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03 Aug 04:16

Christian Estrosi ne veut pas d'une privatisation de l'aéroport de Nice

Le maire UMP de Nice étudie un rachat par sa municipalité de la part de l'Etat (60 %) dans l'aéroport de Nice-Côte d'Azur, en cas de projet de l'Etat de vouloir la vendre.






16 Jul 05:42

Linagora ou Blue Mind ? Framasoft ne se prononcera pas sur des allégations

by peupleLa

Début 2014, nous avions annoncé dans un billet publié ici-même que nous allions « manger la pâtée de [notre] chien » et remplacer progressivement les outils Google que nous utilisions par des outils libres. C’est ainsi que, le 1er février, nous avons terminé notre migration depuis Gmail pour adopter la solution proposée par Blue Mind. Les raisons de notre choix ? Elles sont présentées dans cet autre billet : une solution libre adaptée à nos besoins, présentant des avantages en matière de gestion et d’administration, mais aussi en termes d’ergonomie. D’autres que nous, avec d’autres besoins et d’autres priorités, pourraient faire des choix différents, et nous n’avons pas d’autre(s) intérêt(s) à promouvoir notre démarche que celui de promouvoir des outils libres et de montrer qu’il est possible de se passer de Google.

Il se trouve que, comme de nombreux libristes le savent peut-être déjà, la société Linagora a lancé une action en justice contre la société Blue Mind. Et si de nombreux libristes le savent déjà, c’est que la société Linagora mène depuis le début d’année civile une campagne de communication intense en direction de la communauté du Libre visant à promouvoir « sa » vérité. Nous avons été interpellés, nommément, à plusieurs reprises[1] . De notre côté, nous avons estimé qu’il était urgent de ne pas nous positionner dans un combat qui ne nous concernait pas et qui n’était pas de notre ressort : dès lors qu’un litige était en cours, nous n’avions pas à nous prononcer sur la véracité des accusations, c’est là le travail du juge. Nous n’avions donc aucune raison de réagir.

Cependant, lors des RMLL qui viennent d’avoir lieu à Montpellier, la présentation de notre expérience, intitulée « Quitter Google ? L’expérience de l’association Framasoft » a été l’occasion d’être à nouveau interpellés nommément et publiquement sur cette affaire par la société Linagora[2].

En tant qu’acteurs de l’écosystème depuis 2001, nous sommes tout à fait légitimes à considérer et apprécier la qualité et l’éthique des logiciels libres que nous rencontrons. En tant qu’utilisateurs, nous n’aimons pas trop être infantilisés, et nous apprécions encore moins d’être instrumentalisés. Puisque nous ne souhaitons pas qu’une absence de réponse soit interprétée comme une incapacité à comprendre ces enjeux voire une approbation, nous avons rédigé ce court billet qui a pour objectif, une fois pour toutes, de répondre à ce harcèlement.

Rappel des faits : la croisade contre Blue Mind

Depuis quelque temps, la société Linagora s’est engagée dans une croisade contre Blue Mind. Blue Mind est une société qui développe un groupware éponyme directement concurrent d’OBM, produit phare de Linagora acquis lors du rachat de la société Aliasource en 2007. La plupart des membres de l’équipe d’Aliasource (y compris les fondateurs historiques) ont progressivement quitté le navire et, plusieurs années après, se sont rejoints pour certains au sein du projet BlueMind. Estimant que Blue Mind contrefaisait son logiciel OBM, Linagora a assigné Blue Mind en justice en 2012. Dans une première ordonnance rendue en avril 2014 (juge de la mise en état), le juge a rejeté « les demandes [de Linagora] tendant à faire interdiction provisoire à la société Blue Mind de poursuivre toute utilisation, exploitation et diffusion des œuvres logicielles OBM SYNC et OPUSH et du code source de ces œuvres logicielles » et a ordonné une nouvelle expertise (l’affaire étant renvoyée au 11 décembre 2014 pour le suivi des opérations d’expertise). Cette action s’est accompagnée d’une campagne de dénigrement contre son concurrent « à grande échelle » et sous toutes les formes : communication lors des salons, distribution de tracts et communiqué de presse, achat d’encart A4 dans la presse spécialisée, création d’un site laveritesurbluemind.net sur lequel est commentée (avec un biais frappant) l’actualité juridique (et sont communiquées quelques pièces saisies minutieusement choisies), envoi de mails aux clients pour les alerter de la procédure et des sanctions, etc. Lors du salon Solutions Linux, l’un des temps forts annuels du Logiciel Libre en France, on a ainsi pu assister à une diffusion massive de tracts aux visiteurs pour communiquer sur ce litige et le risque en termes de contrefaçon et de recel : superbe image.

