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08 Feb 09:03

Les Kamikazes de l’Occident

by Yves Mamou

L’islamisation de la gauche est un phénomène majeur du paysage politique occidental Depuis plusieurs années, le paysage politique européen et américain se caractérise par une alliance hors norme entre une gauche extrême et divers mouvements islamistes. La France insoumise en France, le Labour en Grande-Bretagne, les Verts en Allemagne, le Parti Démocrate aux États-Unis ont [...]

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07 Feb 20:53

Cinq membres d'un gang de voleurs de vélos arrêtés

Une soixantaine de deux-roues ont pu être récupérés. Le réseau envoyait les véhicules volés vers les Balkans pour les revendre.
07 Feb 20:53

Trois faux policiers dénoncés par des femmes de 89 et 92 ans

Les deux victimes se sont méfiées et ont appelé les vrais policiers qui ont interpellé trois jeunes.
06 Feb 23:44

Aux Fidji, la méthamphétamine alimente une explosion du VIH sur fond de narcotrafic international

by Rédaction
Dans l’archipel des Fidji, longtemps présenté comme une carte postale du Pacifique Sud, une crise sanitaire et sociale majeure se déploie à bas bruit. En toile de fond, l’implantation durable de la méthamphétamine, arrivée par les routes du narcotrafic international, et son usage massif par injection, qui a provoqué une flambée sans précédent des contaminations […]
06 Feb 23:44

Sous couvert de droits humains, l’ONU exporte-t-elle une « éducation sexuelle intégrale » en Afrique ?

by Rédaction
Depuis plusieurs années, une bataille discrète mais lourde d’enjeux se joue dans les couloirs des organisations internationales : celle de l’« éducation sexuelle intégrale » (souvent désignée en anglais sous l’acronyme CSE, pour comprehensive sexuality education). Présentée par ses promoteurs comme un outil de santé publique, de prévention des violences et de protection des droits […]
06 Feb 16:29

Wokisme, culture de l’annulation : conséquences de la féminisation croissante de la place publique ?

by Unknown
La montée du « wokisme » et de la culture de l’annulation est le plus souvent analysée comme un phénomène idéologique, lié aux luttes identitaires ou à l’héritage des théories critiques. Une lecture complémentaire, développée par l’essayiste américaine Helen Andrews (ci-contre), propose un angle différent : ces évolutions pourraient être liées à la féminisation croissante des institutions et de la place publique.

Selon Andrews, la féminisation ne se limite pas à l’augmentation du nombre de femmes dans les postes de responsabilité. Elle implique un changement culturel et normatif : les institutions privilégient désormais des valeurs telles que l’empathie, la protection des vulnérables, la recherche du consensus et la prudence émotionnelle. Dans cette optique, le wokisme et la culture de l’annulation ne seraient pas seulement des mouvements idéologiques, mais aussi la conséquence d’une transformation structurelle du débat public, où les comportements traditionnellement associés au « féminin » dominent les dynamiques sociales et institutionnelles.

Cette lecture résonne avec d’autres analyses conservatrices ou libérales américaines. Steven Douthat a souligné que certaines transformations culturelles, y compris dans les universités et les médias, traduisent une hiérarchisation de la moralité sur la rationalité, renforçant des dynamiques de surveillance sociale et de censure morale. Jonathan Haidt, psychologue social, relie le phénomène à un déséquilibre entre différentes formes de motivation morale : l'importance excessive  du soin et de la loyauté (associés par certains à des traits « féminins ») au détriment de la justice et de la liberté, ce qui peut expliquer les excès de la culture de l’annulation. Charles Murray observe que la domination de certains profils psychologiques dans les institutions peut produire des effets inattendus sur les normes de performance et de compétence. Enfin, Jordan Peterson met en avant les conséquences pratiques d’un excès de prudence émotionnelle et de conformisme moral : lorsque les institutions valorisent la sensibilité morale avant tout, elles tendent à décourager la confrontation d’idées et la prise de risque intellectuelle, deux éléments essentiels à la production de connaissances et au débat démocratique.

Les conséquences de la féminisation selon Helen Andrews
Helen Andrews souligne que la féminisation croissante des professions et des institutions n’a pas les mêmes effets partout. Certaines professions, comme la médecine vétérinaire ou l’enseignement primaire, semblent s’adapter naturellement à un profil culturel plus féminin : les valeurs d’empathie et de soin sont pleinement compatibles avec les objectifs de ces métiers, et la performance ou la qualité du travail n’en pâtissent pas. Dans ces secteurs, la féminisation est donc plutôt neutre, voire bénéfique.

En revanche, Andrews met en garde contre les effets potentiellement négatifs de cette transformation dans des domaines où le débat rigoureux, la confrontation d’idées et l’innovation sont essentiels. À l’université et dans la recherche scientifique, elle observe que des cultures institutionnelles fortement orientées vers le consensus, la politesse excessive et la peur de la désapprobation peuvent étouffer la créativité et la prise de risque intellectuelle. Les chercheurs peuvent se censurer eux-mêmes pour éviter les critiques, et certaines idées novatrices risquent de ne jamais émerger, par peur de heurter la sensibilité collective. La priorité donnée à l’harmonie et à la protection émotionnelle peut ainsi entrer en tension avec la liberté académique et la production de connaissances nouvelles.

