Entre victoire de la "nouvelle France" et occultation républicaine sur les dangers de l'immigration, retour sur les élections municipales.
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Municipales : la comédie du vivre ensemble
Entre victoire de la "nouvelle France" et occultation républicaine sur les dangers de l'immigration, retour sur les élections municipales.
La rhétorique de l’exclusion : comment la gauche a privatisé la morale
« Vous n’avez pas le privilège du cœur ! »
En 1974, face à François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing ne lançait pas seulement une répartie télévisuelle : il brisait un tabou rhétorique.
Depuis des décennies, une certaine lecture de la vie politique tente d’imposer un manichéisme réducteur : la gauche incarnerait par essence le « Camp du bien » – celui de la générosité et du progrès – tandis que la droite serait reléguée au « Camp du mal », suspectée de froideur comptable, voire de dérives identitaires.
Pourtant, cette moralisation du débat public est un piège pour la démocratie. En transformant l’adversaire politique en ennemi moral, on ne discute plus d’idées, on excommunie. C’est pourquoi cet article se propose de déconstruire ce monopole de la vertu pour redonner à la droite sa légitimité éthique : celle de la responsabilité, de la liberté et de la transmission.
La gauche s’est historiquement définie comme le parti du Mouvement (le progrès), plaçant la droite dans celui de la Résistance (la conservation). En effet, dans l’imaginaire collectif, « progresser » est intrinsèquement bon, tandis que « conserver » est perçu comme un égoïsme ou une peur du changement.
Pourtant conserver des valeurs, des structures sociales ou des libertés publiques est une forme de bienveillance pour la stabilité de la société, alors que le progrès social sans racines peut aussi mener à des ruptures sociales violentes.
Max Weber (1864-1920) distinguait deux types d’éthique, celle de la gauche (éthique de conviction), c’est-à-dire agir selon des principes moraux idéaux (égalité), sans forcément mesurer les conséquences réelles de leur mise en œuvre ; celle de la droite (éthique de responsabilité) qui prend en compte les réalités économiques et humaines, quitte à paraître « froide », pour garantir que le système ne s’effondre pas (voir son ouvrage Le Savant et le Politique).
Le problème est le manichéisme. En effet, la moraline, selon l’expression de Nietzsche (1844-1900), est la propension à transformer chaque débat politique en combat entre les « Gentils » et les « Méchants ».
Alors de surcroît, la politique devient une affaire de morale, et le compromis devient impossible : on ne discute pas avec le mal, on l’exclut. Ce faisant, la gauche risque de basculer dans une forme d’intolérance.
Dans certaines communes passées à l’extrême gauche, on observe une volonté de ne pas seulement succéder, mais d’effacer. Ce n’est plus de l’alternance démocratique, c’est une forme de damnatio memoriae (condamnation de la mémoire).
Si l’ancien maire est de droite, il est forcément « mauvais » ; sa présence même est vécue comme une souillure pour une nouvelle équipe « pure ». En décrétant que le maire vaincu représente une idéologie « raciste » ou « anti-sociale », l’extrême gauche s’autorise à rompre les usages républicains.
Ceux qui prônent l’inclusion et la diversité sont parfois les premiers à pratiquer l’exclusion politique la plus radicale.
Exclure ou humilier un maire vaincu, c’est aussi mépriser les 30, 40 ou 49 % d’électeurs qui ont voté pour lui. Ainsi le totalitarisme commence là où l’on cesse de considérer l’opposition comme une partie légitime du corps social. C’est ainsi que le dégagisme violent a été constaté lors des dernières élections municipales de 2026.
Le maire sortant de Mantes-la Jolie, pourtant figure locale, a dû être escorté par la police sous les insultes et une pression physique intense lors de la proclamation des résultats.
Certains élus du PS ont été pris pour cible par l’ultra-gauche… et sont traités de « traîtres » avec une violence qui ne laisse aucune place au dialogue.
Finalement, pour l’extrême gauche, si l’on n’est pas avec eux, on est un ennemi à abattre, que l’on soit de droite ou de gauche modérée. C’est la preuve que le « Camp du bien » s’est transformé en un tribunal permanent.
En outre, l’extrême-gauche a imposé un récit où la police est systématiquement présentée comme une force d’oppression (« la police tue », « violences policières » comme slogan générique). En discréditant l’uniforme, on fragilise le dernier rempart de la République. Présenter la police comme l’ennemi revient à offrir un terrain de jeu libre aux véritables prédateurs sociaux : les narcotrafiquants.
Alors qui a vraiment « le monopole du cœur » ?
Celui qui veut désarmer la police par idéologie ou celui qui veut donner les moyens aux forces de l’ordre de protéger les familles des quartiers populaires harcelées par les dealers ?
Lorsque la politique délaisse le débat d’idées pour se draper dans une toge de vertu inquisitrice, elle ne produit pas de progrès, mais de la brutalité. En s’auto-proclamant « Camp du bien », une partie de l’échiquier politique a ouvert la voie à une dérive inquiétante.
Quand l’adversaire n’est plus un interlocuteur, mais un « fasciste » à abattre ou un « raciste » à bannir, la violence physique n’est jamais loin derrière la violence verbale.
Nous l’avons vu sur le perron de certaines mairies où des élus sortants ont dû fuir sous escorte policière comme s’ils étaient des criminels de guerre. Nous le voyons dans nos quartiers où le discrédit systématique de la police – au nom d’un humanisme de façade – laisse le champ libre à la loi d’airain des narcotrafiquants.
En réalité, le véritable abandon social, la véritable absence de cœur se niche dans cette complaisance qui sacrifie la sécurité des plus humbles sur l’autel de l’idéologie. La droite n’a pas à s’excuser d’exister, ni à demander la permission de parler de nation, d’ordre et de transmission. Ces valeurs ne sont pas des insultes à la démocratie, elles en sont les fondations.
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Paquet de traités européens : une fois de plus, on veut mener le peuple en bateau
Une fois de plus, on veut mener le peuple en bateau : selon le Sonntagszeitung, plusieurs politiciens du PLR, du PS et du Centre souhaitent scinder le paquet de traités européens. Ils réclament soudainement deux dates de votation. Le conseiller national PLR Simon Michel s’exprime avec son habituelle condescendance : « C’est trop complexe pour tout soumettre au peuple le même dimanche. » En réalité, Simon Michel, partisan de l’UE, craint que les traités européens ne soient rejetés aux urnes et c’est pourquoi il recourt à cette astuce.
Le plan de l’alliance PLR – PS – Le Centre prévoit de voter d’abord sur la « partie stabilisation », puis seulement plus tard sur les nouveaux accords. Les partisans de l’UE ont pris peur, car le nouvel accord sur l’électricité, en particulier, suscite des critiques, surtout de la part des cantons et de leurs représentants qui craignent que les entreprises électriques cantonales soient privées de leur pouvoir par l’UE et que celle-ci ne mette la main sur nos réserves d’énergie hydraulique.
