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18 Nov 21:24

Un homme armé d'un couteau repoussé avec des caddies

L'individu menaçant a été contraint de sortir du centre commercial avant d'être arrêté par deux policiers.
18 Nov 21:24

Chocs du Monde avec Thibaud Gibelin - Ukraine dans l'UE : la Hongrie dit non

Pour ce nouvel épisode de "Chocs du monde", le magazine des crises et de la prospective internationale de TVL, Edouard Chanot reçoit Thibaud Gibelin, chercheur au Matthias Corvinus Collegium de Budapest et auteur de l'essai "Pourquoi Viktor Orban joue et gagne". 

Viktor Orban est au centre du jeu. Lui le dirigeant d'un petit pays enclavé de 9 millions d'âmes. Soutenu par Donald Trump et par Vladimir Poutine, mais conspué par Bruxelles et Kiev, Viktor Orban refuse l'entrée de l'Ukraine au sein de l'UE. Pourra-t-il résister aux pressions ? Dernière offensive du Hongrois : il a annoncé le 14 novembre porter plainte contre l'interdiction décidée par l'UE des hydrocarbures russes d'ici 2027. Un nouveau bras de fer s'annonce avec la Commission. 

 

18 Nov 21:23

Le Conseil et le Parlement européen conviennent de créer le « vivier de talents de l’UE », une plateforme pour les étrangers demandeurs d’emploi… non européens et résidant hors de l’UE

by Jeanne

La présidence danoise du Conseil de l’UE et le Parlement européen ont finalisé les négociations relatives à une loi européenne établissant un vivier de talents européen. Ce vivier de talents sera une plateforme numérique paneuropéenne facilitant le recrutement international dans les secteurs où les États membres de l’UE connaissent des pénuries de main-d’œuvre. La particnon européens résidant hors de l’UEipation à ce vivier sera facultative.

La plateforme en ligne mettra en relation les offres d’emploi d’employeurs établis dans l’UE avec les profils de demandeurs d’emploi non européens résidant hors de l’UE. L’objectif du vivier de talents de l’UE est de renforcer la compétitivité du marché du travail européen et de pallier les pénuries de main-d’œuvre. Le droit d’entrée dans l’UE et la délivrance d’un titre de séjour ne sont pas régis par le règlement relatif au vivier de talents de l’UE.

Le vivier de talents de l’UE fournira aux demandeurs d’emploi non ressortissants de l’UE des informations complètes et adéquates afin de leur permettre de mieux s’orienter dans le processus de recrutement des États membres et de les informer de leurs droits, notamment en ce qui concerne des conditions de travail décentes.

Les demandeurs d’emploi non ressortissants de l’UE pourront créer un profil sur la plateforme du vivier de talents de l’UE et fournir des informations sur leurs compétences, leurs qualifications, leur expérience professionnelle et leurs compétences linguistiques.

Pour défendre le mandat du Conseil, la présidence danoise s’est attachée à éviter d’imposer des charges administratives disproportionnées aux États membres, tout en veillant à mettre en place un cadre solide pour empêcher la participation d’employeurs qui ne respectent pas la législation et les pratiques en vigueur.


Les demandeurs d’emploi qui reçoivent une offre d’emploi par le biais du vivier de talents de l’UE devront se soumettre aux procédures d’immigration nationales lorsqu’ils demanderont un permis de séjour et de travail dans un État membre.

La plateforme EU Talent Pool contiendra également des informations complètes sur les procédures d’immigration, notamment sur la manière d’obtenir des visas et des permis de séjour de travail, y compris les conditions à remplir pour obtenir ces permis.

[…]

Conseil de l’Europe

18 Nov 21:12

Attaque à l’île d’Oléron : il crie Allah Akbar, mais n’est pas un terroriste

by Observatoire du journalisme
Marine Le Pen : la télévision se refuse à parler de l’exécution provisoireAlors que certaines personnalités médiatiques comme Éric Zemmour évoquent un « djihad du quotidien », les pouvoirs publics et les médias les plus répandus sont de plus en plus réticents à qualifier une attaque de terroriste ou d’islamiste.
18 Nov 21:01

Publicités retirées : après CNews et Breizh-Info, Frontières subit la méthode Sleeping Giants [Vidéo]

by Arthur Keraudren
Lundi 17 novembre, Leroy Merlin a annoncé qu’il retirait ses publicités du site du média en ligne Frontières, après avoir été publiquement interpellé par les Sleeping Giants (collectif d’extrême-gauche) sur X : « Votre pub apparaît sur le site abject de Frontières, obnubilé par l’immigration, qui vend du merch avec le slogan xénophobe du FN/RN […]
18 Nov 09:20

Pas d’expérimentations de gauche avec la sécurité de la Suisse

by obgeraldine

L’initiative « Service citoyen » ouvre la voie à une expérience dangereuse pour notre sécurité intérieure et extérieure et affaiblit un pilier important sur lequel repose notre pays : le service militaire obligatoire.

Aujourd’hui, le service militaire obligatoire garantit le bon fonctionnement de notre armée, fiable et éprouvée. Chacun connaît son rôle. Les personnes aptes au service accomplissent leur service dans l’armée ou dans la protection civile. Notre défense est ainsi garantie, même en temps de crise. Ce système clair et éprouvé a permis à la Suisse de rester indépendante sur les plans politique, économique et militaire pendant des générations.

