Enfin un pays d’Europe occidentale qui ose encore dire non à la soumission. Vendredi 17 octobre, le Parlement portugais a adopté en première lecture l’interdiction du voile intégral dans les lieux publics. Une décision de simple cohérence républicaine, portée par le parti Chega, qualifié d’« extrême droite » par les mêmes qui trouvent toujours des excuses au communautarisme.
Mais le plus révélateur n’est pas ce vote historique : c’est la réaction pavlovienne de la gauche. Du Parti socialiste aux communistes, tous ont voté contre, unis dans une même ferveur idéologique. On reconnaît là la gauche moderne : prompte à dénoncer le moindre micro-signe d’« oppression » quand il s’agit du patriarcat européen, mais muette devant la soumission réelle des femmes sous le voile.
Un geste de civilisation
Le texte du parti Chega n’interdit pas une religion, il protège une culture. Celle d’un pays européen, enraciné, qui ne veut pas voir disparaître ses visages derrière un tissu importé d’Arabie saoudite ou d’Afghanistan. Le voile intégral n’est pas une simple “tradition vestimentaire” : c’est un symbole politique et théocratique, celui d’un refus de s’intégrer, d’un rejet du monde occidental.
Le Portugal, en adoptant cette mesure, ne fait que suivre la France, la Belgique, les Pays-Bas, l’Autriche et le Danemark. Mais à Lisbonne, le courage politique est d’autant plus remarquable que la pression migratoire explose : 1,5 million d’étrangers résident désormais dans le pays, deux fois plus qu’en 2021.
La gauche au garde-à-vous devant le communautarisme
Pendant que la droite tente de préserver l’unité nationale, la gauche, elle, se drape dans la vertu du “vivre-ensemble”— ce concept creux qui, dans la réalité, signifie la capitulation. Le Parti socialiste portugais, incapable de gérer la crise migratoire, préfère donner des leçons de tolérance. Quant aux communistes, fidèles à eux-mêmes, ils continuent de défendre tout ce qui affaiblit la civilisation occidentale.
On aurait aimé les voir aussi déterminés à défendre les libertés des femmes iraniennes ou afghanes, qui risquent leur vie pour retirer ce voile que la gauche européenne érige désormais en “droit fondamental”.
Un signal fort envoyé à l’Europe
Ce vote portugais est une première fissure dans le mur du conformisme bruxellois. Il prouve qu’un peuple peut encore se dresser, calmement mais fermement, pour affirmer ses valeurs. Que l’Europe du Sud, si souvent accusée de laxisme, peut montrer la voie du courage politique.
Et si le Portugal, petit pays à la grande histoire, venait de rappeler à tout le continent que la liberté, c’est aussi le droit de montrer son visage ?
Une succession d'auteurs et d'intellectuels renommés, autrefois réfractaires à la religion, se tournent vers le christianisme ou y reviennent.
Il y a une génération, les nouveaux athées faisaient fureur. Sam Harris dans La Fin de la Foi : Religion, Terreur et l’avenir de la raison (éd. Calmann-Lévy, 2005) et Christopher Hitchens dans divers essais ont établi un lien direct entre les croyances religieuses et les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Le best-seller international de Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu (2006 en anglais), affirmait sans détour que la religion était responsable de la plupart, sinon de la totalité, des maux causés par l'homme dans le monde. (Le livre était basé sur son documentaire de la même année, The Root of All Evil ?) Breaking the Spell (2006) de Daniel Dennett prétendait expliquer la religion en termes de biologie évolutive. Dieu n’est pas grand(2007 en anglais) de Hitchens faisait la même affirmation, avec son sous-titre peu subtil : comment la religion empoisonne tout.
Depuis, les nouveaux athées ont pratiquement disparu. Hitchens est décédé d'un cancer de l'œsophage en 2011. Les autres intellectuels incroyants ont continué à écrire et à publier, mais leurs déclarations semblaient faire moins de bruit.
Je situe le tournant au printemps 2009, lorsque A.N. Wilson a déclaré qu'il était revenu au christianisme. Le journaliste et biographe britannique était alors depuis deux décennies une épine dans le pied du christianisme anglophone. En 1990, il avait publié une biographie de C.S. Lewis qui se moquait pratiquement de la foi de Lewis. « Against Religion » (littéralement Contre la religion) est paru l'année suivante. Parmi ses ouvrages suivants, on peut citer « Jesus: A Life » (Jésus : une vie) (1992) et « Paul: The Mind of the Apostle » (Paul : l'esprit de l'apôtre) (1997). Le ton de M. Wilson était si impérieux et son attitude envers le christianisme si arrogante qu'une blague circulait selon laquelle son prochain livre s'intitulerait Dieu : une autobiographie. Et pourtant, le voilà qui écrivait dans le magazine de gauche New Statesman, se déclarant chrétien reconverti.
La chute de l'athéisme après ce pic de popularité momentané était en quelque sorte inexorable : après l'annonce qu'il n'y a pas de Dieu, pas d'au-delà et aucune autorité au-delà du présent, que reste-t-il à dire ?
Pendant ce temps, une succession d'auteurs et d'intellectuels célèbres, autrefois indifférents à la religion, sont soit revenus au christianisme, comme Wilson, soit l'ont embrassé à nouveau. En 2016, le classiciste et historien britannique Tom Holland, qui écrivait alors un livre sur la façon dont l'Occident était devenu irrévocablement chrétien dans ses habitudes et sa vision du monde – le livre, publié en 2019, s'intitulerait Les chrétiens: comment ils ont changé le monde (éd. Saint-Simon) –, a annoncé qu'il s'était trompé sur le christianisme. Selon lui, cette religion est la raison pour laquelle « la plupart d'entre nous qui vivons dans des sociétés post-chrétiennes continuons à considérer comme acquis qu'il est plus noble de souffrir que d'infliger des souffrances. C'est pourquoi nous partons généralement du principe que toutes les vies humaines ont la même valeur ». M. Holland a depuis déclaré qu'il assistait à des offices chrétiens.
Ayaan Hirsi Ali, après avoir rejeté l'islam de sa jeunesse et proclamé son incroyance en Dieu – elle a publié Insoumise en 2006 (2007 en français) –, a été pendant un certain temps considérée comme la nouvelle athée. Elle a annoncé sa conversion au christianisme en 2023. Peu après, son mari, l'historien britannique Niall Ferguson, a déclaré avoir fait de même.
Des phénomènes culturels similaires se sont succédé à un rythme soutenu. Jordan Peterson, psychologue et intellectuel canadien, s'exprime comme s'il était sur le point d'embrasser la foi chrétienne ; voir son dernier livre, Nous qui luttons avec Dieu : Considérations sur le divin. En 2024, M. Dawkins lui-même, sans pour autant professer de croyance religieuse, a déploré l'influence croissante de l'islam dans la vie britannique et s'est déclaré « chrétien culturel ». Paul Kingsnorth, journaliste britannique, romancier et parfois écologiste radical, s'est récemment converti au christianisme orthodoxe.
