Shared posts

08 Jul 20:09

CNRS le journal n° 273 vient de paraître. Le dossier : ce que prédisent nos gènes.

En lisant dans notre génome, la médecine prédictive permet de diagnostiquer des maladies bien avant que les premiers symptômes apparaissent. Mais cette approche soulève aussi de nombreuses questions, tant techniques qu éthiques.
08 Jul 19:51

Comment le quantique vient à la physique (2)

by Xochipilli
Vous avez dû vous en rendre compte, j’adore l’idée qu’on puisse expliquer les lois de la physique par la seule force des maths, en n’utilisant que son imagination pour seul outil de laboratoire. Je vous ai raconté dans ce billet comment…

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08 Jul 11:18

Modèle testable d'énergie noire (2/2) : les précisions d’Alain Blanchard

by Laurent Sacco, Futura-Sciences
Dans un précédent article, nous avons fait connaissance avec quelques idées de base concernant les théories proposées par Theodor Kaluza et Oscar Klein pour unifier les forces de la nature, uniquement ou presque au moyen d'une géométrie de l'espace-temps pluridimensionnelle. Nous voilà...
06 Jul 07:19

Un nouveau modèle de recherche pour les maladies auto-immunes

Une équipe de chercheurs à l'IRCM spécialisée en immunité et infections virales dirigée par le Dr Javier M. Di Noia, professeur-chercheur adjoint à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal,...
06 Jul 06:07

MISC N°68 – Juillet/Août 2013 – En kiosque

by kathrin
MISC N°68 – Juillet/Août 2013 – En kiosque
Le tout nouveau MISC est disponible dès maintenant chez votre marchand de journaux et sur notre site marchand.     Aperçu du magazine Acheter ce numéro Anciens numéros Où trouver MISC près de chez vous! (Entrez un code postal)   Au sommaire de ce numéro : Malware corner 04  Red October : les modules pour mobiles Pentest corner 12  Faiblesses des mécanismes [...]
04 Jul 21:33

VirtualBox 4.2.16 Build 86992

by noreply@blogger.com (Challenger Systems)

VirtualBox permet d'émuler complètement un PC. C'est comme si vous aviez un second PC dans une simple fenêtre. C'est utile pour tester d'autres système d'exploitation sans repartitionner et sans risque (par exemple Linux), pour naviguer en toute sécurité ou pour tester un logiciel sans risque de rendre son système d'exploitation instable. Vous pouvez créer autant de machines virtuelles que vous le souhaitez, et installer tous les systèmes d'exploitation que vous le voulez dedans. Il est possible de définir - pour chaque machine virtuelle - combien de mémoire elle possède, de disque dur, si elle aura accès aux ports USB, au réseau, à la carte son, etc..
VirtualBox contient un gestionnaire de disques qui vous permet de créer des disques virtuel sous forme de fichiers .vdi qui apparaitront comme de vrais disques dans les machines virtuelles.
Cela vous permet donc de "créer" à volonté des disques, et cela sans jamais avoir à repartitionner votre disque dur.
Vous pouvez également utiliser directement des images ISO de CD et DVD, ce qui permet de tester des distributions Linux sans avoir à les graver. VirtualBox possède un serveur RDP intégré, ce qui permet de démarrer une machine virtuelle sur un ordinateur, et utiliser cette machine virtuelle à partir d'un autre ordinateur.

VirtualBox est gratuit et en Open Source, et des versions sont disponibles pour Windows et Linux.
VirtualBox est plus léger que
VMWare et aussi plus simple à utiliser, et il offre la quasi-totalité des fonctions de VMWare

OS supportés: Windows XP, Server 2003, Server 2008, Windows 7, Server 2012, Windows 8 (32-bit et 64-bit).
Mac OS X : 10.6 (Snow Leopard, 32-bit et 64-bit), 10.7 (Lion, 32-bit et 64-bit), 10.8 (Mountain Lion, 64-bit).
Linux (32-bit and 64-bit): Ubuntu 8.04 (“Hardy Heron”), 8.10 (“Intrepid Ibex”), 9.04 (“Jaunty Jackalope”), 9.10 (“Karmic Koala”), 10.04 (“Lucid Lynx”), 10.10 (“Maverick Meerkat), 11.04 (“Natty Narwhal”), 11.10 (“Oneiric Oncelot”), 12.04 (“Precise Pangolin”), Debian GNU/Linux 5.0 (“lenny”) et 6.0 (“squeeze”), Oracle Enterprise Linux 4 et 5, Oracle Linux 6.

Télécharger VirtualBox 4.2.16 Pour d'autres OS

Compatible avec Windows7Télécharger VirtualBox Open <br />SourceCompatible Vista


04 Jul 21:33

Captvty 1.10.7.1 (MAJ)

by noreply@blogger.com (Challenger Systems)

Captvty est un logiciel  pour visionner ( comme TVO )  directement ou télécharger sur votre ordinateur les émissions proposées en télévision de rattrapage ( Replay ) TF1, France 2, France 3, Canal+, France 5, M6, Arte, D8, D17, W9, TMC, NT1, NRJ 12, LCP, Public Sénat, France 4, BFM TV, I>Télé, Direct Star, Gulli, France Ô, Histoire, Outre-Mer 1ère, TV5 Monde, Equidia, la RTBF et la RTS.

Téléchargez également les vidéos situées sur les sites et plates-formes suivants : Arte.tv, Canal+, France 24, France Télévisions, Ina.fr, Wat.tv, YouTube.

Possibilité d’enregistrer plusieurs émissions simultanément, puis de convertir les fichiers vidéo FLV vers le format MKV ou MP4. Notification automatique de mise à jour du logiciel.

captvty

captvty2

Émissions en télévision de rattrapage (replay/catch-up TV) disponibles après leur diffusion à l’antenne :

Listez les émissions disponibles au rattrapage. Ces émissions sont proposées par les chaînes, pendant une semaine ou plus, et leur accès est gratuit.

Visionnez les émissions, avec le lecteur embarqué dans Captvty ou avec un autre lecteur (comme VLC).

Téléchargez les émissions sous forme de fichier vidéo et enregistrez leur descriptif sous forme de fichier texte.

Téléchargement manuel d’une vidéo à partir de l’adresse de sa page Web :

Lorsqu’une émission n’est pas présente dans les listes, téléchargez une vidéo en saisissant l’adresse de sa page Web dans le module de téléchargement manuel. Ce module est accessible en cliquant sur l’icône située tout en haut à gauche de Captvty.

Ce module prend également en charge de nombreuses plates-formes de diffusion et d’hébergement (Dailymotion, YouTube, Arte, Canal+, France Télévisions, INA, M6, TOU.TV, WAT, etc.), permettant ainsi d’accéder facilement à une grande quantité de contenus. Plus de détails dans la Foire aux questions.

Télévision en direct :

Regardez la télévision en direct, en cliquant avec le bouton droit sur le logo d’une chaîne.

Conversion et assemblage de fichiers vidéo :

Convertissez les fichiers vidéo vers les formats MP4 et MKV.

Assemblez des vidéos qui ont été téléchargées en plusieurs parties, afin d’obtenir un seul fichier final.

Logiciel gratuit. Nécessite Microsoft .NET Framework 4.

Mise à jour :

          • Mise à jour de l’accès aux émissions des chaînes du groupe TF1.

Remarques :

  • La liste des émissions qui peut parfois apparaitre comme incomplète sur Arte est un défaut qui a pour origine un problème survenant du côté de la chaine. Ce même défaut peut ainsi être constaté sur la page arte.tv/plus7.
  • L'indisponibilité de la quasi-totalité des émissions du groupe M6 est manifestement liée à la présence systématique d'une mesure technique de protection sur les contenus proposés.

Software 5 etoiles

Compatible avec Windows7Captvty v 1.10.7.1


03 Jul 21:18

Après Herschel, CoRoT tire sa révérence.

Après six ans et quelques mois de travaux, le satellite européen CoRoT destiné à sonder l'intérieur des étoiles et à découvrir des planètes extra-solaires, a consenti à se déclarer hors service : sa mission avait été prolongée deux fois... Et la moisson est à la hauteur ! Première tâche de ce satellite réalisé sous maîtrise d'oeuvre française : l'étude de la variabilité à très petite échelle de ... http://www.sur-la-toile.com/article-18618-Apres-Herschel-CoRoT-tire-sa-reverence..html
03 Jul 21:17

Daala, le codec vidéo du futur, par Xiph

by antistress

Après notamment Vorbis, Speex, FLAC, Theora et Opus, la fondation Xiph.Org travaille avec, entre autre, la fondation Mozilla sur Daala, le prochain codec vidéo libre (pour la génération suivant VP9 et H265). Daala repose sur la technique inhabituelle de lapped transform ou transformation imbriquée, plutôt que sur la méthode traditionnelle DCT pour Discrete Cosine Transform ou transformée en cosinus discrète.

Xiph

Le nom ne serait pas un hommage raté à Darla Dirladada, chanson de Dalida reprise et adaptée dans le film « Les Bronzés », comme on pourrait le croire au premier abord.

Nous ne reviendrons pas ici sur l'importance des codecs libres, notamment sur le Web. Toutefois les codecs non-libres ne sont pas le seul écueil pour la plate-forme Web compte tenu des tentatives en cours d'introduire en son sein les DRM (lire ici et ).

Par ailleurs, au sujet de l'actualité des codecs libres, VP8/9 et Opus tentent de figurer au standard de la vidéo-conférence au moyen de WebRTC.

Lire les commentaires

03 Jul 21:08

Un algo pour « imprimer » en LEGO

by Korben

Oubliez les imprimantes 3D à base de fils de PVC, l'avenir est aux imprimantes à base de LEGO !

On le sait tous, imaginer et construire en LEGO un objet (ou une oeuvre d'art) demande beaucoup d'essais avant d'obtenir quelque chose qui tienne la route. Mais cette époque est révolue puisque Romain Testuz, un ingénieur suisse a mis au point un algorithme capable de concevoir des sculptures en LEGO qui soient fidèle au modèle initial.

Son algorithme qui utilise la théorie des graphes est capable de déterminer la quantité exacte de briques ainsi que la stabilité et la robustesse de la construction.

Y'a plus qu'à coller cet algo dans une imprimante 3D à base de LEGO et on pourra enfin rigoler (mais moins que lorsqu'on le fait à la main ^^)

03 Jul 21:08

Attention, crier sur du matos trop fragile, peut lui faire peur

by Korben

Brendan Gregg (Sun) a mis en ligne une vidéo il y a quelques années, dans laquelle on le voit mesurer les performances d'une baie de disques dur. Et à chaque fois que le monsieur pousse un cri sauvage, les performances de ces mêmes disques durs sont affectées.

Il faut savoir que le bruit se propage dans l'air à travers une onde sonore qui peut alors faire vibrer les plateaux d'un disque dur.

