Shared posts

06 Nov 10:43

« Non à une écologie punitive qui menace nos moutons et nos paysages »

by Marc Eynaud

Le 21 octobre dernier, la justice a condamné un Normand, éleveur de moutons de prés-salés de la baie du Mont-Saint-Michel, à détruire sa bergerie.
Si la décision rendue par le tribunal — imposant la destruction d’un bâtiment situé à Genêts (Manche) sous peine d’une astreinte de 60 euros par jour pendant six mois — est un non-sens à bien des égards, elle est avant tout le symptôme d’une écologie punitive qui menace l’équilibre de nos territoires.

L’élevage des moutons, patrimoine vivant de la baie

Depuis le XIXe siècle, l’image du Mont-Saint-Michel et de sa baie est indissociable des troupeaux de moutons en pacage sur les herbus. L’élevage ovin des prés-salés est une activité traditionnelle qui représente un cheptel de 10 000 à 11 000 brebis produisant chaque année 8 000 à 10 000 agneaux.
Le maintien des structures d’élevage est un enjeu crucial, dont dépendent également certaines fonctions écologiques du marais salé. Élevés au rythme des marées, ces moutons sont essentiels à l’écosystème des herbus. Ils incarnent ce lien unique entre l’animal, la mer, la terre saline, l’homme et le patrimoine culturel immatériel du Mont. Supprimer ou fragiliser cette activité, c’est altérer une part de la magie des lieux. L’éleveur victime de cette décision absurde s’occupe d’un troupeau de 350 brebis de race roussin de la Hague, labellisées bio et bénéficiant de l’AOP « Prés-salés du Mont-Saint-Michel ». Sa bergerie a été construite à proximité des herbus pour permettre aux moutons de pâturer dans cet espace littoral unique.

La justice a exigé sa démolition, au motif qu’elle violerait le périmètre de la loi Littoral et du site classé. En résumé, on ordonne la destruction d’un bâtiment dont la vocation est précisément le maintien d’une activité traditionnelle et respectueuse de l’environnement.

Le pâturage ovin participant à l’entretien des herbus, la disparition de cette bergerie pourrait mettre fin à l’élevage et rompre l’équilibre écologique du territoire. Cette décision est un non-sens total et un signal désastreux envoyé aux éleveurs comme aux Manchois.

L’écologie punitive

À travers cette décision à tous points de vue absurde, nous assistons à un phénomène devenu un véritable fléau : l’écologie punitive. Des normes, des procédures, des contraintes toujours plus nombreuses, guidées par l’idéologie plutôt que par le bon sens paysan.
On sanctionne ici une pratique qui s’inscrit dans une logique d’agriculture durable, labellisée bio, dans un espace littoral fragile mais justement entretenu par cette activité.

Est-ce cela que nous voulons ? À l’évidence non. Nous voulons défendre une écologie de terrain, capable de comprendre que les sables, les herbus, la mer et le ciel se partagent l’horizon. Cette décision devrait être suspendue tant que toutes les alternatives n’ont pas été sérieusement examinées, afin d’éviter que ce patrimoine vivant ne se transforme en terrain à l’abandon.

Engageons une grande concertation locale pour repenser l’application de la loi Littoral et les contraintes imposées dans ce type de zone particulière. Il s’agit avant tout de veiller à ce que l’agriculture traditionnelle, les moutons de prés-salés et les labels locaux soient reconnus comme des atouts pour la baie. Car cette dernière doit résister aux dogmes qui sacrifient nos paysages sur l’autel de l’écologie punitive.

Ne laissons pas cette baie exceptionnelle, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, devenir une carte postale insipide — sans troupeaux, sans bergers, sans vie.

L’article « Non à une écologie punitive qui menace nos moutons et nos paysages » est apparu en premier sur Valeurs actuelles.

06 Nov 10:42

Jordan Bardella : « Ce livre est un réquisitoire contre la France de Macron »

by David Blanchard

Valeurs actuelles.On vous connaît bête des plateaux de télévision et révélation de la politique nationale, mais comment décririez-vous votre rapport aux Français ?
Jordan Bardella. Cela fait plusieurs années, et plusieurs campagnes électorales, que je vais naturellement à leur rencontre. L’ADN de notre mouvement, c’est la proximité, l’enracinement profond. J’estime avoir été à la bonne école, politiquement parlant, en grandissant sur le plan militant et intellectuel auprès de Marine Le Pen, qui a toujours fait de cette proximité avec les Français à la fois sa force et sa singularité. Je pense avoir construit et tissé ce lien avec nos électeurs et, plus largement, avec les Français.

C’est un lien d’identification, d’affection. Je me suis toujours revendiqué comme “l’un des leurs”. J’ai grandi dans un quartier modeste de Seine-Saint-Denis, je n’ai pas fait les grandes écoles. J’ai conscience d’un certain nombre de réalités vécues au quotidien : les difficultés sociales, de plus en plus prenantes, et cette urgence à la fois civilisationnelle et identitaire qui m’a fait entrer en politique, avec la conscience que la France peut disparaître. Je fais de la politique pour que mon pays ne disparaisse pas – pour que la France reste la France.

Votre livre a-t-il modifié votre conception des Français ?
J’ai été frappé par la simplicité avec laquelle les Français se sont confiés. Les premières minutes sont formelles, puis les sentiments, les colères, les rires, parfois les larmes, se libèrent. J’ai mené cet exercice seul : pas de caméra, pas de photographe. Cela crée un cadre intime qui m’a parfois bouleversé, mais qui m’a surtout conforté dans ma mission. Je ne suis pas heureux seul. Je ne peux pas fermer la porte de chez moi le soir en ignorant l’hôpital d’en face, l’école voisine qui installe des portiques de sécurité.

Quand je repars de certaines rencontres, je me sens plus lourd, écrasé par la responsabilité immense qui pèse sur mes épaules. Nous sommes devenus le dernier espoir de millions de Français. Je côtoie trop de gens, parmi nos adversaires, qui font de la politique sans aimer les gens : ils n’aiment pas serrer des mains sur les marchés, ni s’en prendre plein la figure sur le terrain, au contact de ceux qui nous soutiennent et de ceux qui sont en désaccord. Ce livre parle aussi de ceci : qui, dans la classe politique, est encore capable d’écouter les Français ?

Comment jaugeriez-vous le lien charnel entre Emmanuel Macron et “son” peuple ?
Emmanuel Macron ne connaît pas la vie des gens. Quand la colère des “gilets jaunes” éclate, il découvre l’existence de Français qui gagnent 1 200 euros par mois et n’arrivent plus à mettre du carburant dans la voiture ou à régler les factures. Son parcours l’a éloigné de la réalité du quotidien. Il possède un regard, un langage, une façon de présider d’une brutalité inouïe à l’égard des Français, notamment les plus modestes.

