Plus de huit Français actifs sur dix (84%) s'inquiètent du montant de leur future retraite, selon un sondage Ipsos pour l'Union mutualiste retraite (UMR) et le mensuel Liaisons sociales magazine, publié lundi.
Selon l'étude, 78% des Français en activité s'inquiètent pour leur niveau de vie au moment de la retraite, 84% pour le montant de leur pension. Ils sont un peu moins nombreux à exprimer leur inquiétude pour leur capacité à vivre de façon indépendante (62%) et leur accès aux soins (61%).
En prenant en compte l'ensemble des Français (actifs, inactifs, retraités), l'inquiétude est légèrement moins forte: 70% des personnes interrogées se disent inquiètes pour leur niveau de vie, 78% pour le montant de leur retraite, 55% pour l'accès aux soins et la capacité à vivre de façon indépendante.
Une forte majorité de Français (72%) pense qu'il sera nécessaire de faire une nouvelle réforme des retraites dans les deux ans qui viennent. La dernière a pris effet début 2014.
Et ils sont encore plus nombreux, 78%, à estimer que l'âge légal du départ à la retraite sera repoussé dans les années à venir au-delà de 62 ans.
Pour faire face aux importants déficits des régimes de retraite complémentaire, 45% des salariés du privé sont favorables à un report de l'âge auquel on peut toucher la retraite complémentaire, 27% à une augmentation des cotisations, 11% à une baisse des pensions.
Ce sondage a été réalisé les 17 et 18 octobre par téléphone auprès d'un échantillon de 1.010 personnes âgées de 15 ans et plus, construit selon la méthode des quotas.
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Sondage: 84% des Français actifs inquiets du montant de leur future retraite
Le Très Haut Débit sera opérationnel dans l’Eure en 2019
70% de la population du département de l’Eure sera couverte en THD (très haut débit) d’ici 5 ans, ont assuré lundi les partenaires publics et privés de ce chantier, à l’occasion de la signature de l’accord d’engagement d’un chantier confié par DSP (délégation de service public) à la société Eurek@, filiale d’Altitude Infrastructure.
Le financement du programme est assuré par un syndicat mixte (Département de l’Eure, Région de Haute-Normandie, collectivités et l’Etat) et des partenaires privés pour un montant de 133 M€. La Région de Haute-Normandie va apporter 1,9 M€ au déploiement de la THD dans l’Eure.
D’ici 5 ans, 70% de la population sera couverte, avec un débit pouvant atteindre 1 Gbps. En 2019, 77.500 prises seront commercialisables autant pour des professionnels que pour les particuliers. La zone d’activités de Pont-Audemer sera la première servie, dès la fin de l’année 2015. Les opérateurs SFR, Completel, Bouygues Telecom, Orange, Adista et Alsatis proposeront leurs services à destination des entreprises. Pour le grand public, Wibox, filiale d'Altitude Infrastructure, sera le premier fournisseur d’accès internet Triple Play (internet, TV et téléphone fixe) sur le réseau. Les zones qui ne seront pas fibrées dans un futur proche bénéficieront provisoirement d’une montée en débit de l’actuel réseau WiMAX installé depuis 2007 par le réseau de haut débit Net27 (moins puissant que le THD) pour permettre la couverture de zones blanches. Ce réseau Net27 a été repris par le nouveau syndicat mixte.
Altitude Infrastructure, société mère de Eurek@, a son siège et son centre technique à Val-de-Reuil. Juste avant le département de l’Eure, elle vient de signer une DSP avec le Doubs pour le déploiement de la THD. Son PDG, David El Fassy, entend faire du département de l’Eure « une vitrine du numérique en France » se déclarant « confiant » dans la demande et la future commercialisation. Altitude Infrastructure gère en France 22 réseaux d’initiative publique pour 7 millions d’habitants, 250 zones d’activités économiques en THD desservant 360.000 entreprises. La société est présente dans 14 départements et 6 agglomérations.