Alors quand c'est Brendan qui hurle, ça passe encore. Mais quand c'est une alarme incendie de 130 dB qui se déclenche, ça peut faire pas mal de dégâts. C'est que relate le blog de Cedexis :

Il y a quelques semaines dans un data center français, un technicien de maintenance a déclenché involontairement le système d’extinction incendie dans une salle. Un client du data center présent dans cette salle disposait de nombreux équipements (baies de stockage) de dernière génération fournie par un unique constructeur avec des disques durs visiblement trop fins et trop fragiles.

En effet, le bruit généré par le système d’extinction d’incendie a rendu hors service tous les disques de toutes les baies… et les données stockées sur ces disques irrécupérables.

Ça fait mal ! On a beau être en RAID, si tous les disques morflent en même temps, ça ne va pas servir à grand-chose.

Bref, la prochaine fois que vous organiserez une Rave Party dans votre appart, pensez à déconnecter vos disques durs

03 Jul 21:07

Rooter un Galaxy S4 Active en 1 click

by Korben

Geohot s'ennuyait un peu, alors en rentrant de la plage, il est passé dans une boutique AT&T et s'est offert un Samsung Galaxy S4 Active.

Seul hic, l'appareil n'est pas rooté... Alors il a confectionné un petit APK qu'il suffit de télécharger à partir de son site et qui roote en 1 click le téléphone, profitant de la même occasion pour se moquer des méthodes de rooting actuelles "passives", c'est à dire qui nécessite un ordinateur pour être appliquées. (avec un petit jeu de mots au passage... Galaxy S4 Active -> Passive)

rooted s4active Rooter un Galaxy S4 Active en 1 click

Dans le cas du Galaxy S4 Active, il a utilisé une faille découverte par un autre hacker, ce qui permet à son programme baptisé ActiveRoot de s'installer sans avoir besoin d'un ordi avec Odin...etc.

Bien joué Geohot !

03 Jul 21:07

Eric Filiol – Interview

by Korben

La chaine Youtube ThinkerView a interviewé Eric Filiol durant Hack In Paris 2013. Le monsieur qui est un ponte en cryptologie, cryptanalyse et virologie informatique a aussi travaillé pour la DGSE. Il est maintenant professeur-chercheur et directeur de laboratoire de virologie et de cryptologie informatique.

Voici ce qu'il pense entre autres choses, de l'affaire PRISM, de la vie privée et de la sécurité informatique en France.

Merci à ThinkerView pour cette vidéo.

03 Jul 21:06

Modèle testable d'énergie noire (1/2) : la piste de Kaluza-Klein

by Laurent Sacco, Futura-Sciences
La découverte de l’expansion accélérée de l’univers a été une surprise. Elle implique qu’il faut réintroduire dans les équations de la relativité générale la fameuse constante dont Einstein s’était servi en 1917 pour construire son modèle cosmologique. À l’époque,...
03 Jul 21:05

Le noyau Linux 3.10 est sorti

by Jiehong

La sortie de la version stable 3.10 du noyau Linux vient d’être annoncée par Linus Torvalds. Le nouveau noyau est, comme d’habitude, téléchargeable depuis les serveurs du site kernel.org.

Le détail des évolutions, nouveautés et prévisions est dans la seconde partie de la dépêche (qui est sous licence libre CC BY-SA).

Merci à tous les participants à la rédaction de cette dépêche, dont vous trouverez les noms en cliquant sur le lien 22 contributeurs, sous le titre de cette dépêche !

Sommaire

La phase de test

RC-1

La version RC-1 a été annoncée par Linus le 11 mai :

Et voici la plus grosse -rc1 depuis des années (peut‐être depuis toujours), au moins en ce qui concerne le nombre de changements (pas forcément sur le nombre de lignes : je n’ai pas vérifié les statistiques à ce sujet).
Ce qui était inattendu, car si linux-next était assez gros, il n’était pas non plus exceptionnel. Je suis sûr que Stephen Rothwell parlera des statistiques sur les changements qui n’étaient pas dans -next, et nous verrons si c’était bien la raison…

Bref, malgré le grand nombre de changements, espérons que tout soit extrêmement simple. Bien sûr !

Cependant, même normalement, il n’y a aucune possibilité de lister tous les changements, d’autant plus quand c’est une -rc1 aussi énorme. Je peux joindre mon journal résumé une nouvelle fois, et il est amusant de mentionner (à nouveau) que le nom attribué aux changements n’est pas nécessairement le nom de l’auteur du code ; c’est juste la personne qui m’a envoyé par courriel la demande d’intégration. Donc, on peut voir ça en gros comme le haut du panier des mainteneurs, mais c’est assez trompeur, puisque certains de ces changements sont effectués par des groupes, alors qu’il n’y a qu’une personne qui m’envoie le résultat final.

Mais ça reste à peu près lisible et vous donne une idée raisonnable de ce qui se passe. On peut mieux comprendre en regardant Git directement, puisque les fusions des changements contiennent souvent une meilleure description de ce qui a été effectué. Les sous‐mainteneurs n’envoient pas systématiquement la description, mais la plupart des fusions contiennent de l’information humainement compréhensible.

Il est bien possible que j’aie raté quelque chose : c’était vraiment une fenêtre de d’intégration bien plus fournie que d’habitude.

Si c’est le cas, bougez‐vous le cul.

Linus

RC-2

La version RC-2 a été annoncée par Linus le 20 mai :

Juste un peu plus d’une semaine, et la -rc2 est là.

Pour une -rc2, elle n’est pas déraisonnablement grosse, mais j’ai intégré quelques ajouts que je n’aurais pas intégrés plus tard dans la série des RC. Donc, ce n’est pas non plus petit. Nous avons des mises à jour d’architectures (PowerPC, MIPS, PA-RISC), des corrections de pilotes (réseau, pilotes graphiques, target, Xen), des mises à jour de systèmes de fichiers (Btrfs, ext4 et Ceph -rdb).

Et de nombreuses petites corrections éparses. Le résumé des changements est ajouté, ça devrait être plus petit et lisible à l’avenir.

Linus

RC-3

La version RC-3 a été annoncée le 26 mai :

À nouvelle semaine, nouvelle rc. Et une grosse qui plus est.

Je ne suis pas particulièrement ravi : cette -rc3 est bien plus grosse que la -rc2 ne l’était, bien qu’il n’y ait rien de particulièrement effrayant qui sorte du lot, juste un gros paquet de petites modifications. Apparemment, pas mal de monde a zappé la -rc2 et s’est rattrapé sur cette -rc3.

Bref.

Je peux quasiment garantir que la -rc4 sera plus petite, parce que, d’une, je vais être bien grincheux avec quiconque tenterait d’envoyer autant de modifications que pour la -rc3 ; et de deux, je suis en voyage presque toute la semaine (et une partie de la semaine prochaine). J’aurai accès à Internet mais j’attends de vous — et je l’espère vraiment — que ça se calme pour la suite. D’accord ? D’ACCORD ?

Cela étant dit, il n’y a que des petites modifications, qui pour la plupart concernent les pilotes : réseau, zone de préparation — staging area —, USB, pilotes graphiques, DRM… Il y a aussi quelques mises à jour d’architectures : ARM, MIPS et PowerPC. Et pour le reste, du bazar un peu partout.

Récupérez‐moi ça,

Linus

RC-4

La version RC-4 a été annoncée le 2 juin :

À nouvelle semaine, nouvelle -rc. Mais cette fois (au moins jusqu’ici), seulement sous forme d’une arborescence Git — à ceux qui utilisent les archives tar et les correctifs, je m’excuse, mais je suis un abruti fini et je n’ai installé ni kup, ni ses dépendances Perl, et encore moins mes scripts kup de sorties sur mon Pixel avant mon départ.

Et alors que je peux lire et écrire des courriels, que Git parvient encore à s’en sortir avec les quelques Kio/s (saccadés) de la connexion Internet à laquelle j’ai actuellement accès, installer les paquets Perl et compagnie semble illusoire.

Je soupçonne que personne n’utilise vraiment les archives ou les correctifs, sachant que Git est tellement plus pratique et efficace, donc avec un peu de chance personne ne s’en plaindra. Mais je finirai par combler ce manque. Avec de la chance, d’ici un à deux jours, lorsque ma mise à jour yum sera finie. Et si ce n’est pas fait dans ce délai, alors je le ferai quelques jours plus tard, à mon retour à la maison.

Enfin, bon, la rc4 est plus petite que la rc3 (youpi !). Mais elle pourrait l’être encore plus (bouh !). On retrouve la nuée habituelle de corrections de pilotes (DRM, pinctrl, SCSI, target, fbdev, Xen), mais aussi de systèmes de fichiers (CIFS, XFS, avec de petites corrections pour ReiserFS et NFS).

Mais aussi des mises à jour d’architectures : m68k (la plupart sont des mises à jour defconfig), PowerPC, ARM et x86.

Allez‐y, testez.

Linus

RC-5

La version RC-5 est sortie le 8 juin :

Oui, il est déjà l’heure. Une autre semaine ou presque a passé et une nouvelle version candidate est sortie, afin d’encourager et de rappeler à chacun de l’essayer.

J’aimerais pouvoir dire que les choses se calment, mais je mentirais. La rc5 est plus grosse que la rc4, à la fois en termes de changements et en nombre de fichiers modifiés (bien qu’en fait la rc4 avait plus de lignes changées).

Mes amis, mes amis, mes amis. Je vais devoir recommencer à vous maudire, à moins que vous n’arrêtiez de m’envoyer des trucs non critiques. Donc, la prochaine demande d’ajout qui vient « nettoyer » ou qui contient uniquement des gribouillis inutiles, je vais vous interpeller et j’essaierai de trouver de nouvelles façons de vous insulter, vous, votre mère et feu votre hamster.

Alors, ne le faites pas. Ne m’envoyez que des corrections pour des problèmes sérieux. D’accord ?

Donc, les changements de la rc5 ont eu lieu à peu près partout : presque la moitié concerne des pilotes (réseau, USB, pilotes graphiques, lecteur de cartes MMC, son…), l’autre moitié concerne des sous‐systèmes variés. Quelques mises à jour d’architectures : MIPS, ARM, quelques pincées d’IA-64, MicroBlaze, s390 et un peu d’x86. Enfin, la partie réseau (hors pilotes), XFS, FUSE, GFS2, JFS…

Donc, il y en a plus que ce que j’aurais aimé, mais au moins rien ne semble particulièrement inquiétant.

Allez‐y, testez. Et encore une fois, s’il vous plaît, ne me faites pas vous maudire, vous et vos animaux de compagnie.

Linus

RC-6

La version RC-6 est sortie le 15 juin :

À nouvelle semaine, nouvelle rc.

Et je n’ai même pas eu à maudire les gens autant que ça. Bien sûr, j’ai un peu menacé vos hamsters et refusé une paire de demandes d’ajout, mais avouons‐le, c’était plutôt sans enthousiasme. Dans la majorité des cas les ajouts étaient intéressants.

