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François Hollande découvre la politique de son premier ministre en lisant Le Monde
Lundi 25 novembre, la France a emprunté sur les marchés 6,387 milliards d‘euros à des taux en très nette hausse par rapport à ceux pratiqués lors d’une opération similaire le 18 novembre dernier :
- 1,201 milliard à échéance 50 semaines, à un taux en hausse de +2,21%.
- 1,792 milliard à échéance 24 semaines, à un taux en hausse de +23,87%.
- 3,394 milliards à échéance 13 semaines, à un taux en hausse de +38,47%.
C’est la conséquence de l’abaissement de la note de la France, la deuxième depuis que le président Hollande est aux manettes (enfin, parait-il, voir ci-dessous).
Résultat, panique à Bercy et règlements de comptes à OK Coral.
• Pierre Moscovici est humilié par l’annonce de la réforme fiscale faite par le chef du gouvernement sans le consulter, et il n’entend pas se laisser « enterrer vivant » comme Batho (qui avait été démissionnée après avoir tenu tête à Ayrault et à Taubira), selon sa propre expression.
• Mais pour beaucoup, les jours de Moscovici à la cour du roi semblent comptés.
• De plus, Ayrault a décidé de virer l’actuel patron du Trésor, Ramon Fernandez, ce qui a estomaqué Bercy.
• Car Moscovici n’a évidemment pas la moindre compétence pour achever la réforme bancaire sans Fernandez.
• Alors Moscovici tape du poing et rappelle que c’est à lui de choisir le remplaçant de Fernandez, c’est « l’une de ses prérogatives ».
• D’autant que le poulain de Jean-Marc Ayrault veut déjà se faire la belle : Villeroy de Galhau, c’est le nom du successeur désigné par Ayrault – car c’est de la prérogative de Moscovici – refuse de venir. Il demande des garanties, le manant.
• Donc Hollande est furieux. Résultat : Moscovici est remis en selle.
Il faut dire que Jean Marc Ayrault a fait un bel enfant dans le dos à François Hollande…
Hollande découvre ce qui se passe au gouvernement en lisant le Monde
Le 20 novembre, explique Caroline Roux sur Europe 1, dans l’avion qui l’amène à Rome, François Hollande découvre ce qui se passe au gouvernement en lisant le Monde. Président normal, cela ne s’invente pas.
« Jean-Marc Ayrault reprend Bercy en main » titrait le journal. Dans l’avion, « l’ambiance est lourde » précise Caroline Roux. François Hollande se tourne alors vers Moscovici et lui demande: « tu étais au courant toi ? »
Moscovici, blême, fait non de la tête.
François Hollande lance alors : « Moi j’aurais bien aimé être informé. »
Et vous vous demandez pourquoi la France va mal ? Vous plaisantez n’est-ce pas ?
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.
Source : pierre.parrillo.over-blog.fr/
La Suisse est-elle en retard en matière de lutte contre la traite d'êtres humains? - 26.11.2013
Ce mardi matin, "Factuel" s'intéresse à une déclaration de Yannick Buttet, conseiller national PDC valaisan. Il s'exprimait dans le cadre d'un débat sur la prostitution en Suisse, plus spécifiquement sur l'exploitation dont sont victimes certains travailleurs du sexe. "Il faut constater qu’en Suisse on a du retard contre la traite des êtres humains en particulier à des fins d’exploitations sexuelles." Vrai ou faux?
Le Tessin aura son amnistie fiscale cantonale - 26.11.2013
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L’Afghanistan rétablit la lapidation (coût de la guerre pour la France : 3,5 milliards d’euros)
L’Afghanistan va introduire dans son code pénal la lapidation comme peine capitale pour les auteurs d’adultère, indique le président du syndicat des avocats indépendants afghans.

89 soldats français sont morts en Afghanistan afin de combattre le régime islamiste des talibans
« Nous travaillons sur un projet de code pénal de la charia prévoyant que la lapidation sera la sanction de l’adultère s’il est confirmé par quatre témoins oculaires », a dit Rohullah Qarizada, membre de la commission sur la loi coranique.