De la même manière, dans le débat public et les médias, Andrews considère que ces normes culturelles favorisent la culture de l’annulation et la moralisation du jugement social. La sensibilité accrue aux offenses perçues et le souci de ne pas transgresser les normes de conduite imposées par la majorité peuvent dissuader certains individus de prendre position ou de publier des idées controversées. Cette dynamique crée, selon elle, un environnement où la peur du désaccord prévaut sur la confrontation rationnelle, limitant le pluralisme et la diversité intellectuelle. Ainsi, ce qu’elle décrit comme une féminisation de la culture institutionnelle, si elle n’est pas accompagnée d’un équilibre avec d’autres valeurs — courage intellectuel, confrontation des idées, tolérance à l’erreur —, peut avoir des effets indirects mais significatifs sur l’innovation, l’efficacité et la liberté d’expression.

Helen Andrews souligne également que la féminisation culturelle des institutions peut avoir des conséquences dans le domaine juridique et de la lutte contre le crime. Elle note que le droit repose historiquement sur des principes impersonnels : égalité de traitement, impartialité et application uniforme des normes. Une culture institutionnelle fortement orientée vers la sensibilité émotionnelle et le consensus peut, selon elle, favoriser une approche plus contextuelle ou émotionnelle du jugement, où la protection perçue des vulnérables prime sur la cohérence stricte des règles. De même, dans le domaine de la justice pénale et de la police, l’accent excessif sur l’empathie et la minimisation du conflit pourrait entraver la fermeté nécessaire pour appliquer la loi ou sanctionner certains comportements criminels, créant des tensions entre l’exigence de sécurité publique et la préoccupation morale des institutions. Andrews insiste cependant sur le fait que ces risques sont systémiques, liés à la culture dominante, et non aux individus ou aux femmes en tant que telles.

Andrews distingue ainsi clairement les secteurs où la féminisation est compatible avec les objectifs du métier de ceux où elle peut poser problème. Son analyse ne porte pas sur les individus, mais sur les dynamiques collectives qui se développent lorsque certaines normes culturelles deviennent dominantes dans des espaces où la critique et la compétition sont cruciales. C’est cette tension qu’elle identifie comme une source possible de rigidité, de conformisme intellectuel, de réduction du débat démocratique et, dans certains domaines, de fragilisation de l’autorité et de la justice.

Le rôle des contraintes juridiques et l’exemple Sears

Un aspect central de la thèse d’Andrews concerne le rôle du droit anti-discrimination, qu’elle juge largement sous-estimé dans le débat public. Contrairement à l’idée selon laquelle la féminisation des organisations serait uniquement le produit de préférences individuelles ou d’évolutions culturelles spontanées, elle souligne l’existence de contraintes juridiques fortes, incitant les entreprises et institutions à ajuster leurs pratiques de recrutement et de promotion par crainte de contentieux.

Andrews insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas seulement d’interdire les discriminations explicites : dans certains contextes, un déséquilibre statistique peut suffire à exposer une organisation à des poursuites, même en l’absence d’intention discriminatoire. Cette incertitude juridique pousse les acteurs à adopter des stratégies défensives, visant à réduire les risques légaux plutôt qu’à optimiser strictement l’adéquation des profils aux postes.

Elle illustre ce mécanisme par l’affaire judiciaire impliquant Sears dans les années 1980. L’entreprise avait été poursuivie pour discrimination à l’encontre des femmes dans des postes de vente commissionnée. Or, selon Andrews, les écarts observés s’expliquaient en grande partie par des choix professionnels distincts : de nombreuses salariées avaient privilégié des fonctions offrant des horaires plus stables et une moindre pression commerciale, en acceptant qu’elles soient moins rémunérées, plutôt que des postes plus risqués mais potentiellement plus lucratifs. Aucune employée n'avait porté plainte. Malgré cela, ces différences statistiques ont été interprétées juridiquement comme la preuve d’une discrimination structurelle.

Pour Andrews, cette affaire est emblématique des effets systémiques du droit anti-discrimination : en assimilant tout écart de représentation à une injustice, le cadre juridique incite les organisations à aligner leurs effectifs sur des normes implicites de parité. Cette pression réglementaire contribuerait, selon elle, à la féminisation de nombreux secteurs, indépendamment des préférences individuelles exprimées ou des exigences spécifiques des métiers.

Le wokisme : idéologie ou conséquence culturelle de la féminisation ?


Un point décisif de la thèse d’Helen Andrews concerne la nature même du wokisme. Elle soutient que celui-ci ne doit pas être compris d’abord comme une idéologie structurée, comparable à un corpus doctrinal cohérent, mais comme une conséquence culturelle et institutionnelle de la féminisation de la place publique. Cette distinction est centrale dans son raisonnement.

Si le wokisme était avant tout une idéologie, il pourrait théoriquement être combattu par des arguments rationnels, des contre-doctrines ou une alternance politique. Or, selon Andrews, il s’agit moins d’un système d’idées que de l’expression de sensibilités morales dominantes, de hiérarchies de valeurs et de normes relationnelles qui privilégient la protection, l’évitement du conflit et la sanction morale des écarts. Ces mécanismes ne relèvent pas du débat intellectuel classique, mais de dynamiques affectives et institutionnelles largement imperméables à la contradiction rationnelle.

Andrews en tire une conclusion pessimiste pour les critiques du wokisme : celui-ci ne serait ni véritablement affaibli ni en voie de disparition. Tant que les institutions resteront structurées par ces normes culturelles — et tant que le cadre juridique et organisationnel continuera de les renforcer —, le wokisme demeurera, selon elle, une conséquence durable du fonctionnement même de la place publique, plutôt qu’un courant transitoire susceptible d’être « vaincu » par de meilleurs arguments.