Ce qui ne veut pas dire que la rc6 n’aurait pas pu être plus petite, et je serai probablement encore plus fâché la semaine prochaine si vous essayez d’ajouter des trucs qui ne devraient pas l’être à cette étape, mais ça va mieux que pour la rc5.

Et alors que je suis encore en déplacement, cette fois‐ci Internet fonctionne mieux, et tout aussi important : j’ai désormais mes scripts de sorties et kup installés sur mon Pixel, donc les archives tar et correctifs sont en cours au moment où j’écris ces mots. Juste pour vous, Luddites, qui utilisez toujours des technologies anciennes.

Même si vous êtes un Luddite et que vous n’avez pas encore découvert les plaisirs coupables d’un flux de travail Git, vous avez vraiment envie utiliser le dernier noyau, j’en suis sûr. Donc, allez‐y, vérifiez que vous ne pouvez pas trouver de cas de régression. En effet, nous avons des corrections un peu partout, même si le fichier des différences est dominé par un correctif de l’analyseur syntaxique DTC [device tree compiler], dû au changement des fichiers générés par Bison 2.5 plutôt que par Bison 2.4.

Ce qui reste est plutôt petit, même s’il y en a un peu partout. Architectures : x86, PowerPC, MIPS, ARM et s390. Systèmes de fichiers : Ceph et XFS. Mises à jour réseau et pilotes (son, sans fil, md [RAID logiciel], pilotes grahiques, pilotes en mode bloc)…

Linus

RC-7

La version RC-7 a été annoncée le 22 juin :

Voilà, c’est, je l’espère, la dernière rc de la série, et les choses se sont effectivement calmées. Si ça continue ainsi, on est bon pour la sortie.

Ça veut dire que l’on a toujours besoin de tests et de gens qui viennent brailler s’ils découvrent des cas de régressions, ou quoi que ce soit.

Cette rc contient un paquet assez hétéroclite de corrections çà et là avec (comme d’habitude) des mises à jour notables concernant les pilotes et les architectures. Cette fois‐ci, nous avons, par exemple, des mises à jour sur les médias.

Mais il y a également des corrections majeures pour certaines vieilleries comme les routines cpu-idle, ou encore pour la mise en mémoire de l’horloge pour le nouveau mode full NOHZ, etc. Il y a donc des corrections un peu partout, mais la plupart restent heureusement légères.

Allez‐y, testez !

Linus

Les nouveautés

Les améliorations

Cryptographie

De nouveaux pilotes pour le coprocesseur ARM Freescale SAHARA 2 — Symmetric/Asymmetric Hashing and Random Accelerator — et le processeur Broadcom BCM2835 RNG (Raspberry Pi) font leur apparition, et les pilotes dédiés aux jeux d’instructions AVX/AVX2 et SSE3 ont été optimisés. En détail :

  • optimisations du mode d’opération XTS pour les chiffrements Twofish, CAST6, Camellia et AES sur les architectures x86 ;
  • implémentations de Blowfish, Twofish, Serpent et Camellia sur x86_64 via AVX2 ;
  • optimisations de SHA-256 et SHA-512 via les extensions SSSE3, AVX et AVX2 ;
  • nouveau pilote pour le coprocesseur SAHARA2 ;
  • nouveau pilote pour le Broadcom BCM2835 RNG ;
  • correction du code d’authentification de message GMAC dans certains cas d’utilisation hors IPsec ;
  • ajout d’une implémentation générique du code d’authentification de message CMAC (incluant IPsec) ;
  • unification de la prise en charge des différents matériels ATMEL ;
  • prise en charge des matériels multiples dans hwrng/timeriomem ;
  • diverses corrections.

ARM

De nombreux changements de ce nouveau noyau ont concerné les architectures ARM. On peut citer notamment :

  • la prise en charge du Cortex-A5 Atmel SAMA5D3 ;
  • la prise en charge du CSR SiRFatlas6 ;
  • la mise à jour de la plate‐forme Tegra 4 de NVIDIA ;
  • l’amélioration du multi‐plate‐forme, qui permet à un même noyau de pouvoir fonctionner sur la majorité des plates‐formes, grâce à la grande unification des codes sources entamée dans les précédentes versions du noyau. Les nouveaux matériels pris en charge sont :
    • le Broadcom BCM2835,
    • le CNS3XXX,
    • le Sirf,
    • le Nomadik,
    • le MSX,
    • le Spear,
    • le NVIDIA Tegra,
    • et le UX500 ;
  • la mise à jour du descripteur de matériel Device-Tree ;
  • diverses mises à jour.

AArch64

La prise en charge de l’architecture ARM 64 bits (AArch64) commencée dans le noyau 3.7 continue d’être améliorée, bien qu’il ne soit pas prévu d’avoir de matériel avant l’année prochaine.

Le système monopuce Versatile Express est maintenant pris en charge, ainsi que les grappes de serveurs multiples — multi-cluster —, un printk préliminaire simplifié, des fonctions noyau optimisées, et l’initialisation automatique du contrôleur d’interruptions et des horloges via le descripteur de matériel Device Tree.
À noter que le Versatile Express est le matériel que QEMU envisage d’émuler dans le monde ARM 64 bits.

Audio

Le domaine sonore vient se consolider avec une multitude de changements épars : une meilleure prise en charge des microphones et des casques, la compression matérielle de la capture audio pour les matériels qui en sont capables, l’utilisation de délais possible dans les codecs, ou encore la prise en charge du codec ALC268.

Virtualisation

La prise en charge de l’hyperviseur de Microsoft, Hyper-V, a été améliorée. Un nouveau pilote pour les cartes graphiques virtuelles Hyper-V Synthetic Video arrive. Il permet une résolution jusqu’à 1920×1080 pixels pour un invité GNU/Linux tournant sur Windows Server 2012. L’ajout à chaud de mémoire vive est pris en charge. Enfin, lorsque Windows VSS signale à l’invité qu’une sauvegarde de secours va être faite, Linux intercepte ce signal et le transmet à un démon en espace utilisateur qui s’assure que les systèmes de fichiers sont cohérents, avant que l’hôte ne fasse la capture.

KVM prend en charge la virtualisation imbriquée. Il s’agit d’une fonctionnalité des prochains processeurs Intel appelée VMCS shadowing. C’est une fonctionnalité spécifique à certains processeurs qui permet à une machine virtuelle d’avoir accès aux instructions de virtualisation. La virtualisation des contrôleurs d’interruptions programmables (APIC) des processeurs Intel est maintenant fonctionnelle, et permet d’optimiser les performances de la virtualisation des interruptions matérielles à destination des invités. La virtualisation sur architecture MIPS32 est prise en charge par KVM. Celle des architectures PowerPC n’est, elle, pas encore annoncée comme complète.

Xen prend désormais en charge la virtualisation sur processeurs ARM multi‐cœurs. La prise en charge de Xen par QEMU  est notable : cela permet d’utiliser virtio, SPICE et les formats de disque QEMU par dessus Xen.

Préemption périodique

Si on remonte un peu dans le temps, le noyau gérait les tâches d’une manière très simple :

Un tic d’horloge, était envoyé de manière régulière au processeur sous la forme d’une interruption non masquable de fréquence f (disons f = 1 000 Hz).
À chaque interruption reçue, le processeur arrêtait la tâche qu’il était en train de traiter et pouvait, par exemple, laisser l’ordonnanceur décider si cette tâche devait être continuée, ou si une autre tâche devait être commencée.

L’un des problèmes de cette approche, c’est que l’attente est dite active. En effet, un processeur ne faisant rien, et mis en sommeil, sera toujours réveillé à la fréquence f.

Il a été décidé, dans un premier temps, de permettre de désactiver ces tics quand le processeur est en veille (avec la variable CONFIG_NO_HZ_IDLE). Ceci permet d’économiser de l’énergie, mais tend à augmenter la durée de sortie de veille du processeur. Ce comportement n’est pas forcément intéressant sur un système temps réel, ou pseudo‐temps réel.

Dans cette nouvelle version, il est maintenant possible de désactiver les tics avec la variable CONFIG_NO_HZ_FULL, dans un cas très précis : lorsqu’un cœur ne traite qu’une seule tâche. Dans les systèmes à haute performance, cela peut s’avérer bénéfique.

En réalité, il existe toujours un tic une fois par seconde, mais uniquement à cause de l’ordonnanceur. De plus, c’est un changement qui n’est pour l’instant disponible que pour les architectures x86_64 (bien qu’un correctif soit dans les tiroirs pour le x86).

Dans un futur plus ou moins proche, il est prévu de pouvoir se débarrasser complètement de ces interruptions prédéterminées, mais cela demande des changements parfois profonds dans le noyau. À terme, il s’agit d’utiliser des événements pour interrompre un processeur uniquement quand c’est nécessaire.

Pilotes graphiques pour vos PC

Intel

Chez Intel, les choses avancent, que ce soit pour les générations actuelles ou futures.

Sandy Bridge et Ivy Bridge bénéficient maintenant d’une prise en charge du surcadencement de meilleure tenue. En effet, la valeur limite du mode turbo est correctement détectée.
Bien que les choses ne soient pas gérées de la même manière pour l’architecture Haswell, sa prise en charge est au rendez‐vous.

La nouvelle version du noyau mettrait également un terme à la nécessité, pour certains, d’utiliser l’option drm_kms_helper.poll=0. Si c’est votre cas, vous devriez pouvoir maintenant vous en passer.

La mise en veille, ainsi que le retour à la session, se fait maintenant sans passer par une console virtuelle ; KMS l’a rendu inutile. L’apparition fugace d’une console au retour de veille ne devrait être désormais qu’un mauvais souvenir.

Les processeurs graphiques d’Intel ne pouvaient être utilisés que pour afficher quelque chose, mais il est maintenant possible de les utiliser sans devoir forcément afficher quelque chose. Ce n’est pas forcément utile au quidam, mais les développeurs peuvent trouver ça intéressant.

Nouveau (pilote libre pour puces NVIDIA)

Cette nouvelle version du pilote apporte la prise en charge du pavage de la mémoire du système hôte. Christoph Bumiller a également ajouté pour Fermi et Kepler la prise en charge de la compression des textures dans la mémoire vidéo (VRAM), ainsi que l’ajout d’interfaces avec des instructions logicielles nécessaires pour l’exécution d’un noyau OpenCL/CUDA et la lecture des compteurs de performance.

Une prise en charge initiale des GF117 (NVD7) a également été ajoutée par Ben Skeggs. Cependant, cette prise en charge n’a pu être testée par l’équipe de développement, par manque de matériel. Si vous possédez cette carte, veuillez contacter l’équipe de Nouveau.

Malheureusement, peu d’améliorations visibles concernant la gestion de l’énergie sont arrivées dans ce noyau. Ce travail est en cours et requiert encore beaucoup d’ingénierie inverse. La seule nouveauté apportée par ce noyau est l’ajout de la prise en charge de la mesure de température pour les G80, premières cartes de la famille NV50. Les cartes NVA0 restent les seules cartes avec lesquelles il est parfois impossible de lire la température.

