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31 Mar 13:39

Frédéric Sanchez : "Une majorité claire à la Crea"

Frédéric Sanchez, maire de Petit-Quevilly, président de la Crea candidat à sa propre succession, a salué la belle performance d'ensemble du Parti socialiste dans l'agglomération de Rouen.
31 Mar 13:34

Les heures de gloire du paquebot Normandie

by La Rédaction
Construit à partir de 1931 aux chantiers de Saint-Nazaire, le paquebot Normandie est le navire de tous les superlatifs et de tous les records. Une légende des mers !
31 Mar 12:56

NEOMA Business School lance le premier Institut Confucius “Business” de France

by Jacques-Olivier GASLY

Avec l'objectif de promouvoir la culture chinoise et de renforcer les échanges avec les autres pays, les Instituts Confucius « Business » s'appuient sur des universités ou des Ecoles pour proposer aux particuliers comme aux entreprises des cours de langues, des activités culturelles ou des modules orientés « business ».

Offrir aux entreprises et au grand public une meilleure compréhension de la Chine

Le NEOMA Confucius Institute for Business-Rouen a pour vocation d'accompagner les particuliers et les entreprises dans la découverte de la Chine. « Les motivations à pousser les portes de ce nouveau lieu d'échanges sont nombreuses : apprendre le chinois, maitriser les codes locaux en matière de business, développer de nouveaux marchés commerciaux… », explique Haiyan Zhang, Directeur du NEOMA Confucius Institute for Business-Rouen.

Cette nouvelle plateforme offre aux particuliers, via des cours de chinois et des ateliers découverte, un accès privilégié à la culture chinoise et à sa forme de pensée originale. L'Institut Confucius rouennais est également dédié aux relations économiques entre la Chine et la France et propose à ce titre des formations « sur mesure », répondant aux attentes et aux besoins de chaque professionnel et de chaque organisation. « Pour ce faire, nous nous appuyons notamment sur le réseau et le corps professoral d'excellence de NEOMA Business School, et sur son expertise forte en matière de management interculturel. Ceci représente un véritable atout », ajoute Haiyan Zhang.

Basé sur le campus rouennais de NEOMA Business School, l'Institut Confucius dispose d'un espace dédié offrant bureaux, salles de classe et de conférence. Il est également doté d'un centre de ressources documentaires et pédagogiques regroupant près de 3000 ouvrages (en français, anglais et chinois) sur l'histoire, l'économie, la littérature, la pensée, la gastronomie ou les arts.

La force d'un réseau de partenaires de renom

La création de NEOMA Confucius Institute for Business-Rouen s'inscrit dans la continuité des relations étroites établies depuis plus de trois ans entre l'agglomération de Rouen (la CREA) et la Municipalité autonome de Tianjin située à 120 km de Pékin (Beijing). « Nous avons pu bénéficier, depuis la genèse de ce projet, du formidable soutien de la CREA, de Laurent Fabius, Ministre des Affaires Etrangères et de Geneviève Fioraso, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche », précise Haiyan Zhang.

Labellisé par le HANBAN (Bureau de la Commission pour la diffusion internationale du chinois), cet Institut est le fruit d'une collaboration entre NEOMA Business School et l'Université de Nankaï, prestigieuse université de Tianjin. NEOMA Confucius Institute for Business-Rouen bénéficie également du soutien de la Région Haute-Normandie et de la CCI International de Normandie.

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NEOMA Business School : des relations privilégiées avec la Chine

« Nous nous félicitons que NEOMA Business School ait été choisie pour la création du 1er Institut Confucius « Business » de France. C'est non seulement une très belle reconnaissance pour notre Ecole mais également l'opportunité pour nous de resserrer des liens déjà très forts avec la Chine », souligne Frank Bostyn, Directeur général de NEOMA Business School.

L'Ecole entretient depuis de nombreuses années des relations privilégiées avec ce pays. Elle y compte près de 20 partenaires académiques. Chaque année, plus de 300 étudiants chinois rejoignent ses campus, faisant de la nationalité chinoise la nationalité la plus représentée au sein de NEOMA Business School. Cet historique avec la Chine a contribué à positionner l'Ecole comme partenaire privilégié pour la création du premier Institut Confucius “Business” en France. « Aujourd'hui, nos objectifs sont de continuer à développer des collaborations innovantes avec nos partenaires chinois, notamment en matière de Recherche et d'Executive Education. La création du NEOMA Confucius Institute for Business-Rouen s'inscrit pleinement dans cet esprit », précise Frank Bostyn.

www.neoma-bs-confucius.fr

31 Mar 12:56

La future CCI Ouest-Normandie évoquée

by Jacques-Olivier GASLY

La chambre consulaire de Flers-Argentan a tenu son assemblée générale mardi soir. L'occasion d'évoquer le projet de fusion des CCI et de revenir sur la situation économique du début d'année 2014.