L’introduction de cette peine capitale laisse craindre que la promotion des droits de l’homme soutenue à grand renfort de milliards de dollars depuis douze ans ne soit en train de perdre du terrain. Une partie de la population afghane demeure favorable à des châtiments brutaux en matière de moeurs comme le montre le fait divers intervenu la semaine dernière dans la province de Baghlan au nord de Kaboul…
Rappel :
L’intervention française en Afghanistan a coûté 3,5 milliards d’euros en 12 ans
Selon un rapport de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, la présence militaire française en Afghanistan de 2001 à 2013 a coûté 3,5 milliards d’euros aux contribuables. Pour l’heure, celle au Mali a déjà nécessité plus de 100 millions.
La France fournira 230 millions d’euros d’aide à l’Afghanistan
Cette somme sera fournie entre 2012 et 2016, afin d’aider ce pays ravagé par la guerre à faire sa transition vers une « économie de paix », a annoncé dimanche le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
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Pincez-moi je rêve : chaque adjoint de Delanoë est payé (en catimini) 660 000€ par an
Dans un article (qui n’a pas été publié sur internet), Le Point révèle qu’à la faveur d’une fuite interne, Nathalie Kosiusko-Morizet a appris que chaque adjoint de Delanoë, cabinet compris, coute environ 660 000 euros par an (voiture, chauffeur, secrétaires, etc.).
Le magazine ajoute que « furieux que ces chiffres soient sortis, l’adjoint aux finances de la capitale, Bernard Gaudillière, a réunis ses collaborateurs puis, le 2 septembre, tous les chefs de service » et leur a remonté les bretelles : « nous sommes en guerre politique, il faut donc contrôler toutes les sorties de documents et identifier ceux qui ont divulgué ces chiffres. »
Ainsi donc, une fois encore, la gauche tellement exemplaire qu’elle en anoblirait presque le détournement – par elle – des finances publiques, est prise à gaspiller l’argent des contribuables.
Et elle n’est pas le moins du monde gênée par le montant de la gabegie – alors qu’elle demande à chaque français, les yeux pleins de larmes, de faire encore un effort pour relever la France – mais par le fait que ces gaspillages aient été révélés aux payeurs à qui il est de tradition de leur demander de payer et de la fermer.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.
Michel Onfray : “Notre Europe est chrétienne”
« Moi, je suis athée. Je peux d’autant plus facilement dire que notre Europe est chrétienne, qu’elle est ainsi construite. » Il a révoqué l’idée de débaptiser certaines fêtes au motif que la France serait un pays laïc : « le christianisme est un phénomène culturel sur lequel on peut s’entendre sans être pour autant catholique ».
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Le numéro de la semaine
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Media. Invité de l’émission 28 minutes sur Arte, le 13 novembre, le philosophe Michel Onfray — réputé surtout pour ses positions libertaires — a incité l’Europe à ne pas renier son héritage.
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VIDÉO. "La Marche": Charlie Hebdo dénonce la "violence" d'une chanson à son encontre
La chanson incriminée a été composée et est interprétée par une dizaine de rappeurs renommés, dont Akhenaton, Disiz, Kool Shen et Nekfeu. Dans le 7e couplet qu'il interprète, Nekfeu chante notamment:
"D't'façon y'a pas plus ringard que le raciste / Ces théoristes veulent faire taire l'islam / Quel est le vrai danger: le terrorisme ou le taylorisme? / Les miens se lèvent tôt, j'ai vu mes potos taffer / Je réclame un autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo".
Le rappeur Nekfeu est membre du collectif parisien "1995" (Polydor), très apprécié de la critique et pas coutumier des polémiques.
Un projet parallèle
La chanson ne fait partie de la BO du film "La Marche", mais a été réalisée avec l'accord et le soutien du producteur du long métrage Hugo Sélignac, a indiqué ce dernier lundi à l'AFP.
Diffusée sur internet depuis vendredi, la chanson controversée est présentée sur de nombreux sites comme "BO du film 'La Marche'". Mais la chanson est en fait un projet parallèle monté par le rappeur Kore et le producteur du film à l'occasion des 30 ans de la Marche antiraciste de 1983, qui est aussi le sujet du long métrage.