C’est un comportement que l’on rencontre malheureusement parfois dans le monde des affaires, mais qui est beaucoup plus surprenant et bien moins acceptable au sein d’un écosystème comme le nôtre qui veut partager une certaine éthique et favoriser la tolérance et le respect plutôt que pratiquer des logiques claniques ou d’exclusion.

Les clients et les différents acteurs du Libre se retrouvent pris en otage dans ce combat qui n’est pas le leur, pris à partie, voire remis en cause dans leur capacité à choisir la solution qui leur convient. Par courrier et réseaux sociaux, un accompagnement, juridique et technique est même proposé à ces clients et utilisateurs de BlueMind pour qu’ils dénoncent leurs contrats et passent chez OBM.

Une communauté prise à partie et manipulée

On assiste ainsi à un appel à la communauté, sommée de réagir contre un éditeur (Blue Mind) qui ne respecterait pas les licences, aurait des comportements que nous devrions dénoncer (ainsi que sa solution logicielle qui ne serait « pas vraiment libre »), et qui nuirait in fine à nos principes, nos valeurs et notre éthique. Il faudrait que la communauté s’en mêle, qu’elle se positionne, qu’elle consacre son énergie pour agir contre une société qui, finalement et objectivement, produit un bon logiciel, le diffuse sous licence libre et qui s’entend très bien avec tout le monde. Mais alors pourquoi ?

Nous prend-on réellement pour des imbéciles incapables de comprendre que la bataille n’est qu’accessoirement juridique et que la vraie raison à tout ce raffut n’est autre que de faire tomber un concurrent qui fait (trop) mal ? Nous prend-on pour des imbéciles naïfs qui ne voient pas que cette présence médiatique a pour seul objectif de retenir des clients trop craintifs ou déboussolés qui pourraient risquer d’aller voir ailleurs ? Croit-on vraiment que nous avons « besoin d’être aidés » pour faire des choix et prendre des positions qui nous semblent réellement conformes à l’esprit du Libre et aux libertés que nous souhaitons pour tous les utilisateurs de logiciels ? Quel est même le rapport entre cette croisade et le Libre ?

Si c’est une question de licences, alors la solution est plutôt simple : OBM est sous GNU Affero GPL v3, BlueMind aussi. S’il fallait vraiment mobiliser la communauté sur une licence ou une pratique, sur des sujets qui touchent effectivement aux libertés des utilisateurs, peut-être que Linagora ferait mieux de revoir ses propres pratiques et notamment l’ajout d’exceptions à rallonge qui créent de l’insécurité dans l’usage même de la licence GNU Affero GPL v3 au détriment de ses utilisateurs. En effet, la licence en question, intitulée GNU Affero GPL — for OBM (voir http://obm.org/content/obm-license) détourne la notion d’« attribution raisonnable » pour imposer l’ajout de messages commerciaux ou encore la possibilité offerte d’« interdire l’usage d’une marque » pour imposer l’usage de celles de Linagora (voir l’article 7 de la GNU Affero GPL v3). Ça, c’est un sujet sur lequel nous pouvons effectivement avoir un rôle. Mais ce n’est pas du tout ce qui est discuté en l’occurrence. Une action juridique est en cours ? Un expert a été nommé ? Très bien ! Laissons les parties argumenter, les juges et l’expert faire leur travail. Nous n’avons que faire d’une affaire d’égo et de gros sous. Faisons confiance aux juges pour condamner et réparer ce qui doit l’être.

Une campagne de désinformation nuisible au Libre & à l’Open Source

Si encore ces querelles permettaient de nous renseigner et donc de nous faire une idée sur d’autres bases que des sous-entendus… Mais non ! À la lecture des billets, analyses et autres commentaires laissés sur nos blogs, on constate une campagne de mésinformation qui n’a pour objectif que de forcer la communauté à soutenir l’action de Linagora. STOP ! En plus d’être bruyante et usante, cette campagne est nuisible pour le Libre 