Infodoc novembre 2014
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Dans le Bordeaux-Périgueux bondé, la galère des voyageurs du TER
En principe, il faudrait laisser les voyageurs descendre. C'est facile à dire. Sur le quai de la gare de Libourne (Gironde), on s'est entassé en grappe devant la porte du TER Aquitaine. Salariés, lycéens, collégiens, ils aimeraient monter dans le Bordeaux-Perigueux avant qu’il ne redémarre, dans une minute à peine. Il est 17h et c’est l’heure de pointe du soir. On se pousse, on se marche sur les pieds, certains se résignent à prendre le train suivant, qui passe dans une demi-heure.
Une fois dans le train, on souffle, mais pas très longtemps. La foule se presse dans l’espace disponible, entre les toilettes, les deux vélos suspendus à des crochets et quelques valises volumineuses. Toutes les places assises sont occupées depuis le départ de Bordeaux. Quelqu'un, debout dans le couloir, s'improvise logisticien : "il faudrait avancer un peu, parce que derrière, ils sont serrés". Le train affichait déjà un retard de 5 minutes. Et ça ne va pas s’améliorer. Les habitués du RER aux heures de pointe ne seraient pas dépaysés dans le TER Aquitaine.
Retards, suppressions, incidents. Tout au fond du wagon, un groupe de voyageurs occupe un ensemble de quatre sièges, face à face. Trois hommes, une femme, plutôt jeunes, les voici qui commentent l’arrêt prolongé à Libourne et, plus généralement, les conditions de transport. Ces quatre-là prennent le TER matin et soir, et se retrouvent pour discuter ; ils ne se sont jamais vus en-dehors du train, "ah si, une fois, pour faire un foot". Ils travaillent à la SNCF ou à la mairie de Bordeaux et résident en Dordogne. Le Périgord est devenu la grande banlieue de Bordeaux. Et la pénibilité des transports quotidiens, loin de sa cantonner à l'Ile-de-France, concerne désormais les périphéries des grandes villes, Bordeaux, mais aussi Lyon, Lille ou Toulouse.
Si c'est comme ça tous les jours? "Le train précédent a été supprimé et celui-ci ne compte qu’une rame au lieu de deux", explique l’un des voyageurs, qui précise aussitôt : "le vendredi, c’est pire, quand les lycéens rentrent chez leurs parents avec leur valise". Au-dehors, la nuit tombe sur la vallée de l’Isle ; les gares se succèdent : Coutras, Saint-Seurin-sur-L’Isle, Montpon-Ménestérol. Le petit groupe raconte les retards récurrents, les perturbations de trafic. Certains jours, à Coutras, il y a tellement de monde que les voyageurs ne peuvent pas monter dans le TER.
Et puis, il y a les chocs de la locomotive avec des animaux. "Une fois, pour un faisan, on a attendu deux heures". Un membre du petit groupe, particulièrement informé, précise : "la ligne Périgueux-Bordeaux est la pire d’Aquitaine pour la ponctualité. Mais ce n’est pas la plus chargée, il y a plus de monde dans les trains qui viennent de Langon".
Et la correspondance? Peu à peu, les voyageurs descendent. Des places assises se libèrent. Une femme portant un imperméable chic assorti d’un foulard Hermès en profite pour relire un document imprimé. A l’autre bout du wagon, un sexagénaire parle fort, d’un accent rocailleux. Il est question d’"hectares" et de "lutte". Le TER ne prend plus de retard, mais ne le rattrape pas non plus. Plusieurs personnes se demandent s’ils pourront "avoir le train de Brive", qui doit quitter Périgueux à 18h09.
Pour cela, il faut demander à la contrôleuse. On ne l’a pas beaucoup vue, en tous cas pas pour contrôler les billets. Elle redoute probablement les quolibets et les innombrables questions. Ce matin, dans le même train, l’une de ses collègues, qui dressait un procès-verbal à deux fraudeurs, encaissait les remarques désagréables sans rien dire : "eh ben t’as vu le prix, pas étonnant qu’ils se paient des vacances, avec ça !", rigolaient-ils tous les deux, sans un regard pour l’employée de la SNCF.
