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Le Havre : les adhérents de La Roue libre ont testé les voies cyclables
Total prépare le terrain à une restructuration du raffinage en France
Des "décisions au printemps" mais pas de fermeture de site : le patron de Total, Patrick Pouyanné, s'est voulu rassurant vendredi pour les raffineries du groupe en France, tout en préparant le terrain à une inévitable restructuration dans un secteur qui emploie des milliers de personnes.
Depuis plusieurs mois, le groupe a prévenu que face à l'érosion des marges dans le raffinage en Europe, et malgré leur rebond au troisième trimestre, une réorganisation de son parc industriel était inévitable.
Vendredi, le patron du géant pétrolier français l'a confirmé dans une interview au Monde. 'En France, deux de nos raffineries sur cinq perdent de l'argent, dont l'une lourdement. Nous réfléchissons à la transformation des activités pour avoir des sites durables'.
Mais il assure que le groupe ne fermera 'aucun site industriel' dans l'Hexagone.
Outre des surcapacités, le secteur du raffinage en France souffre aussi d'une structure de production inadaptée à la demande: les raffineries produisent trop d'essence et pas assez de gazole, alors que ce carburant bénéficie d'une fiscalité avantageuse et représente plus de 80% des volumes écoulés dans les stations-service du pays.
Conséquence : depuis 2009, le nombre de raffineries est passé de 12 à 8 en France.
Total envisage donc "des réductions de capacités", selon le nouveau patron de la branche raffinage-chimie, Philippe Sauquet, dans un entretien au journal belge l'Echo, publié le 24 janvier, mais sans préciser où elles seront réalisées.
En France, Total exploite cinq sites de raffinage, parfois associé à de la pétrochimie, qui emploient près de 3.900 personnes: Donges (Loire-Atlantique), Feyzin (Rhône), La Mède (Bouches-du-Rhône), Grandpuits (Seine-et-Marne) et Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime).
"Personne ne sera licencié"
Deux d'entre eux "connaissent des difficultés économiques, Donges et La Mède", affirmait le directeur de la raffinerie de La Mède, François Bourrasse, mi-décembre dans le quotidien La Provence.
Ce site du sud-est perd "en moyenne 100 millions d'euros par an", indiquait-il.
Pas question pourtant de parler de licenciements. "Personne ne sera licencié", a assuré Patrick Pouyanné dans un entretien au Financial Times le 21 janvier.
Il faut dire que le sujet est potentiellement explosif, au vu notamment du long conflit social autour la liquidation en 2013 de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime), et des polémiques récurrentes autour des profits colossaux des groupes pétroliers.
Ces dernières années, le groupe a déjà restructuré deux sites, en 2010 à Dunkerque (Nord) et en 2013 à Carling (Moselle).
A Carling, Total a investi 180 millions d'euros pour transformer sa plateforme pétrochimique en centre européen de production de résines d'hydrocarbures, avec toutefois à la clé la suppression de 210 emplois d'ici à 2016.
En 2010, la raffinerie des Flandres qui employait 370 personnes a fermé, mais Total a reconverti le site en un centre de formation aux métiers de la pétrochimie, associé notamment à un dépôt pétrolier et un centre d'assistance technique. L'ensemble représente désormais 220 postes. Par ailleurs, il a investi 200 millions d'euros dans des actions en faveur de l'économie locale par le biais d'une convention avec l'Etat.
Et l'ancien PDG du groupe, Christophe de Margerie, avait aussi promis à cette occasion que le groupe ne fermerait pas d'autre raffinerie en France avant 2015.
Normandie réunifiée : les exécutifs et les groupes politiques des deux Régions vont engager le processus de fusion
Les exécutifs des conseils régionaux de la Basse et de la Haute-Normandie se réuniront le lundi 2 février à Caen pour lancer les « chantiers prioritaires » de la fusion des deux régions, a indiqué jeudi le président de la Région Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossigno (PS)l, lors d’une rencontre avec la presse.
Avec son collègue de Basse-Normandie, Laurent Beauvais (PS), celui-ci venait de rendre public un tableau de marche qui dresse une liste de sept projets « à mener dès à présent » qui portent sur les énergies marines, les liaisons ferroviaires, les aides aux entreprises, la politique à l’international, un groupement d’achat pour les lycées normands, le rapprochement des dispositifs régionaux (abonnements, bourses, cartes…) et le service public de l’orientation.