Radeon (pilote libre pour puces ATI/AMD)

Pour cette version, la prise en charge des puces Southern Islands (HD 7xxx) est grandement améliorée.

En effet, le pilote libre xf86-video-ati est maintenant fonctionnel et gère correctement le pavage bidimensionnel — 2D tiling —, que ce soit pour les couleurs ou les textures.

Au rang des bonnes nouvelles, on retrouve également la prise en charge du décodage vidéo unifié (VDU), ainsi qu’en VDPAU. Tout cela est possible en mettant à jour le pilote libre, ainsi que libdrm.

Enfin, il est maintenant possible de décompresser les textures S3.

Autres pilotes vidéo

Les puces Tegra de Nvidia ont maintenant accès à l’accélération en deux dimensions. Bien entendu, le travail est en cours pour prendre en charge la 3D. Vous aurez besoin, pour l’instant, d’utiliser les branches idoines de Mesa, libdrm et greta, le nouveau pilote.

Un nouveau pilote est apparu pour une puce émulée par SPICE (le VNC aux stéroïdes de QEMU). Il permet, pour le moment, d’utiliser la gestion des modes d’affichage par le noyau (KMS). Il devrait évoluer pour offrir des fonctionnalités 3D.

Systèmes de fichiers

Btrfs et ext4

Btrfs est maintenant à même d’enregistrer les méta‐données de manière plus efficace : ses performances sont donc légèrement meilleures. En effet, la taille mémoire a été réduite d’environ 30 % pour un arbre référence.

Cependant, ce changement n’est pas rétrocompatible. Pour l’utiliser, c’est simple : btrfstune -x, mais il est conseillé de lire le manuel avant de tout casser.

XFS

Une nouveauté expérimentale permet de jouer avec la protection des méta‐données grâce au contrôle de redondance cyclique. Pour ce faire, il faudra utiliser une version à jour de mkfs.xfs ; ceci vous permettant alors de créer une partition avec cette propriété activée.

Il n’y a pas grand chose d’autre à se mettre sous la dent, si ce n’est quelques améliorations au niveau des entrées‐sorties, et un ré‐usinage du code.

F2FS

Ce système de fichiers expérimental porté par Samsung et conçu pour les mémoires Flash, s’étoffe en proposant un nouveau schéma à verrou global.

Le reste n’est que correction d’un code encore jeune, et grandissant. Niveau performances, ce n’est pas encore forcément significatif.

Réseau

Concernant la pile réseau du noyau 3.10, la plus grosse nouveauté est l’implémentation de l’algorithme Tail Loss Probe destiné à accélérer la reprise lors de la perte d’un paquet à la fin d’une transaction TCP.
Cette nouvelle fonction est une contribution des développeurs de Google qui, selon le message de commit, utilise déjà TLP sur ses fermes de serveurs :

La modification TLP a été testée extensivement sur les serveurs Web de Google. Son efficacité est maximum sur les transactions courtes, pour lesquelles il parvient à réduire les délais de latence des retransmissions TCP de 15 % et à améliorer le temps de réponse HTTP de 6 % en moyenne.

Parmi les autres nouveautés, on note la prise en charge des entrées‐sorties à mémoire associée (MMIO — Memory‐mapped I/O) pour l’interface Netlink. La documentation de cette nouvelle possibilité se trouve dans ce commit et les programmes l’utilisant pourront s’éviter de coûteuses copies de données.

Enfin, pour les insatiables du réseau, vous pouvez consulter le message de David Miller, mainteneur du sous‐système réseau de Linux, qui récapitule toutes les nouveautés de cette version 3.10 du noyau.

Statistiques

En ce qui concerne les statistiques du cycle de développement du noyau 3.10, le site LWN.net a publié son traditionnel article récapitulatif.
En termes de modifications, c’est un nouveau record absolu qui est établi par ce noyau 3.10. Selon les chiffres du site www.remword.com, le total se monte en effet à 13 637 correctifs, alors qu’il était de 11 909 pour le noyau précédent. Un autre record battu est celui du nombre de développeurs différents qui passe de 1 364 pour le 3.9 à 1 448 pour ce noyau 3.10.
Greg Kroah‐Hartman s’est d’ailleurs fendu d’un petit billet sur son blog pour mettre en avant un autre chiffre spectaculaire. Comme le noyau 3.10 a intégré un nombre record de modifications et que la période de développement a été assez courte (63 jours), il est normal que le taux de modifications par heure batte lui aussi tous les records. Alors qu’il tournait autour de 7 pour les noyaux précédents, on passe maintenant à 9,02 pour le 3.10.
Comme le dit Greg :

Every year I think we can’t go faster, and every year I’m wrong.

Les trois contributeurs les plus prolifiques de ce cycle sont :

  • H. Hartley Sweeten et ses 392 modifications portant sur le nettoyage du sous‐système comedi (périphériques d’acquisition de données) ;
  • Jingoo Han qui a écrit 299 modifications visant à améliorer de nombreux pilotes pour qu’ils utilisent des fonctions standardisées comme, par exemple, l’interface de programmation d’allocation de ressources administrée ;
  • Hans Verkuil est le nouveau mainteneur du sous‐système Video4Linux, et il a fourni 293 modifications pour améliorer et nettoyer les pilotes d’acquisition vidéo.

Si l’on regarde le classement des entreprises, Red Hat reprend la première place dérobée par Intel lors du classement précédent (1 207 modifications contre 1 012). Comme le souligne Jonathan Corbet dans l’article de LWN, on peut noter également la continuelle montée en puissance des firmes travaillant dans le mobile et l’embarqué. L’alliance Linaro, par exemple, a produit 675 modifications dans cette édition du noyau Linux.
Enfin, n’oublions pas que les contributeurs sans affiliation particulière sont quand même devant Red Hat et les autres entreprises, avec un total de 1 495 modifications. C’est aussi un signe de bonne santé d’avoir autant de contributions émanant de volontaires non payés.

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Un écran LCD 3,5", 2 batteries Li-ion, une carte Teensy sans oublier un boitier fait-maison (imprimé en 3D) qui n'a rien à envier aux consoles portables du commerce.

C'est du super bon boulot ! D'ailleurs, vous pouvez faire de même puisqu'il explique tout dans ses vidéos et qu'il y a même le modèle 3D à imprimer ici. J'imagine déjà des variantes capables de faire tourner des jeux PS1 ou GameBoy...

Je trouve ça dingue de se dire que n'importe qui avec un peu de matos ouvert et une imprimante 3D peut concevoir des appareils électroniques qu'on pourrait presque trouver à la Fnac du coin.

02 Jul 21:30

Linux 3.10 Improves Multi-tasking and SSD Caching

Linux Planet: The third major milestone release for the Linux kernel in 2013 is now available. Linux 3.10 The new release follows the previous Linux 3.9 kernel release by just over two months.

02 Jul 21:28

Linux 3.10 released

"This release adds support for bcache, which allows to use SSD devices to cache data from other block devices; a Btrfs format improvement that makes the tree dedicated to store extent information 30-35% smaller; support for XFS metadata checksums and self-describing metadata, timer free multitasking for applications running alone in a CPU, SysV IPC and rwlock scalability improvements, the TCP Tail loss probe algorithm that reduces tail latency of short transactions, KVM virtualization support in the MIPS architecture, many new drivers and small improvements."
02 Jul 21:27

Linux kernel 3.10 released

Linus Torvalds has released the latest version of the Linux kernel. Linux 3.10 includes Bcache, a second framework to speed up hard drive reads by using an SSD as a cache and a number of improved derivers
    


02 Jul 21:26

What's new in Linux 3.10

A second SSD caching framework and support for the new Radeons' video decoder are two of the most important enhancements in Linux 3.10, which is now out. This version also includes several new and improved drivers and a change to the network stack to speed up HTTP connections
    


02 Jul 21:26

Jean-Yves Le Gall dévoile Ariane-6

by sylvestre Huet
Jean-Yves Le Gall, Président du Cnes, dévoile les traits de la future Ariane-6
02 Jul 21:20

Fin de Google Reader : notre sélection alternative

by Par Marc Zaffagni, Futura-Sciences
Google Reader a tiré sa révérence. Le lecteur de flux RSS (Really Simple Syndication) lancé par Google en 2005 a cessé de fonctionner depuis le 1er juillet. Pour justifier sa décision annoncée en mars dernier, le géant américain avait avancé une audience déclinante, mais on peut...
30 Jun 13:04

Framanews : libérez vos flux ! (RIP Google Reader)

by Pyg

Framanews - Copie d'écran


Le 1er juillet prochain (J-4, donc !), Google Reader fermera ses portes.

Lancé en 2005, ce service permettait aux utilisateurs d’organiser et de lire des flux d’actualités (appelés « flux RSS ») issus de multiples sites en un seul endroit.

Plusieurs dizaines (centaines ?) de milliers d’utilisateurs se retrouvent donc « victimes » de cette fermeture annoncée il y a trois mois. Cela nous amène à nous poser deux questions :

  • Quelle confiance accorder à Google[1], qui centralise vos données en ligne ?
  • Quelle réponse le monde du logiciel libre a-t-il à proposer aux utilisateurs « mis à la porte » par Google Reader ?

De nombreuses applications libres permettant de lire des flux RSS ont vu leur développement s’accélérer ces derniers mois. Certaines nous ont semblé être d’excellentes alternatives à Google Reader. Mais comment les faire connaitre au grand public ? Comment inciter les utilisateurs a tester et valider une solution libre, plutôt que de foncer tête baissée dans la gueule grande ouverte d’un autre service privé ? Feedly, Digg, Yahoo!, et même … AOL (!) sont sur les rangs pour exploiter vos données sous forme de publicité classique ou de revente à des tiers. Pour au final fermer le service dans quelques mois ?

À sa modeste échelle, Framasoft annonce donc la mise en place de Framanews, un service de lecture de flux RSS basé sur le logiciel libre Tiny Tiny RSS. Il ne s’agit pas ici d’en faire un « concurrent » de Google Reader, qui ne résoudrait pas la question de la centralisation des données, mais bien de proposer à tout un chacun de pouvoir évaluer une alternative libre et gratuite, sans publicité, sans exploitation de vos données personnelles et que vous pouvez vous-même installer (pour une académie, un centre de recherche, etc.).

Notez bien que le projet est en bêta, que les inscriptions s’ouvrent peu à peu (afin de nous permettre de dimensionner l’infrastructure technique), et que nous prévoyons d’améliorer la documentation sur l’installation[2].

Pour vous faire patienter, nous vous proposons ici une interview de Luc, le sympathique et dynamique bénévole[3] qui est en charge de la mise en place de ce service.


Google Reader


Bonjour Luc, peux-tu te présenter ?