Selon le producteur du film, tous les droits de la chanson seront reversés à une association contre le racisme de Vénissieux (Rhône). "J'ai apporté mon soutien à cette chanson qui n'a jamais été prévue pour la BO du film. J'ai prêté des éléments sonores du film qui ont été intégrés à la chanson et j'ai donné mon accord pour que la typographie de la pochette et de l'affiche du film soit la même. Je n'avais pas à valider les paroles", a expliqué Hugo Sélignac. "Je suis pour la liberté d'expression de tous, celles des rappeurs comme celle de Charlie Hebdo", a-t-il ajouté.
Joint également par l'AFP, le producteur de la chanson a également défendu "la liberté d'expression" des rappeurs qui ont participé à la chanson. "Je comprends parfaitement que Charlie Hebdo s'offusque, mais ce n'est pas cette réaction que j'attends d'eux. Réagir comme ils le font, c'est jouer le jeu des extrêmes", a estimé Kore.
Lire aussi: » Marche des beurs: 30 ans plus tard, un déluge de commémorations pour la faire revivre
Les propos de "l'extrême droite musulmane"
"Charlie Hebdo découvre avec effarement la violence des paroles de la bande originale du film 'La Marche' à son encontre. Ainsi, la chanson 'Marche' (...) reprend les propos que tient habituellement l'extrême droite musulmane lorsqu'elle évoque notre journal", a de son côté estimé Charlie Hebdo dans un communiqué signé de "la rédaction".
"S'il leur manque un couplet, nous précisons aux auteurs de la chanson que le journal numérique Inspire, édité par Al-Qaïda, a condamné à mort Charb en mars dernier", ajoute le communiqué de Charlie Hebdo. "Nous avons l'habitude de ces appels à la haine, de nous faire traiter de 'chiens' d'infidèles."
"Nous sommes juste très surpris que le réalisateur (ndlr: Nabil ben Yadir) d'un film clairement antiraciste, qui rend hommage à un événement majeur dans l'histoire de la lutte pour l'égalité des droits, ait choisi de l'illustrer par une chanson en totale opposition avec son œuvre", conclut Charlie Hebdo.
Charlie Hebdo ne portera pas plainte
"Pas de plainte, ni de demande particulière. J'aimerais simplement que la production m'explique le rapport entre une marche antiraciste et fraternelle en 1983 et un chant religieux communautariste qui appelle à brûler un journal satirique antiraciste en 2013", a déclaré à l'AFP Charb, le directeur de Charlie Hebdo.
Dans une tribune au Monde datée du 20 novembre et intitulée "Non, Charlie Hebdo n’est pas raciste!" , Charb et le journaliste Fabrice Nicolino défendait leur journal contre lequel circule selon eux une "incroyable calomnie". "Nous avons presque honte de rappeler que l'antiracisme et la passion de l'égalité entre tous les humains sont et resteront le pacte fondateur de Charlie Hebdo", écrivaient-ils.
Avec Jamel Debbouze à l'affiche, le film La Marche, produit et distribué par EuropaCorp, s'inspire de l'histoire vraie d'une poignée d'enfants d'immigrés qui ont marché de Marseille à Paris en 1983 contre le racisme.
Pour rappel, le 2 novembre 2011, le siège de Charlie Hebdo avait été détruit par un incendie criminel, le jour où il publiait à la "une" une caricature de Mahomet. Par ailleurs,
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Le ministère de l’intérieur recrute un sous directeur de la planification et de la gestion de crise

L’Élysée et l’Intérieur recrutent (Canard Enchaîné du 20/11/13)
Merci à Poitiers 732
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Manifestations pro-européennes en Ukraine
Mick Jagger bientôt arrière-grand-père
Les deux esclavagistes de Londres étaient des militants d’extrême gauche

L’assassinat de masse, modèle de société idéale pour les maoïstes des années 70, qui se retrouvent maintenant dans les rangs des écologistes ou encore au sein de la sociale-démocratie ultra libérale
Selon le quotidien britannique The Telegraph, les deux suspects dans l’affaire d’esclavage à Londres ont appartenu à un collectif militant communiste prochinois dans les années 1970. Une information passée sous silence par la grosse presse française.
Le mari et la femme, originaires d’Inde et de Tanzanie, ont été arrêtés la semaine dernière suite à la dénonciation de trois femmes maintenues en esclavage pendant plus de 30 ans.
Il semblerait qu’ils les aient soumises à des sévices et à des violences psychologiques.
