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Une nouvelle taxe en vue sur les résidences secondaires
Le gouvernement devrait proposer une mesure instaurant une surtaxe d'habitation sur les résidences secondaires en « zone tendue ». Une mesure similaire avait déjà été présentée fin 2012.
Article de Elsa Conesa
Lire cet article… Les Echos
Le Département lance une étude sur la remotorisation du bac 21 assurant la traversée Duclair - Berville
Le Département de Seine-Maritime a acquis, en 1989, le bac 21 pour assurer le transport simultané de passagers, voitures et poids lourds au passage d'eau entre Duclair et Berville. Chaque jour, 2000 véhicules utilisent ce passage d'eau, le plus fréquenté des 8 passages d'eau départementaux (28% de la fréquentation totale). Le Département a décidé de lancer une étude sur la remotorisation du bac 21 afin de décider des moyens à mettre en œuvre pour pérenniser et moderniser la traversée Duclair - Berville.
Le Département lance une étude sur la remotorisation du bac 21 assurant la traversée Duclair - Berville Le Département de Seine-Maritime a acquis, en 1989, le bac 21 pour assurer le transport simultané de passagers, voitures et poids lourds au passage d'eau entre Duclair et Berville. Chaque jour, 2000 véhicules utilisent ce passage d'eau, le plus fréquenté des 8 passages d'eau départementaux (28% de la fréquentation totale). Le Département a décidé de lancer une étude sur la remotorisation du bac 21 afin de décider des moyens à mettre en œuvre pour pérenniser et moderniser la traversé Duclair - Berville.
Après 25 années de service, il s'avère nécessaire d'envisager le remplacement des moteurs du bac 21 dans les prochaines années pour son maintien en service. La motorisation actuelle du bac, innovante à l'époque de son installation, ne réunit plus les conditions permettant une exploitation optimale du navire : elle présente des fragilités ainsi qu'une consommation importante.
Le Département a donc décidé de lancer une étude de remotorisation globale afin de définir le mode de motorisation et le contenu des travaux nécessaires au maintien en exploitation du bac 21. Les résultats de cette étude seront connus au 2ème trimestre 2015.
Une intervention technique est en cours actuellement après une avarie sur les propulseurs du bac 21. Il est prévu que ce bac reprenne son service dans un délai de 6 à 8 semaines. Le service au passage d'eau de Duclair-Berville est assuré durant cette période par le bac maritime 14 (bac de réserve) ; dès remise en exploitation du bac 23 à Quillebeuf le 10 novembre prochain, le bac 13 viendra suppléer le bac 14.
Nicolas Rouly, Président du Département de Seine-Maritime, rencontrera prochainement l'ensemble des élus, ainsi que les représentants des acteurs économiques et usagers concernés afin d'évoquer les questions relatives à la traversée entre la Presqu'île et Duclair et de traiter, en concertation, les réponses à y apporter.
Source : Communiqué de presse Département de Seine-Maritime
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Chômage : quels territoires subissent la crise ?
Où l’impact de la crise est-il le plus fort en matière de chômage ? Pour le savoir, il faut observer des « zones d’emploi », les données territoriales les plus fines pour lesquelles l'Insee publie les taux de chômage, découpage peu connu en 320 ensembles où les actifs vivent et travaillent pour la plupart. Nul n’est épargné, mais la France du Nord, de l’Est et du Sud paient le plus lourd tribut. Pour bien comprendre ce qui se joue actuellement, on peut découper la question en plusieurs questions.
Première question : où le taux de chômage est-il le plus élevé ?
Si l’on mesure la proportion de chômeurs dans la population active, deux "France" se distinguent : celle du Nord (Calais, Lens, Valenciennes, etc.) et celle du Sud (Alès, Sète, Béziers, etc.) avec des taux supérieurs à 15 % en 2013. A l’opposé, on trouve des riches territoires de l’Ouest parisien (Rambouillet, Plaisir, Saclay, par exemple), certaines villes de l’Ouest (Les Herbiers, Vitré, Ancenis) où le taux de chômage est inférieur ou égal à 6 %. La taille des zones d’emploi masque des écarts énormes : alors que 16 zones ont moins de 30 000 habitants, sept en rassemblent plus d’un million. Il faut se contenter pour Paris d’un immense territoire de près de six millions d’habitants, l’équivalent de la population du Danemark tout entier1. Cette zone d'emploi regroupe à la fois les arrondissements parisiens privilégiés et des communes en grande difficulté de banlieue, notamment en Seine-Saint-Denis. Les moyennes occultent l’ampleur de la crise que subissent ces villes.