Une thèse discutée mais structurante

La thèse d’Helen Andrews suscite de nombreuses critiques. On lui reproche de recourir à des catégories trop générales et de sous-estimer le rôle d’autres facteurs majeurs, comme les réseaux sociaux, la polarisation politique ou les transformations économiques. Certains craignent également que son analyse soit instrumentalisée pour délégitimer la présence des femmes dans la sphère publique.

Andrews répond que son propos n’est ni normatif ni hostile aux femmes. Elle cherche à décrire les effets non intentionnels d’un ensemble de transformations culturelles et juridiques qui, selon elle, modifient en profondeur le fonctionnement des institutions. Qu’on y adhère ou non, sa thèse contribue à déplacer le débat : elle invite à interroger les normes qui gouvernent désormais la place publique et leurs conséquences sur la liberté d’expression, l’innovation intellectuelle et l’équilibre démocratique.
 
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06 Feb 08:51

Trump lance un site à son nom pour des médicaments moins cher

Le président américain promet des réductions allant jusqu’à 80% sur des dizaines de médicaments. Dix laboratoires pharmaceutiques ont accepté de participer à l’opération.
06 Feb 08:50

Quand la facture TV pèse plus lourd qu’un panier de courses

by opoliver

La redevance SSR est l’une des plus élevées au monde pour un système public audiovisuel comparable.

C’est parce que je trouve cette taxe totalement injuste et disproportionnée que je soutiens l’initiative ‘’ 200.-, ça suffit !’’.

Les contre-arguments des opposants ne tiennent pas face à la réalité
Depuis plusieurs mois, la direction de la SSR s’élève contre cette initiative, comme l’a récemment illustré la directrice générale face à la votation imminente. Elle affirme que réduire la redevance menacerait gravement l’existence même de la SSR, affecterait la diversité de l’information et compromettrait les programmes régionaux ou sportifs.

Mais permettez-moi de poser une question simple aux électrices et électeurs suisses : est-il juste qu’une famille qui peine à s’en sortir paie une somme aussi élevée pour un service qu’elle n’utilise pas pleinement ?
Réduire la redevance à 200 francs, c’est rendre immédiatement du pouvoir d’achat, tout en maintenant un financement public pour ceux qui souhaitent encore soutenir une SSR forte et indépendante.

Un choix pour les familles et pour la liberté
Cette initiative n’est pas une mesure punitive, mais bien une mesure de bon sens civique. D’une part, elle protège le portefeuille des familles suisses, déjà affecté par l’inflation, de l’autre elle respecte la liberté de choix des citoyens quant à leur consommation médiatique et enfin elle renforce la transparence et l’efficacité de la SSR en la plaçant dans un cadre plus exigeant et plus moderne.

Le 8 mars, vous ne votez pas contre l’information indépendante. Vous votez pour un système plus juste, plus ciblé et plus respectueux du contribuable.

06 Feb 08:50

Des employés en colère après la lettre des époux Moretti

Le courrier des patrons du Constellation à leurs employés ne passe pas auprès de ces derniers, qui estiment qu'il s'agit-là de «comédie humaine».
05 Feb 20:51

Boualem Sansal annonce être déchu de sa nationalité algérienne

by Taxi Girl

L’écrivain Boualem Sansal, récemment élu à l’Académie française, a annoncé ce jeudi avoir perdu sa nationalité algérienne. L’information a été révélée lors d’une rencontre organisée avec des élèves à Paris.

Selon les propos rapportés, Boualem Sansal a affirmé n’être désormais plus qu’un « citoyen français ». Cette déclaration est intervenue dans le cadre d’un échange avec des lycéens du lycée Edgar-Quinet.

Le Figaro

(Merci à Taxi Girl)

05 Feb 20:51

Bordeaux (33) : des hommes encagoulés ouvrent le feu dans la cité des Aubiers, des suspects interpellés. Les établissements scolaires confinés.

by Francois

Des coups de feu ont retenti jeudi 5 février à la mi-journée dans la cité des Aubiers, à Bordeaux. Des individus encagoulés, circulant à bord d’un véhicule volé, auraient tiré à plusieurs reprises, selon les informations recueillies sur place.

Les faits se sont produits peu avant 13 heures. Au moins un coup de feu a été entendu dans le quartier, provoquant une intervention rapide des forces de l’ordre. Des unités de police ont pu interpeller des suspects dans la foulée. À ce stade, aucune victime n’a été signalée.

L’incident a entraîné l’application immédiate du protocole de confinement dans les établissements scolaires situés à proximité. À 13 h 29, les personnels ont reçu l’ordre de rester à l’intérieur des bâtiments ou de ne pas s’y rendre. L’alerte a été levée à 13 h 41, permettant la reprise des cours.

Ce nouvel épisode survient dans un contexte déjà marqué par une fusillade mortelle survenue le 25 décembre 2025 dans le même quartier. Un jeune homme de 19 ans, originaire de Trappes, avait alors été tué par balles place Ginette-Neveu. Trois suspects avaient été interpellés et mis en examen, tandis que la justice privilégiait la piste du trafic de stupéfiants.

Sud Ouest

(Merci à Moi)

05 Feb 20:51

Espagne : après la régularisation massive de 500.000 migrants, le premier ministre de gauche Pedro Sánchez publie une tribune. « La première et plus importante raison est d’ordre moral. La seconde pragmatique, l’Occident a besoin de population. »

by Remi

(…)

Que faire de ces personnes ? Certains dirigeants ont choisi de les traquer et de les expulser par des opérations illégales et cruelles. Mon gouvernement a opté pour une autre voie : une procédure simple et rapide pour régulariser leur situation. Le mois dernier, mon gouvernement a promulgué un décret permettant à près d’un demi-million de migrants sans papiers résidant en Espagne d’obtenir un titre de séjour temporaire, sous certaines conditions, renouvelable au bout d’un an.