L’initiative vise à supprimer ce système. À l’avenir, toutes les femmes et tous les hommes devraient pouvoir choisir librement s’ils souhaitent accomplir leur service dans l’armée, dans le domaine des soins, de l’accompagnement ou de la « protection du climat ». Cela semble moderne, mais c’est extrêmement dangereux. Car si chacun décide lui-même où il souhaite servir, il n’y aura bientôt plus de soldats. L’armée perdra sa base et, avec elle, la Suisse perdra sa sécurité.

Notre armée n’est pas un projet social souhaitable, mais une nécessité. Sans elle, nous sommes vulnérables. Sans elle, nous dépendons des autres. Et celui qui compte sur l’aide étrangère perd sa liberté. C’est pourquoi nous ne devons pas relativiser ou affaiblir le service militaire obligatoire.

Les missions sociales et écologiques peuvent être précieuses, mais elles ne doivent jamais se faire au détriment de la défense nationale. L’armée est la garante de la paix, de la liberté et de l’indépendance. Elle n’est pas une relique, elle est notre assurance-vie.

C’est pourquoi, pour moi, une chose est claire : le 30 novembre, je voterai résolument NON à l’initiative « Service citoyen » !

18 Nov 09:19

«Le Conseil fédéral s'est montré faible face à Donald Trump»

by Alexandre Cudré

Donald Trump a accepté de taxer les biens suisses à hauteur de 15%. Mais difficile de dire de quoi les lendemains de l'économie helvétique seront faits avec un président américain aussi imprévisible. Faut-il stocker? Délocaliser? Réorienter? On fait le point.

keystone / shutterstock (montage)

Donald Trump a accepté de taxer les biens suisses à hauteur de 15%. Mais difficile de dire de quoi les lendemains de l'économie helvétique seront faits avec un président américain aussi imprévisible. Faut-il stocker? Délocaliser? Réorienter? On fait le point.

Pour de nombreuses entreprises suisses, qui ont dû renoncer à exporter aux Etats-Unis ces derniers mois, c'est un sacré réconfort. Mais que se passera-t-il si Trump change à nouveau d'avis? Sont-elles condamnées à faire «l'accordéon» entre production, stockage et vente durant le reste du mandat de Donald Trump? On en discute avec Sergio Rossi, professeur d'économie à l'université de Fribourg.

...
(Lire sur https://www.watson.ch/fr )
18 Nov 09:17

« Si nous ne rétablissons pas le contrôle des frontières, des forces plus sombres émergeront » : Au Royaume-Uni, le Labour fracturé par la réforme Mahmood sur l’asile

by Rédaction
Le gouvernement travailliste britannique traverse sa plus grave crise interne depuis son retour au pouvoir. La ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a présenté un projet de réforme de l’asile décrit comme le plus radical depuis la Seconde Guerre mondiale : durcissement des expulsions, statut temporaire des réfugiés, et délais allongés avant la résidence permanente. Une […]
18 Nov 09:15

Le renoncement français, moteur de la conquête islamique

by Balbino Katz
Je lisais ce matin, au bar des Brisants, ces longs papiers du Figaro qui prétendent s’émouvoir de la « tentation islamiste » gagnant la jeunesse musulmane en France, comme si l’apparition d’un tel phénomène relevait d’une météorologie hasardeuse, d’un brusque coup de vent tombé du ciel. Les chiffres, pourtant, ne sont un secret pour personne et ils […]
18 Nov 09:11

Portugal : quand l’idéologie de genre gangrène l’école publique et met en danger les enfants

by Rédaction
portugalLe phénomène n’est pas propre à l’Amérique du Nord ou à l’Europe du Nord : le Portugal est désormais l’un des pays européens où la diffusion de l’idéologie de genre dans les écoles publiques est la plus avancée, malgré les alertes répétées de parents, d’associations familiales et de professionnels inquiets. Depuis plusieurs années, les autorités éducatives et […]
18 Nov 09:09

Sondage Ifop – Les jeunes musulmans de plus en plus radicaux. (MàJ : plusieurs Conseils du culte musulman portent plainte après ce sondage qu’ils accusent de « distiller le poison de la haine »)

by LeTocsin

23/11/2025

Une enquête accusée de “distiller le poison de la haine” et de “renforcer les amalgames“. Plusieurs conseils du culte musulman annoncent dans un communiqué de presse avoir porté plainte contre X après la publication d’un sondage de l’institut IFOP intitulé “État des lieux du rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans de France”, et paru le 18 novembre dernier.

Selon la plainte déposée par les Conseils départementaux du culte musulman du Loiret, de l’Aube et des Bouches-du-Rhône, “ce sondage viole le principe d’objectivité posé par la loi du 19 juillet 1977 relative à la publication et la diffusion des sondages d’opinion, se fonde sur des questions orientées et se focalise sur des résultats minoritaires mis en avant à des fins polémiques.”

Qualifiant la revue commanditaire d'”officine nébuleuse et réactionnaire“, les avocats Raphaël Kempf et Romain Ruiz ajoutent qu'”en distillant le poison de la haine dans l’espace public, ce sondage renforce les amalgames dans un contexte où les chiffres du ministère de l’Intérieur montrent une explosion des actes anti-musulmans, en hausse de 75 % par rapport à l’année 2024“.