Pour le président de l’UDC Marcel Dettling, le jeu auquel on joue est tout à fait clair : « Au début, on a dit qu’il fallait l’ensemble du paquet d’accords avec l’UE pour obtenir un accord sur l’électricité. Maintenant, ces mêmes personnes disent que le paquet d’accords doit être démantelé à cause de l’accord sur l’électricité. On nage en plein délire ! »
La soumission à l’UE est présentée comme une « stabilisation » inoffensive
« Ils tentent une fois de plus de tromper la population », déclare la vice-présidente Magdalena Martullo-Blocher. « Le soi-disant « volet stabilisation » est présenté comme la poursuite des accords bilatéraux existants. Or, il comprend désormais la reprise automatique du droit européen et la Cour de justice de l’UE comme instance suprême. La Suisse devra accepter les sanctions de l’UE et verser des milliards en vertu du traité. Tout cela est nouveau ! L’UE décide, nous devons nous soumettre. Avec ce « volet de stabilisation » au nom anodin, la Suisse sera liée et enchaînée pour toujours, y compris pour tous les autres accords sur le marché intérieur qui suivront. »
Les nouveaux accords (électricité, denrées alimentaires, santé) montrent clairement que l’assujettissement au droit européen n’apportera que des inconvénients à la Suisse. L’accord sur l’électricité a de fait échoué, et avec lui le prétexte justifiant la subordination institutionnelle de la Suisse. Le paquet d’accords avec l’UE n’apportera que des inconvénients sur toute la ligne. Il en va de même pour la « partie stabilisation » : « Par exemple, l’immigration en provenance de l’UE sera encore encouragée », résume le conseiller national UDC Pascal Schmid. « Au bout de 5 ans en Suisse, tous obtiendront un droit de séjour permanent et pourront rester pour toujours, même s’ils sont criminels. De plus, le regroupement familial sera encore élargi : même les parents nécessitant des soins et les grands-parents par alliance seront autorisés à venir et à rester. L’immigration vers l’État social suisse va fortement augmenter et c’est nous qui paierons la facture. »
Ils veulent démanteler notre système suisse
Des politiciens en quête de visibilité comme Simon Michel (PLR), Eric Nussbaumer (PS) et Elisabeth Schneider-Schneiter (Le Centre) ne veulent pas d’un travail approfondi au sein des commissions et au Parlement, afin que les conséquences désastreuses pour la Suisse ne puissent être mises au jour. Ils veulent faire passer en force la partie « stabilisation » sous le faux titre « Bilatérales III » avant même les élections de 2027 parce qu’ils redoutent le débat sur l’UE pendant la campagne électorale.
Les parlementaires du PLR, du Centre et du PS sont déjà en train de mettre fin au système suisse fondé sur la démocratie et le fédéralisme avant même que le traité d’adhésion n’entre en vigueur ! Ils agissent déjà comme des vassaux de Bruxelles, au détriment de notre démocratie et au détriment des Suisses.
Morlaix (29) : Clara, jeune maman de 18 ans, tuée (50 lésions sur le corps) par son conjoint d’origine camerounaise quasi deux fois plus âgé. « On peut modeler les femmes quelle que soit leur origine ». Jugé en appel, Kamel semblait aussi contrôler ses tenues
07/04/2026 – Procès en appel
Des avocats parisiens de l’accusé présents dans la salle mais qui refusent de défendre celui qui était leur client. Un avocat qui se présente après avoir été sollicité par la famille de l’accusé, mais sans aucun mandat du principal intéressé. Une quatrième avocate présente après avoir été commise d’office, vendredi, par la présidente de la cour d’assises du Morbihan : le procès en appel de Njoya Kamel Mouliem Akafuwo Mbouombouo, dit Kamel Mouliem, a débuté dans la confusion la plus totale. Il est accusé du meurtre de sa compagne, Clara de Rivas, décédée à l’âge de 18 ans dans leur appartement de la rue de Kerfraval, à Morlaix, le 17 août 2021. (…)
« Ça ne compte pas votre procès ! Je ne suis pas bien, on m’a cachetonné. J’ai pas pu préparer ma défense », s’est exclamé l’accusé, avant d’être expulsé du box par la présidente Aude Burési, tandis que la mère de l’accusé l’appelait à se calmer depuis la salle. C’est donc sans la présence de l’accusé, défendu par l’avocate commise d’office Frédérique Giffard, du barreau de Vannes, qu’a débuté ce procès en appel, qui va durer trois jours, jusqu’à jeudi. (…)
C’est l’emprise qu’exerçait l’accusé sur sa compagne et sa jalousie maladive qui seraient à l’origine du drame. Le père de la victime s’est bouché les oreilles quand la présidente de la cour d’assises du Morbihan a énuméré les coups subis par sa fille, toutes les lésions trouvées sur son corps et la description de la scène du crime, entre les taches de sang, les meubles cassés, la touffe de cheveux au sol et le corps trouvé sous une couverture. Avec la mère, le père, le frère et le petit garçon de Clara, ils sont quatre à être parties civiles dans ce deuxième procès. (…)

Source photo : Facebook public.
12/12/2025 – Attitude honteuse au procès en première instance
« Resté au niveau zéro de la remise en question, vous n’avez fait que des mauvais choix, a déclaré Emmanuel Phelippeau à Kamel Moulien. Vous avez choisi l’outrance, l’arrogance, l’irrespect et la lâcheté. En franchissant la ligne rouge : salir la victime. »
Le système défensif de l’accusé ? « Le déni, il se défend de toute intention criminelle, il n’est pas responsable de la situation, répond le professeur Loïk Villerbu. Il se raconte, centré sur lui-même, en digression permanente. Rien ne se tient. »
Clara mesurait 1,65 m, pesait 50 kg. Son corps portait plus de 50 lésions (…)
Trente ans de réclusion, avec une période de sûreté de vingt ans. Plus la perte de ses droits parentaux. Voilà la condamnation de Kamel Mouliem, 35 ans, pour le meurtre de Clara de Rivas, 18 ans, sa compagne et mère de son fils. C’est ce que l’avocat général, Emmanuel Phelippeau, avait requis, ce mercredi 11 décembre 2024, au final des trois jours du procès aux assises du Finistère, à Quimper.
10/12/2024 – Profil et antécédents de Mouliem
Pourtant, celui qui reprochait à Clara des infidélités s’est précipité, le matin de sa mort, chez sa maîtresse. Il lui aurait avoué : « J’ai tué la petite ». Il avait laissé le nourrisson à côté du corps de sa mère. (…)
Kamel Mouliem est le seul à l’appeler Clara « Maria ». Pourquoi ? « Je suis croyant, son deuxième prénom était Marie et je préférais Maria » (…)
Kamel Mouliem est né à Paris, de parents camerounais venus faire leurs études en France. Ils ont divorcé alors qu’il avait quatre ans. Il a ensuite grandi entre la France et le Cameroun, et décroché un BTS action commerciale, puis une licence. Il a découvert le cannabis à 14 ans, goûté le crack, ensuite, et est devenu accro aux drogues dures alors qu’il avait 24 ans. Il a développé des troubles psychologiques graves, entre 2015 et 2019. Après plusieurs hospitalisations sous contrainte, il est arrivé chez un oncle, à Morlaix, en 2019 et a décroché un poste d’inséminateur de volailles. Son cousin l’a alors trouvé « changé, beaucoup plus impulsif ». Lui dit qu’il est « entier ». Il va rencontrer Clara par hasard, dans un bus, en juillet 2020…
Cet homme « entier » a déjà deux mentions à son casier judiciaire. Il a été condamné à six mois de sursis pour avoir violenté Clara, le 17 février 2021. Le 29 novembre 2024, il a écopé de 12 mois ferme, et la révocation de trois autres mois, pour avoir agressé un détenu avec trois complices. Kamel Mouliem l’a frappé et lui a écrasé la tête avec le pied car sa victime avait révélé au surveillant avoir été menacée de mort.
Le médecin psychiatre qui l’a examiné n’a pas décelé de troubles psychiatriques mais « des traits de personnalité antisociale, ancrés et très présents, et des traits pathologiques d’agressivité, d’impulsivité ». (…)
L’avocat général, Emmanuel Phelippeau, quitte les sphères médicales pour amener l’accusé sur sa vision générale des femmes. Sur un message WhatsApp à son beau-père, Kamel Mouliem écrivait : « On peut modeler les femmes, quelle que soit leur origine ». Un autre message est intrigant : le 15 juin 2021, Clara lui demandait si elle pouvait mettre une robe, car elle avait chaud. « Elle mettait ce qu’elle voulait ! », élude-t-il. Emmanuel Phelippeau revient à la charge en notant que la mère de Clara ne pouvait plus venir à l’improviste dans l’appartement de la cité Kerfraval, et que Clara n’avait pas été autorisée à aller à l’anniversaire d’une de ses amies. « On a l’impression d’une relation d’emprise, non ? ». (…)
Clara, 18 ans, avait été battue à mort, à Morlaix (29), en août 2021. Jugé devant les assises du Finistère depuis ce lundi, son compagnon, jaloux maladif, digresse, coupe la présidente et voit des complots partout.