  • Les clients de Blue Mind seraient des receleurs. Heureusement que non ! Est-il utile de rappeler que depuis les années 1990, les licences GNU (dans toutes leurs variantes et versions — de la GNU GPL v1 à la GNU GPL v3) offrent une sécurité juridique aux utilisateurs pour éviter de telles situations malsaines pour le Libre ? La mécanique est simple : si l’un des licenciés perd le bénéfice de la licence, tous les autres utilisateurs subséquents continuent à bénéficier de la licence. Ce serait différent pour OBM ? Linagora aurait trouvé un nouvel argument juridique que tous les opposants au Libre ont jusqu’à aujourd’hui ignoré ? Non, et ce serait bien que Linagora arrête de le faire croire – au risque sinon de réussir à faire perdre la confiance dans le système là où tous les détracteurs du Libre commençaient à manquer de force. Donc, quelle que soit l’issue, les utilisateurs (clients ou partenaires) continueront à pouvoir utiliser la solution et cela sans aucun risque juridique.
  • Le manquement à la licence devrait enclencher nécessairement une action en contrefaçon ? Heureusement, non ! Toutes les nouvelles licences comportent des clauses qui permettent à un licencié d’être réintroduit dans ses droits automatiquement s’il corrige ses erreurs (c’est notamment le cas pour les licences d’OBM et de BlueMind), mais, de fait, même pour les licences qui n’ont pas de telles clauses, personne n’a jamais cherché à attaquer à la moindre faille ou irrespect. L’éthique du logiciel libre conduit à agir pour défendre les libertés des utilisateurs, non à sauter sur la moindre hypothétique violation pour utiliser l’arsenal de l’action en contrefaçon. En l’occurrence, s’il y a eu manquement, ce dernier ne serait semble-t-il qu’un prétexte puisque la critique arrive après correction et dans le seul objectif d’agir. Là aussi, c’est un comportement nuisible pour notre système et pour la confiance que l’on construit depuis de nombreuses années.
  • Une politique de désinformation systématique. Pour ne mentionner qu’un exemple, examinons le commentaire de la dernière décision intitulé « Blue Mind perd son procès pour faire fermer ce blog ! ». Une lecture rapide permet de constater que toute la défense de Linagora a porté sur la procédure : incompétence du juge et erreur d’assignation. À aucun moment et contrairement à ce que laisse penser Linagora, le juge ne s’est penché sur la demande de Blue Mind relative à l’obtention d’une mesure d’urgence pour faire fermer le blog de Linagora. Pour rappel, en droit, le bien-fondé d’une demande n’a pas vocation à être envisagé dès lors que l’on se heurte à l’irrecevabilité. Cette pratique de transformation de la vérité et d’instrumentalisation de la justice n’est fidèle ni à l’esprit ni même à l’image que l’on souhaite donner au Libre.

Conclusion

Arrêtons ça ! OBM est un logiciel qui vaut certainement mieux que ça. Toute cette énergie dépensée ne fait que nuire à son image et à celle du Libre et de l’Open Source dans son ensemble. Continuez à développer votre logiciel, diffusez-le sous une vraie licence libre (sans tous ces ajouts), et peut-être qu’un jour nous l’utiliserons.

L’équipe Framasoft

Notes :

[1]  Il existe même une catégorie « Framasoft » sur le site lancé par Linagora.

[2https://twitter.com/alex_zapolsky/status/487555623698305024

14 May 12:58

The Roma of Greece by Rapakousis Dimitris

by rapakousis
The Roma of Greece by Rapakousis Dimitris



Photography is my way to be exposed to "the other". Unconditionally. It is a means to put off my guard and let go of the defenses that I have been trained to have as a member of contemporary society.

This is why I wanted to find and get close to those that live outside the borderlines. To try to find out what it means to be an outsider. And who is really the outsider? Is it them, the “Gypsies”? Or is it us?

The post The Roma of Greece by Rapakousis Dimitris appeared first on FOTO8.

03 Jun 19:44

Brilliant explanation of Free Monad + Interpreter pattern.

24 Apr 15:25

Ça fait peur : la bière menacée par le réchauffement climatique

by webmaster@futura-sciences.com (Futura-Sciences)
L’augmentation des températures pourrait modifier le goût de la bière, car le climat influence la composition de l’orge, la céréale utilisée pour fabriquer le breuvage. C'est pourquoi des chercheurs tentent de sélectionner des souches végétales résistantes à la sécheresse.
16 Apr 00:20

I just found about your work today and I have to admit it is dreaaaamyy good. I have a suggestion though, you should really start watermarking your pictures/work because now that I've been wandering through your official pages I've realized that I've seen a lot of your pictures on different social networking sites (unofficial ones of course). It's just a suggestion. Keep up the great work :)

Thank you!  Honestly though, I think watermarks kind of take the viewer out of the image, they’re too distracting for me.  It sucks when people don’t credit you, but you don’t really lose anything from it, so it doesn’t bother me too much

08 Jun 04:00

June 08, 2014


Whee!
04 Jun 04:00

Fish

[Astronomer peers into telescope] [Jaws theme begins playing]
04 Apr 13:23

Cannabis / Plus belle la vie : pas d'apologie (CSA)

Manuel.leduc

Merci plus belle la vie

Vite dit - suivi :
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a finalement estimé que "Plus belle la vie" n'avait pas fait l'apologie de la drogue dans son épisode diffusé le 3 mars dernier sur France 3. Cela, car ...
19 May 15:00

In Defense of Publishers

Manuel.leduc

Totally relevant once again !