Article de Elodie DARDENNE

Lire cet article… Ouest-France Entreprises

31 Mar 12:56

Comment les ruptures conventionnelles poussent les seniors au chômage

by Jacques-Olivier GASLY

Les désastreuses statistiques du chômage de février s'expliquent notamment par la forte progression du nombre de demandeurs d'emploi de plus de 50 ans et surtout de ceux qui approchent la soixantaine. Pour freiner ce mouvement, les règles de la rupture conventionnelles vont être durcies. Mais les entreprises anticipent et multiplient ces ruptures actuellement. Ce qui va encore peser sur le chômage

Article de Jean-Christophe Chanut

Lire cet article… La Tribune

31 Mar 12:55

L'offre en soins palliatifs en Haute-Normandie se renforce

by Jacques-Olivier GASLY

Le Groupe Hospitalier du Havre (GHH) dispose désormais d'une unité de soins palliatifs (USP). L'unité spécialisée de 10 lits accueille depuis le 17 mars des patients en phase palliative avancée ou terminale d'une maladie grave et évolutive.

Conformément au Schéma Régional d'Organisation des Soins (SROS) 2012/2017, l'offre vient renforcer les 26 autres lits de soins palliatifs qui existaient déjà et qui restent ouverts dans les services confrontés à des fins de vie. L'USP havraise, située au 6ème étage de l'hôpital Jacques Monod, est un recours pour les situations les plus complexes.

La présence de symptômes rebelles ou réfractaires aux thérapeutiques nécessitant notamment une réévaluation de la situation plusieurs fois par jour figure au chapitre des critères d'admission.

Chaque patient est accueilli dans une chambre individuelle adaptée à la mobilité réduite et à l'hébergement temporaire d'un proche. Des locaux de repos et de détente pour les familles ont été prévus ainsi que des espaces de rencontre avec les médecins et les soignants. Depuis 2011, il existe une unité de soins palliatifs similaire de 10 lits au CHU de Rouen. A noter que l'hôpital de Pont-Audemer ouvre conjointement à celle du GHH une unité spécialisée de 5 lits.

31 Mar 10:42

L'autre enjeu des élections municipales : la création de la future métropole de Rouen

by Richard Plumet
© France 3 Haute-Normandie

Pour la première fois, les électeurs votaient pour élire des conseillers communautaires. Cette nouveauté des municipales 2014 reste encore un peu obscure pour beaucoup…

31 Mar 10:36

Développement local : quand le CESE redécouvre le métier de développeur territorial

by Cédric Néau
Dans un avis publié le 25 mars, le Conseil économique, social et environnemental souhaite généraliser les coordinateurs dont la mission serait de faciliter la concertation entre les parties prenantes d'un projet de développement économique " pour éviter les blocages de plus en plus fréquents ". Ce métier existe en fait déjà, mais s'est éloigné de l'animation pour l'expertise. Les choses changent peu à peu, face à la demande des citoyens et aux contraintes apportées par la crise.
31 Mar 10:36

L'Europe valide les aides françaises aux projets éoliens et relance la filière

by odescamps
La Commission européenne estime que les tarifs d'achat soutenant la production éolienne d'électricité ne sont pas incompatibles avec le droit communautaire s'ils sont notifiés comme une aide d'État. C'est une nouvelle importante qui sonne la fin d'un feuilleton qui freinait depuis plusieurs années l'essor de nouveaux parcs éoliens.
31 Mar 10:34

La Semaine du développement durable incite à "consommer autrement"

31 Mar 10:13

Effets de la pollution atmosphérique d'origine automobile sur la santé des policiers affectés à la circulation à Paris

L'étude a pour objet d'évaluer les effets de la pollution automobile sur la santé des gardiens de la paix de la préfecture de police de Paris, notamment ceux qui au cours de leur service, sont exposés sur la voie publique ; une population témoin de personnels non exposés a été égaiement étudiée à titre de référence. Cette étude a comporté d'une part la mesure de l'exposition individuelle des agents aux principaux indicateurs de ce type de pollution atmosphérique, d'autre part le suivi de certains paramètres biologiques permettant d'évaluer l'action de ces polluants sur la santé. Des mesures biologiques comprenant des dosages sanguins de plomb et de carboxyhémoglobine ont été réalisées sur 204 fonctionnaires. Parmi eux, 38 ont été choisis pour déterminer leur exposition individuelle au monoxyde de carbone et au benzène à l'aide de capteurs individuels. Les valeurs d'exposition au monoxyde de carbone et au benzène et les teneurs en carboxyhémoglobine permettent de distinguer trois classes d'exposition en fonction de l'activité des agents. Les plus exposés sont les motards, les gardiens affectés aux carrefours et les agents des compagnies de sécurité. Les habitudes tabagiques ont une plus forte contribution à l'imprégnation sanguine au monoxyde de carbone que l'exposition aux polluants automobiles, même en cas de forte exposition. Les niveaux d'exposition au monoxyde de carbone sont nettement inférieurs aux valeurs recommandées par l'OMS et a fortiori aux valeurs réglementaires du ministère du Travail (55 mg.m3 sur 8 heures). À défaut de valeur recommandée par l'OMS, les niveaux de benzène sont également nettement inférieurs à ceux admis en milieu professionnel (16 mg.m3 sur 8 heures). Les taux de plombémie sont faibles et toujours inférieurs à la valeur limite considérée comme le début d'une intoxication saturnine chronique. Une étude similaire avait été effectuée par le Laboratoire Central en 1974 et en 1981. Les niveaux moyens d'imprégnation sanguine en CO sont voisins de ceux obtenus en 1981. Ils sont en nette diminution en ce qui concerne la plombémie.The aim of this study was to assess the effects of car pollution on police health in Paris, more particularly for policemen who are working near streets and crossroads. A population of non-exposed policemen has also been studied as a reference. This work included individual exposure measurements to some urban pollution main indicators and biological determinations to estimate the effects of these pollutants on health. Biological measurements in blood, including determinations of carboxyhemoglobin and lead, were realized on 204 men and women employed by the Prefecture de Police. Carbon monoxide and benzene individual exposure had been measured on 38 men among these policemen, by the use of individual analyzers or pump samplings. Three classes of exposure, which depends on police activities, could be characterized according to CO and benzene exposure levels and carboxyhemoglobin concentrations. The most exposed classe includes motorcycle police, police at crossroads, and policemen in security companies. Carboxyhemoglobin mean values before traffic exposure are four to live times more important for smokers (4.5 % HbCO) than for no-smokers (1.0 % HbCO). After work, these mean values are respectively 5.3% and 1.1 % HbCO. We could conclude that no-smokers agents don't reach the WHO value (2.5 % HbCO), which should not been exceeded, white average HbCO percentage for smokers alter work is twice more important than OMS value. So, smoking contributes to higher levels of CO in blood than car exhaust pollutants, even for high air pollutants concentrations. CO exposure levels are lower than the WHO recommendations for ail the durations, and therefore lower than limit values fixed in working places (55 mg.m3 for 8 hours). No level for airborne benzene is recommended by WHO, as this compound is carcinogenic to humans, - WHO indicated that for an air concentration of 1 µg.m3, the estimated lifetime risk of leukaemia is 4.10-6. Individual benzene measurements are lower than limit concentrations for working place (16 mg.m3 for 8 hours). Lead blood levels, which average value is 45 µg/l, are clearly smaller than the WHO value (200 µg/l), considered for the beginning of a chronical lead poisoning. Similar studies had been carried out in 1974 and 1981, for CO and lead, but only fixed measurements had been used for the estimation of police pollutants exposure. Carboxyhemoglobin average levels are practically unchanged since 1974,- even if CO atmospheric concentrations in Paris, measured in car pollution influenced stations, are decreasing since 1991. Average blood lead results are four times lower than in 1981. The use of unleaded gasoline and the increase of diesel cars percentage, had really contributed to lower atmospheric lead levels for a few years.
31 Mar 10:13