Il est difficile de savoir ce que tout cela signifie, si ce n'est que l'athéisme est trop ennuyeux pour retenir l'attention des personnes cultivées pendant plus de quelques années. Je suis conforté dans cette opinion par la publication de « Taking Religion Seriously » (littéralement Prendre la religion au sérieux) de Charles Murray. Avec ce petit ouvrage, M. Murray, chercheur à l'American Enterprise Institute, rejoint la liste des intellectuels anciennement agnostiques ou athées.
Il est l'auteur de deux des ouvrages les plus prémonitoires sur la politique et la société américaines publiés au cours des cinquante dernières années, « Losing Ground » (1984) et « Coming Apart » (2012). Le premier montrait que l'État providence américain ne contribuait guère à réduire la pauvreté, mais plutôt à la perpétuer. Le second documentait la situation paradoxale dans laquelle les pauvres américains vivent selon les valeurs contre-culturelles (hédonistes, antifamiliales) que leur enseignent les élites, tandis que ces dernières adhèrent aux conceptions traditionnelles du travail et du mariage.
M. Murray, 82 ans, est également l'auteur de La courbe de Bell : intelligence et classe dominante aux États-Unis (1994, 1996 en français), coécrit avec Richard Herrnstein, et de « Human Accomplishment » (2003). Le premier de ces ouvrages, qui décrivait et déplorait la montée d'une « élite cognitive » dans la vie américaine, a suscité une controverse massive et largement mal informée en raison d'un chapitre sur la race et le QI (écrit par Herrnstein, décédé avant la publication). Ces deux livres sont des ouvrages universitaires impressionnants qui combinent un raisonnement analytique froid et un souci ardent du développement humain.
Mais il est juste de dire que ni l'un ni l'autre ne conduirait quiconque à confondre M. Murray avec un croyant religieux. Il a tendance à accepter les prémisses de la psychologie évolutionniste autrement que ne le font généralement les personnes religieuses. Son livre « Human Diversity » (2020), bien qu'il critique à juste titre l'habitude libérale de blâmer le racisme et le sexisme pour toutes les formes d'inégalité, confère une plus grande importance aux traits génétiques qu'une personne profondément religieuse ne le ferait normalement.
Le titre plutôt aride de son dernier ouvrage m'avait laissé penser qu'il s'agirait d'une défense austère de la religion en général. Je me trompais. Ce livre est un récit très personnel et très accessible d'un changement profond dans la vision du monde de l'auteur : un changement qui s'est opéré progressivement au fil des décennies, mais qui s'est récemment transformé en une sorte de foi chrétienne hésitante et sans artifice.
Quoi qu'on puisse dire d'autre à propos de M. Murray, on ne peut l'accuser de malhonnêteté ou de lâcheté. Il a tendance à dire ce que beaucoup d'autres écrivains et universitaires savent, mais ne peuvent pas dire ou ne peuvent pas dire clairement et sans mille réserves. Il a souvent été catalogué comme idéologue dans les organes libéraux, mais c'est tout à fait faux : en lisant les ouvrages de M. Murray – cela est particulièrement vrai dans « Losing Ground » et « Coming Apart » –, on a souvent l'impression que l'auteur préférerait tirer des conclusions différentes, mais qu'il ne peut pas le faire au vu des preuves.
« Taking Religion Seriously » est, en ce sens, typique de son auteur. M. Murray ne cherchait pas à adhérer à une croyance religieuse. Son épouse, qu'il vénère manifestement, est une quaker qui ne se soucie guère des questions factuelles qui le préoccupent dans ce livre. La principale d'entre elles est la suivante : Jésus de Nazareth a-t-il vaincu la mort ou non ?
La conversion de M. Murray, si c'est bien de cela qu'il s'agit, a commencé au début des années 2000, lorsqu'il a lu quelques récits théoriques sur les origines de l'univers, parmi lesquels « Just Six Numbers » (1999) de Martin Rees. Les conditions nécessaires au soi-disant big bang étaient si improbables que, selon M. Murray, tout ce processus, quel que soit le moment où il s'est produit, ressemblait beaucoup à ce que les chrétiens appellent la création. « Je n'arrive pas à croire que je pense cela », se souvient-il avoir réfléchi, « mais c'est la seule explication plausible » — ce « ce » faisant référence à l'origine divine de toute chose.
D'autres livres ont troublé sa conscience. Un ami chrétien, à qui M. Murray avait demandé comment il était venu à la foi, a cité Les Fondements du christianisme de C.S. Lewis. L'argument de Lewis selon lequel Jésus n'aurait pas pu être un « grand maître moral » s'il n'était pas le Fils de Dieu, comme il le prétendait, a retenu l'attention de M. Murray. La réponse habituelle — que les Évangiles ne rapportent pas ce que Jésus a dit et fait, et que la croyance en sa divinité est une invention beaucoup plus tardive — a conduit M. Murray à lire toute une série d'ouvrages sur les origines des quatre Évangiles. (Dans une série de vignettes, « Taking Religion Seriously » (litt. Prendre la religion au sérieux) énumère tous les livres que l'auteur a lus au cours de son parcours de l'agnosticisme à la croyance.)
L'un de ces livres sur la formation des Évangiles est peut-être le plus important de tous : « Jésus et les témoins oculaires » (2006, non traduit en français) de Richard Bauckham, un ouvrage densément documenté et impartial qui soutient que les Évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) sont plus ou moins ce qu'ils prétendent être : des récits de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus, compilés à partir des témoignages de témoins oculaires. M. Murray a également lu d'éminents comptes rendus critiques des Évangiles, notamment les livres de Bart Ehrman, qui rejettent toutes les affirmations surnaturelles, et n'a pas été très impressionné.
Ces derniers ouvrages, conclut M. Murray, croulent sous le poids des questions sans réponse. Parmi ces questions : si l'idée de la divinité de Jésus est une invention tardive, comme le supposent tous les spécialistes critiques de la Bible, comment se fait-il qu'aucun livre du Nouveau Testament ne fasse allusion à l'événement le plus cataclysmique du judaïsme antique, la destruction du Second Temple en 70 après J.-C. ? Jésus prédit sa destruction dans les Évangiles, ce qui a été interprété comme une insertion ultérieure visant à le faire passer pour un prophète, mais devons-nous croire qu'aucune mention de la destruction effective du temple n'aurait alors jamais été inséré dans aucun livre du Nouveau Testament [si la rédaction de celui-ci est tardive]?
Et pourquoi les Actes des Apôtres se terminent-ils en laissant le lecteur sur sa faim quant au sort des deux personnages les plus importants, alors que nous savons qu'ils sont morts en martyrs ? « Si les gens ont continué à étoffer et à modifier les livres du Nouveau Testament comme le prétendent les révisionnistes, se demande M. Murray, pourquoi personne n'aurait-il ajouté quelques lignes à la fin des Actes pour mentionner la mort de Paul et de Pierre ? » La réponse la plus plausible, bien sûr, est que le récit de Luc a été achevé avant leur mort et que personne, au cours des décennies suivantes, n'a osé le modifier. Et le plus déroutant de tout : pourquoi les disciples de Jésus sont-ils morts en affirmant qu'il était ressuscité des morts alors qu'ils n'avaient ni espéré ni prévu une telle chose au départ, s'ils savaient que cela ne s'était jamais produit ?