If you’re making a list of the top three reasons to love RSS, one of them has to be that it exists largely outside of the Internet advertising machine. That is, it’s the only major browsing technology that isn’t trying to directly monetize every second of your online experience. 

But we are taking a stand for the right of one group of advertisers in the RSS universe- publishers. You know, the people who create the great content we all read via The Old Reader.

Publishers have been trying to figure out how to make a living off digital publishing since before there was an Internet. For the most part, they have settled on a free, ad supported model rather than a closed, subscription-based business plan. That’s a good thing.

But we’ve gotten more than a few requests from users that we include ad blocking or even screen scraping technology to deliver syndicated RSS content stripped of ads. Even though RSS is a great way to avoid much of the advertising industry, ads do creep in. Some sites fill feeds with advertising, or put very little content in them to force readers to visit the full, ad-loaded website. 

But it is their content, and it is the publishers right to advertise and drive traffic to their websites. It’s not always our favorite approach, but we won’t get in the way. I certainly understand that ads can be annoying. (I tend to drop the worst offenders from my feed.) But if one of my favorite sites is ad supported, they need to know that their ads are being served and seen by their RSS followers. It’s easy to imagine lots of sites would stop syndicating if RSS became just a hole in their business model. 

Besides, the publisher-driven ad model we’re supporting is much healthier than what is emerging on the social platforms. The reader/aggregator/social networks are taking most of the ad revenue and making it hard for the publisher to get their share. For example, in the Facebook model, publishers pay Facebook to promote their content, then Facebook surrounds that promoted content with their own ads. Only if someone clicks through on the post to the actual content does the publisher even have a chance to get their own ad impression.  

We talk a lot about keeping the web open, neutral, and as free as possible from the insidious influence of advertising. It’s part of our belief in the power of technology to connect our users, deliver them the content they want and with the best possible experience.

But advertising is part of the world we live in. There has to be an acceptable level, or there will be a lot less content worth reading. Our goal is to build a virtuous circle. We want users to want to read content on The Old Reader, where you will be subjected to the lowest level of advertising possible. Hopefully, the publishers will appreciate that courtesy, and keep syndicating that content for you as well.  

24 Mar 11:32

NEPAL : Est-ce ainsi que les femmes vivent ?

by kitetoa

Ce reportage a été réalisé par Marie Dorigny. Elle a travaillé toute sa vie de reporter sur le travail des enfants, les violences faites aux femmes, la traite des êtres humains. Cette fois, elle s’est penchée sur la vie des femmes au Népal. Un pays dont on parle ces jours-ci pour évoquer le sort des Népalais au Qatar où, semi esclaves, ils construisent les stades de la coupe du monde de foot. Et en meurent. L’afflux des Népalais au Qatar a bien entendu une cause. Celle-ci se trouve au Népal. Leur émigration massive a aussi des conséquences dans leur pays d’origine. C’est tout cela que vous allez comprendre en visionnant les photos de Marie Dorigny et en lisant leurs légendes.


 

Est-ce ainsi que les femmes vivent ?

Dans l’ancien royaume himalayen, les femmes sont devenues les premières victimes de la pauvreté et de la violence qui ont explosé depuis la fin de la guerre civile. Le suicide est  désormais la première cause de mortalité chez les jeunes Népalaises.

Avril 2006, la monarchie qui dirigeait le Népal depuis plus de deux cents ans tombe. Un gouvernement de coalition républicain prend la suite, avec à sa tête ces mêmes maoïstes qui avaient déclenché une guerre civile de dix ans. Avec les accords de paix et l’arrivée d’une nouvelle classe politique, le pays tout entier reprend espoir.

Las, sept ans plus tard, le Népal -et tout particulièrement sa capitale Katmandou- vit une situation encore plus cauchemardesque que la précédente. Les gouvernements successifs ont échoué à mettre en place un modèle de développement économique durable. Privé de ressources naturelles, dépourvu de toute industrie, en butte à l’augmentation mondiale des matières premières, le Népal survit tout juste grâce à l’argent de sa diaspora et à l’aide internationale. La corruption est générale, l’Etat démissionnaire. Le pays tout entier est suspendu à la tenue de nouvelles élections, sans cesse reportées. Tout comme la rédaction d’une nouvelle Constitution.

Les conditions de vie se sont terriblement dégradées, en particulier pour les paysans. Désespérés de voir leur sort s’améliorer un jour, ils ont entamé un vaste mouvement d’exode, vers la capitale mais aussi l’Inde ou les pays du Golfe. Les villages se vident.