Le couple, tous deux âgés de 69 ans, est arrivé en Grande-Bretagne dans les années 1960. Ils ont milité dans un certain nombre de groupes politiques d’extrême gauche, selon les services de police et de sécurité britanniques, dont la mouvance maoïste très active dans les années 70.
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Finkielkraut : « C’est parce que j’ai déstabilisé l’édifice idéologique de la gauche avec mon livre que j’ai fait l’objet de tant de hargne »
Le dernier livre d’Alain Finkielkraut, « L’identité malheureuse », figure en tête des ventes depuis plusieurs semaines mais a déclenché une virulente controverse médiatique. Pour Atlantico, l’essayiste répond aux critiques de ses détracteurs.
Atlantico : Votre dernier livre L’identité malheureuse caracole en tête des ventes mais a suscité une vive controverse médiatique. Le Monde vous accuse « de jouer avec le feu », Marianne vous présente comme « un agité de l’identité » tandis que les Inrocks vous reprochent « de vomir votre époque à défaut de la comprendre ». Que vous ont inspiré et peut-être même appris les critiques violemment négatives mais aussi positives ayant suivi la sortie de votre livre ?
Alain Finkielkraut : Avant de m’apprendre quoi que ce soit, les critiques m’ont affecté. Elles étaient destinées à me faire mal et elles ont réussi. En 1793, j’aurais été traité de scélérat. En 2013, Aude Lancelin dans Marianne, Jean Birnbaum dans le Monde, François Reynaert et Éric Aeschimann dans le Nouvel observateur, ainsi que toute la rédaction des Inrockuptibles ont fait de moi un suppôt du fascisme renaissant. Ces procureurs n’ont jamais discuté ma pensée, ils ont voulu me démasquer, révéler mon vrai visage. Ils ont joué à ce jeu robespierriste remis au goût du jour par Alain Badiou : « De quoi machin est-il le nom ? » Et le nom est toujours le même. J’ai subi une variante de ce que Léo Stauss appelait il y a longtemps déjà la reductio ad hitlerum.
Si j’essaie de réfléchir plus globalement, je constate qu’en France aujourd’hui, les médiateurs qui sont chargés d’animer la vie intellectuelle font tout pour rendre celle-ci impossible. [...]
Lorsque l’article de Jean Birnbaum est paru dans le Monde, j’ai été bouleversé. Cet article se termine par la vision apocalyptique et vaudevillesque à la fois d’un triangle amoureux. Alain Finkielkraut, dit Jean Birnbaum est amoureux de Renaud Camus qui lui-même est tombé sous le charme de Marine Le Pen. J’ai lu sur le site du Monde, les réactions à cet article. Elles étaient nombreuses, et pour la plupart, hostiles à son auteur. Les lecteurs exprimaient leur stupéfaction et leur dégoût pour un procédé indigne du journal où il écrivait. Je vois bien comment mes détracteurs vont intégrer ces réactions et le succès de mon livre à leur système. Si L’identité malheureuse se vend bien, c’est la preuve que la France se recroqueville et que les esprits se lepénisent. Mais la réalité est inverse : ce sont les vigilants qui vivent dans une bulle et comme tout le monde le voit, comme tout le monde le sait, leur « no pasaran » ne passe plus.
Aux « bien-pensants », vous opposez la phrase de Péguy : « Il faut toujours dire ce que l’on voit. Surtout il faut toujours, ce qui est le plus difficile, voir ce que l’on voit ». Si votre livre a suscité des réactions aussi violentes, est-ce justement parce que certains journalistes refusent de voir le réel ? [...]
Il y a quelque jours des enfants à Angers ont accueilli Christiane Taubira, la garde des Sceaux, en agitant des bananes et en criant : « C’est pour qui les bananes, c’est pour la guenon ! ». Cet épisode a très légitimement fait scandale. Comment peut-on parler ainsi et quels sont les parents qui mettent des propos aussi infâmes dans la bouche de leurs enfants ?
Le racisme existe malgré le discrédit scientifique, politique et moral dont il est frappé. Mais très vite, cette indignation est devenue complaisante et même jubilatoire. [...]