Risque minimum pour la contrôleuse. Ce soir, dans le Bordeaux-Périgueux, la contrôleuse préfère ne pas prendre de risques. A chaque gare, elle s’extirpe de la cabine du conducteur, située tout à l’avant. Elle enjambe les paquets, fend la foule, se montre sur le quai. Dès que le train repart, la voilà qui fait le chemin inverse, parfois interrompue par un quidam qui, très poliment, comme un élève s'adressant à une institutrice, demande : "Madame, on va avoir la correspondance ?"
On approche de Périgueux désormais. On est toujours embêté avec cette histoire de correspondance. Théoriquement, c’est fichu, mais si la SNCF consent un petit geste… Un jeune homme tente le tout pour le tout. Il s’en va frapper à la porte de la cabine du conducteur. Deux coups, pour être sûr d’être entendu. La contrôleuse ouvre la porte brusquement. "La correspondance…", bégaie le voyageur. "Je vais faire une annonce", l’interrompt immédiatement l’employée avant de refermer prestement la porte.
Quelques minutes plus tard, la voix retentit dans le haut-parleur : "Notre train arrive à Périgueux avec un retard de 15 minutes en raison de la suppression d’un train. La correspondance pour Brive-la-Gaillarde est assurée". Puis le TER entre en gare de Périgueux. Sur le quai, c’est la cohue. Ceux qui veulent monter ont du mal à laisser passer ceux qui descendent. Car le train repart dans dix minutes pour Bordeaux. Avec un quart d’heure de retard.
La galère quotidienne, ce n'est pas seulement dans le RER :
Nice-Monaco : bienvenue dans le RER avec vue sur mer (novembre 2013)
Les usagers du TER sacrifiés au profit des clients du TGV? (novembre 2012)
Marseille, la vraie galère des transports (septembre 2012)
Mais c'est aussi quand même dans le RER :
Semaine noire dans le RER (janvier 2014)
Les retards du RER s'invitent dans la campagne des municipales (mars 2014)
L’Etat apportera plus de 300M€ au CPIER de la vallée de la Seine
L’effort de l’Etat dans le cadre du Contrat de plan interrégional Etat-Régions de la vallée de la Seine dépassera les 300M€. Le volet « maitrise des flux et déplacements » se taillera la part du lion avec une enveloppe de 142M€ à laquelle il faudra ajouter un apport de 35M€ de VNF et la part de l’Etat (environ 86M€) pour la ligne ferroviaire Serqueux-Gisors.
A ces engagements de l’Etat répondront les contreparties d’un montant total voisin versées par l’Ile-de-France et les deux régions normandes.
L’objectif est de parvenir à un cadre « clair » et « opérationnel » adossé à un schéma stratégique dès la mi-janvier.
À Rouen, les cyclistes sur les voies de bus, dans le collimateur
Un documentaire sur le quartier de Caucriauville, au Havre, récompensé
ORDOV - Observatoire Régional de la Demande et de l'Offre pour les Voyageurs - édition mai 2015
Enquête publique sur le schéma régional de cohérence écologique
Observatoire régional social des transports routiers
La problématique logement des ménages à faibles ressources
Ce besoin de connaissance a généré cette étude portant sur la problématique logement des ménages "à faibles ressources". L'objectif de cette observation est de définir un nombre d'indicateurs synthétiques qui tentent de caractériser cette problématique sur le territoire haut-normand.
La Haute-Normandie résiste mieux que la France à la montée du chômage
Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle-emploi en catégorie A en Haute-Normandie à la fin octobre a diminué de 0,5% par rapport à la fin septembre 2014. Il s’établissait à 103 406, soit 569 personnes de moins. Sur un an, il est en hausse de 1,8 %. La Haute-Normandie fait mieux que la France métropolitaine qui subit une hausse de 0,8% en octobre et de +5,5% sur une année.