L’une de ses copines, éplorée, est venue dire : « Elle ne connaissait pas l’homme qu’elle fréquentait. Elle cherchait juste à être heureuse ». (…)
Finlande : une étude sur 25 ans conclut que la transition de genre des ados ne règle pas leurs problèmes psy et les empire
Conclusion
Les troubles psychiatriques graves sont fréquents chez les adolescents orientés vers des services de réassignation sexuelle et semblent plus répandus chez ceux orientés suite à la récente augmentation des demandes. Les besoins en soins psychiatriques ne disparaissent pas après une réassignation sexuelle médicale.
La Finlande a suivi tous les adolescents présentant une dysphorie de genre dans le pays pendant jusqu’à 25 ans.
— JS Ferjou (@jsferjou) April 7, 2026
Une étude majeure, validée par des pairs, vient d’être publiée. Voici ce qu’elle a révélé
Leurs besoins psychiatriques NE SE SONT PAS AMÉLIORÉS après une «… https://t.co/WIExrLhCE6
Zoom - Bernard Attali : Entre guerre et paix, qui tire vraiment les ficelles ?
Bernard Attali, ancien dirigeant d’Air France, consultant juridique et financier, publie "Un violent désir de paix – Les 110 sentinelles de notre temps". Dans cet entretien, il livre une réflexion profonde sur les forces qui façonnent notre époque.
- Qui décide réellement des guerres ?
- Sommes-nous entrés dans une ère de chaos multipolaire ?
- La liberté d’expression est-elle en train de disparaître, y compris dans les démocraties occidentales ?
Alors que plus de 120 conflits sont en cours dans le monde, une question centrale s’impose : peut-on encore choisir la paix ?
Iran : l’ultimatum de Trump avant la guerre totale ? - JT du mardi 7 avril 2026
Au programme de cette édition, la guerre en Iran suspendue à l’ultimatum de Donald Trump. Le président américain a multiplié les déclarations belliqueuses et menace d’anéantir la civilisation iranienne. Des déclarations stratosphériques.
Le prix à la pompe est toujours très élevé mais y aura-t-il de l'essence encore longtemps ? Le spectre d’une pénurie plane sur la France tandis que le gouvernement se veut rassurant, ce qui n’est pas pour nous rassurer.
Et, enfin nous évoquerons les nombreux baptêmes de la Vigile de Pâques. Un phénomène qui redessine l’Eglise catholique.
Nos bunkers attirent les centres de données en quête de sécurité
Politique & Eco avec Eric Paget-BlancGuerre en Iran : la dette française peut-elle exploser ?
La dette publique française dépasse désormais 3 400 milliards d’euros, et la guerre en Iran fait grimper les prix de l’énergie, alourdissant encore les coûts pour l’État. Dans ce contexte, une question cruciale se pose : la France peut-elle exploser sous le poids de son surendettement ? Deux scénarios s’affrontent : une mise sous tutelle par les créanciers et les institutions internationales, ou, à l’autre extrémité, une rupture politique majeure, une révolution sociale ou politique face à l’asphyxie budgétaire — comme l’histoire l’a déjà montré lors de précédentes crises de dette.
Pour décrypter ces mécanismes et explorer les solutions possibles, nous recevons Eric Paget‑Blanc, professeur en sciences de gestion à l’Université d’Évry – Paris Saclay et de Perpignan, ancien cadre pendant 28 ans chez l’agence de notation Fitch Ratings, et coauteur de "La dette publique : monétisation, notation et restructuration".
👉 Qu’est‑ce que la dette publique et comment a-t-elle atteint ces niveaux historiques ?
👉 Quels sont les risques si le coût de l’emprunt continue d’exploser ?
👉 Mise sous tutelle, crise financière, révolution : quelles conséquences pour la France et ses citoyens ?
Un entretien essentiel pour comprendre ce qui pourrait décider de l’avenir de la France.
A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée :"Quand Trump manipule la Bourse… et vos nerfs".
Cliquez ici pour téléchargez gratuitement le rapport spécial de Philippe Béchade :"Votre épargne face au spectre d’une nouvelle guerre mondiale".
« La résolution de l’ONU omet la traite arabo-musulmane et, plus encore, celle intra-africaine. Bien avant l’arrivée des Européens, l’esclavage interne était une réalité structurelle dans la plupart des sociétés africaines (…) »
TRIBUNE – La résolution votée le 25 mars dernier par l’assemblée générale de l’ONU pour qualifier la traite atlantique et l’esclavage des Africains de « plus grave crime contre l’humanité » omet curieusement la traite arabo-musulmane et, plus encore, la traite intra-africaine.
Marie-Claude Mosimann-Barbier est maître de conférences honoraire de l’École normale supérieure de Paris-Saclay, membre du GRER (groupe de recherche sur le racisme et l’eugénisme) de l’université Paris-Cité.
Le 25 mars, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution qualifiant la traite atlantique et l’esclavage des Africains de « plus grave crime contre l’humanité ». L’objectif est clair : cette condamnation doit ouvrir la voie à des réparations financières. Les réactions dans la presse ont été nombreuses : une majorité, faisant fi de l’histoire, s’en félicitait, et quelques-uns soulignaient la coutumière invisibilisation de la traite arabo-musulmane, ce « tabou bien gardé » comme la qualifie l’anthropologue algérien et spécialiste de l’Islam Malek Chebel.
Toutefois, le rôle du Ghana comme initiateur de la résolution n’a fait réagir personne alors qu’il existe un deuxième tabou encore mieux gardé : le rôle actif dans la traite de plusieurs ethnies africaines, dont les Ashantis, dans l’actuel Ghana. En effet, si les acheteurs étaient européens, les vendeurs étaient africains. Les Européens ne s’aventuraient pas à l’intérieur des terres mais achetaient les esclaves à des partenaires africains. D’une part, l’insalubrité des zones intérieures avait découragé les quelques Portugais qui s’y étaient aventurés et, d’autre part, depuis les débuts, au VIIe siècle, de la traite transsaharienne, des Africains vendaient des esclaves aux Arabo-musulmans. Lorsque le commerce triangulaire se mit en place, des vendeurs existaient déjà mais, avec une demande européenne croissante, de nombreuses ethnies africaines s’impliquèrent activement dans la traite atlantique.
Ceci s’inscrit dans une dimension historique peu connue qui est la longue existence de l’esclavage en Afrique. C’est Olivier Pétré-Grenouilleau qui, le premier, le porta à la connaissance du grand public, dans son remarquable livre Les Traites négrières. Essai d’histoire globale, lequel suscita un torrent d’indignations et d’attaques à sa sortie en 2004. Il expliquait que, bien avant l’arrivée des Européens et le développement de la traite atlantique, l’esclavage interne était une réalité structurelle dans la plupart des sociétés africaines ; c’était une institution intégrée aux structures économiques, sociales et politiques locales.
(…)
31 mars dernier :
Jean Quatremer sur l'esclavage et la résolution de l'ONU : "Le narratif est que l'Occident est seul criminel, le sud seule victime… Et la traite orientale qui a duré plus longtemps et fait plus de victimes, celle intra-africaine, les esclaves européens ?"pic.twitter.com/wTxwx5tDpC
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) March 31, 2026
Les États-Unis peuvent-ils réellement quitter l’Otan?
par Alexandre Lemoine.
Formellement il est difficile de retirer les États-Unis de l’Otan. Mais Trump peut saboter les activités de l’Alliance.
Le président américain Donald Trump a menacé mercredi de retirer le pays de l’Otan en raison du refus des membres européens de l’Alliance d’envoyer des navires pour débloquer le détroit d’Ormuz au large de l’Iran, renforçant ainsi ses critiques à l’encontre de l’alliance militaire. Le locataire de la Maison Blanche dispose-t-il réellement de tels pouvoirs?
Que dit la Constitution américaine?
La Constitution confère au président le droit de conclure des traités internationaux avec l’accord du Sénat, à condition que les deux tiers de ses membres votent en ce sens. Toutefois, la question du retrait des traités n’y est pas réglementée.
Que prévoit le traité de l’Otan?