Il aura accordé peu de considération à la souveraineté de la France, bradée dans des dossiers économiques ou au profit d’intérêts étrangers sur la scène internationale. Que restera- t-il de son double quinquennat ? Pas même la réforme des retraites : en choisissant de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, il accepte de torpiller le seul héritage politique qu’il aurait pu revendiquer. Emmanuel Macron n’aime que lui-même, l’image qu’il renvoie. Le peuple français ne l’intéresse pas.

​La France de M. Mélenchon n’existe pas – ou pas encore. C’est une France “remplacée”, déconstruite.

Qui sont les Français ?
La France n’existerait pas sans ceux qui se lèvent tôt, prennent la première rame de métro, leur voiture, pour aller travailler ; sans ceux qui forgent le génie français, nous nourrissent, nous soignent, nous protègent, nous relèvent.

Les Français, ce sont ceux qui ont le cœur qui saigne quand Notre-Dame prend feu, qui pleurent quand la France subit des attaques terroristes. Ceux qui assument ses racines, son identité, son état d’esprit, et un sentiment d’appartenance à plus grand que soi. Que serait la France sans les voix, les visages et les destins de ceux qui l’habitent ?

La France que vous décrivez est-elle la même que celle de Jean-Luc Mélenchon ?
La France de M. Mélenchon n’existe pas – ou pas encore. C’est une France “remplacée”, déconstruite.

Cette France-là progresse, ne serait-ce que démographiquement. En d’autres termes, n’idéalisez-vous pas, dans votre ouvrage, la France de 2025 ?
Je ne crois pas. Ce livre porte d’ailleurs les confidences d’une France qui souffre, travaille et ne s’en sort plus, mais espère encore. Nos résultats électoraux, notre nombre record d’adhérents montrent que parler de la France a encore du sens.

Nous menons un combat contre le temps, et les Français en sont parfaitement conscients. Ils savent que leur pays peut disparaître. La France silencieuse et travailleuse me semble plus vivante que jamais. On l’entend les dimanches soir d’élection, mais on ne l’écoute plus. Elle n’a ni le temps ni l’argent pour bloquer. Car le lundi, elle retourne bosser.

Écouter les Français revient-il à accepter toutes leurs demandes, même quand celles-ci semblent aller à l’encontre de l’intérêt du pays ?
Le bon sens populaire existe. Les Français sont lucides. Il n’y a pas plus sévères contre l’assistanat que les plus modestes. Ceux qui gagnent le Smic et observent, à côté d’eux, des gens abuser totalement du système. Ils sont lucides sur les finances publiques : revenir à la retraite à 60 ans pour tous n’est pas possible aujourd’hui. Ils le savent. Quand j’interroge un ancien ouvrier d’ArcelorMittal, responsable syndical de Force ouvrière, sur l’opportunité d’une suppression de la réforme des retraites, il me répond : « Avec quel argent ? »

​En revanche, ils refusent que ce soient toujours les mêmes qui trinquent. La France du travail des artisans, commerçants, petits chefs d’entreprise qui parfois gagnent moins que leurs salariés, a le sentiment de porter les efforts de tous, tout en étant accablée de normes et de taxes. À l’inverse, ils voient un laxisme d’État dans la gestion des subventions, dotations, dépenses publiques. Ils ont, à juste titre, le sentiment que l’effort repose toujours sur les mêmes.

Ma mère, Atsem, qui a fait partie de ce “petit” personnel de la fonction publique – petit par le salaire, grand par le cœur – me disait : « Il y a trop de fonctionnaires dans les bureaux, pas assez sur le terrain. Trop de bureaucrates, mais pas assez de policiers, de soignants, d’enseignants. » Je partage cette vérité. Une grande partie des solutions aux maux que traverse la France se trouve dans la bouche et le cœur des Français.

Un parti n’est jamais immuable : c’est un outil nécessaire pour porter au pouvoir un projet bâti sur l’état réel du pays. Je ne suis prisonnier d’aucune idéologie, notamment sur le plan économique.

Comment expliquer la passion maladive de la France pour la norme, la réglementation, l’administration ?
Le pays a remis son destin à une haute fonction publique et à une bureaucratie qui sait faire ce qu’elle fait le mieux : suradministrer, alourdir le millefeuille, créer de la norme. La France est immobile parce que le politique se soumet trop souvent à l’administration. L’État doit être remis à sa place, la bureaucratie aussi. Ce livre est un réquisitoire contre la France de Macron, accablée de taxes et d’impôts.

Je propose des solutions radicales mais nécessaires pour simplifier l’appareil d’État : débureaucratiser, supprimer des centaines d’opérateurs et d’agences publiques qui alourdissent le millefeuille territorial (agences régionales de santé, Ademe, etc.), lutter contre l’inflation normative et les surtranspositions européennes qui étouffent nos chefs d’entreprise. On ne remettra pas le pays sur le chemin de la production et de la prospérité sans alléger la bureaucratie.

Faut-il mettre fin aux 35 heures ?
Un indicateur dont on parle peu m’inquiète : la stagnation de la productivité depuis 2017, alors que c’était un point fort de l’économie française. Il n’y a pas assez de gens qui, en quantité, travaillent. Je suis pour une renégociation par branche des 35 heures : sans abolir le principe, mais avec la possibilité de passer, par exemple, à 37 heures payées 37. Nous souhaitons aussi inciter les jeunes à entrer plus tôt sur le marché du travail : il n’est pas normal que le premier emploi significatif soit à 27 ans en France, contre 23 ans en Allemagne.

C’est de la main-d’œuvre en moins pour les entreprises et des cotisations en moins pour financer les retraites. Je défends l’idée, sur le modèle allemand ou le système dual suisse, d’un collège modulaire qui revalorise significativement les filières professionnelles et manuelles, afin d’orienter plus de jeunes vers ces métiers, répondre au manque de productivité et retrouver le goût du travail. C’est à ce prix qu’on réindustrialise un pays.

Vous écrivez : « Quand un camp gouverne trop longtemps, il finit souvent parconfondre l’intérêt de la nation avec celui de sa propre idéologie. » Derrière cette vision pragmatique, faut-il voir l’idée qu’il ne doit pas y avoir de “totem politique” inamovible, même pour le RN ?
Un parti n’est jamais immuable : c’est un outil nécessaire pour porter au pouvoir un projet bâti sur l’état réel du pays et les besoins du peuple. Je ne suis prisonnier d’aucune idéologie, notamment sur le plan économique.