Pour les personnes de catégories B et C ayant exercé une activité réduite, le nombre d’inscrits à Pôle-emploi est en hausse de 1,2% (58.191 personnes), pour une progression sur un an de 7,1%. Les trois catégories conjuguées donnent une quasi stabilité de la demande d’emploi en octobre (+0,1%) et un nombre total de 161.597 personnes. Sur un an, la hausse est de 3,7%. Là encore, la Haute-Normandie se situe nettement en dessous de la France métropolitaine qui est à +5,6% sur un an.
Par catégorie d’âge, les moins de 25 ans sont en diminution (-1,2% en cat A, -1,8% en cat ABC). Les 25 – 49 ans diminuent en cat A (-0,3%), mais sont plus nombreux en cat ABC (+0,3%). Les plus de 50 ans diminuent en cat A (-0,6%) et sont stables en cat ABC (+0,1%).
Les demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an sont en hausse de 8,7% sur un an, alors que les inscrits depuis moins d’un an sont en diminution de 0,5%.
Les offres d'emploi collectées par Pôle-emploi ont augmenté en Haute-Normandie de 1,6 % au cours des trois derniers mois comparés aux trois mois précédents, tant pour les offres d'emplois non durables (moins de 6 mois) que pour les offres durables (six mois ou plus).
L’intérim en hausse
Le nombre d’intérimaires a progressé de 1,9% en septembre en Haute-Normandie pour 24.735 emplois, soit une hausse de 13,9% sur un an. En France métropolitaine, le mois de septembre a été négatif (-5,2%) pour une progression de 2,8% sur un an.
Un passe haut-normand pour tous les transports, y compris les vélos
Un passe transport régional, le premier hors Ile-de-France, permettant, à l'instar du passe Navigo, d'emprunter différents modes de transports publics, va atteindre à la fin de l'année les 100.000 abonnés, a indiqué la région Haute Normandie.
La carte 'Atoumod'Multi', expérimentée vendredi par la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique Marylise Lebranchu, permet d'emprunter les trains TER, les tramways, les bus urbains, les autocars départementaux, et même les vélos à louer de Rouen ('Cyclic').
Quinze autorités organisatrices de transport ont été fédérées par la région haut-normande pour mettre en place cette incitation au transport multimodal. Un syndicat des transports sur l'exemple du Stif francilien devrait être créé en 2015.
Par rapport à des abonnements séparés, la carte permet des économies de plusieurs dizaines d'euros, a souligné le président haut normand Nicolas Mayer-Rossignol.
Dans la perspective de la future grande région Normandie, ce concept pourrait être étendu à la Basse-Normandie qui dispose pour le moment d'un passe Onygo à rayon d'action plus restreint.
Atoumod - Pour EELV, il manque encore une “vision globale“ de la mobilité
La carte Atoumod n’est qu’une « première étape, encore inachevée, dans la recherche d'une intermodalité efficace », commente dans un communiqué le groupe EELV au conseil régional de Haute-Normandie au lendemain du déplacement de la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, entre Rouen et Val-de-Reuil, avec la fameuse carte en main. Il manque, explique EELV, « une vision globale de la mobilité, avec une offre de transport du quotidien améliorée, qui ne se limite pas à une carte d’abonnement rechargeable… ».
Tout en rappelant qu’ils ont eux-mêmes porté le projet dans leur programme, les écologistes soutiennent que « la véritable intermodalité demande des réalisations concrètes sur le terrain, de vraies correspondances physiques et horaires entre modes de transports, train, bus, etc… », qui ne se vérifient pas sur le terrain. EELV demande la création d’un syndicat des transports régional et « un vrai titre de transport unique pour notre région ».
Nicolas Bay élu secrétaire général du Front National
Nicolas Bay a bientôt 37 ans et vient d’être élu secrétaire général du Front National. Il remplace Steeve Briois.