Nous avons agi ainsi pour deux raisons. La première, et la plus importante, est d’ordre moral. L’Espagne fut jadis une nation d’émigrants. Nos grands-parents, nos parents et nos enfants ont quitté l’Espagne pour l’Amérique et d’autres pays d’Europe, en quête d’un avenir meilleur, dans les années 1950 et 1960, puis après la crise financière de 2008. Aujourd’hui, la situation s’est inversée. Notre économie est florissante. Des étrangers s’installent en Espagne. Il est de notre devoir de devenir la société accueillante et tolérante que nos ancêtres auraient espéré trouver de l’autre côté de nos frontières.

La seconde raison qui nous a poussés à nous engager en faveur de la régularisation est purement pragmatique. L’Occident a besoin de population. Actuellement, rares sont les pays occidentaux qui connaissent une croissance démographique. S’ils ne favorisent pas l’immigration, ils subiront un déclin démographique brutal qui les empêchera de maintenir leurs économies et leurs services publics à flot. Leur produit intérieur brut stagnera. Leurs systèmes de santé publique et de retraite seront fortement impactés. Ni l’IA ni les robots ne pourront empêcher cette situation, du moins pas à court ou moyen terme. La seule solution pour éviter ce déclin est d’intégrer les migrants de la manière la plus ordonnée et la plus efficace possible.

Ce ne sera pas facile. Nous le savons. La migration offre des opportunités, mais aussi d’immenses défis que nous devons reconnaître et relever. Il est néanmoins important de comprendre que la plupart de ces défis n’ont rien à voir avec l’origine ethnique, la race, la religion ou la langue des migrants. Ils sont plutôt alimentés par les mêmes forces qui affectent nos propres citoyens : la pauvreté, les inégalités, les marchés non réglementés, les obstacles à l’accès à l’éducation et aux soins de santé. Nous devons concentrer nos efforts sur la résolution de ces problèmes, car ce sont eux qui constituent les véritables menaces pour notre mode de vie.

Peu de gouvernements sont aujourd’hui favorables à la régularisation des migrants. Pourtant, une partie de la population y est plus favorable qu’on ne le pense. En Espagne, la démarche de régularisation a débuté comme une initiative citoyenne soutenue par plus de 900 organisations non gouvernementales, dont l’Église catholique, et bénéficie de l’appui des organisations patronales et des syndicats. Plus important encore, elle est soutenue par la population : selon un récent sondage, près des deux tiers des Espagnols estiment que l’immigration représente une opportunité, voire une nécessité, pour le pays.

(…)

New York Times


Le 26 janvier dernier :

05 Feb 20:36

Réseaux sociaux : le fondateur de Telegram attaque Pedro Sánchez, Madrid invoque la protection des mineurs

by Rédaction
EspagneLe projet du gouvernement espagnol visant à restreindre l’accès des mineurs aux réseaux sociaux provoque une confrontation ouverte avec plusieurs figures majeures de la tech mondiale. Après les critiques virulentes d’Elon Musk, c’est désormais le fondateur de Telegram, Pavel Durov, qui s’est adressé directement, et massivement, aux utilisateurs espagnols pour dénoncer ce qu’il considère comme une […]
05 Feb 20:35

Adolescents français : une génération moins politisée, plus inquiète de la guerre et de l’insécurité

by Rédaction
Une étude Ifop pour Elle, réalisée fin 2025 auprès de plus de 1 000 adolescents âgés de 15 à 17 ans, dresse le portrait d’une jeunesse française souvent qualifiée de « bof génération ». L’enquête révèle en réalité un ensemble de tendances contrastées : recul de l’engagement politique, inquiétudes nouvelles, attachement fort à la sphère privée […]
05 Feb 20:29

Les États-Unis envisagent de sanctionner l’Algérie pour son achat d’avions de combat russes Su-57E Felon

by Laurent Lagneau

En octobre, des ordres de production émanant du conglomérat russe Rostec et divulgués par le collectif de pirates informatiques Black Mirror ont confirmé que l’Algérie avait bel et commandé douze avions de combat Su-57E « Felon » et quatorze bombardiers tactiques Su-34 « Fullback » auprès de Soukhoï. Si le gouvernement algérien s’est gardé de faire le moindre commentaire...

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05 Feb 20:29

« Son discours se retourne contre elle » : la star Billie Eilish critique l’ICE et déclare que « personne n’est illégal sur une terre volée »… Une tribu amérindienne affirme qu’une luxueuse maison de la chanteuse se situe sur leurs terres

by Remi

L’édition 2026 des Grammys, qui récompense les artistes musicaux, a été particulièrement politique. Après le discours du chanteur portoricain Bad Bunny, qui a reçu le prix du meilleur album de l’année et en a profité pour condamner les actions de l’ICE, l’agence de l’immigration américaine, l’artiste Billie Eilish a elle aussi souhaité soutenir les migrants arrêtés par les agents fédéraux.

« Personne n’est illégal sur une terre volée », a-t-elle ainsi déclaré sur la scène des Grammys, le 1er février, en faisant référence à la colonisation de l’Amérique par les Européens, avant d’ajouter : « Nous devons continuer à nous battre, à prendre la parole et à protester ».

Son discours, puissant, a été salué, mais il a également fait réagir plusieurs observateurs, qui affirment avoir découvert que la demeure de l’artiste est située sur des terres appartenant à la tribu Tongva, peuple autochtone du Grand Bassin de Los Angeles.