On a loué à tort les engagements pro-business de M. Macron : ce qu’il a donné d’un côté, il l’a repris par des normes qui coûtent 60 milliards par an et 2 % du PIB. Pourquoi continuer de sur-transposer alors que l’économie est asphyxiée ? Parce qu’il est prisonnier d’une idéologie : la décroissance. Nous ne sommes prisonniers ni de la haute administration ni de l’idéologie décroissantiste.

Si l’on vous suit, un idéologue ne peut pas être un bon politique ?
Je pense que cela a ses limites, oui.

​Le service militaire fédère, insuffle du patriotisme, gomme les distinctions sociales, repère les lacunes et les parcours qui s’éloignent. Il a des vertus nécessaires à un retour de l’ordre et de l’autorité.

Le témoignage de Sarah, médecin en soins palliatifs, vous a-t-il conforté dans votre opposition à l’euthanasie ?
Au moment où je suis aux côtés de cette soignante qui se bat pour la vie, le Parlement légifère sur la mort. J’assume un positionnement peut-être minoritaire dans l’opinion : la France s’est construite sur un équilibre – refuser l’acharnement thérapeutique et refuser l’euthanasie. Cette “troisième voie”, c’est le soin palliatif. Or 20 % des départements n’ont pas de structure dédiée.

Le soin palliatif accompagne les plus fragiles et leurs familles. Faire entrer la “zone grise” – qui existe, tout le monde le sait – dans le droit, ce serait l’abandon d’une politique publique de santé. La grandeur d’une civilisation se voit dans la façon d’accompagner la fin de la vie, pas d’accélérer la mort.

Vous évoquez également la réintroduction du service militaire. Est-ce le rôle de l’armée de pallier les déficiences du reste de l’État ?
Sa suppression en 1997 a été une erreur. Le service militaire fédère, insuffle du patriotisme, gomme les distinctions sociales, repère les lacunes et les parcours qui s’éloignent. Il a des vertus nécessaires à un retour de l’ordre et de l’autorité. Je connais l’état de nos armées : cela prendra du temps. Mais je porterai ce projet de société. Cela passe également par la fin de l’ immigration de peuplement, ainsi qu’une révolution de notre approche de l’école et de l’éducation française.

Vous consacrez un chapitre à votre mère, à son parcours professionnel et à sa démarche d’assimilation. Croyez-vous cette assimilation encore possible aujourd’hui ?
Je vois un pays qui perd son identité, des territoires qui ressemblent à tout sauf à la France. Des Français issus de l’immigration assimilés ne reconnaissent plus la France. L’effort d’assimilation, extrêmement exigeant, demandé aux générations arrivées dans les années 1950-1960, n’est plus exigé aujourd’hui. Il n’y a aucune raison d’en dispenser ceux qui arrivent désormais.

Beaucoup de Français issus de l’immigration aiment notre pays et respectent nos valeurs. Mais la France n’a plus vocation à être un pays d’immigration de peuplement. Elle restera ouverte à ceux qui viennent travailler et participer à une communauté de destin. En revanche, ceux qui tentent d’imposer leurs mœurs et leurs lois seront reconduits dans leur pays d’origine.

​J’inscris beaucoup de mes convictions dans un ethos de droite. Faut-il pour autant enfermer dans une logique étriquée un mouvement devenu le premier parti de France, construit dans une logique gaullienne de dépassement des clivages partisans ?

Le RN refuse de se réclamer de la droite, mais pourquoi est-ce surtout la “droite” médiatique et intellectuelle qui vous relaie, voire vous défend, plutôt que la gauche culturelle et universitaire ?
Je ne vois pas tant la “droite culturelle” défendre le RN… Mais la droite intellectuelle et médiatique, en France, a souvent misé sur le mauvais cheval. C’est un peu la boussole qui indique le sud. Il y a pendant longtemps eu dans ces sphères un profond mépris de classe à l’égard de notre mouvement.

Et je tire de mon livre cet enseignement : le niveau de déconnexion entre les Français et leurs élites n’a jamais été aussi haut. Quand on vient d’en bas, avec la confiance et la légitimité d’en bas, on peut parler à la France d’en haut ; quand on vient d’en haut, on ne parle plus à la France d’en bas, compte tenu du gouffre qui s’est creusé.

Vous ne craignez pas de voir le RN devenir à son tour une “France d’en haut”, déconnectée une fois au pouvoir ?
Appartenir à l’élite ne signifie pas nécessairement trahir l’intérêt national. Il faut réaligner l’intérêt du peuple avec les décisions des élites et faire émerger une nouvelle génération de dirigeants mais aussi d’observateurs, soucieux de l’intérêt national et capables de comprendre ce qui se passe réellement dans le pays. La stratégie de Nicolas Sarkozy en 2007 – fédérer classes populaires, classes moyennes et une partie de la bourgeoisie patriote – doit nous permettre de mener notre camp à la victoire en 2027.

Le RN persiste dans sa posture “ni de droite ni de gauche”. Mais une écrasante majorité de vos électeurs se considère comme de droite et souhaite une coalition gouvernementale. Comment expliquez-vous ce décalage ?
J’inscris beaucoup de mes convictions dans un ethos de droite. Faut-il pour autant enfermer dans une logique étriquée un mouvement devenu le premier parti de France, construit dans une logique gaullienne de dépassement des clivages partisans ? Nous pouvons convaincre des orphelins de la droite autant que des déçus du socialisme.

Mais je refuse le faux procès qui nous est parfois fait sur notre prétendu refus de nous ouvrir aux autres. Quand Emmanuel Macron dissout l’Assemblée nationale, j’explique le soir même que pour gagner, il faut rassembler. Quel est le premier parti vers lequel Marine Le Pen et moi nous nous tournons ? Les Républicains d’Éric Ciotti, qui a courageusement accepté cette main tendue et cet accord de gouvernement.

Le “rassemblement”, il y en a qui en parlent, et il y en a qui le font vivre. Moi, je le fais vivre.

Vous pourriez, demain, reproduire ce geste avec Bruno Retailleau ?
Ce sera plus difficile, mais pas par notre faute. L’actuel président des Républicains est totalement macronisé. Il a été pendant un an et demi le ministre de l’Intérieur d’Emmanuel Macron. Il s’est assis chaque mercredi dans un Conseil des ministres où figurait Élisabeth Borne. Je souhaite convaincre les militants patriotes de LR – parce qu’il y en a encore aux Républicains – de venir travailler à mes côtés. Le parti LR coulera avec le Titanic Macron. Et je n’ai pas envie que des patriotes sincères s’éloignent de ce qui pourrait être, dans quelques mois, une potentielle victoire.