Pollution de l'air : de l'instrumentalisation des enjeux environnementaux

Si la prise en compte des enjeux écologiques dans les choix stratégiques des industriels concernés par les sources mobiles de pollution atmosphérique reste encore inégale et limitée, l'argumentation environnementale, comme support de leur action, joue un rôle croissant. Cette montée en puissance des critères environnementaux dans la décision ou la communication résulte d’une part de la volonté du ministère de l'Environnement de poser un cadre de référence aux discussions préparatoires à la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie, d'autre part de la dynamique compétitive des interactions engagées par les industriels. C'est à ce dernier aspect que se consacre plus particulièrement cette étude de manière à saisir l'évolution des perceptions et des actions mises en œuvre. Although industrialists concerned by mobile sources pollution still pay uneven and limited recognition to ecological impacts when making their strategic choices, the environment is increasingly becoming a commercial argument. The growing importance of environmental criteria in decision-making and communication results partly from the Ministry's desire to set out a discussion framework In preparation for the law on air quality and the rational use of energy, and partly from the competitive interplay, triggered among industrialists. Indeed, this latter aspect provides the particular focus of this report, which attempts to identify changes in industrialists' perceptions and the actions that have been undertaken.
31 Mar 10:12

Les carburants les plus écolos : le gaz naturel et le gaz liquide

31 Mar 10:12

Effets de la réduction de la vitesse des automobiles dans certains secteurs en Suisse

31 Mar 10:10

Qualité de l'air : réduire l'exposition des Européens, priorité de la Commission

by Philippe Collet / Actu-Environnement
En décembre 2013, la Commission a proposé une nouvelle série de mesures pour réduire la pollution atmosphérique. En ligne de mire, les impacts sanitaires qu'elle souhaite réduire de moitié. Reste à convaincre des Etats membres réticents.
28 Mar 10:53

Le Nimby, bête noire des candidats maires bâtisseurs

28 Mar 10:47

La Poste veut revoir le modèle de ses bureaux dans les grandes villes


La Poste estime que son réseau "n'est plus adapté" dans les grandes villes et veut créer des relais dans les gares ou commerces de proximité avec moins de services mais des horaires plus souples, selon des documents internes consultés mercredi par l'AFP.

Dans ces documents, dévoilés initialement par Le Monde, La Poste note que son réseau, avec un seul modèle de bureau, n'a pas évolué depuis 20 ans et "n'est plus adapté dans les grandes villes" où "le client veut tout, tout de suite".

Le groupe évoque donc la piste de "bureaux repensés" et "complétés par des Relais poste" situés dans des commerces de proximité ou des gares avec des "horaires plus larges" et une meilleure accessibilité, mais moins de services, comme les services bancaires.

Dans le document de travail, le groupe prévoit des projets pilotes en 2014 dans quatre agglomérations et une "mise en oeuvre" à partir de 2015.

Sollicitée, la direction de l'entreprise a reconnu que "les évolutions des villes, des modes de vie et la révolution numérique modifient les relations entre les clients et les services de proximité".

"Il est donc nécessaire que La Poste cherche à adapter son réseau", a indiqué le groupe, qui précise toutefois que ce projet n'en est qu'"au stade de la réflexion".

