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Un magistrat: "La justice des mineurs est malade de son idéologie"
Pourriez-vous dresser un portrait des mineurs que vous jugez ?
Ceux que nous voyons au tribunal viennent de tous les milieux sociaux, depuis le quart-monde jusqu’aux professions libérales. Les infractions courantes sont généralement commises par des jeunes issus de milieux populaires. Les mineurs d’origine nord-africaine représentent environ 60 % des jeunes que je juge, ceux venant d’Afrique subsaharienne 10 à 20 %. Le reste est composé de Caucasiens, comme on dit aux États-Unis. Quasiment pas de mineurs d’origine asiatique. Cela ne signifie pas que l’origine géographique est un facteur de délinquance : cette répartition n’est que le reflet de la population de Sarcelles et d’Argenteuil pour laquelle je suis compétent. Les délinquants les plus jeunes ont 14 ou 15 ans.
Quelles sont les infractions les plus fréquentes ?
Vols, violences, trafics de stupéfiants. Les vols de téléphone représentent environ 85 % des affaires que nous jugeons.
Des cambriolages ?
Assez peu. Presque toujours commis par des mineurs roumains.
Revoyez-vous souvent les mêmes délinquants ?
Les récidivistes sont peu nombreux mais très, très actifs. Ils cumulent trois ou quatre condamnations à des peines de prison avec sursis. Malheureusement, il est très rare que les sursis soient révoqués. J’ai voulu que cesse cet état de fait. Le sursis n’est pas un cadeau, c’est une chance à saisir. Mais tous les jeunes ne le comprennent pas… Il m’est arrivé d’envoyer en prison un mineur qui cumulait douze peines avec sursis ! Il s’est mis dans une rage folle. Il n’était pas habitué à cette fermeté. L’institution judiciaire et certains services éducatifs vivaient dans l’illusion qu’il allait s’amender naturellement. Mais les adolescents ont besoin qu’on leur fixe un cadre pour se sentir protégés. Pratiquer la “politique de la fée Clochette”, ce n’est pas leur rendre service.
Comment expliquez-vous que la justice ait fait sienne une philosophie permissive ?
La justice des mineurs est passée d’un extrême à l’autre : du “tout-répressif” avant 1945 au “tout-éducatif” après 1945. Il y a une pression idéologique, exercée par des magistrats et des éducateurs, qui présente le mineur délinquant comme une victime de la société. Pour moi qui ai grandi dans des HLM, il est ahurissant que ces professionnels soient à ce point coupés de la réalité. Un exemple : un mineur, déjà condamné trois fois pour des faits de violence, frappe un policier si violemment que ce dernier s’évanouit. On me propose de nommer un énième éducateur pour « entendre la souffrance de ce jeune ». Je m’y suis fermement opposé et je l’ai placé sous contrôle judiciaire, avec la menace d’une détention provisoire. Dès qu’un mineur fait usage de violence, la réponse pénale doit être rapide et ferme.
Pourquoi tant d’affaires sont-elles jugées si tard ?
Nous croulons sous des stocks d’environ trois ans. Les moyens manquent, et la procédure est lourde. La justice des mineurs diffère de celle des adultes. Quand un majeur commet un délit, le juge ne doit entendre que l’auteur, la victime et les deux avocats. Le juge des enfants, lui, doit entendre sept personnes : le mineur, ses parents, un éducateur et l’avocat, la victime et son avocat. Il faut à peu près deux fois plus de temps pour juger un mineur qu’un adulte.
Que préconisez-vous pour endiguer cette délinquance ?
L’urgence, c’est la rapidité ! Quand la justice répond rapidement, on ne revoit plus le mineur. Or, l’idéologie encore présente dans la justice des enfants consiste à “donner du temps au temps” : un an, deux ans, trois ans, en espérant que le mineur s’amendera tout seul. Il faut prendre le contre-pied de cette philosophie. Pour un adolescent, l’absence de réponse judiciaire est synonyme d’impunité. Je pense à un jeune qui avait agressé trois personnes âgées en trois ans. Aucune mesure judiciaire n’avait été prise à son encontre pendant ces trois années. Si on l’avait placé sous contrôle judiciaire dès la première agression, il n’en aurait pas commis deux autres. Cette impunité nourrit chez les jeunes délinquants un sentiment de puissance qui les pousse à récidiver. Il ne viendrait à l’esprit d’aucun parent de punir son enfant trois ans après qu’il a frappé sa soeur. Nous, c’est ce que nous faisons ! La justice des mineurs est schizophrénique, inadaptée et malade de son idéologie.