Cette première séance de travail se déroulera avec les bureaux des deux assemblées. Par la suite le rapprochement des deux collectivités se mettra en place au moyen d’une « organisation souple, simple et efficace » , assure M. Mayer-Rossignol, avec un comité de suivi composé des présidents de tous les groupes politiques de la majorité et de l’opposition des deux Régions et de membres des CESER (Conseil économique, social et environnemental). Il y aura également un comité technique, composé des directeurs généraux des services et de directeurs. Les représentants du personnel seront « pleinement associés et informés tout au long de l’avancée des travaux ».
Le dispositif est lancé au lendemain de la présentation des conclusions des travaux des CESER des deux Régions sur la préparation de la fusion.
Interrogé jeudi par la presse sur la question sensible de la localisation du chef-lieu de la future région, Nicolas Mayer-Rossignol a préféré parler de l’importance du « maillage territorial » de la Normandie, appuyé sur le réseau de villes moyennes comme Alençon, Cherbourg, Saint-Lô, Lisieux, Evreux, Dieppe.
« Notre projet politique doit être un projet des territoires, a martelé le président de la région Haute-Normandie. Ils ont des potentialités très fortes, des atouts et des besoins importants. Il faut des actes : où passent les trains, où sont les organismes de formation ? Ce serait dommage de ne pas sortir des guerres picrocholines », espère celui qui va se porter candidat devant les militants socialistes de Normandie pour être chef de file aux élections régionales de décembre 2015.
Eva scrute l’emploi sur le secteur de Barentin-Pavilly
Quand Ève a créé 30 emplois et 10 autres de plus en temps partagés, en 2012, sur le territoire elbeuvien, il est apparu comme une évidence aux initiateurs de ce projet de dupliquer l’initiative sur le secteur de Barentin-Pavilly, sur bien des points similaires, notamment celui de la désindustrialisation textile. Deux ans après Elbeuf, la Chambre de commerce et d’industrie de Rouen, Opcalia (référence dans la formation) et le groupement d’employeurs EPI Normandie, sous le patronage de la Direccte* et de la Région ont donc lancé Eva, évaluation économique du territoire recentré sur le canton de Pavilly. Et là encore, l’objectif est bien de détecter des emplois, et de mettre en relation des entreprises qui pourraient embaucher ne serait-ce qu’en mutualisant leurs besoins. Un échantillon de 40 entreprises est donc auditionné. Et jeudi soir, en mairie de Barentin, un bilan d’étape était présenté.
Déplacements et recrutements
Une quinzaine des chefs d’entreprise retenues dans le panel y assistait. Autour de la table, l’ambiance est studieuse quand, déléguée par la chambre de commerce de Rouen, Estelle Chalmé commence à tracer le portrait économique du canton. Vingt-deux communes, 31 000 habitants, une population très jeune, 10 500 emplois, dont 6 000 à Barenin. Comme dans le secteur elbeuvien, marqué par la zone commerciale de Tourville-la-Rivière, Barentin-Pavilly n’échappe pas à l’attractivité de la Carbonnière qualifiée de « locomotive ». « Mais pas seulement, poursuit Estelle Chalmé, en évoquant un dynamisme aussi dans le commerce de proximité. » Les chiffres le prouvent avec 161 créations d’entreprises en 2013. Sur les 5 dernières années, le nombre de salariés dans ce secteur du commerce a augmenté de 3 %. Autour de la table, on savoure mais les chefs d’entreprise modèrent aussi leur enthousiasme. Car, le territoire affiche aussi des faiblesses. Ainsi, l’un d’eux évoque sa difficulté à recruter. Un tableau de l’Insee vient illustrer son propos en affichant noir sur blanc que seulement 6 % de la population du canton a suivi des études de niveau bac + 3. Les métiers les plus recherchés ? Aides à domiciles, employés, serveurs, vendeurs... L’assistance acquiesce. Autre point qui trahit une faiblesse de ce territoire, les transports en commun. « C’est un problème pour tous ceux qui cherchent du travail. Ce serait tellement plus simple si on fait partie de l’agglomération de Rouen », se risque un ambulancier. Quand en fin de séance, l’heure des échanges a sonné, cette question du transport s’avère cruciale. Comme celle aussi pour touts ces « patrons » de pouvoir échanger leurs expériences, en dehors des réseaux rouennais, malgré tout très éloignés de leurs préoccupations. Les organisateurs prennent note et renvoient leurs ultimes conclusions à un prochain rendez-vous. « C’était constructif », alors sans doute seront-ils tous là la prochaine fois avec l’idée d’améliorer recrutement et déplacements.