"Il implique un calendrier de travail sur le long terme, et reposera sur des expérimentations conduites en accord avec les collectivités locales", ajoute La Poste.

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© 2014 AFP

Pour Philippe Fouillou (SUD), "le but du jeu, c'est d'essayer de réorganiser les bureaux en fonction de leur potentialité", afin que "la Banque postale accapare les bureaux rentables pour développer sa politique commerciale".

Le syndicaliste y voit la "fin de la mission de service public" et "une avancée vers un bureau de poste purement commercial", redoutant qu'à terme, les bureaux en Zone urbaine sensible (ZUS) "qui nécessitent une présence humaine importante", ne soient par exemple "entièrement automatisés".

Pour les zones rurales, un autre document interne évoque l'idée de "faire entrer de nouveaux partenaires" dans les établissements.

Le groupe prévoit notamment un "test à venir dans dix bureaux d'une mutualisation avec les Caisses d'allocations familiales (CAF)" ou une diversification des formes de mutualisation avec les offices de tourisme, les maisons de santé ou les maisons de services publics.

Le groupe, qui emploie quelque 240.000 personnes, compte 17.000 points de contact (à fin décembre 2013), un niveau inscrit dans le contrat de présence territoriale signé avec les autorités. Le groupe fait le constat qu'à l'heure actuelle, 96,8% de la population habite à moins de 5 km d'un point de contact.

28 Mar 10:46

Hte-Ndie. Le chômage des seniors et de longue durée continue de croître

by Jacques-Olivier GASLY

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle-emploi en catégorie A, a diminué de 0,4% en février en Haute-Normandie et s'établissait à 101.959 soit 378 personnes inscrites en moins. Sur un an, la hausse du nombre des demandeurs d'emploi est de 2,5 % en Haute-Normandie alors qu'en France métropolitaine, on a enregistré une augmentation de 0,9 % en février et de 4,7 % sur un an.

Pour les inscrits de catégories B et C, personnes ayant exercé une activité réduite, on constate une hausse sensible de +1,1% en février en Haute-Normandie. Leur nombre s'établissait à 55.432 soit 587 inscriptions supplémentaires. Sur un an la hausse est de 6,0% en Haute-Normandie. Les trois catégories A, B et C confondues, en Haute-Normandie le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,1% en février et s'établissait à 157.391. Sur un an, il est en hausse de 3,7 % lorsqu'elle a été de +4,8 en France métropolitaine. La Haute-Normandie subit donc une croissance de la demande d'emploi nettement moins forte que la France métropolitaine. Si l'on s'en tient à la seule catégorie A, l'orientation est à la baisse depuis maintenant 3 mois : -0,4% en décembre, -0,1% en janvier, -0,4% en février.

Même chose chez les plus jeunes (moins de 25 ans). On constate même un recul global sur un an de -3,7% pour les catégories A et de -1,6% pour les catégories A, B et C. Dans la tranche des 25 – 49 ans, il y a une diminution en février (-0,9% en cat A et la stabilité pour les A, B et C) et des augmentations sur un an de +1,9% et +3,3% qui ralentissent.

En revanche, la dégradation est loin d'être enrayée pour les plus de 50 ans quelque soit la catégorie : +1% (cat A) et +0,8% (cat A, B et C) en février et +10,3% toutes catégories confondues sur un an. Ce mauvais chiffre se confond avec celui des inscriptions à Pôle-emploi depuis plus d'un an en augmentation de 11,6% alors que les inscriptions depuis moins d'un an sont en diminution de -2,3%.

Les offres d'emploi collectées par Pôle-emploi ont augmenté en Haute-Normandie, au cours des trois derniers mois, de 0,9% par rapport aux trois mois précédents. Cette hausse concerne les offres d'emplois non durables (moins de 6 mois, +0,4%) et les offres d'emplois durables (six mois ou plus, +1,4%).

L'intérim

Le constat d'un emploi moins pénalisé en Haute-Normandie qu'en France métropolitaine se vérifie dans l'intérim par le baromètre fourni par Prism'emploi. Le groupement professionnel qui réunit 90% de la branche annonce à la fin février 2014 une progression de l'emploi intérimaire de 5% sur un an en Haute-Normandie lorsqu'il y a un recul de 2,4% au niveau national. La région se situe au deuxième rang après l'Auvergne (+8%), devant la France-Comté (+4,4%). C'est le sud de la France qui provoque le recul national avec -9,9% en Languedoc-Roussillon et -9% en région PACA. Les chiffres de Prism'emploi diffèrent régulièrement de ceux que donne Pôle-emploi. Ainsi pour l'année 2013 (derniers chiffres disponibles), Prism'emploi faisait état d'un recul de -8,6% en France métropolitaine alors que Pôle-emploi donnait une progression de 6,9%. Pour la Haute-Normandie, le baromètre de Prism'emploi indiquait -6% et Pôle-emploi, +9,9%.

28 Mar 10:42

Carrefour Barentin organise sa journée de l'alternance - Tendance Ouest


Carrefour Barentin organise sa journée de l'alternance
Tendance Ouest
Carrefour Barentin recrutera cette année 24 jeunes qui seront formés aux métiers de la boucherie, de la poissonnerie ou encore aux métiers de la caisse et de l'équipement vente. Un stand sera installé dans la galerie commerciale. Les membres du magasin ...

et plus encore »
28 Mar 10:41

L'Etat et les partenaires sociaux s'engagent à développer les métiers de l'autonomie

by Avec l'AFP
Le gouvernement et les partenaires sociaux ont signé jeudi 27 mars un accord-cadre dans lequel ils s'engagent à valoriser et développer les métiers destinés à accompagner la perte d'autonomie, première étape d'un plan en faveur de cette "filière d'avenir".
28 Mar 10:39

Ce n'est pas bien de détruire les archives municipales quand on vient de perdre la mairie !