Lire Charles Murray sur l'historicité des Évangiles ne figurait pas, inutile de le dire, en tête de ma liste d'attentes pour 2025. Et pourtant, c'est le cas.
En fin de compte, M. Murray aborde toute cette question moins en tant que croyant qu'en tant que spécialiste des sciences sociales, évaluant les probabilités et nuançant ses conclusions. Concernant l'étrange certitude des apôtres que Jésus était ressuscité, M. Murray écrit qu'il est seulement sûr que « quelque chose de transformateur est arrivé aux apôtres et aux autres disciples de Jésus peu après la crucifixion, et que cette chose a permis aux apôtres de convaincre très rapidement de nombreuses personnes » (c'est lui qui souligne). Il écrit qu'il a « récemment acquis la conviction que l'au-delà est une possibilité réaliste » – une formulation qu'un croyant ordinaire n'utiliserait pas – et observe qu'il « n'a peut-être pas le don de la foi ».
Peut-être pas, mais il est assez clair que quelque chose lui est arrivé.
Source : Wall Street Journal
Taking religion seriously Par Charles Murray Publié par Encounter, 200 pages, 29,99 $ US
Présentation de l'éditeur
« Des millions sont comme moi quand il s'agit de religion : des gens bien éduqués et prospères pour qui la religion n'a pas été pertinente », écrit Charles Murray. « Pour eux, je pense que j'ai une histoire qui vaut la peine d'être racontée. » Prendre la religion au sérieux est le récit autobiographique de Murray d'une évolution de plusieurs décennies dans sa position vers l'idée de Dieu en général et du christianisme en particulier. Il soutient que la religion est quelque chose qui peut être abordé comme un exercice intellectuel. Son récit passe de la physique improbable du Big Bang à des découvertes récentes sur la nature de la conscience ; de la psychologie évolutionniste aux hypothèses sur une loi morale universelle. Son exploration du christianisme plonge dans la paternité des Évangiles, la fiabilité des textes qui survivent et l'érudition entourant l'histoire de la résurrection. Murray, l'auteur de Coming Apart et coauteur de Courbe de Bell, n'écrit pas en tant qu'expert. « Si vous prenez la religion au sérieux pour la première fois, vous êtes confronté au même problème que moi : nous sommes obligés de décider ce que nous faisons d'une grande variété de sujets que nous n'avons pas la possibilité de maîtriser ». Il offre son exemple personnel du fonctionnement du processus. « Peut-être que Dieu a besoin d'un moyen d'atteindre des agnostiques suréduqués et c'est ce dans quoi je suis tombé », écrit-il. « C'est un processus plus aride que la révélation divine, mais il a été gratifiant. Et si vous êtes comme moi, c'est le seul jeu en ville. »
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Un simple contrôle routier et des policiers qui déroulent un fil inattendu jusqu’à une fabrique de faux papiers : un Tunisien de 22 ans, en situation irrégulière,a été condamné à 2 ans de prison et à une ITF de 5 ans vendredi à Grasse (Alpes-Maritimes).Une jeune femme de 27 ans qui lui avait acheté des faux papiers, poursuivie également pour une série de petits délits, a été condamnée à 18 mois de prison. Tous deux sont maintenus en détention et interdits du territoire français pour cinq ans à l’issue de leur peine.
Le 7 septembre à Vallauris, près d’Antibes, des policiers de la BAC arrêtent une voiture. […] Les recherches montrent qu’il est en situation irrégulière et qu’il n’a pas le permis de conduire. Il a même déjà été condamné en 2024 à une amende pour conduite sans permis ni assurance, sous stupéfiants. Lors d’une perquisition à l’appartement dont il est locataire, les policiers sont accueillis par deux hommes récemment arrivés de Tunisie, qui expliquent être logés là depuis quelques jours.
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Le Parlement portugais a adopté vendredi 17 octobre en première lecture un texte soumis au vote par l’extrême droite afin d’interdire “l’occultation du visage dans des lieux publics”, ciblant dans la pratique le port du voile intégral, burqa ou niqab. L’ensemble de la gauche, du Parti socialiste aux communistes, a voté contre le texte.
La proposition de loi du parti Chega, devenu la deuxième force politique du pays ibérique lors des élections législatives de mai dernier, a été approuvée avec les voix de ses 60 députés, ainsi que par celles de la coalition gouvernementale de droite modérée et celles d’une formation libérale. Le parti du Premier ministre Luis Montenegro a toutefois prévenu que “le texte présenté peut et doit être perfectionné“.
L’imam Abu Sayed, à la tête du Centre islamique du Bangladesh, a réagi en affirmant auprès de l’agence Lusa que le voile intégral n’était pas “la norme” parmi les musulmans vivant au Portugal mais que c’était “une tradition pratiquée par certains“.
Selon un rapport publié jeudi par l’Agence les migrations, l’intégration et l’asile (Aima), le Portugal comptait 1,5 million de résidents étrangers en 2024, soit deux fois plus qu’en 2021.
Comme le rapporte le journal L’Equipe : scène surréaliste à Nice, ce samedi soir, lors de la victoire du Gym face à Lyon (3-2). À la 87ᵉ minute, l’arbitre Jérôme Brisard a stoppé le jeu à cause d’un chant des supporters niçois visant… Daech : « *Daech, Daech, on t’*cule ». Ces mots, répétés depuis des années par les ultras du Gym en hommage aux victimes du 14 juillet 2016 (86 morts sur la Promenade des Anglais), ont été considérés par l’arbitre comme « injurieux ». Le speaker, embarrassé, a dû prendre la parole pour rappeler au public d’éviter ce type de chants, sur ordre du délégué de la LFP.
Sur le terrain, la consternation a dominé. L’entraîneur niçois Franck Haise a applaudi le public, visiblement sidéré par la méprise, tandis que le président Fabrice Bocquet est allé s’expliquer directement avec l’arbitre, lequel aurait présenté ses excuses pour « ne pas avoir eu connaissance du contexte ». L’incident, d’abord perçu comme un rappel à l’ordre pour propos homophobes, a finalement mis en lumière un profond décalage entre la ferveur d’une ville meurtrie et la froide application d’un règlement jugé absurde par les supporters.
A la 86ème minute du match Nice-OL, les niçois chantent "Daesh, Daesh, on t'encule", "Daesh, Daesh, on t'encule" en hommage aux 86 victimes de l'attentat islamiste du 14 juillet 2016. C'est lunaire, l'arbitre suspend le match et demande au speaker (dépité) d'arrêter ces chants… pic.twitter.com/wBWHt9cleG
— fred le gaulois Uniondesdroites (@FredGaulois) October 18, 2025
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De nombreux pays de l’UE affirment que le fait de ne pas pouvoir actuellement expulser les Afghans, même ceux condamnés pour des crimes, en raison de l’absence d’un accord de retour formel avec l’Afghanistan depuis la prise de pouvoir des talibans en 2021, constitue une menace pour la sécurité des pays de l’UE et “sape la confiance du public dans la politique d’asile“.