Et de conclure: “ce sondage repris par plusieurs médias d’extrême droite est une insulte aux musulmans de France et une injure aux valeurs d’égalité et de fraternité promues par notre République.

BFMTV

17/11/2025

42 % des personnes interrogées déclarent porter le voile islamique pour se « sentir en sécurité »


Un sondage Ifop pointe un durcissement des opinions d’une partie des jeunes musulmans, particulièrement chez les 15-24 ans. 81 % placent désormais le Coran au-dessus de la science pour expliquer l’origine du monde. […]

Dans le même temps, la proportion de sondés qui se disent catholiques s’effondre de 83 % à 43 %, au profit des « sans religion », qui progressent de 13 % à 37 %.

Cette déchristianisation lente et sans heurt contraste avec le durcissement des positions à l’intérieur de la communauté musulmane. En son sein, 44 % des sondés pensent que « le respect des règles de l’islam » est plus important « que celui des lois » françaises, proportion qui monte à 57 % chez les 15-24 ans. Un peu moins d’un musulman sur six (15 %) interrogé en France est persuadé que « la charia doit être appliquée intégralement quel que soit le pays dans lequel on vit ». […]

Et là encore, les 15-24 sont plus radicaux que la moyenne. Ils sont 21 % à le penser. Un sur cinq. […]

Aujourd’hui, 33 % des musulmans résidant en France, français ou étrangers (et 42 % des jeunes), éprouvent de la sympathie pour une des mouvances islamistes. Parmi cette même population, 3 % ont de la sympathie pour sa version sanglante, le djihadisme. 3 % des 7 % de musulmans. Les optimistes se diront que cela représente seulement 0,21 % de la population française. […]

Le Point

18 Nov 09:07

Les Pays-Bas ont accueilli plus de demandeurs d'asile en deux semaines que le Danemark en un an.

by Lionel Baland

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Pays-Bas et Danemark. Les Pays-Bas ont accueilli 1.000 demandeurs d'asile en une semaine, soit plus en deux semaines que le Danemark en un an.

18 Nov 09:03

Procès à Sion: Peut-on écrire que l'UDC est raciste et homophobe? Deux artistes au tribunal

by Camille Krafft
Un artiste et son curateur sont jugés pour avoir conçu une grille de mots-croisés «subversifs» publiée dans «Le Nouvelliste». Avec deux avocats fortement politisés de part et d'autre, Pierre Chiffelle et Jean-Luc Addor, le débat résonne furieusement avec notre époque.
17 Nov 20:45

Macron : des Rafale pour Zelensky noyé dans un scandale de corruption - JT du lundi 17 novembre 2025

Au programme de cette édition, Volodymyr Zelensky en visite à Paris pour sortir la tête du scandale de corruption qui secoue l’Ukraine. Alors que plusieurs proches du président sont mêlés à des détournements de fonds de plusieurs centaines de millions, Emmanuel Macron juge l’heure propice pour lui proposer des avions Rafale et des subsides… 

Nous reviendrons ensuite sur la décision du gouvernement allemand de faire drastiquement chuter les coûts de l’énergie pour sauver son industrie. De quoi tirer vers le bas l’économie française et européenne.  

Le président de la République tentait aussi de briller sur la scène entrepreneuriale avec le sommet “Choose France”, une autre face de la mascarade Macron.

17 Nov 20:44

Rennes : un détenu s’évade… lors d’une sortie au planétarium

by Sebastien de Lyon

[…]

Les permissions de sortie «pendant une période déterminée» sont encadrées par la loi, afin de «préparer la réinsertion professionnelle ou sociale du condamné, de maintenir ses liens familiaux ou de lui permettre d’accomplir une obligation exigeant sa présence.» Le fugitif est désormais inscrit au fichier des personnes recherchées (FPR) 

[…]

L’article dans son intégralité sur Le Figaro

17 Nov 20:43

Une migrante clandestine d’Utopia 56 adresse un message aux Français : “la France n’est pas le pays de quelqu’un, elle est le pays de tout le monde”

by Francois
17 Nov 20:43

Comment la BBC s’est révélée une usine à désinformation

by Observatoire du journalisme
Comment la BBC s’est révélée une usine à désinformationOn l’a appris le 10 novembre 2025, Donald Trump menace désormais la BBC d’une amende de 1 milliard de dollars pour le montage fallacieux de son discours du 6 janvier 2021. Mais l’histoire ne s’arrête pas là car selon le rapport de Michael Prescott, la BBC a adopté un biais anti-Trump caricatural et désinformé sur […]
17 Nov 20:43

La libération de Boualem Sansal provoque un séisme politico-médiatique en Algérie

by Observatoire du journalisme
La libération de Boualem Sansal provoque un séisme politico-médiatique en AlgérieLa polémique ne fait qu’enfler en Algérie depuis l’annonce, le 12 novembre, de la grâce accordée par le président Abdelmadjid Tebboune à l’écrivain franco-algérien emprisonné depuis un an.
17 Nov 20:42

Royaume-Uni : de nouvelles manifestations contre l’implantation de migrants dans les communautés

by Rédaction
Alors que le gouvernement travailliste martèle qu’il mène « la plus grande réforme migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale », les rues britanniques racontent une tout autre histoire : celle d’un pays excédé par les décisions imposées d’en haut, et d’un ras-le-bol qui monte semaine après semaine face à l’arrivée programmée de centaines de jeunes hommes migrants dans des […]
17 Nov 16:38