28 Mar 10:38

L'USH et le ministère lancent (enfin) leur appel à projets pour 10.000 logements sociaux accompagnés

28 Mar 10:35

Changement de climat en France au XXIe siècle ?

28 Mar 10:35

Vers un observatoire de la qualité de l'air intérieur

28 Mar 10:34

Elaboration d'un cadastre d'émissions de polluants primaires dans la région Nord-Pas-de-Calais. Les transports automobiles

Pour représenter à l'aide d'un modèle informatique la qualité de l'air d'une région choisie il faut disposer d'un grand nombre de données de trois types : les émissions de polluants précurseurs du smog photochimique, les paramètres météorologiques ainsi que les données des réseaux de mesure de la zone considérée. Il est aisé de disposer assez rapidement des deux derniers types de bases de données en contactant Météo-France et les réseaux de mesures. En revanche, il existe encore peu de données concernant les cadastres d'émission français. Il a donc été nécessaire d'établir un cadastre pour la région que nous avons étudiée. Ce travail très lourd d'élaboration d'un cadastre d'émissions primaires de polluants a été scindé en deux parties : d'une part l'élaboration du cadastre d'émissions anthropiques lié aux activités humaines, et la partie concernant les émissions des sources automobiles est développée dans cet article ; d'autre part celle du cadastre d'émission biogéniques dites aussi « émissions naturelles », qui donnera lieu à une prochaine publication.Dans ce travail a été réalisé un inventaire des sources mobiles (trafic automobile) de la région prenant en compte les véhicules particuliers, les utilitaires légers ainsi que les poids lourds.L'inventaire des sources automobiles nécessite diverses données telles que la représentation du trafic régional, la connaissance du parc automobile de la région ainsi que l'utilisation de coefficients unitaires d'émissions véhiculaires, fournies par l'INRETS dans notre cas. L'estimation du trafic automobile est réalisée ici en utilisant : pour les grands axes de circulation le modèle de trafic POLEMI, mis au point par notre équipe, alimenté par des données DDE ; pour les unités urbaines soit des données de trafic fournies par les services transports des communautés urbaines et des grandes villes de la zone considérée lorsqu'elles sont disponibles, soit une méthodologie de type CORINAIR reliant les émissions à un « facteur d'activité ».Dans une publication ultérieure, nous verrons que les bases de données ainsi obtenues ont été introduites dans le modèle UAM IV, appliqué à l'étude d'un épisode de pollution photochimique dans la région Nord-Pas-de-Calais. Le modèle a donné des résultats satisfaisants, particulièrement au niveau de l'agglomération lilloise.In a given area, in order to address the study of air quality by using a computer model, it is necessary to have a large number of input data of three types: photochemical smog precursors emissions, meteorological parameters, monitoring networks data. It is easy to have quite rapidly the two last mentioned data by contacting Meteo-France and the regional monitoring networks. Nevertheless at the moment few emission inventories are available in France. Thus we had to make out a cadastral grid in the region we are studying. This sizeable work has been divided in two parts: on one hand the development of a man-made emissions data base of which the part concerning mobile sources is presented in this paper ; on the other hand the cadastral biogenic emissions to be presented in a forth coming paper.In this work we fulfilled an inventory including the biggest industrial sources and the road vehicles emissions in the region. The mobile sources inventory requires the detailed knowledge of the regional traffic, of the car fleet, and of the vehicles emissions factors. The evaluation of vehicles traffic has been made by using, for the main roads, the POLEMI software developed by our team and supplied with DDE data; for the urban units, either traffic data from city transportation services when available or the European CORINAIR methodology.In a forthcoming paper we will state that the data thus obtained have been used as input data in the UAM IV model concerning the modelling of a photochemical smog episode in the Nord-Pas-de-Calais area. A fairly good agreement has been obtained, namely concerning the Lille city conurbation.
27 Mar 11:37

L’intercommunalité chef de file des stratégies foncières

by (Source : AEF Habitat et Urbanisme, )
Le Conseil général de l’environnement et du développement durable formule dans son rapport "Actions foncières à moyen ou long terme : anticiper pour mieux maî
27 Mar 11:37

Pont Mathilde à Rouen : les transporteurs font leurs comptes

by Isabelle Villy
Les entreprises de transport de l'agglomération de Rouen font leurs comptes depuis la fermeture du pont Mathilde, le 29 octobre 2012, après l'embrasement d'un camion sur l'ouvrage.
27 Mar 11:37

Adaptation des logements au vieillissement: : soyons plus ambitieux dit le Cese

by (Adrien Pouthier, )
Le Conseil économique social et environnemental a adopté mercredi 26 mars un avis sur le projet de loi d’orientation sur «l’adaptation de la société au vieillis
27 Mar 11:37

Urbanisme : la loi Alur est publiée

by Pierre Emmanuel Bouchez / Actu-Environnement
La loi pour l'accès au logement et pour un urbanisme rénové (Alur), portée par la ministre de l'Egalité du territoire et du Logement Cécile Duflot, a été publiée le 26 mars 2014. Outre ses dispositions destinées à favoriser l'accès au logement, la lutte contre l'habitat indigne et les politiques pub...
27 Mar 11:37

Les sept clichés les plus tenaces sur le vélo

by Olivier Razemon

L’auteur de ce blog publie ce jeudi 27 mars un nouveau livre, Le pouvoir de la pédale – Comment le vélo transforme nos sociétés cabossées, aux éditions Rue de l’Échiquier. L’ouvrage doit beaucoup au blog et à ses lecteurs. Juste retour des choses, voici ci-dessous, en avant-première, un extrait – adapté au format du blog – de Le pouvoir de la pédale.

