dit, il est vrai que certains Français critiquent la Suisse ; et il est vrai, aussi, que les Suisses s’en foutent.
Reproduction autorisée avec mention :
© M. Garroté réd chef www.dreuz.info
Yverdon neuf, sept et six ans de prisons pour les trois braqueurs de la Broye
Les trois braqueurs mis en cause dans cinq brigandage et un vol d'un bancomat à l'explosif dans la Broye ont été condamnés à 9, 7 et 6 ans de prison par le Tribunal criminel d'Yverdon-les-Bains ce vendredi.
Le Tribunal criminel d'Yverdon-les-Bains (VD) a condamné vendredi trois braqueurs à neuf, sept et six ans d'emprisonnement pour brigandage qualifié. Entre décembre et juillet 2011, ils ont commis plusieurs forfaits dans la Broye vaudoise.
La culpabilité du principal condamné, mis en cause dans cinq brigandages et un vol par explosion de bancomat, est "extrêmement lourde", a indiqué la présidente du tribunal. Le Ministère public avait requis douze ans d'emprisonnement à son encontre.
Violence gratuite sanctionnée
L’homme "ne s’est pas contenté d’adopter un comportement menaçant, il a fait preuve d’une violence gratuite, qui doit être lourdement sanctionnée". Le malfrat est plus impliqué que ses comparses dans les infractions commises, il a notamment participé à leur organisation et aux repérages.
Les juges ont également tenu compte des lourds antécédents judiciaires de ce Portugais capverdien de 21 ans. Le second condamné, impliqué dans la plupart des infractions, présente aussi une culpabilité "très lourde". Il a déjà été condamné à deux reprises, au Portugal et en France.
Le troisième homme, qui a pris part à deux brigandages et au vol par explosion, s’est "pleinement associé à ses deux comparses". Contrairement à eux, il a nié tous les faits qui lui sont reprochés, "malgré des indices de culpabilité accablants".
Violences
Les trois hommes ont notamment volé des armes dans un appartement en mars 2011, en brutalisant la locataire. Un mois plus tard, ils ont fait irruption dans la banque Raiffeisen de Granges-près-Marnand. Après avoir violemment frappé l’employé, ils sont parvenus à récolter un butin estimé à 50'000 francs.
En juin 2011, ils ont fait exploser un bancomat de la BCV à Corcelles-près-Payerne au moyen d’une bombonne d’acétylène, récoltant un butin estimé à 179'000 francs. L’explosion a causé de dommages très importants au bâtiment communal attenant, chiffrés à près de 50'000 francs.
Le principal condamné a aussi participé à une tentative de braquage de l’office postal de Lucens en décembre 2010 puis, deux jours plus tard, à l’agression de l’opérateur du trafic de la gare CFF de Granges-près-Marnand.
Non à l'initiative sur la famille de l'UDC - 04.10.2013
Une Grenobloise nous raconte comment la réalité de la vie l’a fait passer de Sos Racisme au vote Marine
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Travail dominical : Leroy Merlin et Castorama vont de nouveau enfreindre la loi
Marine le Pen : la guerre des mots est déclarée
Invitée de Ruth Elkrief jeudi soir, la présidente du Front national considère que l’expression « extrême droite » est un « terme péjoratif ». Elle confirme sa détermination à se tourner « vers les tribunaux pour faire admettre que ce terme n’est pas du tout comme on nous l’explique, uniquement un positionnement sur l’échiquier politique ». Il est employé en vue de « dénigrer le Front national » et relève de « l’amalgame avec des comportements ou d’autres mouvements qui sont éminemment criticablesl’amalgame avec des comportements ou d’autres mouvements qui sont éminemment criticables ».
Marine le Pen a le vent en poupe
La position grandissante de Marine le Pen dans le paysage politique s’affirme. Le parti confirme son importante dynamique. Alors que l’impopularité de François Hollande perdure, la présidente du FN apparait sur le podium des personnalités que les Français souhaiteraient voir jouer un rôle politique à l’avenir.