L’initiative, dirigée par la ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, est soutenue par 19 autres pays de l’UE : l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la République tchèque, l’Estonie, la Finlande, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Irlande, l’Italie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, la Slovaquie et la Suède. […]
Le projet de loi, initié par le parti anti-immigration Chega, deuxième formation politique du pays, a été approuvé ce vendredi 17 octobre par le Parlement portugais comme le relate France 24. Le texte interdit « l’occultation du visage dans des lieux publics », visant particulièrement le port du voile, du niqab ou de la burqa, de plus en plus visible au Portugal.
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Pour faire passer ce texte, Chega a obtenu le soutien de la coalition de droite au pouvoir, un alignement politique peu fréquent. Le Premier ministre, Luís Montenegro, a toutefois souligné que « le texte présenté peut et doit être perfectionné ». En revanche, toute la gauche, des communistes au Parti socialiste, s’est opposée au projet.
Une immigration en hausse
Le Portugal connaît une hausse marquée de l’immigration. D’après un rapport publié jeudi dernier par l’Agence des migrations portugaises, le pays comptait en 2024 près de 1,5 million de résidents étrangers, soit le double par rapport à 2021, sur une population totale d’environ 10 millions d’habitants.
D’après un rapport publié jeudi par l’Agence pour les migrations, l’intégration et l’asile (Aima), le Portugal comptait 1,5 million de résidents étrangers en 2024, soit le double par rapport à 2021. Après les Brésiliens, au nombre de 484 000, les ressortissants indiens représentent désormais la deuxième nationalité la plus nombreuse parmi les étrangers.
« La France a connu sa dernière situation de « guerre civile » dans son histoire en 1871, lors de la commune de Paris, introduit Jean-Louis Sanchet. Ce fut une situation mêlant un chaos politique à une fronde sociale. » Pour autant, « des épiphénomènes insurrectionnels ont toujours été maîtrisés, notamment lors de Mai 68 ou des Gilets jaunes en 2018-19 ». L’ancien commandant de la CRS n°8 alerte sur un climat de « violence de plus en plus grandissant à travers le pays ».
Pour ce consultant en sécurité privée et spécialiste de gestion de crises, une question se pose : quels scénarios sécuritaires à haut risque menacent la France à l’horizon 2030 ? « Les facteurs à l’origine d’une guerre civile sont multiples. Mais tous ont en commun une violence et un sentiment de rejet de la part de la population des lois de la République », commente Jean-Louis Sanchet.
La menace du « choc communautaire »
L’ancien officier de police pointe cinq critères pouvant provoquer et être les éléments déclencheurs d’un basculement vers la guerre civile : ethniques, religieux, communautaires, politiques, sociaux et territoriaux.
Le « facteur ethnique » est lié à « des tensions dans les quartiers entre des groupes d’individus qui ne partagent pas la même origine », souffle-t-il. Des affrontements peuvent débuter pour de simples « revendications de pays, de sentiment d’appartenance à un autre peuple ».
Le commandant Sanchet appuie son argumentaire en citant l’exemple des émeutes à Dijon en 2020 : « Cet affrontement est lié à des revendications territoriales dans des zones de non-droit entre des groupes de jeunes avec des origines tchétchènes et maghrébines. Le narcotrafic peut aussi être à l’origine ou associé au déclenchement de ces hostilités. Les forces de l’ordre ont rencontré beaucoup de difficultés à désamorcer cette situation, dans laquelle ces « étrangers » ne revendiquaient plus leur appartenance à la nationalité française mais à leur confession religieuse ». En l’occurrence, c’est une réunion organisée entre les imams issus des deux communautés et leur accord qui a permis de mettre un terme à ces violences.
Le « choc communautaire » est l’un de ses aspects à ne pas sous-estimer. « C’est l’une des conséquences du facteur ethnique, poursuit Jean-Louis Sanchet. Ce sont des populations qui mettent leur culture en avant, pour se replier sur eux-mêmes. » Comprendre : des affrontements liés « à une certaine haine vis-à-vis d’une autre communauté, que l’on va chercher à tout prix à dominer ». Cette situation entraîne de violentes tensions communautaires comme en 2005, à Perpignan, dans le très sensible quartier de Saint-Jacques : « La communauté des gens du voyage a cherché l’affrontement suite au meurtre d’un des leurs par des jeunes du quartier. Cet affrontement a pris des proportions difficiles à canaliser dans le rétablissement de l’ordre. »
À court terme, c’est « la guerre des territoires » qui peut faire « basculer la France dans la guerre civile ». « On assiste à une mexicanisation de la France », assure-t-il. C’est-à-dire des territoires qui du jour au lendemain ne seraient plus sous le contrôle des lois et de l’autorité de la République. « Vous êtes dans une situation où un territoire peut du jour au lendemain être revendiqué pour des raisons communautaires et/ou criminelles. Et là, vous êtes face à des gangs qui vont tout faire pour s’en emparer et imposer leur loi. »
Cette situation connaît déjà des précédents dans l’Histoire, au Kosovo, au Liban et au Brésil notamment. « À chaque fois, ces zones de non-droit sont contrôlées par des bandes criminelles qui n’hésitent pas à piller, à racketter et à tuer tous ceux qui leur résistent », insiste notre policier. Et d’alerter : « 62 quartiers de reconquête républicaine ont actuellement été identifiés par les services de renseignement sans omettre tous les autres classifiés en zones urbaines sensibles (751 ZUS) dont de nombreuses considérées comme dangereuses. »
Exemple : « La fracture Saint-Denis »
Au terme de cette réflexion analytique, le commandant Sanchet propose un premier scénario fictionné d’une crise, impliquant les facteurs ethniques et communautaires, dans une zone pré-déterminée : la Seine-Saint-Denis. Le croisement de ces paramètres sécuritaires engendrerait notamment des violences urbaines et l’application d’un état d’urgence zonal par le gouvernement.
En 2030, une réforme gouvernementale propose de « dissoudre certaines associations jugées « communautaristes » et de renforcer les contrôles sur les financements étrangers des lieux de culte », introduit Jean-Louis Sanchet. La raison ? Les banlieues sont de plus en plus marginalisées. Les débats sur la laïcité, l’identité nationale et les droits des minorités deviennent explosifs. En réaction, « une coalition informelle se forme » contre cette décision gouvernementale.
Des collectifs communautaires dénoncent « un « universalisme républicain excluant » ». Des groupes d’extrême gauche« s’allient à ces revendications ». À ce mouvement de contestation s’ajoutent « des intellectuels et militants islamo-gauchistes, soutenant les minorités musulmanes et les mouvements anticapitalistes ». Cette coalition de militants d’extrême gauche, de collectifs antiracistes et de groupes religieux « s’organisent pour une « Marche des Invisibles » à Saint-Denis ».
