Près de Rouen, un accident de circulation a eu lieu hier soir entre un vélo et un métro
Près de Rouen, un accident de circulation a eu lieu hier soir entre un vélo et un métro
L'échelle d'une nouvelle entité régionale est « pour moi, naturellement et simplement, la Normandie », a déclaré jeudi Laurent Beauvais, président (PS) de la région Basse-Normandie en réaction aux annonces du Premier ministre sur la réforme de la décentralisation.
Alors qu'il s'exprimait pour la première fois devant l'assemblée régionale depuis M. Beauvais a affirmé qu'il y a « aujourd'hui une occasion unique de passer enfin de la parole aux actes » et a annoncé un dispositif de concertation et d'études qui fasse naître « une Normandie forte, dans le consensus et construite sur un projet de développement ».
Le président du conseil régional va d'abord demander au CESER de dresser un bilan des coopérations interrégionales, avec la Haute-Normandie, la Bretagne, le Centre, les Pays de Loire et l'Ile-de-France, et de mettre en perspective « les enjeux stratégiques d'une fusion avec la Haute-Normandie ».
Il va solliciter le groupe de réflexion des 15 Géographes Normands, faire une évaluation des conséquences concrètes d'une fusion sur les différents dispositifs d'aides aux citoyens (en matière ferroviaire, cartes jeunes, aide à la rénovation et l'isolation des logements…), sur la fiscalité, la gestion des fonds européens, le régime indemnitaire des fonctionnaires territoriaux… A la rentrée de septembre, il organisera des réunions de concertation dans les principaux bassins de vie de la région.
Le TGI de Rouen a condamné vendredi à 8 mois de prison avec sursis et à 2 mois de suspension de son permis de conduire le chauffeur routier impliqué dans l'incendie du pont Mathilde à Rouen le 29 octobre 2012. Il a été reconnu coupable de “dégradation par incendie“ et relaxé de la “mise en danger d'autrui“. Le procureur avait requis un an de prison avec sursis et 10 mois de suspension du permis de conduire.
Le jour des faits, vers 10h30, le prévenu avait perdu le contrôle de son camion-citerne en empruntant une bretelle d'accès au pont. Le camion qui transportait 30.000 litres d'hydrocarbures s'était couché sur la chaussée avant de prendre feu. Depuis, le pont est fermé à la circulation. Sa réouverture est programmée pour l'été. La réparation du pont est estimée à 10 M€.
La Haute-Normandie a enregistré en mars une remontée du nombre de ses demandeurs d'emploi inscrits à Pôle-emploi dans la catégorie A (+0.6%) et une légère décrue dans les catégories B et C (-0.3%) qui sont les personnes ayant exercé une activité réduite au cours du mois précédent. Les trois catégories confondues, on assiste à une augmentation de 0,3%, légèrement supérieure à la moyenne de la France métropolitaine (+0.2%). Sur un an, la progression pour ces trois catégories a été de 3.4% en Haute-Normandie et de 4.5% en France métropolitaine. On comptait à la fin mars 157.863 personnes inscrites à Pôle-emploi en Haute-Normandie.
La situation statistique des plus jeunes reste favorable de mois en mois. En mars, le nombre des personnes de 16 – 25 ans a diminué de -0.8% et sur un an de -2.9%. Cette tendance baissière se confirme de mois en mois. On enregistre une croissance des demandeurs d'emplois de 25 à 49 ans (+0.3%) même si d'un mois à l'autre, on constate maintenant une stabilité qui n'entame pas la croissance annuelle de 3.3%.
En revanche, la dégradation se poursuit pour les plus de 50 ans, autant sur un mois (+1.1%) que sur un an +10.3%. Pour ces derniers la corrélation est nette avec la progression des demandeurs d'emploi depuis plus d'un an (+10.9%) alors que celui des personnes inscrites à Pôle-emploi depuis moins d'un an diminue de 2,3%.
Les offres collectées par Pôle-emploi ont diminué en Haute-Normandie au cours des trois derniers mois, de 1,2% par rapport aux trois mois précédents. Cette baisse concerne les offres d'emplois non durables pour une période de moins de 6 mois (-2.5%) et les offres d'emplois durables pour une période de six mois et plus (-0.1%).