Une migration accentuée par les épisodes de famine qui se répètent de plus en plus fréquemment dans les zones rurales, en raison des changements climatiques dans cette région himalayenne. Les faubourgs de Katmandou explosent sous la pression démographique. Inconnus jusqu’alors, les bidonvilles se multiplient et accueillent désormais des milliers de familles totalement démunies qui doivent développer de nouvelles stratégies de survie.

Premières victimes de ces bouleversements, les femmes et les jeunes filles, qui subissent  des abus de toutes sortes. Les violences domestiques, traditionnellement présentes dans la société népalaise, ont explosé, du fait de la misère et du chômage. L’alcool fait des ravages.

Dans les villages désertés par les hommes partis à l’étranger, les femmes livrées à elles-mêmes et  confrontées à une pauvreté grandissante, constituent des proies de choix. Déjà objets, de longue date, de trafics vers les bordels indiens, elles sont désormais des milliers à vendre leur corps dans les bars et dancings de la capitale, alors que la prostitution y était jusqu’alors quasi inexistante. Une nouvelle source d’inquiétude pour les ONG qui craignent que le Népal devienne la prochaine destination phare pour le tourisme sexuel.

Dans le même temps, les avortements sélectifs, pratiqués sur les fœtus féminins, ont fait leur apparition. Un effet pervers de l’arrivée dans le pays des techniques modernes d’échographie.

Un fait résume désormais l’ampleur de la détresse des femmes népalaises : le suicide est devenu, depuis 2010, la première cause de mortalité dans la classe d’âge 15-49 ans.

Confrontés à tant d’urgences, le gouvernement et la société civile s’organisent. Volontaires népalais et travailleurs humanitaires étrangers, soutenus par certains membres de l’ancienne famille royale, tâchent d’enrayer cet enchaînement fatidique en multipliant les programmes d’assistance, de prévention et de développement : alphabétisation des mères, soins médicaux, refuges pour femmes battues ou trafiquées, aide alimentaire d’urgence et aides à l’insertion économique dans les villages… Le gouvernement a même mis en place des brigades de policières spécialisées dans la lutte contre les violences faîtes aux femmes.

Marie Dorigny

Ce reportage n’aurait jamais pu voir le jour sans l’aide précieuse et le soutien des associations et organisations suivantes :

Planète Enfants, Médecins du Monde France, Oxfam, Saathi, Burn Violence Survivors, CAP Nepal, Shakti Samuha, Prisoner’s Assistance Nepal (PA Nepal), Bakward Society Education (BASE), Step Nepal, Included, Women Cell of Police

 

Entretien avec Marie Dorigny, auteure du reportage :

-  Pourquoi ce reportage sur le Népal ?

Cela fait vingt ans que j’y vais et je suis consciente de la situation difficile des femmes népalaises. Je voulais depuis longtemps travailler sur cette problématique. Par ailleurs, je connais  depuis plus de dix ans l’association française Planète Enfants qui travaille au Népal sur ces problèmes de violences contre les femmes et les enfants. En discutant avec eux l’année dernière, ils m’ont expliqué combien la situation s’était détériorée pour les femmes et ça m’a donné l’idée de lancer enfin ce projet.

-  On découvre, dans ton reportage, que les femmes sont particulièrement mal traitées dans ce pays, comme dans tant d’autres. Quel que soit le pays, la religion, ce sont souvent les femmes qui trinquent. Tu as travaillé sur ce sujet pendant de nombreuses années. Peux-tu nous donner ton sentiment : pourquoi cet état de fait ?

Je me pose toujours cette question après toutes ces années et je ne m’explique toujours pas cette haine des femmes qui semble être assez universelle. Depuis plus de vingt ans, je suis témoin d’actes d’une rare violence commis contre les femmes et du mépris que les hommes peuvent leur porter. Cette haine et cette colère poussent les hommes jusqu’à vouloir les détruire, quand, par exemple, ils mettent le feu à une femme. Qu’est-ce qui les pousse à faire cela ? Souvent la vie d’une femme n’a pas de valeur. Elle ne vaut rien, on peut en disposer à sa guise, on peut la détruire, l’échanger, la battre, la violer, la brûler, sans véritable risque de poursuites.  Il y a des facteurs culturels, religieux, des traditions qui sous-tendent ces actes. Les contextes de crise politique et/ou économique, les situations de conflit jouent également. Cela n’évolue que très lentement et parfois, il y a même des retours en arrière. Regardez ce qui se passe en Espagne avec l’IVG. Des acquis sont en train de reculer. En France ou aux Etats-Unis aussi, l’accès à l’IVG est de plus en plus compliqué. Les viols et les violences conjugales, chez nous, ne reculent pas.