Bonjour. Mmh, c’est toujours dur de se présenter, mais je vais tenter quand même. Je suis un geek libriste de pas loin de 30 ans, grand fan des manchots, du Dr Who, de livres (romans, bds), du nombre 42 et des vannes pourries. On me connaît parfois sous le pseudo Sky sur le grand Ternet mais c’est plutôt rare (en dehors de LinuxFr ou de framalang, je ne sors pas beaucoup de mon lecteur de flux RSS)

Mon parcours fut assez mouvementé : 2 facs, 3 DUT, 1 Licence, clerc d’huissier, assistant de sénateur et maintenant administrateur systèmes et réseaux dans l’équipe Lothaire de l’Université de Lorraine… C’est moi qui ai appris à Jean-Claude Van Damme à faire le grand écart :)

Mon premier contact (sans le savoir) avec les logiciels libres date de l’époque où Free envoyait un cd contenant divers logiciels dont un truc qui s’appelait “Suite Mozilla” si je me souviens bien. Quand est sortie la première version de Firefox, j’y ai tout de suite adhéré, mais je n’étais pas encore prêt. C’est en 2005 qu’un ami d’enfance m’a dit « Essaye Linux, c’est vachement bien ! », ce qui m’a poussé à acheter un magazine contenant un cd d’installation d’OpenSuse. Là-dessus mon ami m’a dit « Pff, mais prends donc une Debian, ça déchire[4] ! ». Et là c’était fini, j’étais pris au piège et je n’ai plus quitté Debian, ni tout ce qui a rapport au libre. 3 ans plus tard, j’entrais en DUT d’info. Encore 5 ans de plus et j’organisais les Journées Perl 2013 (qui ont eu lieu à Nancy les 14 et 15 juin dernier).

Je fais actuellement partie de Lorraine Data Network, FAI associatif issu de l’essaimage de FDN qui milite pour un Internet Libre Décentralisé et Neutre en encourageant les gens à héberger eux-même leurs services, ou tout du moins à le faire chez des personnes de confiance… un peu comme quand Framasoft propose Framadate, Framapad, Framacalc et tous les autres Framaservices, non ? ;)

Tu t’es proposé pour mettre en place et animer le projet Framanews. Mais qu’est-ce donc que Framanews ?

Framanews est un lecteur de flux RSS en ligne. Un flux RSS est un fichier contenant les articles du site du flux dans un format normalisé qui permet d’afficher ces articles dans un lecteur, sans tout l’« emballage » du site. Cela permet de suivre l’actualité du site en question, sans y aller, ou parfois d’avoir juste un résumé des articles, ce qui permet de choisir si ça vaut le coup d’aller faire un tour sur le site. Si un certain nombre de médias du Web parlent de la fin du flux RSS car dépassé par Twitter, Google+ et consorts, je trouve qu’au contraire, c’est un excellent moyen de choisir ses sources d’informations plutôt que se laisser enfermer dans un bulle constituée de « on sait mieux que toi ce qu’il te faut ». Je ne suis certainement pas le seul à penser ainsi, vu le tollé qu’a soulevé l’annonce de la fermeture de Google Reader et le nombre de lecteurs de flux libres qu’on a vu (re)surgir ça et là : Kriss Feed, Miniflux, Leed, etc. Et surtout Tiny Tiny RSS (ttrss pour les intimes) qui a vu son développement repartir de plus belle et qui sert de base à Framanews.

J’ai légèrement forké Tiny Tiny Rss pour le franciser au maximum (mais il y a encore des bouts de texte qui m’ont échappé), certains textes comme les emails ne passant pas par le module d’internationalisation.

Mais Framanews, c’est aussi un projet « éducatif », pour (re)faire découvrir les flux RSS et présenter une alternative aux sites propriévateurs (merge de propriétaire et privateur, pour dérouter les trolls) comme (bientôt feu) Google Reader, Feedly et consorts. Le pourquoi du flux RSS, les spécificités de ttrss (interface mobile, partage de flux…), un mode d’emploi, tout ça est expliqué sur la page d’accueil du projet (surtout dans la FAQ).

Pourquoi avoir choisi ce projet-là, dans tous les framacartons[5] possibles ?

Parce que j’aime les flux RSS et que je suis un peu opportuniste : je me suis dit que la fermeture de GReader était une bonne occasion de prêcher la bonne parole du Libre. Aussi parce que je connais plutôt pas mal ttrss pour l’avoir installé pendant longtemps sur mon serveur. Je me sers de Framanews maintenant, pour voir les problèmes tout de suite et être encore plus motivé à les résoudre : vos problèmes sont aussi mes problèmes, soyez sûrs que je m’en occupe ;)

Ah ! Non ! C’est un peu court jeune homme !
On pouvait dire… oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j’avais un tel etherpad,
Il faudrait sur le champ que je le mette à jour[6] ! »
Amical : « mais il n’y a pas de css framasoft :
laissez-moi donc vous faire un boilerplate ! »

Et puis, il faut bien commencer quelque part :D

Techniquement, la mise en place a été plutôt difficile, peux-tu nous en dire plus sur les coulisses de ce projet ?

Oulà ! Alors, en ce moment, le ttrss tourne sur un des serveurs de Framasoft qui héberge d’autres services, avec la base de données sur un autre serveur, qui sert aussi à faire tourner le script de mise à jour des flux. Je n’avais au départ que le serveur Framasoft pour jouer. J’ai utilisé une base MySQL puisqu’elle était déjà installée dessus, mais avec l’ouverture progressive de la bêta, j’ai vu que ça n’allait plus du tout. Le serveur souffrait de surcharge, et pourtant c’est une bête de course. J’ai donc tuné la base MySQL, mais les problèmes sont revenus quelques jours après. J’ai ensuite tenté quelques essais infructueux de conversion des données MySQL au format PostgreSQL pour une migration en douceur, mais j’ai dû me résoudre à demander à nos courageux testeurs de migrer eux-mêmes leurs comptes, à coup d’export des flux et des préférences. Après quelques jours de répit, de divers essais de réglage des paramètres du script de mise à jours, le serveur était de nouveau en surcharge. C’est Nassim Kacha - un ami lui aussi sysadmin qui s’occupe de pas mal de base de données au boulot - qui m’a montré que la surcharge était due à des accès disques trop lents. Framasoft m’a donc fourni un nouveau jouet : un vps (Serveur Privé Virtuel) avec un disque en SSD. Tout allait bien jusqu’à ce que certains utilisateurs abusent un peu du nombre de flux : plus de 5% du total de flux pour UN utilisateur (représentant 0,5% du nombre d’utilisateurs)…

Dallas, à côté de la saga Framanews, c’est Martine à la plage !

Donc, pour l’instant, le service reste en “beta” ? Quelles sont les limitations ?

Malheureusement, oui. Suite au dernier épisode (trop de flux pour certains utilisateurs), nous avons décidé de limiter le nombre de flux par personnes (je suis en train d’écrire un système de quota de flux pour ttrss). Le système de cache de ttrss a été un peu modifié pour garder le cache plus longtemps (ce qui réduit la vitesse de mise à jour) et on ouvre les inscriptions au compte-goutte, pour nous permettre d’augmenter les capacités de la plateforme au fur et à mesure. Je n’ai pas envie que tout s’écroule de nouveau ! Une fois que j’aurais dimensionné correctement les besoins (un serveur = xxx utilisateurs), je vais tenter de transformer notre petite base de données en un cluster PostgreSQL, on repart pour des tests et on pourra enfin ouvrir les vannes en grand ! (ou pas)

Ceci dit, tant qu’on est en beta, je ne m’interdis pas de loucher vers d’autres applications de lecture de flux RSS en ligne qui pourraient mieux tenir la charge.

Si tout se passe bien au niveau technique, la prochaine limitation risque d’être le nombre de serveurs que Framasoft pourra louer. Rappelons-le, Framasoft est une association qui ne vit que par les dons de ses sympathisants. C’est pourquoi je vous invite à faire un petit tour sur http://soutenir.framasoft.org (je l’avais dit que j’étais opportuniste ! Hop, pub :D).

Au bout du compte, pourquoi utiliser Framanews plutôt que Feedly, Netvibes ou autre ?

C’te bonne blague ! Parce que c’est libre, tiens !

Mais aussi parce que Framasoft — et donc par définition Framanews aussi — cherche à libérer les internautes, en leur faisant découvrir des services qu’ils peuvent installer eux-mêmes, dans leur placard, sur leur serveur dédié, chez un hébergeur mutualisé associatif, sur un raspberry collé au dos de leur chat… De plus, nous respectons votre vie privée : la seule information dont on se sert, c’est votre adresse mail pour vous tenir au courant des évolutions du services et autres maintenances, et juste pour ça. Je pourrais aussi parler de la qualité de ttrss, de sa fonctionnalité qui permet de partager les articles que l’on aime sur un flux public[7], du superbe plugin que j’ai développé de mes blanches mains pour faciliter la navigation dans les flux (ok, c’est juste un fork d’un autre plugin)…

Je pense que la meilleure raison d’adopter Framanews, c’est de l’essayer et de comparer :)

Comment vois-tu l’avenir de ce projet ?

Moi et les autres membres de Framasoft sur une plage de sable blanc avec suffisamment d’argent pour racheter Google. Ah c’est pas payant ? Zut alors !

Je verrais bien un espace de partage des flux publics[8] des framanewseurs, un compteur des instances de ttrss que les gens auront montées parce qu’on leur en a donné envie…

Un petit mot pour la fin ?

Internet n’est pas compliqué, Internet est ce que vous en faites.


Rappel des principaux liens :

Crédit photo : Danny Sullivan (Creative Commons By)

Notes

[1] ou tout autre intermédiaire, Framasoft compris.

[2] Les utilisateurs sous Windows souhaitant tester le logiciel en standalone (sur leur poste de travail plutôt qu’en ligne) peuvent même télécharger notre WebApp TT-RSS, mise à jour pour l’occasion.

[3] S’il avait su dans quoi il mettait les doigts, il ne serait peut-être pas venu, d’ailleurs…

[4] Et c’est bien vrai !

[5] Les Framacartons ?! http://lite.framapad.org/p/framatools

[6] Oui, la mise à jour sur le champ a pris du retard à cause de Framanews, je sais, je sais.

[7] Twitter, c’est tellement 2012 !

[8] un flux public Framanews a une URL unique et tarabiscotée. Il faut que la personne vous la communique, sinon vous ne la trouverez jamais ! Par bonheur, les raccourcisseurs d’URLs existent, ce qui donne par exemple pour mon flux public : http://fiat-tux.fr/sh/LucPublRSS

30 Jun 13:04

13 points que les gens détestent sur la documentation de votre projet libre

by aKa

Qu’il s’agisse de son code ou de son utilisation, la faiblesse de la documentation d’un logiciel libre est souvent montrée du doigt.