La jeune compagnie aérienne low cost envisage non seulement une troisième fréquence vers la Corse en 2015, mais aussi de nouvelles destinations vers le sud. Bientôt Montpellier et Bastia au départ de Caen ?
Article de Raphaël FRESNAIS
Lire cet article… Ouest-France
Le juge commissaire du tribunal de commerce de Rouen en charge de la réalisation de la friche Petroplus de Petit-Couronne a retenu l'offre de Bolloré Energie associé au spécialiste de la dépollution Valgo. Elle a été préférée à celle présentée par Rubis Terminal allié à Brownfields. Le site qui s'étend sur 240 hectares serait repris dans sa totalité pour 4 M€ par Valgo qui en rétrocéderait la partie stockage et manutention de produits pétroliers à Bolloré. Valgo engagerait un programme de 43,2 M€ pour le désamiantage, la déconstruction et la dépollution de la partie restante du site. « C'est une estimation qui pourrait varier en fonction de ce qu'on découvrira et de l'usage qui sera fait ensuite des sols », dit Bernard Garcia, président de la holding qui possède Valgo.
Ce dépollueur qui emploie 200 salariés pour un chiffre d'affaires de 20 M€ assure avoir déjà reçu des engagements de la part d'acteurs qui souhaiteraient implanter des activités sur le site. Le plus important viendrait d'Eiffage qui serait prêt à construire pour 70 millions une plate-forme multimodale pour le compte de Bolloré Transports. Mais Valgo évoque aussi une plate-forme de déconstruction et de désamiantage notamment pour du matériel SNCF, un bio-centre en liaison avec des laboratoires de recherche ou encore une pépinière d'entreprises dédiée aux métiers de l'environnement. A cette énumération il faudrait ajouter les investissements directs, évalués à 75 M€, promis par Bolloré dans son propre projet qui comprend des stockages stratégiques pour le compte de l'Etat mais aussi commerciaux.
Selon le scénario « de base » imaginé par Valgo, cette reprise permettrait de créer 410 emplois pérennes, un chiffre à rapprocher des 550 salariés qui travaillaient à la raffinerie avant sa déconfiture. Selon un scénario « raisonnable », ce chiffre pourrait atteindre les 620. « Et si tous les aspects se réalisent, on sera à 800 », assure Bernard Garcia qui ne prend pas en compte, dans ces comptages, les emplois liés à la déconstruction. Le préfet de région Haute-Normandie, Pierre-Henry Maccioni, se montre nettement moins optimiste et évalue les emplois qui seront créés à 150 « à court terme pour mener les opérations de remise en état du site » et à 300 « à terme (…) générés par les porteurs de projet ». Il qualifie toutefois l'offre retenue de « vrai projet industriel créateur d'emplois » auquel il convient d'apporter « tous les concours nécessaires ».
« Un coup de couteau dans le dos »
Les syndicalistes de l'ex-raffinerie font une analyse très sévère du choix effectué par le tribunal de commerce. « C'est un coup de couteau dans le dos », accuse Yvon Scornet (CGT). Il dit ne pas croire au nombre d'emplois annoncés et craint que les produits pétroliers importés par Bolloré ne déstabilisent les autres raffineries de la région. Il assure disposer d'une offre de reprise de la raffinerie dans sa vocation initiale portée par un candidat suisse appuyé sur l'Etat nigerian. « Elle apporterait de surcroit 300 millions de dollars par an à la balance commerciale mais cela ne semble pas intéresser la France », assure-t-il. Lui et ses amis ont à nouveau manifesté, ce mardi, dans les rues de Rouen, pour défendre cette hypothèse.
Une « perspective » pour 312 ex-salariés sur 449
Selon les chiffres du préfet, 312 ex-salariés de Petroplus sur 449 au moment de la liquidation ont dorénavant « une perspective » d'avenir. 160 ont retrouvé un emploi dont 101 avec un CDI, 77 peuvent prétendre à une retraite ou une pré-retraite, 58 sont en formation et 17 ont un projet de création d'entreprise. Parmi les 137 autres, 83 sont suivis par un cabinet de reclassement et 18 sont employés par la cellule liquidative en attendant la cession du site.