-  Marie, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Je suis une photo-reporter. Trente ans de carte de presse derrière moi.  Je travaille depuis de nombreuses années sur les violations des droits de l’Homme, la traite et l’exploitation des êtres humains. Mais aussi sur la condition des femmes.

Mes reportages ont été publiés dans la presse nationale et internationale : National Geographic, GEO, Life, Stern, The Independent.

J’ai également publié quelques livres, toujours sur ces sujets, comme « Enfants de l’ombre », aux éditions Marval, « Cachemire, le paradis oublié », aux éditions du Chêne, « L’inde invisible », aux éditions CDP.

Le travail au Népal que Reflets publie a été réalisé grâce à la bourse du Festival photo-reporter en baie de Saint-Brieux et a reçu le prix Press’tiv@l de Château-Gontier.

Le prochain reportage portera sur l’accaparement des terres dans le monde. Le projet est lauréat 2014 de la bourse de l’Agence française de développement.

-  Photographe/Grand reporter, ça fait rêver comme métier…

Plus beaucoup et plus grand monde ;)

A l’heure où tout le monde a un téléphone pour faire une photo, tout le monde se définit ou est défini comme photographe.

Et dans le même temps la profession s’est précarisée notamment en raison de la crise  de la presse.

C’est un métier avec lequel il devient difficile de gagner sa vie et de se faire une place.

Les photo-reporters ne peuvent plus vivre uniquement de la presse et doivent trouver d’autres formes de financement. Heureusement il y a beaucoup de prix et de bourses qui pallient la défaillance de la presse. Celle-ci devrait réfléchir à l’impact final de son retrait dans ce domaine. Si nous voulons une presse de qualité, il faut une information de qualité et le photo-reportage est l’un des garants de cette qualité.

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21 Mar 06:27

Why Is Turkey Blocking Twitter?

by Jillian C. York

UPDATE: As of March 22, the Turkish government has blocked Google DNS and other DNS servers, which were being used by thousands to circumvent the ban on Twitter. We recommend that Turkish users download the Tor Browser Bundle, which will continue to allow them to bypass censorship (here are instructions for using the Tor Browser Bundle in Turkish).

“Twitter and so on, we will root them out. The international community can say this or that – I don’t care. They will see the power of the Turkish Republic.”

The above is a statement made by Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan during an election rally in Bursa just before banning Twitter late Thursday.  

Most reports state that the decision to block the site is in response to a leak of a voice recording of the prime minister that was published on YouTube and popularized on Twitter.  The recording, purportedly of Erdoğan speaking to his son by phone, contains references to a plan by the pair to hide cash in several safe houses.

The recording is just one in a series of triggers that have led Erdoğan to censor the platform. Earlier this month, he warned that his government could ban YouTube and Facebook following the upcoming March 30 elections. During last year’s Gezi protests, he called social media “the worst menace to society.”

Twitter is, somewhat surprisingly, infrequently censored by governments. Along with Turkey, China and Iran also block the site wholesale. Iran unblocked Twitter in September 2013. Egypt famously blocked the platform for a week back in 2011, and a handful of countries have attempted to block individual tweets.

Turkey's block seems to be a simple DNS redirect, implemented by Turkey's local ISPs. The blockpage that residents of Turkey see when they try to access Twitter reports that a “protection measure” has been taken for twitter.com, and refers to four different legal orders. That page can be viewed by searching “twitter.com” on this Turkish government website.

A lesson in futility

More than 45% of Turkey’s 80 million people use the Internet, and around 14% of them use Twitter. The platform has been called “crucial” to the 2013 protests, and has taken on a powerful role in bringing people together, demonstrated recently when the funeral of a young man morphed into a mass demonstration of more than 100,000 after being announced on Twitter.

News of Twitter’s blocking immediately spread across the platform despite the ban; after many years of living with censorship, include that of popular sites like YouTube, many of Turkey’s Internet users are well aware of how to bypass a government blockade. Not long after the ban was implemented, DNS workarounds were being shared across social media. As one user tweeted amidst the furor: “Only in #Turkey: -Twitter is banned -5 hashtags are trending worldwide -with 77% coming from Turkey.” Another tweeted an image of a mobile phone running on the TurkCell network, filled with VPN apps.

Changing DNS settings and using VPNs aren’t the only way to access Twitter.  As the company’s @policy account tweeted earlier, existing Turkish Twitter users can send Tweets using SMS. Avea and Vodafone users should text START to 2444. Turkcell users can text START to 2555.  Tor can also be used to bypass censorship.