Peine de mort : le Japon, cette démocratie qui exécute en silence

Democratie encensee pour ses valeurs culturelles, le Japon n'en maintient pas moins la peine capitale avec un acharnement populiste. Le pays refuse tout debat national sur cette question.
17 Nov 16:35

Alors que le nouveau site vient d'être inauguré: La RTS a reçu des menaces visant son directeur

by Myret Zaki
Pascal Crittin, directeur de la RTS, a été visé par des menaces de mort anonymes, qui sont arrivées par mail vendredi 14 novembre. D'entente avec la police, la RTS a organisé sa protection. Des gardes du corps étaient présents dès le jour-même pour assurer sa sécurité.
17 Nov 16:26

Attentats du 13 Novembre : « La violence terroriste passe désormais par la force de persuasion des réseaux sociaux », affirme Gilles Kepel

by David Blanchard

Depuis plus de trente ans, la France est régulièrement endeuillée par des attentats de terroristes islamistes commis sur son sol. Leur évolution a entraîné une réorganisation des services judiciaires et un approfondissement de la recherche universitaire. Dans un livre prenant, l’ancien procureur national antiterroriste Jean-François Ricard et l’islamologue Gilles Kepel retracent ces décennies mouvementées, mêlant leurs expériences et connaissances. Un ouvrage instructif qui nous fait aussi bien découvrir comment furent traqués les djihadistes, que les défis et réflexions auxquels nous confronte le terrorisme islamiste.

​Valeurs actuelles. Dix ans après le Bataclan, quel bilan faites-vous de la menace terroriste ?
Gilles Kepel. L’attentat du Bataclan a été une secousse qui a poussé les services de renseignements, et surtout les services judiciaires, à se réorganiser profondément pour faire face à ces attentats d’ampleur inédite. En 2019 fut créé le Parquet national antiterroriste (PNAT). Ce parquet a permis de centraliser toutes les procédures et de disposer d’une équipe très importante de magistrats spécialisés. Il répondait au besoin d’être mieux préparés, alors qu’entre mars 2012 et décembre 2023, la France a été frappée par quarante-deux attentats djihadistes. Le PNAT a permis de faire des progrès considérables à l’autorité publique et a constitué un élément assez dissuasif pour le terrorisme projeté à partir d’un centre, à l’époque le sham de Dae’ch, au Moyen-Orient.

Le 13 novembre 2015 : 131 morts, près de 500 blessés. Ici, au Bataclan, à Paris. Ces attentats qui furent les plus meurtriers en France ont suscité une réorganisation des services de renseignement et judiciaires. Photo © Thibault Camus/AP/SIPA
Le 13 novembre 2015 : 131 morts, près de 500 blessés. Ici, au Bataclan, à Paris. Ces attentats qui furent les plus meurtriers en France ont suscité une réorganisation des services de renseignement et judiciaires. Photo © Thibault Camus/AP/SIPA

​Le “djihadisme d’atmosphère”, expression que j’ai créée à partir de l’expression des « atmosphères de la politique » du sociologue Bruno Latour, reste un grand et épineux problème. Dans cette nouvelle modalité du terrorisme, les attentats sont perpétrés par des individus qui ne répondent pas à des donneurs d’ordre mais qui sont formatés, notamment par les réseaux sociaux. Ces derniers ont détruit le raisonnement discursif puisqu’ils procèdent par collage d’éléments qui vont tous dans le même sens et conduisent à l’action. La violence terroriste passe désormais par la force de persuasion des réseaux sociaux, ce qui pose un problème majeur. Ce fut ainsi le cas pour l’assassin de Samuel Paty ou encore de celui de Dominique Bernard. L’appréhension de ce type de terrorisme reste très ardue en raison de l’hétérogénéité des profils, rendant leur détection complexe. En outre, délinquance et terrorisme s’enchevêtrent de plus en plus.

En Europe, « le drapeau palestinien est devenu une sorte de bannière générale pour ceux qui s’estiment victimes de toutes sortes de discriminations ».

Quel impact peuvent avoir les différents conflits qui durent depuis plusieurs années ?
Les événements internationaux ont une forte résonance intérieure. En particulier le conflit israélo-palestinien, même si un cessez-le-feu à Gaza a été obtenu sous la pression de Donald Trump. Il reste une grosse potentialité de violences, entre le Hamas qui n’a pas du tout désarmé et les colons qui perpétuent leurs exactions dans les propriétés palestiniennes en Cisjordanie. La mobilisation en soutien à la Palestine se déploie avec force dans un certain nombre de pays. C’est tout à fait légitime quand cette mobilisation est pacifique. Le problème est que dans cette ambiance délétère les actions violentes antijuives se multiplient. La violence rhétorique atteint un niveau important, et on a vu, ces dernières semaines, des menaces prendre corps en Europe. De l’assassinat d’un juif à Manchester dans sa synagogue, à l’occasion du Yom Kippour, par un Syrien naturalisé britannique à l’attentat contre le Premier ministre belge déjoué à la dernière minute. Le conflit israélo-palestinien a exacerbé les tensions sociales en Europe, qu’elle a recodé en termes identitaires. On le constate dans des manifestations qui n’ont rien à voir avec la Palestine, mais où le drapeau palestinien est devenu une sorte de bannière générale pour ceux qui s’estiment victimes de toutes sortes de discriminations.