P.B.
p.bertrand@presse-normande.com
* Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi de Haute-Normandie.
à savoir
L’évaluation Eva porte sur 40 entreprises sur un potentiel de 600 dans le canton de Pavilly.
La ville de Barentin concentre 84 % des 10 500 emplois du secteur.
La zone commerciale de La Carbonnière, à Barentin, représente à elle-seule 2 500 emplois répartis sur 215 entreprises.
Dans le canton de Pavilly, l’industrie reste très présente avec 1 560 emplois répertoriés, notamment chez Ferrero à Villers-Écalles et Gardy à Barentin.
« Pourquoi pas un club »
Directeur du magasin Alinea, Jérémy Serra emploie 85 personnes sur la zone commerciale de la Carbonnière, à Barentin. Il assistait jeudi soir à l’état de lieux proposé par le projet Eva.
Comment percevez-vous l’analyse proposée ?
Jérémy Serra : « Nous avons fait partie des trente entreprises consultées. Et je trouve aujourd’hui l’analyse présentée plutôt pertinente, notamment en ce qui concerne la présentation du paysage économique, ainsi que les données concernant la population et le bassin d’emploi. C’est intéressant aussi de sentir une force collective ».
Qu’attendez-vous maintenant d’une telle consultation ?
« J’attends éventuellement une mutualisation des emplois. La présentation du Groupement d’employeurs EPI Normandie est aussi intéressante. Mais, ce qui m’intéresse encore plus, c’est la possibilité de recruter une population étudiante que j’ai du mal à trouver. C’est difficile ici, par manque de transports en commun performant. C’est un réel problème ».
Outre ces questions de transports, quelle proposition pourriez-vous avancer ?
« Ce serait bien que ce travail nous permette de créer un réseau d’entreprises dans ce secteur... Pourquoi pas un club ? Bien sûr, nous cultivons ce genre de relation entre commerces de la zone commerciale mais il serait intéressant de créer une synergie au-delà de la zone de la Carbonnière ».
Propos recueillis par P. Bertrand
Une agriculture sans chimie ?
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ExxonMobil résiste à la chute du pétrole grâce à un coup de pouce du Venezuela
Le géant pétrolier américain ExxonMobil a réussi à limiter l'impact négatif de la chute des prix du pétrole l'an dernier grâce à un chèque du Venezuela, qui l'a exproprié du pays, et à ses activités chimiques.
Le plongeon de 60% des prix du pétrole depuis la mi-juin a amputé de 2 milliards de dollars les bénéfices du géant américain en 2014. L'impact a surtout été ressenti au quatrième trimestre où il a gagné 6,57 milliards de dollars, en chute de 21,3% sur un an.
ExxonMobil a réussi à compenser grâce à un gain exceptionnel de 2,2 milliards de dollars lié à des cessions d'actifs et au règlement partiel du différend l'opposant aux autorités vénézuéliennes du fait de son expropriation.
Le géant américain a ainsi enregistré un bénéfice net annuel de 32,52 milliards de dollars (-0,18% sur un an).
La Chambre de commerce internationale, basée à Paris, avait accordé 908 millions de dollars de compensation à ExxonMobil après la nationalisation de certains de ses projets au Venezuela en 2007.
En octobre dernier, le tribunal arbitral international (Cirdri) avait condamné Caracas à lui verser 1,6 milliard de dollars supplémentaires.
Le modèle économique d'Exxon, qui s'étend de l'exploration jusqu'à la vente au consommateur, l'a aussi aidé puisque les activités chimiques ont engrangé un profit de 4,3 milliards de dollars.
Le tableau d'ensemble reste contrasté après que sa production a reculé de 4,9% sur un an à 4 millions de barils équivalent pétrole par jour. ExxonMobil paie l'expiration d'une licence sur une concession à Abou Dhabi.
Une partie de ses activités en Russie, frappée par des sanctions économiques américaines, est en suspens, ce qui a affecté le chiffre d'affaires annuel. Celui-ci est ressorti à 411,9 milliards de dollars (-6% sur un an), soit moins que les 413,06 attendus en moyenne par les marchés.
A Wall Street, le titre prenait 1,18% à 88,44 dollars vers 19H40 GMT.
23,6 milliards aux actionnaires
Les majors pétrolières sont très surveillées depuis quelques mois par la communauté financière qui veut mesurer les conséquences du pétrole bon marché sur leur rentabilité.