While the ban seems futile, what it indicates is an increasingly authoritarian Turkey. Twitter isn’t the first site to be blocked, nor is it likely to be the last.


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12 May 13:10

This Is The Closest We'll Ever Get To A Great, Live-Action Akira Movie

by Meredith Woerner

Stop what you are doing and watch the trailer for the fan-made film The Akira Project. Set in Neo Tokyo, (NOT Neo New York, thank god) this crowd-sourced project is probably as close as well ever get to a non-garbage translation of Katsuhiro Otomo's Akira.

Read more...


14 May 15:44

Irlande #1

by Pénélope Bagieu

Irlande1

21 Apr 04:00

NRO

'DISPATCHING DRONE TO TARGET COORDINATES.' 'Wait, crap, wrong button. Oh jeez.'
11 Apr 04:00

Heartbleed Explanation

Are you still there, server? It's me, Margaret.
09 Apr 23:34

"What’s your greatest fear?""Dying before I’ve...



"What’s your greatest fear?"
"Dying before I’ve gotten out of The Matrix."

02 Apr 18:00

A Dystopian Sci-Fi Movie Filmed Completely under the Radar in China … Starring Ai Weiwei

by Christopher Jobson

A Dystopian Sci Fi Movie Filmed Completely under the Radar in China ... Starring Ai Weiwei science fiction movies China

Just announced today, The Sand Storm is a short film directed by New York filmmaker Jason Wishnow that was shot completely under the radar in China, starring none other than dissident artist Ai Weiwei in his acting debut. How such an audacious and risky endeavor came into being is pretty mind-blowing given the heavy amount of surveillance surrounding the artist. The movie takes place in a dystopian future where Ai Weiwei plays the role of a smuggler in a world without water.

The existence of The Sand Storm was kept heavily under wraps while shooting in Beijing. Ai Weiwei has been closely watched by the government since his 2011 imprisonment and authorities still have yet to return his passport. While the short film has already been shot beginning to end, the filmmakers are raising a bit of money on Kickstarter to finish the movie and recoup some costs as crowdfunding beforehand was too risky. Had this been announced yesterday I would have assumed it was a hoax.

16 Mar 00:59

Basse-Définition

by boulet







18 Mar 16:30

You Are Not a Product: Why Premium Pricing is Here

It made us angry to see great products like Google Reader shut down for no good reason. It was frightening when we heard The Old Reader might have to close its doors.

It’s easy to shrug your shoulders and just hope that there will always be great free software for content delivery. And if you do eventually have to join some closed social network, it can’t be that terrible, right? It might be controlled by a giant Internet company, but hey, it’ll be free, right?

Why Freemium is the Thing

Since we introduced Premium pricing for The Old Reader, we’ve gotten some thoughtful comments, as well as some pushback. Why should I pay for a technology that’s always been free? Isn’t the whole point of RSS that it’s part of the free Internet? I want to explain why we’re here and why we’ve adopted the Premium pricing plan ($2/month for 500 subscriptions with full-text search).

RSS has been neglected and abused, but as I’ve said before, I believe it will be the preferred content-delivery format once people tire of private/closed networks. Twitter, Facebook and the rest aren’t delivering content- they’re delivering you to advertisers. RSS doesn’t fit that model. That’s why the big players aren’t supporting it. 

Get Your Sponsored Content Somewhere Else

One of the most common questions we get is why didn’t we just bring in advertising. We settled on the freemium model because its the one that supports the service the best while doing the least harm. The more I use Facebook, Twitter, and other platforms, the more I see the subtle and insidious ways they control what I see, what I do, and what I can say, all in the name of advertising.

We’re trying to provide something the closed Internet doesn’t do- give you unfiltered access to the content you choose. The value in RSS is that it doesn’t try to make money by observing your online habits and feeding you sponsored content. But there are costs to making that possible.

We can learn more about you by building closed systems and tracking and targeting your every move and serving up ad content. But as we’ve said, ads introduce bias and distract from the primary purpose of RSS readers. RSS should aggregate the content you choose from the web, not push advertising to you.  

Besides, ads won’t work. Most of you won’t look at the ads. You will do what I do- block them with Adblock or some other tool or just flat out ignore them. Advertisements that don’t get attention don’t pay any bills. Then we’re forced to find ways to make those ads effective, or lose advertisers. That means putting our resources into forcing you to watch more ads, click on more ads, or some other gambit that has nothing to do with getting the content you want.

Finally, an RSS reader knows a lot about people’s interests, but we don’t want to exploit that fact. We should be using that information to find more stuff you like, not selling it to advertisers. We believe in privacy and do our best to protect it. To maximize ad revenues we’d need to violate your privacy to some degree.