Vous parlez donc aux électeurs, mais jamais aux responsables politiques ?
Pardon, mais à qui devrais-je m’adresser ? Je vous confirme que je n’ai aucune intention de faire une alliance avec Édouard Philippe, Nathalie Loiseau, Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse.

On pensait plutôt à François-Xavier Bellamy ou Laurent Wauquiez, par exemple…
François-Xavier Bellamy, je lui ai proposé d’être troisième sur ma liste aux européennes : il a refusé. Donc c’est à lui qu’il faut poser la question. Quant à Laurent Wauquiez, j’estime avoir trois différences fondamentales avec lui : la sincérité, la sincérité, et encore la sincérité. Je peux même en ajouter une quatrième : la cohérence. Le “rassemblement”, il y en a qui en parlent, et il y en a qui le font vivre. Moi, je le fais vivre.

Sarah Knafo pille l’intégralité de nos travaux parlementaires, pour ensuite se les approprier. Je pensais que le droit de propriété était sacré, à droite…

Êtes-vous favorable à une coalition des droites en cas de nouvelle dissolution ?
On parle beaucoup d’une alliance “à l’italienne” : chacun présente ses candidats au premier tour, puis on forme ensuite une coalition de gouvernement. Pourquoi pas ? Mais combien de candidats Reconquête ! se sont qualifiés au second tour lors des législatives ? Zéro. Avec quels députés suis-je donc censé former une coalition ? Je ne veux pas que des électeurs se retrouvent enfermés dans des impasses démocratiques. Voter pour LR ou pour Reconquête !, quand on est patriote, c’est perdre sa voix. Ces partis ne peuvent pas gagner.

​En revanche, ils peuvent parfois nous faire perdre. Prenez Reconquête ! : ils sont souvent plus agressifs et virulents à l’égard du Rassemblement national qu’à l’égard d’Emmanuel Macron. J’ai du respect pour Éric Zemmour – je l’ai lu, je l’écoutais adolescent -, mais je ne comprends pas sa virulence à notre égard.

Et Sarah Knafo ?
Il y a des convergences idéologiques. Forcément : elle pille l’intégralité de nos travaux parlementaires, pour ensuite se les approprier. Je pensais que le droit de propriété était sacré, à droite…

​Ce que vivent les Français est la conséquence de choix politiques. Si l’on change la politique, leur quotidien change mécaniquement.

Si vous devenez Premier ministre, votre gouvernement comportera-t-il des ministres issus d’autres familles politiques que la vôtre ou celle de l’UDR d’Éric Ciotti ?
Il n’est pas interdit de le penser. Même avec une majorité absolue, je garde l’ambition d’un gouvernement d’union nationale, rassemblant des profils issus de ma formation et d’autres horizons politiques, sur deux seuls critères : la sincérité des convictions et la compétence. Le pays est tellement divisé que pour apaiser, il faut rassembler.

Avez-vous hâte de gouverner ?
Je suis impatient de voir nos idées arriver au pouvoir. Il n’y a pas de fatalité : ce que vivent les Français est la conséquence de choix politiques. Si l’on change la politique, leur quotidien change mécaniquement. Mon devoir est de me préparer chaque jour un peu plus. Celui de nos compatriotes sera, je le sens, très bientôt, de choisir. Le temps presse…

L’article Jordan Bardella : « Ce livre est un réquisitoire contre la France de Macron » est apparu en premier sur Valeurs actuelles.

05 Nov 22:04

Comment les médias nous préparent à l’idée d’une entrée en guerre avec la Russie

by Observatoire du journalisme
Comment les médias nous préparent à l’idée d’une entrée en guerre avec la RussieNos médias, unanimes, se font le porte-voix de hauts gradés et de généraux de plateau qui évoquent sans cesse une confrontation prochaine entre l’Europe et la Russie.
05 Nov 22:04

Europe : la révolte silencieuse des urnes – quand le peuple ne se reconnaît plus dans ses dirigeants

by YannV
Depuis les élections européennes de 2024, un fossé béant s’élargit entre l’Europe institutionnelle, celle des commissaires, des juges et des technocrates bruxellois, et l’Europe réelle, celle des peuples qui travaillent, élèvent leurs enfants et peinent à reconnaître leur propre voix dans les décisions prises en leur nom. L’une parle de “valeurs” et de “progrès”, l’autre réclame souveraineté, […]
05 Nov 22:04

Sommet Hongrie–États-Unis : Viktor Orbán à Washington pour défendre le réalisme contre l’idéologie européenne

by Rédaction
Le Premier ministre hongrois rencontre Donald Trump ce 7 novembre à Washington. Au cœur des discussions : énergie, souveraineté, et la fin d’une Europe prisonnière de ses propres sanctions. C’est un sommet discret par son format, mais lourd de conséquences pour l’équilibre européen. Ce 7 novembre, Viktor Orbán est à Washington pour une rencontre officielle […]
05 Nov 22:04

Royaume-Uni : Tommy Robinson blanchi par la justice, la police accusée de l’avoir ciblé pour ses opinions politiques

by Rédaction
Tommy RobinsonLe militant britannique a été reconnu non coupable d’une infraction liée au terrorisme. Le juge a estimé que son interpellation reposait sur ses convictions politiques, non sur des motifs légitimes de sécurité. Le tribunal de Westminster a rendu, mardi 4 novembre, une décision qui résonne comme un désaveu pour les autorités britanniques. Tommy Robinson, de […]
05 Nov 17:58

Steve Bannon, le stratège du nouvel ordre populiste américain

by Rédaction
Steve BannonJe lisais ce matin, sur mon téléphone, l’entretien que Steve Bannon vient de donner à Carson J. Becker. Je marchais sur la dune de Léchiagat, ce mince cordon de sable qui sépare le village de l’océan. Le vent soufflait d’ouest, la mer montait. Un peu plus loin, sur l’autre rive de la ria, le port […]
05 Nov 17:52

Tommy Robinson acquitté : il n’est pas un terroriste !

by Dreuz Info

L’activiste britannique pro-israélien Tommy Robinson a été acquitté du chef d’accusation lié au terrorisme après un procès de deux jours au Westminster Magistrates’ Court. Le chef d’accusation découlait d’un incident de juillet 2024 au cours duquel Robinson, dont le nom légal est Stephen Yaxley‑Lennon, a refusé de communiquer le code d’accès de son téléphone portable [...]