L’Otan, qui réunit les États-Unis, le Canada et les pays européens, a été créée en 1949 pour faire face à la menace d’une agression soviétique et est devenue le pilier de la sécurité occidentale. Conformément à l’article 13 du Traité de l’Atlantique Nord, tout pays peut quitter l’Alliance en notifiant le gouvernement américain un an à l’avance, après quoi celui-ci informe les autres participants.
Que dit la législation américaine?
Trump insiste sur son droit, en tant que chef de la politique étrangère, de rompre tout traité. Cependant, en 2023, le Congrès a adopté, et le président Joe Biden a signé National Defense Authorization Act for Fiscal Year 2024 (NDAA 2024), la loi sur la défense nationale pour l’exercice budgétaire 2024. L’amendement a été avancé par l’actuel secrétaire d’État Marco Rubio et a été intégré dans la loi. Il interdit au président de quitter l’Otan sans l’accord des deux tiers du Sénat ou l’adoption d’un acte spécial par le Congrès.
Il est extrêmement difficile de réunir un tel nombre de voix. Même parmi les républicains il n’y a pas d’unanimité à ce sujet. Les « faucons » du parti estiment que la destruction de l’Alliance anéantirait la domination américaine en Europe et libéreraient les mains des adversaires des États-Unis. Les membres du Parti démocrate s’opposent également fermement à un retrait de l’Otan.
Si les États-Unis ne quittent pas l’Otan, comment peuvent-ils réduire leur participation à l’Alliance?
Si le retrait juridique de l’Otan est bloqué par les tribunaux ou le Congrès, la Maison Blanche dispose de suffisamment d’instruments pour ne pas participer de facto activement aux activités de l’Alliance.
Trump peut simplement ne pas nommer d’ambassadeur auprès de l’Otan, laissant le siège vacant, ou bloquer le financement des budgets civil et militaire de l’Alliance.
Le coup le plus douloureux pourrait être la cessation de l’échange de renseignements et le rappel des officiers américains du Commandement stratégique des opérations de l’Otan à Mons (Belgique).
Sans les capacités logistiques des États-Unis, leur flotte d’avions ravitailleurs et leurs moyens de renseignement spatial, la composante européenne de l’Otan perdrait sa capacité à mener des opérations d’envergure, ce qui ferait de l’Alliance ce « tigre de papier » dont parle Trump.
Que dit Trump lui-même?
Trump critique vivement l’Otan depuis longtemps. En 2020, la direction juridique du département de la Justice a déclaré que le président disposait du droit exclusif de se retirer des traités. En février 2026, le Service de recherche du Congrès a noté qu’en cas de procédure judiciaire, le pouvoir exécutif pourrait invoquer cette conclusion et contester la constitutionnalité de l’amendement.
Dans une interview à Reuters Trump a déclaré qu’il envisageait « absolument » la possibilité de quitter l’Alliance, invoquant son « disgust with NATO » (« dégoût pour l’Otan »). Ses propos ont été tenus peu après que le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a refusé de confirmer l’engagement des États-Unis envers le principe de défense collective de l’Otan.
Que se passera-t-il ensuite?
Selon le droit international, le chef d’État peut retirer le pays d’un traité si cela est prévu par le traité lui-même et si la procédure est respectée. Dans l’histoire des États-Unis, des présidents se sont déjà retirés d’accords sans l’approbation du Congrès. Par exemple, Trump a retiré le pays du traité Ciel ouvert en 2020.
Si la question se retrouve devant les tribunaux, des difficultés surgiront: il faudra déterminer qui a le droit de contester la décision. La Cour suprême des États-Unis, dont la majorité est composée de conservateurs soutenant souvent Trump, n’a jamais examiné d’affaires relatives au retrait de traités internationaux sur le fond.
Article paru sur le site de l’Observateur continental.
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Pour la France, la Turquie constitue un partenaire imprévisible qui joue un rôle important au niveau géostratégique. Analyse.
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La publication, le 25 mars, du rapport de l’Anses sur la surexposition des Français au cadmium a relancé une question sensible : les produits bio permettent-ils réellement de réduire l’exposition à ce métal lourd cancérogène ? Le député écologiste Benoît Biteau l’affirme. Sur LCP, il a déclaré : « Il y a 48% de cadmium […]
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Remigration, de Jean-Yves Le Gallou : l’audace d’un projet civilisationnel
Dans un paysage intellectuel français souvent engoncé dans la pensée unique, l’essai de Jean-Yves Le Gallou, Remigration, publié en 2025 aux éditions de La Nouvelle Librairie, arrive comme un pavé dans la mare. Loin de se limiter à un énième constat alarmiste sur les dérives migratoires, cet ouvrage propose une rupture stratégique. Avec une rigueur l’auteur n’offre pas seulement un diagnostic ; il propose des solutions. En s’appuyant sur l’histoire longue, le droit et une vision politique claire, Le Gallou livre un véritable manuel de survie pour les peuples européens. Cet article se propose d’en restituer les propositions essentielles, qui font de ce livre un événement intellectuel majeur de cette année 2026.
La force première de Remigration réside dans son postulat de départ, que l’auteur qualifie lui-même de « renversement copernicien ». Pendant des décennies, le débat public a été structuré autour du point de vue du migrant et de ses droits. Jean-Yves Le Gallou retourne la table. Il pose une question aussi simple que subversive : qu’en est-il du peuple d’accueil ?
L’auteur déplace le centre de gravité de l’analyse. Il ne s’agit pas de nier l’individu, mais de réaffirmer le primat du politique et de la continuité historique. Le Gallou soutient qu’une communauté historique a non seulement le droit mais aussi le devoir de penser sa survie, sa tranquillité et son avenir démographique et culturel. Cette approche, qui replace « les nôtres avant les autres », n’est pas une posture moralisatrice ; c’est un réalisme politique et historique.
La remigration comme « mythe mobilisateur »
Contre ceux qui réduiraient la remigration à un simple slogan, Jean-Yves Le Gallou en propose une définition exigeante : celle d’un « mythe mobilisateur ». Loin de l’acception péjorative du terme, il rappelle que, en philosophie politique, le mythe n’est pas un mensonge, mais une représentation structurante de l’action collective. Toute grande transformation historique, de la construction des nations aux luttes de libération, repose sur un récit fondateur.
L’auteur distingue soigneusement son projet de l’utopie. L’utopie est détachée du réel ; la remigration, elle, s’ancre dans des constats concrets et statistiques : l’explosion démographique, les tensions culturelles palpables, la transformation visible des paysages sociaux et urbains. En faisant de la remigration un horizon stratégique plutôt qu’une formule creuse, Le Gallou dote le combat identitaire d’une épaisseur doctrinale qui lui faisait cruellement défaut. C’est là une proposition intellectuelle majeure : transformer une angoisse existentielle en projet politique organisé.
La légitimité historique : l’Europe des peuples premiers
Un des chapitres les plus convaincants du livre est celui où Jean-Yves Le Gallou établit la légitimité historique de la remigration. Contre le narratif qui voudrait que l’immigration massive soit une fatalité ou une loi naturelle, l’auteur démontre que les « remigrations » sont une constante de l’histoire du monde. Il convoque des précédents aussi variés que la Reconquista, certaines phases de décolonisation, ou encore l’Alya (retour des Juifs en Israël).
Mais c’est surtout sa démonstration sur la continuité du peuplement européen qui impressionne. Le Gallou rappelle que les Européens sont le « peuple premier » du continent. Il retrace l’ethnogenèse européenne sur la longue durée : la fusion des chasseurs-cueilleurs paléolithiques (Lascaux, Chauvet), des agriculteurs anatoliens (les mégalithes) et des Indo-Européens. Selon lui, depuis 200 à 250 générations, la structure du peuplement était stable. Cet ancrage dans la préhistoire et l’histoire ancienne donne au projet de remigration une légitimité qui n’est pas seulement politique, mais ontologique. L’auteur ne défend pas une « pureté » abstraite, mais le droit à la continuité d’une civilisation face à ce qu’il nomme, sans détour, une « invasion migratoire ».
Le préalable : « JUGEXIT » : sortir de la dictature des juges
Aucune politique migratoire ne peut réussir, selon Le Gallou, sans une refonte radicale du rapport de force institutionnel. Il consacre un développement percutant à ce qu’il appelle le « gouvernement des juges ». Son constat est sans appel : dans les pays européennes, ce n’est plus le peuple, via ses parlementaires, qui décide de l’immigration. Ce sont les juges.