La construction de logements neufs en France s'est encore dégradée en France au premier trimestre, tandis que la tendance des prochains mois continue, elle aussi, de s'assombrir, au vu des permis de construire en chute libre.
Les mises en chantier de logements neufs en France ont reculé de 11,4% de janvier à mars sur un an, pour s'établir à 74.383, selon les statistiques du ministère du Logement publiées mardi.
De janvier à mars, les mises en chantier de logements ordinaires sont ressorties en baisse de 14% à 68.754 unités, tandis que le segment des logements en résidence (seniors, étudiants…), plus restreint, se distinguait, parmi ces chiffres en berne, en bondissant de 40,4% à 5.629 unités.
Sur les douze mois écoulés entre avril 2013 et mars 2014, le nombre de logements neufs mis en chantier n'affiche toutefois qu'un léger recul de 4% à 322.321 unités.
Le nombre de permis de construire accordés pour des logements neufs, qui renseignent sur les futures mises en chantier, dévisse de mois en mois, avec un repli de 25% de janvier à mars (contre -22% de décembre à février), à 97.103 unités, selon la même source.
Les permis de construire accordés aux logements ordinaires ont reculé encore davantage (-28,2%) à 88.947 unités, tandis que les logements en résidence affichent là encore un rebond de 46,7% à 8.156 unités.
Sur douze mois, la tendance à la baisse s'accentue encore pour les permis de construire, avec un repli cumulé de 20,3% (contre -17,9% à fin février et -15,2% à fin janvier) à 400.489 unités entre avril 2013 et mars 2014 comparé à la même période un an plus tôt.
En 2013, 331.867 logements neufs avaient été mis en chantier en France, un chiffre en repli de 4,2% sur un an, bien en deçà de l'objectif gouvernemental — encore jamais atteint dans l'Hexagone — d'un demi-million de logements.

L'évaluation et le suivi des emplois directement liés aux activités maritimes et portuaires sont le fruit d'une collaboration régulière entre le Port Autonome du Havre, l'Agence d'Urbanisme de la Régi...
juillet 2008 - N° 80
Cette étude est inscrite au programme partenarial de l’Apur et réalisée grâce à des financements complémentaires Région Ile-de-France et DRIEA-IF. Elle vise à démontrer la capacité d’insérer un transport de marchandises par tramway dans une organisation logistique et à en mesurer la pertinence.
Les Franciliens ne mesurent pas leur chance. A Paris, comme dans le reste de l’Ile-de-France, le 1er mai ressemble à un dimanche un peu vide. Sans plus. Le métro tourne, mais moins fréquemment ; en banlieue, les RER passent tous les quarts d’heure et il faut consulter les horaires avant de prendre le train régional si on veut éviter d’avoir à patienter sur le quai. Mais enfin, bon, on peut emprunter un transport public. Les seules difficultés majeures sont recensées au centre de Paris, lorsque les deux manifestations du jour, celle des syndicats, à l’est de la capitale, et celle du Front national, place de l’Opéra, drainent des militants dans les couloirs du métro. La RATP espère que les uns et les autres ne se croiseront pas. Pour le reste, chacun se déplace comme n’importe quel autre jour férié, pour aller déjeuner chez belle-maman, se promener au bord de la Seine, faire une balade en forêt ou… travailler.
Relâche en province. Mais la région capitale reste, en France, une exception. Le 1er mai, partout ailleurs, les réseaux de transport urbains font relâche. Il en est ainsi depuis des décennies et personne n’imagine que cela puisse changer un jour. C’est même le seul jour de l’année où les réseaux n’offrent pas de service, alors qu’ils fonctionnent généralement le 1er janvier, le 14 juillet ou le 25 décembre.
Sur les sites Internet des réseaux urbains, Tisseo à Toulouse, TBC à Bordeaux ou CTS à Strasbourg, l’information figure à peine dans un petit onglet, à titre de rappel, tant les citadins se sont habitués depuis longtemps à ce jour pas comme les autres. Sur le site de TAN, à Nantes, on ne trouvait le 29 avril aucune mention de cette particularité, mais en cliquant sur le calendrier, on découvrait que le 1er mai est le seul jour de l’année marqué en rouge : "pas de service". A chaque arrêt de tramway, en revanche, une affiche indique le dérangement.