Comment accélérer la procédure ?
En faisant juger les multirécidivistes par des tribunaux correctionnels pour mineurs. Dans ce cadre, les mineurs comparaissent devant trois magistrats professionnels, sans attendre trois ou quatre ans. Mais c’est une réforme qui nécessite un débat législatif et du courage politique… Il faut aussi utiliser plus largement la procédure rapide de jugement pour ces mineurs récidivistes, mais cela se heurte souvent à l’idéologie de la fée Clochette. Le tribunal de Pontoise est l’un des rares tribunaux pour enfants à y recourir.
Beaucoup disent que la prison est l’école de la récidive. Et vous ?
La première école de la récidive, c’est la lenteur de la réponse judiciaire. Il ne s’agit pas d’envoyer tous les mineurs en prison, mais il ne faut pas non plus exclure la détention pour les récidivistes. Les envoyer faire des stages de rupture aux sports d’hiver ne sert à rien. Il est temps de sortir du “tout-éducatif”.
Mais le juge des enfants est aussi censé protéger les mineurs en danger.
Bien sûr, mais ce n’est pas non plus une assistante sociale. Si, dans une famille recomposée, le mineur n’aime pas son beau-père, ce n’est pas au juge de trouver une solution...Lire la suite...
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Entretien. Frédéric Carteron est juge des enfants au tribunal de grande instance de Pontoise. Il a aussi travaillé aux États-Unis. Il estime que le système français est “inadapté et schizophrénique”.



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Deux tiers des Français sont contre une annulation de l'expulsion de Leonarda, selon un sondage
Moins d'un Français sur deux (46%) se déclare choqué par l'interpellation de Leonarda Dibrani, collégienne du Doubs, en pleine sortie scolaire, puis expulsée avec sa famille le 9 octobre vers le Kosovo. Chez les sympathisants de gauche, ils sont 68% à se déclarer choqués par cette expulsion contre 24% pour les sympathisants de droite.
65% des Français sont opposés à une éventuelle annulation de cette expulsion et au retour de la famille en France. 55% des sympathisants de gauche sont favorables à l'annulation de l'expulsion contre 14 % des sympathisants de droite.
Valls très soutenu à droite
Enfin le ministre de l'Intérieur Manuel Valls est de nouveau largement soutenu, les trois quarts des Français (74%) "approuvant" sa position dans cette affaire. 57% des sympathisants de gauche disent approuver Manuel Valls contre 89% des sympathisants de droite.
Début octobre, selon un sondage CSA-BFMTV, les deux tiers des Français s'étaient déclarés "plus proches" du ministre de l'Intérieur, pour qui seule une minorité de Roms veut s'intégrer, que de sa collègue du Logement Cécile Duflot, qui avait désapprouvé ces propos.
(Sondage BVA réalisé les 17 et 18 octobre auprès d'un échantillon représentatif de 1.090 personnes âgées de 18 ans et plus, recrutées par téléphone et interrogés par internet)
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Pourquoi les Français sont "en colère" : le rapport secret des préfets
Pour Marine Le Pen, la famille de Leonarda "n'a évidemment rien à faire en France"
"La lutte contre l'immigration clandestine doit enfin être entreprise dans notre pays, après des années de moulinets inefficaces sous Nicolas Sarkozy puis Manuel Valls", plaide dans un communiqué Le Pen, qui se trouve en Suède jusqu'à samedi.
"Il faut mettre rapidement un point final à l'affaire Leonarda, qui n'a que trop duré et qui commence à exaspérer nos compatriotes", affirme-t-elle, en jugeant que "cette famille n'a évidemment rien à faire en France, et il n'est pas besoin d'un rapport bâclé et orienté de l'inspection générale de l'administration pour le savoir".
Leonarda, "un symbole de la coupure entre le pouvoir et le peuple"
Le rapport d'enquête sur les circonstances de l'interpellation de la collégienne a été remis samedi au gouvernement, qui s'exprimera au cours du week-end sur cette affaire.