Il prend des exemples concrets : le regroupement familial imposé par le Conseil d’État dès 1978, l’asile accordé de manière extensible par la CNDA, ou encore la surinterprétation idéologique des conventions internationales. L’auteur va jusqu’à chiffrer l’absurdité du système : selon l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, l’interprétation actuelle des motifs d’asile (femmes afghanes, homosexuels togolais, albinos congolais, transsexuels péruviens) ouvrirait le droit d’asile à 600 millions de personnes sur la planète.
Face à ce blocage, Jean-Yves Le Gallou propose le JUGEXIT : une sortie de la dictature judiciaire. Cela implique une réaffirmation de la primauté du droit national (souveraineté constitutionnelle), une révision des engagements internationaux (Convention de Genève, Convention européenne des droits de l’homme) et un rééquilibrage des pouvoirs entre la loi votée et le juge. Cette proposition est probablement la plus explosive du livre, mais aussi la plus nécessaire pour qui veut rendre la souveraineté effective.
Les propositions concrètes : une feuille de route en cinq actes
Le grand apport de Remigration par rapport à la littérature du « constat » est l’élaboration d’un plan opérationnel. Jean-Yves Le Gallou sait que l’intendance suivra le politique, mais il prend soin de détailler une feuille de route progressive et graduée, destinée à éviter le chaos administratif. Cette progression en cinq actes démontre une maturité politique rare :
- Acte 1 – L’arrêt immédiat : Préalable indispensable à toute politique. Stopper net toute nouvelle immigration légale ou illégale pour stabiliser la situation.
- Acte 2 – Les situations claires : Cibler en priorité les clandestins, les délinquants étrangers et les titres de séjour caducs.
- Acte 3 – Le réexamen économique : S’attaquer aux titres de séjour de ceux qui vivent durablement des aides sociales.
- Acte 4 – Les binationaux hostiles : Réexaminer la situation des binationaux inassimilés qui manifestent une hostilité active envers le pays d’accueil.
- Acte 5 – Les incitations au retour : Pour les binationaux inassimilés mais non hostiles, proposer des encouragements financiers ou administratifs au départ volontaire.
L’auteur prend soin de préciser une limite éthique essentielle à ses yeux : les binationaux assimilés sont explicitement exclus du champ de la remigration. Cette distinction entre l’assimilé et l’inassimilé est cruciale ; elle ancre le projet dans le critère culturel et civilisationnel, et non dans un racialisme sommaire.
Conclusion
Remigration de Jean-Yves Le Gallou n’est pas un livre de plus sur l’immigration. C’est un acte de fondation intellectuelle. L’auteur réussit le pari de transformer un thème défensif (la peur du remplacement) en un projet offensif, cohérent et historiquement légitimé. En proposant un « mythe mobilisateur », une feuille de route en cinq actes et une stratégie de rupture juridique (JUGEXIT), Le Gallou donne aux peuples européens les armes pour reprendre le contrôle de leur destin.
L’ouvrage a le mérite de la clarté et du courage. Il dérange, car il nomme les tabous. Il stimule, car il sort de la plainte pour entrer dans l’action. Pour quiconque s’inquiète de la continuité de la civilisation européenne et cherche une alternative à la fatalité, Remigration est une lecture indispensable. Jean-Yves Le Gallou ne promet pas un lendemain qui chante sans effort, mais il dessine un horizon crédible pour que l’Europe reste « l’Europe de nos enfants ».
Tout au plus pourrait on imaginer qu’au terme de « remigration » soit substitué celui de « décolonisation » car ce que subit la France, c’est une conquêtes souvent violente et prédatrice appuyée par une une classe dominante autochtone collaboratrice.
Jean Lamolie
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Ultimatum de Trump : l’Iran refuse de céder malgré la menace de « déchaîner les enfers »
Au 36ᵉ jour de la guerre déclenchée par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, Donald Trump a lancé samedi 4 avril un nouvel ultimatum à Téhéran, lui donnant 48 heures pour « conclure un accord ou rouvrir le détroit d’Ormuz ». Dans un message publié sur Truth Social, le président américain a menacé de « déchaîner les enfers » si l’Iran ne cédait pas. Cet avertissement prolonge un précédent délai de dix jours annoncé le 26 mars, au terme duquel Washington menaçait déjà les infrastructures énergétiques iraniennes.
Téhéran a balayé ce nouvel ultimatum. Le général Ali Abdollahi, chef d’état-major des forces armées iraniennes, a dénoncé des menaces « stupides » et assuré que les forces iraniennes n’hésiteraient pas à défendre « les droits » et les « biens » du pays face à toute agression, rapporte TF1. Malgré la pression militaire, les autorités iraniennes continuent d’afficher leur refus de céder.
Le détroit d’Ormuz reste toujours paralysé
Sur le terrain, les frappes se poursuivent. Près de la centrale nucléaire de Bouchehr, seule installation nucléaire civile opérationnelle d’Iran, un projectile a tué un membre du personnel chargé de la sécurité et endommagé un bâtiment, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Dans le même temps, le second membre d’équipage du F-15E américain abattu au-dessus de l’Iran a été secouru dimanche par les forces armées américaines, tandis qu’un premier aviateur avait déjà été retrouvé vendredi après le crash. Selon des sources américaines, 13 militaires américains ont par ailleurs trouvé la mort depuis le début du conflit, hors du territoire iranien.
Après plus de cinq semaines d’hostilités, la guerre a déjà fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et a étendu ses répercussions à plusieurs pays de la région. Le détroit d’Ormuz reste largement paralysé, tandis que Washington et Téhéran continuent de mêler démonstrations de force et messages contradictoires sur une éventuelle issue diplomatique.
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« L’Église se trouve dans un moment décisif », alerte le cardinal Sarah
Guerre au Moyen-Orient, en Ukraine, loi sur la fin de vie, violence et insécurité qui paraissent grandissantes… Notre planète semble plongée dans le chaos. Face à ce monde en crise, le cardinal Sarah propose dans 2050 des analyses critiques et matière à réflexion. Alors que l’unité de l’Église est fragile, sa doctrine affaiblie par les idéologies et son message abîmé par les secousses du monde, cet ouvrage d’entretiens avec l’éditeur et essayiste Nicolas Diat invite à renouer avec la mission, la contemplation, mais aussi la tradition et la liturgie. Le préfet émérite de la congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements nous rappelle aussi les conséquences de l’orgueil et du relativisme, et que l’unique espérance est le Christ. Un message d’actualité pour les chrétiens en ce temps pascal.
Valeurs actuelles. Votre Éminence, votre nouvel ouvrage s’intitule 2050. Pourquoi ce titre ?
Cardinal Sarah. Cela peut surprendre. Certains pourraient penser qu’il s’agit d’un exercice de prospective ou d’une tentative de prédire l’avenir de l’Église. Ce n’est pas mon intention. Je ne suis ni prophète, au sens où l’on annoncerait des événements, ni analyste des tendances sociologiques. Si j’ai choisi ce titre, c’est parce que l’année 2050 correspondra à une année jubilaire dans l’Église catholique, comme l’ont été l’an 2000 et l’année 2025 que nous venons de vivre. Ces années saintes rappellent l’événement fondateur de notre foi : l’incarnation du Christ dans l’histoire humaine.
En évoquant cette date lointaine, je voulais inviter les chrétiens à regarder plus loin que l’immédiat. Notre époque vit dans l’urgence permanente, dans l’émotion du moment. Mais l’Église pense toujours en siècles. Elle sait qu’elle est appelée à transmettre un trésor qui la dépasse.
Lorsque j’étais enfant, dans mon village africain, nous apprenions à tirer à l’arc. Une flèche mal orientée au départ ne peut jamais atteindre sa cible. Si elle est bien dirigée, elle poursuit sa trajectoire avec justesse. L’Église se trouve aujourd’hui dans un moment décisif : les orientations spirituelles que nous choisissons aujourd’hui porteront leurs fruits dans plusieurs décennies. Parler de 2050 n’est donc pas prédire l’avenir. C’est rappeler que la fidélité d’aujourd’hui prépare l’Église de demain.