Paris et le désert français. Il en est de même à Rennes, Lille ou Marseille. En ile-de-France, le réseau Optile ne circule pas non plus, privant Versailles, Les Ulis (Essonne) ou le secteur de Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne) de bus le 1er mai. La Fédération nationale des usagers des transports (FNAUT), qui s'est manifestée dans un commentaire à ce blog, a demandé, sans succès jusqu'à présent, l'ouverture de négociations pour qu'un service soit assuré. La palme revient toutefois aux Bouches-du-Rhône, où les transports départementaux font relâche trois jours par an, le 1er mai, mais aussi le 1er janvier et le 25 décembre. Même peine à Aubagne, à l’est du département. Il faut dire que les transports y sont gratuits. On ne peut pas tout avoir. Bref, le 1er mai, c’est "Paris et le désert français" qui reprend du service.
Particularité hexagonale. Cette opération ville morte constitue une particularité hexagonale. Ainsi, les réseaux britanniques, belges, suisses, allemands, polonais ou espagnols fonctionnent-ils le 1er mai, même si c’est à un rythme ralenti. A Lausanne, "c'est congé pour les employés administratifs, mais les transports circulent, même s’ils sont gênés par les cortèges", observe @cjemelin. A Turin, le service est limité à quelques heures le matin ainsi que l’après-midi, mais demeure effectif. Selon @mxbasty, franco-autrichien, "jusqu'en 1998, à Vienne, le service ne commençait qu'à 13h". A Londres, ce n’est pas pour la fête du travail, mais pour fêter Noël, le 25 décembre, que les transports s’interrompent totalement. "Pas de vol Easyjet ce jour-là non plus", constate @slasherfun.
Les voyageurs disposent tout de même de quelques ressources, à commencer bien sûr par la voiture individuelle et les taxis, lorsque ce service fonctionne correctement, ce qui n'est pas toujours le cas dans les grandes villes. Les trains circulent, les TGV mais aussi les Intercités et les TER. Quelques villes se distinguent. A Nancy, "oui bien sûr", le réseau fonctionne le 1er mai, répond, par téléphone, un employé du STAN. Même chose à Épinal (Vosges), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ou Annemasse (Haute-Savoie).
Navettes, Vélibs, autopartage et Bolloré. A Lyon, point de métro, tramway, bus, mais la navette pour l’aéroport circule, et elle démarrera même ce 1er mai à 4h25 "pour s’adapter aux vols low-cost". A Marseille, l’exception est en mer : la navette maritime vogue "si les conditions météo le permettent". Transpole, à Lille, prend le soin de de donner l’information suivante : "pour vos déplacements, pensez au V’Lille qui reste en service !" C’est d’ailleurs le cas de tous les systèmes de vélos en libre-service, ainsi que du réseau d’autopartage Citiz. "Les bureaux sont fermés, mais le service fonctionne. C’est l’avantage du libre-service", indique Jean-Baptiste Schmider, le directeur général. Il en va de même des petites voitures du groupe Bolloré, Bluely à Lyon, Bluecub à Bordeaux et Autolib’ à Paris, "ainsi que l’assistance 24h/24", indique-t-on chez Autolib’.
Service public, vraiment ? On peut considérer cette curieuse exception française de deux manières. Soit le transport urbain constitue un service public et les métros, bus, tramways devraient rouler également le 1er mai. Soit on privilégie le bien-être des seuls salariés des transports et, puisque la fête du travail est un jour de repos universel, on ne change rien. Sauf que, ce jour-là, à Lyon, Marseille, Lille ou Nantes, des gens travaillent, dans les hôpitaux, les restaurants, les commissariats, les gares... La Fédération nationale des usagers des transports (FNAUT) dénonce, comme chaque année, cette "anomalie" : "le 1er mai, journée de la voiture obligatoire dans les villes, sauf à Paris".
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