Pour préserver à court terme leurs gros bénéfices, elles n'ont pas d'autres choix, selon les experts, que de faire des économies et de procéder à des coupes drastiques dans leurs investissements d'exploration.
Mais à long terme, ces options peuvent s'avérer néfastes car une réduction des investissements porte un coup à l'activité de production et d'exploration pétrolière, locomotive des profits, au moment où les vieux puits s'épuisent.
'Il y a de fortes craintes dans le contexte du déclin des prix du pétrole actuel. Nous sommes persuadés que cela présente de très bonnes opportunités pour alléger notre structure de coûts et nous positionner pour de futurs coups', a déclaré lundi le vice-président d'ExxonMobil, Jeff Woodbury.
Le dirigeant a indiqué que le groupe commençait à peine à évaluer le nombre de puits qu'il veut continuer à forer, le coût de la main d'oeuvre et ses frais administratifs.
M. Woodbury s'est voulu optimiste, assurant que le géant pétrolier, qui dispose d'une 'grosse capacité financière', saisira les opportunités sans autre détails.
En attendant, ExxonMobil va baisser à 1 milliard de dollars son programme de rachats d'action au premier trimestre 2015, contre 3 milliards de dollars en fin d'année 2014. Il a redistribué au total 23,6 milliards de dollars à ses actionnaires, dividendes compris.
L'an dernier, ExxonMobil a investi 38,5 milliards de dollars, soit 4 milliards de moins qu'en 2013. Il prévoit d'investir un peu moins de 37 milliards de dollars sur les prochaines années.
Vendredi, le rival Chevron a annoncé qu'il allait suspendre tout programme de rachat d'actions et réduire de 5 milliards de dollars ses investissements, tout comme le britannique Royal Dutch Shell.
Pour les experts, ExxonMobil est le groupe pétrolier qui va le plus résister au déclin des prix de l'or noir.
'Les bénéfices dégagés par son activité de production et d'exploration pétrolière sont solides et ça peut continuer', salue Iain Reid, analyste chez BMO Capital Markets.
Paul Ausick chez 247wallst.com met néanmoins un bémol, estimant qu'il serait difficile au groupe d'échapper complètement aux 'inquiétudes' liées au prix du brut.
Appel à projets « Plans de Paysage 2015″
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Le ministère lance un nouvel appel à projets « Plans de paysage » pour mieux prendre en compte le paysage dans les politiques publiques. Les dossiers de candidatures sont à déposer avant le 15 février 2015 auprès des Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) de chaque territoire. |
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Le plan paysage est un outil de prise en compte du paysage : La mise en oeuvre d’une politique d’aménagement durable du territoire passe par une bonne gestion des paysages « du quotidien », garante de l’accès à tous à un cadre de vie de qualité. Dans ce cadre, le renforcement de la prise en compte du paysage dans les politiques publiques constitue un enjeu majeur. En effet, les transformations des paysages sont principalement liées aux différentes politiques d’aménagement mises en oeuvre sur un territoire. Le plan de paysage est un outil de prise en compte du paysage, qu’il s’agisse de sa protection, sa gestion ou de son aménagement dans les politiques sectorielles d’aménagement du territoire (urbanisme, transports, infrastructures, énergies renouvelables, agriculture) à l’échelle opérationnelle du paysage et du bassin de vie, que sont les unités paysagères.
Les lauréats de cet appel à projets « plans de paysage » recevront une dotation de 30 000 euros pour la mise en place des projets.
Pour plus d’informations :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/L-appel-a-projets-plans-de-paysage.html
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Le schéma interrégional dorganisation des soins (SIOS) pour linterrégion Nord-Ouest (2015-2019)
Les détecteurs de fumée obligatoires le 8 mars dans les logements
En France, un incendie domestique se déclare toutes les deux minutes, provoquant des centaines de morts. L'installation obligatoire de détecteurs de fumée devrait permettre de diminuer le nombre de victimes.