En 2026, l’Église doit rappeler avec force les réalités fondamentales de la foi : la présence de Dieu, la beauté de la liturgie, la nécessité de la prière, la grâce des sacrements, la conversion du cœur et l’espérance de la vie éternelle.
Vous regrettez que le discours dominant de l’Église semble porter surtout sur le climat, l’écologie, les migrations ou le dialogue interculturel. Pourquoi ?
Ces questions sont importantes. Elles touchent la dignité humaine et la responsabilité de l’homme envers la Création. L’Église ne peut jamais être indifférente à la souffrance des peuples ni aux déséquilibres de notre monde. Mais le danger apparaît lorsque ces thèmes deviennent presque exclusifs. Si l’Église parle davantage d’écologie que de salut, davantage d’organisation sociale que de conversion, elle risque d’oublier sa mission essentielle. L’Église n’existe pas d’abord pour commenter l’actualité. Elle existe pour annoncer une vérité qui dépasse toutes les préoccupations politiques : Dieu s’est fait homme pour sauver l’humanité.
En 2026, l’Église doit rappeler avec force les réalités fondamentales de la foi : la présence de Dieu, la beauté de la liturgie, la nécessité de la prière, la grâce des sacrements, la conversion du cœur et l’espérance de la vie éternelle. Lorsque l’Église parle du monde sans parler de Dieu, elle devient une voix parmi d’autres. Mais lorsqu’elle parle de Dieu avec clarté, elle devient une lumière pour le monde.
Vous écrivez que, si nous oublions que l’Église est œuvre de Dieu, nous risquons d’aggraver la crise actuelle. De quelle crise s’agit-il ?
La crise que nous traversons est avant tout une crise de foi. Elle ne concerne pas seulement les structures de l’Église ou son organisation. Elle touche le cœur même de la vie chrétienne. Lorsque l’on commence à penser l’Église comme une institution humaine que l’on peut adapter aux idéologies du moment, on perd la conscience de son origine divine. L’Église n’est pas née d’un projet sociologique. Elle est née du côté ouvert du Christ sur la Croix.
Pour les prêtres, cette crise est particulièrement douloureuse. Beaucoup portent aujourd’hui un poids immense : la solitude, l’incompréhension, parfois la suspicion générale. Pourtant leur vocation demeure splendide. Le prêtre est celui qui rend le Christ présent au milieu de son peuple. Il n’est pas un animateur de communauté. Il est configuré au Christ pour offrir le sacrifice eucharistique et conduire les âmes vers Dieu. Dans un monde troublé, les prêtres doivent redevenir avant tout des hommes de prière et de silence, profondément enracinés en Dieu.
Le prêtre demeure un signe du Christ au milieu de son peuple. Même lorsque la société le rejette ou le soupçonne, sa mission reste indispensable.
La société semble aujourd’hui se méfier des prêtres, notamment à cause des abus révélés dans l’Église…
Les crimes commis par certains prêtres ont profondément blessé l’Église et scandalisé les fidèles. Ces actes sont graves et doivent être affrontés avec vérité et justice. Mais il serait profondément injuste de réduire le sacerdoce aux fautes de quelques-uns. Chaque jour, dans le silence des paroisses, des milliers de prêtres donnent leur vie avec fidélité : ils célèbrent les sacrements, accompagnent les mourants, soutiennent les familles, prient pour le monde. Le prêtre demeure un signe du Christ au milieu de son peuple. Même lorsque la société le rejette ou le soupçonne, sa mission reste indispensable. Le monde peut critiquer le prêtre. Mais le monde a profondément besoin du prêtre.
Quelle est aujourd’hui la plus grande menace pour la vie intérieure ?
Le bruit. Notre civilisation est saturée d’images, de messages, de paroles. L’homme moderne vit dans une agitation permanente. Or Dieu parle dans le silence. Lorsque le silence disparaît, la prière devient difficile. Lorsque la prière disparaît, l’homme se retrouve seul avec lui-même. Et l’homme seul avec lui-même devient souvent prisonnier de ses angoisses. La grande urgence spirituelle de notre époque est donc de retrouver le silence. Le silence n’est pas une absence : il est un espace où Dieu peut parler au cœur de l’homme.

Vous dites que la famille est menacée. Comment ?
La famille est aujourd’hui fragilisée parce que l’on cherche à redéfinir la nature même de l’homme. Lorsque l’on nie la complémentarité entre l’homme et la femme, lorsque l’on considère la maternité ou la paternité comme de simples constructions sociales, on affaiblit l’un des fondements les plus essentiels de la civilisation.
L’Église ne refuse pas certains modèles de famille par dureté ou par exclusion. Elle rappelle simplement une vérité inscrite dans la Création : l’amour conjugal est l’alliance d’un homme et d’une femme, ouverte à la vie. Dire cela n’est pas exclure qui que ce soit. C’est protéger une réalité qui dépasse les opinions du moment et qui concerne l’avenir même de l’humanité.
Vous êtes critique envers certains aspects du modèle démocratique…
La démocratie peut être une forme de gouvernement légitime lorsqu’elle respecte la dignité humaine et la loi naturelle. Mais elle devient dangereuse lorsqu’elle prétend décider de la vérité. La majorité ne peut pas définir ce qui est bien ou mal. Si la loi se coupe de la vérité sur l’homme, elle risque de devenir simplement l’expression du rapport de force. La liberté politique ne peut être authentique que si elle demeure liée à la vérité morale.
La paix véritable ne peut exister sans conversion intérieure. Elle exige que les peuples reconnaissent qu’ils ne sont pas les maîtres ultimes de l’histoire.
Vous parlez d’un « orgueil planétaire » à propos des guerres actuelles…
L’orgueil planétaire est la tentation permanente de l’homme de se croire maître absolu de l’histoire. Lorsque les nations oublient leur responsabilité devant Dieu, elles cherchent la puissance et la domination. Les guerres naissent souvent de cet orgueil : la volonté de s’imposer, le refus de reconnaître la dignité de l’autre, l’illusion que la force peut résoudre les conflits. La paix véritable ne peut exister sans conversion intérieure. Elle exige que les peuples reconnaissent qu’ils ne sont pas les maîtres ultimes de l’histoire.
L’unité de l’Église semble elle aussi fragilisée. Comment y faire face ?
L’unité de l’Église ne peut pas être fondée sur des compromis doctrinaux. Elle repose sur la fidélité commune au Christ et à l’enseignement reçu des apôtres. Lorsque chacun prétend redéfinir la foi selon ses propres sensibilités culturelles ou idéologiques, la communion se fragilise. Mais lorsque tous acceptent humblement de recevoir la vérité qui nous précède, l’unité devient possible. L’unité de l’Église est un don de Dieu. Elle doit être protégée par la charité et par la fidélité à la vérité.
La foi n’est jamais une simple tradition culturelle. Elle est toujours une rencontre personnelle avec le Christ vivant.
En France, plus de 20 000 adultes et adolescents sont baptisés à Pâques cette année. Comment interprétez-vous ce phénomène ?
C’est un signe d’espérance magnifique. Dans un monde qui semble parfois s’éloigner de Dieu, des hommes et des femmes découvrent à nouveau la beauté de la foi. Ces baptêmes rappellent une vérité profonde : le cœur humain demeure habité par une soif de sens et de vérité. L’homme ne peut pas vivre seulement de biens matériels. Il cherche Dieu.
À ces nouveaux baptisés, je voudrais dire : vous êtes un don pour l’Église. Votre ferveur et votre désir de vérité peuvent réveiller des communautés parfois fatiguées. La foi n’est jamais une simple tradition culturelle. Elle est toujours une rencontre personnelle avec le Christ vivant. Et cette rencontre peut transformer non seulement une vie mais aussi l’histoire d’un peuple.
2050, du cardinal Robert Sarah et Nicolas Diat, Fayard, 288 pages, 22,90 €.
L’article « L’Église se trouve dans un moment décisif », alerte le cardinal Sarah est apparu en premier sur Valeurs actuelles.