Voici, selon Andy Lester, 13 défauts ou lacunes communément rencontrés, qui sont autant d’écueils que l’on peut contourner avec un minimum d’efforts aujourd’hui pour gagner demain un temps précieux.


Rosalux Stiftung - CC by


13 choses que les gens détestent sur vos documentations open source

13 Things People Hate about Your Open Source Docs

Andy Lester - 10 janvier 2013 - SmartBear Blog
(Traduction : Lamessen, calou, Shanx, sinma, Asta + anonymes)

La plupart des développeurs open source aiment penser à la qualité du logiciel qu’ils développent, mais la qualité de la documentation est souvent laissée de côté. Il est rare de voir vanter la documentation d’un projet, et pourtant elle a un impact direct sur sa réussite. Sans une bonne documentation, les utilisateurs n’utiliseront pas votre projet, ou ils n’y prendront pas de plaisir. Les utilisateurs comblés sont ceux qui diffusent des infos à propos de votre projet – ce qu’ils ne font qu’après avoir compris comment il fonctionne. Et ils apprennent cela à partir de la documentation du projet.

Malgré tout, de trop nombreux projets ont une documentation décevante. Et cela peut être décevant de plusieurs manières.

Les exemples que je donne ci-dessous sont purement arbitraires, je ne veux pas cibler un projet en particulier. Ce sont seulement ceux que j’ai utilisés récemment, cela ne veut pas dire qu’ils représentent les pires atrocités. Chaque projet a commis au moins quelques-uns de ces péchés. Que vous soyez utilisateur ou développeur, à vous d’évaluer à quel point votre logiciel préféré est ou non coupable, et comment vous pouvez aider à y remédier le cas échéant.

1. Le manque d’une bonne introduction ou d’un README/LISEZ-MOI

Le README/LISEZ-MOI est la première impression que les utilisateurs potentiels ont de votre projet. Si le projet est sur GitHub, le README/LISEZ-MOI est automatiquement affiché sur la page d’accueil du projet. Si vous l’avez mal rédigé, ils peuvent ne jamais revenir.

Vous voulez capter l’attention du lecteur et l’encourager à continuer la découverte de votre projet ? Le README/LISEZ-MOI devrait alors au moins expliquer :

  • ce que le projet fait
  • pour qui il est fait
  • sur quel matériel ou plateforme il tourne
  • toutes les dépendances majeures, comme « Requiert Python 2.6 et libxml »
  • comment l’installer, ou un accompagnement de chaque étape à la suivante.

Tout cela doit pouvoir être compris par quelqu’un qui n’a jamais entendu parler de votre projet, et peut-être même jamais imaginé un projet pouvant s’en rapprocher. Si le projet possède un module calculant la distance de Levenshtein, ne partez pas du principe que n’importe qui lisant votre README/LISEZ-MOI sait ce que c’est. Expliquez que la distance de Levenshtein est utilisée pour comparer deux chaînes de caractères, et ajoutez quelques renvois vers des explications plus poussées pour celui qui aimerait approfondir le sujet.

Ne décrivez pas votre projet par rapport à un autre projet, comme « NumberDoodle est comme BongoCalc, mais meilleur ! » Ça n’est d’aucune aide pour quelqu’un qui n’a jamais entendu parlé de BongoCalc.

2. La documentation non disponible en ligne

Bien que je n’ai pas lu d’études à ce sujet, je serais prêt à parier que 90% des recherches de documentation sont faites avec Google et un navigateur sur Internet. La documentation de votre projet doit être en ligne, et disponible. Partant de là, il serait embarrassant que la documentation de mon propre projet, ack, ne soit pas disponible à l’endroit où la majorité des gens vont la chercher. Mon hypothèse est basée sur ma propre expérience, à savoir que si je veux connaître le fonctionnement d’un outil en ligne de commande, je vais vérifier sa page man.

Comment je m’en suis aperçu ? Les utilisateurs m’écrivaient pour me poser des questions dont les réponses se trouvaient dans la FAQ. Ce qui m’a ennuyé : ils ne lisaient pas ma FAQ. Il se trouve qu’ils avaient cherché sur le site internet, mais je n’avais pas mis la FAQ à cet endroit. C’est une erreur facile à faire. Je suis proche du projet et je n’ai jamais eu besoin d’utiliser moi-même la FAQ, je n’avais donc pas remarqué qu’elle n’était pas présente en ligne. Beaucoup de problèmes sont dus à ce piège : les auteurs ne se mettent pas à la place des utilisateurs.

3. La documentation disponible uniquement en ligne

Le revers de ce problème est d’avoir la documentation disponible uniquement en ligne. Certains projets ne distribuent pas la documentation avec les livrables du projet, ou incluent une version médiocre de la documentation.

Le moteur de recherche Solr, par exemple, a un excellent wiki qui sert à la documentation du projet. Malheureusement, la documentation liée au téléchargement comporte 2200 pages de Javadoc d’API auto-générées. Au final, la seule documentation pour l’utilisateur est une unique page de tutoriel.

Le langage PHP n’est distribué avec aucune documentation. Si vous voulez la documentation, vous devez aller sur une page séparée pour les obtenir. Pire, seule la documentation du cœur est disponible au téléchargement, sans les annotations utiles des utilisateurs (voir « Ne pas accepter les remarques des utilisateurs » plus bas), et ce n’est pas le même format facile à parcourir que celui qui est disponible en ligne.

Les projets open source ne peuvent pas supposer que les utilisateurs ont accès à Internet quand ils ont besoin de la documentation. Le mode avion existe toujours. De toute façon, vous ne souhaitez pas que l’utilisateur dépende uniquement du fait que votre site web est disponible ou non. Au moins à deux reprises durant les derniers mois, le wiki de Solr était indisponible au beau milieu de ma journée de travail alors que je recherchais des informations sur un problème de configuration épineux.

Un projet qui fait les choses bien est Perl et son dépôt de module CPAN. La documentation pour chaque module est disponible soit à search.cpan.org ou metacpan.org dans un format hypertexte facile à lire. Pour la consultation hors-ligne, la documentation de chaque module est intégrée dans le code lui-même, et quand le module est installé sur le système d’un utilisateur, la documentation locale est créée sous forme de pages man. Les utilisateurs peuvent aussi utiliser « perldoc Module::Name » pour obtenir la documentation depuis le shell. En ligne ou hors-ligne : c’est votre choix.

4. La documentation non installée avec le paquet

Ce problème est généralement une erreur des paquageurs, pas des auteurs du projet. Par exemple, sur Ubuntu Linux, la documentation du langage Perl est séparée, ce sont des paquets optionnels pour le langage lui-même. L’utilisateur doit savoir qu’il doit explicitement installer la documentation de la même façon que le langage principal ou il n’y aura pas accès quand il en aura besoin. Ce compromis de quelques mégabites d’espace disque au détriment de la documentation à portée de main de l’utilisateur dessert tout le monde.

5. Le manque de captures d’écran

Il n’y a pas de meilleur moyen d’obtenir l’attention potentielle d’un utilisateur, ou d’illustrer un usage correct, qu’avec des captures d’écran judicieuses. Une image vaut mieux qu’un long discours, c’est encore plus important sur Internet parce que vous ne pouvez obtenir d’un lecteur de lire plus de quelques centaines de mots en tout.

Les captures d’écran accompagnant le texte sont inestimables pour guider l’utilisateur voulant faire les choses au mieux. Une capture d’écran lui permet de comparer visuellement ses résultats à ceux de la documentation et va le rassurer d’avoir exécutée la tâche correctement ou l’aidera à trouver facilement ce qui ne va pas.

Il est de plus en plus commun de trouver des vidéos sur le site internet d’un projet pour en donner un aperçu, et c’est génial. Tout autant que le fait d’avoir une vidéo pour chaque étape d’un processus complexe. Le projet Plone, par exemple, a un site entier dédié aux tutoriels vidéos. Cependant, les vidéos ne peuvent pas remplacer les captures d’écran. Un utilisateur veut voir rapidement l’allure des captures d’écran sans s’arrêter devant une vidéo. Les vidéos n’apparaissent également pas dans une recherche Google Image, à l’inverse des captures d’écran.

6. Le manque d’exemples réalistes

Pour les projets basés sur du code, l’analogue des captures d’écran sont de bons et solides exemples du code en action. Ces exemples ne devraient pas être abstraits, mais directement issus du monde réel. Ne créez pas d’exemples bateaux plein de « nom de la démo ici » et lorem ipsum. Prenez le temps de créer des exemples signifiants avec une histoire d’utilisateur qui représente la façon dont votre logiciel résout un problème.

Il y a de bonnes raisons de vous embêter avec des problèmes de maths en classe. Ils permettent d’appliquer ce que vous avez appris.

Disons que j’ai écrit un module d’un robot Web, et que j’explique la méthode follow_link. Je pourrais montrer la définition de la méthode ainsi :

$mech->follow_link( text_regex => $regex_object, n => $link_index );

Mais admirez à quel point cela devient évident en ajoutant de la réalité dans l’exemple.

# Suit le 2e lien où la chaîne de caractères « download » apparait
$mech->follow_link( text_regex => qr/download/, n => 2 );

Les noms des variables $regex_object et $link_index sont maintenant compréhensibles par le lecteur.

Bien entendu, vos exemples ne doivent pas être aussi brefs. Comme Rich Bowen du projet Apache le souligne, « Un exemple correct, fonctionnel, testé et commenté l’emporte sur une page de prose, à chaque fois. »

Montrez autant que possible. L’espace n’est pas cher. Créez une section dédiée aux exemples dans la documentation, ou même un livre de cuisine. Demandez aux utilisateurs d’envoyer du code qui fonctionne, et publiez leurs meilleurs exemples.

7. Liens et références inadéquats

Vous avez les hyperliens. Utilisez-les.

Ne pensez pas, parce que quelque chose est expliquée dans une certaine partie de la documentation, que le lecteur a déjà lu cette partie, ou bien qu’il sait où elle se trouve. Ne vous contentez pas de signaler que cette partie du code manipule des objets frobbitz. Expliquez brièvement lors du premier usage de ce terme ce qu’est un objet frobbitz, ou donnez le lien vers la section du manuel l’expliquant. Encore mieux, faites les deux !

8. Oublier les nouveaux utilisateurs

Il arrive trop souvent que l’écriture de la documentation soit rédigée à partir du point de vue de son auteur, alors que es nouveaux utilisateurs ont besoin de documentation d’introduction pour les aider.

L’introduction devrait être une page séparée de la documentation, idéalement avec des exemples qui permettent à l’utilisateur de réussir quelques manipulations avec le logiciel. Pensez à l’excitation que vous ressentez quand vous commencez à jouer avec un nouveau logiciel et qu’il vous permet de faire quelque chose de cool. Faites que ça arrive aux nouveaux utilisateurs également.