AMIENS Auchan, un moteur hyper bridé - Courrier Picard
Courrier Picard |
AMIENS Auchan, un moteur hyper bridé Courrier Picard Il y a quelques années, Amiens Métropole, via l'Agence d'urbanisme du grand amiénois (ADUGA), décidait de bloquer la zone commerciale du sud, espérant favoriser les implantations au nord et ainsi rééquilibrer les pôles économiques. Actuellement, la ... et plus encore » |
Millefeuille territorial : une réforme en trois étapes
Fusion des régions : le casse-tête des budgets 2016
20e rapport de la Fondation Abbé Pierre: un constat « douloureux » sur le mal-logement
Territorialiser l’action publique
La France se réinterroge sur l’action publique, ses objectifs et ses modes d’organisation. Bien que toujours centralisée, elle est travaillée par une série de mutations profondes, tendant à recomposer les appartenances, à développer la participation dans de nouvelles gouvernances multi-niveaux et multi-acteurs.
Bientôt des indicateurs du bien-être humain en complément du PIB ?
La Manche lance la mobilité à l'hydrogène !
Les baby-foot de la ville de Rouen installés sur les quais déjà dégradés
Depuis une dizaine de jours, la ville a décidé d’installer – dans le cadre de l’aménagement des quais bas, rive gauche – des baby-foot au bout de la prairie Saint-Sever. Et plus précisément sous le pont Boieldieu. En acier rouge, les baby-foot ne sont qu’une partie des aménagements ludiques projetés par la ville. « Nous avons installé trois tables de ping-pong – que nous avons dû enlever pour la foire Saint-Romain et que nous allons réinstaller dans les jours à venir », explique Sébastien Demler, directeur adjoint à la direction aménagements et grands projets. « Trois balançoires ont aussi été installées sous le pont Jeanne-d’Arc mais l’une présentait un problème d’accroche au niveau de l’assise et nous avons préféré les retirer pour que l’entreprise revoie l’accroche ».
Cannes tordues
Sous le pont Boieldieu, deux des trois baby-foot n’ont tenu que quelques jours. Des vandales n’ont rien trouvé mieux que de tordre les cannes. Sous le pont Corneille, c’est un projecteur d’éclairage qui a été dérobé. La ville semble donc jouer de malchance pour l’installation de ses appareils sportifs et ludiques (20 000 € tout compris). Reste une question : était-ce bien judicieux de poser sur ces quais, dont une bonne partie à encore des allures de terrain vague, ces équipements ? C’est un peu comme de poser la cerise sur un gâteau par encore cuit... Toujours est-il que les travaux vont se poursuivre. D’ici la fin mars, il est prévu d’habiller le transformateur électrique, près du pont Boieldieu, d’installer des sanitaires publics et d’achever le pavage côté prairie.
Et la ville étudie avec l’entreprise qui les a fournis le moyen de réparer les baby-foot dégradés.
Patricia Buffet
p.buffet@presse-normande.com
Une canalisation géante et sous la Seine pour étancher la soif des plateaux à l’Est de Rouen
Les réseaux d’eau aux alentours de la Métropole sont vieillissants, perdent de l’eau et doivent être rénovés en permanence. C’est le constant constat de l’intercommunalité, qui relance un vieux projet pour « sécuriser la distribution d’eau potable des usagers des plateaux Est » : la création d’une canalisation de 7 km de long reliant l’usine de production de la Chapelle, à Saint-Étienne-du-Rouvray au réservoir à demi enterré et tout juste terminé de Franqueville-Saint-Pierre (le réservoir de Vaubeuges, 3 300 m3).
Mais il y a un obstacle, de taille : entre le captage de la Chapelle et la rive droite : la Seine. Deux plateformes de forage vont être temporairement installées de part et d’autre du fleuve pour pousser des canalisations de 500 mm sur un parcours enterré d’un kilomètre, cinq mètres au-dessous du lit du fleuve.
Un chantier en 2016
Sur le reste du tracé, qui emprunte essentiellement le fonds de Brunval (une valleuse qui remonte sur le plateau), les travaux devraient se faire avec une tranchée ouverte et rapidement refermée à chaque tronçon, histoire d’éviter des nuisances à l’environnement (l’érosion par exemple).
Le chantier - si l’enquête publique commencée ces jours-ci (disponible à la Métropole mais aussi dans les mairies de Saint-Étienne-du-Rouvray, Belbeuf, Saint-Aubin-Celloville et Franqueville-Saint-Pierre jusqu’au 25 février) passe sans remarque rédhibitoire, - pourrait commencer début 2016 pour s’achever un an plus tard.
La canalisation empruntera pour l’essentiel un tracé dans le domaine public, qui ne jouxtera qu’une cinquantaine de maisons.
Pour les nouveaux habitants des plateaux
Que traduisent ces grands travaux ? Que les captages de l’Aubette et de l’Andelle ne suffiront plus à long terme à étancher la soif des habitants des plateaux Est.