L’article Tommy Robinson acquitté : il n’est pas un terroriste ! est apparu en premier sur Dreuz.info.

05 Nov 17:46

Les élections néerlandaises du 29 octobre : des résultats en trompe l’œil

by Christophe de Voogd

La victoire, de justesse, du parti de centre-gauche D66 aux Pays-Bas et le net recul du parti populiste de Geert Wilders ont accrédité l’idée d’un retour à la normale après une longue « tentation populiste ». Qu’en est-il vraiment si on regarde les résultats de plus près et si on les replace dans la moyenne durée de la vie politique néerlandaise? Laquelle n’est pas sans rappeler, mutatis mutandis, certaines évolutions françaises.

Si les résultats officiels des élections néerlandaises du 29 octobre dernier ne seront proclamés que vendredi 7 novembre, les choses sont désormais claires : au terme d’un scrutin très serré entre le PVV populiste de Geert Wilders et les D66 progressistes de Rob Jetten (26 sièges chacun), c’est ce dernier qui ressort comme vainqueur du scrutin par le nombre de voix.

Ces élections ont suscité un intérêt modéré en France, à la différence de celles de 2017 qui ont eu lieu juste avant les scrutins nationaux français et de celui de 2023 marqué par une soudaine et puissante poussée populiste (37 sièges pour le PVV). La tonalité dominante dans nos médias a été celle du soulagement devant le net recul de ce dernier (-11 sièges) et la victoire de D66 (+17). Il n’en fallait pas plus pour que les commentaires évoquent un « recul de l’extrême droite », un « retour à la modération », un « résultat réconfortant pour l’Europe » (dont D66 est un fervent partisan), avec d’évidentes arrière-pensées dans la perspective de 2027.

Fragmentation du paysage politique

Qu’en est-il vraiment ?

Les enseignements d’ensemble du scrutin amènent à relativiser d’abord la victoire de D66, qui n’a recueilli que 18% des voix dans une extrême fragmentation du paysage politique : 27 partis concourraient au suffrage dont 15 ont eu des élus ; jamais le vainqueur n’avait recueilli moins de 20% des voix. Et c’est cette fragmentation, amplifiée par le scrutin proportionnel intégral, qui est la première caractéristique de l’évolution politique des Pays-Bas depuis une vingtaine d’années, interdisant les scores (au-delà de 40 sièges) auxquels étaient habitués naguère les grands partis.

Force persistante de « la droite de la droite « 

La seconde est que « la droite de la droite » n’a de fait connu aucun recul : les trois formations classées comme « radicales » aux Pays-Bas (« d’extrême droite » en France) rassemblent en effet 42 sièges dans la nouvelle chambre, soit 1 de plus que dans la précédente. Le recul de Wilders masque le bon score du Forum voor Democratie, aux positions plus radicales que le PVV sur l’Europe et sur l’immigration et qui refuse tout soutien à l’Ukraine comme à Israël ; et surtout celui de JA21, une scission du Forum, passée de 1 à 9 sièges, et qui se présente comme « libérale et conservatrice » en adoptant une position plus modérée que les deux autres formations sur tous les sujets.

Droitisation continue et déclin historique de la gauche

Autre tendance de fond,  la droitisation continue du pays, que montre l’addition des droites libérale, religieuse et populiste : 71 sièges sur 150 et 45% des voix.

Inversement, la gauche poursuit son déclin historique. Avec seulement 20 sièges (-5) pour le parti unifié des écologistes et des travaillistes (GL/PvdA), l’on est bien loin du score de la gauche aux Pays-Bas lors de sa dernière victoire, qui remonte à 1998 : 56 sièges pour les deux formations, alors distinctes. La totalité des formations de gauche pèse aujourd’hui moins de 25% des voix.

Entre les blocs de droite et de gauche, le « bloc central » composé de D66 et des Chrétiens démocrates du CDA pèse 30% de l’électorat et sera en toute hypothèse au cœur de la prochaine coalition.

Les échecs personnels de Timmermans et Wilders

Dès lors, ces résultats expriment d’abord un double échec : celui de Frans Timmermans, le leader de la gauche qui a enregistré deux défaites électorales de suite et qui suscite un rejet majoritaire dans l’opinion, notamment pour son passé de vice-président de la Commission européenne qui en a fait le symbole de la bureaucratie bruxelloise et de l’écologie punitive. Il a tiré la conclusion de sa déroute en se retirant da la scène politique au soir du scrutin. L’autre échec personnel est bien sûr celui de Wilders, considéré comme le responsable de l’effondrement de la coalition sortante au bout d’un an d’existence. Il a mené une campagne intermittente et en demi-teinte où il n’a pas su désamorcer l’alliance tactique de ses concurrents contre lui. Son isolement clair, à la suite du refus de tous les grands partis d’entrer en coalition avec le PVV, a conduit nombre de ses électeurs vers un « vote utile » en faveur de JA 21, tandis que les plus radicaux optaient pour le Forum.

Rob Jetten : de « Robot Rob » au nouveau Mark Rutte ?

Inversement, Rob Jetten, le patron de D66 et vainqueur du scrutin, a su gagner la sympathie autour de sa jeunesse (38 ans) et d’une campagne menée tambour battant. L’homme, longtemps discret et prisonnier de la langue de bois partisane (d’où son surnom de « Robot Rob »), affiche désormais un sourire indestructible et une aisance rhétorique rares aux Pays-Bas. Il a su aussi trouver son message, fondé sur la bonne volonté, le refus « de la négativité et de la haine » et le sens du compromis. Son programme a su parler tant à la gauche qu’au centre droit – au risque du grand écart – qui n’est pas sans rappeler un certain « en même temps » français ; tout comme sa personnalité, jusque dans sa vie privée, évoque celle de Gabriel Attal. Au vu de son habileté tactique et de son talent de débatteur, les Néerlandais le comparent à Mark Rutte, l’indéracinable Premier ministre libéral des années 2010-2023, aujourd’hui secrétaire général de l’OTAN.

Jetten a en tout cas fait passer un message audible, avec le projet de construction de 10 villes nouvelles, sur le thème du logement, premier enjeu de ces élections dans le pays le plus dense d’Europe où la crise immobilière est à son paroxysme. Il a su aussi mettre de l’eau dans le vin du maximalisme écologique et du laisser-aller migratoire de sa campagne de 2023 qui avait abouti à une véritable déroute de son parti. Refusant de laisser la symbolique nationale à l’extrême droite, il a aussi remis à l’honneur le drapeau néerlandais omniprésent dans tous ses meetings.