"Quant à l'infime partie de la jeunesse française instrumentalisée par des associations immigrationnistes grassement subventionnées par les pouvoirs publics, sa place est au travail, sur les bancs du lycée, et non dans les rues", ajoute la dirigeante du FN en référence aux manifestations lycéennes de soutien à la jeune Rom kosovare.
"Cette affaire Leonarda est un symbole édifiant de la coupure désormais totale entre les préoccupations de la caste au pouvoir et celles du peuple français", estime-t-elle aussi, "à l'heure où notre pays doit faire face à tant de difficultés, au moment où il traverse une crise économique et sociale gravissime".
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Lancement de la campagne en faveur de l'initiative 1:12
Helvetia Nostra remontée contre le projet de loi
La moitié des Français considère que le FN est la meilleure opposition à Hollande
60% des Français considèrent que la présidente du Front national Le Pen « veut vraiment changer les choses » d’après un sondage Ifop effectué en septembre 2013, et il ne fait aucun doute que les Français veulent que les choses changent.
Bis répétita, en octobre, c’est un sondage CSA pour BFMTV diffusé mercredi 16 octobre, qui révèle que Marine Le Pen est, de tous les politiques, celle qui représente l’opposition à François Hollande (46% des répondants).
François Fillon (18%) et Jean François Copé (13%) arrivent loin derrière. Jean-Luc Mélenchon, président du parti à l’extrême de la gauche, et qui n’en rate jamais une pour vociférer ses insultes contre tout le monde et personne est cité par 13% des répondants. Lanternes rouges, François Bayrou et Jean-Louis Borloo: 5% des Français estiment qu’ils incarnent l’opposition.
Mieux encore, Marine Le Pen devance François Fillon parmi les sympathisants de droite (32% contre 31%)
Ainsi donc, il y aurait 46% de fascistes néo-nazis xénophobes racistes et islam-popophobes en France. La gauche aimerait tellement les mettre tous en prison. Mais comment nourrir 30 Millions de prisonniers ?
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.
Leonarda, un coup monté contre Manuel Valls
La France marche-t-elle sur la tête, ou la France des extrémistes anoblie par le PS mais qui n’a pas d’un pouce renoncé à la lutte et à la révolution, prend sa revanche contre un Manuel Valls qui ose faire son travail ?
1 million de Français dans les rue contre le mariage pour tous n’a pas fait lever le sourcil de François Hollande et de sa ministre Taubira, et 3 000 élèves indifférents au sort des futurs enfants qui seront élevés par des folles, 3 000 élèves manipulés par des syndicats en embuscade, auraient donc mis une pression insurmontable contre Manuel Valls ?
A d’autres.
Sur internet, 93% des Français approuvent l’expulsion de la famille kosovarde et s’opposent à son retour.
Et ce, avant d’apprendre que le père a trafiqué ses actes d’état civils, établi des faux, afin de tromper la loi français – en vain – et sans forcément avoir noté que la famille, informée de son expulsion, avait décidé d’envoyer la fille à l’école – alors que les valises des frères et sœurs étaient prêtes et qu’ils avaient quitté l’école – afin de tenter un ultime coup de poker. Qui semble fonctionner avec la complicité des médias qui inventent
Et comme par hasard, un autre jeune a été expulsé ?
Déserteur, recherché par la police et l’armée dans son pays, appréhendé par la police française pour vol – les organisations des Droits de l’homme prennent encore sa défense ?
Les antichambres du chaos qui se prépare sont en train de chauffer le pays à blanc.
Jusqu’à l’Assemblée nationale ou l’on réclame, pour s’auto-punir des drames de Lampedusa, d’ouvrir les frontières en grand. Autrement dit, de sponsoriser les organisations mafieuses de passeurs, mi esclavagistes, mi trafiquants de marchandises humaines. Comme s’ils allaient soudainement affréter des bateaux aux normes et rogner sur leurs marges.
Et ils veulent « sanctuariser » l’école ? Bonne affaire pour les dealers, ils n’ont plus qu’à s’installer à plein temps dans les cour de récréation.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.
On dirait qu’on serait en 1942…
Un pédophile condamné a pu recommencer pendant 9 ans
Le pédophile d’Anderlecht a recommencé 8 jours après avoir purgé 8 ans de prison.