C’est d’ailleurs dans ce contexte que les Verts s’opposent, notamment pour éviter la pollution des trois forages de Saint-Étienne-du-Rouvray (qui sont les plus importants du territoire et qui produisent 5,57 M de m3 d’eau par an, sur les 34 M de m3 distribués dans la Métropole) au contournement Est. Jusqu’à 6 000 m3 d’eau par jour pourraient ainsi aller vers le réseau de Franqueville-Saint-Pierre quand les travaux seront terminés. De quoi étancher une sacrée soif.
C’est d’autant plus d’actualité que, par exemple, la mairie de Franqueville-Saint-Pierre projette de créer une ZAC au Val aux Daims, soit 400 nouveaux logements qu’il faudra irriguer. Et c’est n’est qu’un exemple.
B.M.-C.
L’eau, un chantier majeur
La Métropole ne cesse d’investir des millions d’euros pour sécuriser son approvisionnement en eau potable. Remplacement des vieilles canalisations, travaux d’assainissement, interconnexion des réseaux d’eau : l’enjeu est d’apporter une eau de qualité en quantité.
Ainsi, en 2014, la collectivité a investi plus de 34,5 millions d’euros pour sécuriser, remplacer et moderniser ses infrastructures en matière d’eau et d’assainissement. Elle continue son plan de renouvellement des réseaux de canalisation d’eau avec la suppression des branchements en plomb, lance des travaux d’extension de la station d’épuration Émeraude et poursuit ses opérations pour lutter contre les inondations ou encore sécuriser son réseau d’eau potable.
Pour rester dans les normes et pérenniser l’approvisionnement en eau, des investissements évalués de 200 à 450 M€ devraient être réalisés d’ici une dizaine d’années.
En décembre dernier, la Crea (devenue Métropole) a révisé ses tarifs pour coller à ses investissements : + 2,5 % sur l’eau potable et 4,5 % sur l’assainissement. Pour la facture moyenne d’un consommateur de la Crea, 70 m3, cela représente « entre 5 et 7 € ».
L’office du tourisme à Rouen développe sa carte des découvertes et visites
Plus de deux cents animations en place rien que pour le premier semestre contre trois cents pour l’ensemble de l’année 2014. Un indicateur du dynamisme touristique de la ville que Guy Pessiot, le président de Rouen Normandy Tourisme, a mis en avant vendredi matin. Un programme présenté sur les quais à bord de la péniche l’Escapade, l’un des huit bateaux proposant à présent des déjeuners et des dîners croisière sur la Seine. « Pour élaborer nos animations 2015, nous avons entendu les souhaits de découverte du patrimoine naturel de la métropole », a-t-il précisé. « Les touristes cherchent aussi une rencontre avec les savoir-faire locaux dans le domaine de l’art, de l’artisanat, de la gastronomie. Nous avons répondu à cette attente ».
Papilles, art et nature
Au programme des nouveautés, un cycle de conférences animées par Jacques Tanguy, historien et guide-conférencier à Rouen. L’une d’entre elles abordera le 11 avril l’histoire méconnue du vin à Rouen. Les parties insolites de la cathédrale, habituellement fermées au public, seront à trois reprises exceptionnellement accessibles. Le public pourra visiter le cimetière monumental, où reposent Flaubert, Boieldieu et Marcel Duchamp. Pour découvrir le patrimoine culinaire et paysager : une visite et un goûter dans une ferme à Saint-Pierre-de-Manneville, un rallye à Jumièges et une randonnée urbaine sur les collines surplombant la ville.
De nouveaux ateliers pour aborder l’art et la gastronomie sont également au menu. Les Toqués en Cuisine confectionneront et dégusteront leurs plats, accompagnés des conseils d’un chef, et l’artiste rouennais Ecloz animera un atelier graff pour réaliser sa toute première œuvre à la bombe. La visite de la ville restera le fer de lance du tourisme rouennais avec, tous les samedis, « Rouen et ses trésors » sous la conduite d’un guide-conférencier. Pour Yves Leclerc, le directeur général de Rouen Normandy Tourisme, ce programme devrait contribuer à « retenir les touristes à Rouen ». Avec en ligne de mire prioritaire, les 11 millions d’habitants de l’Ile de France toute proche qui méconnaissent encore la ville.
Site internet de Rouen Normandy Tourisme : www.rouentourisme.com
Tél. 02 32 08 32 40