Par exemple, un package graphique pourrait présenter une série de captures d’écran qui montrent comment ajouter des données dans un fichier, comment faire intervenir le grapheur, et ensuite montrer les graphes obtenus. Une bibliothèque de codes pourrait montrer quelques exemples d’appels à la bibliothèque, et montrer le résultat obtenu. Pensez simplicité. Offrez une victoire facile. Le texte devrait introduire les termes aux endroits appropriés, avec des liens vers une documentation plus détaillée sur le long terme.

Un document de démarrage séparé donne à l’utilisateur une compréhension rapide du logiciel. Il garde aussi les explications d’introduction en dehors de la partie principale de votre documentation.

9. Ne pas écouter les utilisateurs

Les développeurs doivent écouter les utilisateurs de la documentation. La chose évidente est d’écouter les suggestions et requêtes des personne qui utilisent activement votre logiciel. Quand un utilisateur prend le temps d’écrire un mail ou de poster quelque chose comme « ça aurait pu m’aider à mieux installer le programme s’il y avait eu une explication ou des liens au sujet des pilotes de la base de données », prenez ce message au sérieux. Pour chaque utilisateur vous envoyant un mail pour un problème, vous devez vous attendre à ce que dix utilisateurs silencieux aient le même problème.

Il est important d’écouter les problèmes des utilisateurs et d’en chercher les causes. S’ils ont souvent des problèmes pour effectuer des mises à jour groupées de bases de données, la première chose à faire est d’ajouter une question à la FAQ (vous avez bien une FAQ, n’est-ce pas ?) qui traite de ces questions-là. Cependant, la question peut aussi indiquer que la section traitant des mises à jour de base de données n’est pas assez claire. Ou peut-être qu’il n’y a pas de référence à cette section depuis la vue d’ensemble introductive du document, avec pour conséquence que vos utilisateurs ne pensent jamais à lire le reste du manuel.

En plus d’aider plus de gens à découvrir à quel point votre projet est utile, ça diminuera aussi la frustration de la communauté déjà existante. Si votre liste de diffusion, forum ou canal IRC est remplie de personnes qui posent toutes les mêmes questions idiotes (ou pas si idiotes) au point que tout le monde devient lassé d’y répondre, sachez reconnaître que ce sont des questions récurrents pour la FAQ, et mettre les réponses à un endroit facile à trouver aidera tout le monde à se concentrer sur des choses plus amusantes.

Gardez aussi un œil sur les questions des forums externes. Consultez les sites comme StackOverflow régulièrement, et placez une Google Alert sur votre nom de projet pour être maintenu au courant des discussions concernant votre projet sur Internet.

10. Ne pas accepter les entrées des utilisateurs

Si votre projet a une base d’utilisateur assez grande, il peut être judicieux d’incorporer les commentaires des utilisateurs directement dans la documentation. Le meilleur exemple que j’ai pu voir est celui donné par PHP. Chaque page de la documentation permet aux utilisateurs authentifiés d’ajouter des commentaires sur la page, aidant ainsi à clarifier certains points ou ajoutant des exemples qui ne sont pas dans la documentation principale. L’équipe PHP laisse aussi le choix au lecteur de lire la doc avec ou sans les commentaires des autres utilisateurs.

Aussi pratique cela soit-il, cela nécessite de la maintenance. Les commentaires doivent être éliminés de temps en temps pour éviter la prolifération. Par exemple, la page de la documentation PHP sur comment lancer PHP depuis la ligne de commande inclut 43 commentaires d’utilisateurs qui remontent à 2001. Les commentaires écrasent la documentation principale. Les commentaires devraient être archivés ou supprimés, tout en incluant les points les plus importants dans la documentation principale.

Un wiki est également une bonne approche. Cependant, si votre wiki ne permet pas à l’utilisateur de télécharger toutes les pages en une seule grosse archive (cs. point n°3 ci-dessus), alors vos utilisateurs sont à la merci de votre connexion internet et du serveur hébergeant le projet.

11. Impossibilité de voir ce que fait le logiciel sans l’installer

Au minimum, chaque projet de logiciel nécessite une liste de fonctionnalités et une page de captures d’écran pour permettre au potentiel utilisateur intéressé de savoir pourquoi il devrait l’essayer. Aidez l’utilisateur, comparant les différents paquets à utiliser, à voir pourquoi cela vaut la peine de prendre le temps de le télécharger et de l’installer.

Les images sont un bon moyen de faire cela. Votre projet devrait avoir une page « Captures d’écran » qui montre des exemples de l’outil en action (cf. point n°5 ci-dessus). Si votre projet se résume uniquement à du code, comme une librairie, alors il devrait y avoir une page d’exemples montrant ce code utilisant le projet.

12. S’appuyer sur la technologie pour votre rédaction

Trop souvent, les auteurs de logiciels utilisent des systèmes de documentation automatisés pour faire leur travail. Ce système automatisé rend les choses plus facile à maintenir, mais il ne supprime pas la nécessité d’un travail d’écriture humain.

Le pire des cas concerne le changelog, qui n’est rien de plus qu’un dump des messages de commit du système de gestion de version, mais sans un résumé qui l’explique. Un changelog devrait lister les nouvelles fonctionnalités, les problèmes résolus et les incompatibilités potentielles. Sa cible est l’utilisateur final. Un log de commit est pratique et simple à générer pour les personnes travaillant sur le projet, mais ce n’est pas ce dont l’utilisateur a besoin.

Jetez un œil à cette page de la documentation de Solarium, une interface PHP pour le moteur de recherche Solr. Tout d’abord, l’avertisemment prend la moitié supérieure de l’écran, ne donnant aucune information au lecteur. Ensuite, il n’y a vraiment rien de véritablement descriptif sur la page que la liste des noms de fonctions. Il n’y a aucune explication sur les différentes méthodes, ni de liens indiquant où trouver l’explication. Les pages générées automatiquement sont jolies, et elles pourraient ressembler à de la documentation, mais elles n’en sont pas.

13. Arrogance et hostilité vis-à-vis de l’utilisateur

L’attitude du type RTFM (Read The Freaking Manual) est mauvaise pour votre projet et votre documentation.

C’est le summum de l’arrogance que de croire que tous les problèmes qui ont trait au fait que quelqu’un ne sache pas utiliser votre logiciel sont de la faute de l’utilisateur.

Même s’il est probablement vrai que les utilisateurs peuvent trouver leurs réponses dans votre documentation mais ne le font pas, il est stupide de penser que c’est la faute de l’utilisateur. Peut-être votre documentation est-elle mal écrite, ou difficile à lire, ou présente mal à l’écran. Peut-être avez-vous besoin d’améliorer la section « Mise en route » (lien #8 ci-dessus) qui explique ce que le logiciel a pour but de faire. Peut-être que certaines parties d’information nécessitent d’être répétées à de multiples endroits de la documentation.

N’oubliez pas que les nouveaux utilisateurs de votre logiciel peuvent arriver sur votre projet sans rien n’en savoir. Votre documentation doit faire de son mieux pour s’assurer que cette ignorance soit facilement résolue.

Synthèse

Je suis sûr que vous avez déjà eu affaire à quelques-uns de ces problèmes listés ci-dessous, et peut-être que pour d’autres vous n’y avez pas pensé. Faites-nous connaître les problèmes que vous avez rencontrés dans les commentaires ci-dessous, sachant qu’il ne s’agit pas de pointer du doigt certains projets en particulier.

Surtout, j’espère que si vous reconnaissez un problème dans la documentation de vos projets, vous prendrez la peine d’améliorer la situation. Heureusement, améliorer la documentation est une manière idéale de faire participer les nouveaux arrivants dans votre projet. On me demande souvent : « Comment puis-je commencer dans l’open source », et je recommande des améliorations dans la documentation comme une bonne manière de commencer.

Faites-en sorte que ce soit aussi facile que possible, pour les novices comme les plus anciens, de savoir où il est nécessaire de travailler la documentation. Créez une liste des tâches, par exemple dans votre système de suivi des bogues, qui explique ce qui a besoin d’être amélioré. Soyez précis dans ce que sont vos besoins. Ne vous contentez pas de dire que vous avez besoin d’exemples, sans plus de précision. Créez des tâches spécifiques, comme « ajoutez un code d’exemple sur le fonctionnement de la tâche X », « ajouter une capture d’écran du générateur de rapports » ou « ajouter des informations de dépendances au fichier README/LISEZ-MOI ». Les contributeurs souhaitent aider mais trop souvent ils ne savent pas par où commencer.

La documentation n’est pas la partie la plus glamour d’un projet open source, et pour la plupart d’entre nous ce n’est pas amusant. Mais sans une bonne documentation, les utilisateurs ne sont pas servis comme ils pourraient l’être, et votre projet en souffrira sur le long terme.

Crédit photo : Rosalux Stiftung (Creative Commons By)

30 Jun 13:02

Knoppix : un vent d'enthousiasme

by Yves Bourguignon

La version 7.2.0 de Knoppix vient de sortir. Cette distribution phare des systèmes « live » ou systèmes bootables sur CD ou DVD continue de progresser et de prendre en compte toujours plus de matériel. Entre autres nouveautés, la prise en charge de l'UEFI est annoncée à titre expérimental. Cette dernière version nous donne l'occasion de retracer l'histoire de cette distribution et de rappeler l'enthousiasme qu'elle avait fait naître à ses débuts en 2002 aussi bien parmi les novices que parmi les spécialistes.

Même si le concept de « CD autonome et amorçable » existait depuis 1992 grâce à Yggdrasil, puis Slackware, c'est grâce à Knoppix que ce type de système s'est répandu. On pouvait enfin essayer une distribution Linux sans risquer de perdre ni l'OS d'origine ni, surtout, ses documents et données personnelles. Depuis, il n'est pas une distribution majeure qui ne propose son mode « Live ».
Pour les nouveautés apportées par cette version, voyez le lien vers les « release notes » ; pour revenir sur l'histoire, voir le sommaire et la suite.

knoppix_logo

Sommaire

Caractéristiques

Contexte

Il y a une dizaine d'années, les ordinateurs étaient plus chers et moins répandus chez les particuliers. Même les passionnés ou bidouilleurs pouvaient trouver une réticence légitime à installer un autre système sur leur PC, et prendre ainsi le risque de ne plus redémarrer correctement suite à un problème lié à LILO avec le MBR (Grub n'était pas encore le programme d'amorçage par défaut des distributions). Knoppix permettait de tester GNU/Linux sans toucher à la configuration de son ordinateur et ça, c'était une révolution…

Cette distribution se caractérise par sa capacité à détecter une large gamme de matériels, même récents (elle prend en charge bon nombre de cartes graphiques, cartes son, SCSI, périphériques USB, etc.) et par le fait qu'elle intègre un grand nombre d'utilitaires et d'applications, afin de permettre à l'utilisateur d'en expérimenter tout le potentiel dès le premier lancement.