La question de Gaza

Inversement, il s’est montré d’une grande radicalité sur la crise du Proche-Orient, n’hésitant pas à reprendre les chiffres et le vocabulaire du Hamas et à manifester contre le « génocide » que commettrait Israël à Gaza. Langage et position peu « centristes » en vérité, qui traduit une forte et paradoxale poussée anti-israélienne dans le pays d’Anne Frank, longtemps très sensible au traumatisme de la Shoah, mais dont le souvenir semble s’éteindre dans la jeune génération.

Le grand clivage : Anywhere et Somewhere

Phénomène que l’on constate ailleurs en Occident, tout comme le fossé sociologique et idéologique grandissant entre les Anywhere des élites mondialisées de métropoles dont D66 est clairement devenu le porte-voix et les Somewhere  de la périphérie, peu entendus dans le débat public et enclins au vote protestataire et populiste, pour reprendre la distinction éclairante de David Goodhart. Celle-ci est l’une des clefs majeures de compréhension des enjeux électoraux actuels[1].

Elle n’est pas pour faciliter la tâche de Rob Jetten, probable Premier ministre, de former une coalition durable, malgré son appel au consensus national. D’autant que son inclination le porte à chercher une alliance avec la gauche, alors même que le centre de gravité de la politique néerlandaise est clairement plus à droite. Voilà qui augure d’un long processus de formation du prochain gouvernement, fait il est vrai habituel dans les mœurs politiques néerlandaises.


[1] D. Goodheart, Les Deux Clans. La Nouvelle Fracture mondiale (Les Arènes),

L’article Les élections néerlandaises du 29 octobre : des résultats en trompe l’œil est apparu en premier sur Contrepoints.

05 Nov 17:40

Karol Nawrocki : "En Pologne, nous ne construisons pas de centres d'intégration pour migrants. Nous construisons des centres de détention pour ceux qui menacent notre nation."

by Lionel Baland

Pologne. Le président Karol Nawrocki exclut la Pologne du pacte migratoire de l'UE : « En Pologne, nous ne construisons pas de centres d'intégration pour migrants. Nous construisons des centres de détention pour ceux qui menacent notre nation. »

04 Nov 21:20

Tués sur les routes: la Suisse a la «pire évolution en Europe»

Ces 5 dernières années, dénonce le BPA, le nombre de morts sur les routes suisses a grimpé de 34% alors qu'il baissait de 12% sur le continent.
04 Nov 21:20

Zoom - Rémi Perrin : Un consultant agricole attaque la transition écologique

La protection de la nature se révèle être un sujet important à vos yeux ? Le "modèle français" ne serait-il pas le plus enclin à préserver nos écosystèmes ? Qu'en est-il de l'agriculture planétaire qui encourage les importations massives ? Dans son ouvrage "Sauver la France est un devoir écologique", Rémi Perrin, consultant agricole et naturaliste, traite d'une multitude de sujets (qualité de l'eau, réchauffement climatique, énergies, liens avec la faune et la flore...) tout en gardant un fil conducteur le plus proche possible du bon sens. Deuxième préoccupation des Français, l'écologie est présentée par Rémi Perrin comme peu de médias la font vivre...

04 Nov 21:19

Ukraine : Le complot pour la guerre ? - JT du mardi 4 novembre 2025

Pour commencer cette édition, retour sur les manipulations des leaders européens, qui semblent être davantage en guerre avec leurs propres populations qu’avec la Russie.

 

Autre truanderie, le Mercosur. Alors que Bruxelles veut coûte que coûte son accord commercial avec l’Amérique du Sud, Emmanuel Macron a pris le costume de l’opposant… Jusqu’à ce qu’il comprenne que le Traité sera bel et bien finalisé. Un revirement qui nuira sans surprise à la France…

 

Une France qui s’interroge aussi sur la politique intérieure avec une question dans tous les esprits : l’Assemblée passera-t-elle l’hiver ? Si le sort du premier ministre est souvent évoqué, les députés semblent aussi sur un siège éjectable. Alors à quoi s’attendre en cas de dissolution, réponse dans un instant.  

04 Nov 21:18

Montpellier (34) : un immeuble neuf squatté par plusieurs dizaines de familles gitanes. Elles affirment avoir quitté le quartier car elles « ne s’y sentent plus en sécurité », en raison de tensions avec la communauté maghrébine

by Jeanne

Un immeuble neuf de l’avenue du Pont-Trinquat, qui devait être livré ce mercredi 5 novembre, est squatté depuis lundi soir par plusieurs dizaines de familles gitanes qui résidaient à la Mosson. Elles affirment avoir quitté le quartier parce qu’elles ne s’y sentent plus “en sécurité”.

[…]

Selon un représentant de la communauté gitane, “60 familles de la Paillade se sont installées dans le bâtiment, mais d’autres ont aussi quitté le quartier pour aller habiter ailleurs. C’est humiliant, mais ils ont fui en laissant la plupart de leurs affaires chez eux. Car c’est devenu invivable pour nous”.

[…]

Selon des membres de la communauté, la condamnation de l’un des leurs à huit ans de prison, le 23 octobre dernier, pour la mort d’Aymen, 13 ans, écrasé par une voiture, a ravivé la rancœur d’habitants du quartier à leur encontre. D’autant que le verdict a été inférieur à la peine de douze ans qui avait été requise. “Notre communauté avait été victime d’actes de vengeance après les faits (le 14 décembre 2022) et on avait réussi à apaiser les choses, souligne un représentant de la communauté. Mais j’ai l’impression qu’on a mis un pansement sur une jambe de bois”.

Tout récemment, un accident de la circulation entre un jeune Maghrébin et un membre de la communauté gitane s’est traduit par de nouvelles tensions et un passage à tabac, suivi de menaces de l’autre camp. Comme un engrenage infernal.

[…]

Midi-Libre

04 Nov 21:18

Chahut, insultes, incivilités, menaces… Les enseignants confrontés aux tensions croissantes avec les élèves et leurs familles. Près de 15 % du personnel de l’éducation se dit victime de moqueries ou d’insultes

by perubu

Quelle attitude avoir face aux insultes, aux incivilités, au chahut ? De nombreux enseignants se disent démunis. A Paris, 80 personnes ont échangé, lors d’ateliers mis en place par le centre ReSIS. Les enquêtes récentes, qu’elles émanent du ministère ou d’acteurs de l’éducation, montrent une dégradation du climat scolaire et une montée des violences. Les participants à ces deux journées le ressentent, certains parlent même désormais de la « violence du métier ». Les réseaux sociaux peuvent aussi envenimer des situations. « Enseigner en paix, c’est un peu le graal », glisse une professeure des écoles.