[TRIBUNE] Amnistie migratoire de Sánchez : il est temps de sonner l’alarme en Europe
Allemagne : l’Église protestante perd ses fidèles à force de progressisme
Avec plus d’un million de départs en 2025, l’Église protestante allemande s’enfonce dans une crise sans précédent. Paradoxe troublant : plus elle multiplie les gestes militants en faveur des minorités et de l’idéologie progressiste, plus elle perd ses membres. Et fait peut-être naître, en réaction, un nouveau mouvement évangélique informel. Les chiffres publiés en mars […]
Dimanche 5 avril – Dimanche de Pâques : résurrection de Notre Seigneur – Saint Vincent Ferrier, Évêque et Confesseur – Sainte Marie Crescentia, Tiers-Ordre Franciscain

Dimanche de Pâques : résurrection de Notre Seigneur
C’est le jour qu’a créé le Seigneur, réjouissons-nous et tressaillons en lui.
Station à Sainte-Marie-Majeure
C’est Pâques, c’est la fête des fêtes, le point culminant de l’année liturgique. Il n’y a plus qu’une pensée : la joie, l’allégresse. Autrefois, la fête était célébrée par les fidèles pendant trois jours. Les néophytes, revêtus de leurs vêtements blancs, la célébraient pendant toute une semaine (c’est pourquoi il y a chaque jour une messe propre).
La grand-messe de Pâques est le point culminant de l’allégresse pascale. Tous les événements que nous avons vus se dérouler, toutes les paroles que nous avons entendues pendant le saint triduum doivent être maintenant une réalité mystérieuse et présente : Le Christ, notre Agneau pascal, est immolé. La messe présente une grande unité de pensées et le même thème revient sans cesse. Le leitmotiv est cette parole de saint Paul que nous venons de citer : Le Christ, notre Agneau pascal, est immolé (Ép., Grad., Seq., Comm.). L’église de station est Sainte-Marie Majeure. Dans notre joie pascale, nous nous rendons, tout d’abord, auprès de la Mère de Dieu.
A l’Introït, le Ressuscité se tient déjà devant nous et nous adresse lui-même la parole : « Resurrexi — je suis ressuscité ». C’est le chant du Christ à son entrée dans le monde, sa prière du matin au jour de la Résurrection. Quelles sont ses premières pensées ? L’abandon complet à son Père, l’union la plus étroite avec lui. Mais, aujourd’hui, il n’est plus seul ; en tant que chef de l’humanité rachetée, il offre à son Père tous les membres de son corps mystique.
Le Gloria est aujourd’hui le cantique pascal au sens propre. Nous célébrons l’« Agneau qui enlève les péchés du monde ».
L’oraison exprime les pensées de la fête en deux images opposées : le vainqueur du Golgotha a triomphé de la mort et a ouvert les portes du paradis ; c’est pourquoi nous demandons la victoire sur le péché et la mort en nous, et l’accès au paradis (grâce et gloire).
Dans l’Épître, saint Paul nous présente la fête de la Pâque de l’Ancien Testament comme la figure de notre fête pascale. Le Christ, notre Agneau pascal, est immolé et prêt à être mangé. C’est pourquoi les chrétiens doivent rejeter pour toujours le levain du péché. Au Graduel, nous chantons : « C’est le jour que le Seigneur a fait, réjouissons-nous et tressaillons d’allégresse en lui ». Ce chant est répété à toutes les Heures, pendant la semaine de Pâques. Ce chant veut dire : le langage humain est trop pauvre pour célébrer la grande fête de Pâques ; c’est pourquoi nous nous contentons de dire, en ces quelques mots, notre gratitude et nos louanges.
L’Alléluia est très impressionnant. On y entend le leitmotiv de la messe qui est développé par la séquence qui suit. La séquence n’a été introduite dans la messe que depuis le Moyen Age. Elle est ce qu’elle doit être, une paraphrase du verset de l’Alléluia. C’est un dialogue entre l’Église et Madeleine. Elle a donné naissance aux « mystères » de Pâques, si aimés jadis.
A l’Évangile, le disciple de Pierre a l’honneur de nous annoncer le message pascal. Dans le drame sacré, nous tenons la place des saintes femmes qui viennent au tombeau « quand le soleil est déjà levé », nous entendons de la bouche de l’ange (représenté par le diacre) la joyeuse nouvelle, et dans le sacrifice eucharistique, que nous célébrons en union avec la Mère de Dieu, nous verrons le Ressuscité lui-même.
A l’Offrande, nous nous rendons avec les saintes femmes, des aromates dans les mains, au tombeau du Christ ; le tremblement de terre (Off.) nous annonce la Résurrection. La liturgie nous peint ce tremblement de terre d’une manière concise et énergique : « Terra tremuit. — La terre trembla et se tut ». Dans le saint sacrifice, l’Agneau est immolé et prêt à être mangé (Commnion).

Sanctoral
Saint Vincent Ferrier, Évêque et Confesseur
Vincent, né à Valence en Espagne, de parents honnêtes, montra dès sa jeunesse la maturité d’un vieillard. Ayant considéré avec l’étendue de son génie la fragilité de ce monde rempli de ténèbres, il reçut à l’âge de dix-huit ans l’habit religieux dans l’Ordre des Frères Prêcheurs. Après avoir émis solennellement ses vœux, il s’appliqua assidûment à l’étude des saintes lettres, et obtint avec la plus grande distinction le grade de docteur en théologie. Ses supérieurs lui ayant bientôt permis de prêcher la parole de Dieu, il commença à confondre la perfidie des Juifs et à réfuter les erreurs des Sarrasins avec tant de force et de succès, qu’il amena à la foi du Christ une grande multitude de ces infidèles, et port plusieurs milliers de Chrétiens à renoncer au péché pour faire pénitence, et aux vice pour embrasser la vertu Vincent avait été choisi de Dieu pour répandre les enseignements du salut chez toutes les nations, quelles que fussent leur race et leur langue ; et, en annonçant l’approche du dernier et redoutable jugement, il frappait de terreur les âmes de tous ses auditeurs, les arrachait aux passions terrestres, et les excitait à l’amour de Dieu.
Dans l’exercice de ce ministère apostolique, voici quel fut constamment son genre de vie : chaque jour, de grand matin, il célébrait une Messe chantée ; chaque jour aussi, il adressait un sermon au peuple ; il observait toujours un jeûne inviolable, à moins d’une urgente nécessité ; il ne refusait jamais à personne ses saints et équitables conseils ; jamais il ne mangea de viande ni ne porta de linge ; il apaisa les dissensions des peuples et rétablit la paix entre des royaumes divisés ; enfin, lorsque la tunique sans couture de l’Église fut déchirée par un schisme douloureux, Vincent travailla beaucoup à ramener et à maintenir l’union. Toutes les vertus brillèrent en lui ; marchant dans la simplicité et l’humilité, il reçut avec bonté et il embrassa ses détracteurs et ses persécuteurs. La puissance divine opéra par lui beaucoup de prodiges et de miracles en confirmation de sa vie et de sa prédication.
Très souvent, en effet, par l’imposition de ses mains, les malades recouvrèrent la santé ; il chassa des esprits immondes du corps des possédés, rendit l’ouïe aux sourds, la parole aux muets, la vue aux aveugles ; il guérit des lépreux et ressuscita des morts. Enfin, accablé par la vieillesse, et la maladie, cet infatigable héraut de l’Évangile, qui avait parcouru plusieurs pays de l’Europe au grand profit des âmes, acheva le cours de ses prédications et de sa vie à Vannes en Bretagne, l’an du salut mil quatre cent dix-neuf. Calixte III, a inscrit Vincent au nombre des Saints.

Sainte Marie Crescentia, Tiers-Ordre Franciscain
Sainte Crescentia Hoess est née le 20 octobre 1682 à Kaufbeuren, petite ville du diocèse d’Augsbourg. Son père, Matthias Hoess, un simple tisserand, était à peine capable, malgré un travail assidu, de subvenir aux besoins de sa famille de huit enfants. Mais c’était un chrétien pieux, satisfait de sa condition et heureux de penser à la vie pauvre et aux souffrances amères de Jésus-Christ. La mère portait un tendre amour pour les malades et les pauvres. Crescentia a reçu les vertus de ses bons parents comme un héritage précieux. Même lorsqu’elle était enfant, elle se retirait de ses camarades de jeu pour prier à l’église ou dans un coin tranquille de la maison. Si une personne pauvre venait à la maison à l’heure du repas, elle demandait souvent la permission de lui donner sa part.