Des drapeaux palestiniens et anarchistes flottent côte à côte. Des slogans anticapitalistes et anti-islamophobes sont scandés. La marche s’envenime lorsque des « contre-manifestants s’invitent ». Les forces de l’ordre, débordées, interviennent brutalement. La situation dégénère et prend une ampleur inattendue : « Une insurrection islamo-gauchiste incontrôlée éclate alors en plein Saint-Denis. » Le gouvernement décrète « un état d’urgence local ».
L’État est contraint de redéfinir son rapport à la diversité, à la contestation et à la laïcité. Le débat sur l’islamo-gauchisme, longtemps cantonné aux plateaux télévisés, « devient une question constitutionnelle ». Ce scénario illustre comment des tensions autour du communautarisme, de l’extrême gauche et de l’islamo-gauchisme pourraient se « cristalliser en une confrontation majeure ». « Il ne s’agit pas dans l’immédiat d’une guerre civile », mais d’un choc idéologique profond, qui pourrait redéfinir les fondements de la République.
Des crises transversales aux foyers de contestations multiples
Après l’analyse des facteurs, le commandant Sanchet présente la transversalité des liens de crise, d’une simple contestation localisée au basculement à la guerre civile : les banlieues, l’extrême droite et le soulèvement social. « Tous ont en commun ce ‘‘combat’’ contre l’injustice », rappelle notre policier : « Sous des prétextes idéologiques et politiques fallacieux, ces foyers font volontairement sécession avec les lois de la République. Ces foyers sont des menaces protéiformes et complexes à appréhender pour les forces de l’ordre. »
Pour le cas des banlieues, « on parle de liens d’opportunité entre l’islam radical, l’immigration incontrôlée et le narcotrafic ». Le point de convergence de cette contestation est l’islamisme, « renforcé par la portée politique de l’Oumma qui va réunir les salafistes et les musulmans sous une même bannière ». Cette déstabilisation « est renforcée » par « l’immigration clandestine » et « l’argent » du trafic de drogue. À cela, s’ajoute le militantisme d’ultragauche qui au « nom de sa lutte mondialiste » va contribuer à cette « déstabilisation » générale.
La menace d’un « soulèvement de l’extrême droite » serait liée à des critères « religieux et de culte de la violence ». On parle ici de « citoyens français », qui « ne seraient affiliés à aucun parti et sans casier judiciaire », qui pourraient prendre les armes pour « se protéger eux-mêmes d’une menace extérieure » et défendre « une vision d’un certain héritage de la France ».
Ces profils ont la particularité de ne pas être connus des services de police et sont dans une « démarche d’autoprotection extrême ». Ces citoyens vont s’organiser pour « défendre leur quartier, leurs habitations contre les banlieues notamment. Ils se sentent plus à même de se défendre et n’attendent plus rien de l’État et des forces de l’ordre ». On est sur un « phénomène de milice », où seule compte la défense « supposée de leurs biens et de leurs proches ». Jean-Louis Sanchet cite l’exemple des groupes de Caldoches en Nouvelle-Calédonie : « Dans un réflexe d’autoprotection et en l’absence des forces de l’ordre, certains de nos ressortissants ont déjà par le passé pris les armes pour repousser les indépendantistes kanaks. »
Enfin, le « soulèvement social » est l’expression « d’un peuple en désarroi et en décrépitude ». « Toutes ces crises transversales vont converger, insiste Jean-Louis Sanchet. Ces foyers de contestations multiples vont alors chercher à déstabiliser la République et l’État. Et ce désordre organisé mélangera toutes ces menaces en une seule et grave crise. »
Exemple : « Insurrection islamiste »
Pour passer de l’analyse à l’application du cas pratique, Jean-Louis Sanchet a élaboré un deuxième scénario : une insurrection islamiste, soutenue par le narcotrafic et l’immigration incontrôlée. Le croisement de ces paramètres sécuritaires engendrerait un chaos généralisé lié à l’insécurité, à l’identité et à la religion.
En 2030, les opérations policières s’intensifient contre les réseaux de stupéfiants et provoquent « des tensions dans plusieurs cités, notamment en Île-de-France, à Marseille et à Lyon ». Ces interventions, parfois musclées, sont perçues comme « des agressions par certains habitants, alimentant un sentiment d’injustice ».
Les services de renseignement renforcent leur surveillance dans « les zones identifiées comme foyers de radicalisation ». Dans leur viseur : mosquées, associations et établissements scolaires liés à « des mouvances islamistes ». En réaction : des « émeutes » localisées et sporadiques vont éclater. Ces violences sont dès lors « instrumentalisées par des groupes extrémistes pour attiser la colère et recruter ».
L’accumulation de tensions liées à l’insécurité, à l’identité et à la religion crée « un climat de défiance entre l’État et une partie de la population des quartiers populaires ». Le sentiment d’« islamophobie d’État » est immédiatement instrumentalisé par certains groupes pour « justifier la radicalisation et renforcer le rejet des institutions ».
Face à cette menace sécuritaire d’ampleur, « les services de renseignement alertent sur le risque d’un basculement vers des actions violentes coordonnées ». Le gouvernement s’inquiète d’une infiltration locale et d’une menace pour la cohésion nationale. Cette poudrière sociale et sécuritaire aura donc pour « amplificateur », « le narcotrafic et le terrorisme islamique qui va provoquer ces réactions violentes dans certaines banlieues ».
« France 2030 : l’effondrement d’une société »
Ces scénarios ne doivent pas « minimiser les impacts et les conséquences en cas de guerre civile ». L’officier de police liste à présent le « déroulé chronologique d’une société qui bascule définitivement dans le chaos… »
En 2030, la France est en proie à une « série de manifestations et de blocages » dénonçant l’immigration irrégulière et ses conséquences sur la cohésion nationale. En parallèle, les « banlieues s’embrasent » avec pour toile de fond « la réaction des habitants de ces zones de non-droits ». Convergent alors des « groupes de migrants », dénonçant leurs conditions précaires. Surtout, ils s’associent « par fraternité au mouvement séditieux islamogauchiste ».
Les grandes métropoles (Nantes, Metz, Dijon…) deviennent « ingérables et ingouvernables ». Des vagues de « violences désinhibées » frappent les grandes villes du pays. Les « agressions physiques » sont légion. Les bâtiments symbolisant l’autorité du pouvoir républicain sont « vandalisés ». Les « pilages et les vols » se multiplient dans les centre-villes. Au même moment, les « infrastructures énergétiques et les installations routières (gares, autoroutes…) sont sabotées ».
En conséquence, d’importants « déplacements de populations » vont avoir lieu « vers des zones non-exposées ». Deux catégories de personnes vont alors se démarquer : « Ceux qui auront les moyens pour fuir à l’étranger et ceux qui pourront éviter les conséquences de cette guerre civile, en gagnant leurs maisons de campagne. » Pour ceux qui restent dans les zones exposées, ils n’ont pas d’autre choix que de « survivre par leurs propres moyens ».