Knoppix peut être utilisée au choix comme démonstration de GNU/Linux, comme CD d'auto-formation, comme un système de récupération de données ou peut servir de plate-forme pour une présentation commerciale de produits. Il est surtout intéressant de faire appel à ce système pour tester un nouveau matériel afin de s'assurer de sa prise en compte correcte sous Linux avant son achat.
Il n'est pas nécessaire d'installer quoi que ce soit sur le disque dur (l'installation reste possible, mais ce n'est pas le but). Grâce à son système de décompression à la volée, le CD peut contenir jusqu'à 2 Gio de logiciels, et le DVD jusqu'à 10 Gio.

Knoppix est basée sur GNU/Linux Debian. Elle nécessite à minima un processeur i486 et 32 Mio de mémoire vive pour s'exécuter en mode texte, 256 Mio de mémoire vive si l'on souhaite utiliser un environnement graphique (LXDE), ce qui en fait une assez bonne candidate pour le recyclage de « vieux » ordinateurs.

Comme le souligne Wikipedia, Knoppix met l'accent notamment sur trois caractéristiques distinctes et complémentaires :

  1. Une flexibilité notable permettant à l'utilisateur de personnaliser son propre CD, contenant ses propres programmes et ses propres données, d'où une multitude de produits dérivés ;
  2. Une mise à niveau continue depuis sa création, avec l'inclusion régulière des dernières technologies disponibles (elle fut, par exemple, la première distribution à gérer entièrement les partitions NTFS en lecture comme en écriture) ;
  3. Une accessibilité assez avancée, incarnée entre autres par la version Adriane adaptée au handicap visuel.

Présentation par son auteur

Une question à Klaus Knopper sur OSnews : Quel est le but ultime de knoppix ?

Rester à jour tant au niveau du matériel que du développement logiciel et fournir un environnement stable et fonctionnel sur un support CD.

Lors d'un entretien sur pc techtalk : Quel est le public ciblé ?

L'utilisateur cible principal, c'est moi-même. J'ai commencé Knoppix comme un projet personnel, pour comprendre la manière dont les CD live fonctionnaient. Ensuite j'y ai inclus mes logiciels personnels lors de mes cours, et pour travailler à distance sur différents types de matériel. Dès lors il était naturel que ma priorité fût d'inclure des choses que j'utilise fréquemment.
Le public cible, si l'on écoute les suggestions et propositions des utilisateurs techniques sur les mailing lists, seraient les gens en attente d'un système portable, en lecture seule et auto-configurable pour juste travailler (aussi bien avec des applications de bureau qu'avec celles d'un serveur), faire des tâches de récupération système ou juste tester GNU/Linux pour la première fois.

À propos d'Adriane sur Linux User : Nous comprenons que votre femme Adriane est malvoyante. Est-ce la raison pour laquelle vous avez créé le bureau de Knoppix tel qu'il est ?

Adriane, ma femme, a perdu l'usage de la vue lorsqu'elle était adolescente. Avant notre rencontre, elle n'était pas très intéressée par l'informatique. Même si j'avais l'impression qu'Internet avait la possibilité d'améliorer de manière significative sa vie. Le problème ici se situe dans la question suivante : comment rendre l'ordinateur simple d'accès et fun pour quelqu'un qui ne peut simplement pas voir l'écran ? « Les vendeurs propriétaires » perçoivent l'accessibilité comme un « add-on » pour une interface graphique qui est orientée pour les voyants. La souris est inutile si l'on n'a pas de feedback visuel sur sa position. Ce qu'ils font, c'est d'ajouter du feedback audio, tel que les « boutons parlants » pour rendre l'interaction possible, mais cela n'est pas aisé d'utiliser une interface graphique sans graphisme.

Dans ma perspective, cette approche était mauvaise. Un bureau devrait s'adapter à la personne qui l'utilise et non l'inverse. Donc Adriane et moi avons discuté de la manière de rendre l'interface utilisateur facile pour les malvoyants, même en étant débutant (…) la technologie de l'accessibilité existe déjà et fonctionne assez bien dans la plupart des distributions GNU/Linux, le système Adriane essaye de regrouper tous ces composants. (…) la version Adriane de Knoppix tente de démarrer un système dans une interface totalement auditive, de telle manière qu'il serait possible d'utiliser complètement un ordinateur même sans moniteur. De plus, ce système se montrera aussi utile en cas de problème avec la carte graphique ou l'écran.

Sur technobeast : Quelles sont vos attentes quant à l'évolution future de Knoppix ?

L'édition CD de knoppix a un petit problème d'espace disque, venant en fait de suggestions pertinentes d'ajout d'utilitaires.
La part logicielle augmente continuellement, donc étant donné que le CD est déjà plein avec 1,8 Go de logiciels (compressé dans un espace de 700 Mo), je dois enlever certains d'entre eux à chaque nouvelle version. C'est triste parce que, une fois que vous êtes habitué à l'usage d'un programme, même si ce n'est qu'un jeu pour tester la nouvelle carte graphique ou carte son, celui-ci va vous manquer une fois qu'il n'y sera plus, et bien entendu beaucoup de personnes se plaignent lorsque leurs logiciels ont disparu dans la nouvelle version.
Fabian Franz, auteur de quelques paquets pour Knoppix, est en train de travailler sur une version modulaire basée sur des méta-paquets Debian pour pouvoir construire sa propre version de Knoppix avec ses paquets préférés.

Que pensez-vous de Knoppix dans sa forme actuelle ?

Il y a toujours des points à améliorer. Le principal défi est d'arriver à maintenir la compatibilité avec du matériel nouveau ou contenant des défauts de conception.

Stratégie de compression

Afin de dépasser la limite initiale d'un CD de 700 Mio, Klaus Knopper utilisa cloop, un module noyau développé par Paul Rusty Russel, qui permet la compression des données sur les périphériques en mode bloc. Puis il reprit ce module pour le réécrire afin de permettre l'accès aux fichiers 64 bits (ce qui permet des tailles de fichier de plus de 4 Gio), et développa des extensions ioctl qui autorisent l'échange des fichiers d'entrée à la volée (on-the-fly decompression).
Du fait que cloop est un périphérique bloc et non un système de fichiers comme squashfs, l'image compressée peut être n'importe quoi, aussi bien des données brutes sur un système de fichiers quelconque que des bases de données structurées.
C'est cette stratégie qui lui a permis de placer jusqu'à 2 Gio sur un CD et 10 Gio sur un DVD.

Usages avancés

Le livre « Knoppix à 200 % » (Knoppix Hack en version anglophone) publié chez O'Reilly, présente des exemples d'utilisation qui vont du bas niveau jusqu'au multimédia en passant par le réseau et le remastering.

Quelques exemples parmi les plus significatifs :

  • Déployer un kiosque (borne internet) ;
  • Démarrer Knoppix à partir du réseau LTSP ;
  • Créer un client léger Knoppix ;
  • Surfer anonymement sur la Toile ;
  • Installer Gentoo avec Knoppix ;

  • Exécuter X à distance avec FreeNX ;

  • Créer un routeur de secours ;

  • Exécuter d'autres services en dépannage ;

  • Auditer la sécurité d'un réseau ;

  • Tester la présence de rootkit ;

  • Dupliquer des disques durs ;

  • Réparer GRUB et le MBR ;

  • Retrouver des partitions perdues ;

  • Réparer des systèmes de fichiers endommagés ;

  • Monter des partitions LVM ;

  • Réparer des paquets Deb ou RPM ;

  • Copier un noyau opérationnel ;

  • Protection avec knoppix-std ;

  • Distribuer les compilations logicielles avec distcccKnoppix ;

  • Répartition de charge avec ClusterKnoppix ;

  • Analyse quantique avec Quantian ;

  • Contribuer à Knoppix ;

  • Créer une Knoppix personnalisée ;

  • Automatiser la remastérisation de Knoppix  ;

  • Construire automatiquement les modules Morphix.

La famille Knoppix

Dès les premières années de son existence, Knoppix a servi de base à de nombreuses distributions spécialisées, ce qui en a fait une référence incontournable pour ce qui est des systèmes autonomes. On peut retenir de ces « descendants » encore en activité : Damn Small Linux (système allégé pour fonctionner sur tous PC même limités ou anciens), Kaella (version francisée de Knoppix), et dans la sous-branche sécurité, Backtrack qui est en fait une fusion d' Auditor Security Linux et de Whax d'origine Slackware, et qui vient de donner naissance à Kali Linux, la nouvelle plateforme de tests d’intrusion et d’audits de sécurité.

Dérivé de Knoppix

Knoppix autour du monde

Un bref tour d'horizon à l'échelle internationale.

Knoppix est la première distribution autonome qui, en Chine, a fait découvrir Linux à des débutants tout en leur permettant d'y ajouter des outils spécifiques.

Au Japon la Knoppix a également fait des émules, notamment en ce qui concerne son procédé de décompression à la volée ; certains utilisateurs y ont apporté des améliorations visant à en augmenter la vitesse : Accelerated Knoppix.

En Belgique, le Federal Computer Unit Crime a créé une distribution basée sur Knoppix spécifique au « computer forensics » (analyse et recherche d'indices sur ordinateur dans le cadre d'une enquête). Il existe en outre une documentation sur la manière dont sont menés ces investigations avec cette version de Knoppix.

Dans son pays d'origine en Allemagne, il y avait à chaque rencontre du Linuxtag une nouvelle version de Knoppix (étant donné qu'elle est historiquement née du Linuxtag).

Conclusion

Cet article ne visait qu'à retracer l'histoire de cette distribution. Pour les nouveautés ou particularités apportées par cette version 7.2.0, il vous faudra parcourir les releases notes. Le plus important à en retenir étant : sur une base Debian stable (Wheezy) et quelques paquets issus de la banche unstable, un noyau 3.9.6 et xorg 7.7. Côté applications : LibreOffice 4.0.3, Firefox 21.0, Virtualbox 4.2.10.
Nous avons l'habitude de personnaliser et mettre à jour en permanence nos systèmes sur disque dur. Pour un « CD autonome », si on veut pouvoir affiner aux petits oignons notre système, c'est moins souple, il nous faut passer par l'étape de « remasterisation ». Pas si compliqué, en fait, et ça permet toutes sortes d'usages spécialisés.

Faites-nous part de vos tests et de vos découvertes dans les commentaires et faites ainsi revivre ce vent d'enthousiasme qui a animé l'informatique libre à ses débuts.

Lire les commentaires

28 Jun 21:15

Si vous n’avez rien à cacher, alors regardez ceci !

by Korben

L'ami Numendil a animé une conf passionnante à PSES2013 le week-end dernier, dont le thème était : "Si, vous avez quelque chose à cacher".

Il reprend tous les arguments des personnes non sensibilisées aux problèmes de la vie privée, et les démonte un par un, apportant d'excellents arguments. Vous devez absolument regarder cette vidéo, car c'est un bon résumé de tout ce qu'on rabâche à longueur de journée. Ça vous permettra de répondre avec douceur, à ceux qui "n'ont rien à cacher".

Enjoy !

Et encore merci à Numendil !

Contenu sous licence cc0