Contacté par le Daily Mail, un porte-parole de la tribu Tongva a confirmé que la maison de la chanteuse se trouvait bien sur ses « terres ancestrales ».

« Nous apprécions l’occasion qui nous est donnée d’apporter des éclaircissements concernant les récents propos de Billie Eilish. En tant que Première Nation du Grand Los Angeles, nous avons compris que sa maison se situe sur nos terres ancestrales », a déclaré le porte-parole, ajoutant que la star n’a pas pris contact avec la tribu.

« Billie Eilish n’a pas contacté directement notre tribu au sujet de sa propriété. Nous apprécions les moments où des personnalités publiques mettent en lumière la véritable histoire de ce territoire », a poursuivi le porte-parole. La tribu a par ailleurs indiqué avoir contacté l’artiste « pour la remercier de ses propos ».

« Nous espérons que, lors de discussions futures, la tribu sera explicitement mentionnée afin que le public comprenne que le bassin du Grand Los Angeles demeure le territoire des Gabrieleno Tongva », a ajouté le représentant.

Le Parisien — « Billie Eilish dans la tourmente après son discours sur la « terre volée » aux Grammys »

Un cabinet d’avocats californien audacieux a proposé d’aider à expulser Billie Eilish au nom de la tribu amérindienne  propriétaire du terrain sur lequel se trouve la luxueuse demeure de la chanteuse à Los Angeles, après que le discours moralisateur de la star de la pop aux Grammy Awards se soit retourné contre elle. (…)

Le cabinet d’avocats Sinai Law Firm, basé à Los Angeles et se présentant comme le principal cabinet d’expulsion du comté, a plaisanté en disant qu’il représenterait la tribu Tongva à titre gracieux, suite à l’affirmation de la jeune femme de 24 ans selon laquelle « personne n’est illégal sur une terre volée ».

« Le cabinet d’avocats Sinai propose d’expulser Billie Eilish de sa maison de Los Angeles à titre gracieux au nom de la tribu Tongva », a déclaré le cabinet dans un communiqué de presse mardi.

« Il est incroyablement hypocrite de la part des élites hollywoodiennes de donner des leçons depuis leurs propriétés sécurisées et gardées », a déclaré Avi Sinai, du cabinet d’avocats Sinai. (…)

New York Post

05 Feb 20:26

INFO BFMTV. À la demande de Matignon, Jack Lang sera convoqué par le ministère des affaires étrangères pour s'expliquer

Jack Lang, ancien ministre de la Culture, se défend après la publication de documents américains révélant ses relations passées avec le pédocriminel Jeffrey Epstein. 

05 Feb 11:32

Saint-Paul-de-Varax (01) : Eddy B., un ancien pompier, blesse un voleur qui le menaçait avec un couteau et se retrouve convoqué au tribunal (MàJ : Vidéo)

by lionel

07/02/2026


05/02/2026

Eddy B. s’est retrouvé face à trois hommes, mardi 3 février en fin d’après-midi, qui essayaient de lui voler son véhicule stationné dans la cour de sa propriété, à Saint-Paul-de-Varax. Menacé d’un couteau, il a frappé l’un des individus avant d’indiquer à la gendarmerie où se trouvaient les malfrats. Mais le blessé a porté plainte et l’habitant de Saint-Paul-de-Varax a écopé d’une convocation judiciaire. En 2019, déjà, il avait contribué à l’arrestation d’un voleur.

Alors qu’il décharge sa remorque, il tombe nez à nez avec un des trois individus, la tête plongée dans le Berlingo. « J’ai attrapé un outil en bois, je lui ai demandé ses papiers et je lui ai dit de rappeler ses copains. » Un deuxième individu refait surface et sort un couteau de sa poche, menaçant le propriétaire des lieux. « Quand j’ai vu la lame, je me suis senti oppressé. Je lui ai tapé dessus avec le bâton en bois et j’ai visé la tête. » Les trois hommes prennent alors de nouveau la fuite;

Après le dépôt d’une plainte à son encontre par l’homme blessé mardi, il sera convoqué au tribunal de Bourg-en-Bresse au mois d’octobre. « On ne peut pas se faire justice soi-même, je le sais. »

Cet ancien militaire et sapeur-pompier comprend bien ce principe, mais se retrouve un peu démuni. « Je ne suis pas pour la violence, mais j’ai voulu me défendre. J’étais chez moi, tranquillement, et on m’a volé. 

Le Progrès

05 Feb 11:29

Assurer la majorité bourgeoise avec trois candidats UDC !

by obgeraldine

Avec le gouvernement bourgeois, le taux d’aide sociale a baissé et, malgré des investissements élevés, il a été possible de réduire la dette et d’introduire des allégements fiscaux. La résistance aux crises a été renforcée et l’optimisation des infrastructures et de l’approvisionnement a été lancée. Avec un programme en 10 points, le ticket bourgeois composé d’Astrid Bärtschi (centre, sortante), Philippe Müller (PLR, sortant), Pierre Alain Schnegg (UDC, sortant) ainsi que Daniel Bichsel (UDC, nouveau) et Raphael Lanz (UDC, nouveau) entend garantir encore plus d’efficacité et d’innovation dans ce canton bilingue.

Berne, ville la plus à gauche de Suisse, a besoin d’un contrepoids bourgeois fort au sein du gouvernement cantonal ! Nous travaillons d’arrache-pied pour y parvenir le 29 mars prochain !