Un taux de chômage élevé ne signifie pas qu'un territoire est nécessairement sinistré. Les zones les plus dynamiques ont un effet d’attraction sur la main d’oeuvre. La zone d’emploi de Montpellier (plus de 650 000 habitants), draine bien au-delà. Le taux de chômage y est parmi les plus élevés de France, en partie parce que l’on y crée beaucoup d’emplois : la machine n’arrive pas à répondre à la demande. Entre 1998 et 2011, l’emploi y a crû de plus de 30 %. A quelques encablures, le taux de chômage n’atteint que 6 % dans la zone d’emploi de la Lozère. Non du fait de l’exceptionnelle dynamique du département, mais parce qu’une grande partie des jeunes de Mende sont partis chercher meilleure fortune dans la capitale du Languedoc-Roussillon. On retrouve le même phénomène à des échelles diverses autour de tous les grands pôles urbains.
Deuxième question : où le nombre de chômeurs est-il le plus élevé ?
Un taux mesure l’impact d’un phénomène dans un territoire en proportion de la population concernée, mais il masque l’effet de la taille de chacun de ces territoires. Le taux de chômage à Paris se situe à 8,7 %, un peu au-dessous de la moyenne, mais on y compte plus de 530 000 demandeurs d’emploi en septembre 20142. A Béziers, la proportion de chômeurs est de 15 %, ce qui représente moins de 19 000 personnes. Les deux-tiers des demandeurs d’emplois sont concentrés dans un quart des principales zones d’emploi et la moitié dans 14 % des plus grandes, les plus petites de celles-ci rassemblant des populations supérieures à 300 000 habitants. Logique : la masse des chômeurs se situe dans les grandes agglomérations, non dans leur périphérie lointaine.
Troisième question : où le chômage augmente-t-il le plus ?
Suivant la méthode que l’on utilise, on obtient des résultats opposés. Entre l’année 2008 et l’année 2013, la progression relative (en %) du taux de chômage est plus forte dans les territoires le plus épargnés par le chômage cinq années auparavant, et plus faible là où il était élevé, comme on peut le voir sur le nuage de points de notre graphique (chaque point représentant une zone d’emploi). La zone d’emploi de Morteau dans le Doubs est ainsi passée de 3,5 % à 6,8 %. Elle reste bien loin du niveau des territoires les plus sinistrés, mais le taux de chômage y a été multiplié par deux (+100 %). A Calais, où le chômage était déjà supérieur à 13 % avant 2008, celui-ci n’a augmenté « que » de 27 %, l’amenant à 16,7 %. On assiste à une convergence des rapports de taux de chômage entre zones d'emploi. En proportion l'impact de la crise est plus fort sur les taux là où ils étaient faibles.
Dans les territoires où le chômage était très faible, il suffit d’une petite augmentation en points pour faire une forte hausse relative : un taux de chômage qui passerait de 1 à 2 % augmente de 100 %, alors que celui qui passe de 10 à 11 % n’augmente que de 10 %. Si l'on raisonne de façon absolue, la variation en points de pourcentages, le résultat s'inverse : la hausse est croissante avec le niveau du taux en 2008, comme l’indique notre second nuage de points. Les zones d'emploi de Tergnier, Perpignan ou Agde-Pézenas présentaient les plus hauts niveaux de chômage en 2008, autour de 10 %, et connaissent une hausse comprise entre 4 et 5 points, ce qui les place désormais autour d'une moyenne de 15 %. Au total, l’écart absolu entre taux de chômage augmente.
Ces données font apparaître deux phénomènes. Hormis quelques quartiers invisibles des données de l’Insee, il n'existe pas de zones abritées de la crise. Même si leurs niveaux demeurent faibles, en proportion, les zones les plus florissantes connaissent la plus forte dégradation relative. Pour observer des territoires réellement protégés, il faudrait observer de façon encore plus fine dans l’hyper centre favorisé des grandes métropoles. On verrait pour le coup aussi apparaître plus précisément les difficultés qui se concentrent dans leurs banlieues où le chômage progresse de façon considérable.