Caricatures à usages multiples. Moyen de transport du pauvre, loisir du dimanche, talisman écologique ou portefaix du "bobo" : il est commun, et sans doute rassurant, de réduire le vélo à une caricature. La plupart de ces clichés, qui s’appuient sur quelques éléments tangibles, réussissent à concentrer en un seul objet de nombreux fantasmes: le vélo est à la fois un outil transparent mais qui suscite des comportements sournois, une source de détente et un facteur de tensions. Le cycliste est considéré alternativement comme lent et rapide, riche et pauvre, individualiste mais de gauche, profondément égoïste et naturellement altruiste, humble et arrogant.

Le vélo brise les idées reçues, casse les codes, appelle des raisonnements contre-intuitifs, souligne les contrastes. On l’aime ou on ne l’aime pas. Voire, c’est fréquent, on l’aime à certains moments, dans certains lieux, mais pas ailleurs. Ces clichés prêteraient à sourire s’ils ne servaient pas, trop souvent, de prétexte pour refuser de développer des politiques cyclables.

1/ LA VOITURE DU PAUVRE

C’est le cliché le plus ancien. Dans les années 1950 et 1960, seul le plus riche, ou le plus frimeur, se permettait d’acquérir une "conduite intérieure". Le pauvre se contentait de rêver, chaque année, devant les modèles rutilants exposés au salon de l’auto, avant de repartir tristement sur sa vieille bécane. Cette image de "véhicule du pauvre" persiste aujourd’hui. À la campagne, ou dans les petites villes, la bicyclette est incarnée par ce vieux monsieur, mal fagoté, qui peine à petite vitesse sous un soleil de plomb ou protégé du déluge par une casquette élimée. Il fait pitié. En le dépassant, bien abrité par sa carrosserie, on aurait envie de lui lâcher : "Mon brave, laissez donc votre malheureux biclou dans le fossé ; on vous emmène."

Cette représentation, plus partagée qu’on ne le croit, pèse sur les infrastructures. Telle communauté de communes rechigne à voter des crédits substantiels, tel maire boude l’inauguration du parking à vélos et délègue un adjoint. Même en période de vaches maigres, "il faut peser un certain budget pour être pris au sérieux dans les couloirs d’un ministère", affirmait, en juin 2013, Pierre Toulouse, membre de l’équipe chargée d’élaborer un "plan vélo" au ministère des Transports. Le constat vaut dans les mairies. "Ce n’est pas un gros budget", lâche l’adjoint aux finances avec un rictus de mépris.

2/ UN SPORT DU DIMANCHE

On pédale pour se défouler, gagner des critériums, battre ses copains sur les routes détrempées le dimanche matin, avant de brandir une coupe en métal sponsorisée par l’hypermarché du coin. Cette pratique, surtout masculine, est très répandue en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie ou en France. La compétition séduit tant de jeunes amateurs que certains, passionnés, s’engagent comme professionnels. Le mot "cyclisme", dans les médias, demeure associé à "performance", "critérium", "effort" et, depuis la fin du 20ème siècle, "dopage". Très populaire depuis les années 1980, le vélo tout terrain (VTT) convoque lui aussi le dépassement de soi, mais cette fois en montagne ou sur un terrain vallonné. L’émergence des cross-country, trials et autres enduros a permis la diffusion du vélo auprès de jeunes sportifs jusque-là réfractaires. Les compétitions de "dirt", consistant à effectuer des figures acrobatiques sur un bicyle motocross, ou BMX, impressionnent les foules.

Mais, réduit à cette image sportive, le vélo apparaît comme un objet étrange, inaccessible, difficile à manier. Pédaler, même en ville, serait réservé aux gars musclés qui aiment aller vite, se déguiser en coureur, transpirer et rouler "en danseuse" en fournissant un effort intense. Aperçu dans les lacets des cols alpins, sous le soleil impitoyable, le vélo est associé à la souffrance. Dans les rues de Paris, avant les années 2000, les rares cyclistes qui s’aventuraient dans la jungle urbaine entendaient parfois cette injonction, lancée par un quidam : "Baisse la tête, t’auras l’air d’un coureur !" C’est aussi le vélo-sport que Louis Nègre, maire (UMP) de Cagnes-sur-Mer, incrimine, en septembre 2012, lorsqu’il annonce une limitation inédite de la vitesse à 10 km/h sur la piste cyclable qui longe la Méditerranée : "Je ne voudrais pas qu’un cycliste, en tenue et en casque, égoïste et irresponsable, percute un enfant", se justifie alors l’élu.