Dans une tribune du Monde du 19 novembre, un historien de l’éducation Emmanuel Debono assénait premièrement que la parole raciste se libérait en France et deuxièmement que le racisme anti-blanc n’était qu’un mythe [...] Autrement dit, on couche l’actualité dans le lit des années noires et on coupe tout ce qui dépasse. Tout ce qui dépasse, c’est précisément l’antisémitisme des banlieues, l’injure « sale Français », les agressions dont sont victimes les professeurs, mais aussi les médecins, les pharmaciens, les infirmiers, les pompiers et enfin l’existence des hôpitaux sensibles à côté des collèges et des lycées sensibles. Tout cela est sans précédent et pour l’idéologie aujourd’hui en vigueur, il faut que le présent puisse être entièrement absorbé dans son précédent. Il faut que tout ce qui s’y passe puisse être ramené à la xénophobie, à ce que Bernard Henri Lévy appelait « l’idéologie française ». La mauvaise conscience du politiquement correct ne tolère aucun écart à son expiation perpétuelle. [...]
J’observe que Jean-Louis Bianco, président de l’observatoire de la laïcité, nous explique que la France n’a pas de problème avec la laïcité et ce faisant balaie d’un revers de main tous les travaux du Haut conseil à l’intégration, lequel a été mis en sommeil. J’ai lu aussi avec l’attention qu’il mérite le rapport de Thierry Tuot remis au Premier ministre et intitulé : « Pour une société inclusive ». Le concept d’intégration a supplanté celui d’assimilation et voici maintenant qu’un conseiller d’Etat répudie l’intégration au bénéfice de l’inclusion. La France doit cesser, dit-il, de se replier sur ce qu’il appelle « la célébration du village d’autrefois » pour ne regarder que l’autre et l’avenir.
On préconise donc dans les hautes sphères l’effacement du passé national et l’on invite l’autre à cultiver son identité et à être ce qu’il est sans aucune limite, sans aucun obstacle. [...]
Face aux revendications identitaires de certains enfants de l’immigration et à la montée d’un islam prosélyte, faut-il nécessairement opposer d’autres passions identitaires ? Ne craignez-vous pas que l’on ressorte de la lecture de votre livre avec l’idée que deux populations s’affrontent : d’un côté les autochtones blancs porteurs de la culture française et de l’autre une population immigrée qui tenterait d’imposer ses valeurs ?
L’Europe est sortie du XXe siècle avec l’idée que pour entrer dans l’ère de la paix définitive, il lui fallait combattre ses propres démons. Elle l’a fait jusqu’au sacrifice même de son identité : il y va aujourd’hui de l’identité européenne comme de l’identité française. Elles sont combattues de l’intérieur, frappées d’opprobre, sans cesse remises en cause au profit d’une société multiculturelle régie par l’économie et par le droit. Ni l’identité française, ni la civilisation européenne ne méritent cet excès d’indignité. Et surtout, ce n’est pas parce qu’on n’a plus de démons qu’on n’a plus d’ennemis. L’Europe ne fait la guerre à personne, mais les djihadistes ont déclaré la guerre à l’Europe.
Je ne dis pas que cette guerre est transportée sur le territoire européen. Loin de là. Il n’en reste pas moins que nombre de musulmans aujourd’hui disent « les Français » pour désigner les autres Français. [...]
Dans une interview au Point, Elisabeth Badinter avec qui vous partagez beaucoup de combats déclare : « La France doit rester fille des Lumières. Contrairement à Alain Finkielkraut, je continue à me réclamer de la gauche, en tout cas de celle qui défend mes valeurs. Car il y a une gauche républicaine, même si elle ne cesse de rétrécir. » Vous définissez-vous toujours comme un républicain intransigeant ou votre démarche est-elle davantage « identitaire » ? Croyez-vous toujours en l’esprit des Lumières ?
J’aimerais pouvoir me réclamer de cette gauche républicaine, mais ce que je constate c’est que la gauche ne sait plus défendre la République et laisse Elisabeth Badinter seule dans ses combats. [...] La gauche officielle, la gauche majoritaire ne se réclame de la République que pour dire que Marine Le Pen n’en fait pas partie. Mais une fois qu’elle a opéré ce bannissement, elle retourne à la dénonciation du caractère rétrograde, répressif et islamophobe des lois républicaines. C’est mon républicanisme qui m’éloigne, non de de la gauche en soi, mais de la gauche telle qu’elle est. [...]