Cécile Aubertin l’avoue sans ambages : « Je me suis trompée dans les grandes largeurs. » La principale d’un collège de l’académie de Nancy-Metz a été confrontée, il y a un an, à une classe dite difficile. Plusieurs élèves perturbaient sans cesse les cours et rivalisaient d’insultes et d’insolence sans qu’aucun enseignant ne parvienne à les mettre au travail. La cheffe d’établissement décide alors d’une visite surprise dans la classe pour impressionner les collégiens. Elle convoque solennellement devant toute la classe les élèves incriminés dans son bureau. Mais cette démonstration autoritaire « n’a pas eu l’effet escompté », raconte-t-elle aujourd’hui avec le sourire : « Les élèves l’ont vécu comme une humiliation, comme un défi, et le désordre a redoublé. » […]

Près de 15 % du personnel de l’éducation se dit aujourd’hui victime de moqueries ou d’insultes, selon une enquête de l’éducation nationale parue en juillet. « Mais le sujet reste largement tabou. Beaucoup d’enseignants n’osent pas faire état de leurs difficultés, de peur d’être jugés incompétents », souligne François Poisson, formateur au centre ReSIS. Il préconise la mise en place de protocoles pour savoir réagir en cas d’invectives, « comme cela existe dans les autres administrations ». […]

Les conflits croissants avec les familles, qui ressortent de toutes les discussions, compliquent la donne. Il y a ce parent qui vient exprimer sa colère en s’approchant à quelques centimètres du visage de la cheffe d’établissement ou cette famille qui, mécontente d’une remarque de la professeure des écoles, se répand sur le groupe WhatsApp de la classe et ligue les parents contre l’enseignante. « Tout peut être mal interprété et sujet à rumeurs. Les parents croient sur parole leurs enfants, s’appellent entre eux. […]

Le Monde

04 Nov 21:18

« Donald Trump peut changer le monde » déclare la légende du football Cristiano Ronaldo, lors d’une interview avec son ami, le journaliste conservateur Piers Morgan

by Remi

Une prise de position qui peut surprendre. À quelques mois de la Coupe du monde 2026 au Canada, au Mexique et aux États-Unis, Cristiano Ronaldo s’est fendu d’un gros message de soutien en faveur de Donald Trump. (…)

“Donald Trump est l’une des personnes qui peut aider à changer le monde”, a ainsi lâché la star portugaise de 40 ans lors d’un entretien accordé au journaliste britannique Piers Morgan.

BFM/RMCSPORT

L’été dernier, le Portugais avait envoyé un maillot dédicacé au président américain avec un message : «Jouer pour la paix». (…)

Le Figaro


Cristiano Ronaldo, sur Instagram : « Pas de filtres. Pas de scripts. Juste nous. Prochainement avec mon ami Piers Morgan. »

Instagram

Ronaldo tenant le livre “Woke Is Dead” de Piers Morgan :

04 Nov 21:18

Le site Arrêt sur images accuse la chaîne franceinfo de “devenir CNews”

by Francois

Michel Onfray débattant à l’antenne du “grand remplacement”, le chroniqueur Paul Melun liant grand-banditisme et Seine-Saint-Denis, un reporter envoyé faire la promotion du dernier livre de Jordan Bardella… Franceinfo, chaîne d’info du service public, est de plus en plus souvent comparée à CNews. Comment en est-on arrivé là ?

Arret sur images

04 Nov 21:17

Émotion suite à l’agression de quatre jeunes à Corte par des “barbaresques” : “La Corse ne veut pas devenir comme certaines cités du continent” (MàJ)

by Francois

04/11/25

3/11/25

Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, quatre personnes âgées d’une vingtaine d’années ont été agressées par une bande de jeunes à Corte au sortir d’une soirée. Le fait divers prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux. Le parquet de Bastia a ouvert une enquête des chefs de violences volontaires aggravée.

Corse Matin

04 Nov 21:17

Nice (06) : une mère tchétchène poignardée par son mari en plein jour sous les yeux de sa fille — “Elle était harcelée par la famille, elle avait la pression de la communauté”

by Francois

Ce mardi 4 novembre, le quartier des Moulins à Nice a été secoué par un féminicide d’une rare brutalité. Larissa, 39 ans, a été tuée en pleine rue par son ex-compagnon de 47 ans, qui a également grièvement blessé leur fille de 17 ans. Le drame s’est déroulé à 13h, en plein jour, sous les yeux des habitants. L’homme, placé en garde à vue, avait déjà été poursuivi pour violences conjugales.

Autour du corps de la victime, la communauté tchétchène, à laquelle elle appartenait, est en état de sidération. “Elle est passée trois fois en jugement, elle est où la protection ?” s’indigne une proche, rappelant les plaintes déposées sans effet. “Il l’insultait de tous les noms. Elle était harcelée par la famille, elle avait la pression de la communauté, si elle ouvrait la bouche, elle avait peur des représailles”, témoigne une amie, bouleversée. L’imam Magamadov, présent sur les lieux, confie : “Je suis intervenu pour la paix dans leur couple, il y a trois ans. Il y avait des tensions au sein du couple.”

Larissa, employée en CDI à l’Allianz Riviera, “n’avait de problèmes avec personne”. Les sept enfants du couple, nés entre 2007 et 2023, ont été pris en charge par les services sociaux. Dans ce quartier populaire déjà marqué par la défiance envers les institutions, le sentiment d’abandon se renforce. “Elle avait peur, personne ne l’a protégée”, répètent ses proches, déchirés entre la colère et l’impuissance.