3/ UN PASSE-TEMPS, TOUT AU PLUS

La scène se passe à Marseille, à proximité du parc Borély, le grand espace vert des quartiers sud. "Mais que faites-vous là ? Vous ne pouvez pas rester dans le parc pour faire du vélo !", lance cette femme, assise dans sa voiture, à une cycliste. "Faire du vélo", comme on fait un footing, de la salsa ou de l’italien. Une activité, sans doute respectable et distrayante, mais en aucun cas un moyen de transport. Un peu comme si une langue vivante, outil de communication, était reléguée au rang de passe-temps. Dans un clip destiné à promouvoir ses "services à la mobilité", le constructeur Peugeot met en scène une femme qui pousse un vélo dans la rue, un casque sur la tête, puis un homme qui fixe sa bicyclette à une barre, sur le toit de sa voiture. Le message est clair : Peugeot tolère le cycliste qui s’adonne au plaisir de la balade. Quand il aura fini de jouer, il descendra de selle et retrouvera sa berline.

L’image du vélo-loisir, sympathique et conviviale, rassure. La bicyclette s’épanouit à la campagne, loin du travail, des déplacements quotidiens. Elle est associée à la balade, aux vacances, aux journées de soleil, à la Paulette d’Yves Montand. C’est une occupation saine qui génère des recettes touristiques et ne menace pas l’ordre établi.

4/ UN TALISMAN ÉCOLOGIQUE

On ne peut pas imaginer tout le mal que l’écologie a fait au vélo… Depuis que René Dumont, candidat écologiste à la présidentielle en 1974, est arrivé en selle sur un plateau de télévision pour présenter son programme, on réduit la bicyclette au message écologique qu’elle est censée porter. Tel consultant, proclamé spécialiste en "développement durable", explique ses nouvelles trouvailles face à une caméra ; derrière lui, bien visible, on aperçoit un guidon. Un congrès de professionnels est consacré à ce même "développement durable". Un praticien se dévoue pour se montrer sur scène, juché sur un vélo. Une entreprise veut prouver ses "bonnes pratiques" : elle place un pictogramme représentant deux roues, un guidon et un pédalier sur la page d’ouverture de son site Internet. À l’automne 2013, sur des autocollants diffusés par le Front de Gauche, des personnages d’âge divers, assis sur un tandem à cinq places et brandissant un drapeau rouge, invitent à lutter contre la réforme des retraites. Une bicyclette en bandoulière, on se préoccupe de la planète, on se montre solidaire, on est quelqu’un de bien. Le vélo est un talisman que l’on exhibe, voire un crucifix éloignant le diable maléfique. Et voilà notre pauvre vélo, qui n’en demandait pas tant, transformé en talisman écolo, trônant en bonne place entre l’éolienne, la yourte et la couche lavable ; la version mobile de la bougie à laquelle voudraient revenir "ces abrutis d’écologistes décroissants".

Reste que l’argument environnemental, surtout s’il est cosmétique, se retourne comme un gant. Parfois, il se trouve quelqu’un qui lâche "l’écologie, ça commence à bien faire", comme s’y était risqué, en 2010, Nicolas Sarkozy, alors président de la République. C’est muni de ce solide argument que le mouvement breton des "bonnets rouges" a combattu la taxe sur les poids lourds, dite "écotaxe", à l’automne 2013.

5/ UNE LUBIE DE "BOBO"

Le vélo serait l’outil des privilégiés, ceux qui ne connaissent pas la vraie vie, qui ne mettent jamais les mains dans le cambouis, au contraire du peuple qui souffre et sait cultiver la joie simple d’une route nationale avalée à 115 km/h. Cette opposition entre cyclistes privilégiés et automobilistes victimes est devenue un lieu commun. En Pologne, un élu d’un petit parti de droite qualifie ainsi les cyclistes de "jeune aristocratie". Quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2012, alors que ses rivaux organisent des meetings place de la Concorde et au bois de Vincennes, la candidate Marine Le Pen fustige "les bobos venus après le brunch au spectacle de la Concorde, avant de filer en Vélib’ à Vincennes voir si François a une cravate plus cool que Nicolas. À moins que la séance de yoga ne les oblige à renoncer à ces festivités". Lorsque Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, s’était prononcé, avant de changer d’avis, contre l’abaissement de la vitesse autorisée sur le périphérique parisien, il prenait la défense  des banlieusards contraints de modérer leur vitesse afin que les riches Parisiens puissent profiter de l’air pur sur leur bicyclette.

Le bobo, au fond, c’est celui qui a plus d’argent, plus de facilités, qui parle comme un livre ou s’exprime par écrit, celui que l’on jalouse un peu. Le bobo se soucie davantage de son corps que de son héritage, préfère les légumes de saison à la friture, boit de l’eau gazeuse et non des sodas, privilégie l’être à l’avoir. Le bobo, c’est tout cela à la fois et aussi son contraire, mais au fond peu importe. Invoquer le bobo, c’est demander un peu de respect. Chacun étant bien entendu le bobo de quelqu’un d’autre. Dans l’imaginaire collectif, le bobo cycliste habite le centre-ville, dans ces quartiers autrefois populaires où l’on trouve désormais des magasins de décoration, des écoles privées et où les gargotes d’antan se sont transformées en restaurants trop chers et pas bons. Dans ces quartiers, point de culture automobile: lorsqu’un quidam assure qu’il va devoir "changer de plaquettes la semaine prochaine", on l’imagine atteint d’une grave maladie du sang.