05 Feb 11:28

Élections dans les cantons de Berne, Obwald et Nidwald

by obgeraldine

Le président actuel et conseiller d’État UDC Daniel Wyler, originaire d’Engelberg, quitte le collège des cinq après 8 ans passés à la tête du Département de l’économie.

Pour défendre le seul siège de l’UDC au gouvernement, l’UDC Obwald a désigné Franziska Kathriner, députée et conseillère communale de Sarnen.

L’UDC Obwald souhaite continuer à augmenter sa part électorale de 25,6 % et détrôner le parti du centre, qui n’a plus que 2,5 % d’avance sur l’UDC.

Daniel Wyler
conseiller
d’État sortant

Franziska Kathriner
députée , candidate
au Conseil d’État

04 Feb 21:04

Des dizaines d'ultras s'affrontent après le match

Environ 30 à 40 supporters neuchâtelois et biennois cagoulés ont voulu en découdre après le match entre Xamax et Yverdon-Sport.
04 Feb 21:04

«Du jamais-vu»: trois heures d'affrontements dans la prison

Une violente rébellion a eu lieu lundi soir dans l'établissement pénitentiaire. La police a été mobilisée.
04 Feb 21:03

Paix en Ukraine : Le nouvel échec de Zelensky ? - JT du mercredi 4 février 2026

Au programme ce soir, les nouveaux pourparlers pour la paix en Ukraine. A partir de ce mercredi, un sommet trilatéral se tenait à Abou Dhabi aux Emirats arabes unis et personne ne semble nourrir l’espoir de voir naître un compromis. 

En Libye, le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam Kadhafi, a à son tour été assassiné par un commando de 4 hommes. 15 ans après l’intervention de l’OTAN et de Nicolas Sarkozy qui a plongé le pays dans le chaos, l’espoir de réconciliation nationale qu’il incarnait selon ses partisans semble mort avec lui. 

Et nous évoquerons ensuite un phénomène dans la sphère politique : les agressions d’élus. 

 

04 Feb 21:03

Epstein, wokisme, identité, ça balance à Bistro Libertés

Pour cet épisode consacré à la défense identitaire, l’invité spécial d’Eric Morillot est Hugo Deux dit "Némésis", un champion de MMA avec un palmarès de 5 victoires pour une seule défaite. N’allez pas croire que c’est un cogneur sans âme, bien au contraire et c’est même un champion du combat identitaire qui place son engagement au-dessus de tout. Il écrit sur son compte Instagram : "Je suis identitaire, catholique, patriote, nationaliste, et je ne me renierai pour aucun journaliste, aucun média, aucun sponsor ou lobby".

A l’issu d’un combat victorieux en 2025, lorsque la présentatrice lui demande ses impressions, il s’adresse aux Français en disant : "Ici aussi, il faut se battre. Prenez une femme, un homme, faites des enfants. Ne cédez pas au nihilisme et vive la France, pour toujours éternelle". Côté patriotisme, il ne se paie pas de mots : il a servi son pays au sein de l’armée française et de la gendarmerie, des engagements qui ont renforcé sa rigueur, son sens du devoir et sa détermination.

Un Bistro avec Alice Cordier, Garen Shnorhokian, Myriam Palomba et Majid Oukacha. Ils évoquent la déchristianisation, le déracinement et même, la perte de repères profonds des Français.

Dans un pays où l’on évoque désormais sans détour le spectre d’une "guerre civile", une question dérangeante s’impose : assistons-nous à la fin du peuple français ?

04 Feb 21:03

Paris (19e) : un militant RN de 78 ans hospitalisé pour complications tardives après une agression lors d’un tractage, un enseignant de l’Université de Nanterre identifié parmi les agresseurs (MàJ)

by Francois

04/02/26

19/12/25

04 Feb 21:02

Aix-en-Provence (13) : Le député Sébastien Delogu (LFI) soupçonné de proximité avec un trafiquant de stupéfiants récemment interpellé sur un point de deal

by Francois

04 Feb 21:02

Dijon (21) : une agente d’entretien agressée près de chez elle après une altercation avec des collégiens

by asterix

Une agente d’entretien de 45 ans a été agressée mardi 3 février dans l’après-midi à proximité de son domicile, dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche à Dijon. La victime travaille notamment au collège Jean-Philippe Rameau, situé dans le même secteur.

Selon les informations recueillies, la femme avait eu dans la matinée une altercation verbale avec deux collégiens perturbateurs au sein de l’établissement scolaire. Les circonstances exactes de cet échange ne sont pas précisées à ce stade.

Vers 16 h 30, alors qu’elle rentrait chez elle, la victime a été prise à partie par trois individus masqués. Les agresseurs lui ont notamment porté un coup violent au visage. L’interruption temporaire de travail de la victime est inférieure à huit jours.

Une enquête de police a été ouverte. Aucune interpellation n’a eu lieu à ce stade. Contactée, la mairie de Dijon a indiqué que la police municipale était présente aux abords du collège mercredi matin et à midi, dans un objectif de prévention. Le président du Département, François Sauvadet, a dénoncé une agression « inadmissible » et appelé à une réponse forte face à la montée des violences juvéniles.

Le Bien Public

(Merci à Asterix)

04 Feb 21:02

Prix Schwartzkopf : Rokhaya Diallo se voit remettre un prix antiraciste par une officine allemande fondée en hommage à un ancien nazi membre des SA et des SS.

by Francois

Heinz Schwarzkopf naît et grandit dans une famille aisée et nationaliste à Berlin. Après un bac obtenu à Dahlem, il étudie le droit et l’économie à Genève, Fribourg et Berlin, puis soutient en 1938 une thèse de doctorat à Munich, dans un esprit en accord avec l’idéologie national-socialiste et la volonté d’encadrer le monde du travail sous ce régime.