Marine le Pen occupe une place grandissante sur l’échiquier politique. Elle s’élève à la troisième marche du podium aux côtés de François Fillon, Alain Juppé et Christine Lagarde. Elle reste devancée par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls et Nicolas Sarkozy. Le sondage mené par la TNS Sofres pour le Figaro Magazine révèle une progression de la présidente du FN à gauche (16%, +2) comme à droite (54%, +1) : elle acquiert 7 points supplémentaires auprès des sympathisants UMP.
Elle fait ses choux gras de la faiblesse du parti majoritaire atone et d’une droite marquée par des divisions internes. Alors que la côte de popularité de Marine le Pen s’envole, le président de la République s’enfonce davantage. Un vote sanction des Français pour son manque d’autorité et les bisbilles à répétition entre les membres du gouvernement.
Ce sondage pourrait se traduire par une progression du nombre de ses élus lors des municipales en mars prochain où le FN sera en position de créer nombre de triangulaires.
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> TRIBUNE. Bernard Carayon: "Aux dirigeants de la droite : courage !"
Le numéro de la semaine
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Front national. Marine le Pen déclare une guerre sémantique. La stratégie de dédiabolisation de parti passera par une guerre des mots. Elle entend poursuivre en justice tous ceux qui continueront de qualifier le Front national d’ « extrême droite ». Une démarche que son père avait déjà entreprise : Jean-Marie le Pen avait également tenté à moult reprises de se débarrasser de cette étiquette. Photo © MaxPPP



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Peter Brabeck, président du conseil d'administration de Nestlé, a fait salle comble à la Foire du Valais.
Le prestige de l'invité a facilement empli la salle Bonne-de-Bourbon à l'occasion de la traditionnelle journée de l'économie de la Foire du Valais. Et les nombreux invités, ténors de l'économie et de la politique pour la plupart, n'ont pas regretté le déplacement. L'orateur et débatteur Brabeck a montré le même talent que le patron de Nestlé. Ses arguments clairs et bien étayés, parfois teintés d'humour, ont su passionner l'assistance où l'on ne notait cependant que peu de représentants du monde ouvrier. Et, ils n'ont pas pris la parole à l'heure des questions.
L'échec comme valeur de vie
Peter Brabeck a articulé sa présentation sur trois axes distincts de premier abord mais dont il a évoqué les interactions les explicitant par des exemples concrets et des expériences personnelles. Il a relevé l'importance du succès dans notre société, encore amplifiée quotidiennement par les médias. Il en a aussi souligné la fragilité: "Les médias vous célèbrent à l'excès un jour et vous traînent dans la boue les dix suivants à la moindre peccadille." "Rien n'est plus ancien que la réussite d'hier" , ajoute-t-il pour bien faire comprendre qu'il faut savoir chaque jour remettre l'ouvrage sur le métier pour continuer à exister. "L'autosatisfaction conduit dans le mur. Et, le succès est dangereux, il ne nous apprend rien alors que les échecs nous grandissent, prouvent que nous avons osé prendre des risques. Pers onne ne monte dans la hiérarchie chez nous qui n'a pas son lot d'échecs à faire valoir lors de l'entretien de promotion" , explique-t-il.
Le danger Minder
Le patron de Nestlé regrette cet esprit bien suisse qui n'aime pas les têtes qui dépassent et qui se méfie de la réussite. Une tendance confirmée par l'acceptation de l'initiative Minder dont il rappelle certains dangers peu ou pas évoqués durant la campagne: "Tout à l'émotion suscitée par des salaires qu'il juge inacceptables, mais aussi par les déclarations arrogantes d'un grand patron suisse, les citoyens ont accepté un texte dangereux pour la prospérité du pays." Et d'évoquer le problème d'un conseil d'administration à réélire chaque année, constamment en campagne et axé sur le court terme pour ne pas manquer sa nomination. Mais aussi le nouveau pouvoir des actionnaires qui va bouter les forces de décision hors de Suisse puisque les grandes sociétés helvétiques appartiennent pour deux tiers au moins aux étrangers qui désormais trancheront. "Croyez-vous que, ces dix dernières années, Nestlé aurait investi en Suisse plus de trois milliards de francs avec 3400 postes de travail à la clef si des actionnaires étrangers avaient décidé au lieu d'un conseil d'administration à majorité helvétique?" , illustre-t-il.