Cet ouvrage est coécrit avec Jean-François Ricard, ancien juge d’instruction à la section antiterroriste du tribunal judiciaire de Paris puis ancien procureur du PNAT. Que vous a apporté cette mise en commun de vos expériences respectives ?
Nous avons en effet écrit un livre à quatre mains qui conjuguent le savoir de l’universitaire, du professeur, à l’expérience du juge. Je me suis emparé de la question du terrorisme dès le début de ma carrière, lorsque je fus témoin de l’assassinat de Sadate en Égypte. J’ai ensuite étudié de près les organisations terroristes par l’étude de textes, la connaissance de la langue arabe et des voyages au Moyen-Orient. Mais il manquait à mon étude l’accès à ceux qui commettaient les attentats.

​L’institution judiciaire, elle, a pu analyser les faits sur la base des déclarations des terroristes arrêtés, immersion de première main dans le phénomène du terrorisme, mais il lui manquait toute la compréhension du contexte apporté par les sciences sociales. Nos approches, avec Jean-François Ricard, ont donc été complémentaires. Nous avons ainsi essayé de mettre ensemble les pièces d’un puzzle.

​Cet ouvrage contient un certain nombre d’informations que je ne connaissais pas et qu’a apportées Jean-François Ricard, notamment lors des attentats des années 2000. La mise en commun de nos connaissances a permis l’écriture d’une histoire assez complète du terrorisme de ces trente dernières années et de tâcher d’en tirer les leçons pour aujourd’hui. C’est une sorte de roman policier qui permet de suivre terroristes et enquêtes.

Les organisations djihadistes ont en commun l’allégeance à la doctrine islamiste, une référence littérale au texte sacré pour invoquer la licéité de leurs méfaits.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué au cours de l’écriture de cet ouvrage ?
J’ai été frappé par le tournant des années 2000. Si j’avais identifié un certain nombre de mutations dans le terrorisme, notamment via la littérature spécialisée des islamistes, il était difficile de comprendre comment on passait du fonctionnement pyramidal d’Al-Qaïda au djihadisme qui allait ensuite toucher l’Europe. Même si j’avais lu les textes théoriques, notamment d’Abou Moussab al-Souri qui préconisait un djihadisme en rhizome, il me manquait la matière concrète, c’est-à-dire le suivi des individus qui avaient fonctionné comme ça. La mise en commun de nos connaissances a été particulièrement éclairante sur ces mutations-là.

Qu’ont en commun les organisations djihadistes de ces trente dernières années ?
Toutes ont en commun l’allégeance à la doctrine islamiste, une référence littérale au texte sacré pour invoquer la licéité de leurs méfaits. Cela leur donne une forme de légitimité, même si la majorité des musulmans sont en désaccord avec cette approche. Cette légitimation religieuse est un argument très fort pour ne pas apparaître comme des criminels, mais comme des héros, des résistants. C’est toute l’ambiguïté du phénomène.

Votre livre montre aussi que, contrairement à nous, les terroristes ont une notion du temps long… Quelles conséquences ?
C’est effectivement très frappant. Nous avons pu le constater grâce aux échanges qu’a eus Jean-François Ricard, quand il était juge d’instruction, avec des terroristes. Il rapporte que l’un d’entre eux lui avait demandé pourquoi il se fatiguait avec toutes ses questions. Eux avaient tout le temps car ils avaient Dieu avec eux. Cela pose alors le problème de la sanction pénale. Celle-ci, avec cette optique, a très peu de chances d’aboutir à la déradicalisation de l’individu. Cela se traduit dans de nombreux cas par le fait que la prison devient un incubateur de terrorisme parmi les détenus de droit commun. Leurs codétenus radicalisés leur expliquent que leurs agissements ont été induits par la société des infidèles.

Place Kléber, à Strasbourg, où se tient le traditionnel marché de Noël. C'est là, le 11 décembre 2018, que l'islamiste Chérif Chekatt a assassiné cinq personnes et en a blessé onze. Plusieurs attentats visant le marché ont été déjoués depuis 2000. Photo © DNA/Antonin UTZ/MAXPPP
Place Kléber, à Strasbourg, où se tient le traditionnel marché de Noël. C’est là, le 11 décembre 2018, que l’islamiste Chérif Chekatt a assassiné cinq personnes et en a blessé onze. Plusieurs attentats visant le marché ont été déjoués depuis 2000. Photo © DNA/Antonin UTZ/MAXPPP

Un autre élément très intéressant de votre ouvrage est le nombre d’attentats déjoués ces dernières décennies…
C’est en effet assez remarquable et cela souligne combien la lutte antiterroriste a fait des progrès considérables par rapport aux années 1990 où on ne savait même pas identifier l’adversaire. Désormais les filières sont reconnues et la surveillance s’est accrue. La technologie n’est pas uniquement au service des djihadistes, elle permet également à nos services de suivre les terroristes, voire de les intercepter. L’antiterrorisme a permis d’empêcher des attentats majeurs de se produire, comme ceux dits de Francfort I et II qui visaient le marché de Noël de Strasbourg et auraient pu faire des centaines de morts. Aujourd’hui, la circulation d’informations est plus forte et est éclairée par les travaux d’un certain nombre d’universitaires.