Mais, les affres de la guerre civile déferlent sur ces « zones qui étaient jusque-là protéger ». Indirectement, « les campagnes qui étaient protégées jusque-là vont voir les problèmes se métastaser ». Le « pouvoir d’achat s’effondre » avec la guerre civile. Une « importante pénurie alimentaire » sévit dans tout le pays. Le « troc » se banalise pour « s’alimenter et donc, survivre ». Conséquence directe : « Explosion du marché noir. »
Cette situation accroît dès lors « les inégalités sociales » et « désintègre le lien social qui faisait le socle de la Nation ». Pour « survivre », des « bandes armées de pillards » voient le jour aux quatre coins du pays : « Ce phénomène de ‘‘coupeurs de routes’’, comme c’est actuellement le cas à Mayotte, va profiter de cette période pour accroître le processus d’actions malveillantes et malfaisantes dans les campagnes. »
La « fracture territoriale » s’aggrave. De manière grégaire, « des enclaves d’autoprotection » s’instaurent et « se répandent en réponse à la multiplication des zones de non-droits ». Cette autarcie « renforce le repli communautaire » de toute la population française. Cela provoque « une désintégration sociale » et de facto, « le délitement de la société ».
Les solutions pour « sortir la France du chaos »
« Maintenant, que le pire a été exposé de manière non exhaustive. Peut-être faut-il penser à se reconstruire », remarque Jean-Louis Sanchet. C’est tout un plan « sécuritaire, politique, diplomatique et social » qui doit être mis en place pour « sortir la France du chaos ». Pour surmonter cette crise, l’officier propose des « solutions concrètes » pour apaiser le pays et maîtriser rapidement les conséquences d’une guerre civile.
La première priorité est un « déploiement massif des forces de police et de gendarmerie ». Objectif recherché : « La reprise des territoires perdus. Les forces de l’ordre vont devoir quadriller les quartiers, perquisitionner et interpeller tous les fauteurs de trouble. » Cette réponse policière, qui pourrait se faire avec « la combinaison de l’armée », vise principalement à « neutraliser les groupes armés les plus dangereux ».
Côté politique, la deuxième priorité est la « déclaration de l’État d’urgence » avec « l’instauration d’une loi martiale ». Il faudra également « fermer et rétablir le contrôle aux frontières, afin d’éviter la surenchère de problèmes à gérer ». L’enjeu principal est de « restaurer nos politiques de nos institutions et d’impérativement légitimer le retour de la République ». Cela passera notamment par « une révision de la Constitution » et « la création d’un gouvernement provisoire d’union nationale, basé sur le modèle du gouvernement provisoire de la République française de 1944 ».
Cette « normalisation politique » doit s’accompagner « d’une réforme de notre système éducatif et d’une nouvelle valorisation du concept de la citoyenneté ». Pour « lutter contre la fracture sociale », nos dirigeants devront faire de « la lutte contre les inégalités un impératif politique ». En agissant dans ces domaines, « c’est tout notre pacte républicain et nos valeurs qui seront sauvés ». Et donc, « faire renaître notre pays ».
Valeurs Actuelles. La Furia s’est vue retirer son agrément presse. Quelle conséquence pour vous? Laurent Obertone. La perte de nos tarifs postaux préférentiels, la perte d’une TVA réduite, la perte du droit aux aides à la presse (nous ne les demandions pas), et surtout la fin de l’obligation pour les vendeurs du réseau de nous distribuer. Nous perdons donc de nombreux points de vente, et les kiosquiers ne seront plus protégés des pressions de SOS Racisme. Pour conserver notre indépendance, nous ne voulions vivre que de nos seules ventes, ce qui implique un équilibre économique fragile. La perte d’une bonne part de nos points de vente signe notre mise à mort économique. D’un simple coup de tampon administratif.
Depuis le lancement de votre revue, combien de procédures judiciaires avez-vous affronté ? Aucune ! Laura Magné n’a enchaîné les convocations à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (rien que ça !) que récemment, pour s’expliquer sur les plaintes déposées par SOS Racisme contre deux de nos numéros, avant que ces plaintes ne soient classées sans suite (très logiquement, puisqu’on parle de contenus purement satiriques). Et c’est pourtant sur la base de ces seules plaintes que la CPPAP (sorte d’Arcom de la presse) nous a retiré l’agrément qu’elle nous accordait jusqu’ici (depuis trois ans). Cette commission est rattachée au ministère de la Culture, qui n’a pas daigné répondre à nos avocats…
Comment expliquez-vous le maintien de la capacité de nuisance de SOS Racisme ? Essentiellement par la peur de ses chantages et intimidations morales ou judiciaires. Les institutions et entreprises vivent toujours dans la terreur de se voir accuser de « faire le jeu de » et préfèrent donc plier à leurs injonctions. L’antiracisme de censure a fait énormément de mal à ce pays. C’est lui qui a tout fait pour faire de l’insécurité un tabou, pour interdire la critique de l’immigration de quantité et du cataclysmique « vivre ensemble ». Cela revient à piéger tout débat public, et à priver les Français du libre exercice de leur souveraineté. Il est proprement scandaleux qu’on nous force à financer ça – car de telles associations vivent essentiellement d’argent public.
Espérez-vous vous faire entendre des pouvoirs publics et plus précisément de la ministre de la Culture ? Nous allons absolument tout faire pour. Une décision si bancale, prise si précipitamment, sans tenir compte de la justice, est scandaleuse et liberticide. Nous espérons que la médiatisation forcera la ministre de la Culture, Rachida Dati, à revenir sur cette censure administrative. « Je serai toujours pour la liberté de la presse », assurait-elle sur CNews le 17 juin dernier. Voilà l’occasion de le démontrer.
On entend partout que « la droite est en train de gagner la bataille culturelle », on suppose que vous relativisez cette affirmation ? Oui, je ne la partage pas du tout. Avoir les meilleures idées ne garantit en aucun cas de les rendre attractives et effectives, encore moins de les imposer à l’inertie du système étatique, qui, jusqu’à preuve du contraire, poursuit strictement sa feuille de route dans sa persécution morale, fiscale, liberticide, démographique et sécuritaire des Français. Avant de voir des avancées réelles, concrètes, nous devrons faire beaucoup mieux – et en faire beaucoup plus – dans le réarmement des esprits.
Que faire pour ceux qui voudraient vous soutenir ? Pour compenser la perte de nos points de vente, notre unique chnce de survie est une prise d’abonnements massive. On espère mobiliser tous ceux qui n’admettent pas qu’une police des kiosques décide de ce qu’ils ont le droit de lire ou non. Et j’ai la conviction que nous ne sommes que les premiers de la liste. Bref, c’est le moment de serrer nos rangs. Si on leur démontre qu’ils ne peuvent plus nous faire taire, que leur chantage – leur seule arme – ne prend plus, ce sera déjà un grand pas vers la libération.