Le pouvoir, un outil
"On entend: le pouvoir est mauvais" , cite le président de Nestlé. "Or, le pouvoir n'est ni bon ni mau vais. Sans lui, pas moyen d'imposer des idées, même bonnes, pas moyen de diriger une entreprise, grande ou petite. En Suisse, le peuple donne le pouvoir, grâce à la démocratie. La sagesse populaire peut s'exprimer contrairement aux dictatures dont nous haïssons le pouvoir", compare-t-il. "Nestlé ne décide pas. Les chefs d'Etat lui permettent ou non de travailler dans leurs pays. De la même manière, le peuple suisse choisira bientôt lors de votations s'il veut continuer de mettre à disposition de l'économie nationale les conditions-cadres, la souplesse de droit qui ont fait sa prospérité et qui distinguent la Suisse de ses voisins." Un conseil clair même si, bien entendu, le patron de Nestlé ne fait pas de politique.
Du pouvoir à la responsabilité
"La réussite d'une entreprise dépend de son conseil d'administration. Or, aujourd'hui, on veut l'affaiblir alors qu'il faudrait le ren forcer" , plaide Peter Brabeck qui fustige ces actionnaires d'un jour, ces hedge funds qui enflamment la bourse pour du profit immédiat au détriment de la santé des entreprises qui ont besoin de recul pour prospérer. Il s'élève aussi contre les milliers de règles nouvelles qui viennent plomber la gouvernance des sociétés. "Sans espace de liberté, sans confiance, le conseil d'administration ne peut plus faire son travail, ne peut, en fait, plus prendre les responsabilités que donne le pouvoir puisqu'on le lui rabote chaque jour" , déplore-t-il.
Après la présentation de Peter Brabeck, la salle a assisté à un débat qui a vu Christophe Passer, rédacteur en chef adjoint de "L'Hebdo", et Jean-Yves Gabbud, rédacteur en chef adjoint du "Nouvelliste", lui demander de préciser ses prises de position parfois sévères sur la politique suisse en matière d'économie.
Déçu par Minder, le président de Nestlé a réitéré ses mises en garde au peuple suisse quant à l'initiative 1 :12. Selon lui, son acceptation mettrait en danger la prospérité du pays. Les Suisses doivent savoir quelle société ils veulent. Celle qu'ils connaissent actuellement ou celle qui règne en France ou en Espagne. "Le choix se trouve dans les urnes" , martèle-t-il, applaudi par une assistance quasi totalement acquise à ses idées. " Même dans les dictatures, l'Etat ne fixe pas la quotité des salaires" , poursuit-il.
Titillé sur la question des salaires, disons confortables, de certains dirigeants du Credit Suisse ou de Nestlé, il a expliqué sa vision des choses: "En dix ans, le management de Nestlé a dégagé 100 milliards de francs de valeur ajoutée. Il faut analyser les 50 millions annuels de la direction à cette aune-là." Nouveaux applaudissements de la salle.
Quant à la crise financière, le patron de Nestlé la distingue de l'économie réelle et explique son effet négatif sur celle-ci. Il se dit favorable à des règles sévères et impératives dans le secteur de la finance et met en garde contre des politiques irréalistes comme celle de Bill Clinton qui, en promettant une maison à chacun quel que soit son revenu, a induit la crise des subprime et ses suites catastrophiques. Pour terminer, Peter Brabeck a dit sa confiance en la Suisse qui a su accueillir l'étranger qu'il est et qui possède un fort potentiel grâce au goût pour le travail de sa population. PM