Quel est le plus grand défi qui nous attend aujourd’hui en matière de lutte contre le terrorisme ?
L’un des plus grands, en lien avec le djihadisme d’atmosphère que je décrivais tout à l’heure, est le lien entre le monde numérique et le passage à l’acte spontané. Il s’agit d’arriver à repérer des individus qui ne sont pas des loups solitaires car ils sont socialisés, mais qui s’autorisent des passages à l’acte car ils ont le sentiment de contribuer à une juste cause. Ce sentiment est alimenté par la fin de la transmission de normes et de valeurs entre les générations, et par la désinhibition induite par le numérique, que ce soit dans la violence, la radicalisation ou la pornographie.

​L’influence pernicieuse des réseaux sociaux est un grand défi dans une société française fragmentée par la crise du système politique avec l’effondrement des partis traditionnels et le pitoyable spectacle donné par la classe dirigeante. Une faille culturelle, identitaire et morale ne cesse de s’agrandir, et si nous ne la traitons pas, nous nous exposons à de grands dangers.

Antiterrorisme, la traque des jihadistes de Gilles Kepel et Jean-François Ricard, Plon, 384 pages, 21,90 €.

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17 Nov 16:20

L’Islamisation des Etats-Unis

by Évelyne Joslain

L’élection de l’islamo-communiste Zohran Mamdani à la mairie de New York est une insulte à l’Amérique à plusieurs égards. Insulte au credo d’entreprise individuelle et de liberté, consubstantiel à la nation qui a su enrichir les masses par l’économie capitaliste. Insulte à l’Amérique qui a combattu les communistes en Corée, au Vietnam et dans la [...]

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17 Nov 16:13

Les Démocrates danois estiment que la natation non-mixte n'a pas sa place au Danemark.

by Lionel Baland

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Danemark. Les Démocrates danois estiment que la natation non-mixte n'a pas sa place au Danemark.

17 Nov 16:13

Viktor Orbán annonce porter plainte contre l’UE.

by Lionel Baland

Fidesz.png

Hongrie et UE. Viktor Orbán annonce porter plainte contre l’UE après l’adoption, à la majorité et non à l’unanimité, des mesures visant à interdire les importations d’hydrocarbures russes d’ici 2027. Le Premier ministre hongrois juge cette décision « illégale » et accuse Bruxelles de dépasser ses compétences.

17 Nov 16:01

L'extrême droite la suit de près: Au Chili, la communiste modérée Jeannette Jara domine pour l'heure la présidentielle

by AFP Agence France-Presse
Au Chili, la communiste modérée Jeannette Jara mène la présidentielle avec 26,58% des voix, devant l’extrême droite José Antonio Kast (24,32%). Selon près de 53% des bulletins dépouillés, les deux devraient s’affronter au second tour prévu le 14 décembre.
17 Nov 16:00

Marco Rubio l'affirme haut et fort: Les Etats-Unis désignent comme groupe terroriste un cartel qu'ils disent mené par Nicolás Maduro

by AFP Agence France-Presse
Les Etats-Unis veulent classer comme groupe terroriste le «Cartel de los Soles», qu’ils disent lié au président vénézuélien Maduro. Marco Rubio accuse ce cartel, ainsi que Tren de Aragua et le Cartel de Sinaloa, de violences et de trafic de drogue vers les Etats-Unis
17 Nov 15:48

Viktor Orbán : « Le danger est présent, l’Europe est au bord de la guerre »

by Pierre-Alain Depauw

Viktor Orbán : « Le danger est présent, l'Europe est au bord de la guerre »

Rassemblement anti-guerre

« Il y a un danger, nous nous démarquons parce que nous devons nous démarquer maintenant, l’Europe est au bord de la guerre », a souligné le Premier ministre Viktor Orbán, président du Fidesz, samedi à Győr, lors du premier rassemblement anti-guerre organisé par les milieux civiques numériques.

Il a souligné que désormais, tous les peuples, non seulement les Hongrois, mais aussi le reste de l’Europe, doivent faire entendre leur voix, car sinon « les dirigeants européens trébucheront sur une guerre ».

Le Premier ministre hongrois a établi un parallèle entre la situation géopolitique actuelle et la situation avant la Première Guerre mondiale.

Viktor Orbán a souligné que la position du gouvernement hongrois n’est « pas une position par rapport à celle de quelqu’un d’autre », mais bien celle de l’intérêt national hongrois. « C’est tout ce que je suis prêt à représenter », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il se fiche que cela coïncide avec les intérêts des autres.

Viktor Orbán a souligné la nécessité de conversations sérieuses, honnêtes et approfondies, puis a déclaré que « les médias, les journalistes payés depuis l’étranger, ne sont pas des personnes souveraines et qu’il n’est pas nécessaire de leur parler ».

Contribuer à la consolidation de la paix

Le Premier ministre, a exprimé sa conviction que de nombreuses personnes à gauche ne contestent pas l’importance de la paix. « Il serait bon qu’elles se rangent aussi de notre côté ; non pas du côté du Fidesz, mais, par exemple, du côté des Hongrois épris de paix », a affirmé Viktor Orbán.

Viktor Orbán a souligné que le travail accompli par le gouvernement depuis 2010 offre aux Hongrois la possibilité d’éviter la guerre. « Nous sommes capables de grandes choses si nous y croyons, si nous n’oublions pas nos succès et si nous gardons toujours en mémoire nos origines et nos limites. La modération et l’équité sont, à mon sens, les deux vertus sur lesquelles la politique hongroise devrait reposer », a insisté le Premier ministre.