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Des milliers d'Ukrainiens à Kiev manifestent pour l'Europe
La burqa devant la Cour européenne des Droits de l’Homme
Source: Pour la première fois, une affaire va être plaidée devant la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) sur la question du voile intégral dans l’espace public. Une jeune française musulmane assigne la France pour la loi sur la burqa entrée en vigueur le 11 avril 2011. L’audience aura lieu le 27 novembre devant la Grande Chambre de la Cour composée de 17 juges.
Votée en octobre 2010 et appliquée six mois plus tard, la loi française interdit de dissimuler son visage dans l’espace public. Trois précédentes requêtes sur cette loi avaient été déclarées irrecevables mais cette fois-ci ce n’est pas le cas : pour la première fois un pays est attaqué devant la Cour de Strasbourg pour cette question.
Selon la plaignante, la France a violé six articles de la Convention européenne des Droits de l’Homme (les articles 3, 8, 9, 10, 11 et 14). Elle affirme que la loi crée un risque de sanctions, de harcèlement et de
discrimination. C’est un non-respect de la vie privée et familiale.
Une violation du droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Une violation du droit à la liberté d’expression, et du droit à la liberté de réunion et d’association.
C’est enfin une discrimination fondée sur le sexe, la religion et l’origine ethnique. Ces arguments seront soulevés par son défenseur, un avocat britannique de Birmingham.
Le gouvernement français répond que la requête a été déposée à la Cour le jour-même de l’entrée en vigueur de la loi, et souligne que la jeune femme n’avait été à ce moment-là ni contrôlée ni sanctionnée par une amende. Dans cette procédure très juridique, la France va discuter de la notion de victime mais d’abord contester la recevabilité de la demande. La Belgique qui avait adopté une loi semblable se joint à la France dans cette affaire.
« Journée internationale des toilettes » et idéologie calendaire
Que ceux qui crient à la farce se rendent sur le site de l’ONU, rubrique "Journées internationales". Ils y découvriront un monde fascinant.
Un article de Boulevard Voltaire.
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Syrie: les rebelles s'emparent du plus grand champ pétrolier du pays
La Birmanie refuse la nationalité à ses 800 000 musulmans: « ils ne respectent pas nos lois »
Hier, nous évoquions la situation de l’Angola, majoritairement chrétienne, et qui interdit l’islam et détruit les mosquées.
La Birmanie se joint à la lutte contre l’invasion par l’islam.
Le gouvernement de Birmanie vient de rejeter la demande urgente du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies, formulée le 19 novembre dernier, d’accorder la citoyenneté aux 800 000 musulmans Rohingya, qu’il considère comme des émigrants illégaux du Bangladesh, et les appelle « bengalis ».
Le gouvernement avait déjà refusé à l’OCI (la tentaculaire Organisation de la coopération islamique qui dicte de nombreuses décisions pro-islam à l’UE et à l’ONU) la permission d’installer une antenne et des bureaux dans le pays.
A la base de ce refus catégorique, on trouve non seulement le président Thein Sein, mais également l’opposition, en la personne du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi.
Entre autres motifs, les autorités accusent les musulmans de ne pas être en mesure de prouver leurs prétentions sur des racines (ils affirment vivre en Birmanie depuis des siècles) et un droit d’héritage sur le pays (tiens tiens…).
De plus, a déclaré hier Ye Htut, un des portes-parole de la présidence birmane sur sa page facebook, il n’est pas question d’accorder « la citoyenneté à ceux qui ne sont pas en accord avec la loi, quelles que soient les pressions». Car en Birmanie les musulmans réclament la tolérance pour leurs différences culturelles et une adaptation des lois pour se conformer à la sharia.
Invitée de l’émission « Today » de la BBC, la prix Nobel de la paix a déclaré, concernant le rejet des musulmans par les bouddhistes birmans (240 000 musulmans ont fui leurs villages cette année) : “C’est ce que le monde doit comprendre : la peur n’est pas uniquement du coté des Musulmans, elle est également du coté des Bouddhistes”… “Oui, les Musulmans ont été visés, mais les Bouddhistes ont également été victimes de violences. »
Suu Kyi : “Vous accepterez, je pense, l’idée qu’il existe une puissance musulmane, une formidable puissance musulmane mondiale, très forte. C’est ce qui est ressenti dans de nombreuses parties du monde, et également dans notre pays.”
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.