France 3

04 Nov 21:01

Belfast : des militants républicains antifas menacent un groupe identitaire irlandais

by Rédaction
Une nouvelle organisation clandestine se réclamant du républicanisme socialiste a revendiqué la mise “sous surveillance” de militants identitaires à Belfast. Le groupe, qui se fait appeler Socialist Republican Front (SRF), affirme avoir entrepris de “rassembler des renseignements” sur des membres de Clann Éireann, une formation nationaliste irlandaise classée à l’extrême droite, notamment active dans les milieux anti-immigration. Selon […]
04 Nov 21:01

Mont-Saint-Michel : une bergerie condamnée à disparaître à cause d’écologistes et au nom de la loi Littoral ?

by Rédaction
Dans la baie du Mont-Saint-Michel, un éleveur de brebis se retrouve aujourd’hui au cœur d’une bataille judiciaire qui symbolise les contradictions françaises entre protection de la nature et survie des activités rurales. Le 21 octobre 2025, la cour d’exécution du tribunal de Caen a confirmé la décision ordonnant la démolition d’une bergerie construite à Genêts, dans la Manche. Ce bâtiment en bois de 980 m², appartenant […]
04 Nov 21:00

Congrès Mission vs Academia Christiana : le reniement par la peur

by YannV
Quand un grand rassemblement catholique se couche devant un article militant de Libération Le dixième Congrès Mission, grand rendez-vous annuel des catholiques français, devait rassembler les 7 et 8 novembre à Paris plus de cent quarante associations et mouvements engagés dans l’évangélisation. Mais une polémique a éclaté avant même l’ouverture : l’annulation du stand d’Academia Christiana, décidée […]
04 Nov 07:46

Quand brandir le drapeau allemand vaut une descente de police. Le témoignage de Marius Keipp.

by Rédaction
L’été dernier, en 2024, une action se déroule à Karlsruhe en Allemagne : un immense drapeau allemand déployé dans le cadre du Stolzmonat, transformant le mois de la fierté LGBT en un mois de fierté patriote. Aujourd’hui, l’État allemand frappe durement ceux qui se lèvent pacifiquement pour défendre leur patrie, leur identité et leur culture. […]
04 Nov 07:45

Royaume-Uni : des migrants clandestins empochent des milliers de livres pour “rentrer chez eux”… avant de revenir illégalement

by Rédaction
Un rapport révèle que des centaines de migrants abusent du dispositif de “retour volontaire assisté” mis en place par le gouvernement britannique, encaissant plusieurs milliers de livres d’argent public avant de revenir clandestinement au Royaume-Uni. Le scandale secoue le Home Office britannique. Selon une enquête du Mail on Sunday, des migrants illégaux profitent du “Voluntary Returns Scheme”, […]
04 Nov 07:44

Le groupe de travail de Trump sur les préjugés anti-chrétiens réexamine le cas d’un militant catholique pro-vie décédé en prison

by Michel Janva
Mark Thomas Reno, catholique pro-vie originaire de Jefferson City, dans le Tennessee, le 26 avril 2022, a été enregistré à son insu par le FBI lors d’une manifestation pro-vie à […]
04 Nov 07:41

La voiture de Bernd Baumann de l'AfD incendiée.

by Lionel Baland

AfD.jpg

Allemagne. La voiture de Bernd Baumann de l'AfD a été incendiée durant la nuit à Hambourg.

04 Nov 07:33

L'UDC empoigne une «arme de paysans»

by Antoine Menusier

Seul contre tous, l'UDC se lance dans la bataille contre les Bilatérales III avec une hallebarde en guise de signe de ralliement. Mais d'où vient cette arme mythique, qui fut aussi un symbole fascisant dans les années 1930?

Le président de l'UDC sur le plateau de la RTS, dimanche soir.

Seul contre tous, l'UDC se lance dans la bataille contre les Bilatérales III avec une hallebarde en guise de signe de ralliement. Mais d'où vient cette arme mythique, qui fut aussi un symbole fascisant dans les années 1930?

En approuvant le paquet d’accords avec l’Union européenne, le reste des formations politiques fait le plus beau des cadeaux aux héritiers de Christoph Blocher: les voilà seuls à mener la mère des batailles face aux armées de Bruxelles.

La hallebarde aux couleurs du drapeau suisse sera-t-elle à l’UDC ce que la casquette rouge de Donald Trump est au camp MAGA? Le coordinateur romand du parti conservateur, Kevin Grangier, n’avait pas vu les choses sous cet angle, mais il ne dirait pas non, répond-il à watson. La hallebarde est ce bijou de la couronne helvétique sorti du musée pour les besoins de la cause.

...
(Lire sur https://www.watson.ch/fr )
03 Nov 20:52

Macron : la manipulation et l’imposteur - JT du lundi 3 novembre 2025

Au programme de cette édition, une cacophonie budgétaire qui fait décidément beaucoup de bruit pour rien. Alors que chaque parti politique joue la carte de la démagogie pour son propre électorat, tout porte à croire que l’examen du texte n’ira pas au bout…

Nous évoquerons ensuite un autre débat budgétaire, celui de l’Union européenne, avec toujours plus de pouvoir de Bruxelles sur les États-membres.

Et puis, au Proche-Orient, les cessez-le-feu passent mais la paix trépasse toujours. Israël poursuit ses guerres contre Gaza et le Liban. Une spirale sans fin.

03 Nov 20:51

« Comme ils ne voulaient pas me garder [en prison], j’ai dit des dingueries » : À Pau (64), Walid, 37 ans, 28 condamnations, menace « d’égorger des enfants » et de « mourir en martyr »

by Jeanne

« Jamais je ne passerai à l’acte, ce sont des paroles dans le vent ! Je n’ai aucune idéologie djihadiste » assure Walid, 37 ans, ce lundi face au tribunal où il est de nouveau jugé en comparution immédiate pour des outrages en récidive à l’encontre de deux policiers.

Mais ses menaces « dans le vent », où il est question « d’égorger des enfants », de « tuer tout le monde » ou encore de « mourir en martyr » sont devenues si récurrentes qu’elles inquiètent fortement la justice.

[…]

Les forces de l’ordre l’embarquent mais une fois sorti de cellule de dégrisement, Walid exige toujours d’aller en prison ! « Comme ils ne voulaient pas me garder, j’ai dit des dingueries » reconnaît ce dernier à l’audience.

« Je suis matrixé. La prison, je ne connais que ça. L’extérieur, c’est très dur pour moi » souffle le trentenaire qui a passé 17 ans de sa vie en détention. Il compte 28 condamnations à son casier dont 7 pour menaces de mort et / ou apologie du terrorisme.

[…]

La République des Pyrénées

03 Nov 20:51

Allemagne : la voiture d’un député de l’AfD incendiée, des antifas revendiquent les dégradations

by lionel

Des antifas ont revendiqué l’acte. L’AfD dénonce un acte antidémocratique après l’incendie criminel de plusieurs véhicules, dont l’un appartenant au premier secrétaire du parti d’extrême droite Bernd Baumann.

Dans un communiqué, Alice Weidel et Tino Chrupalla, coprésidents de l’AfD, ont exprimé leur « grande inquiétude » face à « cette attaque contre un représentant de premier plan du plus grand groupe d’opposition ». « Une attaque directe contre la démocratie en Allemagne », ont-ils jugé.

Le Parisien