En même temps, une partie des territoires déjà en difficulté enregistre les plus fortes hausses en valeur absolue et désormais des niveaux record de taux de chômage. Dans certains quartiers où la situation est encore plus dégradée (mais masquée par les moyennes) une grande partie de la population, notamment les jeunes peu qualifiés, n'accède plus à l'emploi ou sous des formes très précaires. Selon l’Onzus, le taux de chômage est passé de 30,5 % à 36,5 % dans les Zones urbaines sensibles entre 2006 et 2011 et de 11,9 % à 12,7 % dans le reste des villes qui disposent d’une Zus.
Aucune logique territoriale simple ne permet d’expliquer les évolutions du chômage. Si l'on prend du recul et que l’on observe l’évolution de l’emploi sur la période 1998-2011, on mesure les effets de la crise qui touche l’industrie de l’Est et du Centre de la France, alors que le Sud et l'Ouest sont globalement plus dynamiques. De Saint-Claude (Jura) à Thiers (Puy-de-Dome) en passant par Saint-Amand-Montrond (Cher) certains territoires ont perdu en moyenne entre 10 et 20 % de leurs emplois. De grandes agglomérations comme Reims ou Belfort-Montbéliard sont particulièrement touchées. D’autres villes, comme Strasbourg, Limoges ou Saint-Etienne connaissent une stagnation de l’emploi. Si l’on écarte la Corse et les départements d’Outre-mer, les zones les plus dynamiques se situent dans le Sud ou le Sud-Ouest, autour d’Aix-en-Provence, de Montpellier, Narbonne ou Toulouse avec une progression de l’emploi supérieur à 30 %. Cela ne signifie pas pour autant que tout aille pour le mieux dans ces territoires. D’une part, parce qu’on y vient plus souvent chercher du travail. D’autre part en leur sein, de la Paillade de Montpellier au Mirail à Toulouse, certains quartiers situés aux abords du périphérique sont souvent des lieux où l’insertion des jeunes est la plus difficile. A l’intérieur des métropoles, les inégalités sont considérables.
Qualité de l'air : une perception pessimiste des franciliens, selon un sondage Airparif
Le chiffre du jour : 421 millions
Le Giec remet sa synthèse définitive
Bornes de recharges électriques privées et locaux à vélos : la réglementation modifiée
Plus on est diplômé, plus on émet de CO2 en se déplaçant
Les recommandations se succèdent aux recommandations, les rapports aux rapports, les mises en garde aux mises en garde. Le nouveau document publié par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) (lire ici l'article de Stéphane Foucart) réitère le constat, connu depuis longtemps : ne pas agir contre le dérèglement climatique se révélera, à terme, plus coûteux que d’agir. Le défi commence à agiter sérieusement le secteur des transports, responsable, à l’échelle de la planète, de 23% des émissions de CO2 issues de la combustion d’énergies fossiles. Nous tous, qui nous déplaçons de plus en plus, tout le temps, et toujours plus vite, sommes invités à davantage de sobriété.
Les plus diplômés, et non les plus riches. Mais au fait, qui sont les gens qui émettent le plus de CO2 lors de leurs déplacements ? "Les plus diplômés", répond, en substance, une étude du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema), un établissement dépendant de l’État. L’étude, qui s’appuie sur 20 000 entretiens individuels réalisés en 2008 au cours de l'enquête nationale "transports et déplacements" (ENTD), a analysé les conséquences de 125 000 trajets quotidiens et de 18 000 voyages de plus de 80 kilomètres, quel que soit le mode de transport choisi.
En France, 60% des émissions rejetées par 20% des individus. "Les transports produisent 26% des 500 à 700 millions de tonnes d’équivalent CO2 émises chaque année en France, et cette proportion s’accroît. Nous voulons mieux connaître les comportements pour mieux réduire les émissions", explique Damien Verry, du département "Déplacements durables" du Cerema, qui présentait le document le 14 octobre lors d’un colloque organisé par la Coopération pour le développement et l’amélioration des transports urbains et périurbains (Codatu), à Paris.
Il apparaît que 20% des Français sont responsables de 60% des émissions. Le Cerema dresse un portrait-robot de ce "grand émetteur" : "un homme, riche, diplômé, actif, possédant une ou plusieurs voitures, vivant dans un foyer comportant un ou deux enfants, installé dans un territoire rural ou périphérique relativement éloigné des transports publics, des établissements scolaires et des commerces".