6/ UN OBJET RIDICULE

À Soissons (Aisne), 30 000 habitants, les administrateurs d’une pépinière d’entreprise discutent des aménagements de leurs futurs locaux. Lorsqu’un participant propose d’installer un parking réservé aux cyclistes, l’assistance éclate de rire. Lorsque Delphine Batho, alors ministre de l’Écologie, prépare, en mai 2013, des mesures visant à encourager les salariés à se rendre au travail à vélo, Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), lâche au Figaro : "Nous avons cru à un gag. Nous avons actuellement d’autres préoccupations que l’usage de la bicyclette." Dominique Lebrun, coordonnateur interministériel pour le vélo, confie la perplexité qu’il provoque dans les couloirs du ministère des Transports. "Certains m’abordent, goguenards, en faisant mouliner leurs mains : “Alors, ça pédale ?”" Dans les collectivités, les chargés de mission sont souvent confrontés à des remarques similaires.

Lorsque le ridicule ne le tue plus, le vélo est un objet détesté. La scène se passe à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis). Comme presque tous les jours, un jeune père de famille remonte la rue qui mène à l’école maternelle sur son "vélo-cargo", une bicyclette dotée d’un baquet à l’avant. Ses deux enfants sont assis dedans. Derrière lui, un automobiliste, seul dans son habitacle, s’impatiente, klaxonne, s’agace. "Votre véhicule est problématique", lance-t-il au cycliste.

En janvier 2013, le tribunal d’Avignon convoque trois jeunes gens désœuvrés, prénommés Vincent, Thomas et Michaël, auteurs d’une mémorable virée motorisée, en juin 2012. Les trois gaillards, après un barbecue et un après-midi passé dans leur canapé devant le grand prix de Formule 1, avaient sillonné la campagne vauclusienne en voiture, à la recherche de cyclistes qu’ils visaient d’un pistolet tirant des billes en plastique. "Le scénario se répète à Vaison-la-Romaine ou Saint-Saturnin-lès- Avignon : à la vue de cyclistes, Michaël ralentit, ses copains sortent les armes et tirent. Puis ils partent en riant", rapporte le journal régional. Interrogés par la police, les trois copains déclarent "ne pas aimer les cyclistes car ils roulent de front et gênent les voitures".

Ce genre de confrontation brutale est presque toujours un débat "entre hommes", une explication "franche", un choc viril mais (pas toujours) correct. Les femmes n’y ont pas leur place. En selle, elles subissent parfois des sifflements, moqueries et propos salaces. Certains extrémistes, inspirés par des idéologies religieuses, dénient même aux femmes le droit de monter sur un vélo. Au début du 20ème siècle, en Europe, au moment où la bourgeoisie découvre ce moyen de transport,  quelques esprits retors jalousent la liberté qu’il confère aux femmes. Elles y trouveraient un plaisir licencieux, imaginent même les plus tordus. Le vélo serait-il un instrument de liberté, y compris sexuelle ? En tous cas, la bicyclette dérange les religions. En 2009, la ville de New York a dû renoncer à un projet de piste cyclable dans le quartier juif hassidique de Williamsburg, à Brooklyn. Les autorités religieuses s’opposaient à ce que leurs fidèles puissent, à l’occasion, croiser des personnes de sexe opposé partiellement dévêtues…

7/ UN DANGER PUBLIC

Cet humain sans protection qui se déplace relativement vite et sans carrosserie n’en finit pas d’étonner. Le cliché revient souvent, au comptoir d’un bistrot, à un pique-nique entre amis ou dans le bureau d’un aménageur ou d’un élu. Demandez à des Parisiens combien de cyclistes sont morts dans la capitale en un an. La plupart donneront un chiffre compris entre 20 et 50 ; certains répondront "100" voire "1 000". Or, la réponse est précisément la suivante : "en moyenne 3, certaines années 0, et le record, enregistré en 2009, est de 6".

Or, selon un document de la FUB, aux Pays-Bas et au Danemark, on déplore une vingtaine de tués par milliard de kilomètres parcourus, alors que ce chiffre s’élève à environ 30 en Allemagne, 80 en France ou encore plus d’une centaine aux États-Unis. Comme le résume, encore, la FUB, "plus il y a de cyclistes, moins ils ont d’accidents". Enfin, une autre étude portant sur 107 pays révèle que le nombre de personnes tuées à vélo ou à pied est inversement proportionnel à la consommation de carburant par les véhicules motorisés. Cela s’explique aisément. Les cyclistes contribuent, par leur présence même, à ralentir la circulation. Plus ils sont nombreux, plus ils amènent les automobilistes et motards à lever le pied. De plus, dans une ville cyclable, on s’habitue à la présence  de cyclistes, on sait qu’il est possible d’en croiser. On les "calcule".

Post-scriptum. Le pouvoir de la pédale sera disponible en librairie à partir de ce jeudi 27 mars. L'auteur est l'invité, ce mercredi 26 mars, de l'émission Le téléphone sonne, sur France-Inter, que le thème suivant: "Comment encourager l'usage du vélo?". A l'occasion de la sortie du livre, un débat sur l'avenir du vélo en France est organisé le jeudi 27 mars à 18h45 à la Maison du vélo, place de la Bastille, à Paris. Entrée libre, inscription auprès de Rue de l'Echiquier.

Et voilà, fin de l'autopromo.