Très tôt engagé dans le nazisme, il adhère au NSDAP en 1933 et rejoint la SA, avant d’intégrer la SS à partir de 1935, notamment dans une unité de cavalerie prestigieuse à Berlin, où il fréquente des cadres SS de haut rang.

Mobilisé dans la Wehrmacht en 1939, il participe aux campagnes en Europe de l’Ouest puis à l’invasion de l’Union soviétique. Grièvement blessé en 1942 sur le front de l’Est, il est amputé d’une jambe. Il est ensuite affecté à des postes d’archives et de démobilisation jusqu’à la fin de la guerre, qu’il termine à Hambourg.

Après 1945, il est arrêté puis frappé d’une interdiction professionnelle en raison de son appartenance à la SS et au parti nazi. Malgré cela, ses compétences techniques et juridiques deviennent essentielles à la relance de l’entreprise familiale Schwarzkopf. Après une procédure d’appel en 1948, sa catégorie de dénazification est allégée, ce qui facilite son retour progressif dans le monde des affaires. Avec son frère Hans, il contribue à faire de Schwarzkopf KG une entreprise internationale majeure dans les cosmétiques capillaires.

Sur le plan privé, il se marie deux fois et a trois fils. Après la guerre, il s’investit dans le mouvement du « réarmement moral ». Il meurt en 1969 dans un accident de la route à l’aéroport de Hambourg et est enterré à Berlin. En 1971, sa seconde épouse fonde une fondation en sa mémoire, renommée en 2009 après une réévaluation historique de son parcours.

Heinz Schwartzkopf sur Wikipédia


La Fondation Schwarzkopf Jeune Europe (SF) œuvre pour l’éducation civique des jeunes, en Allemagne et dans toute l’Europe. Politiquement impartiale, la fondation a pour mission de contribuer à former des citoyens responsables et conscients des enjeux politiques. Pour ce faire, elle s’attache à renforcer l’idée européenne, la compréhension paneuropéenne, la société civile démocratique et à lutter contre le racisme, l’extrémisme de droite et l’antisémitisme.

Elle vise à instaurer un dialogue entre les jeunes de 16 à 28 ans et des personnalités du monde politique, économique et culturel. La fondation informe les jeunes sur le processus décisionnel européen et le rend visible et concret de manière interactive. Elle aborde des sujets d’actualité européens importants pour les jeunes, leur offrant ainsi la possibilité de s’engager dans la réflexion et la compréhension politiques européennes et contribuant à leur éducation.

La fondation intervient à travers cinq grands axes de programme : le programme Événements et Prix ; le programme Comprendre l’Europe ; Le programme de séminaires et le réseau de compétences « Vivre ensemble dans les sociétés migratoires », la Conférence des jeunes musulmans et le programme du Parlement européen des jeunes sont autant de programmes que nous proposons. Nous utilisons différents formats pour atteindre nos objectifs et toucher les jeunes : conférences, séminaires, débats, visites d’ambassades, de musées et d’expositions, pièces de théâtre et projections de films, ateliers de réflexion, simulations parlementaires, formations et stages intensifs sur l’UE dans les écoles. Grâce à des échanges directs avec des ambassadeurs, des ministres fédéraux, des parlementaires nationaux et régionaux, des journalistes, des députés européens, des commissaires européens, des Premiers ministres, des scientifiques et des artistes, les jeunes découvrent la politique de près et participent au processus politique. Ils apprennent à se forger une opinion et prennent conscience de l’importance de leur voix.

Nos deux projets phares sont le programme « Comprendre l’Europe » et le programme du Parlement européen des jeunes. Ces deux projets reposent sur une approche de pair à pair : de jeunes volontaires, formés par nos soins, animent les activités et servent de relais auprès d’autres jeunes. Ces activités sont menées en étroite collaboration avec les écoles et les enseignants.

Actuellement, la Fondation Schwarzkopf emploie 38 personnes dans ses bureaux de Berlin (dont 15 à temps plein), ainsi que 6 assistants étudiants, 5 bénévoles (dont 2 du Service allemand des volontaires) et 1 stagiaire. Nous formons une équipe jeune, dynamique et internationale, où règne un excellent esprit d’équipe et une ambiance de travail très conviviale.

Nous sommes une organisation à but non lucratif qui fonctionne grâce à la collecte de fonds et qui recherche constamment des financements externes pour ses activités et ses projets. Notre budget annuel s’élève à environ 2,2 millions d’euros. La Fondation Schwarzkopf a été fondée par Pauline Schwarzkopf en 1971 à Hambourg. Depuis 2000, notre siège social est situé à Berlin. Pour plus d’informations, veuillez consulter le site www.schwarzkopf-stiftung.de

Europa.eu

04 Feb 17:19

La grande débâcle du capitalisme “woke”

by tmorel

Milton Friedman est-il passé de mode ? L’économiste américain, défenseur infatigable du libéralisme, proclamait en 1970 dans le New York Times que « la responsabilité sociale des entreprises est d’accroître leurs profits », considérant que c’était en s’enrichissant qu’elles contribuaient le plus à l’amélioration de la société et au progrès. Cinquante ans plus tard, sa doctrine a du plomb dans l’aile. Le progrès n’est plus à la mode, contrairement au progressisme, cette idéologie qui confond le changement permanent avec l’amélioration véritable et entend imposer une nouvelle morale puritaine au nom de la défense des droits de l’homme, de la justice sociale et de la planète. Né dans les grandes universités américaines, il a conquis à bas bruit le champ de l’économie. Dans les conseils d’administration, les chiffres d’affaires, les chiffres des résultats nets et des volumes de ventes qui régnaient encore en maîtres à la fin du siècle dernier ont été remplacés par la diversité, l’équité et l’inclusion (DEI) : en 2020, 96 % des patrons américains interrogés dans une étude Deloitte/Fortune considéraient que ces valeurs étaient une priorité personnelle. « Les capitalistes “moi d’abord” qui pensent pouvoir séparer la société du monde des affaires seront les premiers fusillés à la révolution. Et je serai ravi d’en faire le commentaire vidéo », lançait en 2020 Dick Costolo, ancien patron du réseau social Twitter.