La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, vient de faire paraître un livre intitulé Demain, si tout va bien… (Albin Michel). Il est précisé dès les premières pages qu’il n’a pas vocation à être un programme politique, mais plutôt une « proposition » personnelle visant à « contribuer à la bataille culturelle en cours » (p. 11). À quelle bataille notre auteur fait-elle allusion ? À l’écologisme évidemment, qui devrait fonctionner à ses yeux comme le pivot d’une union des gauches « antifasciste » – quelle originalité ! –, capable de faire barrage à la montée du populisme droitier incarné par le Rassemblement national (p. 213).
L’écologisme, remède au « capitalisme toxique »…
Afin de mieux défendre sa thèse, Marine Tondelier commence par dresser un bilan catastrophique du monde actuel : disparition de la biodiversité, raréfaction des ressources naturelles causée par « notre appétit insatiable de consommation » (p. 12), érosion des libertés publiques, comportements prédateurs de certains grands groupes internationaux … La faute en revient évidemment aux méchants capitalistes, cette minorité qui, par avidité personnelle, n’aurait fait qu’exploiter et spolier le reste du genre humain et détruire la planète, à son seul profit, depuis le XIXe siècle. Une vision évidemment superficielle, clichée et erronée du capitalisme, ainsi que l’ont montré ceux qu’on appelle les « nouveaux optimistes » – parmi lesquels l’essayiste Johan Norberg, auquel nous avions consacré des articles et « pendules à l’heure » : contrairement à ce que prétend Marine Tondelier, le capitalisme est précisément ce qui a permis à l’humanité d’opérer un décollage économique sans précédent, lequel a profité en définitive non pas à une petite minorité mais au plus grand nombre ; et c’est aussi grâce au capitalisme que la pauvreté a reculé comme jamais de par le monde, n’en déplaise aux pourfendeurs du libéralisme économique, systématiquement accusé par eux d’aggraver les inégalités entre « riches » et « pauvres ».
Pour illustrer le simplisme dont Marine Tondelier fait preuve dans sa perception du capitalisme, nous citerons plusieurs passages du chapitre 4, intitulé « L’écologie face à l’économie punitive ». « Je pointe ici, écrit-elle, l’économie des puissants, ce capitalisme toxique, qui privatise les gains, spécule sur les destructions environnementales et fait peser les pertes sur la collectivité » (p. 42). Et elle ajoute un peu plus loin : « Le capitalisme actuel, à la fois néolibéral (NDLR : là encore, quelle originalité !), financiarisé et technologique, s’impose comme le plus destructeur de tous, en enrichissant une minorité tandis que le reste de la population en subit lourdement le coût et les conséquences » (p. 43).
Quand Marine Tondelier décrit à son insu… les travers du socialo-communisme
Ce qui est évidemment ne rien comprendre au capitalisme, puisque celui-ci est un système de responsabilité, dans lequel les individus sont précisément comptables des décisions qu’ils prennent et doivent en assumer les conséquences, sans pouvoir en faire peser le poids sur la société dans son ensemble. Par ailleurs, le capitalisme n’est nullement « l’économie des puissants » : c’est un système fondé sur le respect des droits de propriété des individus, et dans lequel ceux-ci peuvent librement s’associer entre eux s’ils le souhaitent, dans le respect du droit. Comme beaucoup d’écologistes et de socialistes actuels, Marine Tondelier a une conception archaïque du capitalisme, fondée sur la dichotomie marxisante entre « dominants » et « dominés ». Le vrai capitalisme repose au contraire sur l’interdépendance des acteurs économiques, et non sur l’exploitation des uns (les travailleurs) par les autres (les propriétaires de l’entreprise). Soit dit en passant, les passages que nous venons de citer constitueraient bien plutôt une description très juste… du collectivisme dirigiste, celui qui a prévalu notamment dans les pays socialo-communistes, générateur pour le coup d’inégalités structurelles criantes entre une caste de (vrais) privilégiés – la nomenklatura – et le reste de la population, condamnée à la paupérisation.
Citons également cette perle : « la croyance dans la fable libérale nous a fait perdre la maîtrise de nos vies, de notre avenir, de notre sécurité » (p. 51). Marine Tondelier nous montre ici qu’elle ne comprend pas davantage ce qu’est le libéralisme : dans une société libérale, les individus sont justement maîtres de leur vie et de leur avenir, au moins en grande partie, l’État devant se cantonner à assurer les fonctions régaliennes de police et de justice, c’est-à-dire précisément la sécurité des individus. Et le libéralisme est aussi le fruit d’un constat : une société tend à être d’autant plus prospère et à mieux se porter qu’elle laisse davantage aux individus la charge de l’initiative, au lieu de faire de celle-ci faire la prérogative de l’État.
C’est de l’innovation capitaliste que viendront les solutions aux problèmes environnementaux
Interrogée par L’Humanité le 22 décembre 2024 sur le fait qu’il faudrait sortir du capitalisme, Marine Tondelier avait répondu à juste titre : « Si vous voulez, mais il faudra m’expliquer ce qu’on va mettre à la place ». On soulignera aussi ces propos de bon sens figurant dans le livre dont il est ici question : « Le marché a toujours fait partie de nos sociétés », ou encore : « Le problème n’est pas le concept de marché en soi » (p. 50). Ce qui pose réellement problème pour la secrétaire nationale des Écologistes, c’est ce qu’elle appelle la « radicalisation » du capitalisme : « la prédation par des grosses entreprises sur les petites » (ibid.), une « concentration toujours plus forte de la richesse – et du pouvoir – dans les mains de méga-entreprises exerçant un contrôle accru sur nos vies, nos emplois, nos démocraties » (p. 49). Une idée qui n’est pas sans faire penser à la vieille conception marxiste, infirmée par l’histoire, selon laquelle la richesse allait se concentrer toujours plus en un nombre de plus en plus limité de capitalistes, au grand dam du prolétariat.
Les écologistes ont souvent été qualifiés, selon la boutade bien connue, de « gauche pastèque » : verts à l’extérieur, rouges à l’intérieur. Comme l’avait remarqué Jean-François Revel à leur sujet, une pollution tend pour eux à n’exister dès lors seulement qu’elle est d’origine capitaliste. Certes, Marine Tondelier ne vas pas aussi loin qu’une Harmonie Lecerf Meunier, adjointe au maire de Bordeaux, chargée de l’accès aux droits, des solidarités et des seniors, qui, à la suite du propos susmentionné de l’actuelle secrétaire nationale des Écologiste, jugé sans doute insuffisamment hostile à l’endroit du capitalisme, avait déclaré, : « Nous, avec le collectif Radicalement vôtre (porté également par la députée Sandrine Rousseau), on dit clairement que oui, il faut s’émanciper du capitalisme », avant d’ajouter : « C’est tout l’objet de l’écologie politique : porter un projet de rupture et d’émancipation du capitalisme ». Cela étant, nous voyons bien, à travers les différents passages cités du livre, que Marine Tondelier continue d’avoir une vision biaisée, largement inspirée par le collectivisme « progressiste », du capitalisme de marché libre. Pour elle, il revient à l’État de « réguler » l’économie et de mieux « partager » les fruits de la croissance : « les Écologistes, écrit-elle, veulent mieux réguler l’économie de marché en imposant des conditions de travail dignes, une prise en compte des limites planétaires et un partage du revenu, qui n’accroissent pas les inégalités » (p. 50).