Selon Viktor Orbán, la Hongrie peut contribuer à la consolidation de la paix et constituer un outil précieux dans la politique des pays plus grands qui aspirent à la paix.

Le Premier ministre a rappelé que les Hongrois avaient tenté à deux reprises de rester à l’écart des grandes guerres européennes : lors de la Première Guerre mondiale, sous le mandat du Premier ministre István Tisza, et lors de la Seconde Guerre mondiale, sous le mandat du gouverneur Miklós Horthy, mais qu’ils avaient échoué.

« La question est la suivante : si l’Europe entre en guerre, pourrons-nous rester neutres ? Sommes-nous assez forts, assez intelligents, avons-nous des dirigeants compétents, capables de percevoir les liens à temps et désireux de nous en tenir à l’écart ? Sommes-nous suffisamment indépendants de Bruxelles, qui cherche à nous entraîner dans la guerre ? Avons-nous la résilience nécessaire face aux Allemands, si par malheur ils décidaient de reprendre les hostilités, pour que nous ne soyons pas entraînés par eux ? », a-t-il demandé. « Je peux affirmer que j’ai orchestré nos décisions depuis 2010 pour garantir que, si une telle crise survenait, nous puissions rester hors du conflit », a déclaré Viktor Orbán.

Zelensky sourd aux avertissements

« Je peux affirmer avec certitude que, pour diverses raisons, les parties adverses au conflit russo-ukrainien ne souhaitent pas faire la paix actuellement. Nous devons donc nous efforcer de mobiliser les grandes puissances mondiales désireuses de paix, afin de les persuader d’y parvenir par une action extérieure », a déclaré le Premier ministre hongrois. Il a souligné que l’année dernière, il avait tenté de convaincre le président ukrainien Zelensky que le temps jouait contre eux et que plus la guerre se prolongeait, plus leurs pertes seraient importantes, mais que Zelensky avait refusé de l’entendre.

Il a ajouté :

« L’Ukraine a cessé d’être un pays souverain, elle est incapable de subvenir à ses besoins. Elle existe parce que l’Occident le souhaite ; on lui fournit de l’argent et des armes. C’est pourquoi l’Occident a les moyens de pousser les Ukrainiens vers la paix. »

« Le temps joue en faveur des Russes »

Il a ajouté : « Le temps joue en faveur des Russes. Il serait préférable de conclure la paix avant qu’ils n’occupent les territoires au prix d’un bain de sang. La Hongrie met tout en œuvre pour garantir la paix : “Nous œuvrons pour éviter la pire des catastrophes. Nous pouvons épargner des dizaines, voire des centaines de milliers de vies sur le front de l’Est.” »

Il a fait remarquer que ce n’est pas un hasard si la paix est la seule question politique et séculaire sur laquelle le Vatican exprime une position claire, sans ambiguïté et ferme.

Il a également évoqué la nécessité pour les dirigeants européens soutenant la guerre de prendre conscience qu’ils représentent une cause néfaste. Même parmi les partisans de la guerre, un questionnement de conscience se pose : « Mon Dieu, qu’est-ce que nous faisons ? » Il a insisté sur le fait que cette prise de conscience devait se traduire d’une manière ou d’une autre en politique.

Le Premier ministre hongrois a rappelé que son homologue tchèque, Andrej Babis, ancien ministre des Finances, estime qu’il est impossible pour les Tchèques de soutenir une politique qui leur coûte ne serait-ce qu’un centime. « Ils seront du côté de la paix », a-t-il affirmé.

Concernant l’accord avec les États-Unis, Viktor Orbán a déclaré qu’une protection financière était nécessaire car le traité de Trianon avait abouti à une Hongrie non viable. « Avec ce traité, on nous a pris tout ce qui est indispensable à l’existence d’une nation. Ils nous ont pris nos champs pétrolifères, nos mines, nos forêts », a-t-il affirmé.

Il a ajouté que la Hongrie, depuis la Première Guerre mondiale, vit donc dans un système de conditions où elle doit survivre et se développer malgré l’absence des conditions nécessaires à sa sécurité fondamentale. Un système de relations financières particulier a toujours été indispensable, car lorsqu’une monnaie est attaquée, il faut la protéger, ce qui requiert des instruments financiers. « Si vous n’avez plus de réaux – et vous n’en avez plus puisqu’ils ont été confisqués – il ne vous reste que votre compte à la Banque nationale, et vous vous retrouvez alors en situation de vulnérabilité financière. C’est pourquoi la Hongrie a toujours eu et aura toujours besoin d’un bouclier financier de protection », a-t-il expliqué.

Le Premier ministre hongrois a précisé que le bouclier financier reçu des États-Unis n’est pas nécessaire actuellement, mais pourrait l’être ultérieurement. Il a également annoncé avoir déjà mis en place d’autres boucliers, plus modestes, pour la Hongrie. « Le bouclier américain est le plus important, mais nous disposons aussi de boucliers plus petits. »

Concernant l’exemption des sanctions énergétiques, Viktor Orbán a réaffirmé que le système américain étant présidentiel, l’exemption accordée restera valable aussi longtemps que le président américain le souhaitera, l’accord étant « intemporel ». « L’exemption sera en vigueur tant que Donald Trump sera président des États-Unis, entretiendra de bonnes relations avec la Hongrie et respectera l’accord conclu.