Les marques sont devenues politiques et l’entreprise est devenue le lieu naturel dans lequel la “justice sociale” est de mise.

Un grand basculement, qui est d’abord le fruit de l’activisme des plus jeunes générations. Millennials, “Y” ou “Z”, ils sont nés après les années 1980, ont été biberonnés aux réseaux sociaux et éduqués par des enseignants trop souvent politisés, au point de faire de leur vie un engagement permanent. Le rapport Le wokisme n’est pas mort de l’École de guerre économique, dirigé par Christian Harbulot, résume : « Les marques sont devenues politiques et l’entreprise est devenue le lieu naturel dans lequel la “justice sociale” est de mise. » Ces “consomm’acteurs” n’achètent plus seulement un produit pour ses qualités intrinsèques, mais pour ce qu’il représente, l’adhésion à une communauté ethnique, à des valeurs, à un engagement souvent en rupture avec le monde de leurs aînés. En 2020, 69 % des Français estimaient que le capitalisme faisait plus de mal que de bien, selon une étude du cabinet Edelman. Des valeurs que ces nouveaux salariés importent désormais dans les entreprises qui les emploient, lesquelles se retrouvent amenées à prendre fait et cause pour des idéaux qui les dépassent, de Black Lives Matter à la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour répondre à ces attentes, il a fallu créer tout un abécédaire du progressisme. La DEI, pour “diversité, équité et inclusion”, en incarne la partie “ressources humaines” : quotas d’embauche, formations aux “biais inconscients”, promotion systématique de la diversité dans les équipes. La RSE, responsabilité sociale, ou sociétale, des entreprises, correspond à leur engagement éthique de rendre des comptes sur la base des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), qui sont utilisés par les investisseurs pour évaluer ces pratiques et orienter leurs placements. S’y ajoutent une pluie de labels plus ou moins sérieux, tels B Corp (qui certifie qu’une entreprise s’inscrit dans une démarche de progrès pour tous), ISR (pour investissement socialement responsable), Great Place to Work, Engagé RSE, Positive Company, etc.

Le progressisme, une affaire de carnet de chèques

Le hic ? Tous ces critères visent davantage à communiquer sur les règles qu’à les appliquer réellement. Les exemples abondent. Le groupe La Poste avait par exemple reçu la meilleure note RSE jamais attribuée par l’agence Vigéo Eiris, pour l’année 2019 ; alors qu’ Envoyé spécial levait au même moment le voile sur une vague de suicides chez les salariés. En 2021, c’est Orpea, poids lourd des résidences seniors, qui met en avant ses excellents résultats en matière de RSE ; l’année suivante, le livre les Fossoyeurs révélait l’ampleur de la maltraitance dans ses Ehpad. En réalité, le progressisme est d’abord une affaire de carnet de chèques : la multiplication des critères, normes et labels a permis l’émergence de toute une activité de conseil aux entreprises, dont les acteurs s’intéressent souvent moins aux effets concrets des règles qu’ils édictent qu’aux prestations qu’ils peuvent facturer.

Mais la fête est finie. En France, Emmanuel Faber, président-directeur général de Danone, avait été débarqué en 2021, quelques mois seulement après avoir inscrit dans les statuts de l’entreprise une « raison d’être » « apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre » —, pour cause de résultats financiers décevants. Les actionnaires n’ont rien contre le développement durable, mais pardonnent rarement les contre-performances.

Il aura suffi de quelques mois à Donald Trump pour mettre au pas un progressisme qui semblait indéboulonnable

Le coût prohibitif de cette mise en conformité pousse par ailleurs les entreprises à revenir aux fondamentaux : les performances économiques. Aux États-Unis, la contre-offensive anti-woke gagne du terrain depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Interdiction des programmes DEI dans l’administration, sanctions contre les universités… En quelques mois, le président a mis au pas un progressisme qui semblait jusqu’alors indéboulonnable. Même les grands patrons de la Silicon Valley, pourtant creuset du progressisme, ont préféré changer leur fusil d’épaule et prendre la pose avec le président des États-Unis plutôt que de s’exposer à des procédures judiciaires risquées. Signe que les temps changent, en 2023, 65 % des dirigeants américains faisaient de la DEI une priorité personnelle, selon l’enquête Deloitte/Fortune évoquée plus haut, une chute d’un tiers. Dans son édition 2025, l’étude n’en parle même plus. Le capitalisme woke n’a peut-être pas dit son dernier mot. Mais, pour la première fois depuis vingt ans, il est sur la défensive.

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04 Feb 16:53

200 millions de pertes: La fraude explose dans les transports publics en Suisse

by ATS Agence télégraphique suisse
En Suisse, 1'173'295 passagers ont été contrôlés sans titre de transport valable en 2025, selon l'Alliance SwissPass. La fraude, en hausse depuis 2019, a coûté 200 millions de francs en 2024.