It’s Not a Free Ride

But why should Premium users have to pay the bill for the free users? It’s important to remember that this is a social network, and the more friends you have to share with, the better. Not all your friends will be Premium/power RSS users. But the more people using the service, the more great content you can find. (And not sponsored content from advertisers.)

In addition, we hope that over time we are able to attract more and more of our free users to Premium accounts. We know it’ll be a small percentage but we’re working hard to build incredible functionality worthy of a small monthly fee. Besides, I know you’ve heard the “it’s less than cup of coffee” line a thousand times, but we REALLY think it’s a reasonable amount for the power you have. If you’re a power user, know that the money we make from your subscription will be plowed into development. Real, honest-to-goodness development.

I know that there are still free RSS readers available. The Old Reader was completely free until a couple weeks ago. And for the VAST majority of our users it still can be completely free. The freemium model is important because we’re focused on making this a sustainable service that won’t be closing.

In The Words of a Wise Man…

Our goal isn’t just to keep The Old Reader chugging along, but to build an online platform and community that is an alternative to the Facebooks and Twitters of the world. I think Dave Winer said it best when he wrote in our blog comments:

We have as a community, been boring the hell out of users.

This what happens when a product doesn’t introduce any new features for 10 years! :-)

I’m talking about RSS, as a product — vs its competitors, Twitter and Facebook, which have been actively pushing new goodies for users.

We are not doing that in RSS.

So if we want to get users on board, and other developers, we have to move.

Everyone’s been doing it for themselves, and no one has been willing to go first with a new feature that might delight users, and inspire their competitors to follow them.

If we want to have a good open alternative to Twitter and Facebook, we have to do some new stuff!

We’re committed to the open web and giving you the best possible reading experience without sneaking in ads. And we’re also not going to be using your private information to sell you anything or help others sell you anything. That’s not just a promise. That’s the principle behind Premium membership. 

10 Mar 20:46

« Monsieur tout le monde », le clip choc de Bigflo & Oli avec Kyan Khojandi

by Julien

Bigflo & Oli sont deux frères toulousains, âgés seulement de 21 et 17 ans, qui viennent de dévoiler leur clip « Monsieur tout le monde » avec Kyan Khojandi en guest. Le clip réalisé par Julien Hosmalin nous entraine dans un voyage sans retour. « Je plonge dans le plus sombre de mes songes. » Un duo très jeune mais déjà si mature !

Un peu plombant mais un texte fort et intelligent inspiré des faits divers terribles que l’on découvre devant le 20h. Des paroles bien articulées, un flow qui marque, un clip très justement réalisé … je ne suis pas accro au rap, mais cela me donne vraiment envie de suivre leurs créations.

BIGFLO-&-OLI

facebook.com/bigfloetoli

25 Feb 03:04

Nobody Likes Me, Vancouver Canada

by unurth | street art
artist: Unknown location: Vancouver, Canada Tweet
28 Feb 17:23

How to Feel Mad

by DOGHOUSE DIARIES

How to Feel Mad

Hey, but at least you found Doghouse Diaries! Amiright?! Discussion welcome here.

27 Feb 13:09

In order to succeed, your desire for success should be greater than your fear of failure

archive - contact - sexy exciting merchandise - cute - search - about
dinosaur comics returns monday! :o

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February 27th, 2014: Janek sent me this Professor Science he made and... I kinda love it??

One year ago today: thank you internet, now i can't read it as anything other than "om nom atopoeia"

– Ryan

17 Feb 05:00

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09 Feb 19:11

#116

by Mandrill Johnson

08 Feb 05:00

February 08, 2014


Just a reminder, I have an exclusive comic this week over at The Nib.
29 Jan 05:00

Protocol

Changing the names would be easier, but if you're not comfortable lying, try only making friends with people named Alice, Bob, Carol, etc.
27 Jan 17:09

Limited Scope

by DOGHOUSE DIARIES

Limited Scope

They don’t go looking for the best music. They tell us what to listen to, then they tell us which of it is deserved of the highest distinction. Happy birthday to us. What are some of your favorite songs/artists that weren’t even considered this year? Let us know on Facebook.

23 Dec 14:35

Cryptage : une clé RSA déchiffrée... grâce au bruit de l'ordinateur

by webmaster@futura-sciences.com (Futura-Sciences)
Un trio de chercheurs vient de révéler une méthode de cryptanalyse acoustique grâce à laquelle ils sont parvenus à casser une clé RSA 4.096 bits en se servant simplement d’un microphone pour écouter les bruits émis par un ordinateur lorsqu’il décrypte un message chiffré. La technique fonctionne également...