« Nous devons rester en dehors de la guerre et nous protéger contre l’immigration »

Interrogé sur le pacte migratoire et les sanctions infligées à la Hongrie, le Premier ministre a déclaré : « Jusqu’à récemment, je pensais que l’immigration constituait la plus grande menace pour l’existence même de la Hongrie. Or, la guerre est désormais présente, et deux événements en Europe menacent donc aujourd’hui l’existence même de la Hongrie. »

« Nous devons rester en dehors de la guerre et nous protéger contre l’immigration. Nous ne pouvons pas rester à l’écart, car le problème se situe ici, à la frontière. Nous devons donc construire une clôture et nous défendre », a-t-il insisté.

« Pour moi, tout ce qui menace de détruire, de corroder, d’éliminer la qualité de vie hongroise en tant que telle est mon ennemi. Et tout ce qui la renforce est notre ami. L’immigration nous transforme, nous ne serons plus Hongrois, ou du moins ce que nous sommes. On pourra toujours nous appeler ainsi, mais ce ne sera plus le cas. »

Il a indiqué que les Hongrois ne peuvent pas être d’accord avec l’Union européenne sur la question migratoire. Bruxelles considère aujourd’hui l’immigration comme une bonne chose et perçoit l’attachement profond des peuples européens à leur identité nationale, notamment celle des Hongrois, comme un défaut. Selon eux, la coopération européenne serait facilitée si ces « méchants Hongrois » et quelques autres renonçaient enfin à ce « monde de sentiments patriotiques, obstiné et inflexible, et apprenaient à vivre ensemble ». Ils considèrent la diversité comme une valeur, a-t-il déclaré, soulignant qu’à ses yeux, l’homogénéité l’est aussi, que « mon voisin me ressemble ». « Pourquoi devrions-nous y renoncer ? », a-t-il demandé.

Il a ajouté que les Hongrois ont une vision différente de l’immigration et qu’il fait partie de ceux qui pensent qu’« on ne les laissera jamais entrer, même pas physiquement ».

Le Premier ministre hongrois a encouragé chacun à jouer un rôle dans la vie publique, soulignant que rien ne peut remplacer le sentiment de « pouvoir faire le bien presque tous les jours ».

En réponse à une autre question, il a déclaré que comprendre comment mettre fin à une guerre est grandement facilité par la réflexion sur les raisons de son déclenchement.

Viktor Orbán a indiqué que, malgré les divergences d’opinions sur ce point, il estime que la guerre a éclaté parce que Moscou percevait un danger dans le processus entamé en 1990, au cours duquel « les puissances occidentales se rapprochaient de la Russie », notamment par l’élargissement de l’OTAN. Lorsque l’adhésion de l’Ukraine a été évoquée, Moscou a décidé de l’empêcher à tout prix.

« Si nous pouvons proposer aux Russes une solution pour construire un système de sécurité européen qui garantisse la sécurité de tous, nous pourrons alors parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine », a-t-il déclaré. « Bien sûr, cela exige de la force, car les Russes sont un peuple militaire et ils s’allient à ceux en qui ils perçoivent la force. Il est donc important que nous soyons forts, non pas pour faire la guerre, mais pour instaurer un équilibre et parvenir à un accord avec les Russes. C’est ce à quoi nous devons aspirer, c’est la philosophie que je suis », a-t-il ajouté.

Interrogé sur la gauche, Viktor Orbán a estimé qu’en Hongrie, la gauche était devenue intellectuellement vide, réduite à un simple amas de personnes assoiffées de pouvoir, ce qu’il déplore. Il a souligné que les anciens points du programme de la gauche, dont elle était jadis fière, étaient désormais mis en œuvre par la droite.

« L’un de ces objectifs était le plein emploi, que nous avons atteint. Concernant le soutien social aux familles, ils ont utilisé les fonds, et nous avons renforcé les familles. Le troisième objectif est la réduction de la pauvreté, domaine dans lequel aucun gouvernement n’a autant œuvré que le nôtre », a conclu Viktor Orbán.

Pierre-Alain Depauw

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La Seyne (83) : un père de famille afghan pénètre dans un collège muni d’un couteau, provoquant un « mouvement de panique » ; il dit avoir oublié qu’il l’avait en main après avoir coupé des concombres

by Jeanne

Ce ressortissant Afghan, arrivé en France avec ses trois filles et sa femme il y a une dizaine d’années, était jugé par le tribunal correctionnel de Toulon après avoir pénétré dans leur collège Henri-Wallon, à La Seyne, muni d’un couteau, pour venir en aide à sa fille.

[…]

D’après son récit, le père de famille était en train de « couper des concombres » avec un couteau de cuisine lors de l’appel de détresse, et aurait quitté précipitamment le domicile pour se rendre au collège, en « oubliant » qu’il avait en sa possession une arme blanche.

Selon les témoignages des élèves et du corps enseignant, Aimal est arrivé « en trombe » et « très énervé » ce jour-là, provoquant un « mouvement de panique ».

[…]

Une erreur de parcours ? C’est ce qu’a considéré le tribunal, qui a condamné le prévenu à un stage de citoyenneté à effectuer dans un délai de six mois, assorti d’une interdiction de porter une arme pendant 5 ans.

Nice-Matin