Dès son plus jeune âge, Sainte Crescentia Hoess fut si bien instruite dans les vérités religieuses que son directeur spirituel lui permit d’aller à la Sainte Communion à l’âge de sept ans. Ses réponses au catéchisme étaient parfois si profondes qu’elle disait : « Mon enfant, tu dois sûrement avoir un professeur supérieur. » Il a été rapporté que son ange gardien et le Seigneur lui-même, sous la forme d’un enfant, conversaient fréquemment avec elle.
En grandissant, Crescentia a non seulement aidé sa mère dans tous les travaux ménagers, mais a également appris le tissage auprès de son père, même si elle n’était pas robuste. Cependant, tout son comportement montrait qu’elle n’était pas destinée à ce monde. En ville, on l’appelait « le petit ange », et elle n’avait pas d’espoir plus cher que d’être admise parmi les vierges consacrées au couvent des Tertiaires de sa ville natale. Mais le couvent était pauvre, et les supérieures déclarèrent qu’elles ne pourraient la recevoir sans dot. C’est alors que le maire protestant de la ville apporta son aide. Il avait rendu au couvent un grand service ; Lorsque les religieuses vinrent lui exprimer leur gratitude, il leur dit qu’elles pouvaient désormais, comme une faveur pour lui, accepter la fille du pauvre tisserand Hoess. « Ce serait sûrement dommage », a-t-il ajouté, « si un tel ange était gâté par le monde ».
Crescentia fut reçue au couvent, mais on lui fit sentir qu’elle était venue sans dot et qu’elle n’était reçue que par nécessité. Elle était obligée d’accomplir le travail le plus humble d’une servante ; elle était considérée comme un fardeau, mal vue et méprisée. Sa volonté d’être obligeante et amicale était qualifiée de flatterie et d’hypocrisie ; et lorsque des persécutions visibles venaient du diable, on la traitait de sorcière. Les religieuses se seraient volontiers débarrassées d’elle si elles n’avaient pas été obligées de considérer le maire. Malgré tout cela, sainte Crescentia Hoess resta fidèle à sa vocation. Quand le méchant ennemi lui dit : « Rentrez chez vous, là-bas vous ne serez pas aussi mal qu’ici », répondit-elle : « Je suis prête à souffrir des choses encore pires. »
Sainte Crescentia Hoess disait souvent qu’elle n’était qu’une fille de pauvre tisserand, qu’on recevait par pitié et qu’on ne devait donc pas lui permettre de faire des demandes. Néanmoins, après quatre ans, les conditions se sont améliorées. Une nouvelle supérieure reconnut bientôt la vertu éminente de sœur Crescentia ; elle fut nommée portière, puis maîtresse des novices, position dans laquelle elle gagna l’amour et le respect de toutes les sœurs à tel point qu’après la mort de la supérieure, elle fut élue à l’unanimité pour lui succéder.
En tant que supérieure, saint Crescentia Hoess montrait non seulement une affection maternelle pour ses sœurs et un saint zèle pour leur avancement spirituel, mais aussi une telle prudence dans les affaires matérielles que la situation du couvent devint meilleure qu’elle ne l’avait jamais été. Parallèlement, elle se consacre entièrement à la vie intérieure. Dieu Tout-Puissant lui a accordé une illumination très particulière, de sorte que ses conseils étaient constamment sollicités. Non seulement le peuple venait de toutes les parties de la Souabe, mais des princes et des princesses, ainsi que des évêques et même deux cardinaux, venaient ou lui écrivaient pour lui demander son avis et son avis sur les affaires les plus importantes. Soeur Crescentia, en véritable fille de saint François, est toujours restée un modèle d’humilité.
Dans ses dernières souffrances, sa vertu devait être particulièrement mise à l’épreuve. Dès le début de sa vie au couvent, elle souffrait de maux de tête et de dents. De plus, elle a ensuite été attaquée par de graves douleurs au côté, de sorte qu’elle ne pouvait plus faire un pas. À mesure que les années avançaient, les souffrances corporelles augmentaient. Elle gisait si gravement malade que ses mains et ses pieds étaient entièrement estropiés et que tout son corps roulait comme une balle ; à cela s’ajoutaient de fortes douleurs dans le dos. Mais se souvenant des souffrances du Christ, auxquelles elle voulait participer, elle s’écria : « Ô vous, membres corporels, louez Dieu de ce qu’il vous a donné la capacité de souffrir. » Oui, elle a tiré de ses souffrances la paix et la joie dans le Saint-Esprit, comme l’indique son Hymne dans les Souffrances, qui commence par les mots suivants : « Toi, douce main de Dieu, donne de la joie à mon cœur, et accorde que dans la douleur je joue le rôle du bouffon. »
Enfin, perfectionnée dans le chemin de la sainteté, sainte Crescentia Hoess se rendit aux joies de son Seigneur le dimanche de Pâques, le 9 avril 1744. Ses vertus furent déclarées héroïques dès 1801. Elle fut béatifiée par le pape Léon XIII en l’année jubilaire 1900.
Martyrologe
A Vannes, en Bretagne-Armorique, saint Vincent surnommé Ferrier, confesseur, de l’Ordre des Frères Prêcheurs. Puissant en œuvres et en paroles, il convertit au Christ plusieurs milliers d’infidèles.
En Afrique, la passion des saints martyrs qui, durant la persécution du roi arien Genséric, furent massacrés dans une église le jour de Pâques. L’un d’eux, faisant office de lecteur, eut la gorge percée d’une flèche, alors qu’au pupitre, il chantait l’Alleluia.
Le même jour, saint Zénon martyr, qui fut enduit de poix et jeté dans le feu. Frappé d’une lance sur le bûcher, il reçut la couronne du martyre.
Dans l’île de Lesbos, la passion de cinq bienheureuses vierges, qui consommèrent leur martyre par le glaive.
A Thessalonique, sainte Irène vierge. En dépit de l’édit de Dioclétien, elle cacha les Livres Saints; et pour ce motif, elle fut mise en prison, percée d’une flèche, brûlée par ordre du préfet Dulcétius, sous lequel Agape et Chionie ses deux sœurs, avaient elles-mêmes souffert, peu de jours auparavant.
A Palma, dans l’île de Majorque, l’anniversaire de sainte Catherine Thomas vierge, chanoinesse régulière de l’Ordre de saint Augustin. Elle a été inscrite parmi les saintes Vierges par le pape Pie XI.
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Une semaine de fureur : l’affaire « Bagayoko contre CNews » a tout éclipsé dans le paysage médiatique français. La quasi-totalité des rédactions a crié à la « déferlante raciste », déformant une simple maladresse en crime oratoire pour viser la chaîne de Vincent Bolloré. Cette semaine, il fallait vivre dans une tribu primitive pour […]
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Le chef de l’armée appelle à un large débat sur la sécurité en Suisse
Le chef de l’armée suisse, Benedikt Roos, plaide pour un débat de société plus large sur les enjeux de sécurité, au-delà de la seule institution militaire.
Le chef de l’armée suisse, Benedikt Roos, plaide pour un débat de société plus large sur les enjeux de sécurité, au-delà de la seule institution militaire.
Le chef de l’armée suisse, Benedikt Roos. Keystone
Il ne s'agit pas seulement de l'armée, mais de la sécurité de la Suisse dans son ensemble. Lorsqu'on lui propose que l'armée retourne au Grütli, il estime que c'est exagéré.
Il a évoqué les anciennes marches pour la paix. « Une marche pour la sécurité, peut-être », a déclaré Benedikt Roos. En tant que fonctionnaire fédéral, il ne peut pas organiser lui-même de manifestations. De telles initiatives pourraient toutefois émaner d’associations issues de différents domaines.
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