Il serait bon que les écologistes abjurent enfin complètement et définitivement le socialo-étatisme, qui a fait faillite partout, y compris dans le domaine de la protection de l’environnement. Peut-être comprendraient-ils alors que c’est non pas grâce à la réglementation et la subvention étatiques, mais bien plutôt grâce à l’entrepreneuriat, à l’innovation capitaliste, que les problèmes environnementaux tant débattus à notre époque trouveront peut-être des solutions satisfaisantes, à la fois pour nous-mêmes et les générations à venir. À cet égard, on lira avec profit le « grand numéro 2025 » que vient de sortir le magazine L’Express, intitulé « Les Visionnaires » (16-22 octobre 2025), dans lequel il est justement question de ces innovateurs qui imaginent des solutions originales susceptibles de parer aux dangers pointés du doigt par les écologistes.
Le gouvernement américain a demandé vendredi à la cour suprême des Etats-Unis d'Amérique d'autoriser le déploiement de la garde nationale à Chicago. Deux juges fédéraux ont bloqué le déploiement, relevant un manque de preuves crédibles.
L’œuvre et la personne de Gustave Thibon (1903-2001) sont souvent caricaturées ou réduites à des généralités : le "philosophe-paysan" catholique, l’autodidacte ami de Simone Weil. On en conviendra en écoutant cette nouvelle émission des "Idées à l’endroit" : c’est un peu court. La pensée de Gustave Thibon, servie par un style lumineux et limpide, digne des moralistes français du Grand Siècle, couvre les champs immenses de la politique, de la philosophie et de la religion. Partisan d’une vision communautaire de la société, profondément réaliste, il s’est efforcé de penser ensemble les domaines temporel et spirituel.
Pour en parler :
- Hervé Pasqua, philosophe, professeur de philosophie médiévale à l’Université Côte d’Azur, auteur notamment de "Bas-fonds et profondeur", essai sur la philosophie de Gustave Thibon (Klincksieck), "Blaise Pascal penseur de la grâce" (Téqui) et "Thomas d’Aquin et la destruction de la métaphysique" (Parole et Silence)
- Philippe Maxence, journaliste, rédacteur en chef de L’Homme Nouveau, essayiste ("Pour un réenchantement du monde, une introduction à Chesterton" (Ad Solem), biographe de Baden Powell (Tempus) et de Maximilien Kolbe (Perrin)
- Augustin Tournyol du Clos, ancien élève de l’Essec, animateur du café-atelier Le Dorothy, dans le XXème arrondissement de Paris, où il a eu l’occasion de prononcer une conférence remarquée sur Gustave Thibon.
A la une de cette édition, nous vous parlerons de la prochaine rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine, qui aura lieu à Budapest en Hongrie, et cherchera un terrain d’entente jusqu’alors introuvable sur la guerre en Ukraine.
Les autorités françaises inquiètent d'ingérences d’un autre type. L'alliance objective sur les réseaux des géants de la Tech' Elon Musk et Pavel Durov, et de leurs millions de fans, pourrait annoncer un déferlement de critiques visant l'ordre européen actuel.
Le gouvernement à la relance. Après avoir évité deux motions de censure, l’exécutif est en terrain miné.
À la demande de l’Élysée, l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, a pris part ce jeudi à la commémoration du 17 octobre 1961. Un geste voulu par le président français pour raviver un dialogue gelé depuis des mois entre Paris et Alger.
Selon des sources diplomatiques, Emmanuel Macron souhaitait envoyer deux messages à Alger : rappeler que «la France n’oublie pas ce jour sombre de son histoire», et souligner qu’il est désormais nécessaire de «dépasser la crise» qui paralyse les relations franco-algériennes. Stéphane Romatet, rappelé à Paris depuis avril 2025 alors qu’Alger venait d’expulser douze agents de l’ambassade de France, n’a toujours pas regagné son poste.
Vingt ans après les émeutes qui avaient éclaté à Clichy-sous-Bois puis dans toutes les banlieues, l’ancien directeur général de la DGSE dresse le constat inquiétant d’une France au bord de la « confrontation interne ».
(…) Cette grande régression peut-elle être enrayée ? Un redressement est-il possible ? Comment ?
Contrairement aux apparences, c’est votre question la plus facile, car les réponses existent et sont devenues banales. Mais, elles sont aussi inévitablement féroces, à proportion du temps et du terrain perdus. S’il reste une petite chance d’éteindre la mèche, il n’est d’autre voie que celle d’un radicalisme sans remords.
Soit, à la fois, réduire les flux d’entrée à leur plus simple expression, reprendre le contrôle des diasporas et rétablir l’ordre public. Ce qui est tout à fait possible, mais exige un formidable regain de volonté. D’abord, prendre des mesures immédiatement opérationnelles en matière d’immigration (gel des régularisations, réduction drastique des naturalisations, raréfaction des visas des pays à risque). Puis, enjamber le préambule constitutionnel, indispensable au rétablissement des droits, collectifs et autonomes, du peuple français.
Enfin, sur ce canevas, faire flèche de tout bois : externaliser les demandes d’asile, ramener à zéro l’attractivité sociale et médicale de la France, dégonfler les diasporas en agissant sur les titres de séjour, muscler la laïcité en l’étendant à l’espace public. Plus généralement, s’attaquer au virus mortel de l’impunité, par une réforme pénale décomplexée, s’adressant au moins autant aux peines, telles qu’elles sont décidées et appliquées, en cas de récidive, qu’à leur quantum.
Sous cette brève formulation, l’ordonnance cache, on le sait, une entreprise herculéenne, dont, les choses étant ce qu’elles sont, j’ai le plus grand mal à imaginer qu’elle soit mise en œuvre. Mais, à l’inverse, je suis en mesure de garantir à vos lecteurs que, si nous persistons à céder au biais de normalité, pour repousser à plus tard ce qui aurait dû être fait hier, nous ne préparons pas à nos descendants des lendemains qui chantent.
Quatre surveillants pénitentiaires de la maison d’arrêt d’Angoulême (Charente) ont été mis en examen vendredi pour avoir fourni des téléphones portables et des stupéfiants à des détenus, a annoncé le parquet. Les agents ont été placés sous contrôle judiciaire, «contrairement aux réquisitions du parquet qui avait demandé la détention provisoire pour 3 d’entre eux», tandis que leur cinquième collègue a été placé sous le statut de «témoin assisté», détaille le magistrat.
Ils sont poursuivis pour «corruption passive, remise irrégulière d’objet à détenu, participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni d’au moins 5 ans d’emprisonnement, transport et détention, offre ou cession de stupéfiants», indique le procureur de la République à Périgueux, Jacques-Edouard Andrault dans un communiqué.
Lundi, cinq agents, dont l’un est «à la retraite», avaient été placés en garde à vue, dans le cadre d’une enquête ouverte en février dernier par la direction départementale de la police nationale de la Charente.