"Grands navetteurs", "grands voyageurs" et "hypermobiles". Mais sous ce profil se cachent plusieurs groupes assez différents. Les "grands navetteurs", responsables de 30% des émissions, représentent 13% de la population. Habitant dans le périurbain et disposant de revenus plutôt confortables, ils émettent beaucoup de CO2 lors de leurs trajets quotidiens, mais voyagent peu. Les 1,6% de "grands voyageurs" émettent à eux seuls 10% des rejets liés aux transports. Il s’agit de ménages actifs et très diplômés vivant en centre-ville, mais aussi de retraités fortunés. S’ils limitent les rejets de gaz à effet de serre lors de leurs trajets quotidiens, ces voyageurs sont responsables de fortes émissions à longue distance. Une troisième catégorie, baptisée "hypermobiles", présente les caractéristiques des deux premiers groupes : diplômés, actifs et aisés, ils sont aussi très motorisés et vivent dans les banlieues cossues des métropoles. Ils ne représentent que 5% de la population mais émettent 19% des rejets globaux.
La combinaison de ces données permet au Cerema d’isoler le principal point commun des "grands émetteurs" : le diplôme et non, comme on le croit parfois, le revenu. Autrement dit, plus les gens ont passé de longues années sur les bancs de l’université ou des grandes écoles, plus ils ont tendance à se déplacer en émettant des gaz à effet de serre. En forçant le trait, on peut même ajouter que, plus on a les moyens d’être conscient du risque que représente le CO2, plus on en émet. Un universitaire niçois, Yannick Rumpala, a posé ouvertement la question en 2009 : les chercheurs ne devraient-ils pas assister à moins de conférences?
Effet barbecue ? (conclusion modifiée) Ainsi, "ce sont d'abord les caractéristiques des individus, notamment leurs diplômes et leurs activités, qui expliquent les émissions de CO2 liées aux mobilités", analyse M. Verry, au Cerema. Le chercheur récuse en revanche "l’effet barbecue", connu des sociologues : les habitants du périurbain, qui montent dans leur voiture tous les matins, n’émettraient pas davantage que les habitants du centre-ville, qui circulent tous les jours en transports en commun, mais prennent aussi le train pour assister à des colloques ou à des rendez-vous d’affaire, sans compter l’avion le week-end. Les périurbains, une fois terminé leur va-et-vient quotidien, ne bougeant plus, installés autour de leur barbecue.
Selon les calculs de M. Verry, malgré le barbecue, "un habitant du périurbain émet en moyenne plus de CO2 pour ses déplacements qu'un habitant du centre ville", tous déplacements confondus.
Points et contrepoints :
A vélo, sous une pluie glaciale, on se fiche de la planète (mai 2013)
Ne m'appelez jamais plus éco-quelque chose (juin 2014)
12 choses pas très consensuelles à savoir sur la "voiture écologique" (janvier 2014)
[Carte] À Rouen, la location de vélos Cy’clic possible avec la carte Atoumod
Près de 12 000 morts en Seine-Maritime, en 2013 : une hausse record de la mortalité
[Patrimoine] À Rouen, six ponts inaugurés dans les années 1950, 1970 et 2000
Des logements à la place de l’ancienne gendarmerie
Ce projet d'hydrolienne 100 % "Made in France" qui dérange….
Un consortium tricolore Searieus composé du chantier naval CMN, de la start-up grenobloise Hydroquest et de l'opérateur en énergie verte Valorem, propose aux pouvoirs publics une hydrolienne 100 % française. Mais l'Ademe trouve ce projet trop risqué…
Article de Michel Cabirol
Lire cet article… La Tribune
Le port de Rouen enregistre un nouveau record
Le port de Rouen vient d'enregistrer un nouveau record avec la plus grosse cargaison jamais déchargée : 81.639 tonnes de charbon à bord du minéralier Cap Supplier, battant pavillon des Îles Marshall. Le précédent record était de 77.784 tonnes, également de charbon, débarqués à Rouen par le Royal Accord en décembre 2009.
Le Cap Supplier était arrivé au terminal Sea Invest de Grand-Couronne le 24 octobre au matin en provenance de Rotterdam où il s'était allégé d'une partie de la cargaison chargée à Richards'Bay en Afrique du Sud. Il est reparti le 29 au matin, à destination de la Bolivie.
Avec 291,8 mètres de long pour 45 mètres de large ce navire n'est pas le plus gros passé par le port de Rouen. Le record de longueur est détenu pour 17 centimètres par le Densa Shark (291,97 m) venu à Rouen en août 2012.
Ouverture d’une école de billard à Rouen
C’est une première en Normandie : une école de billard voit le jour au domaine de la Petite Bouverie, allée Pierre-de-Coubertin, à Rouen.
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